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Le Président Assimi Goïta
A la UneAnalyses

L’ «Assimisme» ou la doctrine du sursaut malien

by Chiencoro 26 novembre 2025
written by Chiencoro 6 minutes read

Alors que beaucoup annonçaient la débâcle et la paralysie, le Mali vient de déjouer tous les pronostics. Deux mois après une crise du carburant sans précédent, le pays respire de nouveau. Derrière cette résilience, une méthode, un style, presque une doctrine : l’“Assimisme”, incarnation d’un pouvoir calme dans la tempête et d’un peuple forgé dans l’épreuve. Entre communication maîtrisée, patriotisme ardent et leadership de crise, le général Assimi Goïta impose sa marque — celle d’un chef d’État pour qui chaque défi est une opportunité de souveraineté retrouvée.

Pendant que les oiseaux de mauvais augure se taisent, que les sceptiques baissent la tête et que les plus cyniques feignent l’amnésie, le Mali, lui, se relève. La pénurie de carburant, que d’aucuns annonçaient comme un naufrage durable, a été vaincue. 

Une victoire logistique, économique, mais surtout psychologique. Car derrière cette crise se cache une vérité plus profonde : celle d’un pays qui apprend à se gouverner selon ses propres codes, sous l’impulsion d’un homme qui, depuis le Palais de Koulouba, bouscule les paradigmes : le général Assimi Goïta.

La fin d’une pénurie, le triomphe du volontarisme

Deux mois de files d’attente, de moteurs silencieux, de frustrations dans les stations-service. Deux mois durant lesquels Bamako semblait vaciller. Et puis, soudain, le retour du bruit et de la vie : les klaxons, les taxis, les motos, les camions-citernes escortés par l’armée. Comme souvent avec Goïta, le silence a précédé l’action. 

Derrière les murs de la présidence, pas de communication tapageuse, mais une gestion militaire de la crise : méthode, discipline, rigueur. Résultat : le carburant coule à nouveau dans les pompes, les spéculateurs reculent, et la capitale respire.

Ceux qui misaient sur l’effondrement ont perdu leur pari. Les mêmes qui, hier encore, comparaient la pénurie à la crise sécuritaire ou énergétique du pays. Ils ont oublié que Bamako, loin d’être une capitale soumise, s’est habituée à vivre dans la résistance.

L’“Assimisme”, une doctrine née dans l’adversité

L’“Assimisme”, le néologisme doit désormais circuler dans les cercles politiques et intellectuels de la capitale voire du monde entier. Une doctrine plus qu’une méthode, un style de gouvernance autant qu’un état d’esprit. C’est une philosophie du pouvoir forgée dans la discrétion, la verticalité et la conviction que la souveraineté s’exerce d’abord par la maîtrise de soi.

Pour comprendre l’ «Assimisme», il faut avoir, dit-on, « le goût du sacrifice ». Patriotisme, résilience, endurance, foi dans l’État. Autant de vertus cardinales qu’incarne le général-président. À ses yeux, gouverner, c’est anticiper les crises, les absorber et les retourner en moteur de redressement. La peur ? Il la transforme en ressource politique. L’adversité ? En opportunité de cohésion.

Lors de la remise du Projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale, en juillet 2025, le président de la Transition, le général Assimi Goïta, a fait cette déclaration dont nous voyons toute la teneur aujourd’hui à travers cette crise d’hydrocarbure : «Les défis auxquels nous sommes confrontés sont certes multiples, mais il nous appartient cependant de les transformer en opportunités afin de réduire à leur simple expression, les pronostics les plus défavorables contre la marche souveraine du Mali.»

Des héros de l’ombre et une nation debout

Dans cette bataille silencieuse contre la pénurie, il y a eu des héros : les chauffeurs routiers, les apprentis, les soldats d’escorte ainsi que les opérateurs économiques. Beaucoup ont péri dans l’accomplissement de leur devoir. Leurs citernes, parfois incendiées par les groupes terroristes, sont devenues des symboles d’un courage civil et patriotique. Ces propos du général Goïta résume bien cet engagement patriotique :«Les opérateurs économiques, en investissant dans l’approvisionnement en carburant via des citernes souvent ciblées par les groupes armés terroristes, prennent de grands risques. Les chauffeurs et leurs apprentis, parfois au péril de leur vie, assurent l’acheminement de ces ressources vitales. Des militaires, eux aussi, tombent pour la défense de la patrie. Ce sont là des sacrifices consentis pour une cause noble : la sauvegarde de notre souveraineté.»

« Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance au peuple malien pour sa résilience, son patriotisme et sa compréhension dans un contexte particulièrement difficile. », confiait le président de la transition, à Bougouni, à l’issue de l’inauguration de la seconde mine de lithium, en début de novembre 2025. Car c’est bien d’une guerre qu’il s’agit : une guerre pour l’énergie, pour la dignité, pour la souveraineté. Les terroristes et leurs soutiens extérieurs espéraient asphyxier le pays ; ils n’ont fait que galvaniser un peuple qui, de crise en crise, s’est aguerri à l’adversité. « Face à la trahison, aux complots et aux menaces, notre salut a résidé dans la mobilisation populaire. », a reconnu le chef de l’Etat, à Bougouni. 

La grande conscience de notre histoire multiséculaire

Dans cette épreuve, la communication gouvernementale a fait école. Maîtrisée, sobre, sans panique : le Mali a parlé d’une seule voix. Le Premier ministre, les ministres du Commerce et de la Défense, chacun a tenu sa ligne. Le message ? 

Rassurer sans mentir, agir sans crier. Sous d’autres latitudes, une telle crise aurait déstabilisé un pouvoir. À Bamako, elle a renforcé celui d’Assimi Goïta. Comme souvent dans l’histoire des nations, la difficulté a révélé non pas la fragilité, mais la cohésion. Comme l’a souligné le président Goïta dans son discours, à la remise du projet de charte pour la paix: « La grande conscience de notre histoire multiséculaire et la sagesse collective que les Maliennes et les Maliens ont sans cesse démontrée, demeurent des atouts pour relever ce défi majeur pour la Nation.»

Un peuple forgé par les épreuves

« Les ennemis de notre nation cherchent à nous enfermer dans un cycle de crises savamment orchestrées, dans le but de nous pousser à des négociations déséquilibrées, contraires aux intérêts supérieurs du Mali.», a expliqué le président de la transition tout en précisant que « Cette guerre est d’abord psychologique. Elle vise à semer la peur, à désorienter, à paralyser. » 

Les crises, dit-on, ne détruisent pas les nations ; elles les façonnent. Pour le Mali, cette pénurie n’aura pas été une simple panne d’essence. Elle aura été une épreuve de maturité. Dans les files d’attente, dans les transports improvisés, dans les marchés ralentis, un sentiment commun est né : celui d’un destin partagé. Et lorsque les moteurs se sont remis à tourner, ce n’est pas seulement la circulation qui a repris — c’est la confiance d’un peuple en lui-même.

Dans un Sahel où l’instabilité est souvent la règle, Bamako vient de livrer une démonstration de résilience et de gouvernance pragmatique. Loin des modèles importés et des dépendances structurelles, le Mali invente son propre lexique politique : l’“Assimisme”, cette alchimie entre rigueur militaire et foi patriotique, entre silence et efficacité.

Ceux qui prédisaient le chaos peuvent ranger leurs oracles. Car le Mali, plus que jamais, avance. Et dans le vacarme retrouvé de ses moteurs, on entend peut-être autre chose : le bruit sourd d’une souveraineté qui se reconstruit. Face aux différentes crises que le pays a connu, les autorités maliennes ont toujours agi  « une bonne fois pour toutes, afin d’éviter un éternel recommencement.»

Chiencoro Diarra 

26 novembre 2025 0 comments
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Mikailou Cisse
ActuOpinion

“L’ingéniosité du bien” face à “l’ingéniosité du mal” : le Maya comme boussole nationale

by Mikailou Cissé 26 novembre 2025
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Alors que le Mali s’affirme sur la voie de la refondation, une philosophie ancestrale refait surface : le Maya, cet esprit de solidarité et de dignité collective, que le général Sadio Camara érige en rempart moral face à la terreur. Dans un Sahel où la violence s’attaque à l’âme des peuples, le Mali oppose désormais l’« ingéniosité du bien » à celle du mal, transformant sa lutte sécuritaire en une reconquête spirituelle et souveraine.

Lors de BAMEX 2025, le général de corps d’armée Sadio Camara a livré un message fort : face à « l’ingéniosité du mal » qui cherche à maintenir les peuples africains sous tutelle pour exploiter leurs richesses, le Mali oppose « l’ingéniosité du bien », fondée sur la science constructive et l’art du dialogue sincère — le Maya. Ces mots, portés par une conviction profonde, traduisent la philosophie même de la lutte malienne contre le terrorisme : une guerre où la victoire militaire dépend autant de la force des armes que de la clarté morale.

Les campagnes : cœur battant du Mali et champ de bataille du sens

Dans cette lutte, les campagnes rurales ne sont pas un simple décor géographique ; elles en sont le centre vital. C’est là que se concentrent la vie sociale, la mémoire collective, la transmission des valeurs et l’expression la plus authentique de l’identité malienne.
Elles forment la matrice du lien social, un espace où naissent la solidarité, la responsabilité partagée et la dignité collective. Mais elles abritent aussi les richesses agricoles, minières, humaines et spirituelles dont dépend la souveraineté nationale. Ce n’est donc pas seulement la terre qui est menacée : c’est le sens même du Mali, son souffle vital, que les groupes armés cherchent à saccager.

Le Maya contre la terreur : une bataille pour l’âme du Mali

En s’implantant dans ces territoires, le terrorisme frappe au cœur de l’humanité partagée du pays, incarnée par le Maya — ce lien de dignité, de respect et de solidarité. Là où le Maya protège la vie, le terrorisme sème la mort ; là où il inspire courage et loyauté, la terreur prospère sur la peur et la trahison. Là où il honore les ancêtres et les valeurs, les extrémistes détruisent les repères communautaires.

Leur objectif dépasse le fanatisme religieux : ils veulent rompre la trame invisible qui unit les populations, dissoudre la confiance et fragmenter la société. Mais face à cette entreprise de déshumanisation, l’ingéniosité du bien demeure la première ligne de défense. Car le Maya n’est pas une simple valeur morale : c’est un principe d’organisation collective, un mode de vie qui prône la préservation de la vie, la protection mutuelle, la cohésion et la souveraineté du peuple.

Reconquérir les campagnes, restaurer le lien

La reconquête des campagnes ne saurait être exclusivement militaire ; elle doit être politique, sociale, économique et morale. Il faut protéger les populations, réactiver les solidarités locales, restaurer les lieux symboliques où s’enracinent mémoire et dignité. Les campagnes ne sont pas la périphérie : elles sont le socle de la souveraineté nationale. Sans elles, aucune refondation n’est possible ; avec elles, toute renaissance devient envisageable.

Le succès dans la lutte contre le terrorisme dépendra de la restauration du Maya, cette boussole morale et politique du Mali Koura. Protéger la vie, honorer les ancêtres, défendre la souveraineté : voilà les trois piliers d’une communauté forte et résiliente. En s’appuyant sur le Maya et en mobilisant la conscience citoyenne, le Mali peut se relever, se réconcilier et bâtir une souveraineté durable.
Préserver le Maya, c’est défendre ce qui fait du Mali une nation debout ; le réactiver dans les campagnes, c’est redonner souffle et horizon à la lutte ; s’y appuyer, c’est choisir la vie contre la mort, l’unité contre la division, la dignité contre la peur. Un Mali qui protège son Maya est un Mali qui résiste, qui se relève, qui triomphe.

Mikaïlou Cissé

26 novembre 2025 0 comments
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Mairie de la commune VI
A la UneÉconomie

Commune VI de Bamako : entre modernisation locale et défis urbains, un modèle de gouvernance en mutation

by Chiencoro 26 novembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À Bamako, la Commune VI s’impose comme un laboratoire de gouvernance urbaine en pleine effervescence. Entre modernisation administrative, participation citoyenne et défis liés à l’urbanisation galopante, les autorités locales expérimentent un nouveau modèle de gestion de proximité. Un pari ambitieux pour inscrire le développement communal dans la durabilité et la transparence.

Dans la chaleur de la capitale malienne, la Commune VI s’impose peu à peu comme un laboratoire de la gouvernance urbaine de proximité. Entre réalisations concrètes et défis structurels, les autorités locales tentent d’incarner une nouvelle approche du développement communal, fondée sur la planification, la transparence et la participation citoyenne.

Un modèle en construction

Le dernier rapport de suivi de la Commune VI dresse un tableau contrasté mais encourageant : infrastructures sociales, voirie, gestion des déchets, éducation, santé — tous les secteurs stratégiques font l’objet d’un suivi régulier. Derrière cette dynamique, une volonté affichée du maire et de son équipe de rendre plus lisible l’action publique et d’ancrer les projets dans une logique de durabilité.
Les priorités : fluidifier la circulation dans les quartiers enclavés, renforcer la couverture sanitaire, mais aussi rapprocher l’administration des habitants. Dans une ville où la croissance démographique ne faiblit pas, la Commune VI joue un rôle clé dans l’aménagement de Bamako et la cohésion sociale.

Mais tout n’est pas qu’harmonie. Le rapport met en lumière les difficultés persistantes : pression foncière, insalubrité, insécurité urbaine, et manque de ressources financières. L’urbanisation galopante, nourrie par un exode rural continu, complique la mise en œuvre des projets d’assainissement et de voirie.
Les autorités locales peinent parfois à suivre le rythme des besoins, tandis que la participation citoyenne, bien qu’en progrès, reste encore timide. Le défi, selon plusieurs observateurs, est de transformer la Commune VI en un pôle de gouvernance inclusive, où chaque décision répond à une concertation réelle avec les habitants.

Vers une gouvernance de proximité efficace

Malgré ces contraintes, la Commune VI s’illustre par des initiatives novatrices : digitalisation progressive des services, campagnes communautaires d’assainissement, partenariats avec les ONG locales et internationales, et appui aux initiatives économiques des jeunes et des femmes.
Les efforts de coordination entre les services techniques et les structures communautaires commencent à porter leurs fruits. Les projets de réhabilitation des écoles et des centres de santé témoignent d’une volonté de replacer l’humain au centre de la politique locale.

La clé de la réussite, rappellent les autorités communales, repose sur la synergie entre les différents acteurs — mairie, services déconcentrés de l’État, organisations de la société civile et partenaires au développement.
L’ambition à moyen terme est de faire de la Commune VI un espace pilote où la gouvernance participative s’ancre dans la culture institutionnelle. Le développement communal n’est pas seulement une question de projets, mais de cohérence et de confiance entre l’État et les citoyens. 

Au-delà des chiffres et des rapports, la Commune VI reflète les mutations d’un Mali en pleine redéfinition de sa gouvernance territoriale. Si les défis sont nombreux, l’élan vers une administration plus proche des réalités locales semble amorcé.
Chiencoro Diarra 

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Ouverture de la COP30 au Brésil.
ActuClimat et environnement

COP30 : la planète en apnée, Belém ou le dernier souffle du multilatéralisme climatique

by Chiencoro 25 novembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Par un parfum de fin du monde, c’est une nouvelle géographie du pouvoir climatique qui s’est dessinée au cœur de l’Amazonie. Entre ambitions contrariées, promesses de milliards et réalités politiques, la COP30 aura révélé plus de fractures que d’accords. Mais aussi, peut-être, une conscience nouvelle : celle d’une planète à bout de souffle qui ne croit plus aux incantations diplomatiques.

Belém, capitale spirituelle de l’Amazonie, a eu l’allure d’un amphithéâtre planétaire où s’est joué le destin écologique du monde. Près de 200 délégations, 30 000 participants, des chefs d’État clairsemés — mais un enjeu colossal : sauver la trajectoire de 1,5°C promise à Paris en 2015.
Pour Luiz Inácio Lula da Silva, hôte du sommet, l’enjeu était aussi politique : redonner au Brésil son statut de leader du Sud global, en misant sur le poumon vert du monde. Mais derrière les discours, les chiffres trahissent une urgence dramatique : les émissions mondiales continuent d’augmenter, les océans se réchauffent, et les forêts, même sacrées, brûlent.

Fossiles, forêts et fractures

La conférence de Belém s’est vite heurtée à ses contradictions. On y a parlé de transition énergétique… sans s’accorder sur la sortie des énergies fossiles. Le texte final, qualifié par certains d’« accord de la dérobade », évoque une « réduction volontaire » du charbon, du pétrole et du gaz. Volontaire, donc non contraignante — une formule qui résume le compromis mou d’une diplomatie fatiguée.
Les grandes puissances, Chine, Inde, Arabie saoudite et Russie en tête, ont refusé toute obligation chiffrée. L’Europe a plaidé, sans convaincre. Et les États-Unis, absents de la tribune, ont symbolisé le désengagement d’un pays dont l’influence climatique s’érode à mesure que la campagne présidentielle bat son plein.

L’argent du climat, entre promesses et illusions

Sur le terrain du financement, un frisson d’espoir : les pays riches se sont engagés à tripler les fonds d’adaptation, soit 120 milliards de dollars d’ici 2035. Mais à Belém, les ONG ont haussé les épaules. « Trop peu, trop tard », disent-elles. Car les besoins réels dépassent les 400 milliards annuels, et les mécanismes de transfert restent flous.
La feuille de route « Bakou–Belém », censée assurer la continuité entre la COP29 et cette édition amazonienne, promet de canaliser les investissements vers les pays les plus vulnérables. Mais pour beaucoup de délégations africaines, cette promesse ressemble à celles déjà prononcées à Glasgow ou à Charm el-Cheikh : grandiloquente et sans lendemain.

L’Amazonie, cœur battant d’une planète menacée

Au-delà des chiffres et des querelles de vocabulaire, la COP30 a offert une tribune à ceux que l’on entend rarement : les peuples autochtones. Trois mille représentants ont pris la parole pour rappeler que la forêt n’est pas un décor, mais une entité vivante.
Le lancement du fonds Tropical Forests Forever, doté de 25 milliards de dollars et visant à mobiliser 100 milliards supplémentaires, se veut la réponse symbolique à des décennies de déforestation. Mais même ici, les limites sont évidentes : les contributions restent conditionnelles, et les États amazoniens divergent sur le partage des responsabilités.

Le Sud global en première ligne

Sous la canopée, c’est une autre bataille qui s’est jouée : celle du leadership climatique. L’Europe, affaiblie par ses divisions internes, et la France, éclipsée depuis son retrait du Sahel, peinent à incarner une voix crédible du multilatéralisme vert.
Le Brésil, l’Afrique du Sud et l’Indonésie se posent désormais en porte-voix du Sud global — celui qui subit les dérèglements sans les avoir causés. Mais leurs ambitions nationales, parfois teintées de realpolitik, limitent l’émergence d’un front commun.

Un sommet de transition ou un sommet de plus ?

Au terme des deux semaines de débats, la COP30 n’a pas bouleversé le cours de l’histoire climatique. Elle a simplement confirmé que la diplomatie environnementale avance à la vitesse d’une barque sur l’Amazone : lente, incertaine, dépendante des courants.
Belém aura pourtant marqué une rupture esthétique et symbolique. Tenir la COP au cœur de la forêt, c’était rappeler que la solution n’est pas dans les capitales, mais là où la nature survit encore.
Reste à savoir si, dans ce théâtre vert et humide, les grandes puissances ont entendu le message : le temps des promesses est fini, celui de la responsabilité commence.

Chiencoro Diarra 

25 novembre 2025 0 comments
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Général Oumar Diarra
A la UneSécurité

Le Général Oumar Diarra face aux futurs cadres de l’armée malienne : « Chaque geste, chaque décision, peut avoir un impact direct sur la sécurité nationale »

by Ibrahim Kalifa Djitteye 25 novembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La salle de conférence de l’École Militaire Interarmes (EMIA) de Koulikoro a abrité, le vendredi 21 novembre 2025, la conférence annuelle du Chef d’État-major Général des Armées (CEMGA), le Général de division Oumar Diarra. Plus qu’un simple exercice académique, cette rencontre s’est imposée comme un moment de vérité, où la situation sécuritaire nationale a été placée au cœur des échanges.  

En présence du Général de Brigade Moussa Yôrô Kanté, directeur des Écoles Militaires, les jeunes officiers ont d’abord découvert le parcours du CEMGA, avant que celui-ci ne livre un exposé dense et structuré sur les grandes orientations de l’État-major Général des Armées. Le Général Diarra a insisté sur les réalités du terrain et les défis sécuritaires auxquels le Mali est confronté : « L’armée doit rester une force de stabilité et de souveraineté, capable de s’adapter aux mutations rapides du terrain ».  

La situation sécuritaire au centre des préoccupations

Il a rappelé que le leadership militaire repose sur quatre piliers essentiels : « Comprendre sa mission, s’approprier sa mission, s’assumer et laisser un héritage ». Ces principes, a-t-il martelé, doivent guider chaque officier dans ses choix et ses actes, surtout dans une période où l’armée est appelée à jouer un rôle décisif dans la sécurisation du territoire.  

Le CEMGA a également exhorté les futurs officiers à cultiver des vertus cardinales : discipline, humilité, exemplarité et capacité d’adaptation. « L’officier doit être un modèle, non seulement pour ses hommes, mais aussi pour la société qu’il protège », a-t-il souligné, insistant sur l’importance de l’exemplarité dans le lien armée-nation.  

Face aux menaces persistantes, le Général Diarra a rappelé que seules la cohésion et l’adaptabilité permettront de garantir la réussite des missions. Dans un environnement où l’imprévu est la règle et où l’ennemi se fond dans la population, l’adaptabilité devient une arme aussi puissante que la force militaire.  

Dans un pays où la confiance entre les citoyens et l’armée est un enjeu majeur, le Général Diarra a insisté sur la nécessité pour l’officier d’incarner une référence de probité et de responsabilité.  

Une dynamique de transmission et de cohésion

La rencontre s’est poursuivie par des échanges nourris sur les réalités opérationnelles et les perspectives institutionnelles. Les discussions ont permis aux jeunes officiers de confronter leurs interrogations aux expériences du CEMGA, dans une dynamique de transmission et de préparation aux responsabilités futures.  

La conférence s’est achevée par une revue de répétition des futurs cadres, présidée par le Général Diarra. Ce dernier a salué la qualité du travail accompli et rappelé l’importance du respect de l’engagement militaire : « Chaque geste, chaque décision, peut avoir un impact direct sur la sécurité nationale ».  

Au-delà des discours et des échanges, cette conférence annuelle s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de la transmission d’expérience et du renforcement de la cohésion entre les générations d’officiers. Dans un Mali confronté à des défis sécuritaires majeurs, cette cohésion est indispensable pour bâtir une armée forte, disciplinée et résolument tournée vers la défense de la nation.  

Ibrahim Kalifa Djitteye

25 novembre 2025 0 comments
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Autorité de gestion routière
ActuÉconomie

Autorité Routière du Mali : entre progrès visibles et défis persistants de gouvernance

by Sahel Tribune 24 novembre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Après plusieurs années de turbulences financières et de critiques sur la gestion de ses fonds, l’Autorité Routière du Mali – aujourd’hui Fonds d’Entretien Routier (FER) – semble enfin retrouver le bon sens de la marche. Le dernier rapport du Bureau du Vérificateur Général (BVG), publié à Bamako, dresse un constat nuancé : des progrès indéniables, mais encore des zones d’ombre administratives qui freinent la pleine efficacité de l’institution chargée de l’entretien du réseau routier national.

Dans un pays enclavé comme le Mali, où plus de 89 000 kilomètres de routes relient les zones agricoles aux centres urbains, la route n’est pas qu’un ruban d’asphalte : c’est une artère vitale. Elle irrigue l’économie, fait circuler les produits agricoles, relie les marchés et alimente les échanges régionaux.
Mais depuis plusieurs années, les critiques pleuvaient sur la gestion de l’Autorité Routière – manque de transparence, retards dans les travaux, faiblesse du contrôle budgétaire. C’est pour remettre de l’ordre que le BVG a lancé une évaluation du suivi des recommandations issues de ses précédents audits.

Des signaux encourageants

La moitié des recommandations ont été totalement appliquées, un progrès salué par le Vérificateur Général. L’institution a désormais un règlement intérieur adopté, une régie d’avances opérationnelle, un archivage plus rigoureux des carnets de tickets de péage, et un processus d’appel d’offres conforme aux normes de transparence publique.
Ces réformes, techniques mais essentielles, marquent le retour d’une discipline administrative longtemps absente. « La dynamique de redressement est réelle », note le rapport, tout en félicitant la direction du FER pour la modernisation de ses outils de suivi.

Mais la route reste semée d’embûches

Derrière ces chiffres, une autre réalité persiste : quatre recommandations partiellement appliquées et une non exécutée. En clair, le chantier est loin d’être terminé.
Certaines lacunes paraissent mineures mais révèlent des problèmes structurels : l’absence d’un comptable principal des matières, la non-certification des carnets de tickets par l’Agent Comptable, et la lenteur dans la validation du manuel de procédures administratives.
Autant de retards qui, selon le BVG, tiennent autant à la lenteur bureaucratique qu’à un enchevêtrement institutionnel entre le ministère de l’Économie, celui des Infrastructures et la direction du FER.

L’enjeu dépasse la simple question de gestion. Il touche à la crédibilité de l’État dans sa capacité à administrer les ressources publiques avec rigueur. Dans un contexte où le Mali mise sur le désenclavement pour relancer sa croissance et soutenir les investissements régionaux, chaque kilomètre de route mal entretenu se traduit en pertes économiques. Car la route est le premier signe visible de la souveraineté. Si elle est négligée, c’est toute la machine nationale qui ralentit. 

Le bitume comme métaphore du renouveau

Le BVG, tout en saluant les avancées, appelle à accélérer la mise en œuvre des mesures restantes et à consolider les acquis administratifs. L’institution encourage la digitalisation complète des postes de péage et une meilleure coordination entre les acteurs publics et privés du secteur afin d’éviter que la transparence administrative ne reste une promesse sur papier.

Le Mali, en redéfinissant la gestion de son fonds routier, cherche à bâtir une souveraineté logistique et économique cohérente avec les ambitions de « Mali Kura ». Le BVG, en gardien discret de la probité publique, trace la voie : la transparence n’est pas une option, mais une route à entretenir avec la même vigilance que les grands axes nationaux.

A.D

24 novembre 2025 0 comments
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Ouverture de la phase nationale des Assises de la Refondation
A la UneOpinion

Mali Koura ou la fin du fatalisme sahélien

by Mikailou Cissé 24 novembre 2025
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

À un moment où le Sahel cherche à se réinventer face aux vents contraires de l’histoire, le Mali trace sa propre voie. Porté par la philosophie du danbé — cette exigence de dignité, de responsabilité et d’honneur —, le projet Mali Koura s’affirme comme une refondation totale de l’État, entre souveraineté retrouvée, redéploiement économique et affirmation géopolitique. Dans un contexte régional en recomposition, Bamako entend désormais ne plus subir le regard du monde, mais imposer le sien : celui d’une nation qui refuse le fatalisme et veut écrire, enfin, son propre récit.

Le Mali vit un moment charnière, comme une clairière qui s’ouvre après de longues années d’ombre et d’errance institutionnelle. Mali Koura n’est pas une simple réforme politique. Il s’impose comme un horizon de reconstruction morale, sociale et stratégique fondé sur le danbé, cette éthique cardinale qui rappelle que la dignité, la responsabilité et l’honneur ne peuvent être négociés. Dans un environnement régional fracturé, où les certitudes s’érodent et où les rapports de force se recomposent, le projet malien entend réaffirmer un « nous » collectif, lucide sur ses fragilités mais déterminé à réinventer son avenir.

Une transition économique et stratégique

Ce tournant se matérialise déjà dans des changements profonds. L’économie renoue avec une dynamique ascendante, portée par la diversification des secteurs productifs, la relecture stratégique du code minier, l’exploitation émergente du lithium et les nouvelles voies de mobilisation des ressources internes. L’installation d’une usine d’armement, symbole d’une volonté de souveraineté durable, marque l’ambition de rompre avec la dépendance sécuritaire extérieure. Ces évolutions témoignent d’un État qui cherche à se redéployer, à devenir acteur de sa propre stabilité et non simple spectateur des crises qui l’assaillent.

Souveraineté, gouvernance et récit national

Mais la transition malienne trouve son sens surtout dans la cohérence des principes qui la structurent : restauration de la souveraineté, refondation de la gouvernance et sécurisation durable du territoire. Ces choix ne sont pas des slogans ; ils représentent une réponse à des décennies d’affaiblissement institutionnel, de fragmentation sociale et de pressions extérieures contradictoires. Ils constituent également une ligne directrice à un moment où le Sahel est traversé par des rivalités géopolitiques intenses, par une compétition économique pour les ressources stratégiques et par un terrorisme qui se nourrit du vide étatique.

C’est dans ce contexte que les positions exprimées par les autorités, notamment le ministre Abdoulaye Diop, prennent tout leur relief. Elles rappellent que les enjeux actuels dépassent largement la seule question sécuritaire : ils touchent à la souveraineté cognitive, à la maîtrise du récit national et à la capacité d’inscrire le Mali dans un nouvel équilibre international. L’enjeu est de ne plus subir le regard extérieur, mais de produire sa propre lecture des événements, ses propres stratégies et sa propre trajectoire.

Le danbé comme boussole d’un avenir collectif

Ainsi, Mali Koura apparaît non comme une rupture improvisée, mais comme une tentative assumée de replacer l’État au centre de sa mission : protéger, organiser, projeter. Cette dynamique reste fragile, semée d’obstacles, mais elle témoigne d’un changement profond : le refus d’un fatalisme longtemps imposé au Sahel, et la volonté de bâtir une souveraineté enracinée dans les réalités nationales et les aspirations populaires.

Ce projet de refondation, encore inachevé, ouvre néanmoins une nouvelle possibilité historique. Il invite à regarder le Mali non comme un pays enfermé dans ses crises, mais comme un espace politique en reconstruction, qui assume désormais de penser par lui-même et de parler en son nom. Dans cette démarche, le danbé n’est pas un mot ancien remis au goût du jour : il devient une boussole pour un futur que les Maliens entendent désormais écrire collectivement.

Mikaïlou Cissé

24 novembre 2025 0 comments
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