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Force unifiée AES
A la UneSécurité

Au Sahel, la force militaire unifiée de l’AES cherche à passer à l’épreuve du terrain

by Sahel Tribune 19 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Mali, Burkina Faso et Niger ont engagé, depuis début 2025, la mise en œuvre opérationnelle de leur force conjointe de 5 000 hommes. Première démonstration avec l’opération « Yere-Ko », menée dans la zone des trois frontières. Un tournant sécuritaire encore fragile, dans une région confrontée à une insécurité persistante et à de lourdes contraintes capacitaires.

Vingt-sept mois après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023, qui a acté la naissance de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger entendent donner un contenu concret à leur ambition sécuritaire commune. Le 21 janvier 2025, les autorités nigériennes annonçaient officiellement la création d’une force militaire unifiée de 5 000 hommes, marquant le passage d’une alliance politique à une architecture opérationnelle.

Cette initiative rompt avec plusieurs décennies de tentatives avortées de coopération régionale en matière de sécurité. Ni la CEDEAO, ni le G5 Sahel n’étaient parvenus à déployer durablement une force intégrée capable de répondre à l’expansion des groupes armés terroristes dans le Sahel central. L’AES, née dans le contexte des ruptures avec les partenaires occidentaux et du retrait progressif des dispositifs français, revendique une prise en charge souveraine de la sécurité régionale.

Une architecture militaire en construction

La Force unifiée de l’AES repose sur un état-major central installé à Niamey, au sein de la base aérienne 101, anciennement utilisée par l’opération française Barkhane. Ce choix symbolique traduit la volonté des trois régimes militaires de reprendre le contrôle d’infrastructures stratégiques, tout en affirmant une rupture avec les dispositifs sécuritaires hérités.

Les étapes de mise en place se sont accélérées en 2025. Des réunions successives des chefs d’état-major et des ministres de la défense, à Ouagadougou, Bamako puis Niamey, ont permis de préciser la chaîne de commandement, les mécanismes de coordination et le calendrier de déploiement. L’objectif affiché est une pleine capacité opérationnelle à partir de 2026, même si, à ce stade, la force reste largement adossée aux armées nationales existantes.

« Yere-Ko », premier test grandeur nature

Entre le 24 février et le 6 mars 2025, l’opération conjointe « Yere-Ko 2 » a constitué la première démonstration militaire d’envergure de cette coopération. Menée dans la zone dite des « trois frontières », à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, elle visait les bastions du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et de l’État islamique au Sahel.

Coordonnée depuis le poste de commandement interarmées de Gao, au Mali, l’opération a mobilisé des unités terrestres, appuyées par des moyens aériens et du renseignement partagé. Selon les bilans communiqués par les états-majors, plusieurs bases jihadistes ont été démantelées, des combattants neutralisés ou capturés, et d’importants stocks logistiques saisis, notamment des armes, du carburant et des moyens de communication.

Au-delà des résultats tactiques, « Yere-Ko » a surtout validé une capacité inédite de coordination interarmées, avec une chaîne de commandement partagée et des opérations conduites simultanément sur plusieurs territoires nationaux. Un pas important dans une région où la porosité des frontières a longtemps entravé les efforts militaires.

La question centrale des moyens aériens

L’un des défis majeurs reste toutefois la faiblesse des capacités aériennes des armées sahéliennes. Face à des groupes armés très mobiles, la surveillance, le renseignement et l’appui aérien sont déterminants. L’AES mise sur une mutualisation progressive des moyens existants — hélicoptères, drones, capacités de renseignement — plutôt que sur la création immédiate d’une flotte commune.

La Turquie fournit des drones à plusieurs pays de l’Alliance, tandis que la Russie a annoncé, au printemps 2025, un appui en matière de formation et d’équipements. Cette stratégie de partenariats multiples vise à éviter une dépendance exclusive, après le retrait des partenaires occidentaux. Mais elle pose aussi la question de l’interopérabilité des systèmes et de la soutenabilité financière de ces choix dans la durée.

Une expérience encore ouverte

Malgré cette montée en puissance, la force unifiée de l’AES demeure confrontée à de lourds obstacles. Les groupes terroristes continuent d’adapter leurs modes opératoires, tandis que les contraintes budgétaires, logistiques et humaines limitent l’ampleur des opérations. Par ailleurs, l’absence d’un cadre institutionnel supranational pleinement opérationnel restreint la capacité à planifier sur le long terme.

L’opération « Yere-Ko » a montré que le Mali, le Burkina Faso et le Niger pouvaient, pour la première fois, conduire ensemble des opérations militaires coordonnées d’envergure. Mais transformer cette dynamique en un dispositif durable, capable de stabiliser le Sahel central, nécessitera bien davantage qu’une convergence sécuritaire.

La réussite de la force unifiée dépendra autant de sa capacité militaire que de l’évolution politique des régimes qui la portent, et de leur aptitude à inscrire cette coopération dans un projet régional plus large. Le 2ème collège des chefs d’État de la Confédération des Etats du sahel, prévu à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, devrait offrir un premier bilan politique de cette expérimentation sécuritaire inédite au Sahel.

A.D

19 décembre 2025 0 comments
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mine de lithium de Goulamina
A la UneÉconomie

Au Mali, le projet de lithium de Bougouni engrange ses premiers revenus

by Chiencoro 18 décembre 2025
written by Chiencoro 4 minutes read

Le groupe minier britannique Kodal Minerals a perçu ses premiers revenus issus de l’exploitation du lithium de Bougouni, dans le sud du Mali. Une étape clé pour ce projet stratégique, dans un contexte de recomposition économique et géopolitique du Sahel.

La société minière Kodal Minerals a annoncé, mercredi 17 décembre, avoir perçu ses premiers revenus issus de l’exploitation du projet de lithium de Bougouni, dans le sud du Mali. Un paiement de 21,3 millions de dollars (environ 19,5 millions d’euros) a été versé par le groupe chinois Hainan Mining, partenaire commercial du projet, à la suite de la première exportation de concentré de spodumène depuis le port ivoirien de San Pedro, le 28 novembre.

Cette somme représente 95 % de la valeur de la cargaison livrée, conformément au contrat d’enlèvement liant les deux groupes. Le solde doit être réglé début janvier, après confirmation des analyses définitives de teneur et de tonnage du minerai exporté. Il s’agit des premiers revenus générés par la société Les Mines de Lithium de Bougouni (LMLB), filiale de Kodal Mining UK Limited (KMUK), qui détient la licence d’exploitation du site. Kodal Minerals, cotée à la bourse de Londres (AIM), possède 49 % de KMUK.

Une montée en régime progressive de la production

L’exploitation minière se poursuit à ciel ouvert sur le site de Ngoualana, où le minerai de pegmatite est extrait et transporté vers les stocks de minerai brut, actuellement estimés à environ 65 000 tonnes. L’objectif est d’augmenter progressivement ces volumes afin d’assurer un approvisionnement continu de l’usine de traitement par séparation en milieu dense (DMS) tout au long de l’année 2026.

Après plusieurs semaines de maintenance et d’ajustements techniques destinés à corriger des goulots d’étranglement identifiés lors de la mise en service initiale, l’usine de Bougouni a redémarré son activité cette semaine. La direction de Kodal Minerals indique viser une production d’environ 10 000 tonnes de concentré de spodumène par mois à court terme, avec une capacité annuelle cible de 125 000 tonnes.

Le transport du concentré vers le port de San Pedro se poursuit, et un second chargement est en cours d’acheminement vers la Chine. Pour le premier trimestre 2026, la production attendue se situe entre 20 000 et 30 000 tonnes.

Des contraintes techniques et saisonnières maîtrisées

Comme de nombreux sites miniers en zone tropicale, Bougouni a été affecté par la saison des pluies, qui a temporairement limité l’accès à certaines zones de la fosse. Des opérations d’assèchement sont en cours afin de permettre l’extraction des niveaux inférieurs du gisement. Selon l’entreprise, ces opérations n’ont pas d’impact sur la continuité de l’exploitation, des dispositifs permanents ayant été installés pour limiter les effets des prochaines saisons humides.

L’entreprise affirme par ailleurs disposer d’un approvisionnement complet en carburant et en explosifs, élément crucial dans un contexte régional marqué par des tensions logistiques et sécuritaires persistantes.

Des résultats prometteurs sur le prospect de Boumou

Au-delà de Bougouni, Kodal Minerals a publié les résultats définitifs de sa campagne de forage 2025 sur le prospect voisin de Boumou. Les analyses confirment la présence de plusieurs corps pegmatitiques continus et à teneur élevée en lithium. Certaines intersections atteignent plus de 50 mètres avec des teneurs supérieures à 1,5 % de Li₂O, renforçant le potentiel de développement à long terme du site.

Une nouvelle campagne de forage est prévue début 2026, accompagnée d’essais métallurgiques et d’études géotechniques, en vue de l’élaboration d’un plan minier détaillé. La société prévoit également de mettre à jour son étude d’impact environnemental et social, en raison de l’extension du périmètre du prospect.

Un projet stratégique dans un contexte politique sensible

Le projet de Bougouni s’inscrit dans un contexte malien marqué par une volonté affirmée des autorités de renforcer le contrôle national sur les ressources stratégiques, notamment dans le secteur minier. Le lithium, minerai clé de la transition énergétique mondiale, est devenu un enjeu économique et géopolitique majeur pour les pays producteurs.

Si Kodal Minerals souligne la stabilité opérationnelle du site, la montée en puissance du projet sera scrutée de près, tant pour ses retombées économiques locales que pour sa capacité à s’inscrire durablement dans un environnement sécuritaire et réglementaire encore fragile. L’entreprise prévoit désormais de publier des mises à jour trimestrielles sur l’avancement des opérations, la première étant attendue en avril 2026.

Chiencoro Diarra 

18 décembre 2025 0 comments
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Passeport AES
ActuÉconomie

Pourquoi l’identité numérique est devenue centrale dans le projet AES

by Chiencoro 18 décembre 2025
written by Chiencoro 5 minutes read

En lançant un e-passeport et une carte d’identité biométrique communs, la Confédération des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) franchit un nouveau cap dans son projet d’intégration. Au-delà de la technique, ces nouveaux documents traduisent une ambition politique : celle de bâtir une souveraineté régionale fondée sur la libre circulation, le numérique et le contrôle des identités.

À peine dix-huit mois après sa création, la Confédération des États du Sahel (AES) franchit un seuil décisif de son projet politique : la mise en circulation de documents d’identité et de voyage harmonisés. Le lancement de l’e-passeport AES, en janvier 2025, puis de la carte d’identité biométrique confédérale, en décembre 2025, dépasse la simple réforme administrative. Il traduit une volonté assumée de bâtir une intégration régionale alternative, fondée sur la souveraineté, la numérisation et la libre circulation.

Une rupture assumée avec l’architecture CEDEAO

La disparition progressive des passeports et cartes d’identité CEDEAO dans les trois pays membres — Mali, Burkina Faso et Niger — consacre la rupture institutionnelle intervenue avec le retrait officiel de la CEDEAO en janvier 2025. Les nouveaux documents confédéraux deviennent ainsi les premiers marqueurs concrets d’un espace AES distinct, doté de ses propres instruments juridiques et administratifs.

Le calendrier de déploiement illustre cette volonté d’accélération. Après la réunion d’experts tenue à Bamako en octobre 2024 et la validation technique par les ministres chargés de la sécurité en novembre, la décision présidentielle d’avril 2025 a officialisé l’e-passeport et la carte biométrique comme documents de référence. L’e-passeport, premier à entrer en circulation, est délivré dès le 29 janvier 2025, date hautement symbolique coïncidant avec la sortie effective de la CEDEAO.

Le Burkina Faso a dépassé les 100 000 passeports de l’Alliance des États du Sahel (AES) délivrés dès août 2025, plus précisément 102 000 depuis septembre 2024, selon une annonce du directeur de l’ONI en août 2025. Le Mali relance sa production à l’automne, tandis que la carte d’identité biométrique est officiellement lancée en décembre 2025, avec une généralisation prévue à partir de 2026.

Des documents sécurisés, pensés pour l’interopérabilité

Sur le plan technique, les deux documents répondent aux standards internationaux les plus élevés. Conçus en polycarbonate, dotés de puces électroniques intégrant données biométriques, empreintes digitales et photographie, ils sont conformes aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Plus de cinquante éléments de sécurité invisibles à l’œil nu visent à limiter les risques de falsification.

Au-delà de la sécurisation, l’objectif est de bâtir un système d’identification interopérable à l’échelle confédérale. Les bases de données nationales sont appelées à être interconnectées, permettant une reconnaissance mutuelle des identités et un partage d’informations entre les États membres. Une architecture technique pensée à la fois pour faciliter la mobilité et renforcer les capacités de contrôle.

Une reconnaissance internationale pragmatique

Restait la question sensible de la reconnaissance internationale. Dès avril 2025, la France valide l’e-passeport AES comme document de voyage officiel. Les pays de l’espace Schengen confirment, quelques mois plus tard, son acceptation administrative. Une reconnaissance rapide, qui tranche avec les tensions diplomatiques persistantes entre les capitales sahéliennes et plusieurs partenaires occidentaux.

Cette avancée diplomatique s’accompagne toutefois d’un paradoxe : la production des documents reste confiée à un prestataire européen spécialisé, faute de capacités industrielles locales équivalentes. Un choix pragmatique, mais qui limite encore l’autonomie technologique complète de l’AES.

Libre circulation, sécurité et économie régionale

Au cœur de cette réforme se trouve la libre circulation des personnes, pilier revendiqué de la doctrine confédérale. Sur le plan juridique, l’harmonisation documentaire simplifie les passages frontaliers et réduit les contrôles redondants. Sur le plan économique, elle vise à fluidifier le commerce transfrontalier, essentiel pour des économies largement informelles et interdépendantes.

Contrairement à certaines approches sécuritaires dominantes, l’AES défend l’idée qu’une mobilité encadrée améliore la sécurité. Les documents biométriques renforcent la traçabilité des personnes, facilitent l’identification et contribuent à la lutte contre le terrorisme, les trafics et la criminalité organisée, grâce à l’échange d’informations entre États.

Dans une région marquée par des déplacements massifs de populations, la question de l’identité légale revêt une dimension sociale cruciale. Des millions de personnes déplacées internes se retrouvent privées de documents, exclues des services publics et des droits fondamentaux. La carte d’identité biométrique AES, accessible dès l’âge de cinq ans et à faible coût, se veut une réponse à cette invisibilité administrative.

Elle ouvre l’accès à l’éducation, aux soins, aux aides sociales et aux services publics, et s’inscrit dans une logique d’inclusion rarement mise en avant dans les politiques sécuritaires sahéliennes.

Une modernisation numérique à portée géopolitique

Ces documents s’intègrent dans une stratégie plus large de numérisation des administrations. Interconnexion des systèmes d’état civil, modernisation des bases de données, sécurisation des informations personnelles. Autant de leviers pour renforcer la souveraineté numérique des États membres et améliorer la gouvernance publique.

À terme, l’identité numérique confédérale pourrait devenir l’infrastructure de base d’autres politiques communes : fiscalité, protection sociale, mobilité professionnelle ou accès aux services en ligne.

Plus qu’un outil administratif, l’e-passeport et la carte biométrique incarnent une ambition politique : faire exister l’AES dans le quotidien des citoyens. La devise de l’AES inscrite sur les documents — « Un Espace, Un Peuple, Un Destin » — résume cette volonté de transformer une alliance née de la crise sécuritaire en un projet d’intégration durable.

Chiencoro Diarra 

18 décembre 2025 0 comments
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Kassogué, ministre de la justice.jpg
A la UneTaabolow ani Tabiaw

Mauvaise gouvernance foncière au Mali : vers la mise en place d’instruments efficaces de lutte

by Sahel Tribune 18 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La bonne gouvernance à tous les niveaux est un gage de développement harmonieux pour un pays. Depuis quelques années, les autorités nationales, sous la conduite du Général d’Armée Assimi Goïta, sont à pied d’œuvre pour que tous les secteurs vitaux du pays soient bien gérés au bénéfice exclusif des populations. Le secteur foncier et domanial n’échappe pas à cette refondation.

En effet, dans un Mali en pleine mutation démographique et économique, la question foncière et domaniale reste l’un des défis majeurs de gouvernance, car elle devient de plus en plus une préoccupation majeure, de nature à ébranler la paix, la quiétude et la cohésion sociale. Autrement dit, elle est au cœur de la paix sociale, de la stabilité politique et du développement économique du pays.

Depuis plus de trois décennies, elle est caractérisée par une série de dysfonctionnements, tels que la gestion morcelée et peu coordonnée des dossiers ; la multiplicité des intervenants ; la lenteur des procédures ; les conflits entre les systèmes coutumiers, administratifs et judiciaires ; l’absence de spécialisation des acteurs, ainsi que des décisions judiciaires parfois contradictoires. Ce qui fait qu’à ce jour, il existerait très peu de familles au Mali qui ne soient pas ou qui n’aient pas été confrontées à un problème foncier, que ce soit en milieu urbain ou rural. Si certaines victimes se résignent en se remettant à Dieu, d’autres, par contre, arpentent régulièrement les couloirs des tribunaux.

Ainsi, pendant le premier semestre de l’année 2025, sur 643 dossiers traités par la justice, 48,83 % étaient directement liés à des litiges fonciers. Des litiges qui représentent aujourd’hui près de 40 % des affaires portées devant les juridictions de l’ordre judiciaire et jusqu’à 90 % devant celles de l’ordre administratif. Face à cette situation, le gouvernement a décidé de se doter d’instruments nécessaires et efficaces pour éradiquer le phénomène.

Un pôle judiciaire foncier en création

À l’image des pôles judiciaires dédiés à la cybercriminalité, à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, ainsi qu’à la lutte contre la corruption, le gouvernement a décidé de créer un pôle judiciaire foncier. L’examen des textes de création de ce pôle a fait l’objet d’un atelier de consultation. C’était le mardi 16 décembre 2025 à Bamako, dans la salle de conférences du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Cet atelier visait à favoriser le dialogue et à enrichir les textes en cours d’élaboration. Il a réuni de nombreuses personnalités, notamment des représentants des départements ministériels, des directeurs de services centraux, le gouverneur de la région de Ségou, ainsi que des représentants des gouverneurs du district de Bamako et de la région de Koulikoro.

L’adoption de ces textes aboutira à la structuration d’un pôle judiciaire foncier doté de compétences civiles, administratives et pénales. Ce qui permettra de rationaliser le traitement des affaires foncières, d’unifier l’action des acteurs judiciaires concernés et de simplifier les procédures.

Réorganisation des services techniques de l’État

Pour permettre à l’État de changer de fusil d’épaule dans la lutte contre la mauvaise gouvernance foncière et domaniale, le gouvernement a adopté un projet de décret fixant les cadres organiques des services régionaux et subrégionaux des Domaines et du Cadastre. C’était à la faveur de la session du Conseil des ministres du vendredi 12 décembre 2025. Le projet de décret adopté permet d’harmoniser les cadres organiques avec la nouvelle organisation desdits services et de prévoir, pour les cinq (5) prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à l’exécution de leurs missions.

Ce décret vient s’ajouter à de nouveaux textes de réorganisation du secteur foncier. Il s’agit notamment de l’Ordonnance n°2024-001/PT-RM du 15 janvier 2024 portant création de la Direction générale des domaines et du cadastre en remplacement de la Direction nationale des domaines et du cadastre ; du décret n°2024-0044/PT-RM du 19 janvier 2024 fixant son organisation et les modalités de son fonctionnement ; et du décret n°2025-0187/PT-RM du 11 mars 2025 portant création des services régionaux et subrégionaux des domaines et du cadastre.

On peut présager que la mise en œuvre de ces instruments aboutira à une bonne gestion foncière et domaniale. Une bonne gestion qui sera, certainement, axée sur la simplification des procédures, la digitalisation des outils fonciers, le renforcement de la coordination entre les structures, l’amélioration des capacités humaines et techniques, la sécurisation des décisions et l’amélioration du contrôle.

Sidi Modibo Coulibaly

18 décembre 2025 0 comments
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Les présidents des pays de l'AES
A la UnePolitique

Sommet de l’AES à Bamako : bilan, perspectives et consolidation confédérale

by Sahel Tribune 18 décembre 2025
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Réunis les 22 et 23 décembre dans la capitale malienne, les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger tiendront le deuxième collège des chefs d’Etat de la Confédération des États du Sahel. Vingt-sept mois après sa création, l’organisation entend dépasser le cadre sécuritaire pour esquisser une doctrine régionale fondée sur la souveraineté, l’intégration et le refus de la dépendance stratégique.

Le sommet de Bamako marque une nouvelle étape dans la structuration de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, puis formellement transformée en confédération lors du sommet de Niamey en juillet 2024. Vingt-sept mois après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, les trois États sahéliens poursuivent un processus d’institutionnalisation accéléré, dans un contexte régional marqué par leur rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Les travaux préparatoires, organisés à Bamako du 15 au 18 décembre, ont réuni les hauts fonctionnaires autour des trois piliers de la Confédération — défense et sécurité, diplomatie et développement. Ils seront suivis, les 20 et 21 décembre, par la première session confédérale du Conseil des ministres. En parallèle, les ministres des finances ont finalisé les modalités d’opérationnalisation de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA.

Cette succession de réunions techniques traduit l’ambition des dirigeants sahéliens : transformer une alliance née de l’urgence sécuritaire en une organisation politique et économique structurée.

Bamako, capitale politique d’une solidarité sahélienne

Le choix de Bamako pour accueillir ce deuxième sommet n’est pas anodin. Après Niamey en 2024, la capitale malienne devient à son tour le théâtre d’une affirmation collective, alors que le Mali assure la présidence tournante de l’AES jusqu’à la fin de l’année 2025. Cette rotation entre Bamako, Ouagadougou et Niamey est présentée par les autorités comme un symbole d’égalité entre les États membres, à rebours des hiérarchies informelles qui caractérisent de nombreuses organisations régionales africaines.

Dans un contexte de sanctions levées mais de relations toujours tendues avec leurs voisins ouest-africains, les trois pays entendent afficher une unité politique et stratégique renforcée.

Une doctrine fondée sur l’autonomie stratégique

Derrière l’agenda institutionnel, le sommet de Bamako s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’AES dans l’ordre régional et international. Les déclarations des responsables sahéliens convergent vers l’émergence d’une doctrine fondée sur l’autonomie stratégique et la souveraineté décisionnelle.

Lors de l’ouverture des travaux préparatoires, le ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a évoqué un « changement de paradigme irréversible », insistant sur le respect des choix souverains des États membres et sur leur volonté de rompre avec des mécanismes régionaux jugés inefficaces ou contraignants. Une orientation déjà affirmée lors du sommet de Niamey, où les dirigeants de l’AES avaient présenté leur alliance comme le cadre le plus opérationnel de lutte contre le terrorisme dans le Sahel central.

Sur le plan économique, cette logique se traduit par une reprise en main des ressources naturelles. Le Mali a récemment adopté un nouveau code minier renforçant la participation de l’État et des investisseurs nationaux. Le Niger, de son côté, a engagé une rupture plus radicale en mettant fin à l’exploitation d’uranium par la société française Orano, au nom de la souveraineté économique.

Le choix du multi-alignement

Cette affirmation de souveraineté ne s’accompagne toutefois pas d’un isolement diplomatique. Les États de l’AES revendiquent une stratégie de diversification des partenariats, souvent qualifiée de « multi-alignement ». La Russie s’est engagée à appuyer la montée en puissance de la Force unifiée de l’AES, tandis que la Turquie fournit des équipements militaires, notamment des drones. La Chine et certains pays du Golfe maintiennent également une présence économique et diplomatique active dans la région.

Pour les dirigeants sahéliens, il s’agit d’éviter toute dépendance exclusive, qu’elle soit occidentale ou non, et de rompre avec le modèle du G5 Sahel, largement financé et structuré par des partenaires extérieurs.

Médias, sécurité et relations régionales à l’agenda

Le sommet de Bamako doit également entériner plusieurs projets structurants. Parmi eux figure l’adoption d’un plan stratégique quinquennal pour la période 2026-2030, destiné à donner une visibilité à l’action confédérale. Les chefs d’État devraient aussi lancer officiellement la radio confédérale « Daandè Liptako », présentée comme un outil de communication et de lutte contre la désinformation, avec des antennes dans les trois capitales.

Les relations avec la CEDEAO constituent un autre dossier sensible. Depuis le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger en janvier 2025, les tensions diplomatiques persistent. Plusieurs incidents sécuritaires, dont des violations d’espaces aériens dénoncées par l’AES, ont ravivé les crispations. Le sommet devra préciser la posture de la Confédération vis-à-vis de son environnement régional.

Le deuxième sommet de l’Alliance des États du Sahel marque un moment charnière. En cherchant à formaliser une doctrine propre, fondée sur l’autonomie stratégique, l’intégration régionale et le contrôle des ressources, l’AES entend s’imposer comme une alternative aux cadres régionaux existants. À Bamako, les dirigeants sahéliens pourront démontrer que l’AES n’est plus une alliance conjoncturelle, mais un projet politique appelé à durer.

A.D

18 décembre 2025 0 comments
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Intervention militaire
ActuPolitique

Bénin : victoire officielle, défaite stratégique

by Mikailou Cissé 17 décembre 2025
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

La crise qui secoue le Bénin, avec ses répliques politiques et militaires traversant l’Afrique de l’Ouest, dépasse largement le cadre d’un simple incident sécuritaire. Elle met à nu une tension structurelle entre une souveraineté proclamée et des dépendances réelles. Plus qu’un événement conjoncturel, elle marque un moment de bascule où l’État, l’armée et les alliances extérieures se trouvent exposés dans leur fragilité.

Les images, les interruptions audiovisuelles et les messages numériques n’en ont livré qu’une façade. Comme souvent dans l’Afrique contemporaine, l’essentiel s’est joué à huis clos : mobilisation discrète de soutiens extérieurs, gestion étroite de l’information, volonté manifeste de contenir l’événement afin d’éviter toute contagion régionale. La mémoire collective a été cadrée avant même que le peuple n’en perçoive l’ampleur réelle.

Une armée sous pression, entre loyauté et dépendance

À l’image de l’opération Serval au Mali en 2013, la riposte béninoise s’est voulue immédiate, calibrée et décisive. Serval n’avait pas seulement stoppé l’avancée des groupes armés vers Bamako ; elle avait surtout réaffirmé la centralité française dans la gestion des crises ouest-africaines. De la même manière, l’épisode béninois révèle que certaines souverainetés demeurent conditionnelles, activables ou suspendables selon les intérêts géopolitiques dominants.

L’armée républicaine, héritière du serment de la Conférence nationale de 1990, a vacillé sans rompre ouvertement. Ses chefs, pris entre loyauté institutionnelle, pressions politiques et dépendance opérationnelle, ont vu leur récit soigneusement aménagé afin d’éviter un effet domino dans l’espace sahélien. La crise, confinée dans l’écosystème numérique, n’a laissé au peuple qu’un écho fragmenté et filtré.

« Tenir à tout prix » : la doctrine de la survie institutionnelle

Cette défaite de l’armée béninoise opère à plusieurs niveaux. Elle se traduit d’abord par la mise hors combat d’unités d’élite formées à l’antiterrorisme, avec des pertes humaines, matérielles et symboliques notables. Elle révèle ensuite l’incapacité des autorités à assumer publiquement l’ampleur des faits. Enfin, elle met en lumière le rôle déterminant de la CEDEAO et, surtout, des puissances extérieures dans la stabilisation effective des États de la région.

Le schéma de riposte, lisible entre les lignes des communiqués officiels, trahit un embarras stratégique profond : « tenir à tout prix » devient doctrine, même au détriment de la souveraineté. Sauver la face revient alors à accepter une tutelle de fait.

Nigeria et France : les véritables piliers de la stabilité béninoise

Le Nigeria, confronté depuis plus d’une décennie au terrorisme et au banditisme armé, apparaît comme le principal garant de la survie institutionnelle béninoise, reléguant le pays au rang de vassal stratégique. La France, par son intervention, confirme un rapport de suzeraineté déjà bien installé. Sans ces appuis extérieurs, le scénario aurait été radicalement différent — une réalité minimisée, mais centrale.

La présence visible de forces étrangères dans l’espace urbain et la fragilisation des frontières, notamment avec le Burkina Faso, produisent un paradoxe sécuritaire : présentée comme une protection institutionnelle, cette présence incarne en réalité une dépossession. L’ennemi n’est plus seulement extérieur ; il devient structurel, inscrit dans les dispositifs mêmes de défense.

Une CEDEAO à géométrie variable

L’enjeu réel dépasse le Bénin. Il vise à contenir et isoler l’Alliance des États du Sahel (AES), perçue comme une menace pour l’architecture régionale dominée par la CEDEAO et ses partenaires occidentaux. À travers le Bénin, un message clair est envoyé : aucune remise en cause de l’ordre régional établi ne sera tolérée sans coût élevé. Le peuple béninois se retrouve ainsi otage d’un affrontement géopolitique qui le dépasse.

Les précédents confirment cette géopolitique à géométrie variable : indifférence relative en Guinée-Bissau, parfois tournée en dérision, contre réaction vigoureuse au Niger après la chute de Bazoum. Sous Macron, l’orgueil stratégique français maintient certaines armées africaines dans une dépendance structurelle, exposant l’armée béninoise comme un corps privé de pleine autonomie.

À court terme, l’histoire — toujours écrite par les vainqueurs — présente le pouvoir de Patrice Talon et l’armée béninoise comme sortis victorieux de l’épreuve. Mais dans la longue durée, ils émergent affaiblis, fragilisant l’État béninois et l’équilibre ouest-africain. Une question demeure, lancinante : que vaut un serment républicain lorsqu’il ne peut s’honorer qu’avec l’assistance de forces étrangères ?

Mikaïlou Cissé 

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Spectacle, A vous la Nuit
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« Le théâtre est une poésie qui sort du livre pour devenir humaine», Habib Dembélé dit Guimba National, 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 17 décembre 2025
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

La salle de banquets du Centre International de Conférences de Bamako (CICB) s’est parée, ce lundi 15 décembre 2025, des couleurs de la culture malienne en accueillant le spectacle « A VOUS LA NUIT », une création de l’écrivain et comédien Habib Dembélé, plus connu sous le nom de Guimba National. Parrain du mois de décembre dans le cadre de l’Année de la Culture décrétée par président de la transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, l’artiste a offert au public une œuvre où la tradition et la modernité se sont rencontrées.  

La cérémonie a enregistré la présence du Chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Salia Malé, représentant le Ministre Mamou Daffé. À ses côtés, des membres du cabinet ainsi que de nombreux acteurs culturels ont répondu à l’invitation. Toute chose qui témoigne de l’importance de l’événement dans le calendrier culturel national. La salle du CICB, lieu emblématique des grandes rencontres, s’est transformée en un espace de communion où se sont mêlés les voix des griots, les accords de la kora et la poésie bambara.  

Une soirée placée sous le signe de la culture nationale

Inspiré d’un conte Dafin, « A VOUS LA NUIT » est bien plus qu’un spectacle. C’est un récit de griot, une fresque poétique où la parole ancestrale dialogue avec la musique et le chant. Écrit et joué par Habib Dembélé, l’œuvre illustre la richesse des traditions maliennes et leur transmission vivante à travers le théâtre. La poésie bambara, portée par la voix du comédien, s’est mariée aux sonorités de la kora, créant une atmosphère où chaque spectateur pouvait ressentir la profondeur de l’héritage culturel du Mali.  

Guimba National, fidèle à son engagement artistique, a su donner vie à un récit qui traverse les âges. En convoquant les symboles et les images de la nuit, il a rappelé que l’obscurité n’est pas seulement silence et repos, mais aussi un espace de mémoire, de transmission et de réflexion. Le spectacle a ainsi permis de redonner toute sa place à la parole du griot, vecteur de sagesse et de cohésion sociale, dans un contexte où la culture demeure un pilier de l’identité nationale.  

« A VOUS LA NUIT », un conte vivant et intemporel

Le spectacle s’est voulu également un hommage vibrant à ceux qui, par leur engagement, ont été les briques essentielles pour construire la grande maison culturelle du Mali. Ces hommes et ces femmes, souvent dans l’ombre, ont contribué à préserver et à transmettre les valeurs qui fondent l’identité nationale. « A VOUS LA NUIT » leur rend justice en les inscrivant dans une continuité où la culture devient le socle de la cohésion sociale et le ciment de la nation.  

Habib Dembélé dit Guimba national a exprimé un message marqué par la profondeur et la gratitude, tout en soulignant la vocation humaine de toute création artistique et la nécessité de rendre hommage aux bâtisseurs de la culture.  « Toute création artistique doit avoir un but profondément humain. Le théâtre est une poésie qui sort du livre pour devenir humaine. Tout ce que nous faisons, si cela ne nous ramène pas à l’humanité, n’a pas de sens. Ce mois de décembre, je rends hommage à nos anciens, à ceux qui ont bâti le Mali et qui sont les briques de la grande maison culturelle qui nous abrite aujourd’hui », déclare-t-il.

Un hommage aux bâtisseurs de la culture

L’Année de la Culture, décrétée par le Président de la Transition, se poursuit avec intensité. Chaque mois, un parrain incarne une facette de la richesse culturelle du Mali. En décembre, Guimba National a relevé le défi avec brio, en offrant une œuvre qui conjugue tradition et modernité. Son spectacle s’inscrit dans une dynamique de valorisation des arts et des savoirs, contribuant à renforcer le sentiment d’appartenance et à promouvoir l’unité nationale.  

Le public, composé de personnalités institutionnelles et d’acteurs culturels, a salué la performance avec enthousiasme. Les applaudissements nourris ont témoigné de l’émotion suscitée par ce récit où la parole du griot devient un pont entre les générations. 

Dans le cadre de l’Année de la Culture, ce spectacle restera comme une pierre précieuse ajoutée à l’édifice de la mémoire collective. À travers cette œuvre, Bamako a célébré non seulement la beauté des traditions, mais aussi leur rôle essentiel dans la construction d’un Mali uni et résilient.  

Ibrahim Kalifa Djitteye 

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