Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,24 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

vaccination 1215279 1920
Santé

Distribution des vaccins anti-covid : l’Afrique n’entend point rester dans la dépendance

by Sahel Tribune 17 janvier 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Union africaine a obtenu une dose importante de vaccins anti-covid pour le continent. Ces vaccins, commandés directement auprès de trois laboratoires de vaccins, viendront compléter les doses devant arriver dans le cadre de l’initiative Covax.

Plus question de rester l’éternelle mendiante qui ne dépend que de la charité des plus offrants. L’Afrique, dont la plupart des pays ne disposent pas de moyens conséquents pour financer l’immunisation de leurs populations, s’engage dans la course aux vaccins anti-covid. L’Union africaine [UA], dont la présidence tournante est assurée par l’Afrique du Sud, a obtenu 270 millions de vaccins anti-covid pour le continent. L’annonce a été faite, mercredi 13 janvier 2021. Entre avril et juin, 50 millions de doses seront déjà disponibles.

Disponible pour toute l’Afrique

« Nous avons franchi une étape supplémentaire pour obtenir des vaccins de manière indépendante en utilisant nos propres ressources limitées », a déclaré le président sud-africain Cyril Ramaphosa, cité dans le communiqué du mercredi dernier. L’Union africaine a passé directement sa commande auprès des laboratoires Pfizer-BioNTech, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Selon le président sud-africain, « ces efforts visent à compléter les efforts du Covax, et à garantir que le plus grand nombre possible de doses de vaccin soient disponibles dans toute l’Afrique dès que possible ».

En effet, avec la campagne mondiale Covax, qui vise à distribuer les vaccins anti-covid-19 dans les pays à faibles revenus, l’Afrique doit recevoir 600 doses de vaccins. Les volumes devant arriver dans le cadre de cette initiative de soutien ne suffiront pas à couvrir le besoin de vaccins sur le continent. Chose que l’UA a vite compris : « Si l’initiative Covax est essentielle pour l’Afrique, l’Union africaine craint que les volumes, qui seront disponibles entre février et juin, ne dépassent pas les besoins pour les soignants et ne soient donc pas suffisants pour contenir les chiffres croissants de la pandémie en Afrique » or, « nous ne pouvons pas attendre. Il ne s’agit pas d’une vaccination contre la polio ou la rougeole. Nous devons le faire rapidement. Nos économies souffrent, nos populations meurent », a affirmé, jeudi 14 janvier 2021, lors d’une conférence de presse, John Nkengasong, directeur de l’Africa CDC.

Ces doses permettront-elles à l’Afrique d’atteindre l’objectif de l’Africa CDC qui est de parvenir à la vaccination de 60 % de la population africaine ? Avec ses 1,3 milliard de personnes, le continent aurait besoin de plus de 2 milliards de doses de vaccins en raison de deux doses par personne.

Un signal fort

Cette commande directe de l’Union africaine auprès de ces laboratoires de vaccins est un signal fort. Elle montre la détermination des pays africains à s’engager pour le bien-être de leurs populations. Notons qu’en dehors de cette commande collective, des pays ont déjà engagé des commandes individuelles. Tel est le cas de l’Algérie, qui a acheté le vaccin russe Spoutnik V ; du Maroc, qui a opté pour AstraZeneca et du chinois Sinopharm. Quant au Sénégal, celui-ci aurait annoncé être en discussion avec Sinopharm.

Il n’y a pas de temps à perdre pour commencer les campagnes de vaccination en Afrique. Selon les chiffres de l’Africa CDC, le continent a enregistré 3,1 millions de cas de Covid-19 et près de 75 000 morts. Chaque jour, le continent enregistre près de 30 000 nouveaux cas, contre 18 000 au cours de la première vague de coronavirus, selon M. Nkengasong. Il faut agir vite pour lever l’embargo sur les économies du continent.

Chiencoro

17 janvier 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Un technincien de laboratoire dans un centre de recherche collaborant avec lOMS sur les zoonoses virales a Bangkok en Thailande.
Santé

6e réunion du Comité d’urgence : les deux questions essentielles sur la covid-19 à aborder

by Sahel Tribune 15 janvier 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Comité d’urgence du règlement sanitaire international sur la covid-19 a commencé sa sixième réunion, jeudi 14 janvier 2021. L’ouverture de cette réunion a été marquée par quelques grandes annonces : l’arrivée d’une équipe d’enquête de l’OMS en Chine et les deux questions essentielles à aborder aujourd’hui au sujet de cette pandémie.

Un an après son apparition dans le monde, la nouvelle maladie à coronavirus reste toujours un mystère pour l’humanité. Selon les chiffres fournis par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours de la sixième Réunion du Comité d’urgence du règlement sanitaire international sur la covid-19, plus de 90 millions de personnes ont été testées positives à cette maladie, et près de deux millions d’autres en sont morts. Pour enquêter sur les origines de cette maladie, une équipe d’experts de l’OMS a foulé le sol chinois, jeudi 14 janvier 2021.

« Les membres de l’équipe qui sont arrivés à Wuhan seront en quarantaine pendant les deux prochaines semaines », a déclaré le patron de l’OMS. En attendant, cette équipe arrivée à Wuhan, en Chine, pourrait commencer ses travaux à distance avec leurs homologues en Chine. « Ils poursuivront ensuite leurs travaux sur le terrain pendant deux autres semaines », précise Dr Tedros. 

Deux questions essentielles

L’espoir de toute l’humanité en 2021 est la fin de cette pandémie afin de « contribuer à rétablir un sentiment de normalité dans tous les pays ». Raison pour laquelle, dans son allocution préliminaire à l’ouverture de la sixième Réunion du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (RSI) sur la COVID -19, le directeur général de l’OMS a invité à accorder plus d’attention à deux questions : l’émergence récente de nouvelles souches variantes du SARS-CoV‑2 et l’utilisation potentielle de certificats de vaccination et de dépistage pour les voyages internationaux. Selon lui, un « thème unique lie les deux questions : la solidarité ». Car « nous ne pouvons pas nous permettre de privilégier ou de punir certains groupes ou pays », a-t-il expliqué. 

A la fin de cette réunion convoquée par le directeur général de l’OMS, le Comité publiera une déclaration contenant des recommandations à l’OMS et aux États membres.

Chiencoro

15 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Un agent de sante verifie le taux de sucre dans le sang dune femme dans un centre de sante communautaire du district de Jayapura en Indonesie
Santé

Maladies infectieuses affligeantes : pour révolutionner les traitements, un nouveau centre de recherche voit le jour

by Bakary FOMBA 15 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans le cadre du projet « Longevity », financé par Unitaid, les travaux du premier Centre d’excellence pour les thérapies à action prolongée (CELT) de l’université de Liverpool ont été lancés, mardi 5 janvier 2021. Une initiative qui améliorera le traitement des maladies débilitantes.

Il est désormais possible d’obtenir de meilleurs résultats « en matière de traitement et de prévention de maladies mortelles tels que le VIH, le paludisme, l’hépatite C et la tuberculose » grâce au tout premier Centre d’excellence pour les thérapies à action prolongée (CELT) de l’Université de Liverpool. Notons que ces maladies ci-dessus citées touchent particulièrement les pays à faible et moyen revenu.

Les personnes atteintes de maladies infectieuses affligeantes sont confrontées à maintes difficultés, parmi lesquelles l’efficacité des médicaments actuels dont elles sont obligées d’utiliser pour des résultats incertains. Elles doivent également « se battre avec des régimes qui peuvent impliquer la prise de dizaines de comprimés chaque jour et dépendent d’un accès régulier aux établissements de soins ».

Révolutionner le traitement des maladies déprimantes

Le souci principal du CELT est d’approfondir les connaissances sur ces médicaments à longue durée d’action et de diffuser les résultats de recherches clés. Cela, dans l’esprit de révolutionner la manière dont ces maladies ravageuses sont traitées, en particulier dans les pays où l’accès aux soins de santé est difficile.

Hervé Verhoosel, porte-parole d’Unitaid, estime que grâce aux nouveaux outils que fournira le CELT, de meilleurs résultats « en matière de traitement et de prévention de maladies mortelles tels que le VIH, le paludisme, l’hépatite C et la tuberculose » pourraient désormais être obtenus.

Selon le directeur exécutif d’Unitaid, Dr Philippe Duneton, « il y a des décennies, les produits à action prolongée ont révolutionné des domaines tels que la schizophrénie et la contraception ». L’objectif aujourd’hui , explique-t-il, « est d’appliquer des innovations similaires pour soutenir les efforts mondiaux visant à lutter — et même éliminer — les principales maladies affectant les pays à revenu faible ou intermédiaire, y compris le VIH/sida. »

Plus de 21 milliards de FCFA

M. Verhoosel se réjouit de tous les avantages que pourraient procurer ces nouvelles technologies dans la prise en charge des malades. « Les avantages pour l’efficacité découlent de la résolution des problèmes associés au fait que les patients ne prennent parfois pas leurs médicaments, ce qui peut également aider à réduire l’émergence d’une résistance aux antimicrobiens », souligne le co-directeur du CELT, le professeur Andrew Owen.  

Ce nouveau Centre d’excellence pour les thérapies à action prolongée, le tout premier au monde, a été financé principalement par l’Unitaid à hauteur de 40 millions de dollars américains, soit plus de 21 milliards de FCFA.

Pour rappel, l’Unitaid est une organisation spécialisée dans la santé mondiale. Elle est hébergée par l’OMS. Son objectif est d’identifier, de développer et de rendre accessible à des prix abordables des solutions innovantes pour prévenir, diagnostiquer et traiter des maladies rapidement et efficacement dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Bakary Fomba

15 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
peintre textile a Djenne Mali Afrique
Enquête

Covid-19 au Mali : le secteur de la culture bat de l’aile [Enquête]

by Chiencoro 15 janvier 2021
written by Chiencoro 6 minutes read

Depuis le 25 mars 2020, le Mali a enregistré son premier cas de coronavirus. La deuxième vague a connu son pic en décembre 2020. Pour arrêter la progression de cette pandémie, le gouvernement malien a toujours adopté des mesures barrières. Des mesures qui ont frappé les acteurs de certains domaines, comme la culture. 

Plus de réservation, ni de spectacle ou de manifestation littéraire. Les touristes se font rares et par conséquent moins de revenus pour les acteurs culturels. Le secteur de la culture au Mali souffre des impacts de la covid-19. Une situation tributaire en grande partie des mesures préventives adoptées par les autorités politiques du pays afin de stopper la progression de la maladie.

Le blues des artisans

Boubacar Doumbia, fondateur du centre culturel N’domo de Ségou, dans la quatrième région du Mali, qui évolue sur l’artisanat, explique avoir subi de plein fouet les effets de cette pandémie suite aux mesures préventives prises par les États. « Présentement, nous n’avons pas de touristes et les acheteurs ne viennent pas », déplore-t-il. Seuls quelques clients qui ont l’habitude d’acheter avec ces artisans leur passent souvent des commandes à distance. Des commandes qui sont acheminées par voie postale. « C’est grâce à ces quelques commandes que nous parvenons à faire fonctionner l’atelier », précise le vieux Doumbia qui souligne que son atelier « a perdu presque la moitié de ses revenues annuelles ». 

M. Doumbia n’est pas le seul à traverser cette période de vache maigre. La situation est quasi-générale. Dans un reportage de la radio Mikado, radio des Nations unies au Mali, diffusé le lundi 28 décembre 2020, des artisans de la même région de Ségou, se lamentaient des impacts de cette crise sanitaire sur leurs activités. Au bord du fleuve Niger, Mamoutou Dembélé souligne que depuis plus de dix mois, la situation est « chaotique » pour les artisans de la 4e région. En raison de cette maladie, les touristes, qui constituent les véritables clients de ces artisans, se font très rares. « Avant le coronavirus, on vendait beaucoup, mais aujourd’hui, avec la propagation de cette maladie, on passe toute une journée sans qu’on nous demande le prix d’un article », déplore-t-il.

La ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali, Kadidiatou Konaré a reçu, jeudi 7 janvier 2021, les fédérations des artisans et des artistes du nord. A cette occasion, les représentants des deux fédérations n’ont pas manqué à faire comprendre à la ministre toutes les difficultés qu’elles traversent en raison non seulement de la pandémie de coronavirus, mais aussi de la crise sécuritaire. Comme difficultés, ils ont surtout mentionné la production et l’écoulement des produits artisanaux.

Aucun secteur épargné

En effet, du côté des artistes, le ton est le même. D’habitude, le réveillon du Nouvel An constitue un moment spécial pour les rois de la musique, qui passent de concert en concert. Cette année, en raison de cette pandémie de covid-19 et des mesures restrictives imposées, les artistes n’ont pas pu honorer leurs rendez-vous de fin d’année. Bassékou Kouyaté, artiste-musicien malien, a été obligé d’annuler plus de 120 concerts à l’étranger en fin d’année en raison de cette pandémie, a-t-il confié à nos confrères de la chaîne de télévision nationale du Mali, ORTM, qui l’a diffusé le 31 décembre 2020.

Durant la première vague de la covid-19, en mars 2020, Naré Famagan Magassa, artiste-peintre, a été durement frappé par cette crise sanitaire. Ce jeune artiste a vu ses résidences et expositions, prévues en Europe repoussées. La deuxième vague de la maladie le frappe encore de plein fouet alors qu’il se rappelle n’avoir reçu que « 5 kilogrammes de farine, 5 kg de pattes et 25 kg de riz » comme accompagnement de l’État lors de la première vague.

Paralysé bien avant la pandémie du coronavirus, le secteur du livre traverse également une période difficile en raison de l’annulation des salons, des lancements, des cafés littéraires, etc., le livre se porte mal au Mali. Cette pandémie menace d’ailleurs la Rentrée littéraire prochaine prévue pour le 16 février. D’où selon Sékou Fofana, coordinateur de cette Rentrée littéraire du Mali et secrétaire général de l’Organisation malienne des éditeurs de livres (OMEL), des réflexions sur certaines précautions à prendre comme la réduction du nombre d’auteurs en présentiels et l’organisation de cérémonies virtuelles en plus des mesures prises par les autorités maliennes.

Aucun secteur de la culture n’a été épargné par cette pandémie qui a mis à plat toutes les programmations dans les espaces culturels. Au musée national du Mali, dans la salle de spectacle aussi bien que dans la salle d’exposition voire dans la cour, le constat est le même : le calme, l’absence humaine, le désespoir. Plus de visiteurs. Un silence de mort règne sur le lieu. Selon Ahmed, agent chargé des réservations dans cet endroit, les pertes entraînées par cette fermeture du musée se chiffrent à des millions de F CFA. Une situation qui a conduit à la réduction de l’effectif des travailleurs, déplore-t-il. 

Des mesures d’accompagnement

Dans une de ses publications de mai 2020, lors de la première vague, la Plateforme des blogueurs maliens, Benbere, rapportait que « le manque à gagner pour ces acteurs, d’ici à août 2020, est évalué à 1 milliard 230 millions de francs CFA ». La plateforme indique avoir obtenu ce chiffre de la Fédération des artistes du Mali (FEDAMA). 

Pour la deuxième vague, le statu quo reste le même. Contacté par téléphone, Moussa Doumbia, permanent à la FEDAMA, souligne qu’il est plus que nécessaire de venir en aide aux artistes dont tous les projets sont tombés à l’eau en raison de cette crise sanitaire. Toutefois, il indique ne pas pouvoir donner pour l’instant une estimation de la perte générée par la covid-19 chez les artistes, au cours de cette deuxième vague. 

Les autorités de la transition ont promis des mesures d’accompagnement pour ceux qui en ont droit. Lors de sa rencontre avec les fédérations des artisans et des artistes du nord, la ministre de la Culture, Kadidiatou Konaré a aussi rassuré : « Le gouvernement est conscient des souffrances que vous [les artistes et les artisans ndlr] vivez. C’est pour cela qu’un fonds d’urgence a été mobilisé pour assister les acteurs des trois secteurs pendant cette période de covid-19 ».

Au niveau de la Fédération des artistes du Mali, bientôt les artistes frappés par les effets de cette pandémie recevront leur accompagnement de la part de l’État. Selon Adama Traoré, secrétaire général de la FADAMA, des discussions sont engagées avec le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme pour l’obtention de ces accompagnements. Le 24 décembre 2020, la FEDAMA indiquait dans un communiqué que parmi les mécanismes d’accompagnements envisagés figure le programme « Jigui Sèmè Yiri » qui « octroie une indemnité spéciale unique de 90 000 F CFA à des indigents qui ont perdu leur revenu à cause des mesures actuelles prises contre la pandémie. »

Des mesures d’accompagnement sont importantes. Car « c’est quand on a les pieds sur terre et qu’on a la tête sur les épaules qu’on peut produire des choses. Mais quand on est malade, on n’a ni les pieds sur terre ni la tête sur les épaules », souligne Habib Dembélé dit Gimba national.

Fousseni Togola

15 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Recrutement force des enfants
Sécurité

Insécurité au Mali : les enfants continuent de payer un lourd tribut

by Chiencoro 14 janvier 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

L’utilisation des enfants par les groupes armés pour atteindre leur fin est un phénomène récurrent. Au Mali, les enfants continuent de payer un lourd tribut des conflits.

Ils sont innocents. Ils n’ont rien fait pour mériter certaines maltraitances. Pourtant, c’est eux qui continuent de payer un lourd tribut des conflits au sahel. L’instrumentalisation des enfants par des acteurs au conflit est l’un des facteurs les plus inquiétants des conflits dans le sahel. « Ce que j’ai pu observer [dans le sahel ndlr] au cours de ce mandat, c’est que l’ennemi s’est durci. Il n’hésite plus à recourir à des enfants soldats. Ces derniers sont endoctrinés et entraînés au maniement des armes », déclarait le général Pascal Facon, ex-chef de la force Barkhane, en juillet 2020, lors d’une visioconférence.

102 enfants recrutés de force au Mali

Cette situation s’est beaucoup accentuée durant le dernier trimestre 2020 au Mali. Selon le dernier rapport trimestriel du secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali, les recrutements forcés d’enfants ont connu une hausse considérable durant le dernier trimestre 2020. La même source précise que ses partenaires humanitaires expliquent que ces recrutements forcés d’enfants « représentaient 42 % des violations graves commises contre des enfants au cours de la période considérée ».

Au total, 102 enfants, dont 79 garçons et 23 filles, âgés de 12 à 17 ans ont été recrutés dans les rangs des acteurs en conflit au Mali au cours de la période en revue. Parmi ces enfants, 47 ont été tués ou mutilés dans les régions de Mopti, de Gao, de Tombouctou, de Kidal, de Ségou et à Bamako, souligne Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies dans son rapport. 

Des causes possibles de la hausse

Plusieurs facteurs permettent de comprendre de façon générale, l’augmentation du recrutement forcé d’enfants. « Lorsque les enfants ne sont pas scolarisés, ils sont plus exposés au recrutement par des groupes armés », expliquait l’UNICEF dans un communiqué en mai 2020, à un moment où près de 12 millions d’enfants étaient privés d’éducation en raison de la fermeture des écoles pour limiter la propagation du coronavirus. En plus de la crise sanitaire et son corollaire de rupture éducative, la pauvreté, l’aggravation de la crise sécuritaire ayant forcé plus de 137 000 enfants au Mali à fuir leur localité en 2019, sont parmi tant d’autres facteurs ce qui pousse les enfants dans les mains de leurs bourreaux qui les utilisent non seulement comme combattants, mais aussi et surtout « comme espions, messagers, porteurs, cuisiniers, ou chargés du nettoyage », indiquait l’UNICEF dans un de ses rapports en 2019.

Pour le cas spécifique du dernier trimestre 2020 au Mali, la hausse du recrutement forcé des enfants pourrait bien être tributaire de l’instabilité politique combinée à la deuxième vague du coronavirus. C’est pourquoi il est important que les autorités travaillent à la protection de l’enfance surtout en cette période de crise sanitaire qui vient s’ajouter à une crise sécuritaire préexistante. Tant que les enfants ne sont pas à l’abri de ces recrutements forcés, il sera difficile d’espérer sur une quelconque victoire contre cette crise sécuritaire.

Fousseni Togola

14 janvier 2021 1 comment
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Bandiougou Dante president de lURTEL Mali
Santé

Covid-19 : le blues des faîtières de la presse malienne

by Bakary FOMBA 14 janvier 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Mardi 12 janvier 2021, les responsables de la presse malienne ont tenu une conférence à la Maison de la presse. Objectif : informer des résultats de leur rencontre avec le ministre de la Communication et de l’Économie numérique ainsi que des actions envisagées.

Si la presse est considérée comme le quatrième pouvoir démocratique, force est de reconnaitre qu’au Mali, ce pouvoir souffre, pratiquement, plus que les autres. L’aide à la presse, cet appui des autorités étatiques aux entreprises de presse malienne, ne fonctionne plus comme auparavant, déplore Bandjougou Danté, président de l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), à l’entame de la conférence de presse du mardi dernier.

Les entreprises de presse malienne ont été foudroyées par cette pandémie de covid-19 sans pour autant qu’elles reçoivent un appui conséquent des autorités de l’État. Une situation que les faîtières de la presse ont jugé déplorable.

Des rencontres

Au cours de leur rencontre avec le ministre de la Communication et de l’Économie numérique, ces derniers jours, les faîtières de la presse n’ont point manqué à leur devoir de porte-voix de toute la presse malienne. En raison de la Covid-19, elles ont demandé qu’une aide indirecte soit accordée aux entreprises de presse malienne afin de leur éviter de fermer les portes. En plus de cela, la réduction des factures d’électricité, de connexion ou même l’abandon pur et simple des TVA, que les médias continuent de payer, ont été recommandés par le patron de l’URTEL.

En dehors du ministre, les faîtières de la presse ont également eu un entretien avec une délégation du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) afin d’entreprendre un combat commun avec l’ensemble des forces démocratiques du pays pour la sauvegarde des libertés de l’information et d’expression, a précisé Bandiougou Danté. Malgré ce combat pour cette liberté d’information et d’expression, Bandjougou Danté a appelé ses confrères à plus de professionnalisme tout en avertissant qu’« aucun amalgame ne sera admis ».

Bakary Fomba

14 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Force conjointe du G5 Sahel saisit des materiels
Sécurité

Sahel : les soldats de la Force Conjointe G5 Sahel enrayent des actions de prédation des terroristes

by Sahel Tribune 14 janvier 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la soirée du 05 janvier 2021, suite à des renseignements, les unités nigériennes et burkinabé de la Force Conjointe G5 Sahel (FC-G5S), en coordination avec les partenaires, ont repoussé des terroristes dans les villages de KOLMAN et de TAKABOUGOU.

Les unités nigériennes ont reçu l’information que des éléments des Groupes Armés Terroristes (GAT) ont fait irruption dans le village de KOLMAN. Alerté, le Poste de Commandement Conjoint (PCC) a aussitôt coordonné une intervention aérienne avec les partenaires de la FC-G5S. Un premier avion de surveillance et de reconnaissance américain a survolé la zone avant d’être rejoint par deux avions de chasse français. Dans le même temps, les unités nigériennes de la FC-G5S étaient en route pour le village. A leur arrivée, elles ont constaté que les terroristes s’étaient déjà enfuis après avoir volé du bétail sans commettre d’exactions physiques sur la population. 

Alors que les unités nigériennes de la FC-G5S rassuraient la population de KOLMAN, un chasseur français a signalé des coups de feu tirés à 40 km à l’Ouest, à la frontière avec le Burkina Faso. Suite à un renseignement, les unités burkinabè étaient en train d’intervenir dans le village de TAKABOUGOU alors que des terroristes tentaient de voler du bétail. L’arrivée offensive des unités burkinabè a fait fuir les terroristes qui sont partis sans avoir pu commettre leur forfait.

Ces événements ont démontré la forte capacité de coordination au sein de la FC-G5S ainsi qu’avec ses partenaires. Ils ont aussi mis en avant la relation de confiance entre la population et la FC-G5S, qui s’est confirmée lors de l’opération « Confiance durable » qui a été menée conjointement par les unités nigériennes et burkinabè le long de la frontière en décembre dernier.

La Force Conjointe du G5 Sahel est une force régionale qui a pour mission de lutter contre les terroristes dans les régions frontalières communes aux pays du G5 Sahel en étroite coordination avec toutes les forces nationales et la force Barkhane. La Force Conjointe du G5 Sahel, composée d’unités provenant du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, est mandatée pour pouvoir intervenir au-delà des frontières de ces pays dans le cadre d’une règlementation paraphée par les cinq Chefs d’État du G5 Sahel.

Source : Force conjointe du G5 Sahel

14 janvier 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Mali : cinq ans de renaissance culturelle sous Assimi Goïta
Dambé et Yèrè-don : les fondements moraux du Mali Kura
Souveraineté, sécurité et résilience sociale au Sahel : dynamiques et enjeux contemporains

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close