Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mardi,21 avril , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Alousséni Sanou
ActuÉconomie

Avec plus de 915 milliards de FCFA collectés, la douane s’impose comme pilier financier du Mali

by Sahel Tribune 28 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Avec plus de 915 milliards de francs CFA de recettes collectées en 2025, l’Administration des douanes maliennes a dépassé ses prévisions budgétaires. Un résultat significatif pour un État confronté à de lourdes contraintes sécuritaires et financières.

À Bamako, la Journée internationale des douanes (JID) 2026 a été l’occasion pour les autorités maliennes de mettre en avant un acteur central mais souvent discret des finances publiques : l’Administration des douanes. Réunis au siège de la Direction générale des douanes, à Samanko II, responsables politiques et cadres de l’institution ont dressé le bilan d’une année 2025 marquée par une performance budgétaire supérieure aux attentes.

Selon les chiffres communiqués par la Direction générale des douanes, les recettes encaissées au 31 décembre 2025 se sont élevées à 915,738 milliards de francs CFA, alors que la loi de finances tablait sur 876 milliards. Soit un taux de réalisation de 104,5 % et un excédent de près de 40 milliards de francs CFA, dans un contexte économique et sécuritaire tendu.

Objectif 2026 : 975 milliards de francs CFA

Ces recettes douanières constituent une part essentielle des ressources propres de l’État malien, à un moment où l’accès aux financements extérieurs reste limité et où les dépenses sécuritaires absorbent une part croissante du budget national. Dans le détail, les produits pétroliers ont généré 303,054 milliards de francs CFA, tandis que les produits non pétroliers ont rapporté 612,534 milliards, confirmant la diversification relative de l’assiette douanière.

Présent à la cérémonie, le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, a souligné le rôle central de la douane dans la mobilisation des ressources internes, rappelant que la souveraineté financière du pays repose en grande partie sur la capacité de l’administration fiscale et douanière à sécuriser les recettes.

Pour l’exercice 2026, l’objectif assigné à la douane est fixé à 975 milliards de francs CFA, soit une hausse significative par rapport à l’année précédente. Le directeur général des douanes, l’inspecteur général Cheickna Amala Diallo, s’est montré confiant quant à la capacité de ses services à atteindre ce nouveau seuil, misant sur la poursuite des réformes internes, le renforcement du renseignement douanier et la coopération avec les partenaires institutionnels.

Cette trajectoire ascendante intervient toutefois dans un environnement marqué par la persistance de la fraude, des trafics transfrontaliers et de l’insécurité dans plusieurs zones du pays, qui compliquent le contrôle des flux commerciaux.

Fraude et sécurité : un impact indirect sur les recettes

Au-delà de la collecte des droits et taxes, l’administration douanière joue un rôle clé dans la lutte contre les trafics illicites, dont les effets pèsent également sur les finances publiques. En 2025, les services douaniers ont saisi près de deux tonnes de drogues, plus de 626 000 comprimés de produits pharmaceutiques illicites, ainsi que du matériel militaire et des explosifs.

Ces opérations, si elles relèvent d’abord de la sécurité nationale et de la santé publique, contribuent aussi à réduire les pertes fiscales liées à l’économie informelle et aux circuits clandestins, un enjeu majeur pour un État en quête de ressources stables.

Si les résultats présentés traduisent une montée en puissance de l’administration douanière, les autorités ont insisté sur la nécessité de préserver les principes de probité et de discipline, dans un secteur historiquement exposé aux risques de corruption. La reconnaissance accordée à certains agents et partenaires, à travers la remise de certificats de l’Organisation mondiale des douanes, s’inscrit dans cette volonté de valoriser une culture de performance encadrée.

Dans un Mali confronté à des arbitrages budgétaires permanents, la douane apparaît plus que jamais comme un rouage essentiel de la stabilité financière de l’État, appelée à concilier exigence de rendement, contraintes sécuritaires et impératifs de gouvernance.

A.D

28 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Enfant et intelligence articielle
ActuSahel Tech.

Intelligence artificielle : l’ONU alerte sur une menace mondiale pour les droits de l’enfant

by Chiencoro 28 janvier 2026
written by Chiencoro 5 minutes read

Dans une déclaration commune publiée le 19 janvier 2026, plusieurs agences des Nations unies alertent sur les risques croissants de l’intelligence artificielle pour les droits de l’enfant. Manque de formation, cadres juridiques insuffisants et vulnérabilité accrue des pays du Sud : l’ONU appelle les États à une gouvernance urgente de ces technologies afin d’éviter que l’innovation numérique ne devienne un nouveau facteur d’inégalités et de violations des droits fondamentaux.

Début 2026, plusieurs agences des Nations unies engagées dans la protection de l’enfance ont rendu publique une Déclaration commune sur l’intelligence artificielle et les droits de l’enfant, publiée le 19 janvier. Le texte, sans détour, souligne une inquiétude centrale : la société mondiale ne dispose ni des compétences, ni des cadres juridiques, ni des outils institutionnels suffisants pour protéger les enfants face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle.

Ce document intervient dans un contexte d’accélération technologique où les systèmes d’IA s’imposent dans l’éducation, la santé, la sécurité et les loisirs numériques. Or, selon l’ONU, cette diffusion rapide s’opère sans que les droits fondamentaux des mineurs soient pleinement intégrés aux stratégies nationales de transformation numérique.

Une fracture de connaissances à tous les niveaux

La déclaration met d’abord en lumière un déficit massif de compréhension de l’IA. Enfants, enseignants, parents et professionnels de la protection de l’enfance manquent d’informations claires sur le fonctionnement des algorithmes et leurs effets.

Ce manque de culture numérique rend difficile l’identification des dangers : exploitation des données personnelles, surveillance automatisée, orientation scolaire algorithmique, exposition à des contenus générés artificiellement ou encore manipulation comportementale.

Les agences onusiennes pointent également l’insuffisante préparation des décideurs publics. Les gouvernements, notamment dans les pays en développement, disposent rarement de compétences techniques leur permettant d’évaluer les impacts réels des systèmes d’IA sur les droits de l’enfant. La formation des cadres administratifs aux enjeux éthiques, juridiques et technologiques reste marginale.

Des risques structurels pour les droits fondamentaux

Contrairement aux menaces traditionnelles, les dangers liés à l’IA sont diffus et systémiques. Ils ne prennent pas toujours la forme d’abus visibles, mais s’inscrivent dans des mécanismes de tri, de classement et de prédiction.

Un algorithme peut, par exemple, influencer l’accès à l’éducation, orienter des politiques sociales ou renforcer des discriminations existantes sans qu’aucune responsabilité humaine claire ne soit identifiable. Pour l’ONU, cette automatisation des décisions crée une nouvelle zone grise juridique, où la protection de l’enfant devient difficile à garantir.

La déclaration souligne que l’enfant est souvent réduit à un simple « utilisateur » de technologies, alors qu’il devrait être reconnu comme un sujet de droits bénéficiant de garanties spécifiques.

L’Afrique face à une vulnérabilité accrue

Sur le continent africain, ces défis se posent avec une acuité particulière. La numérisation progresse rapidement, notamment à travers les plateformes éducatives, les services de téléphonie mobile et les réseaux sociaux. Mais cette modernisation se fait souvent sans cadre légal adapté à l’IA.

Dans plusieurs pays, la collecte de données sur les élèves, les patients mineurs ou les bénéficiaires de programmes sociaux s’effectue sans mécanismes robustes de protection. L’importation de technologies développées en Europe, en Asie ou en Amérique du Nord pose aussi la question de leur adéquation avec les contextes culturels, linguistiques et juridiques locaux.

Les experts redoutent une nouvelle forme de dépendance numérique, où les États africains utiliseraient des systèmes qu’ils ne maîtrisent ni techniquement ni politiquement.

L’ONU ne remet pas en cause le potentiel positif de l’intelligence artificielle. Dans l’éducation, elle peut faciliter l’apprentissage personnalisé ; dans la santé, améliorer le suivi médical ; dans l’administration, renforcer l’accès aux services publics.

Mais la déclaration insiste sur un principe fondamental : l’innovation technologique ne peut être neutre. Sans garde-fous, elle risque d’amplifier les inégalités sociales et de fragiliser les enfants les plus exposés – ceux issus de milieux pauvres, de zones rurales ou de contextes de conflit.

Le danger est d’autant plus grand que les enfants sont souvent des consommateurs précoces de technologies numériques, sans capacité critique suffisante pour comprendre les mécanismes qui les influencent.

Vers une gouvernance mondiale de l’IA centrée sur l’enfant

Face à ce constat, les agences onusiennes appellent à une transformation des politiques publiques. Elles recommandent notamment :

  • le développement de formations spécifiques pour les enseignants, parents et travailleurs sociaux ;
  • l’intégration systématique des droits de l’enfant dans les stratégies nationales sur l’IA ;
  • la mise en place d’évaluations d’impact avant le déploiement de technologies impliquant des mineurs ;
  • le renforcement de la coopération internationale.

L’objectif est de passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation. Il s’agit moins de corriger des abus que de concevoir dès l’origine des systèmes respectueux des droits humains.

Pour les Nations unies, l’intelligence artificielle n’est pas seulement une question technique, mais un enjeu politique, social et moral. La protection de l’enfant devient un indicateur de la capacité des sociétés à gouverner leurs technologies.

À l’heure où les États investissent massivement dans le numérique, la déclaration pose une question centrale : qui contrôle les algorithmes qui façonnent les parcours de vie des enfants ?

Sans réponse collective, l’IA pourrait devenir un facteur supplémentaire de vulnérabilité plutôt qu’un outil d’émancipation. Pour l’ONU, il reste une fenêtre d’action, mais elle se réduit à mesure que les technologies s’imposent dans le quotidien des plus jeunes.

Chiencoro Diarra 

28 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Vue arrière d’un agent de sécurité en uniforme patrouillant dans un immeuble commercial
A la UneAnalyses

Tribune. À Bamako, l’archipel invisible des veilleurs de nuit

by Mikailou Cissé 28 janvier 2026
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

À Bamako, la sécurité nocturne repose sur une armée discrète de veilleurs, vigiles et gardiens recrutés dans les marges du droit et de l’administration. Entre législation inachevée, précarité sociale et délégation tacite de missions régaliennes, cette économie invisible de la nuit révèle les recompositions profondes de l’ordre urbain et les limites de l’État face à l’extension de l’insécurité. Une analyse de Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire.

À la tombée du jour, Bamako bascule dans une autre organisation sociale. Lorsque la majorité des habitants se replient dans les concessions, un réseau discret prend le relais : vigiles privés, gardiens d’immeubles, sentinelles de quartier, agents de sociétés de sécurité. Leur présence est devenue indispensable au fonctionnement nocturne de la capitale malienne. Pourtant, ce secteur essentiel demeure largement informel, juridiquement fragile et socialement invisible.

Derrière l’image rassurante du veilleur posté à un portail ou arpentant une rue poussiéreuse se cache une économie de la sécurité peu documentée, à la frontière du public et du privé, où coexistent normes juridiques, pratiques coutumières et arrangements locaux.

Un cadre légal qui peine à structurer le terrain

Le Mali s’est pourtant doté, dès les années 1990, d’un dispositif juridique visant à encadrer les activités privées de sécurité. La loi n°96-020 du 21 février 1996 réglemente les entreprises de surveillance, de gardiennage, de transport de fonds et de protection des personnes. Elle est complétée par le décret n°96-064/P-RM du 29 février 1996 et renforcée par la loi n°2017-014 du 12 juin 2017, qui insiste sur la professionnalisation, le contrôle des sociétés et les exigences de cautionnement.

Ces textes posent des principes clairs : interdiction de se substituer aux forces de défense et de sécurité, limitation stricte de l’usage de la force, définition des missions autorisées, obligation de formation et de déclaration des agents.

Mais sur le terrain bamakois, la norme juridique se heurte à la réalité sociale. L’essentiel des veilleurs opère hors des circuits formels, recruté directement par des ménages, des commerçants ou des copropriétés, sans contrat écrit, sans assurance, sans cadre disciplinaire clair.

Une économie nocturne fondée sur la précarité

Dans les sociétés de gardiennage agréées, certains agents bénéficient d’un contrat de travail et d’horaires définis. Mais leurs rémunérations restent faibles au regard de la pénibilité du travail nocturne et de l’exposition au risque. Les heures supplémentaires sont rarement comptabilisées, les jours de repos aléatoires, les protections sociales quasi inexistantes.

Pour la majorité des veilleurs, l’emploi repose sur des accords verbaux. En cas d’accident, d’agression ou de litige, les recours sont limités. Les incidents sont souvent réglés à l’amiable, parfois avec l’appui informel de chefs de quartier ou de policiers de proximité. La justice formelle demeure distante, coûteuse et peu accessible.

Cette précarité est d’autant plus marquée que nombre de ces travailleurs sont des migrants internes, venus des zones rurales pour subvenir aux besoins de leurs familles ou financer une formation future. La nuit devient un espace de survie économique et de socialisation urbaine.

Une sécurité fondée sur la proximité plutôt que sur l’équipement

Dans les quartiers populaires, la sécurité repose moins sur les armes ou la technologie que sur la connaissance des lieux. Les sentinelles identifient les habitudes, reconnaissent les visages, repèrent les anomalies. Leur autorité ne vient pas d’un uniforme, mais d’une relation de confiance avec les habitants.

Les rémunérations prennent parfois la forme de dons quotidiens : quelques billets, de la nourriture, un appui ponctuel de la part des visiteurs. Car leur rémunération mensuelle tourne autour de 40 000 à 60 000 F CFA, une somme évolutive en fonction de l’ancienneté. Ce système hybride, ni totalement marchand ni totalement communautaire, transforme la sécurité en service social implicite.

Cette logique explique aussi la tolérance dont bénéficient certains veilleurs non déclarés. Ils occupent un vide laissé par l’insuffisance des effectifs policiers et par l’extension urbaine rapide de Bamako.

Devant des banques, les stations-service et les institutions sensibles, les agents sont intégrés dans des dispositifs plus structurés. Ils portent des uniformes, disposent parfois de moyens de communication et travaillent en coordination indirecte avec les forces publiques.

Dans ces espaces, la frontière entre sécurité privée et sécurité publique devient poreuse. Si la loi interdit toute substitution aux forces de l’État, la pratique quotidienne révèle une délégation tacite de certaines fonctions de surveillance.

Ce phénomène pose une question centrale : qui assure réellement la sécurité nocturne de la ville ? L’État, les sociétés privées ou les communautés locales ?

Vers une régulation nécessaire

Le maillage nocturne repose sur une chaîne d’alerte informelle : un veilleur prévient un voisin, qui contacte un responsable de quartier, avant d’alerter éventuellement la police. Ce circuit parallèle, fondé sur l’expérience et la rapidité, permet souvent de prévenir des cambriolages ou des agressions.

Ce système, bien que fragile, participe à la stabilité urbaine. Il produit de la dissuasion, du renseignement de proximité et une présence humaine continue dans l’espace public nocturne.

La multiplication des veilleurs de nuit traduit moins une dérive qu’une réponse sociale à l’insécurité et au chômage. Elle révèle l’émergence d’un secteur de sous-traitance diffuse de la sécurité, sans véritable politique publique d’intégration.

Sa régulation pourrait constituer un levier stratégique : formalisation des contrats, formation minimale des agents, reconnaissance juridique et intégration dans des dispositifs locaux de prévention. À défaut, ce secteur continuera de fonctionner dans une zone grise, exposée aux abus, aux dérives et aux récupérations.

Quand la nuit devient un miroir des fragilités de l’État

À Bamako, la nuit tient grâce à ceux qui veillent sans bruit. Mais cette réalité met en lumière une fragilité plus large : l’incapacité partielle de l’État à assurer seul la sécurité urbaine et à structurer un secteur devenu indispensable.

Les veilleurs de nuit ne sont pas seulement des gardiens de portails. Ils sont les acteurs d’un compromis social entre insécurité, pauvreté et solidarité locale. Leur invisibilité institutionnelle contraste avec leur centralité fonctionnelle.

Dans l’ombre des rues mal éclairées, ils incarnent une vérité politique : la sécurité n’est plus uniquement une affaire d’uniformes, mais un système composite où se mêlent droit, nécessité et pratiques sociales.

Mikaïlou Cissé

28 janvier 2026 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Boubou
ActuÉconomie

Mali : l’affaire des équipements militaires relance la croisade anticorruption

by Chiencoro 27 janvier 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Au Mali, la réouverture du procès dit Paramount–Embraer marque une nouvelle étape dans la volonté affichée des autorités de transition de faire de la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux un axe central de la refondation de l’État. 

Le 26 janvier, le parquet a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre l’ancien Premier ministre Boubou Cissé et plusieurs ex-hauts responsables du régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, aujourd’hui en exil, poursuivis pour des faits liés à l’achat d’équipements militaires. Ces réquisitions visent également Mamadou Igor Diarra, ancien ministre de l’Économie et des Finances, Tiéman Hubert Coulibaly, ex-ministre de la Défense, et Babaly Bah, ancien dirigeant de la Banque malienne de solidarité (BMS). Tous sont accusés de « faux et usage de faux », « atteinte aux biens publics », « blanchiment de capitaux » et « complicité ».

Un dossier emblématique des dérives de l’ère IBK

Les faits remontent à 2015, dans un contexte de relance massive des dépenses militaires après l’adoption de la loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM). À l’époque, l’État malien attribue à la société sud-africaine Paramount LTD un contrat de 60 millions de dollars portant sur la fourniture de véhicules blindés, de pièces détachées et la réhabilitation d’avions militaires.

Mais très vite, ce marché suscite des soupçons de surfacturation et d’irrégularités procédurales. Les flux financiers transitent par la BMS, alors dirigée par Babaly Bah. Un audit mené après les coups d’État de 2020 et 2021 met au jour, selon la justice, plusieurs anomalies majeures. En juillet 2022, des mandats d’arrêt internationaux sont émis contre les principaux protagonistes.

Relancé le 22 décembre 2025, le procès est devenu l’un des symboles judiciaires de la rupture revendiquée par les autorités de transition avec les pratiques de l’ancien régime.

Une justice inscrite dans la nouvelle Constitution

Au-delà du cas Paramount, ce procès s’inscrit dans un cadre politique et juridique renouvelé. La Constitution adoptée le 22 juillet 2023 consacre explicitement la lutte contre la corruption, la délinquance financière et le blanchiment de capitaux comme des priorités de l’État. Le texte renforce les mécanismes de redevabilité des gouvernants, durcit les sanctions contre les atteintes aux biens publics et affirme l’indépendance de la justice dans le traitement des crimes économiques.

Dans les préambules de cette Constitution, l’Etat malien exprime ses intentions en matière de lutte contre la corruption en s’engageant « à entreprendre toutes actions nécessaires pour lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite et promouvoir la bonne gouvernance ». L’Article 35 est plus explicite. Il stipule : «  Aucune autorité publique ne peut, sous peine de sanctions, user des pouvoirs qu’elle tient de la Constitution ou de la loi pour commettre un détournement de ressources ou de biens publics à son profit ou à celui des détenteurs du pouvoir, des membres de leurs familles, d’organismes, ou de toutes autres personnes par favoritisme, corruption, concussion, trafic d’influence ou autres moyen. »

Pour les autorités de transition, il ne s’agit plus seulement de solder les comptes du passé, mais d’ériger un nouveau socle moral et institutionnel. La reprise du dossier Paramount–Embraer, longtemps bloqué, est la preuve d’une volonté politique de « tolérance zéro » face aux détournements de fonds publics, en particulier dans un secteur aussi sensible que la défense.

Dans un pays confronté à une guerre prolongée contre les groupes armés, l’affaire prend une dimension hautement symbolique. Elle rappelle que les ressources destinées aux Forces armées maliennes (Fama) auraient pu être détournées au moment même où l’État luttait pour sa survie territoriale. Dans un Mali fragilisé par une décennie de crises politiques et sécuritaires, la lutte contre la corruption est désormais une condition sine qua non de la souveraineté retrouvée.

Chiencoro Diarra 

27 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Victoire de Mahamat Idriss Déby à la présidentielle au Tchad
ActuPolitique

La France tente de renouer avec le Tchad après son recul stratégique en Afrique

by Sahel Tribune 27 janvier 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Un peu plus d’un an après la rupture brutale de l’accord de défense entre Paris et N’Djamena, la France et le Tchad esquissent un rapprochement. Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, est attendu à l’Élysée le 29 janvier, à l’invitation de son homologue français, Emmanuel Macron. Une rencontre hautement symbolique dans un contexte où Paris multiplie les gestes diplomatiques pour restaurer son influence sur le continent africain, après avoir été contraint de retirer ses forces de plusieurs pays du Sahel.

Lundi 26 janvier, le chef de l’État tchadien a reçu à N’Djamena l’ambassadeur de France, Éric Gerard. Selon un communiqué de la présidence tchadienne, les échanges ont porté sur « l’avenir de la coopération bilatérale appelée à se renouveler et à se redynamiser, en s’adaptant aux enjeux actuels ». L’entretien est décrit comme « dense », placé sous le signe du dialogue et de la concertation.

Le diplomate français a transmis un message verbal d’Emmanuel Macron invitant Mahamat Idriss Déby à effectuer une visite officielle à Paris. Une invitation acceptée par le président tchadien, interprétée par les autorités comme « un signal fort de la volonté partagée de consolider et de moderniser les relations » entre les deux pays.

Une relation rompue sur fond de rejet de la présence française

Ce rapprochement intervient quelques mois après une rupture retentissante. Fin novembre 2024, le Tchad avait mis un terme de manière unilatérale à son accord de défense avec la France, entraînant le départ précipité des forces françaises stationnées dans le pays. Cette décision s’inscrivait dans une dynamique régionale plus large de remise en cause de la présence militaire française en Afrique, après les retraits successifs du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Longtemps considéré comme l’un des piliers du dispositif militaire français en Afrique centrale et sahélienne, le Tchad avait rompu avec une tradition de coopération sécuritaire vieille de plusieurs décennies. À N’Djamena comme ailleurs, la souveraineté nationale et la diversification des partenariats militaires avaient été mises en avant pour justifier cette décision.

Paris en quête d’un nouveau récit africain

La visite annoncée de Mahamat Idriss Déby s’inscrit dans une stratégie plus large de réajustement diplomatique de la France sur le continent. Après l’échec de son dispositif antiterroriste au Sahel et la montée des discours hostiles à son influence, Paris tente désormais de privilégier une approche politique et économique, fondée sur le dialogue et la refondation des partenariats.

Le ton employé par les deux capitales illustre cette inflexion. La coopération est désormais présentée comme devant être « modernisée » et « adaptée aux enjeux actuels », une formulation qui marque la volonté de rompre avec les schémas sécuritaires hérités de l’ère postcoloniale.

Un test pour la nouvelle diplomatie française

Reste à savoir si ce réchauffement se traduira par des accords concrets. Les contours d’une éventuelle reprise de la coopération militaire demeurent flous, tout comme les secteurs prioritaires de ce rapprochement : sécurité, économie, formation ou diplomatie régionale.

Pour Paris, la rencontre du 29 janvier constitue un test majeur de sa capacité à rétablir un dialogue politique avec des partenaires africains qui, ces dernières années, ont pris leurs distances. Pour N’Djamena, elle offre l’occasion de redéfinir les termes d’une relation longtemps asymétrique, dans un contexte régional profondément transformé.

Ce tête-à-tête entre Emmanuel Macron et Mahamat Idriss Déby —celui là même à cause duquel la France a été accusée d’appliquer une politique de deux poids deux mesures dans ses relations avec ses partenaires africains — pourrait ainsi marquer l’un des premiers jalons d’une nouvelle phase des relations franco-africaines, fondée moins sur la présence militaire que sur une tentative de reconquête politique et symbolique d’un espace diplomatique largement perdu.

A.D

27 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ministre de l'Economie et des FInances
A la UneLes démystificateurs du Sahel

Monnaie commune de l’AES : quand la désinformation révèle une aspiration populaire

by Fousseni TOGOLA 27 janvier 2026
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

La diffusion d’un faux communiqué annonçant la création imminente d’une monnaie commune au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) a mis en lumière la montée en puissance de la désinformation dans un contexte politique et monétaire hautement sensible. Derrière ces intox répétées se dessinent à la fois une forte aspiration populaire à la sortie du franc CFA et une instrumentalisation informationnelle susceptible de fragiliser les équilibres régionaux, notamment avec l’UEMOA.

Le 23 décembre 2025, alors que se tenait à Bamako la clôture de la deuxième session du collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), un document présenté comme un communiqué finale de la session de la Confédération annonçait la création imminente d’une monnaie commune baptisée « Sahel ». Le texte, abondamment relayé sur les réseaux sociaux, portait de fausses signatures et des symboles institutionnels détournés. La présidence malienne a dénoncé une manipulation informationnelle.

Un mois plus tard, le lundi 26 janvier, la même information réapparait sur les réseaux sociaux annonçant la feuille de route pour la création d’une monnaie commune AES. Cette déclaration attribuée au ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ne donnait aucune précision du contexte de la déclaration ni quand est-ce qu’elle fut faite. Le ministère malien de l’Économie et des Finances publie ce mardi 27 janvier un démenti formel : aucune décision n’avait été prise concernant la mise en circulation d’une monnaie unique et aucun calendrier opérationnel n’existait. 

Une rumeur qui prospère sur une attente réelle

Si ces fausses annonces rencontrent un tel écho, c’est qu’elles s’inscrivent dans une dynamique politique et sociale profonde. Depuis leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger affichent leur volonté de refonder leur souveraineté économique. La question monétaire, longtemps symbolisée par le franc CFA, cristallise cette aspiration.

Dans l’espace public sahélien, la création d’une monnaie propre est devenue un marqueur de rupture avec l’ordre économique hérité de la période postcoloniale. La circulation régulière de fausses informations traduit ainsi moins une simple manipulation qu’une projection des désirs populaires sur un futur institutionnel encore incertain. Car les autorités étatiques n’ont encore fait aucune déclaration officielle traduisant cette volonté de rupture avec le FCFA, considéré comme une monnaie coloniale, qui ne permettrait pas la développement ou la souveraineté de ses Etats membres. 

La désinformation comme révélateur d’intérêts contradictoires

La désinformation traduit souvent des volontés inassouvies ou des stratégies d’influence. Dans le cas de l’AES, elle peut servir des intérêts multiples : militants souverainistes impatients, acteurs économiques spéculatifs, ou encore réseaux cherchant à semer la confusion diplomatique entre l’AES et l’UEMOA.

Cette dynamique est d’autant plus sensible que les trois pays ont quitté la CEDEAO mais demeurent liés aux mécanismes monétaires régionaux. Une fausse annonce de monnaie commune pourrait ainsi nourrir des tensions inutiles avec l’UEMOA et fragiliser des relations déjà recomposées.

L’information, nouveau champ de bataille stratégique

La multiplication de ces intox s’inscrit dans un phénomène plus large : l’usage croissant de la désinformation comme instrument de puissance. Désormais, les États ne se livrent plus seulement une compétition militaire ou diplomatique, mais aussi informationnelle.

Dans un Sahel marqué par la fragilité institutionnelle et la polarisation politique, la désinformation devient une menace directe pour la stabilité. Elle peut susciter des attentes irréalistes, alimenter la défiance envers les autorités ou provoquer des malentendus régionaux.

Face à ce constat, les autorités de l’AES sont appelées à renforcer leur dispositif de veille informationnelle. La lutte contre la désinformation doit être intégrée aux stratégies de sécurité nationale, au même titre que la lutte antiterroriste.

Investir dans la communication institutionnelle, la transparence décisionnelle et l’éducation aux médias apparaît désormais comme une nécessité stratégique. Car dans un contexte de recomposition géopolitique, la bataille des récits peut peser autant que celle des armes.

F. Togola 

27 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
BAMEX
A la UneSécurité

Armées de l’AES : ce que révèle – et ce que masque – le classement Global Firepower 2026

by Sahel Tribune 27 janvier 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le classement 2026 des armées africaines les plus puissantes établi par Global Firepower place le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans des positions intermédiaires du continent. Fondé sur un indice composite reposant sur une soixantaine de critères, cet outil de comparaison met en lumière certaines tendances capacitaires, mais soulève aussi des interrogations quant à sa capacité à rendre compte de la transformation rapide des forces armées des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). 

Depuis 2006, Global Firepower publie un classement annuel des armées mondiales reposant sur un indice dit PowerIndex. Celui-ci agrège près de soixante critères, parmi lesquels figurent les effectifs militaires, les équipements terrestres, aériens et navals, les infrastructures, la logistique, ainsi que les budgets de défense.

Les pondérations exactes de ces critères ne sont pas rendues publiques, ce qui limite la transparence méthodologique de l’outil. Le classement reste néanmoins l’un des rares instruments comparatifs disponibles à l’échelle internationale pour apprécier l’évolution des capacités militaires des États.

La position des pays de l’AES dans le classement 2026

Dans l’édition 2026, dans la partie consacrée aux armées africaines, les pays membres de l’Alliance des États du Sahel occupent les rangs suivants : Mali : 17ᵉ rang africain, Niger : 26ᵉ rang africain (PowerIndex : 2,6867), Burkina Faso : 30ᵉ rang africain (PowerIndex : 2,9213)

Ils se situent ainsi derrière des armées disposant de structures plus anciennes et de budgets plus élevés, telles que l’Égypte, l’Algérie, le Nigeria ou l’Afrique du Sud, mais devant certains pays d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire (pour le Mali) et le Sénégal ( pour le Niger et le Mali). Le Burkina Faso arrive aussi derrière ses voisins sénégalais et ivoiriens. 

Ces positions traduisent un différentiel important en matière de capacités conventionnelles lourdes (aviation de combat, blindés, marine, logistique stratégique).

Des critères adaptés aux armées conventionnelles

L’architecture du Global Firepower Index privilégie des indicateurs quantifiables : nombre d’avions, de chars, de navires, effectifs formels, volume budgétaire. Ce choix méthodologique favorise mécaniquement les armées organisées selon des modèles conventionnels classiques.

Or, les armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger sont engagées depuis plusieurs années dans une guerre asymétrique contre des groupes armés non étatiques. Leurs priorités capacitaires concernent davantage : la mobilité terrestre, le renseignement, la surveillance par drones, les forces spéciales, la coordination avec les populations locales.

Ces dimensions, difficiles à quantifier, sont peu visibles dans un indice centré sur les inventaires matériels.

L’accès aux données, un facteur déterminant

La fiabilité d’un classement repose en grande partie aussi sur l’accessibilité des données nationales. Or, depuis la reconfiguration diplomatique et sécuritaire des pays de l’AES, une part croissante des informations relatives aux équipements, aux partenariats militaires et aux capacités opérationnelles relève du secret défense.

Cette opacité relative peut introduire un biais statistique : les données utilisées par Global Firepower reposent principalement sur des sources ouvertes (rapports publics, annonces officielles, bases de données internationales), qui ne reflètent pas nécessairement l’ensemble des capacités réelles.

Dans ce contexte, les armées de l’AES apparaissent dans le classement à partir d’informations partielles, ce qui peut conduire à une sous-estimation de certaines évolutions récentes. 

Entre outil comparatif et construction de perception

Depuis 2021, les trois pays ont augmenté leurs budgets de défense et engagé des réformes structurelles en faisant de la sécurité leur priorité numéro 1: recrutement accru, diversification des partenaires militaires, modernisation partielle des équipements, montée en compétence opérationnelle.

Ces transformations s’inscrivent dans une dynamique régionale de réorganisation sécuritaire, mais leur traduction statistique reste lente et inégale dans les classements internationaux.

Le Global Firepower Index offre ainsi une photographie statique, tandis que la situation des armées sahéliennes relève davantage d’un processus en cours de recomposition. 

Au-delà de sa fonction descriptive, le classement participe à la construction de représentations internationales de la puissance militaire. En situant les armées de l’AES dans le milieu ou le bas du tableau africain, il tend à renforcer l’image d’États militairement dépendants ou fragiles.

Or, la puissance militaire ne se réduit pas aux volumes d’armement. Elle inclut également : la capacité d’adaptation doctrinale, la résilience institutionnelle, l’ancrage social de l’armée, la maîtrise du terrain. Ces éléments restent largement hors champ des indicateurs quantitatifs.

Les limites d’un indicateur global

Le classement Global Firepower demeure un outil de comparaison utile pour observer les écarts capacitaires entre États. Toutefois, appliqué aux pays de l’AES, il montre ses limites : insuffisante prise en compte des conflits asymétriques, dépendance aux données ouvertes, faible intégration des dynamiques politiques et sociales de la guerre.

Il ne peut donc être interprété comme une mesure exhaustive de la puissance réelle des armées sahéliennes, mais comme un indicateur partiel, à croiser avec des analyses qualitatives du terrain.

A.D

27 janvier 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

FEMAFOOT : Mahazou dit Baba Cisset prend officiellement ses fonctions  
INPS Tombouctou : la direction régionale fait le bilan du premier trimestre
Gao : la restauration du tombeau des Askia marque une étape pour le patrimoine...

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close