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Alassane Dramane Ouattara lors de son investiture
Politique

Investiture pour un 3e mandat : Alassane Dramane Ouattara en posture de rassembleur

by Sahel Tribune 14 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Une douzaine de chefs d’État africain, dont le Nigérian Mahamadou Issoufou, le Togolais Faure Gnassingbé, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, le Malien Bah N’daw ont pris part, lundi 14 décembre 2020, à l’investiture d’Alassane Dramane Ouattara, en Côte d’Ivoire. Une investiture sur fond de tension politique.

C’est parti pour le troisième mandat d’Alassane Dramane Ouattara ! Malgré une situation politique assez confuse en Côte d’Ivoire, le nouveau président a prêté serment, lundi 14 décembre 2020, pour son troisième mandat controversé. Conscient de cette situation politique tendue, le chef d’État a invité l’opposition au dialogue : « J’invite l’ensemble des partis politiques à saisir cette opportunité ». A l’en croire, en votant pour lui au cours de ces dernières élections présidentielles, « les Ivoiriens, dans leur grande majorité, ont fait le choix de la démocratie, le choix de la paix, le choix de la stabilité. »

« Les urnes doivent rester l’ultime recours »

Tout en tendant une main à l’opposition politique, celui que les Ivoiriens appellent affectueusement ADO, se sert de l’autre main pour jeter des pierres dans le jardin de ses adversaires politiques. « Ils [les Ivoiriens NDLR] ont fait ce choix en dépit de toutes les entraves à l’expression de leur liberté et de leur droit de vote. Ils ont démontré que les urnes doivent rester l’ultime recours pour décider de l’avenir de notre Nation ».

Notons qu’à la veille de cette investiture, le dimanche 13 décembre 2020, Guillaume Soro, président de Générations et peuples solidaires (GPS) de la Côte d’Ivoire, a lancé l’avertissement, via un communiqué, selon lequel à travers cette investiture, Ouattara « prend le risque insensé d’enfoncer la Côte d’Ivoire définitivement dans le désordre et l’instabilité permanents ». « Penser que la venue de Chefs d’État à une investiture illégale et illégitime, inconstitutionnelle, est gage de reconnaissance est un leurre. C’est se blaguer soi-même », a-t-il ajouté.

Toutefois, ADO promet d’aller de l’avant. Une reprise des négociations sur la commission électorale en vue des législatives, qui doivent se tenir d’ici la fin du premier trimestre 2021, a été annoncée. Nous pouvons donc dire, malgré tout, qu’Alassane Dramane Ouattara est dans une posture de rassembleur.

Chiencoro

14 décembre 2020 0 comments
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manque deau dans le monde
Santé

Pénurie d’eau dans le monde : 1,8 milliard de personnes exposées à l’ère de la covid-19

by Sahel Tribune 14 décembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme sur la pénurie d’eau dans les établissements sanitaires. Une situation qui expose les patients ainsi que le personnel sanitaire en cette période de covid-19, selon un rapport conjoint publié par l’OMS et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).  

« Se rendre dans un établissement de santé sans eau, sans assainissement et sans hygiène revient à envoyer des infirmières et des médecins travailler sans équipement de protection individuelle », a déclaré Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Dans leur « Rapport d’étape mondial sur EAH dans les établissements de santé : les fondamentaux d’abord » publié, lundi 14 décembre 2020, l’OMS et l’UNICEF indiquent que le manque d’eau expose 1,8 milliard de personnes, notamment les travailleurs de soins et les patients. Or, « l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène dans les établissements de santé sont essentiels à l’arrêt du COVID-19 », indique le patron de l’OMS qui déplore l’existence « des lacunes majeures à combler, en particulier dans les pays les moins avancés ».

« 1 établissement de santé sur 4 n’a pas de services d’eau »

Selon le communiqué de presse conjoint de ces deux organisations, 1 établissement de santé sur 4 n’a pas de services d’eau, 1 sur 3 n’a pas accès à l’hygiène des mains lorsque des soins sont fournis, 1 sur 10 n’a pas de services d’assainissement, et 1 sur 3 ne sépare pas les déchets en toute sécurité. Dans les 47 pays les moins avancés du monde, la situation est plus grave, souligne-t-on. Dans ces pays, 1 établissement de santé sur deux n’a pas d’eau potable de base, 1 centre de santé sur 4 n’a pas d’installations d’hygiène des mains aux points de soins et 3 sur 5 n’ont pas de services d’assainissement de base, indique-t-on.

Selon la directrice générale de l’UNICEF, Henrietta Fore si cette absence d’eau pouvait passer inaperçu avant la covid-19, plus maintenant avec cette pandémie contre laquelle le lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon fait partie des mesures de prévention.

1 dollar américain par habitant

Pour corriger ces lacunes dans les pays les moins avancés, les estimations préliminaires du rapport indiquent qu’il faudrait 1 dollar américain par habitant pour permettre aux 47 pays moins avancés « d’établir un service d’eau de base dans les établissements de santé ».

Les investissements « immédiats et progressifs » dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène ont des avantages avérés. Ils permettent l’amélioration de l’hygiène dans les établissements de santé, réduisent les coûts des soins de santé, permettent de gagner du temps, augmentent l’utilisation des services.

Selon Jennifer Sara, directrice mondiale de l’eau au Groupe de la Banque mondiale, « il est essentiel que les financements continuent d’affluer pour fournir de l’eau et des services d’assainissement à ceux qui luttent contre la crise du COVID en première ligne ».

Les recommandations

Le rapport formule quatre recommandations principales : mettre en œuvre des feuilles de route nationale ; surveiller et examiner régulièrement les progrès réalisés dans l’amélioration des services, des pratiques et de l’environnement habilitant de EAH ; développer les capacités de la main-d’œuvre de la santé pour soutenir les services EAH et promouvoir et pratiquer une bonne hygiène ; intégrer EAH dans la planification, la budgétisation et les programmes réguliers du secteur de la santé, y compris les efforts d’intervention et de rétablissement du COVID-19 pour offrir des services de qualité.

Ce nouveau rapport contient des statistiques pour 165 pays, provenant d’enquêtes représentant 760 000 établissements.

Togola

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Moussa Cisse president de lOMP copie
Sécurité

3e édition de la « Nuit des aide-ménagères » : l’OMP au-devant du combat contre les violences faites aux femmes de ménage

by Sahel Tribune 14 décembre 2020
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’Organisation malienne de psychologie (OMP), dans son combat contre les violences faites aux femmes de ménage, a tenu la troisième édition de la « Nuit des aide-ménagères ». C’était du samedi 12 au dimanche 13 décembre 2020 à Magnambougou et à Banconi, des quartiers du district de Bamako. Le lancement de cette édition a eu lieu sur le terrain de Magnambougou, près du lycée Cheick Anta Diop, le samedi dernier.  

« Je n’avais pas le droit de manger tant que tous les membres de la famille n’ont pas fini de manger. Le fils de ma patronne ne cessait de me faire la cour », confie S.K, une aide-ménagère originaire de Ségou, 4e région du Mali. Et de préciser : « Même quand je change mes habits, il m’observe ». Finalement, S.K décidera d’arrêter son travail : « Après avoir échappé à plusieurs tentatives de viols, j’ai décidé d’aller travailler ailleurs. » Aujourd’hui, S.K se sent mieux dans sa nouvelle famille d’accueil.

Mettre fin aux violences faites aux femmes de ménage

L’Organisation malienne de psychologie (OMP) a fait le même constat. « Nous avons constaté que les aide-ménagères sont oubliées alors qu’elles sont aussi des femmes parmi l’ensemble des femmes du Mali qui sont en situation difficile et qui sont permanemment violentées », a expliqué le président de l’OMP, Moussa Cissé.

Pour lutter contre ces maltraitances que subissent les aide-ménagères et sensibiliser sur les droits de ces femmes, l’OMP initie la « Nuit des aide-ménagères ». Selon Moussa Cissé, son organisation s’implique dans cette lutte pour éviter les séquelles psychologiques de ces maltraitances que subissent ces filles. « En tant que des psychologues, nous travaillons pour que ces femmes puissent vivre sans dommage psychique lié à leur travail », a déclaré M. Cissé.

Au cours de cette nuit, l’OMP a évoqué les difficultés que traversent les aide-ménagères, les problèmes auxquels elles sont confrontées au quotidien et a présenté des solutions pour que ces couches fragiles de la société puissent vivre en paix comme les autres femmes.

Des activités diverses et variées

L’OMP a organisé plusieurs activités de sensibilisation à l’endroit de maints acteurs, notamment les aide-ménagères, leur patron, leur communauté voire les décideurs politiques, lors de cette nuit. Le point commun de toutes les activités de plaidoyer de l’OMP, de prestations artistiques, de conseils à l’endroit des aide-ménagères, est l’amélioration considérable des conditions de vie et de travail de ces domestiques.  

Au terme de cette cérémonie, M. Cissé a lancé un appel à tous les Maliens afin qu’ils tiennent compte de la situation des aide-ménagères. Il demande de les considérer comme des sœurs, des mères, des femmes, des êtres humains qui ne méritent pas les mauvais traitements qu’on leur fait subir.

Notons que cette édition est la troisième. L’OMP l’organise en partenariat avec l’Initiative Spotlight, un ensemble d’agences onusiennes qui mutualisent leurs forces afin de lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. Toutefois, le soutien principal de cette Organisation psychologique malienne est ONU Femme et d’autres associations qui travaillent avec l’Association des aide-ménagères.

Cette cérémonie de deux jours, qui a commencé samedi 12 décembre 2020 à Magnambougou, a pris fin le dimanche 13 décembre à Banconi. Elle s’inscrit dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes.  

Bakary Fomba, stagiaire

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Des patrouilles conjointes pour perturber les GAT
Sécurité

Barkhane : des patrouilles conjointes pour perturber les GAT

by Sahel Tribune 13 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

En périphérie de Gossi, la Force Barkhane a mené des opérations de harcèlement et de bouclage de zone dans les quartiers connus pour être des zones de trafic de GAT. Au même moment et à proximité de Gossi, les soldats français ont mené des missions de reconnaissance conjointes avec l’Unité légère de reconnaissance et d’intervention (ULRI) n° 1 des Forces armées maliennes (FAMa).

Les FAMa tiennent Boulikessi

Dans la soirée du 4 décembre alors que le camp FAMa de Boulikessi faisait l’objet de tirs de harcèlement, les troupes maliennes ont riposté et fait fuir les GAT. Les Guetteurs aériens
tactiques avancés (GATA) ont alors renseigné et coordonné les actions des moyens aériens des FAMa et des chasseurs de la Force Barkhane.

Pour mémoire, depuis le début de l’année, des militaires des FAMa et de Forces armées nigériennes (FAN) sont formés à la fonction de GATA par les militaires français. Leur rôle consiste à assurer le contact entre les troupes au sol et les aéronefs, à leur donner la situation tactique et à les orienter le plus précisément possible sur la position de combat.

Ils s’étaient illustrés très récemment en guidant un C130J escorté par Mirage 2000 qui avait largué 16 tonnes de vivres à Farabougou.


Opérations de contrôle pour la TF TAKUBA

Depuis le 30 novembre, dans le Liptako, la Task force Takuba et l’ULRI n° 4 avec qui elle coopère depuis son lancement ont mené une patrouille de reconnaissance et d’action dans la profondeur à proximité d’In Delimane. Les FAMa ont ainsi réalisé des contrôles d’individus et de véhicules.

Le groupement aérocombat en appui des opérations

Le groupement tactique désert aérocombat a appuyé l’ensemble des opérations menées par les groupements tactiques désert, en engageant ses hélicoptères d’attaque et de manoeuvre dont les Chinook britanniques et les Merlin danois

Le groupement tactique ravitaille des emprises situées au nord du Mali

Au cours de cette opération logistique, un aéronef de la Force Barkhane a réalisé une frappe contre des GAT qui avaient harcelé le convoi. Les GAT ont été neutralisés, leur armement et
leurs motos ont été détruits.

Source : Barkhane

Le surtitre est de la rédaction

13 décembre 2020 0 comments
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Chute graduelle du taux dadmission au bac au Mali
Enquête

Éducation : au bac, comment expliquer l’échec des élèves ? [Enquête]

by Sahel Tribune 13 décembre 2020
written by Sahel Tribune 8 minutes read

L’école malienne souffre de plusieurs maux. Pour des acteurs et spécialistes de l’éducation, la baisse graduelle du taux d’admission au baccalauréat, l’échec considérable des élèves, s’explique par beaucoup de facteurs dont certains restent liés au système d’enseignement lui-même.

Figure 1 baisse graduelle du taux d’admission au bac malien durant les quatre dernières années


Depuis quatre ans, la flèche du taux d’admission au baccalauréat malien connait une chute graduelle. Cette situation décourage de nombreux élèves qui voient leur espoir d’effectuer des études universitaires tombé à l’eau sans pour autant qu’ils soient entièrement responsables du problème expliquant leur échec. Plusieurs facteurs expliquent cette baisse du taux d’admission à l’examen du baccalauréat malien.


Méthode de recrutement


Au Mali, les écoles privées occupent pratiquement la majorité des établissements du pays. Dans bon nombre de ces écoles, la qualification des enseignants n’est pas un critère lors de leur recrutement. Pour maints de ces établissements, ce qui importe, c’est d’avoir la main-d’œuvre la moins chère. Ce qui les amène généralement au recrutement d’enseignants non qualifiés.
Au niveau fondamental, il n’est pas rare de voir des détenteurs du DEF ainsi dispenser des cours dans les classes primaires de ces écoles privées. Ce qui constitue une violation du « Décret 94-276/PRM du 15 août 1994 fixant les modalités d’application de la loi portant statut de l’enseignement privé en République du Mali ». Ce décret indique ceci :
« Nul ne peut enseigner dans un établissement d’enseignement privé s’il ne justifie au moins de l’un des titres suivants ou d’un titre admis en équivalence au Mali :
A. Enseignement fondamental
1. Maître du premier cycle et instituteur diplômé des écoles de formation de maîtres de l’enseignement fondamental
 ».
Pour le second cycle, il faut être détenteur d’un diplôme de l’École d’enseignement supérieur ou d’une licence. Des principes qui ne sont pas respectés.
D.D est détenteur d’un diplôme de Brevet de technicien, niveau 1 (BT1) et enseigne dans une école fondamentale privée à Kabala, quartier au sud-est de Bamako. « L’établissement où j’ai commencé mon enseignement, à chaque fin du mois, tous les enseignants recevaient une séance de formation. Mais l’école où je sers maintenant, aucune formation de ce genre n’est organisée », témoigne D.D.
Un autre paramètre de ce problème de qualification des enseignants est l’insuffisance de la formation initiale et continue des enseignants, explique Dr Seydou Loua, enseignant-chercheur au département de Sciences de l’éducation de la Faculté des sciences humaines et sciences de l’éducation de l’Université de Bamako.
Mais, pour Sadia Kéïta, promoteur du complexe scolaire Oumar Ba de Kalaban-coura, dans le district de Bamako, cette violation du Décret de 1994 ne devrait pas être un problème si les écoles privées assuraient une formation continue aux enseignants. Mais rares sont ces établissements qui organisent ces formations à l’intention de leur personnel.


Divagation scolaire


Dans l’enseignement secondaire au Mali, surtout dans les classes de passage (10e et 11e année), les élèves sont envahis par une certaine mentalité : l’impossibilité du redoublement. C’est ce qui explique cette divagation entre les établissements scolaires. Une fois en situation de redoublement dans un établissement, nombreux sont les élèves qui demandent le transfert, avec mention spéciale « passe en classe supérieure ». Le refus de leur établissement de départ les amène à forcer le transfert en vue de continuer dans la classe supérieure.
« Dans la mentalité des élèves, le passage est automatique dans les classes intermédiaires », explique Aboubacar Koné, proviseur du lycée Bafily Traoré de Kabala. Dans son établissement, au titre de l’année scolaire 2019-2020, une trentaine d’élèves avait été proposée au redoublement. Mais, face au refus du proviseur Aboubacar Koné, beaucoup d’entre eux ont fini par quitter son établissement afin de pouvoir s’inscrire dans un établissement de la même Académie de Kati. Cette version est soutenue par le surveillant général du lycée privé Samba Ramata de Tienbani. Une école qui a été victime aussi de la même situation, dans la même Académie.
« Ce sont les parents d’élèves qui soutiennent généralement leurs enfants sur cette voie », nous précise M. Diallo du lycée privé Samba Ramata de Tiébani.
Cependant, aux dires du directeur général du complexe scolaire Oumar Ba de Kalabancoura, Sadia Keïta, cette situation est facile à contrôler puisqu’il existe une base de données aussi bien au niveau des académies qu’au niveau du ministère de l’Éducation nationale. Mais il arrive très souvent que ces bases ne soient pas vérifiées avant de procéder au transfert des élèves — surtout dans la situation de précipitation. « La négligence et le manque de sérieux sont des facteurs qui rendent possible une telle situation », nous indique une source à l’Académie de Kati. Ce qui amène Dr Seydou Loua, enseignant-chercheur à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako, à soutenir que pour mettre fin à cette divagation scolaire : il faut une bonne gestion du système d’information scolaire.


École à double vitesse


Dans les écoles fondamentales au Mali, les élèves sont formés dans des systèmes d’enseignement différents. Si au niveau des écoles privées, c’est le même système ; au niveau des écoles publiques, c’est l’enseignement bilingue (Bamanankan français). Au niveau de ces établissements également, ce système bilingue n’est pas appliqué partout, précise Abdoulaye Koné, directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kalaban-Coro, dans le cercle de Kati. Selon ce dernier, 67 écoles de son CAP sont concernées par ce système bilingue.
Ainsi, cette hétérogénéité du système rend-elle difficile l’apprentissage à beaucoup d’élèves une fois au second cycle et au secondaire. Ayant des bases d’apprentissage différentes, rares sont les élèves qui réussissent à mieux suivre et comprendre les cours dispensés en français.
Outre cet aspect, au niveau secondaire, l’introduction du nouveau système d’enseignement, l’Approche par compétence (APC), a également sa part de responsabilité dans la baisse graduelle du taux d’admission au baccalauréat. « Depuis son introduction dans l’enseignement secondaire général, il y a près de dix ans, ce système n’a bénéficié d’aucune évaluation afin de connaitre ses forces et ses faiblesses », affirme Magansiré Diakité, secrétaire général adjoint de l’Association des écoles privées agréées du Mali (AEPAM).
Pour la réussite de l’APC au Mali, l’Organisation des Nations unies pour la science et la culture (UNESCO), dans une enquête réalisée en 2006, « l’Approche par compétence dans l’enseignement technique et la formation professionnelle : Bénin, Burkina Faso, Mali », sur l’implantation de l’APC dans l’enseignement technique et professionnel, estime important « la disponibilité des ressources, un cadre législatif et réglementaire adapté, la mise en place d’un système de gestion adéquat, des programmes de formation présentant les qualités et les caractéristiques requises ».
En plus de la non-évaluation du système APC, un problème de formation des enseignants à ce nouveau système se pose. Si au niveau des écoles publiques, des professeurs ont pu bénéficier de quelques formations à ce système, tel n’est pas le cas au niveau des écoles privées. Ce qui entraîne un laisser-aller. Rares sont les lycées privés qui dispensent selon l’APC. « Dans mon établissement scolaire, je n’exige pas l’APC parce que les enseignants ne sont pas formés à ce système », nous indique le proviseur d’un lycée privé à Bamako. Pourtant, aux examens, les sujets sont choisis en fonction de cette approche et les élèves sont évalués selon ses canevas qui sont tout à fait différents de ceux du système classique. L’UNESCO explique pourtant que « le manque de politique de formation continue du personnel a des conséquences néfastes sur la pérennité de l’APC ».


L’exemple des deux écoles


Pour sortir du labyrinthe, certaines écoles privées font appel aux professeurs des établissements publics bien que ces établissements ne remplissent pas également toutes les conditions pour l’implantation de l’APC. Au quartier Hamdallaye ACI 2000, en Commune 4 du district de Bamako, le complexe scolaire privé Cheick Modibo Diarra fait intervenir au niveau secondaire des enseignants des écoles publiques chez lui, nous a expliqué l’administration de cette école. L’accueil des élèves y est également tributaire de certains critères. Pour les transferts entrants, les élèves sont soumis à un test, sans réussite duquel, ils ne seront pas acceptés par l’établissement.
D’ailleurs, la plupart des élèves au secondaire dans cet établissement sont les produits de la formation dispensée par l’établissement depuis le primaire. Ces mesures sont les mêmes au complexe scolaire Sacré cœur de Kalaban-Coro, dans le cercle de Kati.
De ce fait, on dira que ces écoles ne récoltent que les fruits de leur labeur. Chaque année, au baccalauréat, elles se retrouvent avec de très bons pourcentages. Cette année, le complexe scolaire Cheick Modibo Diarra a eu un taux d’admission de plus de 80 % à l’examen du baccalauréat malien, contre 100 % en 2017.
À travers le cas de ces deux écoles, il importe de convenir avec Sadia Kéïta, directeur général du complexe scolaire Oumar Ba de Kalaban-coura, que le véritable problème de l’école malienne est d’une part la mauvaise qualité de l’enseignement dispensé au niveau de l’enseignement fondamental et d’autre part du manque de qualification des enseignants.
D’autres facteurs, tels que les grèves répétitives, la démotivation des élèves, le désengagement des parents d’élèves, le problème de documentation et de matériels didactiques, souligne Dr Loua, peuvent expliquer cette baisse graduelle du taux d’admission à l’examen du baccalauréat malien. Le système scolaire malien a donc besoin d’une véritable refondation.
Fousseni Togola



N.B

Cette enquête a été menée dans le cadre du projet Kenekanko financé par l’Union européenne. Kenekanko est une plateforme de lutte contre la corruption mise en place par Tuwindi, Amnesty international et Free Press Unlimilited. A travers kenekanko.com, les citoyens peuvent alerter les médias partenaires du projet sur des cas de corruption ou de crime économique au Mali.

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ATELIER DIMMATRICULATION DES BACHELIERS DE LA SESSION DOCTOBRE 2020
Éducation

Éducation : 26 480 bacheliers immatriculés par le CENOU

by Sahel Tribune 13 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Clôture ce vendredi 11 décembre 2020 des travaux de l’atelier national d’immatriculation des bacheliers de la session d’octobre 2020, qui se sont tenus à Yanfolila dans le Wouassoulou.

Cet atelier a réuni les informaticiens et autres responsables chargés des traitements de données des établissements d’enseignement supérieur du Mali, de la CPS-Education et de la Direction Nationale de l’Enseignement Normal (DNEN).

Pour le CENOU, l’organisation de cet atelier répond à un double impératif, à savoir : doter chaque néo-bachelier d’un numéro matricule unique et renforcer la cohésion et la coopération entre les différents responsables des traitements des données des étudiants.

En effet, depuis 2009, le CENOU organise cette activité d’immatriculation des nouveaux bacheliers, c’est-à-dire l’attribution d’un identifiant unique à chaque étudiant qu’il conservera pendant tout son cursus universitaire.

Les objectifs de cette attribution sont entre autres :

– La maîtrise des flux et des effectifs des étudiants ;

– La traçabilité du parcours des étudiants ;

– La disponibilité d’une base de données fiable ;

– La bonne gestion des deniers publics.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le Colonel Major Ousmane DEMBELE, Directeur Général du CENOU a remercié les autorités locales de Yanfolila pour leur accueil chaleureux à la mission, a tenu a rappelé que « l’essor de l’enseignement supérieur du Mali doit s’accompagner nécessairement par la prise en charge adéquate des prestations sociales assurées par le Centre National des Œuvres Universitaires (CENOU) au bénéfice des étudiants. Il s’agit essentiellement de la gestion des allocations financières (Bourses ; Trousseau, Frais de voyages, de stages, de mémoire et de thèse), du transport, de l’hébergement, de la restauration, de l’organisation de compétitions sportives, artistiques, culturelles et de loisirs ainsi que la santé ».

Le Colonel Major DEMBELE a ensuite exhorté les participants de l’atelier à produire à la fin des travaux un fichier d’immatriculation fiable et complet qui permettra d’une part, au CENOU d’organiser les opérations de demande de la bourse nationale, de logement et de l’aide sociale, et d’autre part, aux institutions d’enseignement supérieur, d’organiser les inscriptions des bacheliers.

En marge des travaux, une rencontre amicale de football, initiée par le Colonel Major DEMBELE et organisée par le Conseil de Cercle de Yanfolila, a opposé les participants à l’équipe locale de football de la ville. Elle s’est soldée par le score de 4 buts à 1 en faveur de la formation locale.

Les travaux ont pris fin le vendredi 11 décembre 2020 à 16H00 et ont permis d’immatriculer 26 480 bacheliers, dont 25 806 inscriptibles et 24 009 réguliers.

Source : Cellule informatique et Communication du CENOU

Le titre et le surtitre sont de la rédaction

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Francois Lecointre et Assi Goita lors de la visite du chef detat major des armees francaises au Mali
Sécurité

Le Général François Lecointre au Mali: « Nous souhaitons que les Maliens nous aident à les aider »

by Sahel Tribune 12 décembre 2020
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le général d’armée François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises, a effectué une visite de deux jours au Mali, les 10 et 11 décembre 2020. La France, une fois de plus, a saisi cette occasion pour témoigner son accompagnement au Mali et plus particulièrement à l’armée malienne.

La pandémie du coronavirus ne sera plus un obstacle à la sixième visite du chef d’état-major des armées françaises au Mali. Prévue depuis longtemps, mais toujours reportée en raison de cette crise sanitaire, cette sixième visite du général François Lecointre a finalement eu lieu les 10 et 11 décembre 2020. Elle « s’inscrit dans le cadre traditionnel des déplacements d’autorités sur les théâtres d’opérations des armées françaises ».

À son arrivée au Mali, en provenance du Niger, le général Lecointre s’est rendu à Gao, le 10 décembre, où il a eu à évaluer la qualité du partenariat opérationnel entre Barkhane et les Forces armées maliennes et la montée en puissance de la Task Force Takuba. « J’ai pu constater, dit le général François Lecointre, la façon dont mes hommes faisaient leur travail. J’ai pu voir aussi la manière dont est en train de monter en puissance la force Takuba qui associe des Européens aux Français dans l’appui aux forces armées maliennes », a-t-il confié à nos confrères de Radio France internationale (RFI).

Après l’étape de Gao, au cours de ce déplacement au Mali, le général Lecointre a eu plusieurs entretiens à Bamako avec les « plus hautes autorités politiques et militaires maliennes ainsi qu’avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies au Mali (MINUSMA) ». Il a eu notamment des entretiens avec le ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, colonel Sadio Camara, vendredi 11 décembre. Les deux hommes ont surtout échangé sur les voies et moyens visant à accélérer la progression sur le plan opérationnel, ainsi que la consolidation organique de l’Armée malienne.

Au cours de sa rencontre avec son homologue malien, le général Lecointre n’a pas caché sa satisfaction de l’efficacité opérationnelle de plus en plus importante des forces armées maliennes, de la bonne coopération avec les FAMa sur le terrain ainsi que de la reconquête progressive du terrain perdu par les FAMA.

Ce déplacement du général François Lecointre témoigne l’attachement de la France au développement de la coopération de défense entre les deux pays. La France se dit prête à poursuivre, à la demande du Mali, son « accompagnement de l’armée malienne dans la lutte contre les terroristes comme dans la consolidation de sa structure organique ». Pour y arriver, le général Lecointre lance un appel aux Maliens : « Nous souhaitons que les Maliens nous aident à les aider et que nous coopérions le plus étroitement possible, Maliens et Français ensemble, puis Maliens et Européens ensemble. Et là, il y a du travail à faire ».

Togola

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