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La maquette des Blocs A et B de lINA en chantier
Seko ni Donko

Construction du nouvel INA : ni vente, ni cession, ni bradage

by Sahel Tribune 13 mars 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Courant 2020, une convention de partenariat a été signée entre le gouvernement du Mali et un entrepreneur malien, pour la construction de l’Institut national des arts (INA), sur un nouveau site sur la route de l’aéroport international Président Modibo Kéita, avec toutes les commodités requises. L’ancien INA ne sera la propriété du nouvel acquéreur qu’après la remise officielle des clés des nouvelles infrastructures, en contre partie des coûts de réalisation estimés à des milliards de F CFA, d’investissements.

La construction de nouveaux bâtiments pour l’INA, dans la zone aéroportuaire, découle d’une seule logique : l’actuel Institut national des arts (INA), presque centenaire est vieux de 91 ans. Il est vétuste avec des murs crasseux et ne respecte plus aucune norme académique, sanitaire et sécuritaire. Les élèves ne parviennent plus à se concentrer en classe, les enseignants sont démotivés à cause de la promiscuité et des nuisances sonores et autres du grand marché qu’il jouxte.

Ces constats alarmants ont motivé les autorités de l’époque à le délocaliser sur un site encore vierge, pour l’épanouissement des élèves et de leurs professeurs, à l’image du Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté, logé au flanc de la colline du Point G.

Une Convention de partenariat public-privé, a été signée entre le repreneur et trois ministres de la République : les ministres des Domaines et l’Habitat, de l’Urbanisme et du Logement, de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Même la direction de l’INA est partie prenante du processus de signature de la convention et de l’approbation du plan. Le directeur général de l’institut a apposé son sceau pour la validation du plan. Nulle part, il n’est question dans le document de vente ou de cession de l’INA. Aucun prix de vente n’est dégagé, si ce n’est l’investissement évalué à plusieurs  milliards de nos francs.

Le promoteur réalise les travaux à ses propres frais. En retour, il prend possession de l’ancien site après la réception définitive des nouveaux bâtiments. L’expertise, les plans d’urbanisme, le choix du terrain et du site ont été réalisés sous la responsabilité de la direction nationale de l’urbanisme, qui en est le maitre d’ouvrage.

Conformément à la Convention, le nouvel INA sera bâti sur un terrain spacieux de 3ha, près de 3 fois la superficie de l’ancien. Il promet d’être une des infrastructures scolaires ultramodernes du pays. Les travaux sont supervisés sur place par des techniciens de l’urbanisme et de l’ingénieur en génie civil, le Turc Kaoroba Mahrumi, directeur du Consortium  malien de construction (CMC).

Les travaux qui sont à ce jour exécutés 40 %, avancent normalement, quatre mois après leur lancement. Sur le plan de construction, le style architectural allie modernisme et tradition, avec un goût prononcé de l’architecture Soudano-sahélien, à l’image de l’ancien INA. Le sous-bassement des deux blocs principaux sont déjà sortis de terre.

L’ingénieur en chef, M. Mahrum s’est de prime abord rendu dans les locaux de l’actuel INA, pour se rendre compte de ce qui leur faut. « Nous travaillons sur la base des besoins exprimés par la direction de l’école en terme de conforts académiques », a-t-il dit.  Il y a deux blocs : le bloc A, construit sur 400m2 en R+2, est conçu pour abriter l’administration avec des salles de spectacles de 200 places et d’exposition à l’étage. Le bloc B en R+1 bâti prévu sur 1 800 m2, abrite les salles de classe et ateliers. En plus, le projet prévoit des terrains de sports (football, basket, volley, etc.), des parkings, espaces verts, etc. Les besoins en électricité seront assurés par un branchement en moyenne tension de l’EDM, relayé par un groupe électrogène de 400 Kva.

Au vu de la convention qui n’offre aucune autre garantie au repreneur que le droit à la propriété de l’ex-INA à la fin des présents travaux, il s’agit là d’un acte de patriotisme d’un Malien qu’il convient de magnifier à sa juste valeur. L’Etat sera le principal gagnant dans ce partenariat public-privé, avec à sa possession les clés d’une infrastructure académique aux normes internationales.

Source : Direction de la communication du Consortium malien de Construction (CMC).

Piqué chez Maliweb

13 mars 2021 0 comments
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Western Africa Galerie
Seko ni Donko

Western Africa Art: Galerie Medina-Retro Africa, une union par et pour l’art

by Sahel Tribune 12 mars 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le vernissage de l’exposition inaugurale de « Western Africa Art » s’est tenu, jeudi 25 février 2021, à la Galerie Medina de Bamako. Cette exposition scelle le début d’une collaboration entre la Galerie Medina de Bamako (Mali) et la galerie Retro Africa d’Abuja (Nigeria), en vue d’une intégration « artistique ».    

Dans l’optique de consolider leur collaboration et renforcer les liens d’amitié et d’échanges, les galeries d’art contemporain, la Galerie Medina de Bamako (Mali) et Retro Africa d’Abuja (Nigeria) viennent de sceller une collaboration intitulée « Western Africa Art ». Une initiative entre les institutions culturelles de l’Afrique de l’Ouest qui a pour ambition de créer une plate-forme créative pour les arts. « Cette collaboration a pour objectif de stimuler et d’enrichir l’inspiration des artistes maliens et nigérians et d’ouvrir le Marché », a affirméla fondatrice de Retro Africa, Dolly Omodolapo Akinjide kola – Balagum avant de préciser : « Nous voulons que le Mali et le Nigeria continuent à surmonter la barrière linguistique et de favoriser notre alliance historique ouest-africaine ».

Le vernissage de l’exposition inaugurale de « Western Africa art » a réuni des amoureux d’arts, des artistes et les responsables des deux galeries à savoir Igo Diarra de la Galerie Medina et Dolly Omodolapo Akinjide kola – Balagum de Retro Africa.

Fruit d’une longue collaboration

Cette initiative est le fruit d’une collaboration de longue date entre les deux galeries qui ont organisé ensemble des expositions en Afrique et dans le monde. Trois (3) artistes nigériens ont été retenus pour cette exposition inaugurale de « Western Africa Art » à la Galerie Medina à savoir Duke Asidere, McBede, Emmanuel Adebayo Ayedemi.

Il s’agit pour les initiateurs de Western Africa Art de « continuer à construire sur les héritages que nous ont présentés des pionniers tels que le regretté Bisi Silva », a confié la fondatrice de Retro Africa.

Youssouf Koné

Source : Aujourd’hui Mali

12 mars 2021 0 comments
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Conference de presse de Adama Traore president de la FEDAMA et son bureau
Seko ni Donko

Art et culture : le nouveau président de la FEDAMA dévoile son programme

by Chiencoro 12 mars 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

C’est à la Pyramide du souvenir de Bamako, jeudi 11 mars 2021, que Adama Traoré, président de la Fédération des artistes du Mali (FEDAMA) a dévoilé, au cours d’une conférence de presse, son programme. A cette occasion, il avait à ses côtés sa chargée de la communication, Aïcha Diarra, et son secrétaire général, André Alou Konaté.

Après la démission de Alioune Ifra Diaye du poste de présidence, la Fédération des artistes du Mali (FEDAMA) se réorganise et se repositionne pour mieux promouvoir l’art et la culture malienne. Elle cherche également à mettre davantage les artistes maliens en sécurité. Cette tâche, le nouveau bureau, présidé par Adama Traoré, entend la réaliser dans un bref délai (1 an et quelques mois).

Relecture et financement

Le programme du nouveau bureau de la FEDAMA, qui s’articule autour du fonctionnement de la fédération, de son implantation sur toute l’étendue du territoire national et de la production artiste du mois, est l’œuvre de l’effort conjoint de tous les membres du bureau.

Adama Traoré a donné quelques précisions sur le contenu de ce « vaste programme ». Parmi les points abordés figurent la relecture des statuts et règlements de la FEDAMA ainsi que l’implantation de la fédération au niveau national.

M. Traoré estime nécessaire cette relecture des statuts et règlements de la FEDAMA qui datent de 2001. Selon ses précisions, un diagnostic organisationnel devra permettre une actualisation des outils de gestion et de gouvernance de l’organisation. Ce n’est pas tout, vu que la fédération n’a pas de ressources propres, le nouveau président se dit confiant que ce diagnostic permettra d’élaborer « une stratégie de financement de la FEDAMA qui mette l’accent sur les mécanismes de financement endogène assorti d’un plan d’action stratégique de 3 ans de mobilisation de ressources et de partenariats ».

Au cours de cette conférence de presse pour la présentation du programme du nouveau bureau, le président de la FEDAMA a précisé que les financements de cette fédération viennent en grande partie de ses partenaires, dont Donko ni Maaya.

Sécurité et protection des artistes

L’ambition de la FEDAMA « est de recenser sur toute l’étendue du territoire les artistes, les sensibiliser et les mobiliser pour la promotion et la protection des arts », a précisé Adama Traoré. Pour réussir cette mission, il souligne qu’il est indispensable d’élargir le champ d’action de la fédération en implantant sa représentation dans chaque région du Mali. Le président Traoré souligne que cette décentralisation de la fédération aura pour avantage « de protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles ».

Sur ce volet sécurité et protection, le bureau de la FEDAMA a exprimé également son désir de « se mettre sous la protection d’un Conseil juridique ». Cette sécurité concerne aussi la « gestion des droits d’auteurs dans un contexte de numérique qui nécessite des connaissances que nous artistes n’avons pas ».

La création de boutiques virtuelles pour la vente des produits des artistes, la mobilité des artistes ainsi que leur formation sont également inscrites dans le programme du nouveau bureau de la FEDAMA en quête de partenaires pour le guider, le soutenir.

« Artiste du mois »

Bien que le temps lui soit compté, le bureau intérimaire de la Fédération des artistes du Mali a également inscrit dans leur programme une autre innovation intitulée « l’artiste du mois ». « Pour chaque filière, l’artiste proposé doit être un Modèle. Sa biographie est rédigée ; une équipe de cinéma réalise un reportage sur lui en famille, auprès des voisins immédiats. Une manifestation culturelle est organisée ; le reportage est projeté, des témoignages recueillis auprès de ces pairs », précise-t-on dans le programme de la FEDAMA.

Selon Adama Traoré, « le Projet “Artiste du mois” consacrera un Magazine en version papier qui sera distribué gratuitement dans les écoles afin que la future génération s’inspire du Modèle incarné par l’Artiste et s’approprier les messages qu’il véhicule à travers ces œuvres ». Ce programme se tiendra par trimestre et concernera toutes les régions du Mali, a-t-il indiqué.

Plusieurs autres initiatives sont inscrites dans ce programme. Selon le nouveau président de la fédération, la mise en œuvre du programme est déjà en cours.

Fousseni Togola

12 mars 2021 0 comments
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Ministre Lamine Seydou TRAORE
Actu

Électricité : « Au Mali, les tarifs reflètent-ils les coûts ? »

by Sahel Tribune 12 mars 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré a apporté des précisions à cette question de tarifs et coûts d’électricité au Mali au cours de la séance plénière du Conseil national de transition (CNT), jeudi 11 mars 2021, au Centre international des conférences de Bamako (CICB).

L’exercice démocratique se poursuit au CNT. En plus de l’adoption des projets de lois, les membres de l’organe législatif de la Transition adressent des questions orales aux ministres pour mieux éclairer la lanterne des citoyens sur des questions intéressant la vie de la nation. C’est ainsi que Moulaye Kéita a adressé des questions orales au ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, sur la problématique de l’accès à l’énergie qui constitue un enjeu majeur sur le plan national et international.

Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, dans ses éléments de réponse, a égrené les dispositions prises ou en cours tout en écartant l’amalgame sur certains points. Selon Lamine Seydou Traoré, l’électricité est un facteur incontournable pour la sécurisation de nos villes et campagnes. C’est conscients de cet enjeu que les pays de la sous-région ont mis en place un certain nombre d’organismes pour promouvoir et développer les infrastructures de production et de transport d’énergie électrique. Il s’agira pour nous, soutiendra le ministre Traoré, de fournir l’énergie en qualité, en quantité et à moindre coût pour amoindrir la pauvreté de nos populations.

Au Mali, les tarifs reflètent-ils les coûts ? Demeurent-ils très élevés par rapport à la moyenne sous-régionale ? En réponse, le ministre Traoré rappellera que la politique tarifaire dans notre pays est gérée par la Commission de régulation de l’électricité et de l’eau (Cree) rattachée au Premier ministre. Contrairement à ce qui se dit, a-t-il précisé, le prix de vente moyen du KWH au Mali est inférieur par rapport à ceux des pays de la sous-région. Parce que les gouvernements successifs du Mali ont opté pour subventionner l’énergie au bénéfice de nos populations et de nos entreprises. C’est pourquoi une enquête a prouvé, en 2019, que notre pays cédait le tarif moyen à 90 FCFA pour un coût de production de 120 FCFA tandis que certains pays de la sous-région vendaient jusqu’à 130 FCFA.

Le chef du département en charge de l’Énergie a, par ailleurs, signalé que les données sur Manantali sont accessibles à tout le monde. Selon lui, Manantali vend l’électricité à EDM sa (Énergie du Mali) à 45 FCFA alors que la Côte d’Ivoire lui cède le KWH à 65 FCFA. Toutefois, le ministre Traoré reconnaîtra qu’il y a des efforts à faire sur le coût de l’électricité. Il a estimé que les potentialités dont dispose notre pays doivent nous permettre de produire au même coût que la Côte d’Ivoire ou le Nigeria. Cela, eu égard à la présence des barrages hydroélectriques sur notre sol. « Pour parvenir à cela, il faut qu’on investisse… », a souligné le ministre Traoré.

Oumar DIAKITÉ

Source : Essor

Des modifications ont été apportées au texte par notre rédaction

12 mars 2021 0 comments
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le proces dAmadou Haya Sanogo renvoye
Actu

Affaire Amadou Aya et co-accusés : le verdict final prévu pour le 15 mars prochain

by Chiencoro 11 mars 2021
written by Chiencoro 1 minutes read

L’affaire Amadou Aya Sanogo et coaccusés est passée, ce jeudi 11 mars 2021 en Assises à la Cour d’appel de Bamako. Le verdict est annoncé pour le 15 mars prochain.

Les uns pour le pardon, les autres pour une véritable sanction, l’affaire Amadou Aya Sanogo et coaccusés ne pourrait connaitre son verdict final que le 15 mars prochain.

Le procès a repris ce jeudi 11 mars 2021 à la Cour d’appel de Bamako. À l’occasion, le procureur général et les avocats de la défense ont demandé à la cour l’application de la Loi d’entente nationale, qui a été votée en 2019, explique un des avocats de la défense. Selon les précisions de celui-ci, c’est en vertu de cette loi que les parties civiles ont reçu une indemnisation de la part de l’État. Chose qui était d’ailleurs la recommandation que la partie civile avait formulée dans le protocole d’accord qu’elle a signé avec le gouvernement, précise l’avocat de la défense.

Pour rappel, cette Loi d’entente « prévoit d’exonérer de poursuites pénales les personnes impliquées dans les événements de 2012, ainsi que l’accord d’indemnisation des parties civiles ».

Le verdict final sur cette affaire Amadou Aya Sanogo et autres est annoncé pour le 15 mars 2021.

F. T

11 mars 2021 0 comments
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Magma Gabriel Konate et Kadiatou Konare
Seko ni Donko

Kadiatou Konaré : « L’INA a été cédé au grand dam de tous les amoureux des arts et de la culture »

by Chiencoro 11 mars 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans le cadre de sa session extraordinaire, le Conseil national de la transition (CNT) a tenu, jeudi 11 mars 2021, une séance plénière dans la salle Djeli Baba Sissoko du Centre international de conférence de Bamako (CICB). Au cours de cette session, la vente de l’institut national des Arts (INA) de Bamako a été annoncée par le président de la commission culture du CNT, Magma Gabriel Konaté.

« Ce qui est très grave, c’est que l’Institut national des arts, ce joyau architectural, d’après mes recherches, a été vendu », a affirmé le président de la commission culture du Conseil national de la Transition (CNT), Magma Gabriel Konaté au cours de la séance plénière de ce jeudi 11 mars 2021.

« Comment peut-on vendre cet institut » ?

Étonné et surpris par le résultat de ses recherches, Magma Gabriel Konaté demande des précisions à la ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Kadiatou Konaré. « Comment peut-on vendre cet institut qui a vu beaucoup d’artistes passés, des gens qui ont fait le bonheur du peuple malien et qui ont fait rayonner le nom du Mali au-delà de l’Afrique ? », a-t-il demandé.

« Oui, l’INA a été cédée au grand dam de tous les amoureux des arts et de la culture », confirme Kadiatou Konaré avec regret dans l’âme avant de reconnaitre que l’INA est « un joyau architectural, un lieu de mémoire ».

Selon les précisions de la ministre, cette vente a eu lieu entre 2019 et 2020. La ministre demande néanmoins d’interroger ce que l’État malien fait avec ces biens immobiliers. « C’est cette politique de vente des immeubles, des biens de l’État qu’il faut vraiment interroger », recommande-t-elle.

« Assainir la maison »

La ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme rassure toutefois que la transition va travailler à ce que cette politique de vente des biens de l’État ne puisse plus se poursuivre. « Nous, ce que nous pouvons faire, pour la période de la transition, qui est aussi une période qui va nous permettre de préparer les jours d’après, c’est d’assainir un peu la maison pour que ceux qui vont arriver puissent travailler en s’appuyant sur de véritables politiques de bonne gouvernance », explique-t-elle.

Ces nouvelles politiques que prévoit la ministre Kadiatou Konaré ont pour dessein d’éviter la vente des établissements ainsi que des biens de l’État. « Et s’il y a des dispositifs réglementaires à prendre, nous allons les prendre parce que nos biens physiques font partie intégrante des patrimoines matériels et des patrimoines immatériels », a-t-elle rassuré.

Fousseni Togola  

11 mars 2021 0 comments
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Moumini Guindo president de lOCLEI
Politique

Blanchiment, enrichissement illicite, lutte contre la corruption : La fin de l’Oclei

by Sahel Tribune 10 mars 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face à la pression des « potentiels clients de l’Oclei », le gouvernement est sur le point de capituler et de le dépecer, n’en faisant désormais qu’une coquille vide. La mort de la lutte contre l’enrichissement illicite.

En février 2001, le gouvernement du Mali a créé une autorité administrative indépendante, l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (Oclei). Elle venait s’ajouter et compléter l’arsenal déjà existant composé, entre autres, de la Cellule de traitement des informations financières (Centif),  et de la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (Casca).

Si la création de l’Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite a été vue d’un bon œil par les Maliens, ce ne fut pas le cas, dès sa naissance, des syndicalistes, qui ont déjà commencé à ruer dans les brancards et à demander sa disparition pure et simple. Ils semblent obtenir gain de cause au vu du projet en circulation.

L’Oclei a pour mission « de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l’enrichissement illicite».

A ce titre, il est chargé d’assurer, dans le respect des compétences propres à chacune des structures concernées, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre l’enrichissement illicite ; de prendre communication des déclarations de biens aux fins d’exploitation; de recevoir également toutes autres informations utiles nécessaires à l’accomplissement de sa mission, notamment celles communiquées par les organes de contrôle et d’inspection ainsi que les officiers de police judiciaire.

L’Oclei peut demander aux assujettis ainsi qu’à toute autre personne physique ou morale, la communication des informations détenues par eux et susceptibles d’enrichir les éléments justifiant la saisine des autorités judiciaires compétentes ; d’effectuer ou de faire effectuer des études périodiques sur l’évolution des techniques utilisées aux fins d’enrichissement illicite. Sa mission qui fâche surtout les syndicalistes est qu’il peut recevoir les réclamations, dénonciations et plaintes des personnes physiques ou morales se rapportant à des faits d’enrichissements illicites.

« Nous n’avons jamais caché notre opposition à l’Oclei, mais, nous sommes les seuls à avoir ce courage. Si la lutte aboutie, c’est que les politiques sont plus que nous dans cette opposition », affirme un syndicaliste.

En tout état de cause, selon nos sources, le gouvernement s’apprête à apporter des « amendements techniques » à la mission initiale.

Ces « amendements techniques se situent à 6 niveaux, et, feront de la structure, une coquille vide », selon notre interlocuteur. Bien entendu, à l’Oclei, personne ne veut se prononcer sur ce projet. Au niveau du gouvernement, ils sont nombreux à ne pas approuver. « L’Oclei est un organe qui fait le suivi et l’analyse des déclarations de revenus effectués à la Cour suprême de quelques 1400 fonctionnaires, gros gestionnaires de fonds publics, si on lui enlève son pouvoir d’enquêter, il n’a plus sa raison d’être ».

Amendements techniques ou dépeçage

En effet, la spécificité de l’Oclei portait sur ses pouvoirs d’enquêter sur les signes extérieurs de richesse, les dénonciations, la périodicité des déclarations…

“Les amendements techniques” prévoient de retirer à l’Oclei le pouvoir d’enquêter et de le remplacer par une faculté de s’informer. La Centif, déjà sans moyen, est dédiée à cela ! L’Oclei n’aura plus le droit de chercher à savoir !

Dans les missions actuelles de l’Oclei, les signes extérieurs de richesse étaient un facteur à prendre en compte. Avec le nouveau projet, s’il passe en l’état, l’Oclei devra ne voir que les variations injustifiées constatées des biens. Il devra fermer les yeux sur les signes extérieurs de richesse.

Tout citoyen avait le droit de dénoncer et de saisir l’Oclei. Bientôt, ce ne serait plus possible. Les personnes physiques ou morales qui pourraient la saisir ou faire des dénonciations sont limitées.

Actuellement, la loi oblige les assujettis à déclarer annuellement leurs biens. Mais, le nouveau projet dit qu’ils feront leur déclaration de biens en début de mandat et en fin. « D’autres questions qui ne sont pas tranchées, ce sont les dossiers qui font actuellement objet d’enquêtes ou de poursuite. La nouvelle loi reste silencieuse sur leurs sorts, mais, le fait que l’Oclei n’ait plus un pouvoir de prévention et répression de l’enrichissement illicite » fait que tout tombe. C’est la fin de la lutte contre la corruption au Mali.

A suivre.

Alexis Kalambry

Source: Mali Tribune

10 mars 2021 0 comments
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