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Mikailou Cisse et une manifestation a Bamako en 2020
Seko ni Donko

Dialogue avec des morts : « J’ai manqué à ma promesse »

by Mikailou Cissé 14 mars 2021
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Dans ce dialogue fictif, Mikailou Cissé, professeur de philosophie au secondaire, revient sur la question des morts à la suite des événements de juillet 2020 au Mali. Une manière pour lui de demander justice pour ces « martyrs » tombés pour le désir du changement.  

Les songes, je le fais très souvent comme d’ailleurs la plupart des gens. Mais de tous mes songes, celui d’hier soir m’a beaucoup bouleversé. J’avais l’impression que tout était réel. Mais je me rends vite compte que c’était bien le contraire.

La scène qui m’est apparue est similaire à ce que Fousseni Togola avait écrit dans son récit fictif sur la mort de citoyens maliens au cours des événements ayant conduit au renversement du régime Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). 

Je venais de rêver des victimes des événements des 10, 11 et 12 juillet 2020. Ils étaient tous là autour de moi. Les mains sur leur tête couverte de sang, les impacts des balles toujours visibles sur leur corps. L’évolution de la situation politique du pays ne les enchantait pas. Ces morts (pour le Mali) étaient au courant des choses sur lesquelles je n’avais aucune idée. En face d’eux, j’étais comparable à ces milliers de Maliens au sujet de l’imam de Badala. Je n’étais qu’un ignorant en face de ces zombies.

Ces « martyrs » donnaient l’impression de n’être pas en paix dans leur nouvelle existence. Ils avaient l’air coincés entre le monde matériel et le « monde intelligible ». Des hommes déçus, désemparés, sans joie.  

L’étudiant qui faisait la médecine, au moment où il est tombé lors de ces événements, était le plus blizzard. Il se démarquait des autres sur tous les plans. Malgré tout, il était calme, plus instruit. Il a tous les traits d’un médecin au sens propre du terme. Sur moi, il connaissait tout, d’où je viens, où je vis, ce que je poste sur « Phileingora », tout ce que j’avais écrit au sujet de l’imam de Badala, sur le M5, sur le régime IBK. J’avais en face un médecin pétri de science.

Je me retrouve en aparté avec le jeune médecin mort en martyr. Les autres avaient subitement pris congé de nous comme des djihadistes disparaissant après avoir commis leur forfait. Le jeune homme m’interpelait sur les réalités du Mali. Il ne cessait de me poser des questions, tout en donnant ses impressions sur l’actualité du pays.

  • C’est toi Mikaïlou Cissé, le jeune professeur de philosophie qui ne cesse d’écrire à notre sujet ? me demandait-il.

Face à cette question inattendue, je ne pouvais que hausser la tête en signe de réponse. Qui ose faire différemment face à un homme criblé de balles et qui plus est déjà mort ? Le jeune martyr poursuivait en tout cas dans un ton qui laissait transparaître l’énervement :

  • Je m’en fiche de ta personnalité. Tout ce que je sais, c’est que vous êtes tous pareils. Écoute bien ce que je m’apprête à te dire. Tu as l’air plus sérieux. Je ne sais pas trop, mais c’est l’impression que tu donnes lorsqu’on te lit.

Surpris par ses manières, j’ai fini par ne ni haussé la tête ni faire de signe. J’ai agi comme un condamné à mort face au cuir sur une chaise électrique.

Criblé de balles, baigné de sang, parlant dans une voix tremblotante, le jeune médecin continuait à vociférer sa colère en posant tas de questions :

  •  Vous pensez que le Mali mérite tout ce qui s’y passe maintenant ? Notre sort vous paraît indifférent jusqu’à ce point ? 

Finalement, ma bouche se délia et laissa échapper ces mots :

  • Monsieur, en disant « vous » de qui parlez-vous ? 
  • Tous les Maliens sans exception, répondit-il. Vous faites comme si nous n’avions pas existé, comme si nous sommes morts pour rien, comme des chiens enragés, comme si le pays à retrouver un état normal, comme si nos bourreaux ont été jugés, comme si (…).

Sans me laisser le temps de réagir, il me lance sur la figure son indignation.

  • Vraiment IBK se moquerait des Maliens aujourd’hui. Il se dirait que vous êtes sans-cœur, des hommes sans conscience, des laces. Il utiliserait tous les mots qui dénigrent l’homme pour vous qualifier.

Après un laps de temps de silence, dont j’avais d’ailleurs besoin, peut être lui aussi, il reprend son discours toujours en me refusant le temps de réagir.

  • Bien que je sois déçue comme les autres, je n’ai quand même pas perdu l’espoir que les Maliens pourront se réunir et se dresser comme un seul homme à nouveau.

Pour une fois, j’étais d’accord avec lui. Je me sentais enfin concerné par son discours. Toutefois, il commençait à prendre ses distances de moi. Malgré tout, il continuait sa plaidoirie.

  • Faites attention ! Les leaders de la transition sont mal entourés. Mais ils ne le savent pas encore. Les leaders qui sont à la tête du M5 sont des hommes de mauvaise foi, des vendeurs d’illusions. L’imam de Badala est un traître.

Soudain, c’est un muezzin, avec une voix grave que j’entends, deux autres simultanément se font entendre. C’est à partir de cet instant que j’ai su que j’étais dans le monde des morts, que je discutais avec un fantôme.

Une fois réveillé, et durant tout le reste de la journée, ce dialogue a continué à traverser mon esprit. C’est ainsi que je me suis souvenu d’une promesse que j’avais faite dans le cadre de la mort de nos compatriotes les 10, 11 et 12 juillet 2020.

Dans cette lettre que je les avais adressées, à titre posthume, j’avais promis que leur mort ne serait pas vaine, que leur combat pour plus de justice sociale, pour un État de droit allait être poursuivi que leur mort ne restera pas impunie. Mais jusque-là j’ai manqué à ma promesse.

Mikaïlou CISSE

14 mars 2021 0 comments
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Sepaca Ouaga
Seko ni Donko

SEPACA 2020 : Ouaga, carrefour de la Critique d’art

by Sahel Tribune 14 mars 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La 1re édition de la Semaine panafricaine de la Critique d’Art (SEPACA), initiée par l’Agence Panafricaine d’Ingénierie culturelle (APIC), se tiendra du 15 au 21 mars prochain à Ouagadougou (Burkina Faso). Elle sera couplée avec la phase finale du cursus de formation en critique d’art organisé par l’APIC en 2020. 

Creuset annuel de rencontres et d’échanges, la Semaine panafricaine de la critique d’art (SePaCA) vise à contribuer à la reconnaissance et à la valorisation du métier de critique d’art en Afrique. Atelier de formation et de renforcement de capacités ; célébration de l’excellence à travers la remise du Grand Prix de la critique d’art, option cinéma, organisé en 2020 ; réseautage à travers une table ronde et publication du numéro 3 du e-magazine spécialisé en critique d’art, telles sont les activités qui meubleront cette 1re édition de la SePaCA.

Vainqueur du concours panafricain de la critique d’art, dont l’édition 2020 est consacrée au Cinéma, le Marocain Cherqui Ameur recevra officiellement son prix lors de cette édition de la SePaCA. Il animera à cette occasion un atelier pratique de renforcement de capacités sur la critique cinématographique et participera à la table ronde dont le thème est : « Critique d’art en Afrique : où en sommes-nous ? » organisée en partenariat avec le Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) et le Centre d’Études linguistiques et historiques par Tradition orale (CELHTO).

Plus d’une vingtaine de critiques d’art attendus

Initialement prévue en juillet 2020, la SePaCA avait été reportée en raison des restrictions en vigueur dans le cadre de la riposte contre la pandémie de la COVID-19. Également reportée, la phase finale du cursus de formation initié en 2020 se tiendra à l’occasion de cette édition spéciale. Ce cursus a réuni, depuis mars 2020, 10 participants de 6 pays de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Togo).

L’Association Nord-Ouest Cultures et l’Agence Panafricaine d’Ingénierie culturelle (APIC), en collaboration avec l’Institut français de Ouagadougou et l’Institut Goethe de Ouagadougou, organisent cette 1re édition de la Semaine panafricaine de la Critique d’Art du 15 au 21 mars 2021 à Ouagadougou (Burkina Faso). Cette cérémonie entre dans le cadre du Programme NO’O CULTURES.

Au total, plus d’une vingtaine de critiques d’art africains, amateurs ou professionnels, sont attendus à cette édition spéciale de la Semaine panafricaine de la Critique d’Art organisée avec le soutien de divers partenaires.

Youssouf Koné

Source : Aujourd’hui Mali

14 mars 2021 0 comments
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CSDM
Politique

L’« hypothétique candidature » de Assimi Goita : le CSDM demande des actions contre Issa Kaou Djim

by Bakary FOMBA 14 mars 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour avoir annoncé la probable candidature du vice-président de la transition à la présidentielle de 2022, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) a invité les autorités de la Transition non seulement à la destitution d’Issa Kaou N’Djim de son poste de 4e Vice-Président du Conseil National de la Transition (CNT), mais aussi à son exclusion de cet organe législatif tout en engageant des poursuites judiciaires à son encontre. C’était au cours d’un point de presse, samedi 13 mars 2021, au siège du CSDM.  

Le 6 mars dernier, à l’occasion des festivités de la Journée internationale de la Femme, la plateforme dénommée « Appel Citoyen pour la réussite de la transition (ACRT) » a organisé une activité associative pour rendre hommage aux femmes maliennes. Au cours de cette activité, Issa Kaou Djim, non moins l’instigateur de ladite plateforme, a annoncé la possibilité que Assimi Goita, vice-président de la transition, se présente comme candidat aux élections présidentielles de 2022.

 Le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) qualifie ces propos d’« incendiaires », puisque susceptibles de décrédibiliser la Transition en cours et de déstabiliser le pays. Selon le CSDM, le 4e vice-président du CNT a déclaré « une hypothétique candidature aux prochaines élections présidentielles du Vice-Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita », tout en affirmant que « s’il le fallait, on modifiera la Charte de la Transition afin de permettre au Colonel Assimi Goita d’être candidat et de remporter la prochaine élection présidentielle. »

La tête de Issa Kaou Djim demandée

En raison de la crise multidimensionnelle qui persiste déjà dans le pays, le président du CSDM, Mohamed Chérif Haidara estime que « M. Issa Kaou Djim, 4e Vice-Président du CNT, va mettre en péril la Transition avec ses propos et son comportement belliqueux ».

Au cours de ce point de presse, le CSDM n’a point manqué à rappeler l’article 9 de la Charte de la transition qui stipule : « Le Président et le Vice-Président de la Transition ne sont pas éligibles aux élections présidentielles et législatives qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition. La présence disposition n’est pas susceptible de révision. »

Le président du CSDM, pour dénoncer le mutisme des autorités de la transition depuis cette annonce de Kaou Djim, a alors rappelé que « qui ne dit rien consent ». Toutefois, pour ne pas donner une telle impression et éviter aux autorités de la transition de se rendre « coupable de la déstabilisation des institutions », le CSDM a formulé des recommandations. Il demande non seulement la destitution de Issa Kaou Djim de son poste de 4e Vice-Président du CNT, mais aussi son exclusion du CNT tout en engageant contre lui des poursuites judiciaires.

Bakary Fomba

14 mars 2021 0 comments
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29eme congres de lAEEM
Éducation

École malienne : le 29e congrès de l’AEEM sous le signe de la « renaissance »

by Bakary FOMBA 13 mars 2021
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

L’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) tient son 29e congrès pour le renouvellement de son bureau de coordination. L’ouverture des travaux a eu lieu, samedi 13 mars 2021, dans l’Amphi 1 de la Faculté des Sciences techniques (FST) de Bamako en présence des deux ministres en charge de l’éducation. Ce congrès est placé sous les thèmes : « L’AEEM au service d’une école performante et sans violence » ; « L’AEEM pour une école de qualité pour un Mali meilleur ».

Au total, près de 50 congressistes, venus de différentes régions du Mali, ont répondu présents dans la capitale malienne en vue d’élire, dimanche 14 mars 2021, le successeur de Moussa Niangaly, coordinateur national de l’AEEM. Une élection à laquelle une dizaine de candidats sont en compétition. Tous les regards restent rivés sur ce congrès. Mais des assurances sont données.

« Revendications et l’amélioration des conditions de vie »

« Qui parle de l’AEEM parle d’une association qui s’est sacrifiée pour l’avènement de la démocratie au Mali », a commencé par rappeler le coordinateur général sortant de l’AEEM, Moussa Niangaly. Une affirmation sur laquelle le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Kéïta s’est appuyé pour indiquer qu’il est d’une obligation pour l’association de défense des intérêts des élèves et étudiants de rester « vivace dans la mémoire des Maliens ». Pour ce faire, souligne-t-il, ses membres doivent poser des actions dignes.

Il faut tout faire aujourd’hui pour redorer l’image de cette association, indique pour sa part Moussa Niangaly qui précise : « Les anciens qui ont eu l’initiative de créer cette association l’ont fait tout simplement dans le cadre des revendications et de l’amélioration des conditions de vie et d’étude des étudiants du Mali ». Aujourd’hui, dans cette association, « beaucoup de choses se passent », a-t-il reconnu pour déplorer les actes de violence qui se font au sein de l’AEEM.

« L’instant me paraît solennel »

Le coordinateur national sortant a été on ne peut plus clair : « Je crois que c’est l’occasion pour nous, à travers ce congrès, de bannir la violence du milieu universitaire ». C’est aussi cela la conviction du ministre Amadou Kéïta qui estime que ce Congrès sera celui de la rupture. « Vous êtes le Mali de demain. Ce pays est entre vos mains. Il faut que vous en soyez conscients, pénétrés fortement », a-t-il rappelé tout en demandant de créer les conditions pouvant donner envie aux étudiants, aux enseignants, à venir travailler, en bannissant la violence.

Pr Doulaye Konaté, ministre de l’Éducation nationale, a pour sa part indiqué qu’« aucun système éducatif au monde ne saurait atteindre ses objectifs dans un climat de terreur ». Or le Mali a toujours été un pays du savoir. Pour continuer à garder ce statut, il invite à bannir la violence.  

« L’instant me paraît solennel en ce sens qu’il marque le passage de témoin entre deux équipes dirigeantes. Le moment se veut aussi à une véritable renaissance de l’AEEM tant souhaité par tous les acteurs et partenaires de l’école malienne », espère le ministre de l’Éducation nationale qui exhorte à tenir « un congrès de vérité, qui va s’efforcer d’extirper de l’AEEM toutes les pratiques nuisant au bon fonctionnement des écoles »

Des recommandations

Moussa Niangaly n’a pas manqué de conseil à donner à ses successeurs ainsi qu’à tous les élèves et étudiants du Mali. Selon ses précisions, à l’école « tout ce que nous devons utiliser, c’est les cahiers et les stylos à la place des armes ».

Toutefois, pour ce 29e congrès, M. Naingaly a formulé quelques recommandations, dont la révision des textes de l’association qui ne répondent pratiquement plus aux réalités de l’ère. Il recommande également au nouveau bureau qui sera mis en place à continuer la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et d’étude des élèves et étudiants du Mali. Mais en ne perdant jamais de vue, la lutte contre la violence dans l’espace scolaire et universitaire, a-t-il conseillé.  

Les deux ministres se sont engagés à accompagner l’AEEM, à chaque fois qu’il s’agit de l’amélioration des conditions d’étude des étudiants. Mais, précise le ministre Doulaye, il faut que cela se fasse dans un dialogue franc et sincère. « Sur la voie de la quête du savoir, de l’excellence, nous serons toujours avec vous », a conclu le ministre Amadou Kéïta.

Bakary Fomba

13 mars 2021 1 comment
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Remise dun document de positionnement au ministre Mamadou Coulibaly
Politique

Pour la réussite de la transition, un document de positionnement remis au ministre Mamadou Coulibaly

by Issouf Koné 13 mars 2021
written by Issouf Koné 4 minutes read

Pour une transition réussie au Mali, les organisations de la société civile, le 12 mars 2021, lors d’une activité qui s’est déroulée à l’hôtel de l’Amitié, ont remis un document de positionnement au ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les Institutions, Mamadou Coulibaly.

Depuis le début de la transition que vit le Mali, suite au coup d’État qui a mis fin au règne de l’ex-président, Ibrahim Boubacar Kéïta, les voies et moyens pour une transition réussie sont explorés par de nombreuses institutions.

C’est dans ce contexte que du 1er au 3 mars 2021 à Bamako ainsi que dans 10 autres régions concernées par la présentation de ladite feuille de route, des organisations de la société civile ont réfléchi à des propositions et recommandations pour réussir la mise en œuvre de la feuille de route de la transition et définir également le rôle qu’elle peut jouer en termes de contribution et de participation.

D’un budget de 98 691 611 francs CFA, le projet s’est étendu de novembre 2020 à mars 2021 et a spécifiquement touché les localités de Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou, Kidal, Ménaka, Kayes, Koulikoro, Sikasso, Taoudéni et enfin Bamako.

Objectifs

De manière générale, le projet vise à promouvoir et renforcer la gouvernance participative et la participation citoyenne pour une transition politique réussie au Mali.

De manière spécifique, il s’agit pour ces organisations d’appuyer la création d’un espace de réflexion pour améliorer l’efficacité et l’efficience des organisations de la société civile dans leur rôle d’éveil et d’alerte, à créer des positions communes pour influencer positivement le gouvernement de transition malien. Ce n’est pas tout, il s’agit également d’établir et entretenir un dialogue constructif permanent entre la société civile et les organes de la transition, de renforcer la cohésion et la mutualisation des actions des organisations de la société civile dans le suivi de la mise en œuvre de la feuille de route de la transition, d’encourager les organisations de la société civile à exprimer leurs inquiétudes communes et leur volonté de parler d’une seule voix pour l’intérêt général.

 La consolidation des acquis de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger et les recommandations du Dialogue national inclusif ; le renforcement de la collaboration entre la MINUSMA, les Agences du Système des Nations Unies, les principaux partenaires internationaux et les organisations de la société civile ; l’appui technique à la revitalisation de la tenue régulière de 35 réunions de Comité régional d’orientation de concertation et Suivi des Actions de développement (CROCSAD), le Comité communal d’orientation de concertation et de suivi des actions de Développement (CCOCSAD) et le Comité local d’orientation de Concertation et de suivi des actions de développement (CLOCSAD) des régions du nord et du centre, font également partie des objectifs spécifiques de ce projet.

Une synthèse des différents ateliers régionaux

Le travail, selon Jeanne d’Arc Ballo, présidente de l’ONG ORFED, s’est poursuivi par une synthèse des différents ateliers régionaux et du district de Bamako. Un travail qui a abouti à l’identification des constats, à la formulation des recommandations et des engagements qui font l’objet du document de positionnement harmonisé de la société civile comme contribution pour la refondation de l’État et une transition réussie au Mali : « Si le document est exécuté comme nous l’avons pensé, avec un réel engagement de tout le monde, en particulier des autorités de la transition, c’est clair que cette période sera une parfaite réussite », a-t-elle insisté.

Les initiateurs du document, par la voie de Boureima Allaye Touré, ont remercié le gouvernement de la Transition à travers le ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions pour son accompagnement. Il a aussi tenu à remercier les Nations Unies à travers la Minusma qui représente le soutien financier principal de l’initiative.

Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, pour sa part, a salué l’initiative en précisant que toute société dans laquelle les gouvernés n’ont pas leur mot à dire est une société vouée à l’échec.

 Issouf KONE

13 mars 2021 0 comments
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Adama Traore president de la FEDAMA
Seko ni Donko

Affaire des 90 000 FCFA destinés aux artistes : les précisions du président de la FEDAMA

by Chiencoro 13 mars 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

La problématique du fonds « DJIGUISÈMÈ JIRI », octroyé aux artistes maliens par le gouvernement comme appui dans le cadre de la pandémie de covid-19, a été abordée, jeudi 11 mars 2021, au cours d’une conférence de presse organisée par la FEDAMA. Une occasion mise à profit par Adama Traoré, le nouveau président de la fédération des artistes du Mali, pour donner des précisions sur les raisons du retard dans le transfert de ce fonds.

« Des fakes news montés de toutes pièces vous font croire que l’indemnité exceptionnelle de 90 000 FCFA destinée aux artistes dans les mesures prises contre la pandémie semble être détournée », constatait la Fédération des artistes du Mali dans un communiqué du 5 mars 2021.

« Près de 2060 artistes enregistrés » par la FEDAMA

Le retard dans le paiement de cette aide s’explique tout d’abord par le travail méticuleux que mène le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, indique M. Traoré. Ce n’est pas tout, ce retard s’explique également par la crise socio-politique qui a secoué le Mali jusqu’à entrainer le départ du président Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK). Une crise qui avait handicapait les Directions des finances et du matériel (DFM) des ministères, dont la plupart a été remplacé, a-t-il précisé.

Le président de la FEDAMA est revenu également sur la procédure suivie pour le recensement des artistes. « A priori, toute personne qui se réclame artiste doit bénéficier de cette subvention. Mais qui reconnait qui comme artiste ? », se demande le nouvel homme fort de la fédération des artistes du Mali pour souligner une première difficulté avant de s’atteler sur la procédure suivie.  

D’après les explications du président de la FEDAMA, à tous les niveaux, chacun à sa façon et dans son domaine, a enregistré des artistes. Le secrétaire général de la FEDAMA, André Alou Konaté précise qu’« au niveau de la FEDAMA seulement, près de 2060 artistes ont été enregistrés ».

Procédure jalonnée de difficultés

M. Traoré a rappelé à cette occasion que « ce pactole est une aide. C’est la justice. C’est pourquoi au moment où nous avons enregistré les artistes, on n’a pas voulu que ce soit uniquement la FEDAMA puisqu’il y a des artistes qui ne sont pas à la FEDAMA ou qui n’ont pas la carte de la FEDAMA ». Et de poursuivre : « En décidant que ce soit seulement les artistes qui ont la carte de la FEDAMA, il y aurait une injustice ». Alors comment fallait-il procéder ? « Si on décidait que ce serait les artistes immatriculés au niveau du bureau malien des droits d’auteur, tous n’y sont pas aussi. Il y a certains artistes qui sont reconnus par leurs pairs et par la direction de l’action culturelle », a-t-il précisé pour dévoiler toutes les difficultés rencontrées ainsi la méthode suivie dans le recensement des artistes.

Malgré tout, a-t-il déploré, les difficultés ont continué sur le reste du processus. D’abord, une fois les listes arrivées au ministère de la Culture, des doublons ont été détectés en raison du fait que certains artistes se sont inscrits sous le numéro de leur conjointe artiste, qui, elle aussi, s’est inscrite avec le même numéro, a indiqué M. Traoré.

Retard des transferts

Face à une telle situation, la prudence et la réflexion demeurent les maîtres mots. C’est pourquoi pour éviter de créer des frustrations, le ministère de la Culture travaille à ce que la « poire soit coupée de façon positive afin que le maximum d’artistes puisse recevoir cet argent ». Aussi le ministère travaille-t-il afin que chaque artiste puisse recevoir les 90 000, sans aucune retenue comme frais de retrait, a rassuré Adama Traoré.

« Toutes ces actions ont eu comme répercussion le retard de ce transfert d’argent sur les comptes des artistes », a précisé le nouveau patron de la fédération des artistes du Mali.

Dans son communiqué du 5 mars dernier, la FEDAMA indiquait : « Contrairement à ce qui est raconté, aucun versement du montant en question n’a été effectué dans le compte de qui que ce soit ». M. Traoré précise toutefois que ce fonds ne concerne pas que les artistes, mais tout le département de la Culture, de l’artisanat et du tourisme.

Le nouveau président de la FEDAMA a souligné au cours de cette conférence de presse que sa fédération n’a aucun accès à ce fonds. Il rassure enfin les artistes : « À la fin des procédures de dépouillement, il sera fait un communiqué informant tous (tes) [les ndlr] artistes de l’évolution de la situation ».

Rappelons que les inscriptions pour bénéficier de cet appui des autorités maliennes ont commencé le 22 décembre 2020 pour prendre fin le 23 janvier 2021.

Fousseni Togola

13 mars 2021 0 comments
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La maquette des Blocs A et B de lINA en chantier
Seko ni Donko

Construction du nouvel INA : ni vente, ni cession, ni bradage

by Sahel Tribune 13 mars 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Courant 2020, une convention de partenariat a été signée entre le gouvernement du Mali et un entrepreneur malien, pour la construction de l’Institut national des arts (INA), sur un nouveau site sur la route de l’aéroport international Président Modibo Kéita, avec toutes les commodités requises. L’ancien INA ne sera la propriété du nouvel acquéreur qu’après la remise officielle des clés des nouvelles infrastructures, en contre partie des coûts de réalisation estimés à des milliards de F CFA, d’investissements.

La construction de nouveaux bâtiments pour l’INA, dans la zone aéroportuaire, découle d’une seule logique : l’actuel Institut national des arts (INA), presque centenaire est vieux de 91 ans. Il est vétuste avec des murs crasseux et ne respecte plus aucune norme académique, sanitaire et sécuritaire. Les élèves ne parviennent plus à se concentrer en classe, les enseignants sont démotivés à cause de la promiscuité et des nuisances sonores et autres du grand marché qu’il jouxte.

Ces constats alarmants ont motivé les autorités de l’époque à le délocaliser sur un site encore vierge, pour l’épanouissement des élèves et de leurs professeurs, à l’image du Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté, logé au flanc de la colline du Point G.

Une Convention de partenariat public-privé, a été signée entre le repreneur et trois ministres de la République : les ministres des Domaines et l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement, de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Même la direction de l’INA est partie prenante du processus de signature de la convention et de l’approbation du plan. Le directeur général de l’institut a apposé son sceau pour la validation du plan. Nulle part, il n’est question dans le document de vente ou de cession de l’INA. Aucun prix de vente n’est dégagé, si ce n’est l’investissement évalué à plusieurs  milliards de nos francs.

Le promoteur réalise les travaux à ses propres frais. En retour, il prend possession de l’ancien site après la réception définitive des nouveaux bâtiments. L’expertise, les plans d’urbanisme, le choix du terrain et du site ont été réalisés sous la responsabilité de la direction nationale de l’urbanisme, qui en est le maitre d’ouvrage.

Conformément à la Convention, le nouvel INA sera bâti sur un terrain spacieux de 3ha, près de 3 fois la superficie de l’ancien. Il promet d’être une des infrastructures scolaires ultramodernes du pays. Les travaux sont supervisés sur place par des techniciens de l’urbanisme et de l’ingénieur en génie civil, le Turc Kaoroba Mahrumi, directeur du Consortium  malien de construction (CMC).

Les travaux qui sont à ce jour exécutés 40 %, avancent normalement, quatre mois après leur lancement. Sur le plan de construction, le style architectural allie modernisme et tradition, avec un goût prononcé de l’architecture Soudano-sahélien, à l’image de l’ancien INA. Le sous-bassement des deux blocs principaux sont déjà sortis de terre.

L’ingénieur en chef, M. Mahrum s’est de prime abord rendu dans les locaux de l’actuel INA, pour se rendre compte de ce qui leur faut. « Nous travaillons sur la base des besoins exprimés par la direction de l’école en terme de conforts académiques », a-t-il dit.  Il y a deux blocs : le bloc A, construit sur 400m2 en R+2, est conçu pour abriter l’administration avec des salles de spectacles de 200 places et d’exposition à l’étage. Le bloc B en R+1 bâti prévu sur 1 800 m2, abrite les salles de classe et ateliers. En plus, le projet prévoit des terrains de sports (football, basket, volley, etc.), des parkings, espaces verts, etc. Les besoins en électricité seront assurés par un branchement en moyenne tension de l’EDM, relayé par un groupe électrogène de 400 Kva.

Au vu de la convention qui n’offre aucune autre garantie au repreneur que le droit à la propriété de l’ex-INA à la fin des présents travaux, il s’agit là d’un acte de patriotisme d’un Malien qu’il convient de magnifier à sa juste valeur. L’Etat sera le principal gagnant dans ce partenariat public-privé, avec à sa possession les clés d’une infrastructure académique aux normes internationales.

Source : Direction de la communication du Consortium malien de Construction (CMC).

Piqué chez Maliweb

13 mars 2021 0 comments
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