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Décoration
A la UneÉconomie

“Nous avons tenu bon” : le Mali célèbre ses héros de la route

by Chiencoro 5 décembre 2025
written by Chiencoro 3 minutes read

À Bamako, le Président de la Transition a décoré chauffeurs, opérateurs pétroliers et syndicalistes pour leur engagement patriotique lors de la récente crise du carburant. Une cérémonie qui mêle reconnaissance nationale et récit de résilience collective.

Ce vendredi 5 décembre 2025, le palais de Koulouba avait des allures de reconnaissance nationale, en fin d’après-midi. Dans la grande salle des banquets, le drapeau de l’AES au côté de celui du Mali, soldats en uniforme, opérateurs et chauffeurs au regard fier. Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, Grand Maître des Ordres nationaux, a présidé la cérémonie de remise de décorations à ceux qui ont permis au Mali de surmonter la crise d’hydrocarbures de ces dernières années.

Aux côtés du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition et du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Chef de l’État, à travers le grand chancelier des ordres nationaux, le général Amadou Sagafourou Guèye,  a tenu à saluer « la bravoure, la loyauté et le sens du devoir » de ces acteurs qui, au péril de leur vie, ont assuré la continuité de l’approvisionnement du pays.

« Le Mali aura son carburant, quoi qu’il en coûte »

Dans un discours, le Grand Chancelier des Ordres nationaux, a rendu hommage à ces « patriotes anonymes » qui ont pris la route sous escorte des FAMa, défiant les menaces terroristes et les embuscades.

« Quand les oiseaux de mauvais augure espéraient festoyer sur la dépouille du Grand Mali, vous avez tenu bon », a-t-il déclaré d’une voix grave. Et d’ajouter : « Vous avez compris qu’il était un devoir patriotique de veiller, de conduire, de risquer votre vie pour que le Mali ait son carburant. Vous êtes des héros. »

Pour le Grand Chancelier, cette cérémonie n’est pas seulement un acte protocolaire. Elle symbolise la reconnaissance d’une nation entière à ceux qui ont défendu sa dignité économique et sa souveraineté énergétique.

Les héros de la route décorés à Koulouba

Sous les applaudissements, le Président de la Transition a remis les distinctions :

  • Chevaliers de l’Ordre national à près d’une vingtaine d’opérateurs pétroliers ;
  • Médailles du Mérite national avec étoile d’argent avec Effigie Lion débout à plusieurs chauffeurs blessés lors des convois ;
  • Médailles du Mérite national avec étoile d’argent avec Effigie Lion débout à titre posthumes et étrangers aux familles des chauffeurs tombés dans l’exercice de leur devoir.

Ces distinctions, a souligné le Grand Maître des Ordres, sont « la manifestation de la gratitude du peuple malien envers ses enfants les plus dévoués ».

La parole aux récipiendaires : fierté et engagement

Prenant la parole au nom des récipiendaires, El Hadji Ibrahim Touré, a rappelé la tension extrême vécue durant la crise :« Nous avons perdu des camions, des cargaisons, des hommes. Mais nous n’avons jamais perdu la foi. »

Il a rendu hommage aux chauffeurs et militaires tombés pour l’approvisionnement du pays et a fait observer une minute de silence à leur mémoire. « Nous nous engageons à poursuivre notre mission, aux côtés des FAMa, pour bâtir un Mali plus souverain et plus résilient », a-t-il promis.

Au-delà de la symbolique, cette cérémonie témoigne d’une réalité : la crise du carburant a révélé un Mali debout, capable de solidarité et d’ingéniosité collective face à la pénurie.

Ces distinctions sont « une pierre dans le jardin des ennemis du Mali », mais surtout une façon d’écrire une autre histoire : celle d’un peuple uni autour du travail, du courage et du patriotisme.

Chiencoro Diarra 

5 décembre 2025 0 comments
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Volontariat au Mali
ActuÉconomie

Mali : Le Bureau du Vérificateur Général pointe de graves dysfonctionnements dans la gestion du Volontariat au Mali

by Sahel Tribune 5 décembre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

 Entre irrégularités financières, déficits de gouvernance et manque d’efficacité dans la mise en œuvre des programmes, les conclusions des deux rapports du Bureau du vérificateur général, pointent une série de défaillances qui compromettent la mission du CNPV : promouvoir l’engagement citoyen et le développement par le volontariat.

Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) a rendu publics, en novembre 2025, deux rapports — l’un financier et l’autre de performance — sur la gestion du Centre National de Promotion du Volontariat au Mali (CNPV). Ces rapports  couvrent les exercices 2023 à 2025. Les conclusions mettent en évidence de nombreuses irrégularités administratives, financières et organisationnelles, compromettant l’efficacité du Centre dans la promotion du volontariat national.

Des irrégularités administratives et financières préoccupantes

Selon le rapport de vérification financière, la direction du CNPV a ouvert plusieurs comptes bancaires sans autorisation du ministre chargé des Finances, en violation du règlement général sur la comptabilité publique. Des marchés ont également été attribués à des prestataires ne remplissant pas les critères fiscaux requis, et des dépenses injustifiées ont été effectuées, notamment sur des fonds de projets soutenus par le PNUD.

Le BVG relève aussi que certaines dépenses ont été justifiées par de fausses factures et que des traitements de données personnelles de volontaires ont été effectués sans l’autorisation préalable de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP). Ce qui expose ainsi le CNPV à des sanctions légales.

Un pilotage stratégique déficient

Le rapport de performance met en lumière des défaillances majeures dans le fonctionnement du Conseil d’administration (CA) du CNPV. Les mandats des administrateurs étaient caducs depuis juillet 2024, et plusieurs sessions ordinaires n’ont pas été tenues. Le budget de 2025, par exemple, a été exécuté sans adoption par le CA ni approbation du ministère des Finances, en violation des textes en vigueur.

Ces dysfonctionnements, souligne le BVG, « ne favorisent pas l’atteinte des objectifs assignés à la Direction générale ».

Des insuffisances dans la gestion du volontariat

Malgré les efforts de promotion du volontariat et une intégration partielle du genre (42 % de femmes parmi les volontaires et 7 % de personnes vivant avec handicap), la vérification a montré un manque d’équité dans le processus de sélection. Le recrutement a été effectué exclusivement en ligne, excluant ainsi de nombreux candidats n’ayant pas accès aux outils numériques, une pratique jugée contraire à l’esprit d’inclusivité prôné par la politique nationale de volontariat.

Le BVG pointe également l’absence de mécanismes efficaces de suivi-évaluation, un déficit de formation des volontaires et une communication institutionnelle insuffisante pour valoriser le volontariat comme levier de cohésion sociale et de développement.

Des recommandations fortes

Pour corriger ces dérives, le Vérificateur général recommande notamment : le renouvellement immédiat du Conseil d’administration ; le respect strict des règles d’adoption et d’approbation budgétaires ; la régularisation de l’ouverture des comptes bancaires ; le renforcement de la transparence dans la gestion des fonds publics et des projets ; la mise en place d’un mécanisme de suivi-évaluation performant et inclusif.

Ces rapports du BVG rappellent l’importance d’une gouvernance rigoureuse et d’une gestion responsable des ressources destinées à la jeunesse et au développement communautaire. Le CNPV, créé en 2011 pour promouvoir le volontariat comme instrument de participation citoyenne, se trouve aujourd’hui face à un défi majeur : restaurer la confiance et redonner tout son sens à l’engagement volontaire au service du Mali.

A.D

5 décembre 2025 0 comments
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Moussa Alassane Diallo, ministre de l'Industrie et du Commerce
A la UneÉconomie

Hydrocarbures : le ministre Moussa Alassane réaffirme la disponibilité et appelle à la sérénité

by Ibrahim Kalifa Djitteye 5 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La salle de réunion du ministère de l’Industrie et du Commerce a accueilli, ce jeudi 4 décembre 2025, la 8e réunion hebdomadaire consacrée au suivi de l’approvisionnement du Mali en hydrocarbures. Présidée par le ministre Moussa Alassane Diallo, cette rencontre a réuni les principaux groupements pétroliers. Elle s’est tenue dans un contexte marqué par la circulation de rumeurs infondées sur une prétendue pénurie de carburant, alimentant inquiétudes et spéculations dans l’opinion publique.

Dès l’ouverture des travaux, le ministre de l’Industrie et du Commerce a tenu à clarifier la situation. Avec pédagogie et fermeté, il a rappelé que le Mali est suffisamment approvisionné en produits pétroliers et qu’il n’existe aucune raison de céder à la psychose ou aux achats de panique. Selon lui, les stocks disponibles et les flux logistiques en cours garantissent pleinement la couverture des besoins nationaux, malgré les rumeurs persistantes.

Un message de fermeté face aux rumeurs

Les données présentées au cours de la réunion illustrent la solidité du dispositif mis en place. À ce jour, 122 camions-citernes d’essence et 166 camions-citernes de gasoil sont en cours d’acheminement vers le territoire national, soit près de 300 citernes déjà enregistrées. À ces convois s’ajoutent plus de 900 camions stationnés au niveau des frontières, prêts à renforcer l’approvisionnement intérieur. Ces chiffres traduisent une dynamique logistique robuste et rassurante pour les consommateurs maliens.

Le ministre a également mis en avant le rôle déterminant des forces armées dans la sécurisation des convois. Un dispositif d’escorte militaire opérationnel est mobilisé toutes les 48 heures afin de garantir la fluidité des acheminements et de prévenir tout incident. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du protocole d’entente signé avec le Groupement Professionnel des Pétroliers (GPP) et le Groupement Malien des Professionnels du Pétrole (GMPP), voilà déjà près de deux semaines.

Une logistique sécurisée et coordonnée

Dans son intervention, le Ministre Moussa Alassane Diallo a insisté sur la nécessité d’une responsabilité collective. Il a exhorté les consommateurs à ne pas céder aux campagnes de désinformation et à éviter les achats de panique, qui ne font qu’aggraver les tensions sur le marché. « Le Mali est approvisionné. Les stocks sont là, les flux logistiques sont en cours, et les dispositifs de sécurité sont opérationnels », a-t-il martelé devant les participants.

La réunion s’est conclue par un passage en revue des différentes tâches en cours d’exécution pour couvrir l’ensemble du territoire et assurer un retour progressif à la normale. Le président de séance a tenu à féliciter les acteurs impliqués dans la gestion de la crise pour leur engagement et leur efficacité. Il a rappelé que plusieurs d’entre eux ont récemment reçu des distinctions honorifiques, à l’initiative du Président de la Transition, Chef de l’État et Grand Chancelier des ordres nationaux.

Au terme de cette 8e réunion hebdomadaire, le message du gouvernement est clair : l’approvisionnement du Mali en hydrocarbures est assuré, et les mesures prises permettent de répondre aux besoins de la population. La stratégie nationale repose sur trois piliers : la disponibilité des stocks, la sécurisation des convois et la lutte contre la désinformation. En réaffirmant la solidité du dispositif, le Ministre Moussa Alassane Diallo a voulu rassurer les citoyens et rappeler que la sérénité est essentielle.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

5 décembre 2025 0 comments
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FESTI-FEM
A la UneTaabolow ani Tabiaw

FESTI-FEM 2025 : le festival des femmes s’ouvre ce jeudi soir à Bamako

by Sahel Tribune 4 décembre 2025
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La première édition du Festival International des Femmes (FESTI-FEM 2025) sera officiellement lancée ce jeudi 4 décembre, à 17h, sur les berges du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ.

Organisé par les associations CIRA Charity et Moussow Ka Koukôrôta, le festival se tient sous le thème « Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socio-culturelles ». Il vise à mettre en avant le rôle des femmes dans la société malienne et africaine, en particulier dans les domaines de la culture, de la paix, de la cohésion sociale et de l’autonomisation économique.

Lors de la conférence de presse organisée la semaine dernière, les responsables du festival ont présenté les grandes lignes du programme :

  • Panels et conférences sur le leadership féminin, la prévention des violences basées sur le genre, la promotion de la paix et la cohésion sociale, ainsi que l’entrepreneuriat féminin.
  • Expositions artisanales et démonstrations culinaires, valorisant les savoir-faire locaux.
  • Performances artistiques, comprenant musique, danse et théâtre, ainsi que des défilés de mode mettant à l’honneur les créatrices maliennes.
  • Rencontres intergénérationnelles, permettant aux jeunes filles d’échanger avec des femmes leaders et inspirantes.

Les organisateurs ont également rappelé que le FESTI-FEM s’inscrit dans le cadre de l’Année de la Culture 2025, proclamée par les autorités maliennes, soulignant l’importance de la culture comme vecteur de cohésion sociale et de dialogue.

La cérémonie d’ouverture offrira donc un moment de rencontres et d’échanges, tout en mettant l’accent sur la contribution des femmes dans le développement et la consolidation de la paix au Mali.

Le festival se déroulera jusqu’au 7 décembre et réunira, au cours de quatre jours, des femmes et jeunes filles venues de différentes régions du Mali, ainsi que des partenaires nationaux et internationaux engagés dans la promotion de l’autonomisation féminine et de la culture.

La rédaction 

4 décembre 2025 0 comments
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Alhamdou Ag Ilyène
ActuSécurité

Cybersécurité : le Mali se dote d’un cadre coordonné pour la période 2026-2030  

by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 3 décembre 2025, le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, M. Alhamdou Ag Ilyène a présenté une communication écrite relative à la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et à son Plan d’actions 2026-2030. Cette initiative vise à renforcer la gouvernance numérique, promouvoir une culture de cybersécurité et protéger les infrastructures critiques, dans un contexte mondial marqué par la multiplication des cyberattaques et leurs lourdes conséquences économiques.    

La cybersécurité, définie comme l’ensemble des moyens humains et financiers mobilisés pour assurer la fiabilité et la confiance dans l’utilisation des contenus numériques, est devenue une préoccupation mondiale. La multiplication des cyberattaques, leur sophistication croissante et l’ampleur des pertes financières qu’elles engendrent pour les États et les entreprises imposent aux gouvernements de mettre en place des stratégies robustes. Le Mali, conscient de ces enjeux, entend désormais se doter d’une vision claire et partagée pour protéger ses systèmes d’information et renforcer la confiance des utilisateurs.  

Une réponse à un défi global

Jusqu’ici, malgré l’existence de plusieurs textes législatifs et réglementaires, l’absence d’une stratégie nationale coordonnée a conduit les différents acteurs à développer des initiatives isolées. Ces actions, bien que pertinentes dans leur contexte, n’ont pas permis de répondre efficacement aux menaces transversales. La nouvelle stratégie vise à combler cette lacune en offrant un cadre unifié, capable de fédérer les efforts et de garantir une meilleure cohérence dans la gouvernance de la cybersécurité, tout en favorisant une approche collective et durable.  

Elle ambitionne de mettre fin à la dispersion des initiatives et de créer une dynamique nationale. En renforçant la coordination institutionnelle, le Mali souhaite bâtir un environnement numérique plus sûr, où administrations, entreprises et citoyens peuvent évoluer avec confiance. Cette stratégie se veut inclusive, en impliquant l’ensemble des parties prenantes et en plaçant la protection des données au cœur des priorités. Elle marque une étape importante vers la consolidation de la souveraineté numérique du pays et la modernisation de son administration.  

Une stratégie intégrée et cohérente

La Stratégie nationale de Cybersécurité s’articule autour de trois grandes orientations. Elle prévoit d’abord une amélioration de la gouvernance, afin de mettre en place des mécanismes institutionnels clairs et de renforcer la coordination entre les acteurs publics et privés. Elle insiste également sur la nécessité de développer une véritable culture de la cybersécurité, en sensibilisant les citoyens, les administrations et les entreprises aux risques numériques. Enfin, elle entend renforcer la protection contre les menaces en dotant le pays de capacités techniques et opérationnelles adaptées.  

Ces trois dimensions, complémentaires, traduisent une approche globale qui dépasse la simple réaction aux attaques pour instaurer une véritable politique de prévention et de résilience. Elles visent à anticiper les menaces, à renforcer la vigilance collective et à garantir une réponse rapide et efficace en cas d’incident. En intégrant ces orientations dans une stratégie nationale, le Mali se dote d’un outil essentiel pour protéger ses infrastructures critiques et assurer la continuité des services numériques indispensables au développement économique et social.  

Une vision alignée sur les priorités nationales

Cette initiative s’inscrit dans les priorités du Gouvernement, notamment la digitalisation de l’Administration, considérée comme un levier essentiel de modernisation et d’efficacité. Elle est également en cohérence avec les grandes orientations nationales, telles que « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », qui projette une vision de transformation et de développement à long terme, ainsi que la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. En intégrant la cybersécurité dans ces cadres, le pays affirme sa volonté de bâtir une société numérique résiliente.  

Cette cohérence stratégique traduit une volonté politique forte : celle de faire de la cybersécurité un pilier du développement national. En reliant cette démarche aux ambitions de modernisation et d’émergence, le Mali montre qu’il ne s’agit pas seulement de protéger ses infrastructures, mais aussi de créer un environnement favorable à l’innovation et à l’investissement. La cybersécurité devient ainsi un facteur de compétitivité et de confiance, essentiel pour attirer des partenaires et renforcer la place du pays dans l’économie numérique mondiale.  

Vers une confiance numérique renforcée

La mise en œuvre du Plan d’actions 2026-2030 devrait contribuer à renforcer la confiance des usagers dans les services numériques et à améliorer l’image du pays sur la scène internationale. Elle traduit l’engagement du Mali à respecter les standards de sécurité et à protéger ses infrastructures critiques. Au-delà de la protection technique, cette stratégie vise à instaurer une véritable confiance numérique, indispensable pour encourager l’innovation, attirer les investissements et favoriser le développement économique.  

Ainsi, l’adoption de cette Stratégie nationale de Cybersécurité illustre la volonté des autorités de répondre aux défis contemporains avec une approche globale, coordonnée et durable. Dans un monde où la sécurité numérique est devenue un pilier de la souveraineté et du développement, le Mali franchit ainsi une étape décisive pour protéger ses citoyens et ses institutions face aux risques liés aux technologies. Cette stratégie marque une avancée majeure vers la consolidation de l’espace numérique national et la modernisation de l’État.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

4 décembre 2025 0 comments
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Biennale artistique et culturel à Tombouctou
A la UneSeko ni Donko

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 : le ministre Mamou Daffé en mission de terrain pour galvaniser les préparatifs

by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

En prélude à la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, prévue du 18 au 28 décembre prochain dans la mythique Cité mystérieuse, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, a conduit, ce lundi 1er décembre 2025, une mission de terrain d’envergure. À la tête d’une forte délégation, il était accompagné du gouverneur de la Région de Tombouctou, M. Bakoun Kanté, ainsi que du Coordinateur de la Biennale, M. Mamary Diarra.  

Cette tournée s’inscrit dans le cadre des préparatifs de l’événement culturel majeur, placé sous le thème : « Culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau », et organisé dans le contexte de l’Année de la Culture décrétée par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition.  

Une tournée pour inspecter les sites clés

Le ministre Daffé et sa délégation ont successivement visité plusieurs sites devant accueillir les activités de la Biennale. Parmi eux, la salle Ali Farka Touré, haut lieu de la musique malienne, le stade municipal Baba Alkairou, l’Institut des Hautes Études Islamiques Ahmed Baba (IHERI-AB), ainsi que la Mascotte.  

La tournée a également inclus la résidence du Gouverneur en pleine rénovation, la chefferie traditionnelle de Djingarey Ber et le Monument Flamme de la Paix, site emblématique du Festival Vivre Ensemble. Ces infrastructures, déjà en phase avancée de préparation, joueront un rôle déterminant dans le bon déroulement de la Biennale.  

Des avancées encourageantes saluées par le ministre

À l’issue de cette visite, le ministre Mamou Daffé s’est dit satisfait des avancées constatées. Il a salué les efforts des équipes locales et exhorté les responsables à peaufiner les derniers réglages afin d’assurer une réussite totale de l’événement.  

Son message a été clair : la Biennale de Tombouctou doit être un rendez-vous exemplaire, à la hauteur des ambitions nationales et des attentes internationales. Dans la continuité de cette mission, une rencontre avec la Commission régionale d’organisation était prévue le lendemain, mardi 2 décembre 2025, pour dresser un état des lieux global et renforcer la coordination avant le grand rendez-vous culturel.  

Une réunion stratégique avec la Commission régionale

Le mardi 2 décembre, le ministre Daffé a effectivement rencontré la Commission régionale d’organisation. Cette séance de travail avait pour objectif de consolider les préparatifs et d’identifier les derniers défis à relever.  

Les échanges ont porté sur des aspects essentiels : infrastructures, accueil et hébergement des délégations, mobilité sur place, restauration, sécurité, ainsi que la préparation des différentes troupes artistiques. Des propositions concrètes ont été formulées afin d’assurer des conditions optimales aux participants et aux invités.  

L’engagement des autorités nationales réaffirmé

À l’issue des discussions, le ministre Mamou Daffé a salué les avancées enregistrées par la Commission régionale et félicité les efforts déployés. Il a réaffirmé l’engagement des autorités nationales à accompagner pleinement les initiatives locales.  

Pour lui, la Biennale de Tombouctou 2025 doit être un succès culturel et artistique majeur, symbole du rayonnement du Mali et de sa capacité à bâtir un avenir fondé sur la culture comme pilier de cohésion et de développement.  

Une Biennale sous le signe du renouveau

La Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 s’annonce ainsi comme un événement phare, non seulement pour la région mais pour l’ensemble du pays. Placée sous le thème « Culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau », elle ambitionne de mettre en lumière la richesse patrimoniale et la vitalité créative du Mali.  

En visitant les infrastructures et en rencontrant les acteurs locaux, le ministre Mamou Daffé a donné un signal fort : celui d’une mobilisation totale pour que Tombouctou, cité inscrite au patrimoine mondial, devienne le théâtre d’une célébration culturelle inoubliable.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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Monument de la paix Bamako
ActuAnalyses

Mali, réorganisation administrative de Bamako : la capitale malienne érigée, de nouveau, en une seule commune

by Sidi Modibo Coulibaly 3 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 4 minutes read

La refondation du Mali passe aussi par une bonne réorganisation territoriale et administrative du pays. Cette réorganisation permet non seulement à l’État central d’avoir un contrôle sur l’ensemble du territoire, mais aussi aux populations d’être fortement impliquées dans le développement de leurs localités. C’est dans ce cadre que les autorités de la transition, après de nombreuses concertations, ont procédé au nouveau découpage territorial et administratif du pays en 19 régions administratives, un (01) district. Et ce district unique qui est Bamako, la capitale du pays,  est redevenu une seule et unique commune.

La décision des autorités d’ériger Bamako en une seule commune est le fruit d’un processus inclusif et de divers constats. Il est apparu dans la dernière loi sur le statut particulier de Bamako ( loi n°96-025 du 21 février 1996 ) des faiblesses, insuffisances et lacunes.

Lacunes et faiblesses constatées

L’analyse critique de la loi n°96-025 a fait apparaître de nombreuses lacunes et insuffisances telles que la juxtaposition de deux niveaux de collectivités territoriales ; le nombre insuffisant d’adjoints au maire du district de Bamako ; le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent. En ce qui concerne la juxtaposition, la loi n°96-025 du 21 février 1996 dit que le District de Bamako est une collectivité territoriale dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière et qu’il est divisé en Communes. 

En même temps, le District et ses Communes sont régis par les dispositions du code des collectivités territoriales. Ce qui constitue une source de difficultés dans la coordination des interventions de différents départements ministériels et institutions de la République dans le tissu urbain du District. Bamako en tant que capitale administrative et politique du pays est le siège de toutes les institutions de la République, de tous les ministères et autres services centraux. 

En outre, on constate un enchevêtrement entre services étatiques et services propres du District et des Communes. Tous les services étatiques intervenant au niveau du District de Bamako ne relèvent pas de l’autorité du maire du District. Mieux leurs compétences territoriales ne se bornent pas au seul ressort du District. Par rapport à l’insuffisance d’adjoints au maire du district,  la loi n°96-025 du 21 février 1996 dispose que l’organe exécutif du District comporte un Maire, Président du conseil et de deux adjoints. 

Au regard de l’ampleur du volume de travail de l’administration d’une capitale comme Bamako, deux adjoints sont insuffisants. D’ailleurs pour palier cette insuffisance, le Maire du District a créé un cabinet à son niveau. Concernant le chevauchement des attributions du district et des communes qui le composent, il y a des similitudes et spécificités entre les compétences dévolues au district et celles des communes. 

Par exemple, les écoles du niveau fondamental et des centres de santé relevant normalement du niveau cercle en vertu du code des Collectivités Territoriales, deviennent des attributions des communes du District de Bamako au regard du statut particulier du District de Bamako. Mais dans la pratique, l’exercice des compétences semblables crée souvent des incompréhensions, des équivoques et souvent des conflits de compétences entre les Collectivités Territoriales de Bamako.

Institution d’une administration décentralisée unique 

Au regard de ces lacunes et insuffisances, les acteurs du secteur, après un processus de réflexions et d’études, sont arrivés à la conclusion d’ériger Bamako en une seule commune. Ainsi, les plus hautes autorités ont entériné cette proposition. Ce qui fait que Bamako n’est plus composé par des communes mais par des arrondissements au nombre de sept (7) dont les sous-préfets ont été nommés. 

Ces arrondissements sont fondés sur les six anciennes communes auxquelles des nouveaux quartiers ont été ajoutés. L’arrondissement de Kalabancoro précédemment rattaché au cercle de Kati a été érigé comme 7ème arrondissement de Bamako. 

Les nouveaux quartiers rattachés aux différents arrondissements étaient des localités environnantes de Bamako. Par exemple, l’ancienne Commune I devient le premier arrondissement de la capitale. Les nouveaux quartiers qui y ont été ajoutés sont au nombre de douze (12) : Sangarébougou,Sarambougou, Soukeymanebougou, Fombabougou, Moribabougou, N’gabacoro-Droit,  Titibougou, Seydoubougou, Dialakorodji,  Dogobala. N’Teguedo-Samassebougou, N’Teguedo- Sirakoro.

Il faut rappeler que Bamako a été une seule et unique commune de 1960 à 1968 avec un maire et un Conseil municipal élus. De 1969 à 1978, elle était dotée d’un conseil élu placé sous l’autorité d’un administrateur délégué nommé, et divisée en arrondissements présidés par des adjoints à l’administrateur délégué. 

De 1978 à 1996, la capitale était gérée par un conseil élu, présidé par un gouverneur de district nommé, et la ville a été divisée en six communes, dotées chacune d’organes délibérant et exécutif élus. C’est à partir de 1998 que la capitale malienne a été dotée d’un maire du district (maire central) en plus d’un gouverneur et d’un  maire pour chacune  des six communes.

Sidi Modibo Coulibaly  

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