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Oumou Sangaré et le Ministre Daffé
ActuSeko ni Donko

Musique : Oumou Sangaré consacrée « Superstar d’Afrique »

by Chiencoro 27 janvier 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Reçue par le ministre malien de la Culture, Oumou Sangaré est venue présenter deux distinctions remportées à Addis-Abeba et à Abidjan. Un moment symbolique pour l’icône de la musique africaine, dont la carrière continue de porter haut les couleurs du Mali sur la scène internationale.

La diva de la musique malienne Oumou Sangaré a été reçue en audience, lundi 26 janvier 2026, par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. L’artiste est venue présenter officiellement deux trophées remportés récemment à l’étranger, confirmant une nouvelle fois son statut d’icône panafricaine et d’ambassadrice culturelle du Mali.

Des distinctions qui honorent le Mali

Ces distinctions ont été obtenues dans deux capitales africaines : Addis-Abeba et Abidjan. À l’occasion des Oda Awards 2025, en Éthiopie, Oumou Sangaré a reçu le prix de « Superstar musicale d’Afrique », une récompense qui salue l’ensemble de sa carrière et son influence sur la scène musicale du continent. Quelques semaines plus tard, en Côte d’Ivoire, les Jayli Awards lui ont décerné un prix hommage honorifique, en reconnaissance de son engagement artistique et social.

Au cours de l’audience, le ministre Mamou Daffé a félicité la chanteuse pour ces distinctions « qui honorent non seulement la culture malienne, mais l’ensemble de la nation ». Il a rappelé que ces trophées ont été obtenus en 2025, une année décrétée « Année de la Culture » par le président de la transition, le général Assimi Goïta. Un symbole fort, selon lui, de la place centrale accordée à la culture dans la stratégie de rayonnement international du Mali.

Figure majeure de la musique africaine depuis plus de trois décennies, Oumou Sangaré s’est imposée bien au-delà des frontières maliennes par une œuvre mêlant tradition wassoulou, modernité musicale et engagement en faveur des droits des femmes. Son parcours illustre la capacité des artistes africains à porter une parole sociale tout en conquérant les scènes internationales.

Un hommage à la constance, à la créativité et à la promotion de l’identité africaine

Le prix « Superstar musicale d’Afrique » distingue chaque année des artistes dont l’impact dépasse le simple cadre musical. Il récompense à la fois l’excellence artistique, la longévité et l’influence culturelle sur le continent. En honorant Oumou Sangaré, les organisateurs ont voulu saluer une carrière marquée par la constance, la créativité et la promotion de l’identité africaine.

Pour les autorités maliennes, cette reconnaissance internationale vient conforter une politique culturelle axée sur la valorisation des talents nationaux et sur le rôle stratégique de la culture dans la cohésion sociale et l’image du pays à l’étranger.

À travers cette audience officielle, Oumou Sangaré a ainsi partagé avec son pays des trophées qui symbolisent bien plus qu’un succès personnel : ils incarnent le rayonnement d’une culture malienne toujours présente sur la scène africaine et mondiale, malgré les défis politiques et sécuritaires que traverse le pays.

Chiencoro Diarra 

27 janvier 2026 0 comments
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Traditions et souveraineté
ActuSeko ni Donko

Traditions et souveraineté : les valeurs mystiques endogènes, piliers de paix et d’unité au Sahel

by Ibrahim Kalifa Djitteye 27 janvier 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

Du 25 au 27 janvier 2026, le Palais de la Culture de Bamako accueille la troisième Rencontre solennelle des pratiquants des cultes mystiques endogènes des peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES). La cérémonie d’ouverture, tenue le 25 janvier, a été placée sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, représenté par son chef de cabinet, Dr. Salia Malé.  

Organisée par l’Association Faso Kanu Blonba (AFKB), cette troisième édition s’inscrit dans la continuité des deux premières rencontres, respectivement tenues à Ouagadougou au Burkina Faso et à Niamey au Niger. Elle vise à promouvoir la cohésion sociale entre les peuples de la Confédération du Sahel. Au-delà de la dimension culturelle, cette initiative contribue à la sauvegarde du patrimoine mystique endogène et soutient les autorités des pays membres de l’AES dans leur quête de consolidation de la souveraineté nationale.  

Une initiative confédérale pour la cohésion sociale

Cette rencontre s’aligne sur la vision du Président de la Transition, le Général Assimi Goïta. Elle traduit la volonté politique de refondation, en réponse aux aspirations profondes du peuple malien et sahélien : la paix, l’unité nationale et la stabilité. En mettant en avant les valeurs mystiques endogènes, l’événement illustre une démarche de réappropriation culturelle et spirituelle, essentielle pour renforcer la résilience des communautés face aux défis contemporains et pour consolider l’identité collective des peuples de l’AES.  

Soutenu par le ministère de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, l’événement se présente comme une célébration de la diversité culturelle du Sahel. Il met en lumière une composante fondamentale : le patrimoine mystique endogène lié à la chasse. Cette pratique ancestrale, au-delà de son aspect rituel, est perçue comme un vecteur de sécurité et de paix dans l’espace sahélien. Elle incarne la force des traditions et leur rôle dans la préservation de l’équilibre social et communautaire.  

Le patrimoine mystique au service de la paix

Lors de la cérémonie d’ouverture, le chef de cabinet, Dr. Salia Malé, représentant le ministre Mamou Daffé, a salué l’initiative de l’Association Faso Kanu Blonba (AFKB). Il a souligné la portée confédérale de cette rencontre, qui renforce les liens culturels entre les peuples de l’AES. En félicitant les organisateurs, il a insisté sur l’importance de telles initiatives pour consolider la solidarité régionale et pour inscrire durablement les valeurs endogènes dans les politiques culturelles et sociales des États membres de la Confédération du Sahel.  

Au-delà des discours et des rituels, cette troisième rencontre solennelle des cultes mystiques endogènes des peuples de l’AES s’impose comme un jalon historique dans la construction d’un espace sahélien uni et résilient. Elle rappelle que les traditions, loin d’être figées, peuvent devenir des leviers puissants pour bâtir la paix et renforcer la souveraineté. En plaçant la culture et les valeurs endogènes au cœur de la refondation, Bamako a offert une tribune où passé et avenir se rejoignent pour inspirer un horizon commun.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

27 janvier 2026 0 comments
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Défilé militaire
ActuOpinion

Tribune. Pourquoi les doctrines militaires classiques ont échoué face au terrorisme sahélien

by Mikailou Cissé 27 janvier 2026
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée, analyse la dynamique contemporaine de la guerre terroriste au Sahel. Il montre que ce conflit ne se limite pas à un affrontement militaire, mais qu’il se joue aussi sur le terrain du lien social, de la légitimité de l’État et des consciences collectives. Selon lui, seule une stratégie intégrant pleinement les populations permettra de transformer la peur en souveraineté durable.

La guerre terroriste au Sahel ne se joue pas seulement sur les champs de bataille. Elle se déploie aussi dans les consciences, les récits et le lien social. Héritière de formes anciennes de violence et nourrie par les fragilités de l’État postcolonial, elle impose de repenser les stratégies de sécurité à partir du peuple, devenu l’enjeu central de cette confrontation.

Une guerre ancienne sous des habits modernes

La dynamique de la guerre terroriste contemporaine au Sahel s’inscrit dans une histoire longue des formes de violence. Elle combine des logiques anciennes d’harcèlement mobile avec des outils modernes : technologies de communication, réseaux transnationaux et exploitation méthodique des vulnérabilités sociales.

Dans les conflits pré-modernes, la guerre n’était pas un choc frontal permanent. Comme l’avait déjà formulé Sun Tzu, elle reposait sur l’usure morale de l’adversaire, la peur, la ruse et la circulation de récits terrifiants. La victoire s’obtient lorsque la résistance devient psychologiquement insoutenable avant même d’être matériellement impossible. Cette stratégie trouve aujourd’hui une résonance particulière dans l’espace sahélien.

Au Sahel, la violence n’est pas seulement destruction : elle est langage. Chaque attaque produit un effet narratif durable. Chaque mouvement armé devient une démonstration de force symbolique.

Les cibles des groupes groupes armés terroristes ne sont pas choisies uniquement pour leur valeur militaire, mais pour leur impact psychologique et politique. Il s’agit pour ces groupes armées et leur « sponsors étatique étrangers » de frapper vite et fort pour tenter de prouver une capacité structurelle. Le territoire sahélien se transforme alors en champ de bataille cognitif, où la perception compte autant que la puissance réelle des armes. Les adversaires des armées sahéliennes sont aidés dans cette dynamiques de guerre cognitive par des médias propagandistes étrangers. Ce qui explique la suspension ou l’interdiction de beaucoup d’entre eux sur le territoire sahélienne, et de plus en plus, sur d’autres cieux. 

La mobilité, arme stratégique décisive

La mobilité constitue le cœur de cette guerre asymétrique. Dans un espace immense, traversé par des routes informelles parfaitement connues des groupes armés, le mouvement rapide impose un rythme auquel les armées conventionnelles s’adaptent.

Il ne s’agit plus de contrôler durablement le territoire, mais de l’occuper de manière imprévisible. Apparaître, frapper, disparaître : cette logique rend obsolètes les doctrines militaires héritées des modèles coloniaux fondés sur la fixation de l’ennemi et la défense statique.

Les États sahéliens ont pourtant évolué. Leurs armées sont aujourd’hui mieux formées, mieux équipées et plus expérimentées. Une ligne politique souverainiste s’affirme, souvent en résonance avec les aspirations populaires.

Le peuple, acteur central du conflit

Le conflit sahélien oppose deux formes d’autorité : celle, légale, de l’État, et celle, de fait, produite par la peur et l’adaptation locale.

Comme l’a montré Max Weber, le monopole de la violence légitime n’existe que s’il est reconnu par les gouvernés. Lorsque cette reconnaissance se fissure, d’autres pouvoirs émergent, fondés sur la contrainte, la protection forcée et la terreur.

Dans cette guerre, le peuple est l’enjeu stratégique majeur. Les populations ne sont pas de simples victimes collatérales : elles sont des acteurs décisifs dans la circulation de l’information, la légitimation de l’autorité et la résistance aux récits terroristes.

Toute rupture de confiance entre l’État et les peuples sahéliens transforme l’espace en zone perméable à l’infiltration idéologique et à la manipulation des consciences. La guerre se gagne autant par la crédibilité politique que par les armes.

La guerre terroriste au Sahel est une guerre du lien social autant que des armes. Elle révèle les limites d’une conception strictement militarisée de la sécurité. C’est ce qui explique la démarche engagée par les autorités maliennes de la transition : conjuguer action militaire, développement et renforcement du lien armée-nation, et impliquer les populations dans les concertations nationales.

Mikaïlou Cissé

27 janvier 2026 0 comments
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Visite d'Ousmane Sonko au Maroc
ActuPolitique

À Rabat, Ousmane Sonko appelle à dépasser les tensions nées de la CAN et scelle un partenariat renforcé avec le Maroc

by Sahel Tribune 26 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En « voyage de confirmation, de dépassement et de refondation » officiel des liens entre le Sénégal et le Maroc, à Rabat, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a affirmé la solidité des relations entre Dakar et Rabat après les tensions nées de la finale de la CAN. Dix-sept accords de coopération ont été signés lundi 26 janvier, illustrant la volonté des deux pays de dépasser l’épisode sportif pour consolider un partenariat stratégique.

« L’amitié sénégalo-marocaine est plus forte que les émotions », a déclaré Ousmane Sonko devant les membres de la commission mixte maroco-sénégalaise qu’il coprésidait avec le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch. Depuis la victoire du Sénégal face au Maroc (1-0) en finale de la CAN, le 18 janvier, des échanges virulents entre supporters des deux pays se sont multipliés sur les réseaux sociaux, alimentés par les incidents ayant marqué la fin de la rencontre.

Le Premier ministre sénégalais a toutefois rejeté l’idée d’une visite d’apaisement. « Ce n’est pas un voyage d’apaisement, mais un voyage de confirmation, de dépassement et de refondation du lien à la hauteur de deux nations qui se respectent, se reconnaissent et se projettent ensemble », a-t-il affirmé.

Des « excès émotionnels », pas une crise politique

Qualifiant les débordements observés lors de la finale de simples « excès émotionnels produits par la ferveur », Ousmane Sonko a insisté sur leur caractère non politique. « Ils ne doivent pas être interprétés comme des facteurs politiques ou culturels », a-t-il souligné.

Son homologue marocain, Aziz Akhannouch, a rappelé que les relations entre le Maroc et le Sénégal reposaient sur « une assise solide », fondée sur des décennies de coopération diplomatique, économique et humaine. Quelques jours plus tôt, le roi Mohammed VI avait lui aussi exprimé sa confiance dans le fait que « la fraternité interafricaine » prévaudrait après les « fâcheux incidents » survenus lors de la finale.

À l’issue des travaux de la commission mixte, dix-sept accords ont été signés dans des domaines stratégiques tels que l’enseignement supérieur, l’agriculture, l’industrie et l’économie numérique. Un forum économique maroco-sénégalais est également prévu durant la visite d’Ousmane Sonko, illustrant la volonté commune de renforcer les échanges commerciaux et les investissements croisés.

Cette séquence diplomatique intervient dans un contexte marqué par les événements sportifs, mais aussi par une interdépendance croissante entre les deux pays, notamment sur les questions migratoires et économiques.

Une relation humaine dense

La finale de la CAN, disputée à Rabat, avait été marquée par une série d’incidents : un but refusé au Sénégal, suivi d’un penalty accordé au Maroc après recours à l’assistance vidéo, avait provoqué la sortie momentanée de plusieurs joueurs sénégalais du terrain, avant leur retour à la demande de leur star, Sadio Mané.

Dans les tribunes, des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir la pelouse pendant près de quinze minutes, notamment au moment où Brahim Diaz s’apprêtait à tirer le penalty, finalement manqué. Dix-huit supporters sénégalais sont actuellement poursuivis en détention pour des faits de « hooliganisme », leur prochaine audience étant fixée au 29 janvier.

Au-delà de l’épisode sportif, les liens humains entre les deux pays restent profonds. Selon le Haut-Commissariat au plan (HCP), les ressortissants d’Afrique subsaharienne représentaient près de 60 % des migrants étrangers installés au Maroc en 2024, contre 26,8 % en 2014. Les Sénégalais constituent la première nationalité étrangère du royaume, avec 18,4 % des résidents étrangers.

Pour Dakar comme pour Rabat, l’enjeu est désormais de transformer cet épisode de tension en opportunité diplomatique. « Nous devons dépasser l’émotion pour consolider un partenariat stratégique », a résumé Ousmane Sonko, appelant à faire de la coopération bilatérale un levier de stabilité et de fraternité interafricaine.

A.D

26 janvier 2026 0 comments
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Lancement du festival Ogobagna
A la UneSeko ni Donko

11e édition du Festival culturel Ogobagna : un rendez-vous majeur pour le patrimoine malien 

by Ibrahim Kalifa Djitteye 26 janvier 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La 11e édition du Festival culturel Ogobagna a été officiellement lancée ce lundi 26 janvier 2026 sur la place du Cinquantenaire. Placée sous le thème « Culture du Mali : Dialogue, Créativité et Résilience pour un Développement Durable », la cérémonie présidée par le ministre Mamou Daffé a réuni de hautes personnalités, dont Dioncounda Traoré, ancien Président de la République, plusieurs anciens ministres et des représentants diplomatiques. Cette ouverture marque le début d’une grande saison culturelle nationale.  

Stand artisanal au festival Ogobagna
Stand artisanal au festival Ogobagna à Bamako, le 26 janvier 2026. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Le Festival culturel Ogobagna est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour la promotion du patrimoine malien. Cette mobilisation illustre sa portée nationale et internationale, renforçant le rayonnement des valeurs culturelles dans un contexte de transition politique et sociale. Pour cette 11e édition, la communauté Bozo est l’invitée d’honneur, mettant en lumière la richesse et la diversité des traditions maliennes. L’événement incarne un espace de dialogue et de créativité.  

Ogobagna, un rendez-vous culturel majeur

Le ministre Mamou Daffé a déclaré : « 2025, décrétée Année de la Culture, a marqué un tournant décisif pour notre pays. Elle a permis d’inscrire la culture au cœur de l’action publique et de rappeler une vérité fondamentale ». Quant à Nouhoum Tapily, Président de l’Association Ginna Dogon, il a salué cette année riche et prolifique, rappelant la place centrale de la culture dans la société malienne et son rôle fédérateur.  

Ouverture du Festival Ogobagna
Le ministre de la Culture et ses collègues, lors de l’ouverture du festival Ogobagna, le 26. janvier 2026. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Le patrimoine culturel dogon occupe une place centrale dans cette vision. Classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1989, les Falaises de Bandiagara et le Pays Dogon incarnent une mémoire vivante, un génie architectural et artistique exceptionnel, mais aussi une philosophie du monde fondée sur l’équilibre, la transmission et le respect du temps long. Ce patrimoine illustre la capacité du Mali à préserver ses racines tout en les inscrivant dans une dynamique contemporaine.  

Le patrimoine au cœur de la souveraineté

Le Festival Ogobagna contribue ainsi à la valorisation du patrimoine et à la souveraineté culturelle, conformément à la vision du Président de la Transition, Assimi Goïta. En présidant cette ouverture, le ministre Mamou Daffé a confirmé l’importance de cette manifestation pour l’année 2026, consolidant son rôle de pilier dans la promotion de l’identité culturelle nationale. L’événement s’impose comme un espace de rencontre et de partage, où traditions et modernité se rejoignent.  

Au-delà de la célébration, Ogobagna se veut un cadre de réflexion sur la place de la culture dans le développement. En mettant en avant la communauté Bozo et le patrimoine dogon, le festival rappelle que la diversité culturelle est une richesse et une force. Il invite les Maliens à s’approprier leur héritage, à le transmettre et à le valoriser, afin que la culture demeure un levier de cohésion et de rayonnement international.  

Festival Ogobagna
sketch lors de l’ouverture du festival Ogobagna, le 26 janvier 2026, à Bamako. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Une dynamique pour l’avenir

Avec ses multiples dimensions, Ogobagna dépasse le cadre festif pour devenir un symbole de résilience et de créativité. Il incarne la volonté du Mali de faire de la culture un pilier de son développement durable. En réunissant les communautés, en valorisant les patrimoines et en donnant une place centrale au dialogue, le festival contribue à renforcer l’unité nationale et à projeter l’image d’un Mali fier de ses racines et tourné vers l’avenir.  

Cette 11e édition, portée par l’invitation de la communauté Bozo et l’hommage au patrimoine dogon, illustre la richesse culturelle du Mali et son rôle dans la construction d’une société inclusive. Elle confirme que la culture demeure une force vivante, capable de fédérer les citoyens autour de valeurs communes et de renforcer la souveraineté nationale dans un monde en mutation.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

26 janvier 2026 0 comments
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Des avions de combats
A la UneSécurité

Dioïla : l’armée annonce avoir neutralisé plus d’une centaine de terroristes

by Sahel Tribune 26 janvier 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’armée malienne affirme avoir mené une frappe aérienne contre une base de groupes armés dans la région de Dioïla, faisant état de plus d’une centaine de combattants neutralisés. 

L’état-major général des armées maliennes a annoncé, lundi 26 janvier, avoir mené une opération aérienne contre une base de groupes armés dans le centre du pays, faisant état de « plus d’une centaine de terroristes neutralisés » et de la destruction de matériel militaire.

Selon un communiqué des Forces armées maliennes (FAMa), cette intervention est intervenue le samedi 25 janvier dans le cadre d’une mission de reconnaissance et de surveillance aérienne. La cible se situerait dans la forêt de Soussan, à l’ouest de Dioïla et au sud-ouest de Zantiguila, une zone régulièrement mentionnée par les autorités comme un couloir de circulation de groupes armés.

« Les vecteurs aériens des FAMa ont traité avec succès une base de groupes armés terroristes », affirme le communiqué. Cette annonce s’inscrit dans un contexte de multiplication des opérations militaires menées par les forces maliennes, appuyées depuis plusieurs mois par des moyens aériens renforcés. Les autorités de transition affirment avoir intensifié les actions de sécurisation dans plusieurs régions du pays, notamment dans le centre et le sud, zones exposées aux incursions de groupes terroristes liés à Al-Qaida et à l’État islamique.

Dans son communiqué, le chef d’état-major général des armées assure que les FAMa « demeurent déterminées à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national ». 

Depuis le retrait progressif des forces françaises et de la mission onusienne Minusma, l’armée malienne monte en offensive. Grâce à sa montée en puissance, plusieurs zones, autrefois sous emprise terroristes, sont revenues sous le contrôle de l’Etat. Les autorités multiplient toujours les actions en faveur de la montée en puissance de l’outil de défense. Pour 2026, le président de la Transition a annoncé la construction de trois nouveaux camps à Nioro, à Konobougou et à Dioïla. Aussi il a évoqué la mise en place d’une industrie militaire. En collaboration avec les forces armées du Niger et du Burkina Faso, le Mali a rendu opérationnelle la Force Unifiée AES, le 20 décembre 2026. 

La rédaction 

26 janvier 2026 0 comments
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Pénurie mondiale d'eau
ActuClimat et environnement

« Faillite hydrique mondiale » : La planète boit plus qu’elle ne peut produire

by Fousseni TOGOLA 26 janvier 2026
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

La planète a franchi un seuil critique. Selon un rapport de l’ONU publié le 20 janvier, l’humanité consomme désormais plus d’eau que ce que la nature peut renouveler. Une « faillite hydrique mondiale » qui menace l’agriculture, la stabilité sociale et les équilibres géopolitiques.

Boire au robinet, prendre une douche, irriguer un champ : dans une grande partie du monde, ces gestes quotidiens reposent désormais sur une ressource qui ne se renouvelle plus. La planète est entrée dans une « ère de faillite hydrique mondiale », affirme un rapport rendu public mardi 20 janvier par l’Institut universitaire des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé (UNU-INWEH).

« Ce n’est pas pour tuer l’espoir, mais pour encourager l’action », a déclaré Kaveh Madani, directeur de l’institut, lors d’un point de presse à l’ONU, à New York. « Nous devons reconnaître honnêtement l’échec d’aujourd’hui pour rendre possible le demain. »

Depuis plusieurs décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « crise mondiale de l’eau ». Un terme désormais jugé inadapté par les auteurs du rapport. « Le mot crise suggère un phénomène temporaire, un choc suivi d’un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu », souligne M. Madani.

Un capital naturel entamé

Le rapport introduit la notion de « faillite hydrique », définie comme un état durable dans lequel l’usage et la pollution de l’eau dépassent les apports renouvelables, tandis que le capital naturel – nappes phréatiques, rivières, glaciers, sols et zones humides – est dégradé de façon irréversible ou à un coût prohibitif.

À l’image d’un bilan comptable, l’humanité n’a pas seulement consommé son « revenu hydrologique », mais a commencé à entamer ses « économies ». Plus de la moitié des grands lacs mondiaux ont vu leur niveau baisser depuis les années 1990, 70 % des grands aquifères présentent une diminution de long terme, et 410 millions d’hectares de zones humides ont disparu depuis 1970. La perte annuelle de services écosystémiques est estimée à 5 100 milliards de dollars.

« Dans de nombreux endroits, ces économies ne se reconstituent pas à l’échelle d’une vie humaine », avertit M. Madani. « Ce rapport n’est pas un avertissement sur un futur que nous pourrions encore éviter partout. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible. », déplore-t-il. 

Passer d’une logique de crise à une logique de faillite

La faillite hydrique n’est ni uniforme ni universelle. Elle se mesure bassin par bassin. Mais suffisamment de systèmes critiques ont basculé pour transformer le paysage du risque mondial, à travers les marchés alimentaires, les chaînes d’approvisionnement, les migrations et les dépendances géopolitiques.

Près de trois quarts de l’humanité vivent dans des pays considérés comme « hydriquement précaires ». Plus de 4 milliards de personnes connaissent une pénurie sévère au moins un mois par an, et la moitié de la production alimentaire mondiale provient de régions où les stocks d’eau diminuent ou deviennent instables.

Face à ce constat, le rapport appelle à abandonner la gestion par l’urgence – fondée sur des réponses ponctuelles et des promesses irréalistes – au profit d’une « gestion de faillite ».

« En finance, la faillite n’est pas la fin de l’action. C’est le début d’un plan structuré : on arrête l’hémorragie, on protège les services essentiels, on restructure des droits devenus intenables », explique Kaveh Madani. « En matière d’eau, la logique est la même. »

Cela implique notamment de reconnaître les pertes irréversibles, de protéger ce qui subsiste du capital naturel et de découpler la croissance économique de l’augmentation continue des prélèvements d’eau.

Enjeu social et politique

La faillite hydrique est aussi un enjeu de justice sociale et de sécurité. Les coûts de la surexploitation pèsent en priorité sur les petits agriculteurs, les peuples autochtones et les populations urbaines pauvres, tandis que les bénéfices ont souvent été captés par les acteurs les plus puissants.

« Si nous continuons à traiter ces échecs comme des crises temporaires, nous approfondirons les dégâts écologiques et alimenterons les conflits sociaux », avertit le directeur de l’institut.

Les prochaines conférences des Nations unies sur l’eau, prévues en 2026 et 2028, la fin de la Décennie de l’eau et l’échéance 2030 des objectifs de développement durable constituent, selon le rapport, une fenêtre critique pour « réinitialiser l’agenda mondial de l’eau ».

« Notre message n’est pas le désespoir, mais la clarté, conclut Kaveh Madani. Plus tôt nous regarderons le vrai bilan en face, plus nous aurons d’options. Plus nous attendrons, plus le déficit deviendra irréversible. »

F. Togola 

26 janvier 2026 0 comments
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