Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
lundi,22 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Un cours deau
Sécurité

Journée mondiale de l’eau : « Les progrès actuels doivent être quadruplés pour que l’accès à l’eau soit universel »

by Bakary FOMBA 22 mars 2021
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Le 22 mars de chaque année, la Journée internationale de l’eau est célébrée afin d’attirer l’attention sur l’importance de l’eau douce et plaider en faveur de la gestion durable des ressources en eau douce. Cette année, elle est célébrée sous le thème « Valoriser l’eau ». Un thème pour réfléchir sur l’importance de cet élément indispensable de la vie.

L’eau est un élément essentiel de la vie. Elle permet non seulement d’étancher la soif ou protéger la santé, mais aussi, et surtout vitale pour créer des emplois tout en soutenant le développement économique, social et humain.

Garantir l’accès équitable à l’eau

« La valeur de l’eau est insaisissable et complexe. Il n’existe aucun aspect du développement durable qui ne repose pas fondamentalement sur l’eau », a déclaré Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, dans un message à l’occasion de la célébration de cette Journée. Selon ses précisions, l’eau est d’ailleurs synonyme de protection. « Un cycle de l’eau bien géré, qui englobe l’eau potable, l’assainissement, l’hygiène, les eaux usées, la gouvernance transfrontalière, l’environnement et bien d’autres choses encore, est une défense contre la maladie et l’indignité et une réponse aux défis posés par les changements climatiques et une demande mondiale croissante », a-t-il détaillé.

Pour un accès équitable à cette ressource, il convient d’intensifier les efforts visant à la valoriser. « Assurer un accès universel à une eau de qualité est donc primordial, d’autant plus que les réserves sont limitées et que les besoins s’accroissent, puisque près de quatre milliards de personnes dans le monde subissent déjà une grave pénurie d’eau, au moins un mois par an », a laissé entendre Mme Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau.

40 % d’eau nécessaire pourrait manquer à l’humanité d’ici à 2030

Selon l’explication de M. Guterres, il serait impossible de « garantir l’accès de tous et toutes à des services d’alimentation en eau et d’assainissement d’ici à 2030 », comme le prévoit l’objectif de développement durable n° 6. Cependant, « les progrès actuels doivent être quadruplés pour que l’accès à l’eau soit universel », a recommandé le Chef de l’ONU. M. Guterres juge également inacceptable le sous-investissement systématique dont souffrent les services d’alimentation en eau et d’assainissement. Surtout lorsque cela porte préjudice à un nombre incalculable de personnes.

Aux dires de Mme Azoulay, « le changement climatique aggrave de surcroît le stress hydrique mondial. » « D’ici à 2030, si rien n’est fait, il manquera ainsi à l’humanité 40 % de l’eau nécessaire », a alerté la directrice générale de l’UNESCO.

Dans son message, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, Mme Azoulay n’a pas manqué à lancer un appel pour une large prise de conscience afin d’enrayer cette crise d’eau, dont les conséquences seraient incalculables.

Pourquoi une Journée dédiée à l’eau ?

L’accès à l’eau étant un « droit humain », la célébration de cette Journée est l’occasion pour les décideurs d’être mieux informés et équipés pour sa sauvegarde pour chaque personne, pour chaque projet. La célébration de cette Journée est un appel à l’action. Il s’agit de prendre des mesures pour lutter contre la crise mondiale de l’eau. Surtout de soutenir la réalisation de l’objectif de développement durable n° 6 (ODD6) : eau propre et assainissement, pour tous d’ici à 2030.

C’est aussi une occasion d’attirer l’attention sur l’importance de l’eau douce et plaider en faveur de la gestion durable des ressources en eau douce. Elle est également l’occasion d’en apprendre davantage sur les questions liées à l’eau, d’inspirer les autres et de prendre des mesures pour faire la différence. C’est aussi l’occasion d’inviter les gouvernements du monde, les associations et partenaires privés, de prendre conscience des valeurs de l’eau et d’agir pour préserver cette ressource fondamentale, celle qui donne sa couleur unique à notre planète.

La Journée mondiale de l’eau a été adoptée le 22 février 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies, elle se célèbre le 22 mars de chaque année avec des thèmes différents.

Bakary Fomba

22 mars 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Festival Nangnerki
Seko ni Donko

Festival Nangnerki : la 2e édition innove

by Sahel Tribune 22 mars 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La 2e édition du Festival Nangnerki se tiendra du 5 au 11 avril prochain à Sikasso, se rapprochant ainsi du peuple dont il magnifie la culture. En plus de cette délocalisation, le festival connaitra de nombreuses innovations cette année.  

Après le franc succès de la 1re édition du Festival Nangnerki, tenue sur la place du Cinquantenaire à Bamako sous le thème : « Le village à la recherche de ses enfants », la 2e édition, quant à elle, compte bien les ramener à la « maison », c’est-à-dire à Sikasso, d’où le thème de cette édition : « Le retour à la source ». 

L’annonce de la tenue de cette 2e édition du festival à Sikasso a fait l’objet d’une conférence de presse, le samedi 13 mars dernier à la Pyramide du Souvenir.

Initié en 2020 par Kassim Bengaly et porté par son Agence de communication Kass-Facom, le Festival Nangnerki entend promouvoir les activités socioculturelles et économiques de la région de Sikasso et contribuer au rayonnement du riche patrimoine culturel sénoufo en particulier, et malien en général. « La région de Sikasso regorge de gisements de trésors artistiques, de témoins matériels et immatériels éloquents de notre passé glorieux. Ce potentiel culturel est sous-exploité et reste comme des “pépites brutes” qui n’attendent que d’être “polies” pour attirer les visiteurs de par le monde », reconnait l’initiateur du Festival.

« Le retour à la source »

Le Festival se veut un outil fiable pour la préservation des expressions artistiques et culturelles, mais aussi une plateforme d’apprentissage, de recherche, de découverte, d’ouverture, de reconnaissance des différences, de pratique des arts, de rencontres professionnelles, d’échanges culturels et de brassage entre les communautés sénoufo du Mali, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Bénin, des pays invités à cette 2e édition.    

Avec comme thème : « Le retour à la source », cette 2e édition, à en croire les organisateurs, connaitra plusieurs innovations dont la principale est la délocalisation du Festival à Sikasso, fief de la culture Sénoufo dont le balafon, duquel est inspiré le nom du festival, car Nangnerki, est l’arbre qui sert à confectionner les lattes du balafon, instrument musical légendaire du peuple Sénoufo. Sur le plan des activités artistiques et culturelles, en plus des concerts géants d’artistes urbains, les festivaliers auront droit cette année à différentes danses traditionnelles du terroir de la région de Sikasso comme les danses du Singe, du Ciwara, du Goron, les trembleurs de Lofigué ou Samohôrô. Autre innovation : la visite guidée des sites touristiques de Sikasso, ville connue pour ses multiples sites, notamment ceux historiques.

Un complexe culturel à Sikasso ?

Afin de valoriser le balafon, l’instrument musical phare du terroir, et inciter plus de jeunes à s’y intéresser, les organisateurs ont initié, dans le cadre de cette 2e édition, un master class en conception de balafon qui sera animé par l’incontesté ambassadeur de l’instrument, Nèba Solo. Aussi des expositions-ventes de produits artisanaux locaux sont-elles au programme.    

À noter qu’en perspective, les organisateurs du festival, au-delà de la promotion de la culture Sénoufo et malienne, ont également vocation de participer au développement socioéconomique de la région de Sikasso, d’où l’idée de la création d’un complexe culturel afin d’offrir des formations aux artistes en conception, montage, production et gestion des manifestations, recherches ; identification et recensement du patrimoine culturel matériel et immatériel de la région de Sikasso.

C’est dire que ce «retour à la source » du Festival Nangnerki s’annonce prometteur dans la troisième capitale régionale du pays.  

Youssouf KONE

Source: Aujourd’hui Mali

22 mars 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Manifestation de juillet 2020 au Mali
Opinion

Mali : après plus de six mois, le bout du tunnel reste encore loin

by Mikailou Cissé 22 mars 2021
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Plus de six mois après le départ de l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), les Maliens peinent toujours à réaliser leur rêve du « Mali Koura ». Mikailou Cissé, professeur de philosophie au secondaire, estime que sans une certaine prise de conscience de la nouvelle génération, la réalisation de l’idéal de changement risque de n’être qu’un mirage.

L’État est absent sur une large étendue du pays. Les dirigeants semblent mépriser la volonté du peuple au sens propre du terme. Les forces de l’ordre et de défense sont dans l’impasse dans les zones où elles siègent, elles contrôlent difficilement le territoire. La population est de plus en plus privée de sa liberté. Tous les domaines et secteurs de la vie de la nation sont à l’agonie.

« Rien n’a changé »

Le changement que les Maliens espéraient de tout leur cœur, après le départ de l’ancien régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), est en passe d’être une illusion. La situation s’est détériorée plus qu’auparavant. Les textes et discours qui décrivent l’état de dégradation du Mali vont bon train. Qui aurait pu croire qu’après plus de six mois du départ d’IBK, le Mali allait se retrouver dans une telle situation ? À part les quelques hommes avertis dont recouvre encore le pays.

Rien n’a changé ni n’est en voie de l’être. Tout est pareil. Les actes et pratiques des dirigeants qui étaient décriés dans l’ancien régime sont toujours présents. Le Mali s’enfonce alors que les droits de l’homme semblent bafoués plus que jamais. Tous les opposants ou potentiels opposants au régime semblent être réduits au silence. La tergiversation des accusés dans l’affaire dite projet de déstabilisation du régime de la transition pourrait être une belle illustration de cet état de fait.

Le « Mali Koura est en train de se dissiper »

C’est la confusion totale. Aucun secteur, aucun domaine ne peut être indexé comme recouvrant un signe de changement depuis l’arrivée des nouvelles autorités à la tête de l’État.

Le regroupement d’association, de partis politiques et de centrales syndicales qui a contribué à la chute de l’ancien régime a éclaté comme un ballon plastique entre les mains d’un enfant. Le peuple n’est plus sensible à leur cri d’alarme. Ils sont traités de parias, de vendeurs d’illusion. L’imam de Badala semble devenir persona non grata. Il n’a plus la crédibilité qu’il détenait aux yeux des autorités et du peuple. Ses sorties ternissent davantage son image.

L’espoir qu’un nombre important du peuple avait pour l’avènement d’un Mali Koura est en train de se dissiper comme une contrebande de poudre de beauté s’anéantisse sur le visage d’une jeune dame dogon, venue directement du village, sous l’effet du soleil.

Pourtant les médias audibles font comme si le Mali a retrouvé un état normal. Les contenus qu’ils diffusent ne mentionnent que partiellement les difficultés réelles que le pays traverse. Tous donnent l’impression que le pays va bien, même très bien. Alors que l’insécurité s’étend de jour en jour. Le nombre de déplacés augmente davantage. Le nombre d’écoles fermées n’est plus estimable. Le nombre de postes et de circonscriptions victimes des attaques terroristes s’accroît de plus en plus. La récente attaque terroriste contre le convoi de la relève montante du poste de sécurité de Tissit dans la circonscription d’Ansongo en est une preuve.

L’acculturation est au rendez-vous

Les problèmes du Mali ne se limitent d’ailleurs pas à ces aspects que nous venons de mentionner. Les mœurs et les valeurs culturelles que les premiers Maliens brandissaient avec fierté sont refoulées dans l’inconscience collective. L’acculturation a atteint un niveau record. Les pratiques d’ailleurs sont devenues des modèles. L’intérêt personnel prend de plus en plus le pas sur l’intérêt collectif. La soif du pouvoir est ce qui se lit sur la quasi-totalité des visages.

Tous les politiques se positionnent en vue de ne pas être en marge du partage des postes de responsabilité. Les futures échéances électorales sont celles qui attirent toutes les attentions. Le parjure est ce à quoi s’adonnent les dirigeants et leurs partisans.   

Le combat des pères de l’indépendance sacrifié 

L’état actuel du pays est loin d’être l’idéal des Maliens. Les hommes que les pères de l’indépendance ont combattus pour que l’État voie le jour sont ceux qui bénéficient aujourd’hui du titre de « grand sauveur ».

Les forces de défense françaises que les pères de l’indépendance ont chassées avec fierté sont présentes au Mali pour le sécuriser, protéger ses institutions, protéger son peuple, assurer la défense de sa souveraineté. Les mots manquent pour décrire le regret que pourraient avoir ces acteurs de l’indépendance du Mali. Le chemin qu’ils ont tracé pour le Mali a été peu suivi. Le pays s’éloigne un peu plus chaque année de leur volonté de faire du Mali l’un des États les plus prospères au monde.

Nous l’avions déjà dit, nous ne cesserons jamais de le répéter, le Mali Koura dont aspire le peuple malien ne peut pas voir le jour avec ceux qui sont aux gouvernails. La nouvelle génération doit assumer ses responsabilités si elle aspire à un nouveau Mali. Sans quoi, il n’y a pas de signe qui augure de l’espoir.

 Mikaïlou Cissé

22 mars 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Boue de vidange Senou
Climat et environnement

Boue de vidange à Bamako, une catastrophe environnementale négligée

by Sahel Tribune 21 mars 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Environ 500 000 litres de boue de vidange sont quotidiennement déversés sur le seul site de l’aéroport Bamako-Sénou. Du déchet liquide qui submerge pendant l’hivernage le village de Gaouna, situé à 5 km en contrebas, dans la commune rurale de Kalaban-coro.

 « Le déversement des boues de vidange a été un désastre », se plaint le septuagénaire Bassi Traoré qui a vécu toute sa vie sur ces terres. Depuis cinq ans, raconte-t-il, le liquide d’excréments a envahi son champ. Son verger « Sahel Fruits », jadis fort de 500 pieds de différentes variétés de mangues, a perdu la moitié de sa production. La boue fécale, asséchée à cette période de mars, recouvre le sol de son champ. L’odeur nauséabonde qui répugne tout visiteur n’est pourtant pas ce qui agace le vieil homme, mais plutôt l’acidification du sol à laquelle il assiste impuissant ces dernières années. Pour rendre à nouveau ses terres fertiles, Bassi n’a trouvé mieux que de faire transporter dans son champ des déchets avec tous les sachets plastiques.

« Boire l’eau de robinet à Bamako, c’est boire la matière fécale », affirme avec certitude Moussa Dembélé. Le voisin du vieux Bassi montre de la main l’espace naturellement déserte qui sert de passage à l’écoulement des boues de vidange pendant l’hivernage. Un canal artificiellement approfondi, creusé pour non seulement empêcher l’épandage des boues de vidange dans les champs, mais aussi drainer cette eau acidifiée jusque dans la rivière qui traverse le village de Gouana. Une rivière qui selon Moussa se jette dans le Djoliba au niveau de Kabala, où se trouve la plus moderne station de pompage de Bamako.

Un problème de santé publique

C’est un fait, les boues de vidange menacent la santé des populations de Bamako. Mais l’urgence est à Gaouna. Mamoutou Traoré, l’imam du village, s’étonne que sa voix ne soit pas entendue dans cette affaire. Avec le chef du village, l’imam Traoré explique qu’ils sont allés voir les responsables de la décharge pour qu’ils aillent déverser ailleurs. « Ce sont les autorités qui leur ont donné cet espace » nous-ont-ils répondu. « L’eau est souillée », dit l’imam pointant du doigt l’eau pourpre puisée de son puits à notre présence. « On ne peut pas devenir un bon musulman sans une eau propre », affirme-t-il. Et d’ajouter : « Dans la mosquée, nous utilisons l’encens pour pouvoir prier ».

Ce 08 mars, la sage-femme du village Sidibé Ramatou Coulibaly était en fête, parée dans son uniforme de circonstance, mais l’esprit occupé par l’affaire de boues de vidange. Pendant l’hivernage, raconte-t-elle, nous faisons face à une multiplication de cas de diarrhée, surtout chez les enfants qui non seulement boivent, mais aussi jouent dans les eaux stagnantes. « Ici à Gouana, les salades et les concombres pourrissent très vite », s’emporte Rokia Doumbia, une habitante rencontrée non loin du dispensaire. Pour Rokia, le fait que les légumes ne durent qu’une demi-journée prouve que c’est de la matière fécale.

Une atteinte aux droits humains…

Les mouvements d’humeur des populations et les plaintes formulées par une association locale ont amené l’ONG Water Aid a mené une étude sur la gestion des boues de vidange dans le district de Bamako. Le rapport final de l’enquête rendu public, en novembre 2019, souligne la « contamination des sources de provisionnement en eau potable » dans le village de Gouana.

Les mauvaises odeurs, la prolifération de moustiques, de maladies hydriques, la destruction des arbres fruitiers avec son corollaire de privation de revenus… sont autant de conséquences des boues de vidange sur le village de 15 000 habitants (recensement de 2009). Ces pratiques, a dénoncé Water Aid, dans son rapport constituent des « atteintes graves aux droits de l’homme », notamment les droits à l’eau et à l’assainissement reconnus par les Nations-Unies dans la Résolution du 28 juillet 2018.

« Les boues de vidange ne plaisent à personne, mais on ne peut aller sans ça », se défend Samou Samaké, président des vidangeurs de Bamako, interrogé par Maliweb.net sur leur responsabilité dans le malheur des villageois de Gaouna. C’est à la suite d’une grève en 2008-2009, explique-t-il, que la Mairie du district de Bamako a donné cet espace dans la zone aéroportuaire. Il devait avoir une station d’épuration, et l’eau recyclée devait servir à arroser les jardins de l’aéroport. « Depuis 10 ans, rien a été fait par les autorités », a accusé Samaké

« Le projet de station d’épuration est en cours », assure Séréma Kanouté, responsable de la communication de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM). La fin du Projet d’Appui aux Communes Urbaines du Mali (PACUM), explique-t-il, a ralenti la construction de la station d’épuration. La Banque mondiale a décidé de financer le projet. Aux dires de Kanouté, le démarrage du projet n’attend plus que la fin de l’Etude d’impact environnemental.

Mamadou TOGOLA

Source : maliweb.net

21 mars 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Poesie
Seko ni Donko

Journée mondiale de la poésie : « La poésie détient un pouvoir sans égal »

by Bakary FOMBA 21 mars 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la poésie, célébrée le 21 mars de chaque année, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) rappelle que la poésie est « appréciée dans toutes les cultures à travers l’histoire et qu’elle constitue l’une des formes les plus riches d’expression et d’identité culturelles et linguistiques. »

« Élaborée avec des mots, colorée par des images, composée suivant une métrique donnée, la poésie détient un pouvoir sans égal ; celui d’ébranler notre quotidien et de nous rappeler la beauté de ce qui nous entoure et la résilience de l’esprit humain », indique Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale de la poésie. À travers les mots, les poètes interpellent sur les maux de l’humanité, dont la crise climatique et les problèmes liés à la biodiversité. Deux thématiquement quasiment liées puisque constituant chacune un « sujet de préoccupation pour l’humanité tout entière » et un problème considéré comme une « partie intégrante du processus de développement international ».

La poésie, « un catalyseur pour la paix et le dialogue »

« La poésie constitue un allié de taille pour la compréhension entre les peuples. Un catalyseur pour la paix et le dialogue », indique l’UNESCO. Selon les précisions de l’Organisation basée à Paris, « la prose et les vers réaffirment l’humanité et montrent que les gens de toutes les parties du monde ont les mêmes aspirations, partagent les mêmes sentiments et les mêmes problèmes. » « La poésie avait le pouvoir de rappeler à tous la résilience de l’esprit humain », a déclaré à l’occasion de cette Journée, Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO.

À travers l’histoire, la poésie est pratiquée dans toutes les cultures et sur tous les continents. Elle parle à notre humanité commune et à nos valeurs partagées, tout en transformant le plus simple des poèmes en un puissant catalyseur pour le dialogue et la paix.

La poésie a joué, joue et jouera un rôle indispensable pour la résolution des maux dont souffre le monde. Pour preuve, au début de la pandémie de Covid-19, l’année dernière, l’ONU Info avait « demandé aux poètes, écrivains et amateurs de poésie du monde entier de raconter en vers comment la crise de la Covid-19 les a touchés », a-t-on rappelé à l’occasion de cette Journée de commémoration.

Objectifs de cette célébration

À travers la commémoration de cette Journée, il s’agit de « soutenir la diversité linguistique par l’expression poétique et d’offrir aux langues menacées d’extinction la possibilité d’être entendues dans leurs communautés ». Elle est également l’occasion d’honorer les poètes, de faire revivre la tradition orale des récitals de poésie, de promouvoir la lecture, l’écriture et l’enseignement de la poésie, de favoriser la convergence entre la poésie et les autres arts comme le théâtre, la danse, la musique et la peinture, et surtout d’accroitre la visibilité de la poésie dans les médias.

La Journée mondiale de la poésie a été adoptée en 1999 lors de la 30e session annuelle de l’UNESCO à Paris. Cette Journée, commémorée le 21 mars de chaque année, célèbre l’une des formes d’expression et d’identité linguistique et culturelle les plus précieuses de l’humanité. Elle vise, souligne-t-on, à encourager la lecture, l’écriture et l’enseignement de la poésie en favorisant un dialogue culturel avec la danse, les arts dramatiques et la peinture.

Bakary Fomba

21 mars 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Boureima Sory GUINDO Pionnier dHonneur du Mali. President Coordinateur de lAssociation pour le Developpement des Competences Professionnelles
Politique

Qui sera mon futur candidat, voire futur président pour le « Mali Koura » ?

by Sahel Tribune 21 mars 2021
written by Sahel Tribune 9 minutes read

Je suis Malien vivant au Mali et je suis membre de la société civile. A ces titres, il me plait de partager ici mes idées par rapport aux enjeux vitaux du pays parmi lesquels, le choix en 2022, du futur ou de la futur(e) Président(e) post-transition.

Quels critères cardinaux me suis-je établis pour ce choix crucial à venir, en complément des critères constitutionnels et légaux ? Voici ce que je suggère comme réponse et comme contribution en la détermination de tels critères par la société civile, qui pourront aider à choisir le ou la meilleur(e) des candidats.

Critères de sélection

Mon ou ma futur(e) candidat(e) sera celui ou celle qui parle couramment deux de nos langues nationales en plus d’une langue internationale. C’est celui ou celle avec lequel ou laquelle, je peux parler de mes problèmes de survie d’abord et d’avenir ensuite sans passer obligatoirement par une langue étrangère. Je serais fier de mon ou de ma futur(e) Président(e) s’il ou elle connaissait bien l’histoire de son terroir d’origine et s’il ou elle se donnait quelques fois, le temps de la raconter, en sa langue maternelle, de préférence.

Oui, je veux un ou une futur(e) Président(e) plus proche de la vie réelle de ses compatriotes, car un(e) Président(e) proche et attentif (ve) aux besoins et priorités de ses administrés, doit connaitre le prix du kilo de viande, celui du riz ; les frais de scolarité, selon les niveaux et ordres d’enseignement ; les difficultés des élèves et des étudiants pour apprendre ; les difficultés des paysans, des pêcheurs, des éleveurs, des ouvriers, des commerçants, des fonctionnaires, des chefs d’entreprise, des diplômés sans emploi, des retraités, des personnes en situation de handicap ; les problèmes liés aux changements climatiques et à la désertification galopants, etc. S’il ou elle n’a pas la maitrise des informations sur ces acteurs économiques et sur l’évolution de certains phénomènes planétaires, il ou elle ne pourra pas les conduire aux changements ou aux transformations de leurs conditions de vie et de travail qualitativement meilleures.

Privilégier l’intérêt commun

Mon ou ma futur(e) candidat(e) présidentiable sera celui ou celle qui connait les problèmes généraux communs aux Maliens ainsi que les difficultés spécifiques à chaque région du Mali, secteur d’activité par secteur d’activité. Il est maintenant établi qu’en matière d’information, les visites ou tournées des ministres ou des Gouverneurs et les rapports y relatifs ne suffisent plus pour connaitre vraiment les réalités du terrain et les dynamiques d’enjeux inter et intracommunautaires. Afin de s’informer à la source, mon ou ma candidat(e) à la présidentielle doit aller au contact des réalités du terrain, car être mon ou ma futur(e) présidentiable, c’est accepter d’abord d’aller à l’écoute des populations et ensuite d’œuvrer en cas de victoire, pour la satisfaction de leurs besoins fondamentaux : sécurité(s), éducation, santé, logement, alimentation, transport et télécommunications, etc.

Tous les candidats crédibles qui ont fait cela honnêtement et patriotiquement sont devenus des présidents inoubliables pour leurs compatriotes. Étaient-ils politiquement et socialement plus intelligents que leurs concurrents qui l’ont superficiellement fait ou pas du tout ? Étaient-ils plus empathiques à l’égard des Maliennes et des Maliens ? Étaient-ils plus visionnaires qu’eux ? Étaient-ils plus libres et plus souverains dans leurs décisions politiques ? Étaient-ils plus pénétrés de leurs lourdes et nobles responsabilités nationales ? S’ils étaient tout cela en même temps (c’est ce que j’ai personnellement fini par admettre) et qu’ils ont été reconnus pour avoir fait des réalisations mémorables pour le bien-être des populations, sans calcul politicien, mais avec réalisme et pragmatisme, pourquoi serait-il moins glorieux pour les futurs candidats à l’élection présidentielle de faire comme eux, en cas de victoire ?

Même si les temps ont changé, l’intérêt commun, surtout national quant à lui, demeure identifiable et diagnosticable par tous et en tout temps. Enfin, étaient-ils pour autant parfaits et irréprochables ? Certainement pas, mais malgré des insuffisances, qui existent en chaque être humain, ils nous ont rendus fiers d’être Maliens et très fiers de ce qu’ils nous ont laissé comme principes de gouvernance : réfléchir, consulter, décider et agir toujours majoritairement en fonction de l’intérêt commun et en fonction des sacrifices à consentir ensemble pour la grandeur et le développement du Mali.

« Mali Koura Gnè Ta Sira »

Si mon ou ma futur(e) présidentiable voire mon ou ma futur(e) Président(e) pouvait s’inspirer de ces principes et intimer à ses futurs ministres et administrateurs régionaux de s’en approprier entièrement, nous (société civile) serons infatigablement debout pour reconstruire avec eux et avec plus de fierté encore, le Mali que nous voulons plus beau, plus prospère, plus grand et respecté partout comme aux premières années de notre indépendance.

Cette grande et noble ambition patriotique est réalisable, d’autant plus que nous avons, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, des ouvriers qualifiés, des techniciens, des cadres, des experts voire des savants nationaux aussi bien patriotes, ambitieux que compétents, qu’il faut pour cela. Pour que ceux-ci soient mobilisés autour de cet idéal, il nous faut un Président ou une Présidente bâtisseur(euse) et intègre, rassembleur(e) et chef d’équipe ou d’orchestre éclairé et responsable qui n’hésitera pas à écarter ceux de son équipe qui se plairont à donner une fausse note ou qui feront semblant de travailler.

Mon ou ma futur(e) candidat(e) à la Présidence sera celui ou celle qui comprendra et conceptualisera ce que veut dire « Mali Koura Gnè Ta Sira » ; c’est celui ou celle qui peut être capable d’apporter les changements réels et profonds auxquels aspirent ses compatriotes, parce qu’il les aura rencontrés, bien écoutés, bien entendu et bien compris. Dans cette optique-là, le faux ou la fausse candidate sera celui ou celle qui fera des promesses sans lendemain, c’est-à-dire faites pour plaire et pour séduire, mais qui ne se réfèrera à aucune étude chiffrée ou recherche de terrain et donc à aucune connaissance réelle et approfondie ni des frustrations ni des besoins prioritaires des populations.

Mon ou ma futur(e) candidat(e) à la Présidence sera celui ou celle qui acceptera de débattre contradictoirement dans les médias, avec d’autres candidats ou candidates, projet de société contre projet de société, programme de mise en œuvre contre programme de mise en œuvre. Pourquoi, au cours de tels débats démocratiques à venir et à institutionnaliser, il ne serait pas possible de demander aux futurs compétiteurs-débatteurs, d’entonner individuellement un des couplets de l’hymne national et de donner quelques indications générales sur la composition éventuelle de leurs gouvernements en projet ainsi que sur les profils des « ministrables » (moitié technocrates venus de la société civile, moitié provenant de la classe politique plus inventive et créative, prise en compte de la parité par exemple) ?

« Chat échaudé a toujours peur l’eau froide »

La connaissance par les citoyens, de ces indications sur les profils et sur la manière de construire un tel attelage gouvernemental au nom de l’union sacrée, donneraient, me semble – t-il, plus de confiance et d’espoir aux électeurs et aux électrices pour choisir en connaissance de cause, un Président ou une Présidente rassembleur(euse) qui s’engagerait ce faisant, à travailler avec une équipe gouvernementale resserrée, bâtie non sur une base uniquement partisane ou politicienne de « partage du gâteau électoral », mais sur des critères de patriotisme, de compétence, d’intégrité et de recevabilité.

C’est un risque que devraient prendre les futurs(es) candidats et candidates à l’élection présidentielle, car ils nous permettraient de voter davantage pour une équipe à laquelle nous aurons placé notre confiance que pour une personne, aussi éminente soit-elle, sachant que « le chat échaudé a toujours peur l’eau froide ». En effet le principe de précaution et le postulat qui sous-tendent ce risque en transparence qu’il faudra désormais prendre afin de reconquérir l’estime et la confiance des maliens et des maliennes, sont qu’on peut être déçu plus rapidement par un Président en tant que personne seule à la manœuvre, que par toute une équipe dont on aurait participé indirectement à la pré-nomination.

Le gouvernement préconfiguré de cette façon « en filigrane », peut avoir une fonction pédagogique efficace et peut être un facteur psychologique d’adhésion et de mobilisation plus puissant que les slogans de campagne écrits et diffusés en Français ; contenus de campagne par ailleurs peu accessible aux citoyens, majoritairement illettrée en cette langue. C’est ici que le recours à l’une des deux langues nationales parlées par le ou la candidat(e) vaudra tout son pesant d’or. Ce seraient là une nouveauté et une originalité au Mali, qui ne manquent pas d’avantages dont il faudra toutefois savoir faire un intelligent usage. À propos de tels aménagements, quelle belle opportunité serait la période de transition, si ensemble, nous pouvions y penser lors de la relecture de la charte des partis politiques et celle des autres textes relatifs aux élections ! Et si c’est par un régime parlementaire qu’il faudra passer, pourquoi ne pas y aller dans le cadre de la refondation tant demandée ?

Pourquoi ce texte ?

Pour clore mes propos sur les critères de choix de mon ou de ma candidat(e) voire de mon ou de ma futur(e) Président(e), il convient de rappeler que ce texte vient après ceux que j’ai écrits pour : 1°) définir le « Mali Koura », en tant que membre de la société civile (15 juillet et 6 août 2020), à travers les changements et attentes en termes de réformes à faire et des valeurs d’éthique à y cultiver ; 2°) et pour proposer des pistes concernant la révision de la constitution de 1992 (avril à septembre 2019).

En un mot, ces écrits étaient des contributions d’un malien ordinaire, faites à partir de son constat global que la crise malienne est multidimensionnelle et complexe, et à partir aussi des analyses y relatives qui l’ont conduit à la conclusion que les Maliennes et les Maliens ont impérieusement besoin d’un nouveau Contrat de gouvernance politique, administrative, économique et d’un système éducatif entièrement revu et refondé. C’est pourquoi je considère le présent texte comme la suite de ces écrits antérieurs et comme une contribution d’orientation nécessaire pour un travail de qualité des membres du Conseil National de Transition (CNT) et pour des échanges ultérieurs avec les futurs candidats et candidates pour la Présidence de la République.

Vive la démocratie inclusive et participative afin que toute la société civile puisse être entendue.

Bamako, le 20 mars 2021

Boureima Sory GUINDO, Pionnier d’Honneur du Mali. Président-Coordinateur de l’Association pour le Développement des Compétences Professionnelles (ADCP/PERFORMANCE). Récépissé n° 0908/G-DB en date du 07 novembre 2016 Mail : ambadome48@gmail.com

21 mars 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Transparency
Politique

Publicité politique en ligne : 5 recommandations pour la réglementer (Rapport)

by Bakary FOMBA 21 mars 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans un nouveau rapport, publié le 11 mars 2021, Transparency International formule, à l’endroit des décideurs du monde entier ainsi que des entreprises de médias sociaux, 5 recommandations afin de réglementer la publicité politique en ligne.

Défini comme des communications numériques payantes visant à « influencer les décisions des électeurs ou des titulaires de charge politique sur des questions d’intérêt public », la publicité politique en ligne a le potentiel d’en faire encore plus, indique Transparency international dans un nouveau rapport intitulé « 
Payer pour les opinions : résoudre les risques de transparence et de responsabilité dans la publicité politique en ligne
 ».

De nos jours, la montée rapide des campagnes politiques en ligne a rendu la plupart des réglementations de financement politique obsolètes, mettant en péril la transparence et la responsabilité, explique-t-on. En 2020, plus de 3 milliards de dollars américains, soit plusieurs milliards de FCFA, ont été dépensés en publicités en ligne lors des élections générales américaines.

« Aider les politiciens moins conventionnels »

« La publicité en ligne a le potentiel de niveler radicalement les règles du jeu politiques, en donnant aux politiciens et groupes nouveaux ou moins riches une chance de se faire entendre », précise Jorge Valladares, expert en recherche et politique sur l’intégrité politique chez Transparency International et auteur du rapport.

Selon l’Organisation mondiale de lutte contre la corruption, la publicité en ligne a révolutionné le processus politique, « ouvrant un monde d’opportunités pour les acteurs politiques de se connecter aux électeurs ». 

S’agissant toujours des avantages de cette méthode, Transparency International indique que grâce à une telle publicité, « les groupes d’électeurs peuvent utiliser leurs propres voix plus efficacement pour la participation civique ». Ce n’est pas tout. « La publicité en ligne peut également aider les politiciens moins conventionnels avec moins de ressources, les libérant de la dépendance vis-à-vis de riches donateurs », précise-t-on également.

Cependant, ce moyen de communication entre les mains des hommes politiques n’est pas sans conséquence, souligne-t-on.

Campagnes de désinformation politique

Lorsqu’elles sont combinées avec des méthodes de micro-ciblages, les campagnes de désinformation politique diffusées par le biais de la publicité en ligne peuvent créer un effet puissant sur le débat public et les élections, explique Transparency International. « [ndlr] à moins que les gouvernements et les plates-formes eux-mêmes ne mettent bientôt à jour les cadres réglementaires, la publicité en ligne pourrait ouvrir les vannes pour obscurcir le financement politique, la désinformation et un débat public polarisé », souligne Jorge Valladares.

Sur la base de données IDEA sur le financement politique en 2018, le rapport précise que seuls 25 pays sur 122 fixent des limites de dépenses ou d’autres restrictions sur la publicité dans les médias en ligne.

Des recommandations

« Pour protéger les démocraties, les réglementations doivent tenir les plates-formes responsables de l’authenticité des messages politiques en ligne, exiger une transparence financière plus stricte et limiter le microtargeting à son minimum », a déclaré Jorge Valladares, auteur du rapport.

Transparency International formule plusieurs recommandations aux décideurs du monde entier ainsi qu’aux plateformes en ligne afin de réglementer les publicités politiques dans l’espace numérique. Il s’agit de faire entrer la réglementation dans l’ère numérique, d’assurer un message politique authentique, de tenir les plates-formes responsables de la transparence des publicités, de relever la barre des rapports financiers, de restreindre le micro-ciblage et d’améliorer les normes d’échange de données personnelles.  

Les entreprises concentrant entre leurs mains les marchés mondiaux de ces publicités sont Facebook, avec près de 80 % des parts dans les plateformes de médias sociaux, et Google, YouTube, etc. qui en détient près de 90 % dans les moteurs de recherche, précise ce rapport de l’Organisation mondiale de lutte contre la corruption.

Bakary Fomba

21 mars 2021 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Résultats du DEF 2026 au Mali : liste des admis
Résultats DEF 2026 : comment le Mali a redressé son système éducatif en cinq...
AES : une diplomatie commune pour peser sur la scène internationale

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close