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Idrissa Diarra
ActuÉconomie

Mali : Idrissa Bakary Diarra prend les rênes de l’Institut national de prévoyance sociale

by Sahel Tribune 2 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le haut fonctionnaire malien succède à Ousmane Karim Coulibaly à la tête de l’INPS, avec l’ambition de renforcer la performance et la modernisation de l’institution phare de la sécurité sociale au Mali.

Le siège de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), à Hamdallaye ACI 2000, a servi de cadre, le mardi 30 décembre 2025, à une cérémonie de passation de service empreinte de solennité et d’émotion. L’événement a marqué le départ à la retraite d’Ousmane Karim Coulibaly, après quarante et une années de service public, et l’investiture officielle de son successeur, Idrissa Bakary Diarra, nommé directeur général par décret présidentiel lors du Conseil des ministres du 26 novembre dernier.

La rencontre, présidée par les inspecteurs superviseurs du ministère du Travail et de la Fonction publique, a été l’occasion de saluer la continuité institutionnelle dans un climat de rigueur et de transparence. Les superviseurs ont rendu hommage à M. Coulibaly pour son engagement au service de la sécurité sociale et adressé leurs vœux de réussite à son successeur, appelé à piloter une institution considérée comme un pilier de la stabilité économique et sociale du pays.

Ousmane Karim Coulibaly, une carrière exemplaire

Dans son allocution d’adieu, Ousmane Karim Coulibaly a rappelé les grandes étapes de l’évolution de la sécurité sociale au Mali, soulignant la contribution décisive de l’INPS à la protection des travailleurs et à la cohésion nationale. Il a évoqué « une maison solide », dotée d’un capital humain compétent, et a invité son successeur à poursuivre la modernisation de l’institution, notamment à travers l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans la gestion des prestations sociales.

« L’INPS est un instrument de sécurité sociale et de stabilité économique », a-t-il déclaré, avant de formuler un vœu : « Je demande à Dieu qu’Il solidifie davantage la maison. » Ses propos ont été accueillis par une salve d’applaudissements nourris, traduisant le respect et la reconnaissance d’un homme qui aura marqué de son empreinte quatre décennies de service public.

Idrissa Bakary Diarra, une nouvelle génération de leadership public

Prenant la parole à son tour, Idrissa Bakary Diarra, 54 ans, a salué la trajectoire exemplaire de son prédécesseur et exprimé sa détermination à inscrire son mandat dans la continuité du service public. « Rien n’est impossible à cœur vaillant ; les défis sont à notre portée », a-t-il déclaré, avant d’appeler les équipes à l’unité et à l’excellence. « Vous pouvez compter sur moi, et je compte également sur vous », a-t-il lancé à l’adresse du personnel.

Diplômé de l’École nationale d’administration du Mali et titulaire d’un master en droit international obtenu à l’Université de Limoges, Idrissa Bakary Diarra cumule plus de vingt ans d’expérience dans la haute administration, notamment à la présidence de la République. Son profil, alliant rigueur et ouverture, incarne la volonté des autorités de renforcer la gouvernance des grandes institutions publiques par des cadres compétents et intègres.

Une nouvelle ère sous le signe du travail et de la modernisation

La cérémonie s’est achevée sur un moment symbolique : l’échange officiel des documents de passation et une photo de famille, scellant une transition pacifique et maîtrisée. Dans un message adressé au personnel à l’occasion du Nouvel An, le nouveau directeur général a formulé ses vœux de santé, de paix et de réussite, plaçant l’année 2026 « sous le signe du travail bien fait, de la solidarité et du progrès au service de la protection sociale ».

Avec cette nomination, l’INPS, structure stratégique du Mali social, s’engage dans une nouvelle phase de continuité, de performance et de modernisation au service des assurés et de l’équilibre national.

A.D

2 janvier 2026 0 comments
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Usine de transformation de tomate
ActuÉconomie

Burkina Faso : Ibrahim Traoré fait de 2026 l’année de la transformation économique et industrielle

by Sahel Tribune 2 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans son discours de Nouvel An, le capitaine Ibrahim Traoré a placé la nouvelle année sous le signe de la transformation économique et industrielle. Après avoir consacré 2025 à la mise en place d’unités de production locales, le chef de l’État burkinabè a annoncé une accélération de l’industrialisation du pays en 2026, en s’appuyant sur une politique volontariste de soutien au secteur privé et à la transformation des matières premières.

« C’est en produisant et en transformant ce que nous produisons que nous pouvons devenir une nation puissante », a affirmé le capitaine Traoré, avant de souligner l’importance stratégique de la transformation locale pour asseoir la souveraineté économique du Burkina Faso. En 2025, plusieurs unités industrielles ont vu le jour dans les secteurs de l’agroalimentaire, du textile et des produits miniers, soutenues par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) et les banques publiques.

La réduction de la dépendance du pays aux exportations

Le gouvernement a également fusionné les mécanismes de financement en quatre grands fonds nationaux, destinés à accompagner les initiatives privées dans les domaines de la transformation et de l’agriculture. Cette rationalisation vise à renforcer l’efficacité du financement public et à canaliser les ressources vers les projets à fort impact économique.

Parmi les projets phares, la première unité de transformation du coton burkinabè, longtemps exporté à l’état brut, sera opérationnelle en 2026. Le président du Faso a promis de poursuivre cette dynamique dans d’autres filières, afin de réduire la dépendance du pays aux exportations de matières premières non transformées.

L’année 2026 verra ainsi une hausse significative des investissements publics en faveur de l’industrialisation, avec un budget important dédié au financement des entreprises locales et des projets structurants. Cette orientation, fidèle au discours souverainiste du capitaine Traoré, traduit la volonté du Burkina Faso de rompre avec la dépendance économique et de bâtir un modèle productif centré sur les ressources nationales. 

Appropriation des ressources minières et contrôle stratégique de l’or

En 2025, le secteur minier du Burkina Faso a connu des transformations profondes, portées par la volonté du gouvernement de reprendre la main sur l’exploitation nationale des ressources naturelles. Le capitaine Ibrahim Traoré a souligné que l’année écoulée avait été celle de « l’appropriation de nos ressources minières », marquée par la création de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB). Cette entreprise publique permet à l’État de détenir des parts dans plusieurs exploitations, tout en développant ses propres activités minières industrielles et semi-mécanisées. 

En parallèle, la Société nationale des substances précieuses (SONASP) a été mise en place afin de mieux encadrer le commerce aurifère et de réduire drastiquement les sorties d’or incontrôlées. Cette double stratégie vise à renforcer la souveraineté économique du pays et à garantir que la richesse minière profite directement au développement national plutôt qu’à des circuits informels.

Agriculture, élevage et énergie : vers une autosuffisance nationale

Sur le plan énergétique, l’année 2026 s’annonce décisive avec le lancement d’une initiative intégrée autour de l’eau et de l’énergie, destinée à généraliser l’accès à l’eau potable et à l’électricité sur l’ensemble du territoire. Déjà amorcés en 2025, plusieurs projets visent à réduire la dépendance énergétique du Burkina Faso et à atteindre l’autonomie dans ces domaines stratégiques. 

Côté agriculture et élevage, le pays a franchi une étape majeure : l’autosuffisance alimentaire est désormais une réalité, selon le président du Faso. Des mesures de soutien — subventions d’intrants, labours gratuits, distribution de semences améliorées — ont permis d’accroître les rendements. La création de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) s’inscrit dans cette dynamique : chaque village devrait disposer à terme d’une retenue d’eau pour favoriser la culture irriguée et la production en continu. En parallèle, la pisciculture, l’élevage en stabulation et la production fourragère connaissent un essor rapide, soutenus par le programme « Faso Guulgo » et des campagnes massives de vaccination. 

Ces efforts combinés traduisent la volonté du Burkina Faso de bâtir une économie agricole résiliente et souveraine, moteur d’une transformation structurelle du pays.

A.D

2 janvier 2026 0 comments
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Discours de Nouvel An
A la UnePolitique

« En 2026, nous allons faire en sorte que les prisonniers puissent connaître une reconversion. », capitaine Ibrahim Traoré 

by Chiencoro 2 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans son adresse à la Nation du 31 décembre 2025, le capitaine Ibrahim Traoré a placé la réforme de la justice au cœur de son bilan et de ses priorités pour 2026. Pour le chef de l’État burkinabè, « aucune nation ne peut se développer dans l’injustice ». Il estime que les tensions sociales et les conflits qui fragilisent la cohésion nationale trouvent souvent leurs racines dans un système judiciaire perçu comme éloigné des citoyens.

L’année 2025 aura ainsi marqué le début d’une restructuration profonde du système judiciaire, amorcée par la refonte du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), désormais ouvert à des personnalités non magistrates. L’objectif, selon le président du Faso, est de « transformer totalement la justice » pour la rendre plus accessible et plus ancrée dans les réalités locales.

Vers une justice enracinée dans les valeurs endogènes

Le capitaine Traoré souhaite rompre avec ce qu’il appelle une justice « importée ». Dans son discours, il a défendu l’intégration des modes traditionnels de règlement des conflits, estimant qu’ils offrent des solutions plus adaptées à la société burkinabè. « Nous devons revenir à nos sources », a-t-il déclaré, avant d’annoncer qu’en 2026 il y aura une implantation effective de tribunaux traditionnels destinés à résoudre à l’amiable les différends communautaires.

Cette réforme entend s’appuyer sur les valeurs ancestrales de cohésion et de médiation qui, selon lui, doivent compléter les institutions modernes. Une telle démarche illustre la volonté du régime de « refonder » l’État à partir de référents culturels et communautaires, tout en cherchant à renforcer la légitimité de la justice aux yeux des populations.

La réinsertion et la digitalisation au service de la cohésion

Le président burkinabè a également évoqué une autre innovation : la réinsertion sociale des détenus. Après une phase expérimentale en 2025, le programme sera élargi cette année. Les prisonniers seront encouragés à apprendre un métier et à contribuer à des travaux de reconstruction nationale. « Que vous soyez libres ou en détention, vous devez participer à la construction du pays », a lancé Ibrahim Traoré, affirmant vouloir « une justice qui ne laisse personne en marge ». Dans la même dynamique, il affirme: « En 2026, nous allons faire en sorte que les prisonniers puissent connaître une reconversion. »,

Enfin, le chef de l’État a annoncé la digitalisation progressive des procédures judiciaires, pour permettre aux citoyens d’accéder à distance à des services et documents officiels. Cette modernisation vise à réduire les lenteurs administratives et à lutter contre la corruption dans les tribunaux, souvent concentrés dans les grandes villes.

Vers une administration plus proche des citoyens

Dans la continuité de sa vision de refondation, le capitaine Ibrahim Traoré a également insisté sur la digitalisation de l’administration, qu’il considère comme un instrument central de la transparence et de la bonne gouvernance. « Aucune lutte contre la corruption n’est possible sans la digitalisation », a-t-il déclaré, annonçant un vaste programme quinquennal visant à moderniser l’État et à positionner le Burkina Faso comme un modèle régional en matière de technologie publique. Le pays a déjà franchi une étape majeure avec l’acquisition de ses premiers data centers nationaux, destinés à héberger localement les applications conçues par les ingénieurs burkinabè. La dématérialisation progressive des services administratifs est en marche. Ce qui permettra aux citoyens d’accéder à distance à un nombre croissant de procédures.

Pour accompagner cette transformation numérique, le gouvernement prévoit la construction de Maisons du citoyen dans les chefs-lieux de province et jusqu’au niveau départemental à partir de 2026. Ces espaces, véritables guichets numériques de proximité, seront destinés à aider les usagers peu familiers avec les outils informatiques à accéder aux plateformes administratives. Cette démarche vise à réduire les inégalités d’accès aux services publics, tout en renforçant la lutte contre la fraude et les abus. 

Par ces réformes, Ibrahim Traoré entend bâtir une justice burkinabè à visage humain, conjuguant valeurs traditionnelles, réinsertion sociale et innovations numériques — un pilier, selon lui, indispensable pour restaurer la cohésion nationale et refonder durablement l’État.

Chiencoro Diarra 

2 janvier 2026 0 comments
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Général Assimi Goïta
A la UnePolitique

« L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour […] des activités des partis politiques », Général Assimi Goïta

by Sahel Tribune 1 janvier 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le président de la transition, le général Assimi Goïta, veut « repartir sur des bases plus saines » en révisant en profondeur la Charte des partis politiques.

Lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2025, à l’occasion des voeux de Nouvel An, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a confirmé l’ouverture d’un vaste chantier de refondation du paysage politique malien. Dans un contexte de transition prolongée, marqué par la volonté affichée de « moraliser la vie publique » et de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens, le chef de l’État a annoncé une réforme en profondeur de la Charte des partis politiques, dans le prolongement des recommandations des Assises nationales de la Refondation.

Un diagnostic sans complaisance du système politique malien

Ces Assises, tenues fin 2021, avaient mis en lumière la défiance croissante des Maliens envers une classe politique jugée « déconnectée des réalités du peuple » et accusée d’avoir contribué à la mauvaise gouvernance.

« Le peuple malien avait exprimé sa vive préoccupation face aux dérives et dysfonctionnements du paysage politique », a rappelé le général Goïta, avant d’évoquer un système partisan éclaté — plus de 200 formations enregistrées — souvent perçu comme source d’instabilité et d’opportunisme.

En avril 2025, le président avait convoqué de nouvelles consultations avec les forces vives de la Nation pour définir les modalités d’application des recommandations issues des Assises. Ces rencontres, qui avaient réuni des représentants de partis, de la société civile, des autorités religieuses et coutumières, ont débouché sur une proposition noble et salutaire : la dissolution pure et simple de l’ensemble des partis politiques et l’organisation d’un audit général du système partisan. Objectif : assainir la vie politique et poser les jalons d’une nouvelle ère institutionnelle.

L’audit du financement public des partis politiques au Mali, publié le 31 décembre 2025 par la Section des Comptes de la Cour suprême, met à nu deux décennies d’opacité et de dérives dans la gestion des fonds publics. Selon le rapport, plus de 24,6 milliards de francs CFA ont été versés à des formations dont la transparence financière reste douteuse. Plus de la moitié des partis répertoriés n’ont jamais déposé leurs comptes annuels, et à eux seuls, treize partis ont accaparé près de 78 % des subventions publiques. L’étude, couvrant la période 2000-2019, révèle une dépendance excessive des formations politiques à l’aide de l’État, souvent perçue sans contrôle effectif ni obligation de justification. 

Dans un contexte où la dissolution des partis politiques, décidée en mai 2025, a profondément bouleversé le paysage institutionnel, la Cour suprême préconise une refonte totale du cadre de financement. Elle propose notamment l’instauration de clauses de dissolution automatique pour défaut de reddition de comptes et l’obligation de diversifier les sources de financement.

Vers une nouvelle loi sur les partis politiques

Selon le président de la transition, « L’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévu à l’article 39 de la Constitution », adoptée en 2023.

Cette relecture de la Charte des partis politiques devra préciser les critères de représentativité, les règles de financement, et les exigences de transparence et d’ancrage territorial.

L’enjeu, selon les proches du dossier, est de créer un système partisan plus restreint, structuré et responsable, capable de produire de véritables programmes politiques et non des coalitions électoralistes à géométrie variable. Il s’agit avant tout de rompre avec les pratiques du passé et d’inscrire la politique malienne dans une logique de service public, plutôt que d’ambitions personnelles.

Un tournant institutionnel

Cette réforme, si elle est menée à terme, marquera un tournant historique dans la trajectoire politique du Mali post-2020. Elle s’inscrit dans la vision de refondation prônée depuis le coup d’État d’août 2020, puis réaffirmée par la Transition. Elle pourrait également redéfinir les rapports entre les institutions, les citoyens et les futurs acteurs politiques, dans un pays où la fragmentation du champ partisan a souvent sapé les efforts de gouvernance.

Pour Bamako, l’année 2026 s’annonce donc décisive. Elle sera la période où le Mali cherchera à se doter d’un cadre politique refondé, à la fois plus inclusif, plus éthique et plus représentatif des aspirations populaires.

A.D

1 janvier 2026 0 comments
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pocketbook-verse
A la UneSeko ni Donko

PocketBook Verse : la révolution silencieuse de ma bibliothèque

by Fousseni TOGOLA 1 janvier 2026
written by Fousseni TOGOLA 5 minutes read

2025 fut pour le Mali l’année de la culture ; pour moi, elle fut celle de la lecture retrouvée. Entre tradition et modernité, un objet discret – la liseuse PocketBook Verse – a révolutionné ma manière d’aborder les livres. Une expérience à la croisée de la technologie et du plaisir intime de lire.

2025 avait été décrétée « Année de la culture » par le président malien de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. C’était dans son discours à la nation du 31 décembre 2024. L’objectif derrière cette décision de la première institution était la valorisation des arts et de la culture dans le pays, en vue d’un bond spectaculaire à partir de nos propres valeurs. Le département en charge du secteur, en collaboration avec les acteurs culturels et artistiques, en a fait son cheval de bataille.

Plusieurs initiatives culturelles et artistiques ont marqué l’année écoulée, parmi lesquelles la redénomination de nombreux monuments, lieux et artères publiques du pays. Plusieurs points de repère ont ainsi pris le nom de nos héros nationaux et historiques.

Ce qui distingue une liseuse des ordinateurs ou tablettes 

Alors que 2025 est désormais derrière nous et que nous entamons une nouvelle année pleine de promesses, placée sous le signe de la « consolidation et du progrès », il est important que chacun fasse le point de sa contribution à cette année symbolique. Pour ma part, elle aura été marquée par une innovation technologique majeure : l’expérience de la liseuse dans la pratique de la lecture.

Alors que j’étais en mission en Russie, en juin 2025, j’en ai profité pour réaliser un rêve longtemps nourri : m’offrir une liseuse. Mon choix s’est porté sur la PocketBook Verse (PB629) — un appareil très pratique, léger et non encombrant, qui m’a redonné le goût des livres.

Compacte, élégante et performante, cette liseuse est pensée pour offrir une expérience de lecture fluide et confortable. Dotée d’un écran tactile E Ink Carta HD de 6 pouces, elle reproduit fidèlement l’apparence du papier, limitant ainsi la fatigue visuelle, même lors de longues sessions.

Grâce à sa fonction SmartLight, il est possible d’ajuster la luminosité et la température de couleur selon l’éclairage ambiant. L’appareil est compatible avec plus de 20 formats de livres et de documents sans conversion (EPUB, PDF, MOBI, etc.), selon la notice technique. Pesant seulement 182 grammes, la PocketBook Verse dispose d’une autonomie pouvant atteindre plusieurs semaines.

Certes, la liseuse électronique intègre certaines fonctionnalités déjà présentes sur les ordinateurs, les tablettes ou les smartphones. Elle permet une navigation fluide au sein des livres, via différents niveaux de titres. Il est également possible d’effectuer des recherches plein texte pour retrouver facilement un mot précis. L’utilisateur peut marquer un passage à l’aide d’un signet, surligner ou annoter du texte. En matière de confort visuel, il est possible de choisir la police (serif ou sans serif) et de régler la taille des caractères.

 Se familiariser avec la lecture numérique, sans investir trop

La plupart des liseuses intègrent aussi des dictionnaires intégrés (français, anglais, etc.), ce qui s’avère très pratique.

Grâce à elle, des ouvrages dont le volume me donnait autrefois la chair de poule — et m’intimidait avant même de commencer —, je les ai lus en l’espace d’une ou deux semaines.

Sur le site du fabricant, on peut lire : « Cette PocketBook Verse s’adresse aux utilisateurs qui souhaitent une liseuse complète et économique pour se familiariser avec la lecture numérique, sans investir dans un modèle plus coûteux. »

Dans son article Doctorant et liseuse électronique : un retour d’expérience (1re partie), Damien Petermann témoigne : « La liseuse a complètement modifié mes habitudes et mon rapport à la lecture. Je lis désormais entre 40 et 50 livres par an. »

Un autre utilisateur, testeur de produits, confie : « Je ne pensais pas que j’aimerais autant ma liseuse ! J’ai toujours beaucoup lu, mais je lisais moins depuis un moment parce que je n’arrivais plus à trouver une position confortable pour lire au lit… Le passage à la liseuse m’a permis de relire avec aisance. »

Une utilisatrice en programme Erasmus raconte quant à elle : « Chaque fois que j’attendais un livre commandé à la librairie, je ressentais une impatience terrible. Avec la Kindle, je clique simplement, et le livre se télécharge en quelques secondes. »

Remettre la barre plus haut 

Les liseuses se distinguent principalement par leur marque (Kindle, Kobo, Vivlio, PocketBook), leur taille d’écran (de 6 à plus de 10 pouces) et leurs fonctionnalités (écran couleur, étanchéité, boutons physiques, etc.). Certaines sont liées à des écosystèmes fermés (Amazon/Kindle), d’autres plus ouverts (Kobo, Vivlio, PocketBook), gérant mieux le format universel ePub et permettant de lire une grande variété de fichiers (PDF, TXT, MOBI) et même des bandes dessinées numériques (CBZ/CBR) sur les modèles à écran couleur E-Ink.

2025 a ainsi vu grimper mon bilan de lecture : au moins 20 ouvrages numériques lus, contre une dizaine de livres physiques. Un record jamais égalé depuis mes années de licence et de maîtrise en philosophie, à l’ex-Faculté des sciences humaines et des sciences de l’éducation (FSHSE) de Bamako.

Alors que 2026 s’annonce sous le signe de la « consolidation et du progrès », je décide donc de placer la barre encore plus haut, afin de consolider mes expériences de lecture et de progresser — doucement mais sûrement — vers mes objectifs.

F. Togola 

1 janvier 2026 0 comments
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Adresse à la nation lors du 22 septembre 2025
A la UnePolitique

« 2026 sera l’année de la consolidation, et du progrès. », le président Goita dans son adresse à la nation

by Chiencoro 31 décembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Dans son adresse de fin d’année, diffusée sur la télévision nationale  (ORTM), ce 31 décembre 2025, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a dressé le bilan de 2025. Entre crises surmontées, souveraineté affirmée et refondation nationale, le chef de l’État malien veut faire de 2026 l’année de la consolidation et du progrès partagé. Derrière les mots, une ambition : ancrer définitivement le « Mali Kura » dans la durée et replacer la culture, la justice et l’économie au cœur d’un projet d’État souverain.

Dans un discours empreint de solennité et d’assurance, prononcé à la veille du Nouvel An, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a dressé un large bilan de l’année écoulée et tracé les grandes orientations du Mali pour 2026. Au cœur de son adresse : la souveraineté, la paix et la refondation d’un État qu’il veut à la fois moderne et fidèle à ses racines.

Une année d’épreuves et de résilience

L’année 2025 aura été, selon le chef de l’État, celle des « épreuves et de la vérité ». Marquée par la crise du carburant, des attaques contre les convois logistiques et des tensions économiques persistantes, elle a aussi révélé, dit-il, « le patriotisme et la résilience indéfectible des Maliens ».

Le général Goïta a salué « la bravoure » des transporteurs et la coordination des Forces armées et du gouvernement, qui ont évité « des ruptures majeures » d’approvisionnement. Ces difficultés, a-t-il souligné, doivent être transformées en « opportunités d’innovation et d’industrialisation ».

Face aux « pressions et manœuvres d’influence », Bamako revendique plus que jamais une indépendance politique et économique. Le président a réaffirmé son attachement à la « souveraineté assumée », citant la Vision prospective Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma comme boussole stratégique : « À l’horizon 2063, notre ambition est de faire du Mali une Nation souveraine, unie, juste et prospère. »

Dans cette perspective, 2026 est présentée comme « l’année de la consolidation, de la conquête du bien-être et du progrès.».

Une paix endogène et une armée reconfigurée

Sur le plan sécuritaire, le chef de la transition a mis en avant les « avancées significatives » dans la reconquête du territoire. Il a salué la coopération militaire avec le Burkina Faso et le Niger à travers la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont la remise du drapeau au commandant a eu lieu le 20 décembre dernier.

Mais la paix, a-t-il insisté, « ne s’impose pas, elle se construit ». L’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi que le redémarrage du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), doivent ancrer « un processus de paix endogène, fondé sur la vérité et la confiance ».

Le général Assimi Goïta a également insisté sur la « souveraineté culturelle », pilier du Mali nouveau, en célébrant l’officialisation des langues nationales et la valorisation des légitimités traditionnelles. 

La justice et la gouvernance, a-t-il rappelé, restent « au cœur du projet national ». Le président a mis en avant le rôle du Pôle économique et financier et de l’Agence nationale de recouvrement des avoirs saisis dans la lutte contre la corruption et l’impunité : « Nul n’est au-dessus de la loi. L’argent soustrait à la Nation doit revenir à la Nation. »

Réformes économiques et transformation structurelle

Malgré les sanctions et les contraintes sécuritaires, l’économie malienne affiche, selon le président, « une résilience remarquable » : croissance soutenue, inflation maîtrisée et dette jugée soutenable. Le retrait du Mali de la liste grise du GAFI, en juin 2025, est présenté comme un signal de confiance retrouvé.

Le général Goïta a promis de poursuivre la modernisation de l’administration par la digitalisation et de renforcer la souveraineté minière. « La richesse du Mali doit appartenir aux Maliens », a-t-il martelé, évoquant la renégociation des contrats miniers et la transformation locale des matières premières.

Le développement du capital humain sera, selon lui, au centre de l’action gouvernementale. La santé, l’éducation et la formation professionnelle demeurent « les fondations du Mali Kura ». Le président a annoncé la poursuite du Projet présidentiel d’urgence hospitalière et le lancement du Projet national de formation des ressources humaines pour adapter les compétences aux besoins économiques.

Ce discours de fin d’année, long et calibré, aura confirmé la volonté du chef de la transition de s’inscrire dans la durée, en projetant le pays au-delà des turbulences immédiates. Entre souveraineté retrouvée et défis à venir, le Mali entame 2026 avec la promesse d’un État qui veut redevenir maître de son destin.

Chiencoro Diarra 

31 décembre 2025 0 comments
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l’exposition « L’Âge d’or du Mali » de l’artiste Abdou Ouologuem
A la UneSeko ni Donko

Année de la Culture : l’exposition « L’Âge d’or du Mali » de l’artiste Abdou Ouologuem marque la fin en apothéose  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 31 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Le Musée national du Mali a abrité ce mardi 30 décembre 2025, la cérémonie de vernissage de l’exposition « L’Âge d’or du Mali », présentée par l’artiste Abdou Ouologuem. La rencontre, présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a marqué la clôture officielle de l’Année de la Culture au Mali, décrétée par le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition.  

L’événement s’est déroulé en présence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, des parrains des mois, des représentants diplomatiques ainsi que de nombreux acteurs de l’art et de la culture. Cette mobilisation illustre l’importance accordée à la culture comme pilier de la souveraineté nationale et comme vecteur de rayonnement international.  

l’exposition « L’Âge d’or du Mali »
L’exposition « L’Âge d’or du Mali », au musée national du le 30 décembre 2025. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Une cérémonie symbolique et institutionnelle

L’exposition « L’Âge d’or du Mali » met en lumière la diversité culturelle et la richesse patrimoniale du pays. À travers peintures, bogolans monumentaux, poteries anciennes et installations vivantes, Abdou Ouologuem propose un voyage dans le temps et l’espace. Les œuvres rendent hommage à Kankou Moussa, figure emblématique de l’histoire, à l’épopée mandingue et aux manuscrits anciens de Tombouctou, tout en abordant des thématiques contemporaines comme la migration irrégulière.  

Parmi les activités phares, l’exposition de peintures intitulée « The Wall » symbolise la somme de la vie, l’origine de l’homme et les émotions de la société. Les grandes toiles de bogolan, mesurant quatre mètres sur deux, retracent l’épopée mandingue avec force et intensité. La collection de poteries anciennes rappelle l’authenticité des savoir-faire traditionnels, tandis qu’une installation vivante sur Kankou Moussa et l’or du Mali mobilise une vingtaine de filles et de garçons, en collaboration avec des stylistes maliens.  

L’artiste Abdou Ouologuem, aux côté des ministres de la Culture et de l'Environnement
L’artiste Abdou Ouologuem, aux côtés des ministres de la Culture et de l’Environnement, à l’exposition « L’Âge d’or du Mali », au musée national du le 30 décembre 2025. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Des œuvres riches en mémoire et en création

Une projection vidéo sur Kankou Moussa enrichit l’expérience immersive, permettant au public de revivre la grandeur de cet homme considéré comme le plus riche de l’histoire humaine. L’exposition « La Mort bleue » aborde quant à elle le drame de la migration irrégulière, offrant une réflexion sur les défis contemporains. Enfin, une série de dessins inédits rend hommage à l’armée malienne et aux armées de la Confédération des États du Sahel, affirmant la dimension patriotique et régionale de l’événement.  

La face cachée de l’artiste est également dévoilée à travers une exposition d’affiches retraçant ses créations à travers le monde. Ce volet met en évidence la portée internationale de l’œuvre d’Abdou Ouologuem et son engagement à faire rayonner la culture malienne au-delà des frontières. L’ensemble des activités est accompagné d’un catalogue haut en couleur, conçu pour immortaliser cette exposition et offrir aux visiteurs un support durable de mémoire et de transmission.  

Une clôture marquée par la reconnaissance officielle

Cette cérémonie de clôture, riche en symboles et en émotions, illustre la volonté des autorités de faire de la culture un levier essentiel pour bâtir le Mali nouveau. En mettant en avant la souveraineté retrouvée, la renaissance culturelle et la valorisation des talents, l’exposition « L’Âge d’or du Mali » incarne la vision du Président de la Transition. Elle annonce le retour triomphal d’un âge d’or où le Mali, fier de son héritage, se projette avec confiance vers l’avenir.  

La remise d’attestations et de médailles aux différents parrains du mois de l’Année de la Culture a également marqué la cérémonie, soulignant la reconnaissance officielle envers ceux qui ont contribué à la réussite de cette année exceptionnelle.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

31 décembre 2025 0 comments
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