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Délinquence urbaine au Burkina Faso
ExclusifSécurité

Burkina Faso : comment un jeune homme a tenté de soutirer 5 millions à ses parents

by Chiencoro 21 septembre 2021
written by Chiencoro 2 minutes read

Au Burkina Faso, un jeune garçon simule son propre enlèvement afin de soutirer à ses parents une somme de 5 millions de FCFA. La police burkinabè annonce son arrestation en même temps que trois de ses complices.

Chaque situation est une porte ouverte à plusieurs possibilités. Au Sahel, alors que la quasi-totalité des efforts est orientée vers la lutte contre l’insécurité, des gens tentent de faire de cette crise un lieu de business.

Scénario

Au Burkina Faso, la crise sécuritaire donne lieu à la délinquance urbaine. « Un jeune homme d’une vingtaine d’années a mis en place un scénario d’enlèvement dans le but de soutirer une importante somme d’argent, cinq millions (5 000 000) de francs CFA, à ses propres parents », a indiqué la police burkinabè dans un communiqué, le 21 septembre 2021. Une scène qu’elle compare à une « œuvre cinématique hollywoodienne ».

Le montage de la scène a bien été une réussite. Avec le concours de certains complices, à qui il promet 500 000 FCFA chacun, le jeune homme est vite doté d’un véritable arsenal de tournage de film : un local, des armes à feu, dont un pistolet automatique et un fusil de chasse, des cartes SIM sur lesquelles la rançon devrait être déposée. Toute la scène est filmée à l’aide du téléphone portable du jeune garçon lui-même, précise la police du Faso.

Messages de harcèlement

« La vidéo réalisée est envoyée à son frère aîné qui, dès réception, a déposé plainte auprès de la Brigade de Recherches du Commissariat de Police de Ouaga 2000 », explique la police dans son communiqué. La même source précise : « Pour inquiéter davantage les siens, il se déporte à Kaya puis à Dori, tout en envoyant régulièrement des messages à son frère, l’informant qu’il est entre les mains de ses ravisseurs qui ont même placé une bombe sur lui ».

Le réseau sera vite démantelé grâce à la collaboration entre la Brigade spéciale d’Investigation et de lutte Anti-Terroriste (BSIAT), la Gendarmerie nationale et le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga II. « Il a été interpellé avec trois (03) de ses acolytes », indique-t-on. Avant de souligner que plusieurs objets ont été saisis : un pistolet automatique, un fusil de chasse, des téléphones portables, du cannabis et des blousons.

Cette scène hollywoodienne rappelle la nécessité pressante de l’implication de tous dans la lutte contre cette crise sécuritaire, qui sévit dans la sous-région et coupe le sommeil à plus d’un. Les civils, dans chaque famille, quartier, ville ou village doivent prêter une attention particulière aux comportements des uns et des autres. Parce qu’il s’agit de la survie de tous. 

Chiencoro

21 septembre 2021 0 comments
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Observer son cerveau en train de prendre une décision
Opinion

Penser à ses propres pensées ou comment le cerveau s’observe

by Sahel Tribune 21 septembre 2021
written by Sahel Tribune 6 minutes read

En 1884, alors qu’ils tentaient de définir les limites de la perception humaine, Charles Pierce et Joseph Jastrow ont découvert autre chose : les limites de notre introspection. Les participants à leurs expériences sous-évaluaient systématiquement leur capacité à juger correctement leurs propres sensations, ce que Pierce et Jastrow ont proposé comme explication de « l’intuition des femmes ainsi que de certains phénomènes télépathiques ». Ces implications pratiques particulières ont heureusement été laissées de côté (ainsi que la relation conceptuelle entre la télépathie et l’intuition féminine).

À la fin des années 1970, cette approche consistant à demander aux participants d’évaluer leurs propres performances est devenue un domaine de recherche à part entière : l’étude de la « métacognition ». Cette capacité d’autoréflexion et de réflexion sur nos propres pensées nous permet d’avoir plus ou moins confiance en nos décisions : nous pouvons agir avec conviction lorsque nous sommes sûrs d’avoir raison, ou être plus prudents lorsque nous pensons avoir peut-être fait une erreur. La métacognition influence tous les aspects de notre comportement : elle détermine comment nous définissons nos objectifs de vie, mais aussi comment nous jugeons nos propres sensations (ce que nous voyons, entendons, sentons, goûtons et touchons).

Nous ne sommes pas toujours doués pour la métacognition. Certaines personnes sont en général trop ou pas assez confiantes, la plupart des gens se sentent occasionnellement très confiants dans un mauvais choix, et tous les réseaux sociaux ont été accusés de propager des croyances fortes alimentées par des infox. On sait que la métacognition se développe au cours de l’enfance et de l’adolescence, et une métacognition déficiente a été impliquée dans plusieurs troubles psychiatriques, comme l’émergence de croyances délirantes dans la schizophrénie ou encore les troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Il est donc nécessaire de concevoir des outils pédagogiques et des traitements pour améliorer la métacognition. Mais nous sommes encore loin de la comprendre réellement.

Juger ses propres émotions

Pour penser à ses propres pensées, le cerveau doit effectivement s’observer. En théorie, chaque fois que certaines des centaines de milliards de cellules du cerveau s’assemblent pour donner naissance à une pensée, un sentiment ou une action, elles signalent également dans quelle mesure elles y sont parvenues. Tous les processus cérébraux sont suivis et évalués, ce qui donne lieu à la métacognition. L’une des grandes questions est : comment ?

Dans notre département, nous étudions la métacognition dans sa forme la plus élémentaire, notre capacité à juger nos propres sensations. Nous utilisons toujours des méthodes similaires à celles de Pierce et Jastrow : dans une expérience typique, nous montrons une image aux participants et leur demandons de prendre une décision simple sur ce qu’ils voient, puis nous évaluons dans quelle mesure ils sont sûrs d’avoir fait le bon choix. Par exemple, nous pourrions leur montrer une ligne légèrement inclinée et leur demander de juger si elle est inclinée vers la gauche ou la droite. Le participant devrait se sentir plus confiant lorsqu’il sent qu’il n’a pas besoin de regarder la ligne à nouveau pour vérifier qu’il a fait le bon choix, quand les évidences sont fortes pour sa décision. Tout comme dans un tribunal, un jury décide s’il y a suffisamment de preuves pour condamner un criminel, le cerveau décide s’il y a suffisamment d’évidences pour être confiant dans un choix.

Séparer l’activité de décision et de confiance

C’est en fait un gros problème pour étudier ce qui se passe dans le cerveau lorsque les gens se sentent plus ou moins sûrs d’eux, car une différence de confiance est également une différence de preuves de décision. Si nous trouvons une différence dans l’activité cérébrale pour une confiance élevée par rapport à une confiance faible, cela pourrait en fait être dû à plus ou moins de preuves (la ligne est perçue comme plus ou moins inclinée). Nous devons séparer l’activité cérébrale liée au processus d’évaluation de l’inclinaison de la ligne de l’activité cérébrale liée au processus de confiance dans l’évaluation de cette inclinaison.

Nous avons récemment trouvé un moyen de distinguer ces processus, en les séparant dans le temps. Dans l’expérience, nous avons mesuré l’activité cérébrale des participants (avec électroencéphalographie) pendant qu’ils prenaient des décisions concernant une séquence entière d’images montrées les unes après les autres.

Illustration de la tâche.

Nous avons pu observer ce qui se passait dans le cerveau lorsque les participants regardaient les images et prenaient leur décision. Parfois, les participants prenaient leur décision avant que toutes les images aient été montrées. Dans ce cas, l’activité liée à la prise de décision s’arrêtait. Mais d’autres activités continuaient. Même quand les participants avaient pris leur décision tôt, ils vérifiaient quand même les images supplémentaires pour évaluer leur confiance. Dans ces cas, l’activité cérébrale liée à la prise de décision s’était arrêtée, et l’on pouvait donc étudier l’activité cérébrale liée à la confiance indépendamment.

Activité cérébrale pendant la tâche (localisée au cortex à l’aide d’une technique appelée « localisation de la source »).

Notre première constatation concorde avec de nombreuses recherches antérieures : nous avons trouvé une activité liée à la confiance dans les zones frontales du cerveau qui sont aussi associées au comportement axé sur les objectifs. Mais en examinant de près cette activité cérébrale, en essayant de répondre à la question de savoir comment le cerveau s’observe, nous nous sommes posé une autre question : quand ?

L’opinion par défaut est que l’on prend d’abord sa décision, puis que l’on vérifie la quantité de preuves dont on dispose pour se sentir en confiance ; on pense d’abord, puis on pense à penser. Mais lorsque nous avons examiné le schéma d’activité cérébrale lié à la confiance, nous avons constaté qu’il évoluait avant même que les participants ne prennent leur décision : c’est mettre la charrue avant les bœufs. Le cerveau est l’ordinateur le plus efficace que nous connaissions, il est donc étrange de penser qu’il puisse faire quelque chose d’aussi inutile.

Le paradigme habituel suggère un rôle important de la métacognition dans la modération du comportement futur : nos actions ultérieures sont influencées par la confiance que nous avons dans nos décisions, nos pensées et nos sentiments, et nous utilisons une faible confiance pour apprendre et nous améliorer à l’avenir. Mais il y a une autre possibilité : nous pourrions utiliser la confiance en direct, au moment où nous délibérons, pour savoir si nous devrions chercher plus de preuves ou si nous en avons assez pour prendre une décision. Dans une autre expérience, nous avons en effet constaté que les personnes qui sont plus douées pour la métacognition sont également les plus aptes à savoir quand arrêter de délibérer et prendre une décision. Le cerveau pourrait s’observer en permanence, surveiller et évaluer ses processus afin de contrôler leur efficacité ; un système de micromanagement sévère, en somme.

137 ans après les interrogations de Pierce et Jastrow sur le rôle de la métacognition, nous continuons à découvrir à quel point ce type d’autoréflexion est important. Ce faisant, nous en apprenons également à chaque nouvelle étude un peu plus sur le cerveau et son étonnante capacité à s’observer.


Merci à Clémence Alméras, doctorant, pour son aide à la relecture de cet article

Tarryn Balsdon, Postdoctoral researcher, École normale supérieure (ENS) – PSL; Pascal Mamassian, chercheur CNRS en psychologie expérimentale, École normale supérieure (ENS) – PSL, and Valentin Wyart, Directeur de recherche en neurosciences, Inserm

This article is republished from The Conversation under a Creative Commons license. Read the original article.

The Conversation
21 septembre 2021 0 comments
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Inauguration de forages dans la région de Ségou
Actu

Ce que nous savons de 9 nouveaux forages inaugurés dans la région de Ségou

by Sahel Tribune 21 septembre 2021
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Dans la région de Ségou, une délégation de la présidence du Mali, conduite par le Colonel Assan Badiallo Touré, a inauguré neuf forages d’eau, du 15 au 18 septembre 2021.

Ce texte a été initialement publié par la présidence. Sahel Tribune l’a repris et édité.

« Si à Bamako ou dans d’autres villes, les femmes, après la troisième échographie, cherchent la layette et les habits de baptême, dans des zones du Mali, on a vu des femmes qui font leur grossesse sans faire une seule consultation prénatale. Elles n’ont pas d’eau pour se laver pendant l’accouchement. Devant les lycées, des véhicules se bousculent alors que dans certaines zones, les lycéens sortent pendant la recréation pour chercher de l’eau à boire », a déploré Assan Badiallo Touré, conseillère spéciale du président de la transition et chargée des questions de santé. C’était après l’inauguration de neuf (9) forages dans la 4e région administrative du Mali — Ségou.

En vue d’amoindrir les souffrances de ces populations, le Colonel Assimi Goita, président de la transition, a pris la décision de dédier les 2/3 de son fonds de souveraineté aux œuvres sociales, notamment l’eau, la santé et le bien-être de ses concitoyens. « C’est dans ce cadre que tous les gouverneurs ont été rapprochés, puisque c’est eux qui connaissent [mieux] les problèmes de leurs zones », précise la conseillère spéciale du président de la transition.

Un CSCOM « sans eau est presque inopérant »

À Kemena, dans le cercle de Barouéli, la vie de couple était devenue tributaire de l’accès à l’eau. « Des divorces étaient consommés pour faute d’accès à l’eau. Nous avions de la peine à avoir des femmes en mariage en raison des difficultés d’accès à l’eau dans notre village », a rappelé le représentant du chef de village de Kemena. « Si les autorités de la transition ont pu penser à [notre ndlr] population, en lui fournissant de l’eau, on ne peut que leur dire merci », a-t-il ajouté.

Le directeur régional de la santé de Ségou, Dr Drissa Touré, estime, pour sa part, qu’un « Centre de santé communautaire [CSCOM ndlr] sans eau est presque inopérant ». Implantée dans la cour du CSCOM de Tiguin, à quelques kilomètres de Konobougou, cette œuvre sociale est une promesse tenue par les autorités de la transition. Cela au profit de ce Centre de santé communautaire où les accouchements sont plus nombreux que les soins ordinaires.

Pour l’inauguration d’un autre forage, la délégation du président de la transition est arrivée, sous une pluie battante, à Dougounikoro, dans la commune de Sanando. Installé au milieu du village, ce forage a donné lieu à la même scène de liesse.

Le rêve de disposer d’un point d’eau

Depuis l’avènement de la démocratie, c’est la première fois que le village de Moussokorobougou bénéficie d’un château d’eau, indique la maire de Pelengana — Mamou Bamba. Le rêve des femmes de ce village a pourtant toujours été de disposer d’un point d’eau susceptible de les aider à mieux entretenir leur potager, selon la maire Mamou Bamba.

Située à 37 kilomètres de Ségou, la commune de Cinzani, couvrant 62 villages avec plus de 48 mille habitants, dont 25 mille femmes, à en croire les précisions du maire Souaibou Touré, a aussi bénéficié d’un forage d’une capacité de 5m3.

« Ce château d’eau sera très bénéfique pour les habitants de Cinzani, mais aussi pour tout le Mali parce qu’il contribuera à réduire la coupe abusive du bois, qui est l’activité favorite des femmes », explique le maire Touré, qui ne fait aucun doute que cet ouvrage permettra aux femmes de s’orienter vers le maraîchage.

À Kombré, l’accès à l’eau potable était également une véritable aventure de combattants. Selon Nana Mallé, représentante des femmes de Kombré, pendant l’hivernage, l’eau des puits ressemble à celle du marigot. Elle est très salle et contient de petits reptiles, a-t-elle déploré avant de remercier les autorités de la transition pour cette réalisation à leur bénéfice.

« Notre lycée a désormais accès à l’eau potable »

Au lycée public de Macina, le même problème d’accès à l’eau potable existe. C’était même une raison pour certains élèves de sécher les cours. Dans cet établissement public secondaire, pour avoir accès à l’eau potable, les élèves étaient obligés de traverser la voie publique, qui passe devant le lycée, pour rejoindre les familles voisines. « Les enfants étaient vraiment exposés, en raison de tous ces engins qui passent en toute vitesse », souligne Yaya Marica — proviseur du lycée.

« Nous nous réjouissons aujourd’hui de l’inauguration de ce château d’eau, gracieusement offert par le président de la transition, Son Excellence Colonel Assimi Goita. Nous le remercions de la réalisation de ces œuvres gigantesques et sociales au bénéfice des populations maliennes », se montre-t-il réjouissant.

Les lycéens sont également comblés de joie d’avoir à leur disposition ce château d’eau d’une capacité de 5m3. « C’est ce que nous avons toujours voulu. Et, aujourd’hui, notre lycée a désormais accès à l’eau potable.», se réjouit Mahamadou Arouna Coulibaly, secrétaire général du lycée public de Macina.  

À Bougouni, 17e quartier de Ségou, la population était également ivre de joie, vendredi 17 septembre, en raison de l’inauguration d’un forage chez elle. « Que de bonheur pour les populations ! », s’exclame le maire de Ségou, Nouhoum Diarra. Ce quartier périphérique de la commune urbaine de Ségou avait un énorme besoin d’accès à l’eau potable, a tenu à rappeler le maire Diarra.

Appel à la cohésion sociale

Dans ces villages, les appels à la stabilité, à la cohésion sociale et à la paix ont été lancés aux populations. Surtout en cette période particulière de la vie de la nation.

Ces actions de bienfaisance sont « la continuité de ce que nous avons commencé depuis l’investiture de son Excellence le Colonel Assimi Goïta, qui a bien voulu octroyer les 2/3 de son fonds de souveraineté aux couches les plus démunies », a indiqué aux populations bénéficiaires le Colonel Assan Badiallo Touré, conseillère spéciale du président de la transition.

Ces villages ont été choisis en collaboration avec les gouverneurs, qui connaissent mieux les zones dans lesquelles le besoin d’accès à l’eau se fait le plus sentir. « Durant les neuf (9) mois que je viens de passer à Ségou en tant que Gouverneur, les premières difficultés des populations qui m’ont été rapportées, c’est bien ce problème d’accès à l’eau potable », révèle le gouverneur de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré. Mais après la réalisation de ces neuf (9) forages dans sa région, il est « désormais un Gouverneur comblé de joie ». Le gouverneur Alassane Traoré a demandé aux populations bénéficiaires de « veiller à ce que ces forages soient des forages de l’entente, de la concorde et non de la mésentente ».

Alors qu’on tend vers une cinquantaine de forages inaugurés, la conseillère spéciale du président de la transition rappelle que le besoin reste toujours énorme. « Mais tant qu’on va, on y arrivera », a-t-elle voulu rassurer.

21 septembre 2021 0 comments
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Don d'équipements aux blogueurs et lanceurs d'alerte
Actu

Mali. Des organisations de la société civile équipées par l’UE à plus de 293,6 millions FCFA

by Bakary FOMBA 20 septembre 2021
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

A travers son programme, Harmonisation et Innovation au bénéfice des Initiatives de la société civile d’utilité sociale (HIBISCUS), l’Union européenne (UE) a procédé, le 16 septembre, au Mémorial Modibo Keïta de Bamako, à la remise symbolique de matériels informatiques et bureautiques à 68 organisations, dont Doniblog et ABM.

Présidée par le chef de cabinet du ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, Sidy Oumar Cissé, du directeur Europe du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ainsi que la Cheffe de la délégation de l’Union européenne, Silvia Severi, cette cérémonie de remise symbolique de matériels informatiques et bureautiques a enregistré une forte participation des blogueurs et lanceurs d’alerte. Elle a également enregistré la présence du maire de la Commune III du district de Bamako, ainsi que d’autres invités.

68 organisations bénéficiaires

Composé d’ordinateurs portables, d’appareils photo, de téléphones portables, de trépieds, de boîtiers d’Internet, de disques durs externes et d’autres matériels de bureau, cet appui de la Délégation de UE – Mali aux acteurs des réseaux et médias sociaux a coûté un peu plus de 293,6 millions de nos francs. Ils sont au total 100 blogueurs qui ont bénéficié du don. Il s’agit de 50 membres de Doniblog — la Communauté des Blogueurs du Mali, et 50 autres de l’Association des Blogueurs du Mali — ABM. A celles-ci s’ajoutent d’autres organisations de la société civile.

Selon la Représentante de l’Ambassadeur de l’UE au Mali, ce programme concerne 72 organisations de la société civile malienne. Mais ce sont 68 d’entre elles qui ont bénéficié de ce don, selon ses précisions. « Les blogueurs et les influenceurs représentent désormais des acteurs incontournables de la scène publique », a-t-elle souligné.

HIBISCUS jusqu’à mars 2022

Pour le représentant du ministère de la refondation de l’État, ce don permettra aux bénéficiaires de jouer un rôle de premier plan, de vieille citoyenne et d’interpellation à travers les recherches et traitement d’informations fiables. A en croire M. Cissé, ce geste « constitue une première et une nouveauté dans notre pays ». Surtout lorsqu’il s’agit d’équiper et de former les blogueurs et lanceurs d’alerte, qui sont une frange importante de la société civile.

Aussi, faut-il le rappeler, l’objectif du programme HIBISCUS est d’harmoniser et innover les initiatives de la société civile, qui joue un rôle déterminant dans la « vitalité démocratique ». Ce programme HIBISCUS a été signé, dans le cadre d’un financement, le 30 mars 2018, entre le gouvernement malien et l’Union européenne. Il durera jusqu’à fin mars 2022.

Bakary Fomba

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6e session du comité de pilotage du Projet d’Appui à la Compétitivité de l’Économie malienne
Actu

Mali. Économie : le taux de décaissement du PACEM est de 9,26 % en 2021

by Sahel Tribune 20 septembre 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La salle de conférence du ministère de l’Économie et des Finances a servi de cadre, le 15 septembre 2021, à la cérémonie d’ouverture de la 6e session du comité de pilotage du Projet d’Appui à la Compétitivité de l’Économie malienne (PACEM). Son taux de décaissement est de 9,26 % en 2021 contre 8,53 % en 2020.

En l’absence du ministre de l’Économie et des Finances, Alhousseïny Sanou, la rencontre a été présidée par Diakaria Dembélé, conseiller technique au département. La cérémonie a enregistré également la présence du coordinateur du PACEM — Sory Bamba, et de plusieurs invités.

A l’ordre du jour de cette 6e session : faire le point de l’état de mise en œuvre du Plan de Travail et du Budget annuel (PTBA)-2021 à mi-parcours ; partager les difficultés rencontrées dans l’exécution dudit PTBA au cours des huit premiers mois de l’exercice 2021, en vue de requérir les conseils et orientations du comité de pilotage sur la conduite à tenir pour les derniers mois.

Des difficultés

En plus des difficultés rencontrées, les travaux ont également porté sur les propositions concrètes de solutions susceptibles de favoriser l’atteinte des résultats escomptés et examiner éventuellement toute autre question pertinente liée à la mise en œuvre du projet.            

Diakaria Dembélé, conseiller technique, a indiqué, dans son intervention, que cette rencontre rentre dans le cadre du respect de la fréquence de la tenue des sessions du comité de pilotage du projet, comme défini dans les textes régissant les organes de pilotage et de gestion du projet. Il se dit convaincu que cette session permettra aux membres du comité de pilotage de s’assurer que les activités du projet s’exécutent ou se réalisent correctement. Ce, conformément au planning prévisionnel validé par la session précédente, tenue le 21 janvier 2021.

Toutefois, D. Dembélé a déclaré qu’il ressort du rapport soumis à leur appréciation que la mise en œuvre des activités planifiées au cours de la période sous revue a été butée à des difficultés. Des difficultés qui n’ont pas permis à la cellule d’exécution du projet de réaliser convenablement les prévisions des objectifs du semestre écoulé.

Stimuler une croissance économique forte

Par ailleurs, Diakaria Dembélé a indiqué : en termes de constats, le taux de décaissement du projet au 30 juin 2021 est de 9,26 % contre 8,53 % au 31 décembre 2020, soit un taux de progression de 0,73 % après six mois de mise en œuvre des activités du PTBA-2021. D’où la nécessité d’une révision à la baisse des objectifs initiaux du Plan de Travail et du Budget annuel PTBA-2021.

Selon ses explications, le PACEM est un appui institutionnel sous forme de don, de la banque africaine de développement (BAD) au gouvernement du Mali, pour une durée de quatre ans. Le coût total, a-t-il donné, est de 11 millions UC, environ 8,44 milliards de nos francs dont 10 millions d’unités de compte de la BAD et 1 million d’unités de compte au titre de la contribution de l’État du Mali, comme financement du projet.

La date de clôture dudit projet est prévue pour le 31 décembre 2022, sauf accord contraint entre la BAD et le gouvernement malien, a-t-il souligné. Le projet, a-t-il poursuivi, a pour objectif de contribuer à stimuler une croissance économique forte, inclusive, durable et créatrice d’emplois à travers la mise en place des conditions permettant l’amélioration de la compétitivité de l’économie malienne et le développement du secteur privé.

ABD  

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Dr Brahima Fomba
ExclusifOpinionPolitique

Mali. Le coup d’État non concerné par les lois d’amnistie votées par le CNT ?

by Sahel Tribune 19 septembre 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Conseil national de la transition (CNT), l’organe législatif de la transition, a voté, le 16 septembre dernier, deux lois d’amnistie en rapport aux événements d’août 2020 et mai 2021. Pour Dr Brahima Fomba, juriste malien, le coup d’État n’est pas concerné par ces lois d’amnistie. Opinion.

Ces derniers temps, les commentaires vont bon train, charriant de la satisfaction ou non, du pardon du peuple à ce que tous s’accordent à reconnaître humblement, sans fioriture ni démagogie futile, comme un acte de coup d’État en bonne et due forme.

Le gouvernement et le CNT — d’une part, et l’opinion publique — d’autre part, ne semblent toutefois pas avoir la même lecture des deux lois d’amnistie votées le 16 septembre 2021.

Le vote de ces deux lois équivaudrait-il à l’impossibilité de toutes poursuites judiciaires sur le chef d’accusation de l’infraction pénale spécifique de coup d’État au cours des périodes concernées ?

Pas si sûr de notre point de vue. Au contraire, ceux qui pensent tranquillement que le coup d’État du 18 août 2020 est amnistié feraient peut-être mieux de se détromper. Comment des lois d’amnistie auraient-elles pu amnistier une infraction pénale qu’elles ne reconnaissent pas ? Comment amnistier une infraction pénale inexistante ?

« Pas de coup d’État, donc pas d’amnistie »

C’est cette vérité qui nous vient de la voix la plus autorisée du CNT, en la personne du Président de sa Commission des lois. Ce dernier, s’exprimant le 17 septembre 2021 sur RFI, déclare ainsi qu’il suit sur la question : « Ce qui est inédit et ce qu’il faudra que tout le monde comprenne, c’est que ce n’était pas un coup d’État. Il n’y a pas eu de coup d’État, parce que la Constitution n’a pas été suspendue et que le président a volontairement démissionné. Il n’y a pas eu de démission sous pression, il n’y a pas de démission forcée, ça n’existe pas. Vraiment, en Guinée, il y a un coup d’État. Mais au Mali, il n’y a pas eu de coup d’État. » Qui dit mieux ?

Don’t acte. L’infraction pénale claire, précise et spécifique, prévue à l’article 121 de la Constitution et à l’article 45 du Code pénal, dont d’ailleurs on ne retrouve nulle trace dans les deux lois votées, n’est pas formellement amnistiée comme l’exigerait le caractère strict de la chose pénale.

Pas de coup d’État, donc pas d’amnistie de coup d’État ! Au moins, les choses sont claires ainsi. Nous y reviendrons dans une prochaine publication.


Dr Brahima FOMBA est constitutionnaliste, professeur de droit à l’Université des Sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB). Les opinions exprimées dans son article ne sont pas forcément celles de Sahel Tribune.

19 septembre 2021 0 comments
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Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO
Politique

La Guinée et le Mali, les grandes décisions et recommandations de la Cédéao

by Sahel Tribune 17 septembre 2021
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Tenue en session extraordinaire, le 16 septembre, à Accra au Ghana, la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao a examiné et statuer sur la crise politique en Guinée et l’évolution de la transition au Mali.

Dans un communiqué rendu public hier soir, la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao a réaffirmé « sa ferme condamnation du coup d’État » perpétré contre Alpha Condé en Guinée. Elle exige sa « libération immédiate et sans condition ». Sans quoi « elle tient les membres du Comité National de Rassemblement et de Développement CNRD pour responsable individuellement et collectivement de [son ndlr] intégrité ».

Six mois pour organiser des élections

La Conférence a aussi décidé de maintenir « la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO jusqu’à la restauration de l’ordre constitutionnel ». Elle donne six mois au CNRD pour organiser des élections présidentielles et législatives. La conférence a également décidé « la mise en œuvre des sanctions ciblées conformément au protocole de la CEDEAO ». Ce qui implique une interdiction pour les membres du CNRD et des membres de leurs familles de voyager et le gel de leurs avoirs financiers.

Toujours au sujet de la crise politique en Guinée, la conférence a demandé l’appui des partenaires multilatéraux et bilatéraux, comme l’Union africaine, l’Union européenne et les Nations unies, pour la mise en œuvre des sanctions ciblées. Et aussi à ce que les putschistes ne puissent pas se présenter aux élections présidentielles. Toutefois, l’Organisation ouest-africaine affirme son soutien « dans la résolution rapide de la crise et la préparation des élections ». Elle appelle d’ailleurs les partenaires à faire de même.

Soumettre un chronogramme électoral

Outre le cas de la Guinée, la Conférence s’est également penchée sur l’évolution de la transition malienne, dont elle se dit préoccupée de la lenteur constatée dans l’organisation des élections dans le temps imparti. « La conférence réitère sa demande pour un respect strict du calendrier de la transition devant conduire à la tenue effective des élections dans le délai non négociable de février 2022 », peut-on lire dans le communiqué.  À cet effet, la Conférence demande aux autorités de la transition de « soumettre au plus tard à la fin du mois d’octobre 2021, le chronogramme devant conduire aux étapes essentielles pour les élections de février 2022. »

Pour la Conférence, « seules les réformes nécessaires pour la tenue des élections à la date indiquée devraient être mises en œuvre » par les autorités de la transition du Mali. Tout comme pour la Guinée, « la Conférence décide de sanctions ciblées contre tous ceux dont les actions impactent négativement sur le calendrier de la transition tel qu’arrêté » au Mali.

Condamnations

S’agissant des arrestations et incarcérations des hommes politiques et anciens dignitaires par la justice malienne ces derniers temps, le communiqué indique que la Conférence les condamne fermement et demande un traitement juridique conformément à l’état de droit et au respect des droits de l’homme.

Aussi, faut-il le souligner, la Cédéao dénonce « la volonté des autorités de la transition d’engager » des mercenaires russes du groupe Wagner. Car, elle se dit « préoccupée par les conséquences certaines [que cela va avoir ndlr] sur la détérioration de la situation sécuritaire au Mali et dans l’ensemble de la région ».

Au Mali comme en Guinée, le Président en exercice de la Cédéao, Nana Akufo Addo, est attendu dans les prochains jours. Cela pour notifier en personne ces décisions de la Conférence aux autorités des deux pays. Préoccupée par la recrudescence des coups d’État, « la Conférence instruit le Président de la Commission à initier le processus de réexamen du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance ».

Sagaïdou Bilal

17 septembre 2021 0 comments
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