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Synergie des Syndicats de la Police nationale
Politique

Mali : la Synergie des Syndicats de la Police nationale prévoit une grève de 72 heures

by Bakary FOMBA 30 avril 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Pour non-respect des engagements pris par les autorités maliennes, l’ensemble des Syndicats de la Police nationale, regroupés en Synergie, a déposé jeudi dernier, un préavis de grève de 72 heures, soit 3 jours. Elle commencera le lundi 24 mai pour prendre fin le mercredi 26 mai 2021.

Au Mali, le front social est en constante ébullition. Plusieurs secteurs du pays prévoient, dans les jours à venir, des mouvements de grève sur l’ensemble du territoire national. Au-delà du dépôt, lundi dernier, par l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), d’un préavis de grève de 96 heures, la Synergie des Syndicats de la Police nationale vient de déposer à son tour un préavis de 72 heures de grève allant du lundi 24 au mercredi 26 mai 2021.

Des exigences au gouvernement de transition

Pour la Synergie de la Police nationale, la non-exécution de son préavis de grève dépendra de la satisfaction totale de ses doléances. Elle formule plusieurs doléances auprès des autorités de transition quant à la mise en œuvre de ses réclamations.

La Synergie des Syndicats de la Police nationale exige l’adoption des textes relus de la Police. Il s’agit notamment du projet de statut et son décret d’application, du projet de décret fixant les conditions et modalités d’octroi ainsi que les taux des primes aux fonctionnaires de la Police nationale, du projet de décret portant organisation et fonctionnement de la Direction générale de la Police (DGPN) et celui portant plan de carrière du fonctionnaire de la Police nationale. Elle demande également l’octroi de la Prime Covid-19 aux omis ainsi que le paiement des reliquats. Ce n’est pas tout. La Synergie de la Police nationale exige l’audit de la Loi de Programmation de la Sécurité intérieure (LPSI) conformément aux résolutions des Concertations nationales sur la transition.

Dans ses exigences, la Synergie demande l’exécution sans délai de l’arrêt de la Cour Suprême instruisant le rappel des fonctionnaires de Police « abusivement » mis à la retraite et conformément à l’accord signé le 29 janvier 2019 entre l’UNTM et le gouvernement. Ce groupement de Syndicats demande également la réhabilitation et la construction des Groupements mobiles de Sécurité.

S’agissant des fonctionnaires de Police nommés Inspecteurs généraux par le décret n° 2019-1009/P-RM du 31 décembre 2019, la Synergie exige à ce qu’on les rétablisse dans leurs droits. Quant aux régisseurs de la Police nationale, la Synergie réclame la régularisation de leurs situations administratives. Cela, en les nommant par un arrêté interministériel.

Bakary Fomba

30 avril 2021 0 comments
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Sud ouest du Niger
Sécurité

Crise sécuritaire au Sahel : le Niger au bord d’un « nouveau front insurrectionnel »

by Chiencoro 29 avril 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au sud-ouest du Niger, les tensions entre les communautés créent un climat de méfiance. Une situation qui pourrait être exploitée par les groupes djihadistes, selon un nouveau rapport de l’International Crisis group, publié jeudi 29 avril 2021.

La crise entre éleveurs et agriculteurs est quasiment commune aux régions du sahel. Au sud-ouest du Niger, cette « dimension communautaire menace grandement la cohésion sociale ». Dans cette région, cette crise se nourrit de l’influence de gangs opérant depuis le Nigéria. Ce banditisme, selon l’International crisis group, s’étend le « long d’une bande frontalière allant des villes nigériennes de Maradi à Dogondoutchi (ou Doutchi), des groupes de bandits armés volent des troupeaux entiers et kidnappent des centaines de villageois ».

Crise intercommunautaire

La méfiance entre les communautés se trouve du coup renforcée. Ce qui crée « un contexte favorable à l’émergence d’insurrections armées ». Les sédentaires sont tentés de former des groupes d’autodéfense. Ces tensions entre les communautés constituent un terrain fertile pour l’émergence de groupes jihadistes. « Leur enracinement pourrait ouvrir un nouveau front de violence pour le Niger et menacer d’encerclement Niamey, la capitale du pays », craint le Crisis group, organisation indépendante ayant pour mission la prévention des guerres et l’élaboration des politiques qui bâtiront un monde plus pacifique.  

« Les populations sédentaires associent progressivement les bandits à la communauté peul, qui constitue la majorité des populations nomades de la zone, de plus en plus stigmatisée. Pour se protéger du banditisme, des groupes d’autodéfense essentiellement haoussa sont en cours de formation dans la région de Maradi. Exclus de ces groupes et suspectés par ces derniers d’être à l’origine des violences armées, les pasteurs — en particulier peul — sont poussés à se rapprocher des groupes de bandits pour y trouver une forme de protection », indique l’International Crisis group dans son rapport « Sud-ouest du Niger : prévenir un nouveau front insurrectionnel », publié ce 29 avril 2021.

Ce phénomène de banditisme transfrontalier ne semble pas être un fait nouveau dans cette région de la bande reliant Maradi à Doutchi. Selon les précisions de l’International crisis group, depuis plusieurs décennies, ce phénomène a donné naissance « à des filières criminelles organisées qui se sont transformées au début des années 2010, sous l’effet de dynamiques extérieures ».

« Envisager des processus de démobilisation des bandits »

Ce banditisme tire surtout sa source de la crise libyenne de 2011 où « l’économie de guerre s’articule autour des trafics [ndlr]. Dans le sens inverse, un flux d’armes de guerre issues des stocks de l’ère Kadhafi approvisionne, depuis la Libye, les groupes criminels nigériens et nigérians ». Du nord du Nigéria, depuis les années 2010, ces bandits ont fini par se spécialiser en vol de troupeaux, enlèvements et assassinats ciblés. « Cette violence s’est exportée sur le versant nigérien de la frontière, à Maradi à partir de 2016, puis à Tahoua en 2019 », précise-t-on dans le rapport du Crisis group.

Afin d’éviter cette crise insurrectionnelle, le Crisis group exhorte les autorités nigériennes à compléter leurs efforts sécuritaires par « des mesures préventives visant principalement à remédier aux injustices subies par les communautés vivant de l’élevage, à initier des dialogues intercommunautaires et à mieux encadrer les groupes d’autodéfense embryonnaires ». Une manière d’éviter aux éleveurs de prendre les armes. Elles doivent également « envisager des processus de démobilisation des bandits ».

Fousseni Togola

29 avril 2021 0 comments
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Insécurité entre avril et juin 2020 632 violations et abus de droits de l’homme commis au Mali
Sécurité

Lutte contre le terrorisme : 26 terroristes tués et des armes détruites par l’armée malienne et Barkhane

by Bakary FOMBA 29 avril 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Le 26 avril dernier, l’Armée malienne en collaboration avec la Force française Barkhane a mené une opération dans le cercle de Niono, secteur d’Alatona. Au cours de cette descente, plusieurs terroristes ont été tués par des frappes aériennes. Une énorme quantité d’armes ont également été saisies par les FAMa et leur partenaire Barkhane.

Au moins 26 terroristes ont été neutralisés au cours de cette opération dans la 4e région du pays, Ségou, selon le communiqué du chef d’État-major général des Armées maliennes. La même source indique la destruction de deux pick-up et la saisie d’un autre ainsi que d’une grande quantité d’armes.

Cette opération fait suite à une embuscade tendue deux jours plus tôt par les jihadistes de la Katiba Macina, affiliés au Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans et à Aqmi, contre l’Armée malienne dans le secteur de Sabéré Mbamba, cercle de Niono.

Bientôt la célébration de l’Accord de cessez-le-feu

Notons que ces affrontements surviennent un mois et demi après qu’un accord de cessez-le-feu a été conclu, entre jihadistes de la Katiba Macina et chasseurs traditionnels dozos, dans la même localité du Mali. Cet accord ayant permis, après six mois d’affrontements meurtriers, de restaurer la liberté de circulation des civiles, a été conclu sous l’égide du Haut Conseil Islamique, mandaté par le gouvernement du Mali.

Cependant, l’accord de cessez-le-feu reste en vigueur. Jihadistes et chasseurs dozos sont toujours engagés à ne pas s’en prendre aux populations et à laisser tous les habitants, quelle que soient leur appartenance ethnique, à circuler librement, a confirmé à RFI, un cadre communautaire impliqué dans la conclusion du cessez-le-feu. La même source indique qu’une cérémonie officielle de célébration de cet accord, devant se tenir dans la ville de Niono, est en cours de préparation.

Bakary Fomba

29 avril 2021 0 comments
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Bocar Harouna Diallo jeune chercheur en geographie rurale a lUniversite Cheikh Anta Diop
Opinion

L’emploi des jeunes au Sénégal : Que faire ?

by Sahel Tribune 29 avril 2021
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Bocar Harouna Diallo est un jeune chercheur en géographie rurale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal. Pour une meilleure résolution de la problématique de l’emploi des jeunes en Afrique, le jeune chercheur juge important de coordonner les efforts entre le secteur privé et celui public et aussi avec toutes les bonnes volontés et surtout la diaspora.

Le Sénégal comme bon nombre de pays du sahel est confronté à un problème permanent de l’emploi des jeunes et d’un chômage chronique. Et tous les gouvernements qui se sont succédé ont entrepris des politiques de l’emploi des jeunes pour endiguer le mal, mais sans grand succès. Les États ne sont pas certes les principaux employeurs, mais en ont une part cruciale de responsabilité. Les jeunes diplômés, les femmes et les moins diplômés exerçant dans l’informel sont les principales victimes.

Comprendre le problème structurel de l’emploi des jeunes au Sénégal 

Comme on le dit souvent, un problème bien posé est à moitié résolu. Les jeunes sénégalais souffrent d’un manque criard d’opportunités d’emploi malgré toutes les potentialités et les démarches menées par les différents gouvernants. Il me semble que cette persistance du problème d’emploi s’explique par plusieurs raisons. Il s’agit :

  • Un manque d’opportunités d’emplois récents. L’État ne crée pas d’emplois, mais peut mettre en place un environnement propice aux emplois. Et il y’a une faible capacité d’absorption du secteur privé et le public recrute moins ;
  • Un nombre important de jeunes occupent le marché de l’économie informelle du fait de manque de compétences souvent sollicitées par les entreprises ;
  • Un dysfonctionnement du système d’éducation et de formation qui entraine une minime interaction entre l’école et l’entreprise (système productif). Les jeunes souffrent d’un manque de qualification pérenne ;
  • Un faible taux de scolarisation avec un abandon élevé. Ce qui entraine une forte proportion d’analphabètes qui s’activent toujours dans l’informel ;
  • Un système éducatif avec un privilège accordé à l’enseignement supérieur au détriment de celui professionnel. Le gouvernement actuel a fait des efforts, mais il reste des choses à affiner. Et il serait utile de procéder à une évaluation exhaustive de son programme « école-entreprise » ;
  • Une répartition inégale et inéquitable des investissements. Ce qui nous fait avoir deux Sénégal-s (le Sénégal utile qui concerne toute la bande côtière et le Sénégal inutile qui correspond à l’intérieur du pays) ;
  • Un mauvais maillage territorial avec des fractures sociales et économiques très visibles.

Il existe autant de causes qui justifient vraiment le problème de l’emploi des jeunes au Sénégal et un peu partout en Afrique. La résolution de ce problème nécessite un effort coordonné entre le secteur privé et celui public et aussi avec toutes les bonnes volontés et surtout la diaspora qui est facteur de co-développement grâce à son transfert matériel et immatériel.

Des solutions durables

Pour diligenter ce problème d’emploi des jeunes, il nous faut :

  • Une valorisation du capital humain ;
  • Une bonne politique volontariste de développement de l’État sans discrimination ;  
  • Un enseignement alternatif école — entreprise ;
  • Un rééquilibrage territorial avec une répartition des investissements en fonction des potentialités naturelles et humaines disponibles ;
  • Une formation de qualité qui peut permettre aux jeunes d’être opérationnels dans le bassin de l’emploi ;
  • Une valorisation et un investissement dans l’agriculture moderne du monde rural pour le rendre plus attractif ;
  • Procéder à une agriculture écologique ;
  • Promouvoir les métiers des nouvelles technologies ;
  • Mettre en place des mesures qui facilitent l’accès à l’emploi dans le privé et promouvoir l’auto-emploi des jeunes ;
  • Un processus de requalification des travailleurs de l’informel peut-être un atout majeur ;
  • Proposer des programmes et politiques de développement conformes avec nos réalités sociales ;
  • Un accompagnement des femmes dans la transformation des produits ;
  • Un accompagnement technique et financier des porteurs de projets innovants surtout ;

Il me semble aussi très important de procéder à une rationalisation des structures de financement des jeunes plutôt que d’en créer une pléthore. Notre pays dispose d’énormes ressources naturelles et leur mise en valeur efficace peut créer des chaines de valeur dynamiques et génératrices de revenus.

La jeunesse étant le présent et le futur mérite un accompagnement dans les démarches avec une mise en œuvre d’un suivi-évaluation de toutes les stratégies de développement menées. Notre population si jeune est un atout pour atteindre l’émergence tant rêvée si elle est bien formée et mise à l’épreuve. Notre Sénégal dispose d’une démographie qui peut-être une véritable opportunité pour sortir dans les ténèbres de sous-production. La jeunesse qui représente plus de 70 % de la population aurait été plus utile si elle était formée dans l’entrepreneuriat, les stratégies de diversification de l’économie locale, la création d’auto-emploi et l’usage simultané des connaissances scientifiques et holistiques pour aboutir à une production agricole moderne à l’image du Brésil vers les années 1970.

Bocar Harouna DIALLO

29 avril 2021 0 comments
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Accueil de la plateforme de demande en ligne
Actu

Numérisation des services publics : ctdec.ml, les documents du RAVEC en un clic

by Chiencoro 28 avril 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

En vue de dématérialiser des demandes de documents, le gouvernement de transition a lancé, mardi 27 avril 2021, la plateforme de télé-demande des documents d’état civil ainsi que de la fiche descriptive individuelle NINA.  

Au Mali, l’accès aux documents du RAVEC ainsi que ceux de l’état civil est une véritable aventure de combattants pour les citoyens. Pour espérer obtenir ces documents, on est généralement dans l’obligation de se réveiller très tôt le matin pour occuper une place d’espoir dans de longues files d’attente. Une situation qui a fini par donner lieu au fleurissement d’une forme de business dans ces lieux de délivrance de ces documents.

À la mairie de la commune V du district de Bamako, où une équipe de notre rédaction a récemment mené une enquête, les fiches descriptives individuelles NINA sont livrées à certains citoyens en raison de plus de 10 000 FCFA.

« Améliorer la gouvernance en matière de fourniture des prestations »

Le gouvernement de transition dirigé par Moctar Ouane a opté pour la « dématérialisation des demandes de documents ». En collaboration avec le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le gouvernement de transition vient de lancer une plateforme de demande des documents d’état civil ainsi que de la Fiche descriptive individuelle. « Le contact physique n’étant plus nécessaire, il n’est plus besoin de se déplacer pour acquérir la fiche descriptive individuelle NINA », indique la primature lors du lancement de cette plateforme de télé-demande. Une plateforme qui permettra d’être en possession de ses documents à titre gratuit.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du « programme de modernisation de l’administration publique à travers un ensemble de réformes des administrations sectorielles ». À travers cette modernisation, le gouvernement de transition entend améliorer la qualité des prestations (fiche descriptive NINA, réclamations, extrait de naissance, etc.).

Selon les précisions du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, cette plateforme permettra également « de réduire le temps de traitement des demandes des documents, d’améliorer la gouvernance en matière de fourniture des prestations aux citoyens en réduisant le contact physique entre l’usager et les agents lorsque cela n’est pas indispensable, d’assurer la pérennisation et la soutenabilité du service électronique des demandes de services ».

Pour l’instant, le site n’est opérationnel que pour le district de Bamako. Un délai de trois mois a été donné pour qu’il le soit pour toutes les régions.

La numérisation des services publics peut contribuer à la lutte contre la mauvaise gouvernance au Mali.

Togola

28 avril 2021 5 comments
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Denrée alimentaire
Sécurité

Mois de carême : le Mali à l’abri d’insuffisance de denrées alimentaires de première nécessité ?

by Bakary FOMBA 28 avril 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Pour constater la disponibilité de stocks suffisants de denrées alimentaires de premières nécessités pour le mois de Ramadan au Mali, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, Harouna Niang a effectué vendredi 16 avril 2021, une visite de terrain dans les dépôts des grossistes de la Zone industrielle et de la Société Kouma et Frères à N’Tomikorobougou.

Accompagné d’une délégation des membres de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, du Président de l’Association des Consommateurs du Mali ainsi que des représentants des grossistes et détaillants, le ministre Niang a rassuré les populations sur l’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires de première nécessité tout au long de ce mois de carême.

Des entrepôts de gros importateurs du pays visité avec satisfaction

Parmi les 11 magasins dont 4 dépôts de pomme de terre bio et 7 contenants de riz et du sucre que le ministre a visité au dépôt du commerçant Modibo Keita, non moins président-directeur général (PDG) de la Société Grand distributeur des Céréales du Mali (GDCM), le ministre Niang a exprimé un sentiment de satisfaction quant à la quantité d’aliments stockés dans ces magasins. Surtout lorsque la « capacité de chaque magasin est de 10 000 tonnes », a-t-on précisé.

Dans les dépôts de la Société de Distribution industrielle du Mali (SODIMA), où les 3 grands magasins visités étaient tous remplis de denrées comme le riz, le sucre, le lait, l’huile, des cartons de mayonnaise ainsi que des jus de fruits, le ministre a également exprimé un sentiment de satisfaction pour la disponibilité d’une telle quantité de nourriture pouvant couvrir ce mois béni. « Nous avons choisi cinq gros importateurs du pays. Nous sommes très satisfaits de ce que nous avons vu », s’est réjoui M. Niang.

Pour le PDG de la Société GDCM et la Représentante de la Société Kouma et Frères, les stocks de denrées alimentaires de ces deux grandes sociétés pourront non seulement couvrir le besoin pendant ce mois de Ramadan, mais au-delà. « Tous les dépôts que nous avons visités étaient bien remplis et le stock était disponible partout », a indiqué Harouna Kanté, président de la délégation régionale de la Chambre de Commerce du District de Bamako. « Le stock des denrées alimentaires que nous avons vu dans les entrepôts des commerçants peut tenir tout le mois de Ramadan, voire au-delà », a-t-il ajouté.

Le prix de certains produits en hausse sur le marché

Malgré l’appel du gouvernement au respect des prix au niveau des grossistes et détaillants, le prix de certains produits de première nécessité n’a toujours pas connu de baisse. Il s’agit de l’huile et la viande. Face à cette situation, le ministre Harouna Niang n’a pas manqué à rappeler les engagements pris.

À ce sujet, il a dit avoir observé une baisse de prix des produits. Ce qui n’est pas le cas pour l’huile et la viande, a-t-il déploré. Toutefois, M. Niang a promis l’élaboration d’une autre stratégie « afin que le prix de ces deux produits puissent aussi connaitre une baisse. »

Bakary Fomba

28 avril 2021 0 comments
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Poteau electrique
Climat et environnement

Délestage électrique au Mali : la population n’a-t-elle pas sa part de responsabilité ?

by Chiencoro 28 avril 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Mali, pendant la saison chaude, le délestage électrique est généralement décrié comme une mauvaise gestion de la société distributrice d’électricité. Pourtant, chacun semble avoir sa part de responsabilité dans cette situation.

Le délestage électrique au Mali notamment en période de canicule (mars, avril et mai) est source de mécontentement. Cette année, ces délestages coïncident avec le mois de carême chez les musulmans. Les coupures intempestives deviennent du coup insupportables pour les citoyens. Jeudi 22 avril 2021, plusieurs manifestants s’étaient réunis devant la direction générale de la société Énergie du Mali (EDM-SA) afin de protester contre cette situation. Ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène. Toutefois, ils se donnent un nouveau rendez-vous ce jeudi afin d’avoir des explications à ce problème.

Desservir toute la population

Cette cacophonie autour de la distribution d’électricité au Mali existe depuis des années. Les autorités étatiques, notamment la société distributrice d’électricité, sont celles tenues pour responsables de ces délestages, preuves d’une insuffisante distribution d’électricité. Mais faut-il réellement s’en prendre aux autorités ? Ne convient-il pas que les citoyens s’interrogent sur leur propre gestion de l’électricité ?

En plus du déficit d’investissement, l’EDM-SA est confrontée à une autre difficulté surtout tributaire des citoyens. Les cabines électriques destinées pour l’usage d’un nombre déterminé de personnes reçoivent plus de clients que prévu à travers des branchements anarchiques. Les câbles sont-ils en mesure de supporter ces charges supplémentaires pour lesquelles elles n’étaient pas destinées ?

Lire aussi Mali : de quoi EDM-SA est-elle le nom ?

En plus de cet aspect, il convient de noter également l’incivisme dans des familles ainsi que dans des administrations publiques. En effet, dans de nombreuses familles, rarement les ampoules sont éteintes. Une mauvaise politique de gestion des ventilateurs, des téléviseurs voire de la climatisation y sont également pour quelque chose. Les administrations publiques ne font point exception à ces problèmes. Comment assurer dans un tel contexte de mauvaise gestion une distribution de l’électricité en qualité et en quantité ? Pourtant, malgré tout, la société de fourniture ambitionne de servir le reste de la population malienne n’ont encore desservi.  

Changer de comportement

Face à ces situations, Aboubacar Sidiki Kanté, directeur des ressources humaines à l’EDM-SA, a rappelé, dans une interview accordée à Sahel Tribune en juin 2020, que les sources de production accessible au Mali sont l’hydro-électricité, le solaire, la thermique. Selon ses précisions, le Mali a besoin d’une mixte énergétique. « On ne peut pas avoir que de l’hydro-électricité uniquement parce qu’il y a des moments où il n’y a pas d’eau dans le fleuve. On ne peut pas avoir que du solaire parce qu’il y’a des moments où il n’y a pas de soleil et quand on n’a aussi que la thermique, comme dans le cas actuel du Mali, ça coûte trop cher parce que le Mali n’est pas producteur de pétrole », a-t-il précisé.

Lire aussi [Enquête] Électricité : EDM-SA serait-elle dotée de guichets amovibles ?

Selon lui, il faut trouver « un juste dosage avec des investissements conséquents ». Dans un premier temps, M. Kanté juge important de fournir au préalable de l’électricité à tous les Maliens avant d’envisager de « doubler les capacités pour combler les déficits sur des périodes spécifiques comme la période de chaleur. »

Au lieu de décrier ces délestages à travers des manifestations, il pourrait être important pour chacun d’envisager une marche vers l’énergie solaire, au moins durant les périodes de canicules. Sans un changement de comportement de la part des consommateurs ainsi que des autorités distributrices, durant les prochaines années, il pourrait être désespérant de s’attendre à une distribution de qualité et de quantité de l’énergie au Mali.

Fousseni Togola

Source : maliweb.net

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