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Mikailou Cisse
Opinion

Dans la peau d’un citoyen : des vœux pour la paix et la souveraineté du Mali

by Mikailou Cissé 24 janvier 2026
written by Mikailou Cissé 3 minutes read

Dans ce texte de vœux symboliques, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée,  adopte la posture d’un citoyen ordinaire pour s’adresser au Président de la République. À travers un regard à la fois républicain, social et sécuritaire, il exprime les attentes d’un peuple confronté aux défis de la souveraineté, de la sécurité et de la relance du monde rural, tout en formulant une espérance collective pour l’année 2026.

Monsieur le Président,

En ce seuil d’année nouvelle, alors que la Nation se recueille autour de ses institutions, permettez qu’un citoyen malien vous adresse des vœux empreints de respect, de reconnaissance et d’espérance partagée. En tant que chef suprême de l’autorité politique et des Forces de défense et de sécurité, vous incarnez aujourd’hui le visage de la souveraineté nationale.

L’État se manifeste à son peuple à travers ceux qui portent l’uniforme. C’est là que la République éprouve la solidité de son socle régalien et que la Nation mesure la fragilité de sa souveraineté, jamais définitivement acquise.

La relance agricole comme acte de souveraineté

L’année écoulée a été marquée par une épreuve profonde pour les campagnes. Terres ancestrales menacées, marchés étouffés, savoir-faire interrompus : l’économie rurale, pilier du Mali, a subi de plein fouet les effets d’une conflictualité persistante.

Ce sont les villages, souvent silencieux dans le débat public, qui ont payé le tribut le plus lourd. Le contrat social y apparaît fragilisé, exposant l’urgence d’une réponse politique fondée sur la protection des plus vulnérables.

Au cœur de cette crise se dessine pourtant une évidence : la renaissance du Mali passe par son monde rural. Relancer l’agriculture, sécuriser les axes, restaurer la mobilité et les marchés n’est pas seulement une option économique, mais une praxis de souveraineté.

La terre doit redevenir matrice de stabilité et de dignité. Une politique agricole forte constitue aujourd’hui un levier de résilience nationale et un rempart contre l’implosion sociale.

Les FAMa, d’une posture défensive à une affirmation nationale

Dans ce contexte, les Forces armées maliennes ont connu une transformation notable. Leur présence accrue sur le territoire et leur adaptation à une guerre asymétrique traduisent une volonté claire : que la sécurité émane du peuple pour protéger les citoyens.

Leur combat dépasse le champ strictement militaire. Il engage la survie de la République et la transmission d’une patrie debout aux générations futures.

Cette dynamique appelle également les élites religieuses et sociales à un devoir de clarté. Les villes doivent rester des foyers de cohésion et de parole responsable. Toute ambiguïté fragilise l’unité nationale ; toute parole juste devient un rempart moral aussi décisif que les armes.

La République se défend par l’action, mais aussi par les consciences.

Un horizon commun pour 2026

Monsieur le Président, ces vœux sont un encouragement à poursuivre la restauration de l’État, à renforcer le lien armée-peuple et à faire de la protection des plus vulnérables la mesure de la légitimité politique.

Puisse 2026 être l’année :

  • du renforcement de l’unité nationale,
  • de l’apaisement des campagnes,
  • de la relance agricole comme levier souverain,
  • de la réouverture des axes ruraux,
  • et d’une économie tournée vers le peuple laborieux.

Que l’État, l’armée et la Nation avancent ensemble, conscients que la souveraineté n’est pas une abstraction, mais une pratique quotidienne.

Tels sont, Monsieur le Président, les vœux d’un citoyen qui croit toujours à un Mali souverain, réconcilié avec ses campagnes et ouvert sur le monde.

Mikaïlou Cissé

24 janvier 2026 0 comments
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Festival Ogobagna 2026
A la UneSeko ni Donko

Ogobagna 2026 : plus de 30 000 visiteurs pour célébrer la diversité culturelle du Mali

by Ibrahim Kalifa Djitteye 24 janvier 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Du 26 janvier au 1er février 2026, Bamako accueillera la 11ᵉ édition du festival Ogobagna sur la Place du Cinquantenaire. Pendant sept jours, la capitale malienne se muera en un espace de rencontres et de célébrations, où traditions et modernité dialogueront. L’événement, considéré comme l’un des plus ambitieux depuis sa création, réunira des communautés venues de toutes les régions du Mali et de la sous-région pour mettre en avant la culture comme vecteur de paix et de cohésion.  

Cette édition se distingue par son thème central : « Cultures du Mali : dialogue, créativité, résilience pour un développement durable ». Les organisateurs veulent démontrer que la culture peut être une réponse aux défis sociaux, économiques et sécuritaires du pays. En plaçant le patrimoine au cœur des solutions, Ogobagna 2026 ambitionne de renforcer la cohésion nationale et de promouvoir une vision durable, où les savoirs endogènes deviennent des leviers de stabilité et de progrès.  

La culture comme moteur de résilience

Le président de la Commission d’organisation, le Pr Pierre Togo, a souligné que le festival doit constamment se réinventer. Après dix éditions jugées concluantes, Ogobagna est désormais présenté comme un espace d’accompagnement du Mali dans sa quête de stabilité et de développement. L’événement s’appuie sur des valeurs culturelles partagées pour consolider la confiance collective et offrir une plateforme où traditions et innovations se rencontrent.  

Le vivre-ensemble sera au cœur de cette édition. La parenté à plaisanterie, les chefferies traditionnelles, les rituels et les savoirs ancestraux seront mis en avant pour diffuser un message de tolérance et de solidarité. Ces pratiques, profondément ancrées dans l’histoire du Mali, serviront de vecteur pour rappeler l’importance du dialogue interculturel et de la fraternité. Les visiteurs pourront ainsi découvrir des expressions culturelles porteuses de paix et de cohésion sociale.  

Les Bozos à l’honneur

Grande nouveauté de cette 11ᵉ édition, la communauté Bozo a été désignée invitée d’honneur. Ce choix symbolique constitue une reconnaissance majeure de leur patrimoine culturel. Les Bozos, peuple intimement lié aux fleuves du Mali, bénéficieront d’un programme spécifique mettant en lumière leurs traditions. Danses, courses de pirogues et diverses animations culturelles seront proposées, tandis qu’un quartier Bozo entièrement dédié sera aménagé sur le site du festival.  

À travers cette mise en avant, Ogobagna 2026 souhaite valoriser l’histoire et les savoir-faire de cette communauté. Les Bozos y voient une opportunité de sauvegarde et de transmission de leur patrimoine auprès des jeunes générations. Leur présence renforcera la diversité culturelle du festival et illustrera l’importance des communautés fluviales dans la construction de l’identité nationale.  

Une cité culturelle éphémère

Fidèle à son identité, Ogobagna 2026 prendra la forme d’une cité culturelle éphémère. Plusieurs espaces symboliques seront installés, notamment la place du Hogon, le Toguna, le quartier des Tamasheks et un musée consacré aux patrimoines nationaux. La place du village, la grande scène, le carré des restaurants et des espaces dédiés à la médecine traditionnelle compléteront le dispositif.  

Un espace de soins et de dépistage des maladies chroniques sera également opérationnel, tout comme des zones éducatives destinées aux enfants et aux jeunes. Ces espaces permettront de sensibiliser les nouvelles générations à l’importance de la culture et de la transmission des savoirs. En parallèle, des activités de renforcement de capacités seront organisées au profit des artisans, afin de soutenir leur rôle dans la préservation et la valorisation du patrimoine.  

Une mobilisation nationale et internationale

Une affluence importante est attendue pour cette édition. Plus de 30 000 visiteurs sont annoncés sur l’ensemble de la semaine, ainsi que près de 200 festivaliers venus de l’intérieur du pays. Cette mobilisation témoigne de l’intérêt croissant pour le festival, qui s’impose comme un rendez-vous majeur de la scène culturelle malienne et régionale. Les organisateurs misent sur cette dynamique pour renforcer l’impact social et économique de l’événement.  

Placée sous le parrainage du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, l’édition 2026 bénéficie du soutien de partenaires nationaux et internationaux. Les médias engagés accompagneront également l’événement pour assurer sa visibilité. Ogobagna 2026 s’annonce ainsi comme une édition de référence, où la culture sera célébrée comme un vecteur de paix, de résilience et de développement durable, au cœur de Bamako.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

24 janvier 2026 0 comments
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concession d’Énergie du Mali (EDM-SA)
ActuÉconomie

Mali : trois ans de plus pour réformer en profondeur la distribution de l’électricité

by Sahel Tribune 23 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Réuni en Conseil des ministres à Koulouba, le gouvernement malien a décidé de proroger de trois ans la concession d’Énergie du Mali (EDM-SA), une mesure présentée comme un levier de stabilisation du secteur électrique et de poursuite des réformes engagées pour améliorer durablement le service public.

Réuni en Conseil des ministres le vendredi 23 janvier 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, le gouvernement malien a adopté un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°004 au contrat de concession du service public de l’électricité. Une décision qui s’inscrit dans la stratégie de redressement du secteur énergétique, considéré comme l’un des piliers du développement économique et social du pays.

Signé initialement le 21 novembre 2000 entre l’État malien et la société Énergie du Mali (EDM-SA) pour une durée de vingt ans, le contrat de concession arrive à un tournant décisif. Face aux difficultés structurelles du secteur — déséquilibre financier, insuffisances opérationnelles et pression croissante de la demande — les autorités ont engagé, depuis plusieurs années, une série de réformes destinées à assurer la viabilité du service public de l’électricité.

Une réforme pour restaurer l’équilibre du secteur

Au cœur de cette politique figure un Plan de redressement financier et opérationnel, dont l’objectif principal est de combler l’écart entre les coûts réels de production et les revenus d’EDM-SA. Un chantier complexe mais jugé indispensable par le gouvernement pour garantir un approvisionnement durable en électricité à l’ensemble des populations.

La prorogation de la concession pour une durée supplémentaire de trois ans à compter du 21 novembre 2025 apparaît ainsi comme une mesure transitoire de stabilisation. Elle vise à offrir un cadre juridique sécurisé à l’opérateur public tout en permettant à l’État de poursuivre les réformes structurelles engagées dans le secteur énergétique.

Le nouveau décret modifie l’article 5 du contrat de concession en supprimant notamment certaines prérogatives du concessionnaire en matière de travaux. Cette évolution traduit la volonté des autorités de renforcer le pilotage stratégique de l’État dans les investissements structurants, afin de mieux contrôler les coûts, améliorer la qualité du service et garantir la transparence dans la gestion des infrastructures électriques.

La réforme du secteur de l’électricité ne se limite pas à une prorogation administrative, mais s’inscrit dans une logique de meilleure gouvernance et de responsabilisation des acteurs.

L’électricité, enjeu central de souveraineté économique

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques, l’accès à une électricité fiable est devenu un enjeu de souveraineté nationale. Le gouvernement entend faire du secteur énergétique un levier de croissance, mais aussi un facteur de cohésion sociale, en réduisant les inégalités d’accès entre zones urbaines et rurales.

Cette décision du Conseil des ministres confirme ainsi la priorité accordée par les autorités de la Transition à la modernisation des services publics essentiels. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à bâtir un État plus efficace, capable d’assurer les besoins fondamentaux des populations tout en préparant l’avenir énergétique du pays.

La prorogation de la concession d’EDM-SA ne constitue pas une fin en soi, mais une étape dans un processus de transformation du secteur. Le gouvernement assure vouloir poursuivre les réformes structurelles, renforcer les mécanismes de contrôle et améliorer la performance globale du service public de l’électricité.

À travers cette mesure, les autorités maliennes affichent leur détermination à conjuguer stabilité institutionnelle et réforme économique, dans un domaine stratégique pour le développement du Mali.

A.D

23 janvier 2026 0 comments
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camions bennes basculantes
A la UneClimat et environnement

Mali : l’État fait confiance à Toguna Motors pour moderniser la voirie de Bamako

by Chiencoro 23 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

En confiant à l’entreprise malienne Toguna Motors la fourniture de nouveaux camions pour la Mairie du District de Bamako, les autorités de transition réaffirment leur engagement en faveur du « produire local ». Un contrat stratégique qui illustre la volonté du Mali de miser sur ses propres acteurs industriels pour moderniser ses services publics et consolider sa souveraineté économique.

Le gouvernement malien poursuit sa politique de valorisation du savoir-faire national. Réuni en session ordinaire le vendredi 23 janvier 2026, le Conseil des ministres, présidé par le général d’armée Assimi Goïta, a approuvé un important marché public portant sur l’acquisition de camions ampli-rolls et de camions bennes basculantes au profit de la Mairie du District de Bamako.

Attribué à Toguna Motors, entreprise malienne pionnière dans l’assemblage et la distribution de véhicules lourds, ce contrat d’un montant global de 508,83 millions de F CFA TTC, avec un délai de livraison de 90 jours, illustre la volonté du gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles des services urbains tout en soutenant l’industrie nationale.

Un choix stratégique en faveur de l’économie locale

Selon le communiqué du Conseil, cette acquisition vise à améliorer les performances de la Direction des services urbains de voirie et d’assainissement, en dotant la capitale d’équipements modernes et adaptés à la gestion des déchets. L’enjeu est de taille : Bamako, en pleine expansion démographique, doit relever le défi d’une urbanisation rapide et d’une pression croissante sur les infrastructures.

En confiant ce marché à un acteur local, le gouvernement entend également stimuler la production industrielle nationale et favoriser la souveraineté économique dans un secteur longtemps dominé par les importations étrangères.

« L’exécution de ce marché permettra de renforcer les capacités techniques et opérationnelles de la Direction des Services urbains de Voirie et d’Assainissement de la Mairie du District de Bamako. », précise le communiqué du Conseil des ministres.

Toguna Motors, fleuron industriel malien

Fondée en 2015, Toguna Motors s’est imposée en moins d’une décennie comme le leader malien de la commercialisation et de l’assemblage de véhicules lourds et utilitaires. Filiale du Groupe Toguna, dirigé par Malla Nantoumé, l’entreprise a débuté par la mécanisation agricole avant de se diversifier vers le BTP, les mines, le transport et l’énergie.

Basée à proximité de l’aéroport de Sénou à Bamako, Toguna Motors emploie plusieurs centaines de personnes et dispose d’un atelier moderne de maintenance et de stockage de pièces détachées. Ses partenariats stratégiques avec des constructeurs internationaux tels que Sinotruk (Howo), Lovol, Shantui ou GWM lui permettent de proposer une gamme variée : tracteurs, camions, SUV, pick-up, et désormais véhicules électriques — un secteur où elle joue un rôle pionnier au Mali.

Innovation et engagement national

L’entreprise revendique une approche centrée sur l’innovation, la durabilité et l’emploi local. Ses équipements, adaptés aux conditions climatiques et routières du pays, offrent une alternative performante et accessible aux importations coûteuses. Toguna Motors incarne la vision d’un Mali industriel, tourné vers l’efficacité et la création d’emplois qualifiés.

L’accord signé avec la Mairie du District de Bamako s’inscrit donc dans une dynamique de partenariat public-privé, où l’expertise locale est mise au service de la modernisation urbaine. En soutenant Toguna Motors, les autorités maliennes confirment leur engagement à faire émerger des champions nationaux capables de répondre aux besoins de développement du pays.

Cette collaboration entre l’État et Toguna Motors dépasse la simple transaction commerciale. Elle traduit la volonté politique de renforcer la résilience économique du Mali et d’encourager l’investissement national. À travers ce type de projets, le gouvernement affirme une orientation claire — faire du « produit malien » un levier de développement durable et d’autonomie stratégique.

Avec cette nouvelle commande publique, Bamako se prépare à une gestion plus efficace de ses infrastructures urbaines, tandis que Toguna Motors consolide sa place de pilier industriel dans le paysage économique du pays.

Chiencoro Diarra

23 janvier 2026 0 comments
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Unités respiratoires
ActuSanté

Santé au Mali : trois nouvelles centrales d’oxygène pour renforcer le système hospitalier

by Chiencoro 23 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Trois nouvelles centrales d’oxygène médical ont été inaugurées à Bamako, Kati et Kayes. Un investissement stratégique de 2,9 milliards de F CFA qui symbolise la volonté du gouvernement malien de bâtir un système de santé plus résilient et mieux préparé face aux crises sanitaires.

Le Mali franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système de santé. Trois centrales de production d’oxygène médical ont été inaugurées, jeudi 22 janvier 2026, à Bamako, Kati et Kayes. Financés par le Fonds mondial en partenariat avec le ministère de la santé et du développement social, ces équipements visent à renforcer les capacités hospitalières face aux urgences respiratoires et aux besoins croissants en soins intensifs.

La cérémonie, organisée à l’hôpital de dermatologie de Bamako, a officialisé la mise en service des unités destinées au CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati, à l’hôpital Fousseyni Daou de Kayes et à l’établissement hôte. Le projet, d’un montant global de près de 2,95 milliards de F CFA, couvre la construction des infrastructures, l’installation technique et la mise en fonctionnement de ces usines d’oxygène, dites PSA (Pressure Swing Adsorption).

Un investissement vital pour les hôpitaux maliens

Ces installations, considérées comme stratégiques, doivent permettre de réduire la dépendance à l’importation de bouteilles d’oxygène, tout en améliorant la réactivité des hôpitaux face aux urgences médicales. Pour les structures bénéficiaires, elles représentent un tournant dans la prise en charge des pathologies respiratoires, notamment dans un contexte où les crises sanitaires, à l’image de la COVID-19, ont révélé la fragilité des capacités nationales.

« Ces équipements sont essentiels pour garantir la pérennité et l’efficacité des soins », a souligné Saran Branchi-Fadiga, gestionnaire du portefeuille Mali du Fonds mondial, lors de la cérémonie. L’organisation a réaffirmé son engagement à soutenir les investissements durables dans la santé publique, en particulier ceux destinés à renforcer les infrastructures vitales.

Le ministre de la Santé et du Développement social a, Colonel-major Assa Badiallo Touré, de son côté, salué une « coopération fructueuse » avec le Fonds mondial, inscrite dans une logique d’impact direct sur les populations. « Ces infrastructures traduisent une volonté affirmée de renforcer la disponibilité de l’oxygène médical, élément essentiel dans le traitement de nombreuses pathologies », a-t-elle déclaré.

Une avancée stratégique pour la santé publique

Le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré a exprimé la reconnaissance du ministère envers le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour avoir placé la santé parmi les priorités nationales.

Elle a rappelé que cette orientation s’est traduite par la modernisation des centres de santé de référence, leur transformation en hôpitaux de district, ainsi que la construction de nouveaux établissements à Koulikoro, Koutiala et Bla. « Cette politique d’investissement traduit une vision de long terme pour renforcer l’accès équitable à des soins de qualité », a-t-elle conclu.

La cérémonie s’est achevée par la coupure du ruban symbolique et une visite guidée des installations, marquant la mise en service officielle de ces infrastructures. Avec ces nouvelles centrales d’oxygène, le Mali améliorera l’autonomie de ses hôpitaux et réduira la mortalité liée aux insuffisances respiratoires — un défi majeur dans un pays où les services de réanimation demeurent sous-dotés.

Ces équipements, au-delà de leur portée technique, incarnent l’un des axes forts de la résilience du système de santé malien, désormais tourné vers l’efficacité, la décentralisation et la durabilité.

Chiencoro Diarra 

23 janvier 2026 0 comments
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Mamou Daffé et Mariam Bagayoko
ActuSeko ni Donko

Mali : Mariam Bagayoko, reine du Goussoubala et lauréate du Prix Aga Khan de la musique, reçue par le ministre Mamou Daffé

by Sahel Tribune 23 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Lauréate du Prix Aga Khan de la musique 2025, la chanteuse malienne Mariam Bagayoko a été reçue à Bamako par le ministre de la Culture, Mamou Daffé. Une reconnaissance nationale pour une artiste dont le parcours incarne la vitalité et le rayonnement du patrimoine musical malien sur la scène internationale.

À Bamako, la reconnaissance est à la hauteur du symbole. La chanteuse malienne Mariam Bagayoko, figure majeure de la musique traditionnelle du Beledougou et lauréate du Prix Aga Khan de la musique 2025, a été reçue en audience, le jeudi 22 janvier 2026, par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.

Venue présenter officiellement son trophée, remporté en novembre 2025 à Londres, l’artiste était accompagnée d’une importante délégation, dans une atmosphère mêlant fierté nationale et célébration culturelle.

Une distinction internationale majeure

Décerné parmi plus de 400 candidats issus d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et d’Europe, le Prix Aga Khan de la musique distingue Mariam Bagayoko dans la catégorie la plus prestigieuse : le Prix pour l’ensemble de sa carrière. Une consécration qui vient saluer plusieurs décennies d’engagement artistique, consacrées à la préservation, à la transmission et au rayonnement des musiques traditionnelles maliennes.

Surnommée la « reine du Goussoubala », Mariam Bagayoko incarne une tradition vivante, enracinée dans les rythmes, les récits et les valeurs du Mandé. Sa trajectoire artistique, portée par une fidélité rare à son héritage culturel, a contribué à faire connaître au-delà des frontières maliennes une expression musicale longtemps cantonnée aux cercles communautaires.

La culture malienne mise à l’honneur

Pour le ministre Mamou Daffé, cette distinction dépasse le parcours individuel de l’artiste. Elle constitue, selon lui, « une reconnaissance internationale du génie créatif malien et de la richesse de son patrimoine immatériel ». Le ministre a salué un sacre « amplement mérité » et rappelé que cette consécration intervient dans le contexte de l’Année de la culture, décrétée par le président de la Transition, le général Assimi Goïta.

Le ministre a également tenu à remercier la structure Instruments 4 Africa, qui accompagne Mariam Bagayoko depuis plusieurs années dans la valorisation de son œuvre et son exposition sur les scènes internationales.

Un prix au service du patrimoine vivant

Créés en 2018, les Prix Aga Khan de la musique récompensent des artistes, ensembles et institutions qui œuvrent à la sauvegarde des patrimoines musicaux vivants, tout en les inscrivant dans la modernité. Ils mettent l’accent sur le rôle de la musique comme vecteur de cohésion sociale, de dialogue interculturel et de résilience culturelle, notamment dans des sociétés marquées par de fortes mutations.

En rejoignant le cercle restreint des lauréats, Mariam Bagayoko confirme la place centrale du Mali dans la cartographie mondiale des musiques patrimoniales. Une reconnaissance qui, au-delà de l’artiste, renforce la visibilité d’un pays où la culture demeure, malgré les crises, un pilier de l’identité et un levier de rayonnement.

À travers cette distinction, c’est aussi un message adressé aux jeunes générations d’artistes maliens. Celui d’une création possible, exigeante et fidèle aux racines, capable de dialoguer avec le monde sans se renier.

Pour Mariam Bagayoko, la récompense vient clore un parcours exceptionnel tout en ouvrant une nouvelle étape : celle d’une ambassadrice culturelle, désormais inscrite dans l’histoire des grandes figures de la musique africaine contemporaine.

A.D

23 janvier 2026 0 comments
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forage à la paroisse de Kita
ActuClimat et environnement

Mali : un projet de plus 3 milliards de F CFA pour renforcer la résilience hydrique à Kayes et Kati

by Chiencoro 23 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Face à la raréfaction des ressources hydriques et aux effets croissants du changement climatique, le Mali mise sur un ambitieux projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les régions de Kayes et Kati. Soutenu par la Banque africaine de développement, ce programme de plus de 3 milliards de F CFA incarne la volonté du gouvernement de conjuguer résilience climatique et justice sociale.

Le gouvernement malien et la Banque africaine de développement (BAD) unissent leurs efforts pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a présidé, le jeudi 22 janvier, la 3ᵉ session du comité de pilotage du Projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement résilients au changement climatique et à la COVID-19 dans la région de Kayes et le cercle de Kati.

Ce programme, d’un montant total de 5,857 millions d’euros (soit un peu plus de 3,8 milliards de F CFA), est financé par la Facilité africaine de l’eau (FAE) de la BAD. Signé le 3 mai 2023, l’accord vise à améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement tout en réduisant la vulnérabilité des communautés rurales face aux épisodes de sécheresse, aux chaleurs extrêmes et à la raréfaction des ressources hydriques.

L’objectif affiché est ambitieux : plus de 438 700 personnes dans les zones de Kayes et Kati devraient bénéficier d’un service d’eau amélioré, résilient et durablement géré.

Des retards inquiétants dans la mise en œuvre

Si la portée du projet est stratégique, son exécution accuse un sérieux retard. Depuis sa signature, la mise en œuvre a été freinée par des obstacles administratifs et techniques, entraînant une révision complète du contenu initial. Les taux de décaissement restent faibles : 9,91 % pour la BAD et 12,58 % pour l’État malien, alors que seules deux des 18 activités prévues ont été réalisées, trois autres étant en cours d’exécution.

Face à cette situation, le ministre Diané a appelé à une accélération urgente des travaux : « Des mesures urgentes doivent être prises pour accélérer la réalisation des activités en 2026, notamment l’obtention rapide des avis de non-objection, la signature des contrats et l’exécution effective des travaux. »

Le comité de pilotage, réuni à Bamako, doit passer en revue les recommandations précédentes, valider le rapport annuel du projet et adopter le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, afin de fixer les orientations stratégiques pour l’année à venir.

Eau, assainissement et climat : un défi structurel

Dans un contexte marqué par la pression démographique, l’urbanisation rapide et la multiplication des chocs climatiques, la gestion durable de l’eau demeure un enjeu vital pour le Mali. Les régions de Kayes et Kati figurent parmi les zones les plus touchées par la sécheresse et la baisse des nappes phréatiques.

Le projet s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de résilience climatique, combinant mobilisation des eaux souterraines, assainissement amélioré et renforcement des capacités locales pour une gestion communautaire des infrastructures.

Le ministre Diané a invité les acteurs du projet à une « analyse approfondie des documents » et à formuler des recommandations « pertinentes » permettant d’accélérer le rythme d’exécution et de lever les contraintes opérationnelles. « Nous devons parvenir à des résultats concrets qui apportent des réponses satisfaisantes aux préoccupations des populations », a-t-il insisté.

Le ministre a salué le partenariat constant entre le gouvernement malien, la BAD et la FAE, dont le soutien technique et financier reste déterminant dans la mise en œuvre des politiques nationales d’accès à l’eau et à l’assainissement.

Ce projet, malgré ses retards, illustre la volonté du Mali de placer la résilience climatique et la sécurité hydrique au cœur de ses priorités de développement.

Chiencoro Diarra 

23 janvier 2026 0 comments
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