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Faculte des Lettres et des Sciences humaines de Bamako
Seko ni Donko

Universités : les étudiants doivent étudier « seulement » ?

by Sahel Tribune 30 novembre 2020
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Au Mali, l’on soutient de plus en plus que les universités publiques ne forment que des chômeurs. Dans les lignes qui suivent, le blogueur Sagbi relate la réaction des internautes suite à une publication sur son compte Facebook.

« [Vous] formez des milliers [de] jeunes dans du n’importe quoi [en lettres modernes ?], aucun débouché sur le marché de l’emploi », tel est le commentaire qu’a fait un internaute sur un post d’une page Facebook. Cette page est celle du département de Lettres de l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako (ULSHB), laquelle est suivie par plus de 15 000 abonnés. C’était suite à l’annonce de la publication des résultats définitifs des licences 2 et 3, de l’année universitaire 2018-19.

Étant abonné à cette page, j’ai pu lire cette publication sur mon fil d’actualité. Le post contenant l’adjectif « intouchables » mis entre griffes, il m’est arrivé de penser que, ces résultats étant définitifs déjà, il n’y aurait plus d’autres recours par réclamation. « Intouchables », sans vouloir faire du pléonasme ou autre chose, est utilisé pour insister davantage sur cet aspect d’impossibilité de réclamation. C’est rigolant, peut-être, voire énervant même.

Conscient que cette lecture peut ne pas être celle des autres, mais aussi que l’on trouve souvent les commentaires plus intéressants et enrichissants que la publication initiale elle-même, je me suis donc mis à lire quelques commentaires. C’est comme cela que j’ai trouvé ce commentaire annoncé d’entrée. Je l’ai repris sur mon compte Facebook pour recueillir l’avis des autres comme il m’arrive souvent de provoquer de telles discussions. Je vous livre ci-dessous quelques commentaires, dans l’espoir que vous y trouveriez du plaisir à les lire…

Amidou Yanogué : « Le sentier bâti n’existe pas, il faut en créer »

« Au Mali il y a un sérieux problème d’orientation ! Je pense qu’on doit délibérément choisir une filière et assumer toutes les conséquences qui en découlent. On doit être en accord avec son temps. Les filières doivent certes répondre aux besoins les plus urgents de la société, mais les étudiants doivent savoir s’auto-employer. L’État ne peut pas embaucher tout le monde. Il faut savoir se frayer un chemin parmi les ronces.

Je prends un exemple sur moi-même : après mes études universitaires, j’ai accompagné un ami (camarade de fac) en qualité de stagiaire dans un établissement privé. Et après j’ai eu moi-même des heures dans des écoles privées, mais un jour, quand j’enseignais une matière (le projet personnel) que j’ai apprise sans avoir reçu une formation initiale, l’envie de me frayer un chemin turlupina mon esprit. J’ai dû arrêter deux ans l’enseignement pour revenir cette année pour une deuxième fois. En dehors de mes aptitudes scolaires, je suis maçon (très bien qualifié) et j’ai appris à être technicien à force de pratiquer. Je travaille souvent au compte des entreprises de BTP comme technicien. Il m’arrive de gérer moi-même des chantiers. Je suis littéraire et mes activités ne nuisent nullement à ma passion. Le sentier bâti n’existe pas, il faut en créer. »

Mohamed kipsi : « La formation est un droit. L’emploi est tout autre »

« Je ne suis pas d’accord Sagbi avec cet étudiant. La formation est un droit. L’emploi est tout autre. Peut-être lui ne sera rien après sa licence. Plusieurs sont ceux qui travaillent aujourd’hui grâce à cette licence Lettres — Modernes. Ensuite, cette licence est un passeport qui lui ouvre d’énormes opportunités. Je connais plein de jeunes qui sont devenus aujourd’hui des enseignants, des journalistes et autre chose et ont pu se créer d’autres opportunités grâce à cette licence. La vérité est que si tu es bien, tu seras sollicité là où tu partiras… »

L’élève des poètes : « ces activités sont des sources de revenus »

« Si à la fac des lettres on donnait une formation professionnelle, il y a lieu de se plaindre, mais du moment où c’est une formation générale comme dans toutes les universités publiques du Mali, je ne vois pas pourquoi cela devrait être surprenant. 

Celui qui veut avoir une licence ou master professionnel, à mon avis, ce n’est pas à l’université publique du Mali qu’il faut s’inscrire. C’est amer de le dire, mais c’est ainsi.

Je ne connais pas l’auteur du commentaire, mais prière de lui dire que les lettres modernes sont toutes sauf du n’importe quoi. Aujourd’hui, j’ai eu la chance de faire des études en arts et culture, je peux ainsi dire merci à Dieu. Merci à Dieu, car je ne me suis pas contentée du journalisme culturel, j’ai aussi appris à faire des photos, à jouer dans des pièces de théâtre et films. L’écriture étant une passion, j’écris aussi et mon nouveau coup de cœur est le Slam. Toutes ces activités sont des sources de revenus — si je le veux. 

Certes l’école donne des formations, mais ça ne garantit pas le boulot. Même ceux qui sont fruits des écoles professionnelles ne réussissent pas tous dans les domaines dans lesquels ils sont diplômés. Ce serait donc bien pour une fois que le Malien surtout le jeune apprenne à s’assumer. »

Hamidou Dicko : « avoir un job le plus tôt possible… »

« Ceux qui disent qu’ils ont étudié par amour d’une filière, c’est leur problème. Sinon, moi, j’ai opté pour le mien afin d’avoir un job le plus tôt possible….

Donc nous revendiquons la fermeture immédiate des filières inadaptées au marché de l’emploi, car c’est inutile pour un pauvre d’étudier des années et passer toute sa vie en chômage. […] Si je savais que l’université était futile, j’allais rester au village pour être un bon agriculteur. »

« Le monde de l’emploi recrute chaque jour, pas des vauriens »

« J’ai choisi d’étudier les lettres modernes et je ne le regrette pas. J’ajoute que je le ferai à nouveau si j’avais à le faire. », a réagi celui que le blogueur appelle affectueusement chef Issoufi Dicko.

Mohamed El Moctar Touré (dit Tatar Hima) aussi abonde dans le même sens : « J’ai choisi les Lettres modernes parce que je suis moi-même déjà les Lettres. Je n’ai pas fait les Lettres. Je suis moi-même les Lettres. » Bintou Diarra également manifeste ce même sentiment de fierté d’avoir étudié les Lettres modernes. Et Boubacar Touré d’ajouter ceci : « Le monde de l’emploi recrute chaque jour, mais ne recrute pas des vauriens comme ça. Imaginez, un sortant de l’Université qui s’exprime de la sorte, quelques simples phrases bourrées de fautes. »

J’espère que vous avez pris bonne note de ces réactions et que vous vous demandez : « mais qu’est-ce que, lui, il pense de tout cela ? » Bien alors ! Le blogueur, pour sa part, croit avoir lu aussi, dans les commentaires, cette courte et simple phrase de Mama Bissa  : « Étudiez seulement ! » Je trouve que celle-ci exprime ou résume une autre phrase que j’aime le plus souvent citer quand on discute de la problématique de l’adaptation ou inadaptation de nos études universitaires au marché de l’emploi : « Heureux ceux chez qui l’école, par l’exercice à vide, n’a pas tué définitivement le désir du savoir et de la formation humaine. » (Paul Langevin, in La pensée, Culture et Humanités, N° 1 Oct-déc. 1944)

P.S : Au moment où je m’apprête à boucler ce billet, il est 22 h 33’ à Bamako. L’intéressé, contacté via messenger depuis 15 h 14 min, n’a pas encore réagi à ma question, consistant à savoir ce qu’il voulait réellement exprimer dans son commentaire, alors qu’il semble l’avoir lue.

Sagbi

30 novembre 2020 0 comments
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Pont de Songho sur la RN15 apres le 2e sabotage a la dynamite
Sécurité

Farabougou : OCHA Mali plaide pour un corridor humanitaire et la reconstruction du pont détruit

by Sahel Tribune 29 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Afin d’accéder au village de Farabougou par voie terrestre pour porter assistance aux populations dans le besoin, le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) au Mali estime important la mise en place d’un corridor humanitaire et la reconstruction du pont détruit ou dynamité.

« Les attaques sur les civils se poursuivent dans et aux environs du village de Farabougou malgré la signature d’un accord de cessation des hostilités et de non-agression entre les représentants des “Dozos” et ceux de la communauté peule », affirme OCHA Mali dans son « Aperçu de la situation de Farabougou, cercle de Niono, région de Ségou », publié durant ce week-end.

Situation sécuritaire

Faisant état de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette localité de la région de Ségou, 4e région du Mali, Ocha Mali indique qu’au total trois (3) paysans ont été tués à Farabougou, 2 800 ménages ont été déplacés, trois (3) ponts ont été dynamités en bloquant ainsi l’accès au village. Ce n’est pas tout, 1 000 hectares du riz ont été incendiés. Or, les humanitaires ont des problèmes d’accès à la zone, déplore-t-on.

Pourtant, dans une telle situation, la population a besoin d’une assistance humanitaire. C’est en raison de cela que plusieurs aides humanitaires ont pu être larguées dans ce village. Les plaidoyers se poursuivent également pour non seulement la mise en place d’un « corridor humanitaire afin d’accéder par voie terrestre aux villages sous blocus », mais aussi pour la « reconstruction urgente du pont détruit/dynamité », indique-t-on dans l’Aperçu d’OCHA Mali.

Les aides humanitaires acheminées

Faisant l’état des aides humanitaires acheminées dans cette zone, Ocha Mali précise que 203 tentes ont été installées par Stop Sahel, 300 personnes ont pris part au dialogue de réconciliation, 722 ménages PDI ont bénéficié d’une réponse multisectorielle fournie par l’ACF-Espagne. Outre tous ceux-ci, 202 ménages ont été assistés en cash pour les besoins d’un mois par CRS et ses partenaires, des médicaments ont été largués par les FAMA et la MINUSMA et 45 tonnes d’équipements, de rations, de vivres ont été largués par les FAMA, la MINUSMA et Barkhane.  

Chiencoro  

29 novembre 2020 0 comments
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Kadiatou Konare ministre de la Culture de lArtisanat et du Tourisme
Seko ni Donko

La ministre Kadiatou Konaré : « Nos aïeuls ont fait de nous un dépositaire d’un patrimoine culturel vivace »

by Sahel Tribune 29 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a organisé un séminaire thématique, vendredi 27 novembre 2020, intitulé séminaires émergences pour une vision concertée des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme. Une occasion pour la ministre Kadiatou Konaré de rappeler toute la richesse culturelle du Mali.

Offrir un cadre de réflexion de haut niveau aux acteurs culturels, aux artisans et aux professionnels du tourisme sur la place et le rôle de leur secteur d’activité dans le développement national ; promouvoir et revaloriser ces secteurs au Mali, tels sont les objectifs de ce séminaire thématique présidé par la ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Kadiatou Konaré, le vendredi dernier. Selon Madame la Ministre, « nos aïeuls ont fait de nous un dépositaire d’un patrimoine culturel vivace, un patrimoine millénaire, façonné par notre riche histoire et ancré en chacun de nous ». A l’en croire, « nos coutumes, nos arts, nos folklores, nos langues, nos croyances, nos proverbes, nos légendes ou nos contes exaltent notre production de Malien ».

En raison de la densité culturelle du Mali, chaque peuple a le privilège de garder sa spécificité culturelle, s’est réjouie la ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.

Au cours de cette cérémonie, Madame Kadiatou Konaré n’a pas manqué à évoquer toutes les qualités et richesses culturelles du Mali. « Le Mali est un pays de grandes valeurs, de paix, de tolérance, de solidarité, d’hospitalité », a-t-elle affirmé avant d’ajouter également que « La culture est au centre de tous nos actes. »

Grâce à ces valeurs, le Mali est capable d’être toujours en accord parfait avec le reste du monde. Selon Madame Kadiatou Konaré, les cultures maliennes n’ont rien de caduc à rejeter.

Bakary Fomba, stagiaire

29 novembre 2020 0 comments
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Sidi Ahmed Adiawiakoye OCHA Tombouctou
Sécurité

Mali : les trois facteurs entravant l’accès humanitaire (rapport)

by Sahel Tribune 29 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans son rapport d’observation de la période de mai-août 2020, publié durant la semaine écoulée, le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) au Mali souligne les difficultés auxquels les humanitaires sont confrontés au Mali dans l’exercice de leur fonction. Ce rapport formule plusieurs recommandations.

Dans les régions du centre et du nord du Mali, l’accès humanitaire a été largement perturbé entre mai et août 2020 en raison de trois facteurs : l’hivernage avec la crue du fleuve et des inondations dans plusieurs localités, l’insécurité du fait des opérations militaires et la criminalité, et la pandémie de la COVID-19. En tout cas, c’est ce qui ressort du dernier rapport d’observation de Ocha Mali sur la période de mai-août 2020. En raison de ces facteurs, le fonctionnement de plusieurs projets et programmes des partenaires de Ocha Mali a été perturbé dans ces zones, déplore-t-on.

Défis sécuritaires

Intitulé « Pour des infrastructures sécurisées et fonctionnelles », ce rapport passe au peigne fin chaque région afin de rendre compte l’état d’insécurité au Mali. Dans certaines régions, OCHA Mali se réjouit de certaines avancées en termes d’apaisement. Par contre, dans d’autres, les humanitaires restent confrontés à plusieurs défis.

Dans la zone frontalière avec le Burkina Faso et les cercles de Bankass et Bandiagara, près de 2 000 personnes se sont déplacées vers les chefs-lieux de Timissa, Lanfiala et Koula dans le cercle de Tominan, région de Ségou après des affrontements entre groupes armés. Pourtant, « les acteurs humanitaires n’ont pas eu accès à ces déplacés à cause de l’insécurité », indique le même rapport. Surtout que dans cette même région, « le personnel humanitaire subit des menaces d’enlèvement de la part d’hommes armés non identifiés », souligne-t-on.

Dans la région de Gao également, la situation sécuritaire connait une tendance à la détérioration en référence à la période de janvier à avril 2020, souligne l’Organisme humanitaire des Nations unies au Mali. Selon OCHA, durant la période en revue, 25 incidents ont visé des humanitaires dans cette région.

L’impraticabilité des voies

Dans le cercle d’Ansongo et sur les axes routiers Gao-Ansongo, Gao-Douentza, la criminalité, les affrontements armés, les incursions dans les villages, le sabotage d’antennes de télécommunication, affrontements, braquages de véhicules et les attaques aux engins explosifs improvisés ont entravé l’accès humanitaire. Dans certaines localités de la région de Mopti, le statu quo reste le même bien vrai qu’il y a eu une diminution des incidents entre juillet et août 2020.

« Cette accalmie s’explique d’une part par l’impraticabilité des routes et pistes à cause des fortes pluies réduisant la mobilité des assaillants, mais aussi grâce à des accords de non-agression signés entre Peulhs et Dogons », précise-t-on. Toutefois, le risque reste grand pour les humanitaires dans cette localité.

Dans d’autres cercles de cette région comme Youwarou et Ténenkou, c’est plutôt la montée des eaux du fait de l’hivernage qui a constitué le véritable obstacle à l’acheminement de l’aide humanitaire.

« Cette période de mai à août 2020 est marquée par la validation de trois (3) outils CMCoord (Coordination civilo-militaire NDLR) », indique Ocha Mali. Ces outils sont entre autres : la notification des mouvements des humanitaires ou Déconfliction pour les militaires, la planification des actions CIMIC et l’utilisation des ressources militaires et de la protection des civiles.

Les recommandations

Toutefois, l’Organisme humanitaire de l’ONU au Mali formule des recommandations : renforcer l’acceptation de l’action humanitaire par la population, y compris les groupes armés non étatiques pour un meilleur accès, qui facilite l’assistance et la protection des civils à travers l’approche communautaire adaptée au contexte et aux réalités maliennes ; assurer la familiarisation de tous les acteurs aux outils CM-Coord, afin de garantir leur appropriation par les acteurs concernés, notamment les forces militaires et les acteurs humanitaires ; poursuivre le plaidoyer pour l’accès aux populations ayant des besoins spécifiques de protection, de sécurisation et d’assistance humanitaire d’urgence ; plaidoyer pour le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles.

Chiencoro

29 novembre 2020 0 comments
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Serges Cyrille Kooko directeur de publication des editions Innov 1
Seko ni Donko

Concours international La Différence 2020 : un poète malien parmi les nominés

by Sahel Tribune 28 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Les nominés du concours international de poésie ont été annoncés au cours de la semaine écoulée. Serges Cyrille Kooko, directeur de publication des éditions Innov, représente le Mali parmi les nominés. Le nom des lauréats est attendu ce dimanche 29 novembre 2020.  

Pour son poème « Avec eux ! », Serges Cyrille Kooko honore tout le Mali en réussissant à se classer parmi les nominés de la compétition internationale de poésie, dans la catégorie Prix MAURICE KONE, organisée par La Différence.

Pour cette édition 2020, qui coïncide avec la Covid-19, les poètes étaient invités à utiliser l’un des trois adverbes (même si, encore ou peut-être), explique La Différence. « Exprimer ainsi sa notion de différence poétiquement sous un angle bien particulier : l’opposition, l’hypothèse, la requête ? Mais sans pénaliser la force de la thématique… », précise la même source qui se réjouit de la qualité des poèmes reçus. À l’en croire, pour « la première fois depuis la création du concours, la différence décrite dans les poèmes dépassait le cadre des relations entre humains : différence des époques, des êtres, des mondes (l’infiniment petit – monde des particules, comme l’infiniment grand – firmament). »

Le Jury a également témoigné de la qualité des poèmes reçus. JQ Louison, membre du jury, a laissé entendre : « J’ai été marquée par l’originalité et les symboles mis en avant par les poètes… ». Quant à Nicole Cage, celui-ci a exprimé toute son appréciation de la profondeur et de la qualité des poèmes reçus à cette compétition internationale de poésie.  

Pour cette édition spéciale, les nominés sont au nombre de six et Serges Cyrille Kooko est celui qui représente le Mali. Cette distinction n’étonnera pas lorsque nous savons ce que représente l’écriture pour M. Kooko. « Écrire pour moi est une façon de m’exprimer plus librement, de laisser libre cours à mes états d’âme, à mes pensées parfois insensées et incongrues. J’écris aussi parce que je ne peux faire autrement. C’est comme si cela faisait partie de mon ADN », a-t-il confié à La Différence dans une interview.

Les lauréats de ce concours seront annoncés, dimanche 29 novembre 2020, en ligne.

Togola

28 novembre 2020 0 comments
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Seydou Cisse professeur de philosophie au Mali
Politique

[Tribune] La morale publique en péril au Mali

by Sahel Tribune 28 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Pour plus de crédibilité et légitimité de leurs ambitions et actions publiques, la classe politique et la société civile doivent porter une réforme à la fois corrective et transformatrice de l’action politique au Mali à savoir : le critère de l’obligation de fréquentation, par les membres de la famille, des structures de santé et d’éducation publiques, pour tout Malien désireux occuper les postes de PR, de MINISTRE, de DÉPUTÉ, de MAIRE, de DIRECTEUR NATIONAL, GÉNÉRAL OU RÉGIONAL…..

Cette réforme aura l’avantage d’obliger les décideurs du pays à savoir ce qui se passe au sein de ces structures publiques : hôpitaux, centres de santé de référence, écoles maternelles, fondamentales, secondaires, les universités, les grandes écoles….

Aussi, les décideurs nantis des informations les concernant, ils pourront prendre des décisions sur la base de leurs intérêts plus immédiats, car ce sont la santé, l’éducation surtout d’eux-mêmes (amour-propre oblige….), de leurs enfants, femmes, proches et d’autres Maliens dont il est question.

Par conséquent, les décideurs pourront récompenser et sanctionner conséquemment les méritants et les fautifs dans la gestion de celles-ci.

Cette réforme pourra permettre la perpétuation de la nation malienne par le brassage entre les enfants d’origines sociales différentes, mais devant agir à l’unisson demain au nom du Mali.

Enfin, les décideurs seront légitimes, car ils seront aussi concernés par la bonne ou mauvaise gestion de la chose publique au Mali. On aura mis en œuvre le principe cher à René DUMONT : on ne se développe pas seuls dans le monde et au Mali. On aura aussi mis fin à cette tricherie nauséabonde fondée sur un pessimisme de l’élite politique qui dit agir pour l’intérêt général avec une école et un système de santé publics performants alors qu’elle ne fréquente pas les mêmes structures que le peuple.

Somme toute, les structures de santé et d’éducation sont dans cet état alarmant en grande partie par l’abandon de l’élite politique dont la seule fréquentation pourrait changer la mentalité du personnel qui y travaillent, leur désinvolture, le non-respect de la déontologie de leur métier respectif dans leur comportement quotidien sont surtout plus préjudiciables à la qualité des services desdites structures. L’État y consent beaucoup d’efforts financiers pour des rendements laissant à désirer.

NB : Toutes les difficultés dans ces structures publiques ne sont pas dues à la seule insuffisance des ressources financières. Il y a aussi et surtout leur abandon par les gouvernants.

Merci.

M. Seydou CISSE

28 novembre 2020 0 comments
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Lancement du livre de Amadou B Kassogue
Seko ni Donko

Livre : « Le Mali : une région, une histoire, un poème », un appel à la reconstruction

by Sahel Tribune 28 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Jeudi 26 novembre 2020 a eu lieu, au Centre Olympa de Banankabougou, le lancement du livre « Le Mali : une région, une histoire, un poème » de Amadou Barobo Kassogué.

Après « La Démocratie à Doumbotèmè : de héros à zéro, de zéro à héros », un roman publié en 2019, Amadou Barobo Kassogué vient de lancer officiellement son deuxième ouvrage le jeudi dernier. Publié chez Innov Éditions, cet ouvrage s’intitule « Le Mali : une région, une histoire, un poème. »

Ce recueil poétique, contenant une vingtaine de textes, évoque des problèmes communs au continent africain avant de s’attarder sur le cas spécifiquement malien, explique l’auteur au cours de la présentation de l’ouvrage.

Dans ce livre, l’auteur lance un appel aux Maliens contre l’abandon de leurs histoires. Il formule des messages de paix, de sensibilisation, d’union sacrée autour de l’essentiel. C’est d’ailleurs le témoignage qu’a fait son éditeur. Selon lui, le poète étale dans ce recueil poétique sa verve littéraire et son amour implacable pour sa patrie. « Le Mali est dans une situation critique. Les livres qui parlent de réconciliation sont toujours intéressants », a déclaré Serges Cyrille Kooko, directeur de publication chez Innov Éditions, maison d’édition où ledit ouvrage a été publié.

À travers cet ouvrage, l’auteur veut faire changer les idées, les mentalités à travers les mots, surtout la poésie. Pour y arriver, il estime un retour à nos sources indispensable afin de tirer nos références. À ce titre, il évoque les qualités de nos grands hommes. « Nos grands hommes sont nos références. Ils ne sont pas bien connus. Il faut faire de telle sorte qu’ils ne soient pas oubliés », a-t-il recommandé.

En lisant les quarantaines de pages de ce recueil de poèmes, chaque lecteur de par le monde et surtout le Mali, se retrouvera en train de vivre la culture et l’histoire des belles régions du Mali. De Kayes à Ségou en passant par le district de Bamako, Tombouctou… , l’auteur offre aux lecteurs une véritable œuvre d’art poétique dans lequel beaucoup de Maliens se reconnaitront et retrouverons incontestablement les bribes de leurs propres histoires.

Au terme de cette cérémonie de lancement, le jeune poète a lancé un appel aux jeunes à ne pas hésiter à se lancer dans l’écriture. Il a également invité les autorités du pays à s’impliquer davantage pour que les enfants puissent s’adonner à la lecture. Cela, à travers l’organisation des concours de lecture, d’écriture entre les enfants, mais également des mesures d’accompagnements en termes de financement.

Amadou B Kassogué est enseignant et également détenteur d’une maitrise en Sciences de l’Éducation à l’université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako.

Bakary Fomba, stagiaire

28 novembre 2020 0 comments
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