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Guterres
Santé

Antonio Guterres : « Chaque année, le paludisme fait plus de 400 000 morts »

by Sahel Tribune 25 avril 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Malgré la pandémie de COVID-19 et les multiples crises qu’elle a entraînées, le nombre de pays qui ont éliminé le paludisme ou sont en bonne voie d’y parvenir ne cesse de croître. Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, nous félicitons tous les pays qui ont atteint cet objectif ambitieux : ensemble, ils montrent au monde qu’un avenir sans paludisme est possible.

Dans les pays maintenant exempts de paludisme, les services de prévention, de diagnostic et de traitement nécessaires ont été mis à la disposition de toutes celles et tous ceux qui risquaient de contracter la maladie, et ce sans considération de nationalité ou de moyens financiers. Un financement durable, des systèmes de surveillance solides et une population mobilisée ont également été les clés du succès.

À l’heure où nous célébrons ces avancées, nous ne pouvons toutefois oublier les millions de personnes qui, partout dans le monde, continuent de souffrir de cette maladie et d’en mourir. Chaque année, le paludisme fait plus de 400 000 morts, et la majorité des victimes sont de jeunes enfants en Afrique. Et chaque année, on dénombre plus de 200 millions de nouveaux cas de cette maladie parasitaire mortelle.

Mais le paludisme peut être vaincu. C’est par un engagement politique fort, des investissements suffisants et un arsenal de stratégies que nous pourrons atteindre notre objectif commun : un monde exempt de paludisme.

Source : MINUSMA

Message du secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le 25 avril. Le titre est de notre rédaction

25 avril 2021 0 comments
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Said Djabelkhir
Sécurité

Pour « offense à l’islam », un islamologue algérien condamné à trois ans de prison

by Bakary FOMBA 25 avril 2021
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Pour avoir « exprimé ses opinions sur des textes religieux », dans de commentaires publiés sur le réseau social Facebook, l’algérien Said Djabelkheir, islamologue de renom, a été condamné, jeudi 22 avril 2021, à trois ans de prison.

Malgré l’adoption de textes visant à défendre les hommes de média dans l’exercice de leur métier, force est de remarquer que ceux-ci continuent à subir des violences dans l’exercice de leur profession. Dans le classement 2021 de Reporter sans Frontière (RSF) sur la liberté de la presse, sur 180 pays en lice, l’Algérie arrive à la 146e place. « Les poursuites judiciaires et les condamnations de journalistes pour des publications portant “atteinte à l’unité nationale” ou “atteinte à l’ordre public et à la sûreté de l’État” sont récurrentes », indique RSF dans son classement.

« Dénigrer le dogme ou les préceptes de l’Islam »

Dans ce pays de l’Afrique du Nord, les pressions handicapent le travail des journalistes et des médias, précise-t-on. « Un durcissement visible de la répression envers toutes les voix dissidentes est à l’œuvre alors que les citoyens algériens ne cessent de revendiquer davantage de libertés », souligne la même source.

Selon Amnesty International, la condamnation de Said Djabelkheir, en raison de commentaires qu’il a publiés sur Facebook, constitue un revers inquiétant pour les défenseurs de la liberté d’expression en Algérie.

En janvier 2020, M. Djabelkheir aurait publié, sur le réseau social Facebook, trois textes dans lesquels il aurait établi des parallèles entre les célébrations de l’Aid El Adha et celles du Nouvel An berbère ; qualifié de « mythes » certains passages du Coran ; et déclaré qu’il considérait que certains hadiths étaient « apocryphes ».

Suite à ces propos considérés comme attaque contre l’Islam, le tribunal de première instance de Sidi Mhamed l’a déclaré, jeudi dernier, coupable d’avoir « offensé le prophète » et « dénigrer le dogme ou les préceptes de l’Islam ».

Une « violation flagrante des droits à la liberté d’expression »

« Il est choquant que Said Djabelkheir risque de passer trois ans en prison pour avoir simplement exprimé son opinion sur des textes religieux », déplore Amna Guellali, directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International. Et de préciser : « Sanctionner une personne pour son analyse des doctrines religieuses est une violation flagrante des droits à la liberté d’expression et à la liberté de conviction, même si les commentaires en question sont considérés comme offensants par certains ».

Amnesty International demande l’annulation de la « déclaration de culpabilité de Said Djabelkheir ». « Toutes les dispositions du Code pénal algérien érigeant en infraction les droits à la liberté d’expression, d’opinion ou de conviction doivent être abrogées de toute urgence », indique Amna Guellali.

En raison de ses opinions exprimées dans de commentaires publiés sur Facebook, Said Djabelkheir est, depuis longtemps, victime de harcèlement en ligne et hors ligne, indique Amnesty International. En 2007, date à laquelle il aurait rejoint la plateforme, M. Djabelkheir aurait déclaré à Amnesty International, la réception de nombreuses menaces de mort sur Facebook.

Bakary Fomba

25 avril 2021 0 comments
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Au Mali la revente de pesticides perimes est une activite lucrative
Climat et environnement

Pesticides obsolètes : près de 80 % utilisés dans la culture du coton

by Chiencoro 25 avril 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Mali, la gestion des pesticides obsolètes reste toujours un problème de santé publique malgré les nombreuses initiatives de la Banque mondiale en collaboration avec le Mali.

L’agriculture constitue un secteur clé de l’économie et la sécurité alimentaire au Mali. L’utilisation de produits toxiques dans ce domaine présente pourtant des dangers pour les consommateurs. Dans ce pays, environ 200 personnes meurent chaque année d’intoxication et plusieurs milliers contractent des maladies dues à l’utilisation intensive de pesticides souvent périmés, souligne la banque mondiale.

Des récipients réutilisés

Cette situation s’explique par l’existence d’un véritable problème de gestion des engrais périmés. Selon la banque mondiale, 580 tonnes de produits impropres à l’utilisation, dont certains datent de plusieurs décennies, ont été recensées au Mali. Des produits périmés qui sont pourtant vendus par des jeunes.

L’institution monétaire internationale précise dans sa publication du 21 avril 2021 que près de 80 % des « pesticides périmés sont utilisés dans la culture du coton, polluant les terres et les sources d’eau avec des conséquences dramatiques sur le bétail et la chaîne alimentaire ». Les emballages de pesticides, les déchets résiduels, les récipients ayant contenu des substances toxiques se comptent en dizaines de tonnes au Mali. Les récipients sont dans la plupart des cas utilisés pour stocker de l’eau, indique-t-on.

Pour minimiser les dangers liés à la gestion de ces produits périmés, le Mali et la Banque mondiale ont adopté plusieurs initiatives, dont l’élaboration d’une « approche intégrée de gestion des stocks afin de prévenir leur accumulation, contrôler l’importation et homologuer les intrants chimiques ». Ce n’est pas tout : « La formation d’agents phytosanitaires et la sensibilisation de la population aux risques sanitaires a complété cette initiative ».

Plusieurs initiatives adoptées

À travers le projet d’élimination des pesticides obsolètes (PEPPO), des centaines de tonnes de produits dangereux ont été traitées et la réglementation renforcée.

Selon les précisions de Maria Sarraf, responsable du pôle environnement pour l’Afrique de l’Ouest : « Ces projets ont renforcé les capacités institutionnelle, réglementaire et technique dont le secteur avait besoin pour remédier à la pollution de l’environnement et l’empoisonnement des communautés ». 

Dr Ousmane Cissé, directeur de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), indique qu’au niveau de sa structure, dorénavant, les pesticides utilisés « sont recommandés par le comité sahélien et homologués, donc autorisés à la vente ». Et d’ajouter : « Nous animons aussi régulièrement des sessions d’information avec les agriculteurs et incitons nos fournisseurs en phytosanitaires à y participer ».

Malgré la pandémie de covid-19, les initiatives de formation sur la gestion de ces produits nuisibles se poursuivent. Mais avec un nombre réduit de personnes, conclut la banque mondiale.

Togola

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la force conjointe du G5 Sahel dans la zone des trois frontieres
Sécurité

Sahel : opération majeure de la force conjointe du G5 Sahel dans la zone des trois frontières

by Sahel Tribune 24 avril 2021
written by Sahel Tribune 1 minutes read

En coopération avec les différentes armées partenaires, les forces armées sahéliennes poursuivent leurs efforts dans la région dite des « trois frontières » en menant des opérations de harcèlement dans le Gourma et le Liptako. La semaine a été marquée par la fin d’une opération majeure conduite par la force conjointe du G5 (FCG5) Sahel au sud du Mali. Nous vous invitons à lire cet extrait du communiqué du 23 avril 2021 de l’opération Barkhane.

La première phase d’une opération menée par la force conjointe du G5 Sahel s’est achevée cette semaine avec plusieurs résultats opérationnels positifs dans la région d’Ouanzerbé et de Boulikessi. L’action du bataillon tchadien (BAT Tchad), accompagné des forces armées maliennes (FAMA), burkinabè et en partenariat avec le groupement tactique désert (GTD) Chimère a permis de sécuriser la frontière malo-burkinabè dans la zone des trois frontières. Durant cette opération, l’ensemble des forces armées ont neutralisé plusieurs groupes armés terroristes et saisi 2 AK47, 26 motos, 150 obus et 3 Engins explosifs improvisés (EEI), un minibus, 20 équipements de télécommunication et des munitions.

Le BAT Tchad a subi une attaque d’EEI qui a fait un mort et cinq blessés. Ces derniers ont été pris en charge par l’équipe médicale de BARKHANE sur la plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao. Les militaires de la base aérienne projetée (BAP) de Niamey ont rendu hommage au soldat tchadien décédé.

Source : opération Barkhane

Notre rédaction a apporté des modifications au communiqué

24 avril 2021 0 comments
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La Cour des comptes
Sécurité

Sahel : la Cour des comptes décèle des lacunes dans la stratégie de la France dans la région

by Chiencoro 24 avril 2021
written by Chiencoro 3 minutes read

L’enquête de la Cour des comptes sur la stratégie de la France dans les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) et la cohérence des actions civiles et militaires dans la région, au service de la sécurité de ces États et du développement économique et social de leurs populations, révèle des lacunes dans l’aide au développement.

L’espace sahélien a été déclaré par la France, l’une des régions du monde les plus déshéritées avec de forts taux de fécondité. Dans le classement mondial des indicateurs du développement humain (IDH) du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), les États membres du G5 occupent le dernier rang. Cette région est déclarée prioritaire pour l’aide publique au développement depuis 2009 et 2011. Sauf que cette « priorité a tardé à se traduire dans les faits ».

Les dépenses militaires en hausse au détriment de la stabilisation

Dans son nouveau rapport, publié le 23 avril dernier, le gendarme des finances publiques en France indique que « les grands acteurs de l’aide publique au développement, bilatérale comme multilatérale, dirigent spontanément leurs actions vers des pays dont l’économie est plus avancée et la situation géopolitique plus stable ».

Dans cette région, entre 2012 et 2018, les dépenses françaises ont presque doublé, passant de 580 millions d’euros à 1,35 milliard d’euros. 60 % de ces sommes concernent des dépenses militaires. Pendant ce temps, l’aide accordée à la stabilisation et au développement suit une trajectoire descendante. « Les dépenses de l’aide publique française au développement n’ont pas suivi la même progression, et la priorité affichée en faveur de la zone Sahel ne s’est pas traduite dans les faits », souligne la Cour qui indique qu’en 2018, les pays du G5 Sahel représentaient 10 % de l’aide publique au développement française en Afrique et le Mali 2,5 %. « Des proportions inchangées par rapport à 2013 », indique la Cour.

Quatre recommandations

La Cour des comptes exprime également ses inquiétudes quant à « l’extension progressive du périmètre d’intervention et la diversification des objectifs » qui « rendent incertains les critères qui permettront d’évaluer si un terme satisfaisant a été atteint, pour la France et pour le Sahel ». Une telle inquiétude l’amène à juger important l’élaboration d’un « bilan d’étape ». En plus de cet aspect, la Cour estime que « les complémentarités entre actions militaires et civiles d’aide à la stabilisation et au développement doivent être recherchées et se traduire dans l’organisation de la réponse française ».

Suite à ces constats, le gendarme des finances publiques a formulé quatre recommandations :

  • mettre en cohérence les financements publics avec les priorités fixées pour les pays du G5 Sahel ;
  • en assurer le suivi au moyen de tableaux
    de bord et d’indicateurs par État bénéficiaire ;
  • charger l’ambassadeur, envoyé spécial pour le Sahel, d’une mission interministérielle formalisée par une lettre de mission signée du Premier ministre ;
  • s’assurer que l’Union européenne maintienne le caractère prioritaire des pays du G5 Sahel dans la programmation des budgets d’APD ; réaliser un bilan de l’exécution à ce jour de l’opération Barkhane au vu des objectifs assignés, des moyens déployés et des résultats obtenus.

Fousseni Togola

24 avril 2021 0 comments
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Fama
Sécurité

Mali : l’armée de nouveau accusée d’allégations d’abus (HRW)

by Bakary FOMBA 24 avril 2021
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Dans le cadre d’opérations militaires antiterroristes menées dans la région de Mopti, l’armée malienne est suspectée de meurtres et « disparitions » causées dans les villes, villages ou hameaux de Boni, Feto Hore Niwa, Kobou, Libé, Solla et Sokoura ; et à proximité. Des incidents qui ont eu lieu entre octobre 2020 et mars 2021.

Entre octobre 2020 et mars 2021, les forces de sécurité maliennes ont mené, dans la région de Mopti, 5e région administrative du pays, plusieurs opérations de lutte contre le terrorisme. Au cours de ces opérations antiterroristes, plusieurs personnes ont perdu la vie, d’autres sont disparues.

Pour mettre en lumière les circonstances de ces incidents, Human Rights Watch invite le gouvernement malien de transition à mener des enquêtes crédibles et impartiales. Surtout lorsque ces incidents sont tous perpétrés depuis sa prise de pouvoir, le 18 août dernier, en faveur d’un coup d’État.

L’armée soupçonnée de tueries et de mauvais traitements

En réponse à la présence de groupes armés islamistes, en grande partie liée à Al-Qaida, les forces de sécurité maliennes auraient commis des exactions au cours d’opérations militaires antiterroristes menées dans la région de Mopti. Des soldats maliens auraient tué au moins 34 villageois. Ils auraient également fait disparaitre, de force, au moins 16 personnes et infligé de mauvais traitements à des détenus, a indiqué Human Rights Watch dans un nouveau rapport publié le 20 avril 2020.

« Les forces de sécurité maliennes n’ont guère respecté la vie humaine lors de récentes opérations de lutte contre le terrorisme », a déclaré Corinne Dufka, directrice pour le Sahel de Human Rights Watch. Selon l’ONG Armed Conflict Location et Event Data Project (Acled), entre 2017 et 2020, au moins 500 civils auraient été tués au Mali par les forces de sécurité.

Des allégations d’abus commises entre octobre 2020 et mars 2021

À Boni, les exactions sont commises courant mars 2021. Le 18 mars, les forces de sécurité maliennes basées à Boni, dans le cercle de Douentza, auraient commis des exactions sur des ressortissants de ladite localité, a déclaré l’organisation de défense des droits de l’homme.

Dans le Hameau de Feto Hore Niwa, indique Human Rights Watch, l’Armée est soupçonnée d’avoir entraîné des disparitions de personnes, le 28 janvier 2021. Quant au village de Kobou, HRW souligne qu’au cours d’une opération de bouclage et de fouille, le 13 janvier 2021, des éléments des forces de sécurité maliennes auraient arrêté des villageois et les ont embarqués à bord d’au moins deux véhicules de l’armée malienne avant de se diriger vers le Nord. Dans le hameau de Solla, dont les incidents se sont déroulés le 12 janvier 2021, Human Rights Watch indique qu’un convoi de soldats patrouillant dans ce hameau a tiré sur un petit groupe d’hommes rassemblés près du puits local pour y abreuver leurs animaux. Elle aurait exécuté trois d’entre eux.

S’agissant du cas de Sokoura qui a eu lieu le 11 janvier 2021, Human Rights Watch souligne la découverte des corps, au périphérique de la ville de Sokoura, dans la matinée du 12 janvier 2021. Quant à celui du village de Libé, dans le Cercle de Bankass, celui-ci a lieu le 22 octobre 2020. À ce sujet, Human Rights Watch dit s’être entretenu avec 10 villageois présents lors de l’attaque. Selon leurs précisions, les forces de sécurité maliennes auraient tué, au cours de cette attaque, 25 villageois, incendié de nombreuses maisons et greniers et pillé du bétail et des objets de valeur.

« Le gouvernement malien n’a pas tenu de nombreux engagements »

Suite à ces incidents survenus dans la région de Mopti, le gouvernement a dit avoir ouvert des enquêtes afin d’identifier et suspendre les officiers impliqués dans de tels « graves abus ». Toutefois, les membres des familles des victimes ont déclaré n’avoir pas été contactés par les autorités, a détaillé Human Rights Watch, qui dit avoir transmis, le 7 avril dernier, une lettre au gouvernement malien, précisant les allégations d’abus figurant dans son rapport. En réponse à cette lettre, précise l’organisation de défense de droits humains, le gouvernement aurait promis l’ouverture d’enquêtes, tout en déclarant que « les investigations sont en cours ».

La partie gouvernementale aurait précisé dans sa correspondance que les enquêtes sur les allégations concernant Libé et Kobou ont été gênées par la situation sécuritaire qui reste précaire, et par « la réticence de certaines personnes à témoigner », rapporte HRW.

« Promettre d’enquêter sur les abus est une étape positive, mais le gouvernement malien n’a pas tenu de nombreux engagements antérieurs de ce type », a relevé Corinne Dufka.

Selon Mme Dufka, ces exactions perpétrées contre les populations « au nom de la sécurité ne fait qu’alimenter le recrutement dans les rangs de groupes armés qui commettent leurs propres exactions, et sapent la confiance des populations locales ». Elle juge important que les autorités maliennes reprennent « le contrôle des unités qui commettent des abus et faire bien plus pour garantir la discipline dans le cadre des opérations, exiger des comptes des auteurs d’abus, et prévenir de nouvelles atrocités ».

Bakary Fomba

24 avril 2021 0 comments
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Manifestation de juillet 2020 au Mali
Sécurité

Mali : un an après, « la justice se fait » toujours attendre

by Chiencoro 24 avril 2021
written by Chiencoro 4 minutes read

Intitulé « Tuées, blessées et oubliées ? Justice pour les personnes tuées lors de manifestations et du coup d’État au Mali », le nouveau rapport d’Amnesty International, publié le 23 avril 2020, se penche sur les morts et les blessés liés au recours à la « force meurtrière » par les forces de défense et de sécurité à Kayes, à Sikasso et à Bamako. Des incidents survenus lors des manifestations antigouvernementales survenues entre mai et août 2020. L’ONG de défense des droits de l’homme demande que justice soit rendue.

Au moins 18 morts et des dizaines de blessés par balle. Des victimes touchées ou blessées majoritairement à la poitrine ou dans le dos. La plupart, des passants ou de simples citoyens se trouvant chez eux ou sur leur lieu de travail. Ces incidents, selon un nouveau rapport d’Amnesty International, ont eu lieu lors des manifestations antigouvernementales ayant conduit au renversement du régime Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK).

« Usage excessif de la force par les forces de sécurité »

À la suite de l’annonce des résultats des dernières élections législatives, des manifestations ont éclaté dans la troisième région du pays, Sikasso, le 6 mai 2020, au cours desquelles un homme a été tué et quatre personnes ont été blessées. « Les services de sécurité ont affirmé qu’aucun coup de feu n’avait été tiré sur les manifestants », indique Amnesty International avant de préciser qu’une telle « affirmation a été démentie par les témoignages recueillis ».

Dans la première région également, Kayes, en mai 2020, un homme âgé de 30 ans et un garçon de 12 ans ont été tués. Un autre homme a été « grièvement » blessé, selon Amnesty International, lors des manifestations survenues à la suite de la mort, le 11 mai 2020, du jeune Seyba Tamboura, « abattu » par un « policier qui n’était pas en service ».

En plus de tous ces cas d’usage de la force, le 18 août 2020, bien que les putschistes aient fait croire qu’il n’y avait pas eu d’effusion de sang lors du renversement du régime en place, l’ONG de défense des droits humains indique qu’au moins quatre personnes sont mortes de blessures par balles lors de cet évènement. « L’organisation a également établi que 15 personnes avaient été conduites à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako pour des blessures par balle le jour du coup d’État », a-t-elle ajouté. Des victimes comme Adama ont été touchées jusque chez eux, rapporte l’ONG.

Au cours des manifestations des 10 et 11 juillet 2020, suscitée par les résultats controversés des élections législatives, associée à une insatisfaction croissante concernant la gouvernance, au moins quatre personnes ont été tuées par balles et des dizaines de blessés ont été enregistrés, indique le nouveau rapport. Selon Amnesty International, « la plupart des homicides et des blessures graves résultent d’un usage excessif de la force par les forces de sécurité ».

« Justice, vérité et réparations complètes »

Près d’une année après ces évènements, « les proches des victimes ont le fort sentiment que la justice se fait attendre ». Dans certains cas, comme les manifestations à Sikasso, aucune enquête n’a été ouverte par les autorités maliennes, déplore-t-on. Ce qui ne permet pas « aux familles des personnes tuées d’obtenir justice, de connaître la vérité et de bénéficier d’une réparation ».

S’agissant des manifestations des 10 et 11 juin, l’ONG de défense des droits humains indique que « des enquêtes officielles ont été ouvertes sur l’usage de la force meurtrière par des responsables de l’application des lois à Kayes et à Bamako ». Mais des enquêtes « toujours au stade préliminaire en février 2021 », déplore l’organisation.

Pourtant, « la lutte contre l’impunité constitue une des priorités de la feuille de route des autorités de transition au Mali », rappelle Samira Daoud, directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Elle exhorte les autorités de transition à « veiller à ce que les victimes et leurs proches aient accès à la vérité, à la justice et à des réparations, en menant des enquêtes indépendantes et impartiales sur tous les cas de recours excessif à la force meurtrière lors des manifestations de l’an dernier ».

Les victimes « du recours illégal à la force et aux armes à feu, ainsi que leurs familles, doivent obtenir justice, vérité et des réparations complètes », a-t-elle conclu.

Fousseni Togola

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