Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mardi,26 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Habiba Nasraoui
Opinion

[Tribune] Ne devrait-on pas repenser le système de gouvernement et évoluer vers de nouvelles formes de démocratie ?

by Sahel Tribune 2 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Lorsque les institutions deviennent inefficaces, car censées organiser la vie en communauté, comme gérer la relation entre le peuple et le pouvoir en place, des mouvements se mettent souvent en marche, et appellent à l’application de nouvelles règles. Et je pense que c’est dans ce cadre que s’inscrit l’action de n’importe quel mouvement protestataire.

Le jeu des intérêts contradictoires des différents groupes sociaux nécessite de nouvelles réponses en termes de démocratie, en l’occurrence, de nouvelles institutions. L’aspect institutionnel, de toute forme de révolution, traduit ce besoin né d’une inefficience, voire d’une défaillance des usages dans la résolution des conflits. La crise pandémique, s’assortit non seulement de constats d’échec quant à la bienveillance de ceux qui sont censés veiller sur l’intérêt des citoyens, mais de révélations, quant aux défaillances du système de santé, d’éducation, de recherche-développement. Tout ce qui pourrait constituer des valeurs communes d’une société, et générer ces biens publics, que nous devrions avoir en partage.

Quand les institutions mises en place, en l’occurrence celles représentant le pouvoir, font preuve d’incapacité, ne devrions-nous pas porter une réflexion nouvelle, sur leur composition, leurs structures, voire leur bien-fondé. Lorsqu’au premier pilier de la démocratie, à savoir le gouvernement au nom du peuple, ne se joignent pas systématiquement les deux autres piliers « gouvernement par le peuple et gouvernement pour le peuple », seuls garants de la justice sociale, le dispositif mis en place doit être repensé.

La démocratie sous sa forme actuelle ne garantit en vérité qu’un des trois piliers, en laissant en marge, les deux autres, au mépris d’un votant désabusé, et au gré d’un élu, qui ne tardera pas à être placé sur l’échiquier des abus de pouvoir. L’injustice sociale est en train de développer de nouvelles formes, de se moderniser, de s’adapter, et bat son plein dans notre pays. Nous ne parlons plus de pauvreté, mais de misère, alors que vivre dignement est un droit constitutionnel. Le problème, c’est que la constitution n’a pas prévu les mécanismes qui permettent à tout citoyen l’exercice de ses droits. C’est ce que j’appellerais l’incomplétude constitutionnelle. Alors que l’un des piliers de l’exercice de la démocratie est la responsabilité démocratique. Nos gouvernants, représentants, ne semblent pas pouvoir se placer à la hauteur de cette exigence.

La société civile devrait normalement pallier ce problème, sauf que ses interventions thématiquement sélectives sont à reconsidérer. La question qui semble donc se poser expressément, ne devrait-on pas repenser le système de gouvernement et évoluer vers de nouvelles formes de démocratie et créer de nouvelles institutions ? 

Habiba Nasraoui Ben Mrad, Enseignante Universitaire École Supérieure de Commerce

2 décembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Boko Haram destroyed house 400x300
Sécurité

Nigéria : plusieurs dizaines de morts, de nombreux blessés et disparus dans une attaque

by Sahel Tribune 2 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le 28 novembre dernier, une attaque terroriste s’est produite dans l’État de Borno (État du nord-est du Nigéria.) Cette attaque a coûté cher aux civiles.

Plusieurs dizaines de personnes tuées, de nombreux blessés ou enlevés, dont des femmes, voilà le bilan de l’attaque qui a eu lieu dans le village de Koshobe ainsi que dans d’autres communautés rurales non loin de la capitale de l’État de Borno, Maiduguri.

Le Nigéria ne sera pas seul

Suite à cette situation, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à travers son porte-parole, dans une déclaration à la presse publiée dimanche soir, a demandé le retour immédiat et en toute sécurité, des personnes enlevées ainsi que celles portées toujours disparues. Ce n’est pas tout, le Chef de l’ONU a également souhaité que les responsables de ces « crimes odieux » soient rapidement traduits en justice. Il n’a pas manqué également de rappeler le soutien de son Organisation au peuple nigérian. « Le Secrétaire général réaffirme l’engagement de l’ONU à soutenir le gouvernement nigérian dans sa lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent et dans sa réponse aux besoins humanitaires urgents dans le nord-est du pays », a rapporté le porte-parole du secrétaire général.

En effet, cette énième attaque entraine une crise alimentaire grave dans le pays.

Crise alimentaire directe

Selon Edward Kallon, le Coordinateur humanitaire au Nigéria, cette attaque directe est « la plus violente contre des civils innocents cette année au Nigéria. » Ces attaques de grande envergure ont entrainé une crise alimentaire dans le pays. « Il s’agit malheureusement de l’une des trop nombreuses attaques de ce type visant les agriculteurs, les pêcheurs et les familles qui tentent de reconstruire des moyens de subsistance après plus d’une décennie de conflit », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué, M. Kallon estime que ces communautés peinées ont besoin d’assistance leur permettant de poursuivre leurs activités et de reconstruire leurs moyens de subsistance. À l’en croire, c’est le « seul moyen d’éviter une crise alimentaire dans l’État de Borno ».

Bakary Fomba, stagiaire

2 décembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Pour vraiment transmettre des connaissances le temps long des cours semble le meilleur outil.
Opinion

Conversation avec Étienne Klein : « Pour faire société, il faut se mettre d’accord sur l’importance de l’idée de vérité »

by Sahel Tribune 1 décembre 2020
written by Sahel Tribune 11 minutes read

Marie-Christine Lipani, Université Bordeaux Montaigne and Etienne Klein, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)

Physicien et directeur du Laboratoire de recherche sur les sciences de la matière, Étienne Klein anime chaque samedi La Conversation scientifique sur France Culture. Présent aux Tribunes de la presse 2020 à Bordeaux, le philosophe des sciences livre un plaidoyer pour la science et nous invite à repenser la vulgarisation.


Comment définissez-vous le rôle d’un philosophe des sciences ?

Étienne Klein : Ce qui m’intéresse, c’est plutôt la question des rapports entre la science et la philosophie. Évidemment, il ne s’agit pas de demander à la science de remplacer la philosophie, ni même de la coloniser, mais de simplement partir du constat que les philosophes, depuis très longtemps, discutent de concepts dont certains se retrouvent dans le vocabulaire des physiciens.

Cela amène donc à une question assez basique : quand un philosophe parle du temps, est-ce qu’il parle de la même chose qu’un physicien ? S’ils ne parlent pas de la même chose, pourquoi utilise-t-on le même mot ? Et au contraire, s’ils parlent de la même chose, est-ce qu’ils en disent les mêmes choses ? Si la réponse est oui, ça veut dire que leurs discours sont en quelque sorte conformes et redondants. Si au contraire, ils ne disent pas les mêmes choses, à qui puis-je faire confiance ? Au physicien ou au philosophe ? L’apport des sciences doit être pris en compte dans la façon de penser certains mots communs aux sciences et à la philosophie.

Vous avez toujours souhaité transmettre les connaissances scientifiques au plus grand nombre, par vos conférences, vos livres : qu’est-ce qui vous a mené sur cette voie ?

E. K. : J’ai une conception assez élevée de l’idée de République, un lieu où devrait se pratiquer ce que Paul Valéry appelait « la politesse de l’esprit ». Un endroit où on peut discuter de ce que l’on fait, de ce que l’on sait, avec n’importe qui et réciproquement. Quand j’ai commencé mon activité d’enseignement à l’École Centrale, très peu de gens avaient vraiment entendu parler de la physique contemporaine.

À cette époque-là, je baignais dans la physique quantique, peu après la découverte de la non-séparabilité. C’était excitant. Je trouvais dommage que peu de gens en aient entendu parler. J’ai donc commencé à faire de la vulgarisation, en jouant avec l’idée de paradoxe. Car quand il est confronté à un paradoxe, l’intellect se met à fonctionner vraiment. Et comme la science est un réservoir de paradoxes très volumineux, j’avais utilisé ce stratagème pour que les gens s’intéressent à la science. Je l’ai fait sur pas mal de questions, pendant longtemps, mais je pense que le bilan n’est pas excellent. La vulgarisation ne marche pas très bien.

À ce titre, vous avez d’ailleurs souligné l’importance des biais cognitifs dans le processus de transmission du savoir.

E.K. : L’épisode du Covid l’a montré. Beaucoup de gens utilisent leur bon sens, leurs ressentis, leurs préjugés, leurs croyances, pour contester les résultats de la science. Ce qui veut dire qu’ils n’ont guère saisi l’essence même de la science, qui contredit souvent le bon sens.

Je pense que nous, les vulgarisateurs, nous n’avons pas tenu compte de tous les biais cognitifs qui viennent déformer les messages, notamment scientifiques, au cours de leur propagation. Il y a beaucoup plus de gens qui vulgarisent aujourd’hui. Mais si vous demandez aux gens : “qu’est-ce que dit le principe de relativité d’Einstein ?”, “Darwin, qu’est-ce qu’il a montré au juste ? »… vous verrez que les réponses ne sont pas très précises. Les connaissances fondamentales n’ont pas percolé dans la culture commune. Je crois qu’il faut repenser la façon de transmettre la science, de manière beaucoup plus efficace qu’elle n’est aujourd’hui. D’autant plus qu’elle est contestée par toutes sortes d’instances, ce qui rend l’exercice à la fois politiquement nécessaire et terriblement difficile.

Comment faut-il faire alors ? Comment bien transmettre les connaissances scientifiques ?

E.K. : La seule méthode, c’est d’enseigner, de faire cours. C’est vraiment le seul endroit où je transmets des connaissances. Ce qui suppose d’avoir du temps : la diffusion de la connaissance scientifique est victime d’une crise de la patience. Si vous n’avez pas le temps d’expliquer comment une connaissance scientifique est devenue une connaissance, ce que vous dites ressemble à un argument d’autorité. De sorte que la personne qui vous entend a l’impression que vous débitez un truc, que d’autres pourraient contester avec des arguments d’autorité semblables aux vôtres.

Ce n’est pas du tout une critique du public parce que nous autres, les scientifiques, nous sommes aussi victimes de cette faiblesse-là. Je suis physicien, mes collègues physiciens ne savent guère expliquer ce que c’est un OGM. Mes copains biologistes, quant à eux, ne savent guère dire ce qu’est un quark. Nous avons tous des connaissances scientifiques, mais tous une mauvaise connaissance de nos connaissances. Avoir des connaissances, c’est bien. Savoir comment elles se sont construites en tant que connaissances dans l’histoire des idées, c’est beaucoup plus important. Vous êtes alors à l’abri de toutes les contestations qui peuvent venir des sceptiques.

Le documentaire Hold Up met en avant les controverses autour de la pandémie de la Covid-19. Un exemple de désinformation. Illustre-t-il une société dans laquelle la parole scientifique n’aurait aucune place ?

E.K. : Déjà, je ne suis guère tenté de regarder ce genre de truc. Le problème n’est pas le documentaire lui-même, mais sa notoriété, sa diffusion. Des gens travaillent avec ardeur à le faire connaître. Des « conneries », tout le monde en dit, tout le monde en fait. Mais là, il y a une intention. Vous parlez de « désinformation ». Est-ce que c’est le bon mot ? Il faut distinguer deux choses : il y a des gens qui parlent au-delà de leurs compétences – c’est ce qu’on appelle l’ultracrépidarianisme. C’est une tendance en pleine expansion. Il y a aussi des personnes qui, volontairement, tentent de tromper les gens dans un but politique… Là, c’est plutôt de la manipulation, et c’est plus grave.

Est-ce que vous pensez que la confusion qui existe autour de ce documentaire traduirait une société où il y aurait peu, voire pas de place pour le scientifique ?

E.K. : Avant, on pensait la société en termes de classes sociales. Je pense plutôt que ce sont des strates qui se superposent sans communiquer. Quelques journaux, notamment Le Monde, ont établi la liste de toutes les erreurs grossières qu’il y a dans Hold Up. Mais les gens qui ont regardé le documentaire ne vont pas lire Le Monde, et ceux qui lisent Le Monde ne vont guère regarder le documentaire. Donc ces deux régimes d’informations ne se rencontrent jamais.

Le démenti qui permettra de voir où sont les erreurs n’est pas connu de ceux qui voient le film. Chacun vit dans sa bulle cognitive et c’est le cœur du problème. Pour faire société, il faut se mettre d’accord sur l’importance de l’idée de vérité. Une République est un endroit où on doit accepter d’entendre des choses désagréables qui contredisent nos croyances. Si l’on ne veut entendre que des choses qui ne nous malmènent pas du point de vue intellectuel, on s’organise en communautés de gens qui pensent ou croient les mêmes choses. Pareille conception ne me séduit pas, et même me répugne.

À ce titre, quels outils peuvent utiliser les scientifiques et les philosophes des sciences contre ces discours qui véhiculent des points de vue intuitifs, mais erronés ?

E. K. : Je ne comprends pas pourquoi au journal de 20 heures ou dans les grands médias, on ne vient pas corriger les connaissances des Français quand un sondage montre qu’ils se trompent. Par exemple, un sondage récent a établi que 72 % des Français pensent que le nucléaire participe au changement climatique. On peut penser tout le mal que l’on veut du nucléaire, mais pas lui faire ce reproche parce que le nucléaire n’émet que très peu de gaz à effet de serre.

Selon vous, qui doit corriger, les journalistes ou les scientifiques ?

E.K. : Les gens qui travaillent et, de ce fait, connaissent bien le sujet. La facilité, c’est de se contenter de commenter et de donner son avis. Or, on observe une relative décorrélation entre la compétence et la militance. Quand je dis militance, je mets dans le même camp ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Prenez l’exemple de la 5G. Qui sait exactement ce qu’est la 5G ? Pas grand monde. Qui a un avis sur la 5G ? Tout le monde. Le fait d’avoir un avis tranché sur une question comme celle-là semble dédouaner de l’envie ou de l’obligation de s’instruire à propos du sujet concerné. C’est ce qu’il faut essayer de déconstruire en faisant en sorte que les gens se renseignent, enquêtent, interrogent, et ensuite se forgent un avis. Se « forger » un avis, ce n’est pas la même chose qu’avoir un avis. C’est un aboutissement, le résultat d’une maturation, pas une position a priori.

Cette attention importante et soudaine donnée aux scientifiques n’a-t-elle pas provoqué une course à la médiatisation ?

E.K. : D’abord, il y avait là une occasion historique de faire de la pédagogie scientifique. On aurait pu entendre des scientifiques expliquer ce que c’était un essai en double aveugle, un essai randomisé, quel est le bon usage des statistiques, pourquoi il ne faut pas confondre corrélation et causalité… Les gens étaient intéressés et passaient beaucoup de temps devant leur télévision. On pouvait leur expliquer ce qu’on savait, ce qu’on ne savait pas, les démarches de recherche entamées pour répondre aux questions dont on ne connaissait pas les réponses. Au lieu de faire cela, assez rapidement, on a organisé des clashs entre experts plus ou moins auto-proclamés, une espèce de joute où les plus forts en gueule étaient les plus présents. L’expert honnête qui venait dire : « je vous dis ce qu’on sait, et aussi ce qu’on ne sait pas”, n’était pas réinvité. Ça a donné quelques dérives…

Comment cette médiatisation à outrance met-elle en évidence la responsabilité des journalistes ?

E.K. : On peut toujours rêver d’un monde idéal où les journalistes auraient une formation scientifique. Ce que j’espère, c’est qu’à la fin les gens sauront faire la différence entre la science et la recherche. Car ce n’est pas du tout la même chose. La science est un corpus établi de connaissances en lesquelles on a toutes les bonnes raisons d’avoir confiance : l’atome existe, la Terre est ronde, les espèces vivantes évoluent. On n’a pas lieu de remettre ça en cause sauf si un jour quelque chose d’absolument révolutionnaire nous oblige à le faire. La science ambitionne d’atteindre la vérité à propos des questions précises qu’elle se pose.

Et puis il y a la recherche. Le corpus de connaissances qui constitue la science pose des questions auxquelles on ne sait pas répondre. On sait que l’atome existe, mais il y a des éléments dans l’atome qu’on ne comprend pas. Donc la recherche a à voir, elle, avec le doute. Mais quand on amalgame science et recherche comme on l’a fait pendant la crise sanitaire, le doute qui est consubstantiel à la recherche vient coloniser l’idée même de science. Et on en vient à dire : « La science, c’est le doute ». Mais si la science, c’est le doute, pourquoi m’interdirais-je de la contester à partir de mon ressenti, de mes croyances, de mes convictions ? Ainsi se met en place une jolie cacophonie.


Propos recueillis par Lauryane Arzel et Raphaël Lardeur, étudiants en master professionnel de journalisme à l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA).

Marie-Christine Lipani, Maitre de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication habilitée à diriger des recherches à l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA), Université Bordeaux Montaigne and Etienne Klein, Directeur de recherches au CEA, Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

The Conversation
1 décembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des armes brulees
Seko ni Donko

Pacification de l’espace universitaire : les lignes bougent enfin au grand dam de l’AEEM !

by Sahel Tribune 1 décembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Face à la recrudescence de la violence dans le milieu universitaire, le gouvernement de transition a décidé de sévir. Estimant que la source de ces violences est liée à la gestion d’œuvres universitaires, les autorités de transition décident de retirer cette gestion du syndicat estudiantin. Une décision qui ne serait pas appréciée.  

La gestion des parkings, gargotes et kiosques, bref de toutes les œuvres universitaires dans lesquelles les membres de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) pouvaient se faire des profits lui sera retirée pour les confier au Centre national des œuvres universitaires (CENOU) et aux établissements d’enseignement supérieur, avant la fin de l’année 2020. Une manière pour le gouvernement de transition de venir à bout de la violence dans l’espace scolaire et universitaire. Puisque le constat est que « les étudiants s’entretuent pour le contrôle d’une manne financière qu’ils tirent de la gestion de certaines œuvres universitaires ».

Des perceptions diverses  

Selon une de nos sources au Centre national des œuvres universitaires, cette mesure parviendra à mieux apaiser cet espace devenu « criminogène » depuis quelques années. Elle estime d’ailleurs qu’avec l’application de ces mesures, les autorités de transition auront réussi à moraliser ce syndicat estudiantin. L’origine du conflit étant contrôlée, nous ne pouvons espérer que sur la paix, espère-t-elle.  

Bien que l’initiative soit salutaire, ne faut-il pas craindre des réactions du côté de l’AEEM ? Les membres de cette association accepteront-ils de sortir les bras ballants ? Nous avons tenté de joindre le coordinateur national de ce syndicat estudiantin, Moussa Niangaly. Mais en vain. Néanmoins, nous savons que le vendredi dernier, lors de la réunion de présentation de la Feuille de route et de son plan d’action, il avait claqué la porte avant la fin des activités. Une situation qui n’annonce pas un lendemain meilleur quant à l’application de cette feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations du Forum national sur la violence en milieu universitaire.

Que l’État s’assume !

Certes, il pourrait y avoir des réactions de la part de l’AEEM, mais il faudrait que l’État soit fort et s’assume pour appliquer réellement cette décision, sinon ce sera fini pour l’école malienne, avertit Dr Seydou Loua, enseignant-chercheur à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako. Selon lui, cette mesure est certainement la dernière stratégie, qui avait d’ailleurs été proposée depuis longtemps par lui et certains de ses collègues, pour l’apaisement de cet espace.

En octobre 2020, dans une interview qu’il nous a accordée, le coordinateur national de l’AEEM lançait également cet appel aux autorités maliennes : « Nous demandons beaucoup l’accompagnement du gouvernement pour sécuriser le milieu universitaire. Ça fait plus de deux ans que nous avons fait cette demande auprès du gouvernement malien. Pourtant, tant qu’on n’aide pas le bureau de coordination à sécuriser ce milieu, ce sera très difficile d’y arriver ». Aujourd’hui, disons que le gouvernement de transition a entendu et répondu à l’appel. En effet, depuis au début de son mandat, Amadou Kéïta, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, n’avait-il pas laissé entendre : « La pacification de l’espace universitaire me tient beaucoup à cœur » ?

Notons que depuis l’adoption de cette feuille de route en 2018 et la Charte sur le vivre-ensemble dans les institutions d’enseignements supérieurs et les campus sociaux, en 2019, la violence continue d’être une réalité qui gangrène le milieu universitaire au Mali.

Rappelons que cette Feuille de route prévoit plusieurs autres mesures visant la sécurité des étudiants, du personnel enseignant et administratif.  

Fousseni Togola

1 décembre 2020 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
mosquito 1332382 1920
Santé

Lutte contre le paludisme : l’OMS invite à une « action commune » contre cette maladie

by Sahel Tribune 1 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, l’OMS appelle les pays ainsi que les partenaires mondiaux du secteur de la santé à s’impliquer davantage pour faire barrage au paludisme.

Confronté à des lacunes d’accès, au COVID-19 et au manque de financement, le paludisme continue de faire des ravages à travers le monde, déplore l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tout en indiquant que le paludisme fait « des centaines de milliers de morts chaque année » dans le monde.Les pays africains sont ceux qui souffrent énormément de cette maladie, précise-t-on.

Selon l’OMS, 1,5 milliard de cas de paludisme et 7,6 millions de décès ont été évités depuis 2000. Mais l’estimation annuelle du nombre mondial de cas de paludisme reste inchangée au cours des 4 dernières années, indique-t-on. D’où la nécessité d’agir rapidement pour changer la tendance.

« Une action commune »

Pour contrecarrer cette maladie et arriver aux objectifs convenus sur le plan international, un meilleur ciblage des interventions, la disponibilité de nouveaux outils ainsi qu’un financement conséquent sont nécessaires, prévient l’OMS. Le directeur général de cette Organisation mondiale de la santé, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus invite les dirigeants du monde entier à relever « le défi du paludisme, tout comme ils l’ont fait lorsqu’ils ont jeté les bases des progrès réalisés depuis le début du siècle ». À l’en croire, « grâce à une action commune et à un engagement à ne pas laisser personne de côté, nous pouvons réaliser notre vision commune d’un monde exempt de paludisme. »

Signalons que la déclaration d’Abuja a été signée par les dirigeants africains en 2000 pour la réduction à 50 % le nombre de décès dus au paludisme sur le continent africain sur une période de 10 ans. De nos jours, seuls 21 pays ont éliminé le paludisme au cours des deux dernières décennies. Parmi ces pays, 10 ont été officiellement certifiés exempts de paludisme par l’OMS.

Bakary Fomba, stagiaire     

1 décembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Serges Cyrille Kooko poete malien
Seko ni Donko

Littérature malienne : Serges Cyrille Kooko, lauréat du prix Maurice Koné La Différence 2020

by Sahel Tribune 30 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Les lauréats de l’édition 2020 du concours international de poésie La Différence ont été annoncés, dimanche 29 novembre. Comme annoncé précédemment, le poète malien nominé dans la catégorie Maurice Konéditioné remporte finalement le prix.

Le nominé devient finalement le lauréat ! Eh, oui ! Serges Cyrille Kooko, directeur de publication des éditions Innov Mali, remporte le prix Maurice Koné du concours international de poésie La Différence, édition 2020.

Malgré une absence avérée d’accompagnement des autorités politiques, les écrivains maliens se sont toujours battus avec les maigres ressources dont ils disposent pour faire émerger la littérature malienne et la hisser au firmament de toute la littérature francophone. Ce devoir, Serges Cyrille Kooko l’accomplit en remportant le Prix Maurice Koné de la poésie lors du concours international de poésie La Différence.

Grâce à son poème « Avec eux ! », Serges Cyrille Kooko sort la tête haute de ce concours. Juste après l’annonce des lauréats en ligne, Joël Des Rosiers, poète, médecin et membre de l’Académie des Lettres du Québec, au Canada, n’a pas manqué à faire savoir les qualités de ce poème présenté par le poète malien. « On sent dans le poème “Avec eux !”, où il est question à la fois d’être dedans et dehors, une question d’étrangeté qui semble traverser le poème », a-t-il témoigné.

« Ils faisaient semblant de m’accepter

Mais je me sentais mal au milieu

De ces sourires de façade

De ces ambiguïtés incongrues

De leurs amitiés inamicales », lit-on dans ce poème « Avec eux ! ».

Contacté par téléphone, M. Cyrille Kooko n’a pas pu cacher sa plus grande satisfaction. « J’étais déjà très heureux de faire partie des finalistes », a-t-il déclaré avant de laisser entendre toute sa surprise à l’entente de son nom comme lauréat dans la Catégorie Maurice Koné La Différence 2020. « Ça fait très longtemps que je n’ai pas été aussi content et fier », a-t-il finalement reconnu.

Le poète international estime que cette distinction n’est qu’« un accomplissement » qui va lui permettre d’avoir plus confiance en soi. « Je ne perds donc pas mon temps en écrivant. Ce prix me donne la force de continuer sur la même lancée », affirme M. Cyrille Kooko.

Le poète a pourtant de grandes ambitions. Il rêve décrocher dans les années à venir le prix Goncourt. « Il faut rêver grand », conclut-il tout en faisant comprendre toute sa fierté d’avoir « porter haut le nom du Mali ».

Rappelons que « pour cette édition unique sous Covid-19, l’utilisation recommandée de l’un des trois adverbes (même si, encore ou peut-être) rendait la tâche plus subtile. Exprimer ainsi sa notion de différence poétiquement sous un angle bien particulier : l’opposition, l’hypothèse, la requête ? Mais sans pénaliser la force de la thématique… ».

Notons qu’à partir de l’été 2021, tous les poèmes nominés seront disponibles dans le recueil des nominés et lauréats de La Différence.

Togola

30 novembre 2020 2 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
LUnion interdite de Oulei Ba copie
Seko ni Donko

« L’Union interdite » ou l’amour contre la tradition

by Sahel Tribune 30 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

« L’Union interdite », un roman en format poche paru dans la collection Djarabi des éditions Princes du sahel, s’ajoute désormais à la bibliographie malienne. Écrit par Ouleï Ba, cet ouvrage est un véritable appel à un changement de mentalités.  

« Il voulait tellement être avec elle, au point qu’il en rêvait souvent. Et pourtant, il ne savait pas ce qui l’attirait chez Nafi. Il avait toujours été attiré par les jeunes filles assez menues et petites, au teint clair. Des filles qu’il pouvait chouchouter », lit-on dans « L’Union interdite » de Ouleï Ba.

Ibrahim Kanouté et Nafisatou Sy sont aveuglés par cet amour qu’ils ont entretenu depuis les années du lycée. Même le séjour de Ibrahim hors du Mali, durant onze années, n’a pas pu estomper le feu qui brûlait en eux. Pourtant, un obstacle rôde autour de leur amour : la tradition. Ibrahim est forgeron alors que Nafi est peule. Le père de celle-ci est fortement attaché à ses valeurs ancestrales. 

Une révolution des mentalités

Les deux jeunes amoureux réussiront-ils à tenir tête à ce vieux conservateur ? Nous laissons le soin aux lecteurs de découvrir la réponse au fil des 112 pages de cet ouvrage. « L’Union interdite » est un roman qui se lit d’un trait. Le plus difficile quand on le dévore, c’est de réussir difficilement à s’en détacher tant qu’on n’est pas arrivé à la dernière page. 

Cet ouvrage propose une véritable révolution dans les mentalités. Au fil des pages, l’auteur expose la place prépondérante de l’amour dans une union.

Publié dans la Collection Djarabi des éditions Princes du Sahel, « L’Union interdite » se classe dans la même catégorie que « Sous l’orage » de Seydou Badian Kouyaté. Nous sommes plongés dans un conflit de générations. Il se situe également dans le sillage de « Au-delà des tabous » de Aïchatoun Amadou Touré où nous rencontrons des personnages qui ne croient ni aux us ni aux traditions de leur communauté. 

« L’Union interdite » est disponible en vente dans les librairies maliennes ainsi qu’auprès de l’éditeur au prix de 2 500 FCFA. 

Une collection créée en 2013

La maison d’édition Princes du Sahel a été créée et installée à Bamako depuis 2006. Elle s’est initialement spécialisée dans la réalisation d’ouvrages et de supports destinés à un public professionnel (guides, journaux d’entreprise, répertoires professionnels, rapports annuels) pour des partenaires privés ou des institutions publiques. C’est en fin 2009 que cette maison d’édition a décidé d’élargir sa politique éditoriale afin d’aborder une production livresque, non seulement plus créative, mais aussi destinée à un public plus large. C’est ainsi que sera publié, en décembre 2010, « Le Mali de Madi », premier album de bande dessinée qui relate l’histoire du Mali de 1960 à nos jours par l’entremise de Madi.

La collection Djarabi dans laquelle « L’Union interdite » a été publiée vise la promotion de la lecture au Mali. Elle a été lancée en mai 2013 et devient du coup la première collection malienne de romans sentimentaux : Djarabi. « La Collection Djarabi fait référence à l’univers sentimental tout en proposant aux lectrices maliennes des romans originaux et inédits avec des histoires courtes au style littéraire accessible dont le contexte et les personnages sont maliens », nous explique cette maison d’édition.

Togola

30 novembre 2020 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Plan humanitaire 2026 : Bamako plaide pour 578 millions de dollars à Genève
Mali : pourquoi les infrastructures financées par la Russie attirent l’attention de l’Afrique
Mali : annulation du bac français, une décision sécuritaire ou diplomatique ?

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close