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Poteau electrique
Climat et environnement

Délestage électrique au Mali : la population n’a-t-elle pas sa part de responsabilité ?

by Chiencoro 28 avril 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Mali, pendant la saison chaude, le délestage électrique est généralement décrié comme une mauvaise gestion de la société distributrice d’électricité. Pourtant, chacun semble avoir sa part de responsabilité dans cette situation.

Le délestage électrique au Mali notamment en période de canicule (mars, avril et mai) est source de mécontentement. Cette année, ces délestages coïncident avec le mois de carême chez les musulmans. Les coupures intempestives deviennent du coup insupportables pour les citoyens. Jeudi 22 avril 2021, plusieurs manifestants s’étaient réunis devant la direction générale de la société Énergie du Mali (EDM-SA) afin de protester contre cette situation. Ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène. Toutefois, ils se donnent un nouveau rendez-vous ce jeudi afin d’avoir des explications à ce problème.

Desservir toute la population

Cette cacophonie autour de la distribution d’électricité au Mali existe depuis des années. Les autorités étatiques, notamment la société distributrice d’électricité, sont celles tenues pour responsables de ces délestages, preuves d’une insuffisante distribution d’électricité. Mais faut-il réellement s’en prendre aux autorités ? Ne convient-il pas que les citoyens s’interrogent sur leur propre gestion de l’électricité ?

En plus du déficit d’investissement, l’EDM-SA est confrontée à une autre difficulté surtout tributaire des citoyens. Les cabines électriques destinées pour l’usage d’un nombre déterminé de personnes reçoivent plus de clients que prévu à travers des branchements anarchiques. Les câbles sont-ils en mesure de supporter ces charges supplémentaires pour lesquelles elles n’étaient pas destinées ?

Lire aussi Mali : de quoi EDM-SA est-elle le nom ?

En plus de cet aspect, il convient de noter également l’incivisme dans des familles ainsi que dans des administrations publiques. En effet, dans de nombreuses familles, rarement les ampoules sont éteintes. Une mauvaise politique de gestion des ventilateurs, des téléviseurs voire de la climatisation y sont également pour quelque chose. Les administrations publiques ne font point exception à ces problèmes. Comment assurer dans un tel contexte de mauvaise gestion une distribution de l’électricité en qualité et en quantité ? Pourtant, malgré tout, la société de fourniture ambitionne de servir le reste de la population malienne n’ont encore desservi.  

Changer de comportement

Face à ces situations, Aboubacar Sidiki Kanté, directeur des ressources humaines à l’EDM-SA, a rappelé, dans une interview accordée à Sahel Tribune en juin 2020, que les sources de production accessible au Mali sont l’hydro-électricité, le solaire, la thermique. Selon ses précisions, le Mali a besoin d’une mixte énergétique. « On ne peut pas avoir que de l’hydro-électricité uniquement parce qu’il y a des moments où il n’y a pas d’eau dans le fleuve. On ne peut pas avoir que du solaire parce qu’il y’a des moments où il n’y a pas de soleil et quand on n’a aussi que la thermique, comme dans le cas actuel du Mali, ça coûte trop cher parce que le Mali n’est pas producteur de pétrole », a-t-il précisé.

Lire aussi [Enquête] Électricité : EDM-SA serait-elle dotée de guichets amovibles ?

Selon lui, il faut trouver « un juste dosage avec des investissements conséquents ». Dans un premier temps, M. Kanté juge important de fournir au préalable de l’électricité à tous les Maliens avant d’envisager de « doubler les capacités pour combler les déficits sur des périodes spécifiques comme la période de chaleur. »

Au lieu de décrier ces délestages à travers des manifestations, il pourrait être important pour chacun d’envisager une marche vers l’énergie solaire, au moins durant les périodes de canicules. Sans un changement de comportement de la part des consommateurs ainsi que des autorités distributrices, durant les prochaines années, il pourrait être désespérant de s’attendre à une distribution de qualité et de quantité de l’énergie au Mali.

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

28 avril 2021 0 comments
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Les journalistes espagnols Roberto Fraile et David Beriain tues lors dune attaque au Burkina Faso le 26 avril 2021.
Sécurité

Burkina Faso : deux journalistes espagnols tués dans l’est du pays (communiqué)

by Sahel Tribune 27 avril 2021
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Reporters sans frontières (RSF) a appris avec effroi la mort de deux journalistes espagnols, tués au cours d’une attaque dans l’est du Burkina Faso. RSF dénonce une nouvelle tragédie pour le journalisme, dernier rappel des risques considérables auxquels sont exposés celles et ceux qui tentent d’informer dans le Sahel.

David Beriain, grand reporter de guerre, et le cameraman Roberto Fraile, tous deux de nationalité espagnole, ont été tués au Burkina Faso selon plusieurs sources sécuritaires et gouvernementales du pays jointes par RSF. Les journalistes ont été attaqués dans la matinée du lundi 26 avril alors qu’ils étaient en reportage avec une patrouille anti-braconnage sur la route menant à la réserve naturelle de Pama, dans l’est du Burkina Faso. Ce parc se situe à proximité de la zone dite des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) où sévissent plusieurs groupes armés actifs dans le Sahel. Dans un communiqué, les autorités burkinabè précisent qu’un ressortissant de nationalité irlandaise pourrait faire partie des victimes sans donner plus de précisions. Le convoi est tombé “sur une position tenue par des terroristes qui ont ouvert le feu” indique la même source.

“La mort de ces journalistes, tués en plein reportage, est une nouvelle tragédie pour le journalisme. Elle témoigne à la fois du courage exceptionnel de ces professionnels et des risques très importants auxquels ils sont exposés en tentant de nous informer dans cette région du monde, déclare le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. Nous adressons nos messages de soutien à l’ensemble de leurs proches et de leurs médias.”

Les conditions de sécurité pour les journalistes et les médias qui travaillent dans le Sahel ne se sont pas améliorées depuis l’assassinat en 2013 des reporters de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon. De nombreuses parties des territoires malien, burkinabé et nigérien restent difficiles d’accès et exposent les reporters aux pires exactions.

Cette situation concerne aussi ceux  qui travaillent en République centrafricaine (RCA) où de vastes parties du territoire échappent au contrôle de l’Etat. Trois reporters russes, Orhan Djemal, Kirill Radtchenko et Alexandre Rasstorgouïev, qui enquêtait sur la présence et le rôle de mercenaires de leur pays en RCA, avaient été tués en juillet 2018 dans des circonstances qui demeurent très floues et qui avaient poussé RSF à demander l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

La publication du dernier Classement mondial de la liberté de la presse le 20 avril dernier révèle que l’Afrique demeure le continent le plus violent à l’égard des journalistes. La mort des deux reporters espagnols au Burkina Faso porte à 33 le nombre de reporters tués sur le continent depuis 2016 dont trois depuis le début de l’année.

Le Burkina Faso occupe la 37e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2021.

Source: RSF

27 avril 2021 0 comments
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Crise climatique
Climat et environnementSanté

Six points pour comprendre les impacts de la crise climatique sur la santé humaine

by Chiencoro 27 avril 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Le droit humain à la santé semble tributaire de la santé de la planète. Pour mieux expliciter ce point, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) présente six points essentiels.

23 % des décès dans le monde sont liés à des « risques environnementaux » tels que la pollution de l’air, la contamination de l’eau et l’exposition aux produits chimiques. Pourtant, au moins 155 États ont reconnu à leurs citoyens le droit à un environnement sain. Face à un tel paradoxe, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté récemment une résolution, indique le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), afin d’obliger les États à protéger les droits de l’homme.

Cette protection semble nécessaire parce que la santé humaine est en grande partie tributaire de celle de la planète. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans l’avant-propos du rapport « Faire la paix avec la nature », expliquait qu’« en rassemblant les dernières preuves scientifiques qui décrivent les conséquences et les menaces de l’urgence climatique, la crise de la biodiversité et la pollution qui tue des millions de personnes chaque année [ce rapport] montrent clairement que notre guerre contre la nature a brisé la planète ». Une situation qui compromet le droit à la santé.

Le PNUE dans sa mission de protection de l’environnement a présenté six points montrant l’interconnexion entre le droit humain à la santé et les menaces qui pèsent sur la planète.

La destruction des espaces sauvages et l’émergence de maladies zoonotiques 

Selon les estimations, 60 % des infections humaines sont d’origine animale. De nos jours, plusieurs autres virus susceptibles de passer des animaux aux êtres humains courent toujours dans la nature. « Pas moins de 1,7 million de virus non identifiés du type de ceux connus pour infecter les humains existeraient encore chez les mammifères et les oiseaux aquatiques », indique la plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques. La même source estime que n’importe lequel de ces « virus pourrait être la prochaine “maladie X”, potentiellement encore plus perturbatrice et mortelle que la COVID-19 ». 

La pollution atmosphérique et l’espérance de vie

La pollution atmosphérique réduit la qualité de la santé et diminue l’espérance de vie, selon le programme onusien pour la protection de l’environnement. « Neuf personnes sur dix respirent un air pollué à travers le monde, ce qui nuit à la santé et réduit la durée de vie de ces personnes », explique le PNUE qui laisse entendre que chaque année, près de 7 millions de personnes meurent de maladies et d’infections liées à la pollution atmosphérique.

La perte de la biodiversité et la qualité nutritionnelle

Le PNUE souligne également que la perte de la biodiversité compromet la valeur nutritionnelle des aliments. « Aujourd’hui, près d’une personne sur trois souffre d’une forme de malnutrition et une grande partie de la population mondiale est touchée par des maladies liées à l’alimentation, comme les maladies cardiaques, le diabète et le cancer ».

La perte de la biodiversité et l’efficacité des médicaments.

La perte de la biodiversité semble avoir de nombreuses conséquences sur l’homme. Près de « 15 000 espèces de plantes médicinales sont menacées d’extinction et la Terre perd au moins un grand médicament potentiel tous les deux ans ». Pourtant, les produits naturels occupent une place considérable dans les produits pharmaceutiques, indique le PNUE.

La pollution, une grande menace

Ce phénomène menace des milliards de personnes dans le monde. « De nombreux problèmes de santé découlent de la pollution et de l’idée que les déchets peuvent être jetés “à la poubelle” alors qu’en fait, une grande partie d’entre eux restent dans les écosystèmes, affectant la santé environnementale et humaine ». Chaque année, 25 millions de personnes souffrent d’une intoxication aiguë aux pesticides dans le monde. L’eau contaminée par les déchets, les eaux usées non traitées, le ruissellement agricole et les rejets industriels expose 1,8 milliard de personnes au risque de contracter le choléra, la dysenterie, la typhoïde et la polio, précise notre source.

Des risques supplémentaires pour la santé et la sécurité

En raison du changement climatique, des risques supplémentaires pour la santé et la sécurité sont introduits dans le monde. Les incendies de forêt, les inondations et les ouragans sont devenus des événements climatiques réguliers qui menacent les vies, les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire. Les changements climatiques affectent également la survie des microbes, facilitant ainsi la propagation des virus.

Togola

27 avril 2021 0 comments
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UNTM
Politique

Front social en ébullition : l’UNTM prévoit une grève de 96 h à partir du 17 mai

by Bakary FOMBA 27 avril 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Pour non-respect des engagements pris par le gouvernement de transition, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) a déposé lundi dernier, un nouveau préavis de grève de quatre-vingt-seize (96) heures, soit 4 jours. Ce mouvement de grève commence à partir du lundi 17 mai 2021 pour prendre fin le 21 mai 2021. L’UNTM menace de la possibilité que cette grève s’étende jusqu’au 28 mai 2021 avant de devenir illimité à partir du 31 mai.

Au Mali, le gouvernement de transition et l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), la plus grande centrale syndicale du pays, se dirigent vers un nouveau bras de fer. Une situation qui serait née de la non-application des conventions entre les deux parties, il y a quelques mois. Pour qui connait l’état actuel du pays, cette grève de l’UNITM, si elle a lieu, pourrait aggraver la situation.

Un mouvement de grève qui pourrait secouer le pays

Il y a, à peine trois mois, après la signature des accords entre le gouvernement de transition et l’UNTM. Estimant l’absence totale de volonté de la partie gouvernementale quant à la mise en œuvre desdits accords dont les délais sont dépassés, la plus grande centrale syndicale du Mali (UNTM) a décidé, en premier lieu, d’observer une grève de 96 heures (4 jours) sur l’ensemble du territoire Malien. Cette grève se tiendra à du lundi 17 au vendredi 21 mai 2021. Elle pourrait se renouvelle pour s’étendre du lundi 24 au vendredi 28 mai 2021. Toutefois, l’UNTM n’exclut pas, si rien n’est fait dans cet intervalle, à aller en grève illimitée à partir du 31 mai.

Exigences de l’UNTM au gouvernement de transition

Après l’expiration des délais d’application des accords signés entre l’UNTM et le gouvernement à travers le Procès-verbal de Conciliation, le 5 février dernier, l’UNTM exige l’application immédiate desdits accords. Le traitement diligent des accords dont les délais ne sont pas arrivés à terme en vue de l’extinction du même Procès-verbal. Pour redémarrer la production dans la Compagnie malienne de Textile (COMATEXT SA), en arrêt de travail depuis plusieurs mois, l’UNTM exige au gouvernement de transition de prendre en main, les salaires des travailleurs de cette usine, en chômage technique depuis longtemps pour cause de non-productivité. Ce n’est pas tout. L’harmonisation du point 11 du Procès-verbal de Conciliation dont l’esprit est d’élargir la prime de judicature aux greffiers et secrétaires des greffes et parquets est également évoquée.

L’UNTM demande également à ce que les 22 travailleurs du Ministère de l’Administration territoriale relevés suite à la grève du 9 novembre au 22 décembre 2020, sous l’effet du décret pris en Conseil des Ministres du 18 décembre 2020, retournent à leur poste respectif. Quant au point d’accord relatif au paiement des salaires et accessoires de salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’Administration générale conformément aux Procès-verbaux de Conciliation des 23 mai 2017, 24 mai 2018 et 26 juin 2019, l’UNTM exige son application immédiate. S’agissant des Accords d’Établissement des Agents de Développement Régional (ADR) du Mali, l’UNTM demande également son application immédiate.

Bakary Fomba

27 avril 2021 1 comment
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Un enfant recoit une dose de vaccin
Santé

Maximiser l’impact vital des vaccins : l’OMS et ses partenaires à pied d’œuvre

by Bakary FOMBA 26 avril 2021
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Pour célébrer les bienfaits des vaccins, la semaine mondiale de la vaccination est célébrée chaque année, au cours de la dernière semaine du mois d’avril (du 24 au 30 avril). Le thème retenu cette année est : « Les vaccins nous rapprochent ». Un thème qui vise à montrer comment la vaccination relie les personnes et contribue à améliorer la santé de chacun, partout dans la vie.

Depuis le 24 avril dernier, la semaine mondiale de la vaccination se célèbre. Elle se poursuit jusqu’au 30 avril prochain. À cette occasion, l’OMS, l’UNICEF et GAVI ont souligné le besoin urgent d’un engagement mondial renouvelé afin d’améliorer l’accès et le recours à la vaccination.

Garantir un accès équitable de vaccins à tous les pays

Dans la plupart des pays, les campagnes de vaccination de masse sont perturbées. 60 des campagnes vitales sont actuellement reportées dans 50 pays, mettant environ 228 millions de personnes, notamment des enfants, à risque de contracter des maladies telles que la rougeole, la fièvre jaune et la polio, déplore-t-on. Notons que plus de la moitié des 50 pays touchés se trouvent en Afrique. Ce qui met à nu les inégalités persistantes dans l’accès des populations aux services de vaccination essentiels.

« Des millions d’enfants à travers le monde sont susceptibles de passer à côté des vaccins de base alors que la pandémie actuelle menace de détruire deux décennies de progrès dans la vaccination de routine », a déclaré le Dr Berkley, PDG de Gavi, l’Alliance du vaccin.

Bien que la rougeole constitue l’une des maladies les plus contagieuses, 23 des campagnes contre elle sont reportées. Un report qui touche près de 140 millions de personnes.

Certes la pandémie de covid-19 est venue aggraver cette problématique de la vaccination, mais bien avant elle, des inquiétudes commençaient à apparaître. « Même avant la pandémie, il y avait des signes inquiétants que nous commençons à perdre du terrain dans la lutte contre les maladies infantiles évitables. 20 millions d’enfants manquaient déjà les vaccinations critiques », a déclaré Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF.

Henrietta Foreinvite à « aider chaque enfant à rattraper ses vaccins contre la rougeole, la polio et d’autres ». Elle estime qu’il n’y a « pas de temps à perdre. Un terrain perdu signifie des vies perdues ».

La vaccination systématique, une priorité

Selon Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS , « si nous voulons éviter de multiples flambées de maladies mortelles comme la rougeole, la fièvre jaune et la diphtérie, nous devons nous assurer que les services de vaccination de routine sont protégés dans tous les pays du monde. »

 « Les vaccins nous aideront à mettre fin à la pandémie de Covid-19 », a déclaré Dr Tedros. Mais pour qu’il en soit ainsi, le directeur général de l’OMS pensequ’il faut au préalable garantir « un accès équitable à tous les pays » et construire « des systèmes solides pour les délivrer ».  

« Pour soutenir le rétablissement du Covid-19 et lutter contre les futures pandémies, nous devrons nous assurer que la vaccination systématique est une priorité », souligne Dr Berkley.

Maximiser l’impact vital des vaccins

Pour aider à relever les défis et soutenir le relèvement après la pandémie du Covid-19, l’OMS, l’UNICEF, Gavi et d’autres partenaires ont lancé le programme de vaccination 2030 (IA2030). Cette nouvelle stratégie mondiale vise à maximiser l’impact vital des vaccins grâce à des systèmes de vaccination plus solides. Son Agenda se concentre sur la vaccination tout au long de la vie, de la petite enfance à l’adolescence et à l’âge avancé. Selon l’OMS, si cet Agenda est pleinement mis en œuvre, il évitera environ 50 millions de décès, dont 75 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure.

L’OMS, l’UNICEF, Gavi et ses partenaires jugent nécessaire d’atteindre une couverture de 90 % pour les vaccins essentiels administrés pendant l’enfance et l’adolescence, de réduire de moitié le nombre d’enfants manquant complètement de vaccins. Ce n’est pas tout. Ces organisations et leurs partenaires jugent également nécessaire, la réalisation de 500 introductions nationales ou infranationales de vaccins nouveaux ou sous-utilisés, comme ceux contre le Covid-19, le rotavirus ou le papillomavirus humain (HPV).

Pour rappel, la semaine mondiale de la vaccination est un événement international qui marque la dernière semaine du mois d’avril de chaque année (du 24 au 30 avril). Cette semaine est consacrée à la sensibilisation sur l’importance de la vaccination. Elle vise à promouvoir l’utilisation des vaccins pour protéger de la maladie, les personnes de tout âge.

Bakary Fomba

26 avril 2021 0 comments
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Des civils et des autorites locales
Sécurité

Mali : restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés, un gage de stabilité

by Sahel Tribune 26 avril 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Mali, plusieurs efforts sont déployés pour le retour de la stabilité. Malgré tout, l’insécurité se ramifie et multiplie le nombre de veuves et d’orphelins. Le retour à la stabilité passera par la restauration de la confiance entre gouvernants et gouvernés.

Depuis 2012, le Mali s’embourbe dans une crise sécuritaire complexe que d’aucuns appellent multidimensionnelle. D’abord au nord, l’épicentre de cette crise s’est rapidement délocalisé au centre du pays vers les années 2015. Depuis, la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader. La crise se prolonge de plus en plus vers le sud du pays menaçant du coup le vivre-ensemble des communautés ayant toujours su cohabiter pacifiquement. Que s’est-il donc passé pour que le Mali tombe, ces dernières années, dans de telles crises sécuritaires ? S’agirait-il d’un échec du système démocratique en place ?

De la mauvaise gouvernance

Depuis la première république, le Mali a certes connu des crises sécuritaires, mais très vite résolues par les régimes en place, aussi bien par le socialisme de Modibo Kéïta que par la dictature de Moussa Traoré. « Les régimes de parti unique ont su contenir la rébellion et préserver l’unité du peuple malien et l’intégrité de son territoire national ; les régimes issus du pluralisme politique ont échoué face aux poussées sécessionnistes », soulignent Choguel Kokalla Maïga et Issiaka Singaré, dans leur ouvrage coédité. S’agit-il d’une apologie des régimes de parti unique ? Nous estimons ce passage une interpellation à réfléchir sur ce qui n’a pas marché avec le système démocratique mis en place au Mali. 

La corruption à outrance, l’impunité, le favoritisme, etc., sont des maux qui caractérisent ce système politique au Mali et qui provoquent par la même occasion des inégalités et des injustices. Des mécontentements qui ne peuvent qu’exploser tôt ou tard.

La crise sécuritaire qui met l’existence du Mali, en tant qu’État-nation, en danger est en grande partie tributaire de la mauvaise gouvernance, notamment de la corruption à outrance. Cette pratique à laquelle se livrent généralement des autorités locales instaure un manque de confiance entre elles et les populations locales, victimes de leurs mauvais agissements. En 2020, dans la région de Ségou, alors que des hommes ont mis à sac le camp des eaux et forêts de Djoforogo, des habitants de la zone étaient euphoriques. « Ces hommes [les agents des eaux et forêts ndlr] ne sont là que pour extorquer nos maigres ressources. Au lieu de brûler seulement leur camp, on devrait plutôt les tuer une bonne fois pour toutes », indiquait à l’époque un habitant de la zone.

Restaurer la confiance

Dans la quasi-totalité des régions où persiste la crise sécuritaire au Mali, il est possible de se rendre compte de ce divorce entre les populations, qui ont trop supporté, et les autorités. Du coup, celles-ci bénéficient difficilement de l’accompagnement de ces populations qui préfèrent s’allier aux groupes terroristes avec l’idée d’avoir une revanche sur ces autorités. En 2015, si Amadou Koufa a pu avoir la confiance de la population de la région de Mopti, c’est parce qu’il a prôné plus de justice et d’égalité auxquelles les populations rêvaient. L’attaque contre Bounty en janvier est une preuve assez palpable de ce mariage entre des civils et des groupes rebelles.

Face à de telles situations, le retour à la stabilité s’obtiendra difficilement avec les armes. La priorité doit être accordée aux actions de restauration de la confiance entre les gouvernants et les gouvernés. Ce qui ne peut se faire sans la lutte contre la corruption et l’impunité. Des enquêtes doivent être menées sur les allégations d’exactions des forces de sécurité contre les civils afin de placer les responsables entre les mains de la justice. C’est seulement à partir du règne de la justice que les autorités pourront compter sur les populations comme un véritable allié. Après des années de collaboration avec les groupes armés terroristes, il paraît plus qu’important que ces hommes se sentent au préalable en sécurité pour vouloir appuyer leur armée au retour à la stabilité.

Fousseni Togola

Source: Maliweb.net

26 avril 2021 0 comments
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Guterres
Santé

Antonio Guterres : « Chaque année, le paludisme fait plus de 400 000 morts »

by Sahel Tribune 25 avril 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Malgré la pandémie de COVID-19 et les multiples crises qu’elle a entraînées, le nombre de pays qui ont éliminé le paludisme ou sont en bonne voie d’y parvenir ne cesse de croître. Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, nous félicitons tous les pays qui ont atteint cet objectif ambitieux : ensemble, ils montrent au monde qu’un avenir sans paludisme est possible.

Dans les pays maintenant exempts de paludisme, les services de prévention, de diagnostic et de traitement nécessaires ont été mis à la disposition de toutes celles et tous ceux qui risquaient de contracter la maladie, et ce sans considération de nationalité ou de moyens financiers. Un financement durable, des systèmes de surveillance solides et une population mobilisée ont également été les clés du succès.

À l’heure où nous célébrons ces avancées, nous ne pouvons toutefois oublier les millions de personnes qui, partout dans le monde, continuent de souffrir de cette maladie et d’en mourir. Chaque année, le paludisme fait plus de 400 000 morts, et la majorité des victimes sont de jeunes enfants en Afrique. Et chaque année, on dénombre plus de 200 millions de nouveaux cas de cette maladie parasitaire mortelle.

Mais le paludisme peut être vaincu. C’est par un engagement politique fort, des investissements suffisants et un arsenal de stratégies que nous pourrons atteindre notre objectif commun : un monde exempt de paludisme.

Source : MINUSMA

Message du secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril. Le titre est de notre rédaction

25 avril 2021 0 comments
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