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ActuSeko ni Donko

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 :  Une organisation réussie et historique

by Sahel Tribune 28 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Tombouctou a gagné le pari de l’organisation de la plus grande messe artistique et culturelle du Mali. Pour la première fois, une région du Nord a accueilli la Biennale artistique et culturelle, confirmant la résilience et la capacité d’un territoire longtemps marqué par les défis sécuritaires à se hisser au rang de capitale culturelle nationale. Pendant dix jours, la cité des 333 Saints s’est transformée en carrefour vivant des arts et des traditions, attirant délégations et spectateurs venus de tout le pays.  

La cérémonie de clôture, présidée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, s’est déroulée en présence du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Étaient également présents les présidents d’institutions, les membres du gouvernement, les gouverneurs des régions, les conseillers communaux, les légitimités traditionnelles, les autorités militaires et les délégations venues de tout le Mali. Cette mobilisation illustre l’importance nationale accordée à la culture comme vecteur d’unité et de cohésion.  

Le Premier ministre
Le Premier ministre Abdoulaye Maïga s’exprime, le 28 décembre 2025, à l’issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Une clôture grandiose au cœur du désert

La soirée a été marquée par des prestations artistiques de haut niveau. Le comédien et metteur en scène Habib Dembelé, dit Guimba national, a captivé l’auditoire, tandis que la chanteuse Ami Wassidjé a envoûté le public par sa voix. Le jury, présidé par Dr Fodé Moussa Sidibé, composé de deux rapporteurs et six membres, a salué la qualité des performances. Il a formulé des recommandations, notamment la valorisation des langues officielles dans les disciplines, et a noté qu’aucun dépassement de temps n’a été constaté.  

Les autorités administratives
Les autorités administratives du Mali, le 28 décembre 2025, à l’issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Dans son allocution, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a rappelé que « la Biennale est une mémoire vivante, un miroir de notre identité et un espace de dialogue entre les générations. Elle est un pont entre le passé et l’avenir, entre les terroirs et la nation ». Il a insisté sur le rôle de la culture comme socle de la souveraineté nationale, affirmant que « chaque fois que les Maliens décident de s’unir, ils peuvent accomplir de grandes choses ».  

Un message d’unité et de dignité retrouvée

Le ministre Daffé
Le ministre Mamou Daffé, le 28 décembre 2025, à l’issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Le ministre Mamou Daffé, pour sa part, a souligné que « ce que les peurs ferment, la culture ouvre ». Il a salué l’engagement du Président de la Transition pour avoir décrété 2025 Année de la Culture, rappelant que « la culture n’est pas seulement un héritage du passé, mais un levier de dignité retrouvée, de souveraineté culturelle et de dialogue entre les peuples ». Il a insisté sur le rôle de Tombouctou comme carrefour vivant des civilisations et espace international de réflexion.  

Au-delà de l’organisation, Tombouctou a brillé par son hospitalité légendaire. Les légitimités traditionnelles ont offert une « Diatiguiya » inégalée, mais les populations elles-mêmes ont montré une disponibilité exemplaire. Elles ont accueilli les délégations avec chaleur, générosité et solidarité, confirmant que l’hospitalité est une valeur cardinale de la cité des 333 Saints. Cette mobilisation populaire a donné à l’événement une dimension humaine et communautaire qui restera gravée dans les mémoires.  

Trophée Bougouni
Le Ministre de la Culture remet le trophée au gouverneur de la région de Bougouni, le 28 décembre 2025, à l’issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Une vision culturelle tournée vers l’avenir  

Le Premier ministre a annoncé que la région hôte de la Biennale 2033 sera révélée à la fin de l’édition 2027. Une innovation majeure a été introduite cette année : la désignation anticipée des villes hôtes des prochaines éditions. Ainsi, Bougouni accueillera la Biennale en 2027, Koulikoro en 2029 et Gao en 2031. Cette planification témoigne de la volonté d’assurer une rotation équilibrée et inclusive des grandes manifestations culturelles.  

La Biennale de Tombouctou 2025 restera gravée dans les mémoires comme une édition historique. Elle a démontré la capacité du Mali à surmonter les défis et à célébrer sa diversité culturelle dans un esprit de paix et de solidarité. Les artistes, les autorités et les populations ont uni leurs forces pour faire de cette rencontre un moment de renaissance culturelle. Vivement la Biennale 2027, qui prolongera cette dynamique et renforcera le rôle de la culture comme pilier du Mali nouveau.  

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

28 décembre 2025 0 comments
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Trophée Bougouni
A la UneSeko ni Donko

Biennale artistique et culturelle 2025 : Bougouni, Dioïla et Tombouctou brillent sur la scène nationale  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 28 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 s’est achevée ce dimanche 28 décembre après dix jours de compétitions intenses. Les 19 régions administratives et le District de Bamako ont rivalisé de talent dans une ambiance fraternelle. Les résultats proclamés lors de la cérémonie de clôture, ce 28 décembre 2025, ont mis en lumière la diversité des disciplines, confirmant la vitalité des traditions et la créativité des jeunes artistes maliens.  

Au terme de dix jours de compétitions intenses, la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 a livré son verdict. Bougouni s’est hissée au sommet du classement général avec 92 points sur 125, décrochant la médaille d’or. Dioïla a suivi de près avec 90 points, remportant l’argent, tandis que Tombouctou, région hôte, a obtenu le bronze avec 85 points. Ce trio illustre l’excellence artistique et la vitalité des terroirs maliens.  

Le classement général mis en avant

Dans la pièce de théâtre, Kayes s’est imposée avec 24 points, suivie de Dioïla (23 points) et Mopti (22 points). Le jury a salué la qualité des interprétations et la force des textes portés par les troupes régionales. L’orchestre moderne a consacré Koulikoro avec 24 points, devant Bougouni (23 points) et Tombouctou (22 points). Ces résultats témoignent de la rigueur et du talent des musiciens, qui ont su séduire le public par des prestations marquées par l’innovation.  

Les Lauréats
Les récipiendaires avec leur trophée auprès des membres du jury, le 28 décembre 2025, à l’issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

L’ensemble instrumental traditionnel a été dominé par Tombouctou avec 22 points, Dioïla obtenant 21 points et Bougouni 20 points. Ce classement illustre la force des musiciens de Tombouctou, capables de faire vibrer les instruments traditionnels avec intensité. La danse traditionnelle a offert un spectacle haut en couleurs. Bougouni s’est imposé avec 17 points, devant San (16 points) et Nioro (15 points). Les chorégraphies ont mis en valeur la diversité des rythmes et des gestes.  

Théâtre, musique et danse

Dans le solo de chant, Koulikoro a remporté la première place avec 16 points, suivi de Tombouctou (15 points) et Kayes (14 points). Les voix des interprètes ont porté haut les émotions et les récits des communautés. Les prix individuels ont mis en lumière des talents exceptionnels : Fatimatou Mossa de Taoudéni meilleure actrice, Mory Diawara de Kayes meilleur acteur, Fatouma Bocar de Gao meilleure chanteuse et François Keita de Koulikoro meilleur chanteur.  

La danseuse Bintou Sidibé de Bougouni a été distinguée, confirmant la vitalité des arts traditionnels. Ces prix individuels rappellent que la Biennale est aussi un espace de reconnaissance personnelle, où les artistes peuvent briller par leur discipline et leur créativité. Ils incarnent la relève culturelle du Mali et témoignent de l’importance de soutenir les jeunes talents pour assurer la continuité et le rayonnement des arts sur la scène nationale et internationale.  

Les talents individuels à l’honneur

Le prix spécial du Président de la Transition, doté de 1 million de francs CFA, a été attribué à l’orchestre régional de Kidal. Cette distinction particulière souligne l’importance de la créativité musicale et encourage les artistes à poursuivre leur engagement. La remise des médailles aux gouverneurs des régions a symbolisé l’unité et la reconnaissance nationale, renforçant l’esprit de cohésion et de solidarité qui a marqué cette édition.  

Le ministre Mamou Daffé et des récipiendaires, le 28 décembre 2025, à l’issue de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Les résultats de la Biennale 2025 confirment la vitalité des terroirs et la créativité des artistes maliens. Chaque discipline a révélé des talents émergents, capables de donner une nouvelle dimension à la culture nationale. La diversité des lauréats illustre la richesse des expressions artistiques du Mali et la force de la jeunesse dans la transmission des traditions. Cette édition restera gravée comme un moment de célébration de l’excellence artistique et de la cohésion nationale.  

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou

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Mamadi Doumbouya
ActuOpinion

En Guinée, la présidentielle du 28 décembre scelle la fin de la transition… ou sa prolongation

by Sahel Tribune 28 décembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

 Quatre ans après le coup d’État qui a renversé Alpha Condé, la Guinée s’apprête à tourner une page décisive de sa transition. Ce dimanche, les électeurs sont appelés à choisir leur président lors d’un scrutin censé rétablir l’ordre constitutionnel, mais dont les conditions d’organisation suscitent de fortes réserves. Avec la candidature du général Mamadi Doumbouya, président de la transition, cette élection pourrait consacrer le retour à l’ordre constitutionnel.

À Conakry, ce dimanche 28 décembre 2025, près de sept millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire leur président. Quatre ans après le coup d’État qui a renversé Alpha Condé, ce scrutin est censé marquer le retour à l’ordre constitutionnel. Mais dans un climat verrouillé et une opposition marginalisée, la candidature du général Mamadi Doumbouya, président de la transition, donne à cette élection des allures de plébiscite.

Un scrutin pour clore la transition… ou la prolonger

La présidentielle de ce dimanche se veut le point d’orgue du processus de transition ouvert après le renversement d’Alpha Condé, le 5 septembre 2021. Elle doit permettre de rendre le pouvoir aux civils et de rétablir les institutions démocratiques suspendues depuis quatre ans. Ce processus intervient au terme d’une séquence politique dominée par le général Mamadi Doumbouya, qui a piloté la réforme constitutionnelle autorisant sa propre candidature.

Le référendum du 21 septembre dernier, largement approuvé selon des chiffres officiels (89,38 % de « oui »), a introduit une nouvelle Constitution étendant la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans, renouvelable une fois. Elle a surtout supprimé la clause interdisant aux membres du Conseil national du rassemblement pour le développement (CNRD) – les militaires au pouvoir – de participer aux futures élections. Cette modification a ouvert la voie à la candidature du général Doumbouya, 41 ans, désormais favori incontesté du scrutin.

Une opposition écartée et une élection verrouillée

La Cour suprême n’a validé que neuf candidatures sur les 51 déposées, éliminant de la course les principales figures de l’opposition, dont l’ancien président Alpha Condé, le chef de file de l’UFDG Cellou Dalein Diallo et l’ex-Premier ministre Lansana Kouyaté. Cette sélection drastique a réduit l’élection à une compétition entre personnalités peu connues et le chef de l’Etat.

Depuis 2021, la vie politique guinéenne s’est profondément refermée. Les grands partis ont été suspendus, les manifestations interdites, et plusieurs médias indépendants muselés. Des organisations de défense des droits humains dénoncent des arrestations arbitraires et des disparitions. L’ONU a fait part de son inquiétude face à ce qu’elle décrit comme un climat « d’intimidation et de répression politique ».

Les conditions d’organisation du scrutin alimentent les doutes. Tous les préfets du pays ont été remplacés par des officiers militaires, et les élus municipaux, dissous, remplacés par des responsables nommés. Le contrôle du processus électoral par l’appareil d’État militaire alimente la suspicion d’une élection à sens unique.

Mamadi Doumbouya, du coup d’Etat à la conquête du pouvoir civil

Figure centrale de cette transition, Mamadi Doumbouya, ancien officier des forces spéciales, avait justifié son coup d’État par la nécessité de « refonder l’État » et de « mettre fin à la personnalisation du pouvoir ». Quatre ans plus tard, son profil est paradoxalement celui d’un homme fort cherchant à consolider une présidence bâtie sur l’appareil militaire.

Sa campagne, discrète mais omniprésente dans les médias publics, a mis en avant le thème de la stabilité, de la souveraineté nationale et de la « renaissance guinéenne ». Pour ses partisans, il incarne la continuité de l’ordre et le renouveau institutionnel. Pour ses opposants, sa candidature marque l’échec de la transition et la perpétuation du pouvoir militaire sous un vernis civil.

Une participation décisive pour la crédibilité du scrutin

L’un des enjeux majeurs réside dans la participation électorale. L’opposition, en grande partie exclue ou en exil, a appelé au boycott du scrutin, dénonçant une « mascarade électorale ». Dans un pays où l’abstention a souvent été perçue comme un acte de défiance politique, le taux de mobilisation sera scruté de près par les observateurs internationaux, absents pour la plupart à la suite de désaccords avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Les autorités assurent que les dispositions logistiques et sécuritaires sont « totalement garanties », avec la fermeture des frontières terrestres et aériennes, et la mobilisation de 20 000 agents de sécurité. Mais au-delà de la stabilité du jour du vote, c’est la légitimité du processus que la Guinée joue sur la scène internationale.

Un scrutin aux répercussions régionales

Cette élection dépasse le seul cadre guinéen. Elle sera observée de près par les autres États de la région, notamment ceux de l’Alliance des États du Sahel (AES), réunissant depuis le 16 septembre 2023 le Mali, le Burkina Faso et le Niger, où la question du retour au pouvoir civil se pose également. Une victoire du général Doumbouya pourrait reconfigurer le jeu politique en Afrique de l’Ouest.

Quatre ans après avoir renversé Alpha Condé au nom de la démocratie et de la refondation de l’État, le général Mamadi Doumbouya joue une partie décisive. Si son élection ne fait guère de doute, sa capacité à gouverner un pays profondément divisé et économiquement fragile demeure incertaine.

Pour la Guinée, le scrutin de ce dimanche ne décidera peut-être pas seulement d’un président. Il dira surtout si le pays est capable de renouer avec une véritable vie démocratique – ou s’il s’installe durablement dans une nouvelle ère de présidentialisme militaire.

A.D

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Pièce de théâtre de la troupe de Douentza
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Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025 : Koulikoro et Douentza signent la dernière note de la compétition 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 28 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Les orchestres régionaux de Koutiala, Kita et Ségou ont illuminé la salle Ali Farka Touré de Tombouctou, le samedi 27 décembre 2025. Entre morceaux en compétition et concerts vibrants, ils ont donné le ton d’une journée placée sous le signe de la créativité. Koulikoro et Douentza ont ensuite enrichi la soirée avec musique, théâtre et danses traditionnelles. La Biennale Artistique et Culturelle 2025 s’est affirmée comme un carrefour de talents et de mémoire collective.

Le programme a débuté avec l’orchestre régional de Koutiala, qui a eu l’honneur d’ouvrir les festivités. La formation a présenté deux numéros en compétition, démontrant son savoir-faire et sa capacité à conjuguer tradition et modernité. À ces prestations se sont ajoutés six autres morceaux d’orchestre, permettant au public de découvrir la richesse de son répertoire. Les musiciens ont su captiver l’auditoire par leur énergie et leur maîtrise, donnant le ton à une après-midi placée sous le signe de la créativité.

Koutiala ouvre le bal

Après Koutiala, ce fut au tour de l’orchestre régional de Kita de prendre place sur scène. La formation a proposé deux titres en compétition, témoignant de son engagement dans la rivalité artistique de la Biennale. En complément, huit autres morceaux de concert ont été interprétés, offrant un panorama musical varié et raffiné. Les artistes de Kita ont séduit par leur sens de l’harmonie et leur capacité à transmettre des émotions fortes, confirmant la vitalité de la scène musicale régionale.

La boucle orchestrale s’est refermée avec la prestation de l’orchestre régional de Ségou. Fidèle à sa réputation, la formation a livré cinq morceaux, chacun marqué par une intensité particulière et une identité sonore propre. Les musiciens de Ségou ont su enflammer la salle Ali Farka Touré, concluant avec brio cette séquence musicale. Leur performance a été saluée par des applaudissements nourris, témoignant de l’enthousiasme du public et de la qualité des œuvres présentées.

Kita et Ségou en vedette

La compétition s’est poursuivie avec les régionales de Koulikoro et Douentza, venues clore l’édition 2025 de la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou. Koulikoro a présenté quatre numéros, chacun illustrant une facette de son patrimoine artistique. L’ensemble instrumental intitulé L’entente a ouvert la série, suivi par la pièce de théâtre Les soupirs de Farabougou. Le solo de chant Le Mali est incomparable a ensuite résonné avec force, avant que la danse traditionnelle Le tandounou ne vienne honorer les héros des conquêtes victorieuses.

Danse traditionnelle de la troupe de Koulikoro
La Danse traditionnelle de la troupe de Koulikoro, le 27 décembre 2025, lors de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Douentza, de son côté, a également marqué les esprits par la diversité de ses prestations. L’ensemble instrumental La résilience a donné le ton, mettant en avant la force et la persévérance de sa communauté. Le solo de chant Union de tous les Maliens a ensuite porté un message d’unité et de fraternité. La pièce de théâtre Le prix de l’éducation a rappelé l’importance du savoir et de la transmission, tandis que la danse traditionnelle Le Nebe, issue de la culture dogon, a clôturé la soirée avec une intensité symbolique.

Koulikoro et Douentza clôturent la compétition

Au terme de cette journée, la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025 a confirmé son rôle de vitrine des talents régionaux et de creuset des traditions maliennes. Les prestations des orchestres et des troupes artistiques ont illustré la richesse et la diversité du patrimoine culturel du pays. Entre musique, théâtre et danse, chaque numéro a contribué à renforcer le lien entre les générations et à célébrer l’identité collective. La salle Ali Farka Touré a ainsi été le théâtre d’une véritable communion artistique et populaire.

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

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ActuSeko ni Donko

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Retour sur une année dédiée à la culture 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 27 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le village de la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou a accueilli, ce vendredi 26 décembre 2025, la grande soirée de clôture de l’Année de la Culture. L’événement s’est déroulé au monument de la Flamme de la Paix, haut lieu de mémoire nationale. La cérémonie était présidée par M. Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, en présence de Mme Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ainsi que du gouverneur Bakoun Kanté.  

Cette mobilisation institutionnelle a donné à la soirée une dimension solennelle et populaire. Les membres du cabinet ministériel, les acteurs culturels et de nombreux amoureux des arts ont pris part à cette rencontre. Elle a marqué la fin d’une année riche en initiatives et en événements, confirmant Tombouctou comme un carrefour incontournable de la mémoire et de la créativité nationale. La présence des autorités a souligné l’importance accordée à la culture comme vecteur de cohésion sociale et de développement durable.  

Les programmes phares à l’honneur

Le bilan de l’Année de la Culture a été présenté devant un public attentif. Les programmes phares ont été mis en lumière, dont les États généraux de la culture, l’AVOC, Faso Sifinso et Faso Bara Kene, le Festival International du Triangle du balafon de Sikasso, le SIAMA, la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025. Ces initiatives ont marqué l’année par leur ambition de renforcer la place de la culture dans la société, de valoriser les traditions et de promouvoir les arts contemporains. Elles ont permis de fédérer acteurs et institutions autour d’une vision commune, donnant à la culture une place centrale dans les politiques publiques.  

Bilan de l'Année de la Culture
Les acteurs de la culture réunis à Tombouctou, lors de la biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Pour illustrer la richesse des activités menées, une vidéo rétrospective a été projetée devant l’assistance. Ce document visuel a rappelé les moments forts de l’année, les rencontres, les débats et les créations qui ont jalonné cette période. Il a permis de mesurer l’ampleur des efforts déployés et de rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette Année de la Culture, des organisateurs aux artistes.  

Une cérémonie solennelle et populaire

La soirée a également été marquée par des prestations artistiques de grande qualité. L’orchestre régional de Tombouctou a offert au public un morceau célébrant la diversité culturelle du Mali, en souhaitant la bienvenue à toutes les régions du pays et au District de Bamako dans leurs langues respectives. La princesse de la Kora, Wassa Kouyaté, a ensuite enchanté l’assistance par son talent et son charisme, confirmant son statut d’ambassadrice de la musique mandingue. Ces moments musicaux ont donné à la cérémonie une dimension festive et émotionnelle.  

La clôture a pris une dimension solennelle avec la remise de médailles et d’attestations. Plusieurs personnalités culturelles ont été distinguées pour leur contribution exceptionnelle aux arts et au patrimoine. Parmi elles, Fatoumata Coulibaly FC, Elhadji Firhoun, Habib Dembelé dit Guimba national, Daha Niasse et Mamary Diarra. Ces distinctions ont symbolisé la reconnaissance de la nation envers ceux qui œuvrent pour la transmission et l’épanouissement de la culture. Les lauréats ont été applaudis chaleureusement par le public.  

Prestations artistiques et distinctions

Au-delà des festivités, cette soirée a incarné la volonté de faire de la culture un pilier du développement et de la paix. En réunissant autorités, artistes et citoyens autour d’un même idéal, elle a montré que la culture est un vecteur de dialogue et de cohésion. Tombouctou, ville historique et spirituelle, a ainsi confirmé son rôle de capitale culturelle, porteuse d’un héritage universel et d’une créativité tournée vers l’avenir.  

Bilan de l'Année de la Culture2
Les officiels réunis à Tombouctou, lors de la biennale artistique et culturelle de Tombouctou. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Avec cette clôture, l’Année de la Culture s’achève sur une note d’espoir et de fierté. Les initiatives menées, les talents célébrés et les valeurs partagées laissent entrevoir un avenir où la culture continuera d’occuper une place centrale. La Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou 2025 restera dans les mémoires comme un moment de rassemblement et de rayonnement, inscrivant durablement la culture au cœur des priorités nationales. 

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

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Ministres Mamou Daffé et Oumou Sall-Suite du Forum mondial des civilisations
ActuSeko ni Donko

Biennale artistique et culturelle – Forum mondial des civilisations : La tente touareg au cœur du dialogue, paix et prospérité partagée 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 27 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La tente touareg du Village de la Biennale a accueilli, le vendredi 26 décembre 2025, la dernière session du premier Forum Mondial des Civilisations. Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture au Mali, décrétée par le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition. La rencontre a réuni Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, et Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle.  

Cette session s’est déroulée en présence du gouverneur de la région de Tombouctou, le Contrôleur principal de Police Bakoun Kanté. Étaient également présents les gouverneurs des autres régions, ainsi que de nombreuses autorités administratives, politiques et coutumières. Les artisans, acteurs essentiels de la transmission culturelle, ont pris part à l’événement, aux côtés d’autres personnalités venues témoigner de leur engagement pour la paix et la prospérité partagée.  

Une rencontre symbolique sous la tente Touareg

Le thème choisi, « Dialogue, paix et prospérité partagée », a trouvé son écho dans cette dernière rencontre entre les deux ministres. La tente touareg, espace emblématique de Tombouctou, a servi de cadre à une conversation de quarante-cinq minutes, modérée par Mme Maye Assanatou Niaré. L’échange a mis en lumière la volonté des autorités de placer la culture au cœur du dialogue national et international.  

Mme Oumou Sall Seck a rappelé que « le Mali a besoin de tout le monde ». Elle a insisté sur le fait qu’aucun pays ne peut se construire en abandonnant une partie de son peuple. Son intervention a particulièrement souligné la situation des réfugiés, auxquels elle a adressé un appel vibrant, affirmant que leur place est essentielle dans la reconstruction du pays.  

L’appel à l’unité et à la responsabilité

Dans son allocution, la ministre Oumou Sall Seck a également évoqué la charte comme solution endogène aux problèmes du Mali. Elle a déclaré en Sonrhai : « Le mal est profond, mais nous devons mettre la patrie, le Mali, avant tout ». Ce message a résonné comme une invitation à reconnaître les difficultés communes et à y répondre collectivement. Elle a rappelé que le Mali est un bien commun légué par les ancêtres et qu’il doit être protégé à tout prix.  

Le ministre Mamou Daffé, pour sa part, a mis en avant la vocation universelle de Tombouctou. Il a affirmé que le thème du forum avait été choisi en raison de ce que Tombouctou a représenté dans le monde. Ville de science et de culture, Tombouctou est apparue comme un lieu idéal pour porter ce dialogue mondial. Le Ministre a souligné que l’objectif était de dialoguer avec le monde à travers la Biennale.  

Tombouctou, ville des sciences et de culture 

La conversation sous la tente touareg a également permis de rappeler que le but de cette rencontre était d’écouter les Tombouctoutiens. Le ministre Mamou Daffé a insisté sur l’importance de donner la parole aux habitants, afin que leurs voix participent à la construction d’une paix durable. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de faire de Tombouctou un espace de culture et de mémoire vivante.  

La foire organisée dans le cadre de la Biennale a été présentée comme une célébration de la paix retrouvée. Les artisans, porteurs de savoir-faire et de traditions, ont été mis en avant comme des nœuds de culture et de transmission. Tombouctou, à travers cette Biennale artistique et culturelle, s’est affirmée une fois de plus comme capitale de la culture et des sciences, ouverte au monde et enracinée dans ses valeurs.  

Ainsi, la dernière session du Forum Mondial des Civilisations a marqué un moment fort de l’Année de la Culture au Mali. Sous la tente touareg du Village de la Biennale, les ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck ont rappelé que le Mali est un bien commun à protéger, que la paix est une condition essentielle, et que le dialogue reste la voie vers une prospérité partagée.  

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

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Ensemble instrumental traditionnel de Tombouctou
A la UneSeko ni Donko

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Musique, danse et théâtre, la diversité culturelle malienne en scène  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 27 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 minutes read

Vendredi 26 décembre 2025, la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou a poursuivi ses compétitions avec deux rendez-vous majeurs. L’après-midi, la salle Ali Farka Touré de Tombouctou a accueilli les orchestres régionaux de Bamako, Bandiagara et Douentza, en présence des ministres Mamou Daffé et Oumou Sall Seck. La nuit, le stade municipal Baba Alkairou de Tombouctou s’est animé avec les troupes régionales de Tombouctou et de Taoudeni, confirmant l’importance nationale de ces prestations artistiques.  

À Tombouctou, l’orchestre régional a ouvert les festivités sous le regard attentif des ministres, avec six titres dont « Bamako », « la paix », « kile Balimaw » et « Maliba ». Leur présence a donné une dimension officielle et solennelle à la compétition, soulignant le soutien institutionnel aux artistes. Les morceaux ont résonné comme des hymnes à la cohésion et à l’identité, offrant une entrée en matière énergique et engagée pour cette journée culturelle.  

La musique comme ciment social 

Bandiagara a ensuite enrichi la programmation avec sept morceaux, apportant une coloration particulière à l’après-midi. Les musiciens ont su imposer leur style et leur identité, renforçant l’intensité de la compétition. Chaque titre a contribué à captiver l’audience, inscrivant Bandiagara comme un concurrent sérieux dans cette confrontation artistique. Leur prestation a confirmé la vitalité des orchestres régionaux et a ajouté une nouvelle nuance à la diversité musicale présentée dans la salle Ali Farka Touré.  

Orchestre régional de Douentza
L’Orchestre régional de Douentza, le 26 décembre 2025, à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Douentza a conclu la série avec huit morceaux, marquant une montée en puissance. L’orchestre a su maintenir l’attention du public par la diversité de ses compositions et la force de son interprétation. Cette prestation finale a donné à l’après-midi une conclusion vibrante, où la compétition musicale a atteint son apogée. Les trois orchestres réunis ont ainsi démontré la richesse des expressions régionales et l’importance de la Biennale comme espace de rivalité artistique.  

Intensité croissante et ferveur musicale

Le soir, à Tombouctou, l’ensemble instrumental traditionnel a ouvert les prestations avec « la sauvegarde du patrimoine immatériel de Tombouctou ». Cette œuvre a placé la soirée sous le signe de la mémoire et de la transmission, rappelant que la Biennale est aussi un espace de préservation culturelle. Le public a été immédiatement plongé dans une atmosphère de respect et de valorisation des traditions, confirmant la force des troupes régionales dans cette compétition nocturne.  

Le solo « L’unité autour de l’AES » a poursuivi la soirée avec une intensité particulière. Par la force de la voix, cette prestation individuelle a porté un message de rassemblement, invitant les spectateurs à réfléchir sur l’importance de l’unité dans le contexte de la compétition. Le chant a résonné dans le stade municipal Baba Alkairou comme un appel à la cohésion, renforçant l’esprit de la Biennale et la valeur des performances individuelles.  

Mémoire et appel à l’unité

La pièce de théâtre « Le tissage de Yerkoy Bangna ou la cohésion sociale du maillage socio-culturel » a constitué un moment fort. Par la dramaturgie, les acteurs ont mis en lumière la complexité des liens sociaux, utilisant la métaphore du tissage pour illustrer la nécessité de renforcer la solidarité. La compétition théâtrale a ainsi pris une dimension symbolique et profonde, confirmant la place du théâtre comme discipline essentielle dans la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou.  

La danse traditionnelle « Les oiseaux sont chassés » a ajouté une dimension corporelle et visuelle à la soirée. Par ses mouvements, elle a traduit des récits ancrés dans la tradition, enrichissant la diversité des disciplines en compétition. La danse a confirmé son rôle central dans la transmission des valeurs culturelles et a offert au public une performance marquante, inscrite dans la continuité des prestations de Tombouctou.  

Cohésion sociale mise en scène

Taoudeni est ensuite entré en scène avec la pièce « la quête de l’or », explorant les aspirations et les défis liés à la recherche de richesse. Cette prestation théâtrale a captivé l’audience, ajoutant une nouvelle nuance à la compétition. Les acteurs ont su transmettre un message fort à travers une mise en scène expressive et évocatrice, confirmant la vitalité des troupes régionales et leur capacité à enrichir la Biennale par des récits porteurs de sens.  

L’ensemble instrumental de Taoudeni a présenté « La cohésion sociale », prolongeant le fil conducteur de la soirée. Par la musique, les artistes ont rappelé l’importance de l’harmonie et du vivre-ensemble, renforçant le message global de la Biennale. Cette prestation a consolidé la place de Taoudeni dans la compétition, en mettant en avant la force de la musique comme vecteur de solidarité et de mémoire collective. Le public a accueilli cette œuvre avec une attention particulière.  

Richesse des récits et force musicale

Le solo de chant « L’AES » a poursuivi cette dynamique, offrant une performance vocale qui a mis en avant la puissance de l’expression individuelle au service d’un message collectif. Le chant a résonné comme un appel à l’unité et à la reconnaissance des valeurs partagées. Cette prestation a confirmé la diversité des disciplines en compétition et a renforcé la place du chant comme élément essentiel de la Biennale Artistique et Culturelle de Tombouctou.  

Enfin, la danse traditionnelle « L’accueil de l’azalai » a clôturé la soirée avec une performance symbolique. Par ses gestes et sa mise en scène, elle a évoqué l’importance de l’accueil et du partage dans les traditions locales. Cette conclusion a marqué la fin d’une journée où la compétition artistique a relié Bamako et Tombouctou dans une même célébration culturelle. Le public a quitté le stade municipal Baba Alkairou avec le souvenir d’une soirée riche et vibrante.  

Ibrahim Kalifa Djitteye, envoyé spécial à Tombouctou 

27 décembre 2025 0 comments
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