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Journée nationale du poisson
A la UneÉconomie

Mali, sous-secteur de la pêche : plus de 120 000 tonnes de poisson en 2025 contre 113 000 en 2024

by Sidi Modibo Coulibaly 17 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 6 minutes read

Le Mali se dirige inexorablement vers la souveraineté alimentaire. D’année en année, la production alimentaire augmente. La production céréalière, qui était de 11 010 851 tonnes en 2024, est passée à 11 452 540 tonnes en 2025 ; la viande contrôlée est passée de 96 750 tonnes à 100 690 tonnes. La production de poisson n’est pas restée en marge de cette progression.

En effet, au cours des trente (30) dernières années, force est de constater la réduction considérable du volume de captures annuelles de poissons. Une réduction due à la sécheresse, aux changements hydrologiques, à la dégradation des écosystèmes aquatiques et des terres, ainsi qu’au dragage des cours d’eau pour la recherche de l’or.

D’autres contraintes ont également contribué à cette situation. Il s’agit de la faiblesse des capacités des acteurs étatiques et non étatiques de la filière poisson, de l’insuffisance de crédit en faveur des investisseurs privés, du manque d’une politique foncière définissant un cadre légal pour l’accès à la terre et aux plans d’eau, ainsi que de la faiblesse de la recherche dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture. Face à cette situation, le gouvernement a adopté une politique de développement du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture.

Une politique ayant produit des résultats positifs

Dans le cadre de cette politique, le gouvernement a développé une stratégie visant notamment la rationalisation des pêches et le développement de la pisciculture sous toutes ses formes : pisciculture artisanale dans les mares et en étangs, la rizipisciculture et la pisciculture de type intensif dans les structures hors sol comme les cages flottantes rectangulaires et circulaires de grandes capacités.

Ainsi, il a pu réaliser la mise en place d’unités artisanales de fabrication de glace au marché central à poisson de Bamako, faire des dons de tonnes d’aliments pour poissons aux producteurs, doter les acteurs de caisses isothermes et remettre des congélateurs pour la conservation du poisson frais aux maraîchères.

En outre, la stratégie a permis de créer des structures de formation dédiées à la pêche et à l’aquaculture. Il s’agit de nouvelles filières au sein de l’IPR-IFRA (Institut Polytechnique Rural – Institut de Formation et de Recherche Appliquée) et de l’Université de Ségou, mais aussi de la création de l’Université de Sikasso, du Centre de Formation Pratique en Aquaculture (CFPA) de Molodo (Niono) et d’autres établissements du secteur privé. Elle a également permis l’adoption et la mise en œuvre des politiques des sous-secteurs élevage et pêche à travers différents programmes et projets, aussi bien pour l’élevage que pour la pêche et l’aquaculture, ainsi que l’appui à l’investissement de plus en plus important des organisations professionnelles et des particuliers.

La combinaison de ces différentes initiatives a débouché sur l’obtention de résultats supérieurs à ceux de l’année dernière. Ainsi, pour l’année 2025, il a été produit 113 343 tonnes de poissons capturés et 7 039 tonnes de poissons issus de la pisciculture, soit un total de 120 382 tonnes. En 2024, la production était de 104 178 tonnes de poissons capturés et 9 040 tonnes de poissons de pisciculture, soit un total de 113 218 tonnes.

Le Mali dispose d’un important potentiel halieutique

Avec un nombre important de plaines (mares, lacs, bancotières), sans compter les grands fleuves et leurs différents affluents, le Mali est le troisième producteur de poisson d’eau douce en Afrique, après le Kenya et l’Ouganda. En d’autres termes, avec un réseau hydrographique de l’ordre de 4 500 km, de grandes superficies d’eaux libres et de nombreux aménagements hydro-agricoles, le Mali représente un cas spécifique dans le développement de la pêche et de l’aquaculture en Afrique subsaharienne et dans la Confédération des États du Sahel (AES).

Au regard de cet important potentiel, le gouvernement prévoit, dans sa politique de développement du sous-secteur, la mise en valeur des plans d’eau, l’intensification de la production halieutique avec une implication de plus en plus importante du secteur privé dans la production d’intrants de pisciculture et de poissons marchands, la mise en œuvre de bonnes pratiques de pêche responsables, réglementées et durables, ainsi que la cogestion des pêcheries. Il est également prévu l’appui à la recherche pour l’alimentation du poisson et les systèmes d’élevage. C’est fort de cette potentialité et de son apport dans l’économie nationale que l’interprofession Poisson du Mali et le ministère de l’Élevage et de la Pêche ont initié les Journées du poisson, afin de donner une grande visibilité et une meilleure lisibilité au sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture.

Journées du poisson, une tribune de promotion du sous-secteur

Initiées fin 2022, les Journées du poisson, qui se tiennent sur trois jours, sont à leur quatrième édition. Celle-ci s’est tenue du 11 au 13 décembre 2025 au Palais de la culture Amadou Hampâté Ba, sous la présidence du Premier ministre, représentant le Président de la transition. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, du corps diplomatique, ainsi que des acteurs et partenaires du sous-secteur de la pêche.

Aux termes de ces Journées, il est heureux de constater que le bilan est élogieux. Tout d’abord, leur tenue a permis le renforcement du partenariat entre le ministère de l’Élevage et de la Pêche et le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de restauration des terres dégradées (PRDT) du Mali, en vue de poursuivre le financement des alliances productives dans le domaine de la pêche. Elle a également permis la remise de 200 tonnes d’aliments pour poissons au ministre de l’Élevage et de la Pêche par le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, afin de soutenir les activités des pisciculteurs.

Ensuite, ces Journées ont permis la présentation des potentialités de la filière poisson du Mali et de l’environnement des investissements et des affaires qui s’y rapportent, ainsi que des échanges sur les différentes perspectives et contraintes, en amont comme en aval, de la filière poisson au Mali et ses perspectives d’accompagnement.

Enfin, des pistes d’actions pertinentes ont été identifiées afin de donner à la filière poisson du Mali le rôle substantiel qu’elle doit jouer dans l’économie nationale, tout en assurant la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que l’autoconsommation.

Il faut signaler qu’outre le rôle important du sous-secteur du poisson dans le développement économique du Mali, celui-ci peut, à terme, constituer un élément de réduction des effets néfastes des aléas climatiques et contribuer à une gestion rationnelle des écosystèmes.

SMC

17 décembre 2025 0 comments
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Rebaptisation des lieux publics au Mali
ActuSeko ni Donko

Mali, rebaptisatisation des places et voies publiques : Le Président Goïta valorise, une fois de plus, le patriotisme et l’esprit de sacrifice 

by Sidi Modibo Coulibaly 16 décembre 2025
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Le Mali Kura tant souhaité par les populations ne se réalisera pas sans la refondation des secteurs fondamentaux comme la culture. C’est elle qui permet à l’homme d’avoir une identité et un repère. Elle est un pilier pour bâtir ce Mali Kura. Une réalité que les autorités nationales, sous le leadership éclairé du Chef de l’État, ont compris en décidant de rebaptiser avec des noms du terroir les places et voies publiques.

En effet, cette décision a été prise par le chef de l’État à travers le Décret n°2025-0117/PT-RM du 21 février 2025, qui a officialisé la dénomination des places et espaces publics. Une décision qui s’inscrit, certainement, dans la dynamique de l’institution de l’année 2025 par le Général d’Armée Assimi Goïta, comme année de la culture au Mali.

En rebaptisant les places et espaces publics par des noms du terroir, le Mali marque une rupture avec le passé colonial qui avait relégué les grandes figures nationales dans l’oubli. Une rupture qui annonce un retour à l’identité nationale. 

Ainsi, le Président de la transition a présidé la cérémonie d’inauguration de deux places publiques. C’était le jeudi, 11 décembre 2025 à Koulouba, à quelques encablures du Palais présidentiel. Étaient présents à la cérémonie d’inauguration le Général de division Abdoulaye Maïga, Premier Ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre du Niger, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali et, plusieurs membres du gouvernement.

«Mali Cεbaw » et  «Mali Kεlεmasaw»

Telles sont les nouvelles dénominations attribuées à ces deux places que la Place des Explorateurs et la Place des gouverneurs du Soudan français. La première est désormais dénommée  Place  «Mali Cεbaw » (Les Grands Hommes du Mali), tandis que la seconde s’appellera Place «Mali Kεlεmasaw» ( Les chefs de guerre du Mali). 

La nouvelle dénomination de ces deux places rend hommage aux dirigeants militaires ayant défendu avec brio les intérêts de la patrie. Donc, c’est un pan de l’histoire militaire du pays qui est mis en exergue, pourrait-on dire. Par rapport à cet aspect, les autorités de la transition avaient, déjà, enclenché un processus de réécriture de l’histoire militaire du Mali. 

Le lancement des travaux de cette œuvre, d’une durée d’une année, avaient été officiellement lancés, le 13 février 2024. Ils sont menés par un groupe d’experts composé d’éminents historiens maliens, tant civils que militaires. C’est le Pr Doulaye Konaté, historien, ancien ministre de l’Éducation nationale qui en est le coordinateur. A l’issue des travaux de ce groupe d’experts dirigé par Pr Doulaye Konaté, le Mali disposera d’un ouvrage de qualité scientifique retraçant l’histoire militaire du Mali, depuis le IVe siècle jusqu’à nos jours. Il comprendra les thèmes couvrant divers aspects de l’organisation militaire des empires et royaumes jusqu’à la période coloniale, en passant par la conquête coloniale et l’exploitation économique des territoires. 

Par ailleurs, il intégrera l’aspect genre et la dimension socio-ethnique des forces armées et de sécurité en vue de parvenir à une Armée nationale reflétant la diversité sociale du Mali, conformément aux dispositions de la Loi fondamentale. Ce sera un ouvrage de référence qui permettra aux Maliens d’aujourd’hui et de demain de tirer les leçons du passé. Il va établir les fondements de la refondation de l’outil de défense national, en mettant en avant les valeurs de patriotisme, d’esprit de sacrifice et de grandeur nationale. 

A cette initiative, il faut noter que les autorités de la transition ont donné des dénominations issues du terroir aux opérations militaires : «Dougoukoloko»  (récupérer le territoire ), «Maliko» (faire tout pour le Mali), «Fougakene»  ( faire table rase) , etc.

Déjà, plus de 30 rebaptisatisations effectuées

La cérémonie de baptême de ces lieux avait eu lieu en commune IV du district de Bamako, le mardi 24 décembre 2025, par le Premier ministre. Des voies, places et établissements publics du district de Bamako ont été baptisé aux noms de vingt et huit (28 ) personnalités physiques et sept (7) personnalités morales emblématiques. Ainsi, l’Avenue CEDEAO qui devient l’Avenue de l’AES, la Place du Sommet Afrique-France qui prend le nom de Place de la Confédération des États du Sahel. 

Quant à l’Avenue Ruault, elle devient l’Avenue Capitaine Sékou Traoré, la Rue Faidherbe devient Rue Mamadou Lamine Dramé. La Rue Jean Brière de Lisle est désormais la Rue Banzoumana Sissoko. La Rue Archinard est rebaptisée Rue El Hadj Cheick Oumar Tall et la Rue Mage en  Rue Monseigneur Luc Auguste Sangaré. Plusieurs avenues de la capitale portent désormais les noms de Babemba Traoré, Général Amadou Toumani Touré (ATT), Modibo Keïta, Nelson Mandela, Soumangourou Kanté,  Damanguilé Diawara, Kamandjan Camara, etc.

Avec ces rebaptisatisations, les autorités réhabilitent l’histoire du pays, magnifient les héros et renforcent les valeurs et l’ identité nationale. Autrement dit, elles constituent, d’après le ministre Mamou Daffé, un acte de mémoire, de justice et de souveraineté qui réhabilitent les grandes figures nationales et offrent à la jeunesse des repères de dignité et de fierté.

Sidi Modibo Coulibaly

16 décembre 2025 0 comments
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Corridor Lomé-Ouagadougou-Niamey
A la UneAnalyses

Corridors sahéliens : comment l’AES redessine la carte commerciale de l’Afrique de l’Ouest

by Sahel Tribune 16 décembre 2025
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au sommet de Bamako, les dirigeants de la Confédération des États du Sahel pourraient se pencher sur la réorganisation des grands corridors logistiques au cœur de leur stratégie post-CEDEAO. Une stratégie qui fait du transport un levier décisif de souveraineté économique et d’intégration régionale.

Les 22 et 23 décembre 2025, Bamako accueille le 2ème sommet de la Confédération des États du Sahel (AES), après celui de Niamey, au Niger, consacrant la naissance de ce bloc tripartite, dans un contexte de recomposition accélérée des échanges régionaux. Depuis leur retrait effectif de la CEDEAO, le 29 janvier 2025, le Mali, le Burkina Faso et le Niger n’ont plus seulement à repenser leurs alliances politiques : ils doivent redessiner, dans l’urgence, leurs routes commerciales. Au cœur de cette équation, trois corridors — Bamako–Conakry, Niamey–Cotonou et Ouagadougou–Lomé — s’imposent comme les véritables lignes de fracture, mais aussi comme les piliers potentiels d’une souveraineté économique sahélienne.

Après la CEDEAO, la bataille des routes

La sortie de la CEDEAO, effective en janvier 2025, a profondément ébranlé les circuits commerciaux hérités. Pays enclavés, le Mali, le Burkina Faso et le Niger dépendaient historiquement de quelques axes dominants : Dakar pour le Mali, Lomé et Tema pour le Burkina Faso et le Niger. Cette architecture, longtemps considérée comme acquise, a révélé sa vulnérabilité lors des sanctions régionales de 2022-2025.

Aujourd’hui, les coûts logistiques représentent jusqu’à 40 % de la valeur des biens importés dans les pays sahéliens. Dans ces conditions, la diversification des corridors n’est plus un choix stratégique parmi d’autres. Elle devient une nécessité vitale pour la survie économique de l’espace AES.

Bamako–Conakry : la proximité comme promesse inachevée

Avec moins de 1 000 kilomètres sépare Bamako du port de Conakry. Le corridor guinéen apparaît comme l’accès maritime le plus direct pour le Mali. Pendant l’embargo régional, Conakry a su capter une part significative du trafic malien grâce à une politique tarifaire agressive et à un allègement des formalités douanières.

Mais cette promesse reste fragile. Les surcoûts maritimes vers Conakry — jusqu’à 1 000 dollars supplémentaires par conteneur — pénalisent lourdement la compétitivité du corridor. Le projet de chemin de fer Conakry–Bamako, évalué à 8,5 milliards de dollars, pourrait changer la donne. Il incarne une ambition structurante, mais aussi un pari financier et politique de long terme. Pour l’AES, ce corridor est moins un acquis qu’un symbole : celui de la volonté de rompre avec la dépendance exclusive aux axes historiques. Au seuil du 2ème sommet de l’AES, le Premier ministre malien, accompagné d’une forte délégation a effectué une visite d’amitié et de travail en Guinée, du 8 au 9 décembre 2025. Au cours de ce déplacement, plusieurs questions d’intérêts commun ont été débattues. 

Niamey–Cotonou : un axe vital sous contraintes

Le corridor Niamey–Cotonou reste, malgré les tensions politiques récentes, un axe indispensable pour le Niger. Il irrigue un vaste espace économique reliant le golfe de Guinée au cœur du Sahel. Pourtant, son efficacité est minée par des obstacles bien connus : multiplication des postes de contrôle, lenteurs douanières, dégradation des infrastructures et insécurité persistante.

Des initiatives existent, notamment à travers des projets de réforme institutionnelle et d’harmonisation des procédures. Mais l’enjeu pour l’AES dépasse la simple optimisation technique. Il s’agit de préserver un corridor historiquement central tout en l’inscrivant dans une nouvelle logique régionale, moins dépendante des équilibres politiques anciens.

Ouagadougou–Lomé : l’axe le plus abouti, mais le plus exposé politiquement

Le corridor Ouagadougou–Lomé apparaît aujourd’hui comme le plus performant des trois. Le port autonome de Lomé, modernisé et certifié, concentre l’essentiel du trafic de transit du Burkina Faso et joue un rôle croissant pour le Niger. Les investissements soutenus par la Banque mondiale et les engagements togolais en matière de fluidification en font un modèle relatif de logistique régionale.

Mais ce succès repose sur un équilibre délicat. Le Togo n’est pas membre de l’AES et se positionne comme un acteur-pont entre la confédération sahélienne et la CEDEAO. Cette neutralité pragmatique constitue à la fois un atout et une fragilité : le corridor Lomé–Ouagadougou dépend, plus que les autres, de la stabilité diplomatique régionale.

Harmoniser pour exister : le chantier douanier

Au-delà des infrastructures, l’un des enjeux centraux du sommet de Bamako réside dans l’harmonisation douanière. Des progrès ont été enregistrés en 2025, avec une réduction tangible des délais de passage sur certains axes et une coordination accrue entre administrations.

L’objectif affiché est d’étendre ces réformes aux trois corridors stratégiques, interconnecter les systèmes informatiques, mutualiser les contrôles et réduire les coûts de transaction. Sans cette convergence institutionnelle, aucun corridor ne pourra jouer pleinement son rôle de levier d’intégration.

La création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) est la clé financière qui cristallise les ambitions de l’espace sahélien. C’est un outil de financement endogène, qui soutiendra  les projets structurants, des routes aux chemins de fer.

Une priorité réelle, mais sous haute tension

Les trois corridors occupent indéniablement une place centrale dans l’agenda du sommet de Bamako. Chacun incarne une fonction différente : Ouagadougou–Lomé comme socle opérationnel, Niamey–Cotonou comme axe vital à réformer, Bamako–Conakry comme horizon stratégique.

Mais cette priorité reste conditionnelle. L’insécurité persistante, les coûts logistiques élevés, la fragilité financière et les lenteurs institutionnelles pèsent lourdement sur les ambitions affichées. Mais le sommet de Bamako aura sans doute permis de consolider un engagement politique. Dès 2026, l’AES pourrait transformer ces corridors en véritables instruments de souveraineté économique.

A.D

16 décembre 2025 0 comments
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La CEDEAO a levée les sanctions contre le Niger à la suite du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
A la UnePolitique

Pourquoi la CEDEAO frappe fort au Bénin mais hésite en Guinée-Bissau

by Chiencoro 15 décembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Réunie en sommet ordinaire les 14 et 15 décembre 2025 à Abuja, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a dû faire face à deux crises politiques majeures survenues en moins d’un mois. D’un côté, une tentative de coup d’État déjouée au Bénin ; de l’autre, un coup réussi en Guinée-Bissau. Deux situations distinctes, deux réponses différentes, qui interrogent la cohérence stratégique et la crédibilité politique de l’organisation régionale.

Le 7 décembre 2025, à l’aube, un groupe de soldats dissidents, se revendiquant du « Comité militaire pour la refondation » (CMR), a tenté de renverser le président béninois Patrice Talon. Menée par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, l’opération a brièvement visé la télévision nationale et proclamé la suspension de la Constitution, avant d’être rapidement neutralisée par les Forces armées béninoises, restées loyales au pouvoir civil.

La réaction de la CEDEAO a été immédiate et sans ambiguïté. Dès le jour même, la Commission a condamné une « tentative de subversion de la volonté populaire » et, fait rare, ordonné le déploiement d’éléments de sa force en attente sur le territoire béninois. Des contingents venus du Nigeria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone ont été mobilisés, dans une logique de stabilisation préventive.

Ce déploiement marque la première activation effective de la force régionale depuis la crise gambienne de 2017. Il a été salué par les chefs d’État réunis à Abuja comme un signal clair adressé aux auteurs de coups de force. La CEDEAO entend désormais intervenir en amont pour protéger les institutions lorsqu’elles tiennent encore.

La Guinée-Bissau, entre suspension et pressions ciblées

Le contraste est saisissant avec la situation en Guinée-Bissau. Le 26 novembre 2025, un coup d’État militaire a renversé le président Umaro Sissoco Embalo. Face à ce changement politique à la tête de l’Etat, la CEDEAO a appliqué les mécanismes classiques prévus par son Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance : suspension immédiate du pays de toutes les instances de décision et condamnation officielle du changement anticonstitutionnel.

Lors du sommet d’Abuja, l’organisation est allée plus loin en rejetant fermement le calendrier de transition proposé par les nouvelles autorités du pays, qui envisageaient de conserver le pouvoir jusqu’en 2028. Les chefs d’État ont exigé un retour rapide à l’ordre constitutionnel et la mise en place d’une transition civile courte et inclusive.

Toutefois, sur le plan coercitif, la CEDEAO a opté pour une approche graduée. Plutôt que d’imposer immédiatement des sanctions économiques générales, elle a brandi la menace de sanctions ciblées — gel des avoirs et restrictions de déplacement — à l’encontre des individus entravant le processus de transition. À ce stade, aucune mesure concrète n’a encore été appliquée.

Une « CEDEAO à deux vitesses » ?

Cette différence de traitement alimente les critiques. Plusieurs observateurs, dont le député sénégalais Guy Marius Sagna, dénoncent une organisation à géométrie variable : intervention militaire rapide lorsque le coup échoue, prudence diplomatique lorsque le coup réussit. Une lecture renforcée par le précédent du Niger en 2023, où la CEDEAO avait renoncé à une intervention militaire après de fortes résistances régionales.

Pour ses défenseurs, cette approche relève d’un pragmatisme assumé. La CEDEAO serait plus efficace dans la prévention que dans l’imposition forcée d’un retour à l’ordre constitutionnel, surtout dans des contextes où l’intervention armée risquerait d’aggraver l’instabilité ou de susciter un rejet populaire.

Médiation, état d’urgence régional et défis sécuritaires

Consciente des limites de sa seule posture répressive, la CEDEAO a également annoncé le déploiement imminent d’une mission de haut niveau en Guinée-Bissau, chargée de relancer le dialogue politique. Parallèlement, l’organisation a décidé d’intensifier sa coopération avec l’Union africaine et les Nations unies, notamment en Guinée Conakry, où des missions d’observation électorale accompagneront le scrutin présidentiel de fin décembre.

Quelques jours avant le sommet, le président de la Commission, Omar Alieu Touray, avait d’ailleurs proclamé un « état d’urgence régional », soulignant la multiplication des changements anticonstitutionnels et la progression continue de la menace terroriste de la côte ivoirienne au nord du Nigeria.

Une crédibilité sous tension

À Abuja, la CEDEAO a réaffirmé sa politique de « tolérance zéro » envers les coups d’État. Mais entre démonstration de force au Bénin et prudence calculée en Guinée-Bissau, l’organisation avance sur une ligne étroite, contrainte par ses moyens militaires limités, ses divisions internes et une opinion publique de plus en plus critique.

La gestion du dossier bissau-guinéen sera déterminante. Sa capacité à obtenir une transition civile crédible, sans recourir à une escalade militaire ou à des sanctions aveugles, conditionnera largement la crédibilité future de la CEDEAO comme garante de l’ordre constitutionnel en Afrique de l’Ouest.

Chiencoro Diarra 

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Drapeau de l'AES
ActuPolitique

AES : une réponse sahélienne à l’impasse des intégrations régionales classiques

by Sahel Tribune 15 décembre 2025
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La Confédération des États du Sahel (AES) est souvent analysée à travers le prisme de la rupture : rupture avec la CEDEAO, avec les cadres hérités de la Françafrique, avec les mécanismes classiques de coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Cette lecture, si elle n’est pas fausse, reste incomplète. Car l’AES est aussi une tentative inédite de refondation de la gouvernance régionale à partir des réalités sahéliennes.

Créée en septembre 2023 autour du Mali, du Burkina Faso et du Niger, puis formellement érigée en confédération en juillet 2024, l’AES ne se limite pas à une alliance militaire de circonstance. Elle esquisse un modèle institutionnel original, fondé sur trois piliers — sécurité, diplomatie, développement — et sur une logique assumée de souveraineté partagée. Une ambition rare dans une région longtemps marquée par des intégrations formelles mais peu opérantes.

Une architecture politique volontairement resserrée

Au cœur du dispositif se trouve le Collège des chefs d’État, instance suprême de décision, assumant pleinement la centralité du politique dans un contexte de crise sécuritaire prolongée. Ce choix tranche avec les architectures technocratiques de nombreuses organisations régionales africaines, souvent accusées de dilution des responsabilités. Ici, la gouvernance est volontairement verticale, mais lisible.

Autour de ce sommet politique s’articule un Conseil des ministres et des mécanismes nationaux de coordination, chargés d’assurer la traduction concrète des décisions confédérales. Le pari est d’éviter l’écueil des institutions pléthoriques, coûteuses et inefficaces, au profit d’un dispositif léger, évolutif, orienté vers l’action.

Trois piliers pour une intégration pragmatique

La force de l’AES réside sans doute dans sa structuration autour de trois piliers interdépendants. Le pilier sécuritaire, incarné par la Force unifiée AES, répond à l’urgence : la lutte contre des menaces transnationales que les cadres nationaux seuls n’ont pas permis d’endiguer. La mutualisation des moyens, du renseignement et des opérations constitue une rupture opérationnelle réelle.

Le pilier diplomatique, plus discret mais tout aussi stratégique, vise à faire émerger une voix sahélienne cohérente sur la scène internationale. Dans un environnement géopolitique marqué par la recomposition des alliances, l’AES cherche à peser collectivement, plutôt que de subir isolément.

Enfin, le pilier développement, longtemps relégué au second plan dans les politiques sécuritaires, est désormais affiché comme central. La création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) illustre cette volonté de doter l’espace sahélien d’outils financiers propres, capables de soutenir des projets structurants sans dépendance systématique aux bailleurs traditionnels.

Une gouvernance fondée sur la subsidiarité et la solidarité

Contrairement à certaines craintes, l’AES ne vise pas l’effacement des souverainetés nationales. Son modèle repose au contraire sur une subsidiarité assumée. Les décisions sont prises au niveau confédéral lorsque l’action collective est plus efficace, et restent nationales lorsque la proximité est préférable. Cette logique pragmatique rompt avec les intégrations normatives souvent déconnectées des réalités locales.

La solidarité active, inscrite dans la Charte du Liptako-Gourma, constitue l’autre socle du projet. Toute atteinte à un État membre est considérée comme une atteinte à l’ensemble. Ce principe, plus politique que juridique à ce stade, donne néanmoins une cohérence stratégique à l’ensemble et renforce la crédibilité de la démarche.

Une tentative sahélienne à prendre au sérieux

L’erreur serait de réduire l’AES à une posture idéologique ou à une réaction défensive face aux sanctions et aux pressions extérieures. Elle est, plus profondément, une tentative de produire une gouvernance régionale endogène, fondée sur les priorités sécuritaires, économiques et culturelles du Sahel.

Une chose est certaine : l’AES constitue aujourd’hui l’un des laboratoires les plus ambitieux de recomposition institutionnelle en Afrique de l’Ouest. À ce titre, elle mérite mieux que le scepticisme automatique ou la caricature. Elle mérite un débat sérieux, à la hauteur des enjeux qu’elle soulève.

A.D

15 décembre 2025 0 comments
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Alousséni Sanou
A la UneÉconomie

Apurement de la dette intérieure : un tournant discret mais stratégique pour les finances publiques maliennes

by Chiencoro 15 décembre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

Face aux tensions économiques et au ralentissement des financements extérieurs, les autorités maliennes de la transition, sous l’impulsion du général d’armée Assimi Goïta, ont engagé un vaste programme d’apurement de la dette intérieure. Présentée comme un levier de soutien au secteur privé et de stabilisation des finances publiques, cette stratégie vise à restaurer la confiance des opérateurs économiques tout en injectant de la liquidité dans l’économie nationale.

Dans un contexte régional marqué par l’instabilité sécuritaire, les tensions géopolitiques, les complots régionaux et internationaux, ainsi que la raréfaction des financements extérieurs, la gestion de la dette intérieure est devenue l’un des enjeux centraux de la souveraineté économique des États africains. Le Mali en a fait un axe prioritaire de son action publique. Les chiffres rendus publics, par le ministre de l’Economie et des Finances,  Alousséni Sanou, en ce début décembre 2025 témoignent d’une stratégie assumée, celle de restaurer la confiance des opérateurs économiques, soutenir le secteur privé et préserver la crédibilité financière de l’État.

Depuis octobre 2024, les autorités maliennes ont engagé un vaste programme d’apurement de la dette intérieure, notamment celle due aux opérateurs économiques. En un an, le stock de cette dette est passé d’environ 600 milliards de francs CFA à moins de 440 milliards à fin 2025. Dans le même intervalle, l’État a procédé à des paiements cumulés avoisinant 1 654 milliards de francs CFA. Un effort budgétaire rarement observé dans un pays confronté simultanément à des défis sécuritaires majeurs et à une contraction des appuis budgétaires extérieurs.

Une dette intérieure au cœur de l’économie réelle

La dette intérieure n’est pas une abstraction comptable. Elle concerne directement les entreprises locales, les fournisseurs de l’État, les établissements scolaires privés, les structures sanitaires, les acteurs du BTP ou encore les opérateurs du secteur de la défense. Son accumulation prolongée fragilise la trésorerie des entreprises, freine l’investissement, bloque l’accès au crédit bancaire et, in fine, ralentit la croissance.

En s’attaquant frontalement à cette dette, les autorités maliennes de la transition font le choix d’une stabilisation par l’économie réelle. À la date de décembre 2025, près de 342 milliards de francs CFA de dette concernent les opérateurs économiques, dont une part significative de mandats en souffrance depuis plus de 90 jours. Le programme spécial annoncé prévoit le paiement prioritaire des mandats de 2023 et 2024, ainsi que des règlements ciblés sur 2025 pour des projets structurants : routes, infrastructures hospitalières, éducation, indemnités et dépenses liées à la défense.

Injecter de la liquidité, restaurer la confiance

Au-delà du désendettement, l’enjeu est macroéconomique. Injecter plus de 300 milliards de francs CFA en trois mois dans le circuit économique revient à soulager les entreprises, relancer la demande et redynamiser le système bancaire. Dans un pays où l’accès au financement reste contraint, cet afflux de liquidités constitue un levier essentiel de résilience économique.

Cette politique vise également à restaurer la confiance. Celle des opérateurs économiques, souvent éprouvés par les retards de paiement. Celle des banques, dont l’exposition aux créances publiques conditionne la distribution du crédit. Celle, enfin, des investisseurs, pour qui la capacité d’un État à honorer ses engagements est un signal déterminant.

Les autorités de la transition, par ce geste, font comprendre que malgré les sanctions passées, les ruptures diplomatiques et les pressions financières, le Mali n’a jamais fait défaut sur le marché régional. Cette constance contribue à préserver la signature financière du pays et à maintenir un accès, certes coûteux mais réel, aux ressources du marché.

Une stratégie inscrite dans la durée

L’apurement de la dette intérieure ne se limite pas à une opération ponctuelle. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de réformes, notamment dans le secteur minier, avec le nouveau Code minier et son Contenu local en 2023, censées renforcer la mobilisation des ressources internes. L’objectif des autorités de la transition est la réduction progressive de la dépendance aux financements extérieurs et renouer, à terme, avec des appuis budgétaires sur des bases renouvelées.

Siaka Samaké
Siaka Samaké, Directeur national du Trésor et de la Comptabilité publique du Mali.

Pour l’exercice 2025, les efforts de paiement de la dette intérieure atteignent déjà environ 1 302 milliards de francs CFA à fin novembre, selon le directeur national du Trésor et de la Comptabilité publique du Mali, Siaka Samaké. Les autorités affirment vouloir maintenir un rythme soutenu, réduire les délais de paiement au Trésor et soutenir durablement le secteur privé, considéré comme un pilier de la stabilité économique et sociale, a-t-il rassuré tout en indiquant l’engagement indéfectible de ses services dans cette dynamique.

Un pari politique et économique

Ce choix n’est pas sans risques. Il suppose une discipline budgétaire stricte, une hiérarchisation rigoureuse des dépenses et une capacité à absorber les chocs exogènes. Mais il traduit aussi le pari politique de faire de la crédibilité financière et de la solidarité économique des leviers de souveraineté.

Dans un contexte où la tentation est grande, pour certains États en crise, de différer les paiements ou de sacrifier le secteur privé, le Mali fait le choix inverse. Apurer la dette intérieure, c’est reconnaître que la stabilité ne se décrète pas seulement par la sécurité, mais se construit aussi par la confiance économique. Une leçon qui dépasse les frontières du pays et mérite d’être observée de près.

Chiencoro Diarra

15 décembre 2025 0 comments
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Festival Dibi
ActuÉconomie

Festival du DIBI : une 11ᵉ édition placée sous le signe du record

by Cheickna Coulibaly 14 décembre 2025
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

 La 11ᵉ édition du Festival du DIBI se tiendra du 18 décembre 2025 au 4 janvier 2026 à la Place du Cinquantenaire de Bamako. Annoncée comme l’année du record, cette édition marque un tournant pour l’événement, tant par sa durée que par son ampleur. Elle est placée sous le haut parrainage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta.

En prélude au lancement officiel, une conférence de presse s’est tenue le 10 décembre 2025 dans les locaux du Ministère de l’Élevage et de la Pêche, partenaire du festival. La rencontre a réuni des responsables du ministère, la promotrice du festival Aminata Bocoum, des représentants de l’Association des Dibitiers du Mali, de la filière interprofessionnelle bétail-viande ainsi que des partenaires.

Le Festival du DIBI n’est plus seulement un événement gastronomique

Selon le comité d’organisation, cette édition s’étendra sur 18 jours consécutifs, avec des activités prévues en continu. Le programme comprend des espaces de restauration, des animations culturelles, des soirées thématiques et un fan zone accessible au public. L’événement s’ouvre également à la sous-région, avec le Burkina Faso comme pays invité d’honneur.

Les autorités du Ministère de l’Élevage et de la Pêche ont rappelé que le Festival du DIBI s’inscrit dans une dynamique de promotion de la consommation locale et de valorisation de la filière bétail-viande, un secteur stratégique pour l’économie nationale. Les représentants des professionnels ont, pour leur part, souligné le rôle du festival comme cadre d’échanges et de visibilité pour les acteurs de la rôtisserie et des métiers connexes.

Prenant la parole, la promotrice du festival, Aminata Bocoum, est longuement revenue sur les ambitions de cette édition. « Cette 11ᵉ édition est la plus ambitieuse que nous ayons jamais organisée. Elle va durer 18 jours, non-stop, 24 heures sur 24. Le Festival du DIBI n’est plus seulement un événement gastronomique, c’est devenu un espace de cohésion sociale, de création d’emplois et de valorisation de notre culture », a-t-elle déclaré.

Plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux

Selon elle, l’édition 2025-2026 prévoit l’installation de plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux, la participation de plus de 200 artistes et troupes culturelles, ainsi qu’une série de nuits thématiques consacrées au cinéma, aux traditions et aux expressions culturelles maliennes. Des animations spéciales sont également prévues pour les fêtes de fin d’année.

La promotrice a par ailleurs insisté sur l’impact économique du festival : « Le festival permet de créer des milliers d’emplois directs et indirects. Il donne de la visibilité aux éleveurs, bouchers, dibitiers, transformateurs, commerçants et à toute la chaîne de valeur de la viande. C’est aussi une manière de soutenir la consommation locale et de redonner espoir à de nombreux acteurs. »

Pour Aminata Bocoum, cette 11ᵉ édition constitue une étape clé dans la structuration de l’événement : « Notre ambition est claire : inscrire le Festival du DIBI dans la durée, créer un village du Dibi permanent et faire du Dibi du Mali un label reconnu au-delà de nos frontières. »

Avec cette 11ᵉ édition, le Festival du DIBI poursuit son évolution et s’inscrit désormais comme un rendez-vous régulier mêlant gastronomie, activités culturelles et dynamiques économiques locales.

Cheickna Coulibaly

14 décembre 2025 0 comments
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