Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,24 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Une vue aerienne de Menaka e1610046145733
Sécurité

Mali: sur l’attaque de Bounti, le MSF apporte des éléments de précision

by Sahel Tribune 7 janvier 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Le flou plane toujours sur l’attaque survenue, dimanche 3 janvier 2021, à Bounti. Néanmoins, le Médecin sans frontière apporte des précisions.

L’attaque de Bounti, au centre du Mali, dimanche 3 janvier 2021, continue de semer la confusion dans les cœurs. Au même moment où les villageois dénoncent le massacre de plusieurs civils, la force Barkhane annonce avoir neutralisé des terroristes dans la zone. Des civils auraient-ils été pris pour des terroristes ? L’assurance a été donnée qu’aucune erreur du genre n’était possible. Nos confrères de Radio France international (RFI) rapporte que Barkhane « affirme de nouveau ce soir [mercredi soir ndlr] n’avoir utilisé aucun hélicoptère ». La même source indique que le porte-parole des Forces armées maliennes « confirme la version française et soutient que le récit d’une frappe contre des civils relève de la “propagande”. Cette source militaire lui aurait spécifié qu’“il n’y a ni femmes ni enfants parmi les blessés”.

Le MSF précise

Le Médecin sans frontière (MSF) a néanmoins apporté des éléments de précisions, mercredi 6 janvier 2021, sur cette attaque. “Les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) ont pris en charge huit blessés graves suite à des bombardements sur les villages de Bounty et Kikara, dans le centre du Mali, le dimanche 3 janvier 2021”, a indiqué le MSF dans son communiqué. Selon la même source, ses équipes sont intervenues suite à un avertissement donné par les habitants indiquant “la présence de blessés ayant besoin de soins médicaux urgents”. Les blessés ont alors été conduits “vers le centre de santé de référence de Douentza”, indique le MSF.

Toujours selon les précisions du MSF, les huit blessés pris en charge “présentaient des blessures par balles et des lésions dues à des explosions”.

Chiencoro

7 janvier 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
circulation route amboutillage voiture
Enquête

Mali : centre de visite technique des véhicules, véritable lieu de business ? [Enquête]

by Chiencoro 7 janvier 2021
written by Chiencoro 7 minutes read

La corruption autour de la visite technique des véhicules au Mali est un véritable problème de sécurité humaine. Autour de cette visite technique, un véritable réseau d’affairisme a été constitué, surtout par de jeunes vendeurs, afin de permettre aux chauffeurs d’avoir le plus vite possible le précieux sésame et les éviter de suivre la file indienne.

En 2019, entre le lycée Bemba Kanda Kéïta de Tienbani (dans le cercle de Kati) et une station d’essence, une voiture personnelle prend feu dans la rue. N’ayant pas d’extincteur dans sa RAV4, le chauffeur court à la station dans l’intention de prêter un extincteur. Les gérants lui rappellent : « Tu es censé avoir un extincteur dans ton véhicule ». Mais tel n’est pas le cas. La voiture a une visite technique, mais ne dispose d’aucun extincteur. Pourtant, la visite technique concerne aussi la vérification de la présence de ce matériel en plus du contrôle de l’état des freins, de l’identification, de l’éclairage, des pneus, du volant, de la géométrie, de la signalisation, des nuisances et bien d’autres accessoires. Cette visite est « obligatoire pour tous les véhicules (sauf les véhicules de la présidence et ceux de l’armée) ». Alors comment se fait-il que des véhicules se retrouvent sans extincteurs ?

En moyenne, 517 véhicules par jour

La visite technique des véhicules, qui se fait pour contrôler l’état du parc automobile du Mali, est un véritable lieu de business à Bamako. Confiée à une société privée depuis 1995, Mali Technic System, dont le centre unique à Bamako est à Sogoniko, cette visite a perdu tout son sens en raison du réseau d’affairisme établi tout autour.

Dans ce centre unique, le plus souvent débordé, certains chauffeurs peuvent passer toute une journée sans avoir le précieux sésame. En moyenne, ce centre reçoit 517 véhicules par jour. Cet afflux ouvre la voie à la corruption. Les uns et les autres se trouvent des raccourcis pour se procurer de leur visite technique. C’est ainsi qu’un véritable réseau voit le jour.

Dans « les dimensions sécurité routière dans les projets sectoriels des transports en Afrique : le cas du Mali », Soussouro Coulibaly, à l’époque, chef Division Sécurité des Transports à la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux de Bamako, indique que si la société MTS a bien équipé les centres de contrôle de Bamako, Sikasso et Ségou, « plusieurs centres non équipés fonctionnent et délivrent le même certificat de visite technique à l’instar des centres équipés ». Selon lui c’est ce qui constitue le véritable problème : « Cette situation ouvre la porte aux propriétaires de véhicules en mauvais état de passer leur visite dans les centres non équipés. Ainsi, la fiabilité du contrôle technique varie d’un centre à un autre ».

Outre ces aspects, la corruption à ciel ouvert, entretenu par des réseaux d’affairisme, s’est aussi emparée de ce centre unique de visite technique.

« II suffit juste de rajouter un billet de plus »

En nous déguisant en clients, nous avons pu nous renseigner auprès d’un jeune vendeur à côté du centre MTS sur la procédure à suivre pour obtenir une visite technique pour un véhicule qui souffre de quelques pannes. Le jeune homme, d’une vingtaine d’années, nous propose le paiement de 15 000 FCFA, si nous sommes prêts à conduire le véhicule jusqu’au centre, et 20 000 FCFA, si nous souhaitons obtenir le sésame en absence de l’engin au centre. Pourtant, les frais pour la visite technique sont de « 5 000 FCFA pour les véhicules légers et 6 000 FCFA pour les véhicules de transports/véhicules utilitaires et 8000 pour les poids lourds », a-t-on lu sur le site internet du centre.

En plus de cet aspect, au centre Mali technic system, ces vendeurs tirent leur épingle du jeu à travers la location d’extincteurs que des chauffeurs louent pour juste passer la visite. Selon M.S, un chauffeur que nous avons rencontré sur les lieux, le prix pour la location d’un extincteur est de 1000 FCFA pour un extincteur qui coûte moins de 5000 FCFA sur le marché. H.D, un autre chauffeur dans le rang devant le centre, confie : « Nous louons tous ici ces extincteurs pour passer notre visite ».

Au centre de Sogoniko depuis 8 h, Ibrahim Coulibaly, chauffeur de SOTRAMA (Société de transport malienne), attend toujours (aux environs de midi) le précieux sésame. Malgré tout, il garde le sourire aux lèvres et s’abstient de se prononcer ouvertement sur les tracasseries autour de la visite technique des véhicules. Néanmoins, il nous laisse comprendre que la « corruption concerne tous les secteurs au Mali ». 

Quant àBourama Touré, chauffeur de Taxi, qui vient pour la deuxième fois passer sa visite technique au centre de Bamako, celui-ci explique n’avoir jamais été confronté à un cas de tracasserie au sein du MTS. Néanmoins, il reconnait avoir appris par l’intermédiaire de certains de ses collègues que dans ce centre, un véritable réseau existe pour faire passer les véhicules, même en panne.

Sur cet affairisme au MTS, Hamody Diarra, CEO Fassocanou et malien résident en France, indique : « Le Mali dispose de très peu de centres de contrôle technique. Parmi les seuls qui existent, beaucoup font passer les véhicules sans contrôle ». Selon lui, « iI suffit juste de rajouter un billet de plus ».

Des réformes envisagées

Dans l’objectif de soulager les citoyens et de rendre la tâche plus facile aux agents du MTS tout en améliorant le service, le gouvernement malien avait lancé en 2013 un appel d’offres pour la création d’un second centre de visite qui allait être confié à une autre société. Cet appel a tourné au vinaigre entre le gouvernement du Mali et le MTS. Dès lors, le monopole du marché est resté entre les mains de la société MTS.

En février 2015, Mali technic system avait annoncé, à travers Mme Touré Adam Diawara, à l’époque gérante adjointe de la société, l’ouverture d’un second centre à Bamako. « Nous avons commandé des matériels modernes pour cela et nous sommes en train de chercher un emplacement idéal pour installer ces matériels », avait-elle rassuré. Mais force est de constater que jusqu’à nos jours ce second centre peine à voir le jour. Pourtant, la multiplication des centres est une recommandation formulée par des chauffeurs, comme Ibrahim Coulibaly, chauffeur de SOTRAMA. Celui-ci estime que l’ouverture d’autres centres pourrait éviter aux conducteurs de perdre du temps pour avoir le précieux sésame.

Après avoir déposé un courrier au Centre Mali technic system, nous nous y sommes rendus à plusieurs reprises, afin d’avoir plus d’éclaircissements, mais jusqu’au moment où nous mettons cet article sous presse, le MTS n’a pas donné suite à notre demande. Néanmoins, dans les coulisses du centre, nous avons appris que le projet de second centre est toujours en cours. Aussi, sur le site internet de MTS, on peut lire : « MTS met en place un nouveau site pour les visites techniques. Ce site répond à tous les critères de la nouvelle technologie afin de donner un service de qualité aux usagers. » Ce nouveau site devait être lancé en 2020, mais en raison de la pandémie de covid-19, de derniers réglages restaient encore à faire, a-t-on appris.

Le centre travaille également à mettre fin aux actes de corruption, développés par de jeunes vendeurs autour du centre, afin d’améliorer le service, a-t-on appris dans les coulisses du MTS. Ces réformes sont nécessaires, car « une voiture en bon état sauve des vies ».

Fousseni Togola



N.B

Cette enquête a été menée dans le cadre du projet Kenekanko financé par l’Union européenne. Kenekanko est une plateforme de lutte contre la corruption mise en place par Tuwindi, Amnesty international et Free Press Unlimilited. A travers kenekanko.com, les citoyens peuvent alerter les médias partenaires du projet sur des cas de corruption ou de crime économique au Mali.

7 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Assimi Goita
Sécurité

Mali : le Vice-Président de la Transition, porteur d’un message de condoléances au Niger

by Chiencoro 6 janvier 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Après l’attaque terroriste survenue au Niger le 3 janvier 2021 et qui a fait une centaine de morts, le Vice-Président de la Transition malienne, accompagnée d’une forte délégation, s’est rendu à Niamey ce mercredi 6 janvier pour compatir à la douleur du peuple nigérien. 

Le vice-président de la transition malienne a entamé une série de visites ce mercredi 6 janvier 2021. La première étape a été le Niger, ce pays frère du Mali qui a subi une double attaque meurtrière de groupes armés terroristes, le 3 janvier dernier. Une attaque survenue dans les localités de Tillaberie et Diffa et qui a coûté la vie à une centaine de civiles. Au nom du Président de la Transition, Assimi Goita a présenté « les condoléances du peuple malien au peuple frère du Niger ». Il a transmis le message du Président de la Transition, Bah N’Daw, à Mamadou Issoufi, Président du Niger.

Au-delà des condoléances, renforcer les liens

Au cours de son passage au Niger, le colonel Goita a indiqué « qu’il était un devoir pour les autorités de la Transition de compatir à la douleur du Peuple nigérien ». Cette visite a été une occasion également pour le vice-président de la transition de rendre les reconnaissances du Mali au Niger « qui a particulièrement soutenu le Mali pour la normalisation de la situation sociopolitique après les évènements du 18 août 2020 », date de la démission de l’ex-président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta.  

Assimi Goita, vice-président de la transition malienne échange avec le président du Niger
Assimi Goita, vice-président de la transition malienne échange avec le président du Niger. Crédit photo: FT

Notons qu’au-delà des frontières, le Mali entretient de bons rapports avec le Niger. Un lien que le colonel Assimi cherche à sauvegarder et renforcer davantage entre les deux pays. Il est à noter également que dans le cadre de la lutte antiterroriste, les deux pays se retrouvent dans le cadre du G5 sahel qui regroupe non seulement le Mali, le Niger, mais aussi le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie.  

Investiture de William Addo Dankwa Akufo-Addo

Pour cette visite, le Vice-Président de la Transition était accompagné d’une forte délégation composée du ministre de la Réconciliation nationale, celui de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions et le ministre directeur de Cabinet. À sa descente d’avion, le Vice-Président a été reçu par le ministre d’État, ministre du Pétrole et ministre directeur de Cabinet du Président de la République du Niger, M.  Foumakoye GADO.  

Réception de Assimi Goita, vice-président de la transition malienne, à l'aéroport au Niger.
Réception de Assimi Goita, vice-président de la transition malienne, à l’aéroport au Niger. Crédit photo: FT

La prochaine étape de la visite du colonel Assimi Goita et sa délégation est Accra, Ghana, où le vice-président prendra part à l’investiture, jeudi 7 janvier 2021, du Président ghanéen réélu pour un nouveau mandat de quatre ans.

Fousseni Togola

6 janvier 2021 2 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Education ne peut pas attendre
Éducation

L’Initiative internationale, Éducation sans délai, vient à la rescousse de l’éducation au sahel central

by Bakary FOMBA 6 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

En vue de minimiser les effets de la crise sanitaire et humanitaire qui touche le Sahel central (le Burkina Faso, le Mali et le Niger), l’Initiative internationale, Éducation sans délai, approuve une subvention de 33,3 millions de dollars, soit plus de 17 milliards de FCFA à l’endroit de ces pays.

Avec 11,1 millions de dollars (plus de 5 milliards de FCFA) pour chacun des trois pays, l’Initiative internationale Éducation sans délai entend réunir, au Burkina Faso, au Mali et au Niger, les acteurs des secteurs de l’humanitaire et du développement afin d’offrir aux enfants et aux jeunes laissés pour compte dans ces pays du Sahel centraux, une éducation inclusive et de qualité, indiquent les Nations unies dans une publication du 5 janvier 2021. Selon Yasmine Sherif, directrice d’Éducation sans délai, « les enfants, les jeunes et leurs enseignants sont désemparés face à l’absence d’une éducation inclusive de qualité et d’un environnement d’apprentissage sûr, car ils sont également la cible de violentes attaques. »

« L’éducation représente leur seul espoir »

L’objectif de ce programme est de mobiliser 117 millions de dollars supplémentaires sous forme de cofinancement de la part des partenaires nationaux et internationaux, du secteur privé et de fondations philanthropiques. L’Initiative internationale Éducation sans délai veilleà ce que 60 % des bénéficiaires de cette aide dans les trois pays soient des femmes, qui sont énormément touchées par cette crise.

« La Covid-19 et l’augmentation des catastrophes liées aux changements climatiques exacerbent les défis auxquels ces enfants font face pour exercer leur droit à l’éducation. L’éducation représente leur seul espoir », a laissé entendre Gordon Brown, envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale et président du Comité directeur de haut niveau d’Éducation sans délai.

M. Sherif a lancé à cette occasion un appel à l’endroit des donateurs des secteurs publics et privés à rejoindre cette initiative afin de combler d’urgence le déficit de financement de 117 millions de dollars, soit de 62 milliards de FCFA, tout en menant à bien ses investissements à effet catalyseur dans ces trois programmes communs pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Bakary Fomba

6 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Une vue aerienne de Menaka e1610046145733
Sécurité

Mali : Bounti crée la confusion dans les cœurs

by Chiencoro 6 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

La frappe aérienne survenue à Bounti, dimanche 3 janvier 2021, fait débat sur les réseaux sociaux ainsi que hors de ces canaux. Chacun cherche à comprendre ce qui s’est réellement passé dans ce village, dans le centre du Mali.

« Il n’y a guère que l’armée nationale et Barkhane pour opérer offensivement dans le ciel malien. Sollicitées à maintes reprises, les autorités maliennes dominées par les militaires depuis le putsch du 18 août sont restées silencieuses », déclare l’Agence France presse (AFP) dans une de ses publications du mardi 5 janvier 2021 sur l’attaque de Bounti, dans la région de Mopti au Mali. Une attaque et un silence qui donnent lieu à des interrogations. « Que s’est-il passé dimanche près de Douentza, dans le centre du Mali ? L’armée française dit que ses avions ont éliminée des dizaines de jihadistes tandis que des villageois rapportent la mort de plusieurs civils dans la frappe d’un hélicoptère non-identifié », s’interroge l’AFP.

« Il n’y avait pas de mariage »

Cet incident, qu’on pourrait qualifier de bavure, mérite en effet des interrogations. L’armée française aurait-elle confondu des civils qui célébraient leur mariage dans la zone à des terroristes ? Cette possibilité est pourtant écartée par une source militaire française proche du dossier : « Il ne peut y avoir de doutes et d’ambiguïté, il n’y avait pas de mariage. C’est une frappe menée après un processus particulièrement formel et multipartite sur un groupe armé terroriste pleinement identifié, après un recoupement d’informations, des attitudes, une posture, sur une zone caractérisée », rapporte la chaîne de télévision française, France 24.

Radio France internationale (RFI) confirme quand même que « des villageois de Bounti joints par l’Agence France-Presse assurent [ndlr] avoir été frappés par les tirs d’un hélicoptère lors d’une noce ». La même source précise qu’elle « a eu confirmation que quelques femmes et des enfants originaires de Bounti sont bien actuellement soignés à Douentza. D’autres victimes ont été évacuées vers Sévaré, à 150 kilomètres au sud-ouest de Douentza. D’autres ont succombé à leurs blessures ».

Une enquête initiée  

Malgré tout, la population malienne, notamment sur les réseaux sociaux, se dit meurtrie par cet événement de Bounti. Le silence entretenu sur cette attaque est incompréhensible à leurs yeux.

Toutefois, il convient de retenir que les jihadistes possèdent une crinière de techniques d’exaction. Ils sont en mesure de se fondre dans la population pour mieux atteindre leurs cibles. Dans son article « Les raisons de la montée des attaques djihadistes dans le nord du Mali », la Deutsche Welle, chaîne allemande, souligne en effet, « la complicité » dont les djihadistes « bénéficient au sein de la population ». Cette situation rend difficile la lutte antiterroriste pour les forces engagées dans ce combat.

Néanmoins, « la division des droits de l’Homme de la Minusma a initié une enquête », rassure l’AFP afin de situer les responsabilités sur cet incident de Bounti. La même source indique que « la force des Nations unies (Minusma) a affirmé qu’elle n’était “pas impliquée dans les événements survenus récemment dans la zone de Bounti”.

Cette tuerie qui survient après la mort de plusieurs soldats français au Mali pourrait entacher davantage l’image de cette force partenaire du Mali qui ne fait pas déjà bonne presse auprès de la population malienne. Elle coïncide également avec une période où la réduction des effectifs de Barkhane au sahel par la France fait débat. Dans une telle atmosphère délétère, la prudence est nécessaire pour ne pas tomber dans le piège tendu par les djihadistes.

Fousseni Togola

6 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Assimi Goita vice president de la transition malienne sur le terrain
Sécurité

Vertu de la discrétion et efficacité de l’action

by Chiencoro 5 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Selon un adage, « il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ». Tel pourrait bien être le schéma que certains Maliens peu soucieux de l’avenir de leur pays voudraient imposer aux autorités de la Transition en méconnaissant, voire en mésestimant à dessein les efforts consentis pour la stabilisation, surtout dans le domaine de la Défense et de la Sécurité.

Plutôt que de claironner à l’envie les mesures populistes pour désespérément plaire à une opinion désemparée et manipulée de toutes parts par des intrigants mus en hommes politiques pour lesquels seuls les intérêts personnels comptent.

Face à cette tyrannie de l’égocentrisme, que reste-t-il donc à faire sinon tenir bon et se dresser au chevet du Mali, un pays désormais malade du fait de l’aventurisme et de la cupidité de certains de ses propres fils. C’est tout simplement à cette dimension citoyenne et patriotique que la Transition veut amener les Maliens au regard de l’urgence sociopolitique et sécuritaire.

Les autorités de la transition entre le four et le moulin

Malgré la multitude des défis, les autorités de la transition se battent comme de « beaux diables » pour assurer au Mali sa résilience dont les premiers pas ont été déjà franchis par les différents pays partenaires, organisations sous-régionales, régionales et internationales. Plutôt que de capitaliser cet élan de solidarité, source d’une certaine compréhension de la complexité de la crise malienne, la surenchère politique et l’activisme forcené sur les réseaux sociaux ravissent la vedette au vrai amour d’une patrie blessée qui peine à se redresser.

Par delà les méprises et autres mauvaises lectures, honte à tous ceux qui estiment que l’avènement du « Mali kura » est la seule affaire des autorités de la Transition. Qu’à cela ne tienne, des signaux forts sont déjà lancés par le Vice-Président en direction des forces de défense et de sécurité dont le rehaussement de l’effectif, la dotation en moyens et équipements d’opération conséquents, demeure sa priorité. D’où l’intensification des contacts directs entre la haute hiérarchie militaire et sécuritaire avec les hommes sur le terrain. Plus que de la formalité, cette approche affermit de plus en plus les liens entre le sommet et la base, facteur d’un bon exercice du commandement qui ne peut d’ailleurs se renforcer qu’au travers de l’exemple que les chefs donnent en permanence. Une leçon bien comprise et appliquée par le Colonel Assimi Goïta et ses deux points d’appui que sont le ministre de la Défense et des Anciens Combattants et celui de la Sécurité et de la Protection civile.

A défaut de les féliciter, respect et considération

De nombreuses zones comme Nara, Banamba, Farabougou, Mopti, Tombouctou, Gao et Ménaka, ont reçu la visite ou du Vice-Président ou de celle d’un des ministres susmentionnés. À défaut de les féliciter pour être en train de s’acquitter de leur devoir, ces braves combattants patriotes méritent tout au moins le respect et la considération dus à leur engagement pour le Mali.

Photo de famille du vice-président Assimi Goïta avec les troupes sur le terrain
Photo de famille du vice-président Assimi Goïta avec les troupes sur le terrain. Crédit photo: Armée

Bien que discrets dans leurs approches, ces jeunes officiers sont sans nul doute sur la voie royale d’une véritable refondation de l’Armée sans laquelle toute résilience au Mali serait vaine. N’est-ce pas pourquoi le Vice-Président disait à Banamba, lors du réveillon avec les hommes, qu’après l’armée, il n’y avait rien ? Une manière toute simple de rappeler à ses concitoyens que l’armée constitue une soupape de sécurité qu’il importe de consolider. C’est pourquoi selon lui, cette Armée constitue un patrimoine commun à tous les Maliens. D’où le comportement pédagogique du Colonel Assimi et de ses compagnons consistant à commander par l’exemple. Une stratégie déjà pleinement appréciée par les hommes à en juger par l’atmosphère constatée dans les zones visitées et qui ne manquerait pas de contribuer à leur mobilisation indéfectible pour les succès futurs.

Fousseni Togola   

5 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Barkhane 1 e1610265119661
Sécurité

La France vers une réduction des effectifs de Barkhane au Sahel

by Bakary FOMBA 5 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans le cadre de l’opération Barkhane, la France entend réduire le nombre de l’effectif de ses troupes présentes au Sahel. Cette déclaration a été faite, lundi, par la ministre des Armées françaises, Florence Parly, dans un entretien accordé au journal le Parisien.

« Un renfort, par définition, c’est temporaire », déclare la ministre des Armées françaises dans un entretien accordé à nos confrères du journal Le Parisien.

Au cours de cet entretien, Mme Parly n’a pas manqué à faire le bilan des soldats français tombés dans le Sahel de 2013 à nos jours. Au total, 50 soldats français ont été tués dans des attaques au Sahel durant la période en revue, y compris les cinq soldats récemment tués dans deux attaques djihadistes au Mali, les 28 décembre 2020 et 2 janvier 2021, a-t-elle expliqué.

Ces soldats ne sont pas morts pour rien. Selon Mme Parly, le combat que mène la France dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes apporte des résultats positifs. « Au cours de l’année 2020, nous avons remporté des succès militaires importants, à la fois en neutralisant plusieurs hauts responsables de ces groupes terroristes et en attaquant leurs chaînes logistiques pour les désorganiser », souligne la ministre des Armées françaises.

Toutefois, la France pourrait réduire les effectifs de ses troupes présentes au sahel malgré des « succès militaires importants » enregistrés en 2020.

« On a l’impression de revenir à la situation de 2012 »

Le prochain sommet conjoint de la France et des pays du G5 Sahel prévu pour février 2021 à N’Djamena devra permettre à la France et à ses pays de prendre une décision finale en ce qui concerne cette réduction des effectifs de Barkhane au sahel. Néanmoins, d’ores et déjà, dans les coulisses de l’Élysée, le sujet fait débat. « De sources concordantes, l’Élysée voudrait réduire encore plus les effectifs de Barkhane d’ici à l’élection présidentielle de 2022. Une question lancinante à l’heure où les armées alertent sur la nécessité de se préparer à d’autres conflits plus durs sur la scène mondiale, et alors que certaines voix au sein de la classe politique mettent en doute la pertinence de cet engagement long et coûteux, qui peine à être suivi d’effets politiques sur le terrain », rapporte la chaîne de télévision française, TV5 Monde.

Selon Marc-Antoine Pérouse de Montclos, de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), « plus on aide le Mali, plus il s’enfonce. On a l’impression de revenir à la situation de 2012 puisque l’armée a repris le pouvoir, le pays reste coupé en deux et l’État n’est toujours pas présent au nord », rapportent nos confrères de TV5 Monde. Puisque c’est ainsi, le Mali devrait-il, comme ce fut le cas en 2012, appeler la France au secours ?

Bakary Fomba

5 janvier 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Mali : cinq ans de renaissance culturelle sous Assimi Goïta
Dambé et Yèrè-don : les fondements moraux du Mali Kura
Souveraineté, sécurité et résilience sociale au Sahel : dynamiques et enjeux contemporains

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close