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Celia Dos Santos
Climat et environnement

Lettre ouverte à Son Excellence NGEFA, Haut-Commissaire des Nations Unies au Mali

by Sahel Tribune 28 novembre 2020
written by Sahel Tribune 8 minutes read

Paris, le 17 novembre 2020

« Ma Mission humanitaire au Mali depuis Octobre 2019 à ce jour, mon combat “le meilleur pour nos enfants” »

Je vous écris à propos de « Ma Mission humanitaire au Mali depuis Octobre 2019 à ce jour, mon combat “le meilleur pour nos enfants” ». J’ai mené une analyse et documentation rigoureuse et sérieuse de la situation géopolitique du Mali avant toute approche auprès du « peuple malien » et du « peuple touareg », une approche qui comprend plusieurs dimensions. 

Dans cette étude « inspectrice », j’ai étudié en profondeur l’univers des sources de vie et leurs dimensions, le constat est déplorable et dévastateur au Mali.  

Observations en profondeur 

Beaucoup de choses ont été écrites, pensées, proposées par de grands experts. Mon ambition n’est pas de réinventer ce qui a été déjà écrit, mais de vous apporter un nouveau regard libre, novateur, inspiré par les valeurs que je porte en tant que Femme honnête libre, dans l’humanitaire.

Pour mémoire, on parle souvent de la mondialisation comme un phénomène économique et financier, mais le phénomène englobe un champ plus large que celui de la simple circulation des biens, de services et des capitaux. La mondialisation a en fait plusieurs volets : 

  • La mondialisation économique 
  • La mondialisation financière 
  • La mondialisation culturelle 
  • La mondialisation politique 
  • La mondialisation sociologique 
  • La mondialisation géographique 

Donc, la mondialisation n’est pas en elle-même une nouveauté et L’ONU ainsi que les ONG font partie de la mondialisation politique. Et comme ses devancières, celle que nous vivons aujourd’hui impacte profondément les êtres humains en modifiant leur identité, leur travail, leur communauté, leur famille, leurs valeurs, leurs modes de vie et de consommation, leur culture, etc. 

Il semble hautement probable que les dépenses défensives à caractère social peuvent y concourir efficacement si les systèmes nationaux, internationaux de protection et de solidarité réduisent les dommages par la paupérisation et l’exclusion. 

L’action humanitaire ne se réduit pas uniquement aux interventions en cas de crise ou de catastrophe. L’existence humaine est un mouvement perpétuel, tout change à chaque instant dans l’esprit et dans le cœur ! 

La définition ci-après, adoptée en 2003 par la réunion internationale sur les bonnes pratiques d’action humanitaire, nous explique les objectifs de l’action humanitaire : « Les objectifs de l’action humanitaire sont de sauver des vies, d’atténuer les souffrances et de préserver la dignité humaine pendant et après des crises provoquées par l’homme ou des catastrophes naturelles, ainsi que de prévenir de tels événements et d’améliorer la préparation à leur survenue ».

Mais nos petits innocents meurent… ils meurent nos petits innocents, toutes les 5 secondes dans le monde et nous sommes en 2020. Il n’y a aucune fierté aujourd’hui à dire, « je suis le grand défenseur des droits de l’homme », aucune !  

Depuis, à la suite des derniers événements qui se sont déroulés au Mali gravissime qui se sont succédé, notamment le non-respect de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger 2015.

Pour mémoire, je cite le préambule de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger en 2015 : « (…) Déterminés à éliminer définitivement les causes profondes de la situation actuelle et à promouvoir une véritable réconciliation nationale fondée sur une réappropriation de l’Histoire à travers une unité nationale respectueuse de la diversité humaine caractéristique de la Nation malienne

; (…) »

Je reviens sur ce qui fait sujet de « causes profondes » et je suis navrée de vous dire que la dimension des besoins n’a pas été non plus respecté. Le besoin vital, « manger et boire ».

Comment voulez-vous tous, imposer la Paix uniquement par la sécurité militaire alors que, la sécurité à la vie c’est l’eau. L’accès à l’eau potable dans son équité au Mali. La clause profonde à tout conflit armé est le manque d’équité et de transparence à ce besoin vital.

Lorsqu’un cadre stratégique commun de planification intégrée à l’échelle du système n’est pas établi dans le pays équitablement, les résultats sont désastreux, car souvent les données sont faussées, la réalité sur un temps précis réel est bien plus complexe. 

Avant de souhaiter la paix au Mali, il faudra déjà traiter la cause profonde qui est cette équité d’accès à l’eau potable au Mali, le droit à la vie.

Et parallèlement éduquer le cœur à aimer pour mieux se comprendre, et cela nécessite une formation sérieuse au préalable.  

Mes observations visent essentiellement à promouvoir une approche fondée sur les droits humains et essentiellement que les droits de l’enfant soient respectés, car il y a eu des morts répétées d’enfants au Mali dû à l’eau salubre et stagnante de mercure.

C’est un crime contre l’humanité

L’objectif premier de la Convention de Minamata sur le mercure, je cite : « (Article 1) est de “protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions et rejets anthropiques de mercure et de composés du mercure”.

La Convention prévoit une série de mesures pour remplir cet objectif, notamment de lutte contre les émissions et les rejets de mercure dans l’environnement provenant de sources industrielles et d’abandon définitif ou d’élimination progressive des produits ou composants de produits contenant du mercure ajouté. La Convention comprend un article consacré aux aspects sanitaires (article 16) qui préconise spécifiquement l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies et de programmes visant à identifier et protéger les populations soumises à un risque d’exposition au mercure et aux composés du mercure, notamment grâce à l’adoption de directives sanitaires à caractère scientifique, à la promotion de la santé et à l’éducation à la santé du public ».

L’industrie est un élément moteur du développement et elle doit être assortie d’une infrastructure solide pour être durable afin de promouvoir la pérennité de la Paix. L’industrialisation du Mali est gênée par l’insuffisance de son infrastructure. Le Mali est pourtant un pays dont la structure économique est fortement dominée par les secteurs primaires et tertiaires. L’industrie permettra que les hommes abandonnent les armes, que les femmes puissent être autonomes et que les enfants puissent aller à l’école.  

J’ai développé un projet d’industrie de production de lait de chamelle au Mali, l’unique usine de lait de chamelle au Mali en ayant comme objectif principal la distribution de lait de chamelle partout dans le Mali entier, avec la participation de l’ONG CAMER à Kidal et nous n’arrivons pas à avoir des aides pour cette mise en place, car les institutions visent uniquement des projets à court terme, cela s’appelle « fabriquer » la GUERRE. 

Et pourtant ce projet est magnifique pour assurer la paix dans sa durabilité. 

Pour gagner la paix, il faudra avoir un nouveau regard dimensionnel pour un futur proche digne pour nos « petits innocents » enfants.

Nous devons saisir l’opportunité qui nous est donnée dans cette période de chaos, tous les espoirs sont permis. Il est d’ores et déjà évident que la situation actuelle n’est que le résultat tragique des conséquences des erreurs répétitives des états qui sont le reflet d’un pseudo croissance financière et inégalitaire, qui mène à la guerre, et non au développement mutuel qui conduirait à la paix.

Ma vision stratégique nécessaire est celle d’un développement de dimension intellectuelle humaine, afin de développer une population capable de maîtriser ses émotions négatives et violentes et d’engendrer une culture de dimension de conscience.

Nous devons changer notre manière de penser le Monde, en rejetant l’ici et le maintenant et en nous engageant dans un processus audacieux et visionnaire pouvant engendrer ce que sera et devra être un meilleur monde pour nos enfants du futur. Unissons les peuples et leurs alliés dans une mission commune visant à développer cette culture de dimension de conscience. 

Se comprendre pour mieux agir ensemble et se faire mieux entendre, aux états de prendre en compte aussi ces acteurs dans les différentes décisions nationales concernant le secteur de l’eau, la communauté internationale de mieux cibler les appuis et de faire des évaluations pertinentes sur les progrès accomplis par rapport aux engagements pris. Il s’agit en définitive d’une meilleure reconnaissance de leurs rôles et responsabilités et des enjeux liés à la gestion de la ressource en eau.

Les états doivent impérativement appliquer cette dimension des besoins humains.

J’espère sincèrement que vous pourrez inclure mes observations à haut niveau. Je reste disposée à discuter pour l’étude d’un examen d’efficience, d’efficacité, de prévisibilité, de rapidité et de transparence, de recevoir votre avis sur les points soulevés dans cette lettre, je vous prie d’agréer, Son Excellence NGEFA, Haut-Commissariat des Nations Unies au Mali, l’expression de mes respectueuses salutations. 

Célia Dos Santos Demont

La Petite « Médiatrice Pour La Paix »

28 novembre 2020 0 comments
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Vaccin contre la covid 19
Santé

Vaccination contre la covid-19 : l’Afrique pas du tout prête !

by Sahel Tribune 27 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La course pour mettre au point un vaccin sûr et efficace contre la covid-19 bat son plein. Pourtant, selon une nouvelle analyse de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Afrique n’est pas encore prête pour la campagne de vaccination contre cette pandémie. Au cours d’une conférence de presse virtuelle, jeudi 26 novembre 2020, Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, a révélé des chiffres sur l’état de préparation du continent. Des chiffres qui donnent froid dans le dos.

La planification et la coordination, les ressources et le financement, les régulations liées au vaccin, les services de livraison, la formation et la supervision, le suivi et l’évaluation, la logistique, la sécurité des vaccins et la surveillance, la communication et l’implication communautaire, voilà les dix secteurs clés du document d’évaluation de l’OMS pour la planification de l’introduction du vaccin contre la covid-19 en Afrique. Un document qui fournit d’ailleurs une feuille de route pour l’introduction de ce vaccin.

L’Afrique n’est pas prête

Pourtant, dans la région africaine de l’OMS, soit 47 pays, le taux de préparation à cette introduction est de 33 %, soit un taux inférieur au niveau de référence de 80 %, indique l’OMS dans un communiqué du jeudi 26 novembre 2020.

Malgré toutes les dispositions mises en place par l’OMS et ses partenaires pour assurer la protection à 20 % de la population africaine en leur fournissant suffisamment de vaccins, l’analyse « des données de l’état de préparation des pays montrent que 49 % ont identifié les populations prioritaires pour la vaccination et ont des plans en place pour les atteindre ». Outre cela, seuls 44 % des pays disposent de structures de coordination prêtes et 24 % de plans adéquats pour les ressources et le financement, 17 % ont des outils de collection et de suivi de données en place et 12 % ont « des plans pour communiquer avec les communautés afin de construire la confiance et susciter une demande de vaccination ».

Impliquer les communautés

Selon Dr Moeti, « si les communautés ne sont pas associées et convaincues que le vaccin protègera leur santé, nous ferons peu de progrès ». À l’en croire, il est essentiel que les pays s’adressent « aux communautés et soient attentifs à leurs préoccupations et leur donnent voix au chapitre dans ce processus. »  Ce qui conduitDr Matshidiso Moeti a indiqué que « la plus grande campagne de vaccination dans l’histoire de l’Afrique est sur le point d’être lancée ». À ce titre, précise-t-il, « les gouvernements africains doivent urgemment intensifier leur préparation ».

Selon les estimations de l’OMS, le coût pour l’introduction du vaccin contre la covid-19 en Afrique à l’intention des populations prioritaires est évalué à près de 5,7 milliards de dollars US. Un chiffre qui ne prend d’ailleurs pas en compte les coûts supplémentaires de 15 % à 20 % pour le matériel d’injection et la livraison des vaccins, précise-t-on.  

Fousseni Togola

27 novembre 2020 0 comments
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Conference debat sur le liberalisme de John Rawls
Éducation

Protectionnisme : comprendre le libéralisme économique et politique

by Sahel Tribune 27 novembre 2020
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Le département de philosophie de la Faculté des Sciences humaines et des Sciences de l’Éducation (FSHSE) de l’Université des Lettres et des Sciences humaines a tenu, jeudi 26 novembre 2020, une conférence-débat sur le thème « Le libéralisme républicain chez John Rawls ». Cette cérémonie a eu lieu dans l’enceinte de l’Institut Confucius de Badalabougou. Cette conférence était animée par Pr Lukas Sosoe.

Lukas Sosoe est professeur de philosophie politique, juridique, allemande et de l’éthique appliquée en France, en Allemagne, au Canada, au Luxembourg et aux États-Unis d’Amérique.  

L’utilitarisme est la politique qui a dominé dans le monde anglo-saxon. Une doctrine qui estime que l’on peut calculer le bonheur. Cette théorie, selon Pr Sosoe, ne fait pas de différence entre la politique et la morale. Dans la conception de John Rawls, cette théorie n’est pas en mesure de satisfaire tous les droits, notamment la justice. Dans le libéralisme de John Rawls, chaque politique doit être favorable aux plus misérables. Contre les utilitaristes et se situant dans la logique de John Rawls, Pr Sosoe affirme que les droits des individus sont inviolables.

Libéralisme économique vs libéralisme politique

Pr Sosoe établit une distinction entre le libéralisme politique et le libéralisme économique. Si dans le libéralisme économique, affirme-t-il, l’intervention de l’État n’est pas forcément nécessaire, dans le libéralisme politique, elle est nécessaire en tant qu’instrument régulateur du vivre ensemble des citoyens. Cette dernière forme de libéralisme permet une bonne distribution des biens.

Pr Sosoe estime que l’intervention de l’État doit être favorable aux plus démunis. À l’en croire, l’État doit adopter un neutralisme inclusif en protégeant les droits de chaque individu dans la société.

Abdramane Coulibaly

27 novembre 2020 0 comments
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La Philosophie de Confucius de Ouologuem OK
Éducation

« La philosophie de Confucius » ou la nécessaire renaissance

by Sahel Tribune 26 novembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Ce jeudi 26 novembre 2020 a eu lieu la présentation du livre « La philosophie de Confucius » de Dr. Belko Ouologuem. Cette cérémonie s’est déroulée à l’Institut Confucius de Badalabougou.

Belko Ouologuem est Docteur en philosophie chinoise de l’université de Fudan à Shanghai et professeur de philosophie à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako (ULSHB), à l’École Normale Supérieure de Bamako (ENSup) et à l’Université Catholique de Bamako.

La philosophie enseignée académiquement au Mali est colonialiste, fondamentalement basée sur la philosophie européenne, voire une philosophie européocentrique, déclare Dr. Ouologuem au cours de la présentation de son ouvrage « La philosophie de Confucius ». Dans cet ouvrage, Dr. Belko Ouologuem s’approprie de la pensée confucéenne pour montrer des perspectives pour la reconstruction d’une société en crise. Selon ses propos, la naissance d’une société nouvelle n’est possible qu’avec l’avènement d’hommes nouveaux. Pour cette renaissance, l’auteur estime important de repenser l’éducation des jeunes et de refonder les institutions de l’État. 

La nouvelle société que préconise Dr Ouologuem dans cet ouvrage ne viendra que d’hommes qui ne pensent pas aux biens matériels, mais au perfectionnement moral ; des hommes qui sont amis du savoir et qui ont la capacité de comprendre l’interdépendance entre les éléments de la triade : l’homme, le ciel et la terre.

« La philosophie de Confucius », c’est aussi la considération des rapports existant entre l’État, comme une extension de la famille (où le père agit en père, la mère en mère et le fils en fils) et les valeurs familiales. Selon le docteur en philosophie, lorsque l’on dissocie les valeurs morales de la politique, le pays tombe dans la folkloration de la géopolitique. S’agissant de la refondation de l’État, Dr. Ouologuem prévient que trois principes fondamentaux apparaissent essentiels : la sécurité, les vivres et la confiance du peuple. C’est ce qui lui fait affirmer que « n’importe qui n’est pas fait pour diriger ». Or aujourd’hui tout le monde veut diriger. D’où le chaos donc !

Abdramane Coulibaly

26 novembre 2020 0 comments
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Lutte contre les violences faites aux femmes
Sécurité

Violence faite aux femmes : un obstacle au développement et à la stabilité !

by Sahel Tribune 26 novembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, mercredi 25 novembre 2020, plusieurs messages exhortant à la sauvegarde des droits des femmes ont été diffusés. Le chef des Nations unies a invité à prévenir les violences faites aux femmes.

« La violence à l’égard des femmes continue d’être un obstacle à la réalisation de l’égalité du genre, du développement, de la paix ainsi qu’à la réalisation de nos droits humains, et la promesse des ODD de ne laisser personne à l’écart », a déclaré Dr. Rasha Kelej, directrice de la fondation Merck, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a alors fait comprendre la nécessité de donner la priorité au leadership des femmes dans la recherche de solutions à ce problème et d’impliquer davantage les hommes dans la lutte contre ledit fléau. « La communauté mondiale doit entendre les voix et les expériences des femmes et des filles et prendre en compte leurs besoins, en particulier ceux des survivantes et celles qui sont confrontées à des formes multiples et croisées de discrimination », a-t-il déclaré.

Pour rappel, M. Guterres avait lancé un appel en avril dernier pour exhorter la communauté internationale à œuvrer pour mettre fin à la « pandémie fantôme » de la violence sexiste. Cet appel a été réitéré et relancé à l’occasion de cette Journée par le chef de l’ONU.

M. Guterres estime que les organisations de défense des droits des femmes méritent une attention particulière en termes de financement prévisible et flexible pour faire barrage à la violence contre les femmes dans la mesure où elles agissent si souvent en tant que premiers intervenants dans les pays du monde entier.

Selon le patron des Nations Unies, « il est essentiel que les services destinés aux survivants de la violence restent ouverts, avec des ressources et des mesures adéquates en place pour soutenir les réponses sanitaires, sociales et judiciaires. »

M. Guterres invite à prévenir les violences que subissent les femmes au lieu d’attendre qu’elles soient victimes pour ensuite intervenir. Pour ce faire, il juge important de « s’attaquer aux forces culturelles et aux normes sociétales des déséquilibres de pouvoir. »

Le chef de l’ONU a profité de la célébration de cette Journée pour exhorter les uns et les autres à « redoubler d’efforts pour éradiquer à jamais la violence sexiste ».

Pour rappel, cette Journée commémore l’assassinat brutal, en 1960, des trois sœurs Mirabal, militantes politiques en République dominicaine. Depuis décembre 1999, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies, le 25 novembre a été désigné comme Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Une occasion pour inviter les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales à promouvoir des activités destinées à sensibiliser le public sur les violences que subissent les femmes.

Bakary Fomba, stagiaire

26 novembre 2020 0 comments
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Le Lycee Massa Makan Diabate prise par derriere
Enquête

[Enquête] Création et ouverture d’écoles privées à Bamako : les astuces des opérateurs économiques pour échapper à la loi 

by Sahel Tribune 26 novembre 2020
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Au Mali, il est de plus en plus distillé que la création d’établissements scolaires par des opérateurs économiques n’est pas permise. Cette explication relève d’une mauvaise interprétation des textes. Les opérateurs économiques peuvent être autorisés à créer des établissements secondaires, mais pas les gérer. 

Afin d’éviter toute interpellation pour violation de la loi régissant la création et l’ouverture des établissements d’enseignement privé au Mali, des promoteurs ont inventé un moyen pour contourner la loi. Selon l’article 6 du « Décret 94-276/PRM du 15 août 1994 fixant les modalités d’application de la loi portant statut de l’enseignement privé en République du Mali », il est précisé : « Nul ne peut être autorisé à diriger un établissement privé s’il ne possède, au moins, l’un des diplômes exigés pour enseigner et une expérience pédagogique certifiée ; [NDLR] s’il est en service dans l’administration publique ou dans une structure parapublique. »

Pour se mettre à l’abri des conséquences de cette loi, des promoteurs ont trouvé une méthode idéale.

« Avoir une équipe de professionnelle dans l’administration scolaire »

L’afflux des opérateurs économiques dans le secteur de l’enseignement privé fait couler beaucoup d’encre au Mali. Magansiré Diakité, secrétaire général adjoint de l’Association des écoles privées agréées du Mali (AEPAM) regrette que toute catégorie de personnes se retrouve promoteur d’établissement d’enseignement privé au Mali. Or, précise-t-il, la loi est claire en la matière : être sortant de l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako, pour le secondaire ; et de l’Institut de formation de maitres (IFM), pour le fondamental et le secondaire, etc.

La décision de création (encore appelée Agrément) et d’ouverture, conformément au Décret de 1994, est délivrée par le ministre de l’ordre d’enseignement, donc du ministre de l’Éducation nationale, pour le secondaire aussi bien que le fondamental. Avant de délivrer une quelconque décision, celui-ci réceptionne les dossiers de l’établissement, du déclarant ainsi que de l’administration scolaire et pédagogique.

Sadia Kéïta est un ingénieur de formation à Bamako. Il est aujourd’hui promoteur du complexe scolaire Oumar Bah de Kalabancoura, en commune V du district de Bamako. Celui-ci explique que « dans les démarches pour l’obtention de l’agrément, ce qui est surtout exigé, c’est d’avoir une équipe de professionnelle dans l’administration scolaire ».

Une fois l’agrément acquis

Pour se conformer à cette exigence, précise un professeur à l’université de Ségou, ces opérateurs économiques « introduisent les dossiers d’enseignants qualifiés pour avoir l’autorisation de création. Généralement ces enseignants sont nommés directeurs ou censeurs ». Notre source indique avoir été victime de cette situation lorsqu’il enseignait dans un lycée privé à Sébénicoro, commune IV du district de Bamako. D’ailleurs, il n’est pas le seul, cet autre professeur à Kalaban-Coro, dans le cercle de Kati, confie également son cas : « Le promoteur d’un établissement privé m’a demandé de lui permettre de joindre mes dossiers à sa demande de création. J’étais nommé d’office proviseur ». Mais quelques années après, il raconte avoir été mis à la porte par le promoteur.

Nombreux sont les établissements secondaires privés créés par des opérateurs économiques à Bamako. Pour nous en convaincre, nous avons cherché à mettre la main sur la décision de création et d’ouverture de certains de ces établissements secondaires dans le cercle de Kati. Les noms qui figurent sur ces décisions sont tous d’opérateurs économiques reconnus au Mali. Certains d’entre eux ont plus d’un établissement privé. 

Cette situation fait dire à A. K, proviseur d’un complexe scolaire dans le cercle de Kati, que « ces patrons par procuration se servent de jeunes diplômés sans emplois ».

Selon Seydou Loua, enseignant-chercheur à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako, à travers des supervisions assidues, l’État peut mettre un terme à cette instrumentalisation des jeunes diplômés sans-emplois par des opérateurs économiques.

« Faire avec les opérateurs économiques »

Dr Seydou Loua explique toutefois qu’il « n’est écrit nulle part que des gens sont habilités à ouvrir des écoles privées et d’autres non ». C’est également l’explication donnée par Fagaye Danioko, professeur de pédagogie à l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako. Les enseignants aussi bien que les opérateurs économiques ont tous le droit d’ouvrir des écoles privées, a indiqué M. Loua. L’essentiel est de confier la gestion administrative de l’établissement à des professionnels de l’éducation, précise M. Loua. Car « l’administration scolaire est un métier ». Toutefois, il indique que « souvent les autorités peuvent fermer les yeux sur certains manquements pour éviter des fermetures d’établissement » qui ne feront qu’aggraver la crise scolaire dans le pays.

Bien vrai que l’État ne soit pas en mesure de scolariser tous les enfants au niveau des établissements publics, il a tout intérêt à mieux réglementer le secteur privé, avertit M. Loua.

Depuis 2017-2018, l’AEPAM se bat au niveau de l’Assemblée nationale pour obtenir un « ordre des enseignants promoteurs », indique Aboubacar Koné du lycée Bafily Traoré de Kabala. Selon Sadia Kéïta, l’échec de cette initiative est dû au profil hétérogène des promoteurs. M. Loua confirme cette position de M. Kéïta. Selon lui, il sera difficile que l’État accepte un ordre de ce genre qui exclurait les opérateurs économiques qui sont pourtant reconnus comme promoteurs. « Sans les opérateurs économiques, rares sont ceux qui peuvent ouvrir des écoles », souligne-t-il avant d’inviter à « faire avec les opérateurs économiques ».

Afin de nous imprégner des raisons du blocage de cet ordre des enseignants promoteurs, nous avons contacté le ministère de l’Éducation nationale ainsi que la Commission éducation de l’Assemblée nationale dissoute, sans obtenir d’explications.

Fousseni Togola

26 novembre 2020 0 comments
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transition PREMIER CONSEIL DES MINISTRES
Politique

Mali : les autorités de la Transition auraient-elles la mémoire courte ?

by Sahel Tribune 25 novembre 2020
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La chute du régime Ibrahim Boubacar Kéïta, le 18 août 2020, n’a pas jusqu’à présent contribué à apaiser le front social au Mali. Tantôt des dénonciations des procédures de nomination dans des organes de la transition, tantôt des revendications syndicales.

La transition politique, née de la chute du régime IBK a ipso facto hérité des problèmes du système jugé pourri, mais dont les auteurs du putsch se sont portés continuateur. « L’État est une continuité », a rappelé Ismaël Wagué, porte-parole du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), junte militaire qui a renversé le régime IBK, dès sa première sortie télévisée, le 19 août 2020.

Le point de départ

Quelques heures après ce premier discours, le porte-parole des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, Adama Fomba est revenu sur ses propos pour justifier la poursuite de leur mot d’ordre de grève : l’application de l’article 39 du statut du personnel enseignant.

L’apaisement qui devrait naître de l’accord obtenu avec les syndicats du secteur de l’éducation a été vite balayé après la libération du chef de fil de l’opposition malienne ainsi que de trois autres otages, le 5 octobre 2020. Ces libérations ont invité les administrateurs civils sur le ring. Ceux-ci ont d’abord remis une recommandation au Premier ministre Moctar Ouane, le 15 octobre 2020, pour demander la libération de deux de leurs collègues pris en otage et dont les auteurs réclament 20 millions de FCFA. Une somme que les autorités maliennes n’auraient pas pu payer malgré qu’elles aient réussi à payer une somme importante pour la libération de Soumaïla Cissé et de trois autres otages. Depuis, les administrateurs civils ainsi que des agents des mairies du Mali sont en grève. Une situation avec de réels incidences sur plusieurs secteurs d’activités du pays. 

L’UNTM dans la danse

Comme si toutes ces déstabilisations ne suffisaient point, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est venue mettre ses pieds dans le plat. Après une grève de 72 h, la semaine dernière, cette grande centrale syndicale du Mali a déposé, lundi 23 novembre 2020, un autre préavis de grève sur la table du gouvernement. Une grève qui doit commencer à partir du 14 décembre pour s’étendre jusqu’au 18 décembre 2020. Au même moment, la synergie des sections syndicales des surveillants de prison du Mali, après une grève de quatre jours, a déposé, lundi 23 novembre 2020, un préavis de grève de 10 jours sur la table du gouvernement. Selon le secrétaire général de la section syndicale des surveillants de prison du Mali, le lieutenant Daouda Konaté, cette grève doit s’étendre du lundi 14 au vendredi 25 décembre 2020.

Rupture de confiance

Tous ces mouvements de grèves laissent apparaître une évidence : la déception des Maliens de la transition politique en place. Cette transition avait été vue comme une panacée. La rupture totale avec le régime supplanté tarde à devenir une réalité tangible aux yeux des Maliens. Les réformes tant attendues peinent à voir le jour. La classe politique aussi bien que les citoyens estiment que la transition n’est qu’une continuité du régime renversé. Des faits les réconfortent dans leur position : la militarisation progressive de la transition.

Le péché des autorités  

Pourtant, l’on doit se demander là où la transition politique a pu bien pécher. Le résultat de plusieurs sondages réalisés avant la mise en place de cette transition ne révélait-il pas la confiance des Maliens aux militaires pour la gestion de cette transition ? Le péché des autorités de la transition, c’est d’abord le fait de s’être fié à l’apparence. Ces résultats ne venaient pas du fond du cœur. Ils traduisaient juste l’instant de colère d’un peuple papillon qui se laisse transporter par des vents contraires. En second lieu, le fait de signer sans le savoir un accord tacite avec le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), le mouvement hétéroclite qui a vu le jour afin de demander le départ d’IBK, a été l’autre péché des autorités de la transition ou plutôt du CNSP. La plupart des partis politiques composant ce mouvement croyaient au miracle après la chute d’IBK. Mais avec le CNSP, ceux-ci ont vu leur chance diminuée et ne sont pas prêts à accepter leur sort. Les autorités de la transition ont-elles vraiment péché ? Elles sont victimes de leur trop grande confiance aux paroles d’un peuple déstabilisé moralement et financièrement par des années de mauvaise gouvernance.

Que les autorités de la transition se souviennent quand bien même qu’il serait difficile de résister au front social ! Pour ce faire, il est important qu’elles soient assez regardantes aux revendications syndicales.  

Fousseni Togola

25 novembre 2020 0 comments
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