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Une vue aerienne de Menaka e1610046145733
Sécurité

Mali : Bounti crée la confusion dans les cœurs

by Chiencoro 6 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La frappe aérienne survenue à Bounti, dimanche 3 janvier 2021, fait débat sur les réseaux sociaux ainsi que hors de ces canaux. Chacun cherche à comprendre ce qui s’est réellement passé dans ce village, dans le centre du Mali.

« Il n’y a guère que l’armée nationale et Barkhane pour opérer offensivement dans le ciel malien. Sollicitées à maintes reprises, les autorités maliennes dominées par les militaires depuis le putsch du 18 août sont restées silencieuses », déclare l’Agence France presse (AFP) dans une de ses publications du mardi 5 janvier 2021 sur l’attaque de Bounti, dans la région de Mopti au Mali. Une attaque et un silence qui donnent lieu à des interrogations. « Que s’est-il passé dimanche près de Douentza, dans le centre du Mali ? L’armée française dit que ses avions ont éliminée des dizaines de jihadistes tandis que des villageois rapportent la mort de plusieurs civils dans la frappe d’un hélicoptère non-identifié », s’interroge l’AFP.

« Il n’y avait pas de mariage »

Cet incident, qu’on pourrait qualifier de bavure, mérite en effet des interrogations. L’armée française aurait-elle confondu des civils qui célébraient leur mariage dans la zone à des terroristes ? Cette possibilité est pourtant écartée par une source militaire française proche du dossier : « Il ne peut y avoir de doutes et d’ambiguïté, il n’y avait pas de mariage. C’est une frappe menée après un processus particulièrement formel et multipartite sur un groupe armé terroriste pleinement identifié, après un recoupement d’informations, des attitudes, une posture, sur une zone caractérisée », rapporte la chaîne de télévision française, France 24.

Radio France internationale (RFI) confirme quand même que « des villageois de Bounti joints par l’Agence France-Presse assurent [ndlr] avoir été frappés par les tirs d’un hélicoptère lors d’une noce ». La même source précise qu’elle « a eu confirmation que quelques femmes et des enfants originaires de Bounti sont bien actuellement soignés à Douentza. D’autres victimes ont été évacuées vers Sévaré, à 150 kilomètres au sud-ouest de Douentza. D’autres ont succombé à leurs blessures ».

Une enquête initiée  

Malgré tout, la population malienne, notamment sur les réseaux sociaux, se dit meurtrie par cet événement de Bounti. Le silence entretenu sur cette attaque est incompréhensible à leurs yeux.

Toutefois, il convient de retenir que les jihadistes possèdent une crinière de techniques d’exaction. Ils sont en mesure de se fondre dans la population pour mieux atteindre leurs cibles. Dans son article « Les raisons de la montée des attaques djihadistes dans le nord du Mali », la Deutsche Welle, chaîne allemande, souligne en effet, « la complicité » dont les djihadistes « bénéficient au sein de la population ». Cette situation rend difficile la lutte antiterroriste pour les forces engagées dans ce combat.

Néanmoins, « la division des droits de l’Homme de la Minusma a initié une enquête », rassure l’AFP afin de situer les responsabilités sur cet incident de Bounti. La même source indique que « la force des Nations unies (Minusma) a affirmé qu’elle n’était “pas impliquée dans les événements survenus récemment dans la zone de Bounti”.

Cette tuerie qui survient après la mort de plusieurs soldats français au Mali pourrait entacher davantage l’image de cette force partenaire du Mali qui ne fait pas déjà bonne presse auprès de la population malienne. Elle coïncide également avec une période où la réduction des effectifs de Barkhane au sahel par la France fait débat. Dans une telle atmosphère délétère, la prudence est nécessaire pour ne pas tomber dans le piège tendu par les djihadistes.

Fousseni Togola

6 janvier 2021 0 comments
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Assimi Goita vice president de la transition malienne sur le terrain
Sécurité

Vertu de la discrétion et efficacité de l’action

by Chiencoro 5 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Selon un adage, « il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ». Tel pourrait bien être le schéma que certains Maliens peu soucieux de l’avenir de leur pays voudraient imposer aux autorités de la Transition en méconnaissant, voire en mésestimant à dessein les efforts consentis pour la stabilisation, surtout dans le domaine de la Défense et de la Sécurité.

Plutôt que de claironner à l’envie les mesures populistes pour désespérément plaire à une opinion désemparée et manipulée de toutes parts par des intrigants mus en hommes politiques pour lesquels seuls les intérêts personnels comptent.

Face à cette tyrannie de l’égocentrisme, que reste-t-il donc à faire sinon tenir bon et se dresser au chevet du Mali, un pays désormais malade du fait de l’aventurisme et de la cupidité de certains de ses propres fils. C’est tout simplement à cette dimension citoyenne et patriotique que la Transition veut amener les Maliens au regard de l’urgence sociopolitique et sécuritaire.

Les autorités de la transition entre le four et le moulin

Malgré la multitude des défis, les autorités de la transition se battent comme de « beaux diables » pour assurer au Mali sa résilience dont les premiers pas ont été déjà franchis par les différents pays partenaires, organisations sous-régionales, régionales et internationales. Plutôt que de capitaliser cet élan de solidarité, source d’une certaine compréhension de la complexité de la crise malienne, la surenchère politique et l’activisme forcené sur les réseaux sociaux ravissent la vedette au vrai amour d’une patrie blessée qui peine à se redresser.

Par delà les méprises et autres mauvaises lectures, honte à tous ceux qui estiment que l’avènement du « Mali kura » est la seule affaire des autorités de la Transition. Qu’à cela ne tienne, des signaux forts sont déjà lancés par le Vice-Président en direction des forces de défense et de sécurité dont le rehaussement de l’effectif, la dotation en moyens et équipements d’opération conséquents, demeure sa priorité. D’où l’intensification des contacts directs entre la haute hiérarchie militaire et sécuritaire avec les hommes sur le terrain. Plus que de la formalité, cette approche affermit de plus en plus les liens entre le sommet et la base, facteur d’un bon exercice du commandement qui ne peut d’ailleurs se renforcer qu’au travers de l’exemple que les chefs donnent en permanence. Une leçon bien comprise et appliquée par le Colonel Assimi Goïta et ses deux points d’appui que sont le ministre de la Défense et des Anciens Combattants et celui de la Sécurité et de la Protection civile.

A défaut de les féliciter, respect et considération

De nombreuses zones comme Nara, Banamba, Farabougou, Mopti, Tombouctou, Gao et Ménaka, ont reçu la visite ou du Vice-Président ou de celle d’un des ministres susmentionnés. À défaut de les féliciter pour être en train de s’acquitter de leur devoir, ces braves combattants patriotes méritent tout au moins le respect et la considération dus à leur engagement pour le Mali.

Photo de famille du vice-président Assimi Goïta avec les troupes sur le terrain
Photo de famille du vice-président Assimi Goïta avec les troupes sur le terrain. Crédit photo: Armée

Bien que discrets dans leurs approches, ces jeunes officiers sont sans nul doute sur la voie royale d’une véritable refondation de l’Armée sans laquelle toute résilience au Mali serait vaine. N’est-ce pas pourquoi le Vice-Président disait à Banamba, lors du réveillon avec les hommes, qu’après l’armée, il n’y avait rien ? Une manière toute simple de rappeler à ses concitoyens que l’armée constitue une soupape de sécurité qu’il importe de consolider. C’est pourquoi selon lui, cette Armée constitue un patrimoine commun à tous les Maliens. D’où le comportement pédagogique du Colonel Assimi et de ses compagnons consistant à commander par l’exemple. Une stratégie déjà pleinement appréciée par les hommes à en juger par l’atmosphère constatée dans les zones visitées et qui ne manquerait pas de contribuer à leur mobilisation indéfectible pour les succès futurs.

Fousseni Togola   

5 janvier 2021 0 comments
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Barkhane 1 e1610265119661
Sécurité

La France vers une réduction des effectifs de Barkhane au Sahel

by Bakary FOMBA 5 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans le cadre de l’opération Barkhane, la France entend réduire le nombre de l’effectif de ses troupes présentes au Sahel. Cette déclaration a été faite, lundi, par la ministre des Armées françaises, Florence Parly, dans un entretien accordé au journal le Parisien.

« Un renfort, par définition, c’est temporaire », déclare la ministre des Armées françaises dans un entretien accordé à nos confrères du journal Le Parisien.

Au cours de cet entretien, Mme Parly n’a pas manqué à faire le bilan des soldats français tombés dans le Sahel de 2013 à nos jours. Au total, 50 soldats français ont été tués dans des attaques au Sahel durant la période en revue, y compris les cinq soldats récemment tués dans deux attaques djihadistes au Mali, les 28 décembre 2020 et 2 janvier 2021, a-t-elle expliqué.

Ces soldats ne sont pas morts pour rien. Selon Mme Parly, le combat que mène la France dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes apporte des résultats positifs. « Au cours de l’année 2020, nous avons remporté des succès militaires importants, à la fois en neutralisant plusieurs hauts responsables de ces groupes terroristes et en attaquant leurs chaînes logistiques pour les désorganiser », souligne la ministre des Armées françaises.

Toutefois, la France pourrait réduire les effectifs de ses troupes présentes au sahel malgré des « succès militaires importants » enregistrés en 2020.

« On a l’impression de revenir à la situation de 2012 »

Le prochain sommet conjoint de la France et des pays du G5 Sahel prévu pour février 2021 à N’Djamena devra permettre à la France et à ses pays de prendre une décision finale en ce qui concerne cette réduction des effectifs de Barkhane au sahel. Néanmoins, d’ores et déjà, dans les coulisses de l’Élysée, le sujet fait débat. « De sources concordantes, l’Élysée voudrait réduire encore plus les effectifs de Barkhane d’ici à l’élection présidentielle de 2022. Une question lancinante à l’heure où les armées alertent sur la nécessité de se préparer à d’autres conflits plus durs sur la scène mondiale, et alors que certaines voix au sein de la classe politique mettent en doute la pertinence de cet engagement long et coûteux, qui peine à être suivi d’effets politiques sur le terrain », rapporte la chaîne de télévision française, TV5 Monde.

Selon Marc-Antoine Pérouse de Montclos, de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), « plus on aide le Mali, plus il s’enfonce. On a l’impression de revenir à la situation de 2012 puisque l’armée a repris le pouvoir, le pays reste coupé en deux et l’État n’est toujours pas présent au nord », rapportent nos confrères de TV5 Monde. Puisque c’est ainsi, le Mali devrait-il, comme ce fut le cas en 2012, appeler la France au secours ?

Bakary Fomba

5 janvier 2021 1 comment
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Henri Bergson philosophe francais du 19eme siecle
Éducation

« Mais un œil vaut-il toujours un œil, une dent toujours une dent ? », Henri Bergson à propos de la justice

by Sahel Tribune 5 janvier 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Henri Bergson est un philosophe français né en 1859 à Paris, où il meurt en 1941. Influencé au départ par le positivisme, Henry Bergson effectuera plus tard un revirement pour devenir un critique acerbe de cette doctrine. Philosophe vitaliste, Bergson a beaucoup influencé son époque en raison de sa remise, fin XIXe siècle et première moitié du XXe siècle, des philosophies intellectualistes ainsi que des conceptions « scientistes » de la connaissance. Dans ce morceau extrait de son ouvrage « Les deux sources de la morale et de la religion », Bergson nous livre sa compréhension de la justice.  

« La justice a toujours évoqué des idées d’égalité, de proportion, de compensation. Pensare, d’où dérivent “compensation” et “récompense”, a le sens de peser ; la justice était représentée avec une balance. Équité signifie égalité. Règle et règlement, rectitude et régularité, sont des mots qui désignent la ligne droite. Ces références à l’arithmétique et à la géométrie sont caractéristiques de la justice à travers le cours de son histoire. La notion a dû se dessiner déjà avec précision dans les échanges. Si rudimentaire que soit une société, on y pratique le troc ; et l’on ne peut le pratiquer sans s’être demandé si les deux objets échangés sont bien de même valeur, c’est-à-dire échangeables contre un même troisième. Que cette égalité de valeur soit érigée en règle, que la règle s’insère dans les usages du groupe, que le “tout de l’obligation”, comme nous disions, vienne ainsi se poser sur elle : voilà déjà la justice sous sa forme précise, avec son caractère impérieux et les idées d’égalité et de réciprocité qui s’attachent à elle. – Mais elle ne s’appliquera pas seulement aux échanges de choses. Graduellement elle s’étendra à des relations entre personnes, sans toutefois pouvoir, de longtemps, se détacher de toute considération de choses et d’échange. Elle consistera surtout alors à régulariser des impulsions naturelles en y introduisant l’idée d’une réciprocité non moins naturelle, par exemple l’attente d’un dommage équivalent à celui qu’on aura pu causer. Dans les sociétés primitives, les attentats contre les personnes n’intéressent la communauté qu’exceptionnellement, quand l’acte accompli peut lui nuire à elle-même en attirant sur elle la colère des dieux. La personne lésée, ou sa famille, n’a donc alors qu’à suivre son instinct, à réagir selon la nature, à se venger ; et les représailles pourraient être hors de proportion avec l’offense si cet échange de mauvais procédés n’apparaissait pas comme vaguement soumis à la règle générale des échanges. Il est vrai que la querelle risquerait de s’éterniser, la “vendetta” se poursuivrait sans fin entre les deux familles, si l’une d’elles ne se décidait à accepter un dédommagement pécuniaire : alors se dégagera nettement l’idée de compensation, déjà impliquée dans celles d’échange et de réciprocité. – Que la société se charge maintenant de sévir elle-même, de réprimer les actes de
violence quels qu’ils soient, on dira que c’est elle qui exerce la justice, si l’on appelait déjà de ce nom la règle à laquelle se référaient, pour mettre fin à leurs différends, les individus ou les familles. Elle mesurera d’ailleurs la peine à la gravité de l’offense, puisque, sans cela, on n’aurait aucun intérêt à s’arrêter quand on commence à mal faire ; on ne courrait pas plus de risque à aller jusqu’au bout. Oeil pour œil, dent pour dent, le dommage subi devra toujours être égal au dommage causé. – Mais un œil vaut-il toujours un œil, une dent toujours une dent ? Il faut tenir compte de la qualité comme de la quantité : la loi du talion ne s’appliquera qu’à l’intérieur d’une classe ; le même dommage subi, la même offense reçue, appellera une compensation plus forte ou réclamera une peine plus grave si la victime appartenait à une classe plus haute ».

Henri Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, PUF, Paris, 1932, pp.37-38

5 janvier 2021 0 comments
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Une salle de classe vide a lecole de Dapchi au Nigeria
Éducation

Mali : la rentrée scolaire 2020-2021 reportée au lundi 25 janvier 2021

by Bakary FOMBA 4 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 1 minutes read

Pour fait de Covid-19, la rentrée scolaire 2020-2021, initialement prévue pour demain mardi 5 janvier 2021 au Mali, est reportée au lundi 25 janvier 2021 sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision concerne tous les ordres d’enseignement, toutes les Institutions d’enseignement supérieur du pays.

En raison de la situation sanitaire liée à la pandémie de la covid-19 au Mali, les ministres de l’Éducation nationale et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont décidé, à travers des communiqués, de repousser la date de la rentrée scolaire 2020-2021. Les deux ministres repoussent ainsi la rentrée scolaire et universitaire 2020-2021 jusqu’au samedi 23 janvier 2021. Les cours ne reprendront que le lundi 25 janvier 2021.

Ces reports visent à limiter la propagation de la pandémie de la covid-19, qui ne cesse de faire des ravages dans le pays.

Bakary Fomba

4 janvier 2021 0 comments
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OMS dement loffre gracieux de 500 euros
Les démystificateurs du Sahel

#FactCheck : non, l’OMS n’offre pas 500 euros gracieusement

by Chiencoro 4 janvier 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Depuis quelques jours, un lien prétendant que l’OMS offre 500 euros « à titre gracieux » fait le tour des réseaux sociaux, notamment WhatsApp. Après vérification, il se révèle que ce message est de l’intox.  

« Félicitations. Vous avez été sélectionné pour bénéficier du soutien apporté par l’Organisation mondiale de la Santé pour 500 euros. Répondez aux trois questions suivantes pour en bénéficier immédiatement ! ». Nombreux sont les internautes qui ont reçu ce message dans leurs groupes WhatsApp et sûrement qui ont cru que le soleil brille enfin pour eux. Seulement, il n’en est pas encore le cas. Car ce message n’est pas l’œuvre de l’OMS.

Lien partagé dans les groupes Wattsapp. Capture d’écran

Bien que présentant le logo de l’Organisation mondiale de la santé, ce lien ne conduit pas au site officiel de l’Organisation.

Contactée sur le sujet, l’OMS Mali se contente de signifier qu’il s’agit d’un « fake » tout en nous envoyant vers leur branche régionale.

Sur son compte Twitter officiel, le bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique – OMS/AFRO apporte un démenti à cette information. « Les allégations selon lesquelles l’OMS offre des récompenses en espèces aux personnes interrogées dans le cadre d’une enquête sont frauduleuses», précise le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique dans un communiqué du 4 janvier 2021.

🚨Alerte à I'arnaque🚨

Un message prétendant que l'OMS offre du cash d'une valeur de 500 euros (615 USD) à ceux qui répondent à des questions personnelles est une escroquerie.

Méfiez-vous de ces annonces et vérifiez leur authenticité.

Pour + d'infos👉🏽https://t.co/LLwCO5sAdP pic.twitter.com/t45yHYfhYB

— OMS Afrique (@OMS_Afrique) January 4, 2021

Ce message circule à un moment où la deuxième vague de la covid-19 fait des ravages et où les pays en voie de développement ont besoin de soutien.

Fousseni Togola


Avez-vous des doutes sur une information, une vidéo, une image, diffusée sur les réseaux sociaux, etc., n’hésitez pas à nous la soumettre par mail : ft@phileingora.org

4 janvier 2021 0 comments
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Moctar Ouane Premier ministre du gouvernement de la transition malienne.
Santé

Mali : face à la recrudescence de la covid-19, le Premier ministre invite à une « mobilisation générale »

by Chiencoro 4 janvier 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

En vue de venir à bout de la pandémie du coronavirus, les autorités de la transition n’entendent point baisser les mains. Elles appellent à une « mobilisation générale » contre cette maladie et adaptent leurs réponses aux réalités de chaque localité.

Les autorités de la transition sont engagées sur plusieurs fronts à la fois : la lutte contre la crise sécuritaire et la crise sanitaire. Elles sont confrontées également aux revendications syndicales. Mais sans recul, elles foncent tête baissée. Face à la recrudescence de la crise sanitaire, plusieurs mesures préventives ont été adoptées afin de protéger les Maliens de la pandémie de coronavirus.

« Engager une campagne intensive »

« La situation sanitaire dans notre pays est préoccupante face à la violence de la deuxième vague de la pandémie de coronavirus », a déclaré le Premier ministre malien, Moctar Ouane dans une vidéo de 4 minutes 28 secondes diffusée par la Primature, dimanche 3 janvier 2021. La recrudescence de cette pandémie, depuis quelques semaines, a conduit le gouvernement malien a adopter des mesures barrières pour le respect desquelles, le chef du gouvernement invite les Maliens à plus de responsabilités.

En plus de ces mesures, une plateforme multi-acteurs regroupant « à la fois les autorités traditionnelles, religieuses, la société civile, la presse dans tous ses segments » a été mise en place. L’objectif de cette plateforme est d’aider le gouvernement à mener une vaste campagne de sensibilisation autour de cette pandémie dans tous les lieux. « Tous ces acteurs devraient nous permettre d’engager une campagne intensive permettant de toucher le maximum de nos concitoyens », a souligné le ministre Ouane dans cette vidéo.

Dans la même logique, le gouvernement malien a procédé à la distribution gratuite de plus de trois millions de masques, indique le Premier ministre.

« Mobilisation générale »

En plus de toutes ces mesures de riposte, le gouvernement a anticipé, selon le ministre Ouane, une décentralisation de la lutte contre cette maladie. Cela en raison de la « spécificité de la manifestation » de la covid-19 dans les différentes localités du pays, précise-t-il. Il s’agit pour les autorités de la transition d’adapter la riposte aux réalités de chaque localité.

Dans son discours pour le Nouvel An, jeudi 31 décembre 2020, le président de la transition, Bah N’daw appelait également à une « mobilisation générale » contre cette pandémie. Car c’est ensemble que nous « pourrons précisément venir à bout de cette maladie terrible qui fait des ravages », estime Moctar Ouane qui invite chaque Malien au « respect strict des gestes barrières ».

Togola

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