Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
lundi,18 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Ministre de l'Economie et des FInances
ActuÉconomie

Mali : 2,8 milliards FCFA d’achats publics prévus chaque année pour les produits « Made in Mali »

by Sidi Modibo Coulibaly 23 février 2026
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Dans un contexte de forte dépendance aux importations, le Mali engage un virage stratégique en faveur du « consommer local ». À travers une circulaire du ministre de l’Économie et des Finances Alousséni Sanou, chaque département ministériel devra consacrer 100 millions de FCFA par an à l’achat de produits nationaux, soit près de 2,8 milliards FCFA injectés dans l’économie locale pour soutenir les entreprises et renforcer la souveraineté économique au sein de l’espace UEMOA.

Le Mali est le premier pays importateur de produits manufacturés dans l’espace UEMOA. Cette situation n’augure pas de lendemains favorables pour les producteurs locaux ni pour l’économie nationale. Pour inverser la tendance, le gouvernement multiplie les initiatives visant à valoriser la production locale. La dernière en date prévoit l’inscription de 100 millions de FCFA dans le budget annuel de chaque département ministériel pour l’achat de produits « Made in Mali ».

Produits locaux concernés

En effet, c’est à travers la lettre-circulaire n°0313/SG-MEF du 13 février 2026, adressée à l’ensemble des ministres, que l’information a été rendue publique. Dans ce document, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, demande aux membres du gouvernement de privilégier les produits locaux dans leurs commandes publiques.

Alousséni Sanou précise que chaque département ministériel devra consacrer 100 millions de FCFA à cet objectif. Cette lettre-circulaire s’inscrit dans le cadre de l’application du décret orientant la commande publique vers les petites et moyennes entreprises de droit malien et les productions nationales. Elle fait également suite aux conclusions de la réunion tenue le 11 février 2026 au ministère de l’Économie et des Finances.

Cette réunion a permis d’identifier les produits locaux concernés par la commande publique. Il s’agit notamment de l’équipement des cabinets ministériels en meubles fabriqués localement ainsi qu’en éléments décoratifs (rideaux, tableaux, etc.) ; de l’approvisionnement en produits alimentaires issus des productions nationales (thé, jus de fruits, boissons naturelles, etc.) ; de l’approvisionnement en produits sanitaires de fabrication nationale (savons solides, liquides et en poudre, détergents, papiers hygiéniques, etc.).

Des mesures pour renforcer la souveraineté économique

Parmi les fortes recommandations des Assises nationales de la Refondation figure le renforcement de la souveraineté économique par une valorisation accrue du secteur privé national. La promotion des produits « Made in Mali » devrait ainsi améliorer les revenus des producteurs et dynamiser l’économie nationale grâce à la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

En s’engageant à valoriser la production nationale, le gouvernement entend promouvoir le « consommer local » en donnant l’exemple. Avec une mobilisation annuelle de 100 millions FCFA par département ministériel — soit 28 départements — ce sont 2,8 milliards FCFA qui devraient être injectés dans la production nationale.

Il convient de rappeler que la valorisation des produits « Made in Mali » constitue une stratégie clé pour l’économie locale, articulée autour de la transformation sur place, de la labellisation de 51 produits phares et de la tenue du Mois du consommer local en octobre de chaque année. Cette démarche vise à renforcer la souveraineté économique et à créer des emplois.

La balle est désormais dans le camp des producteurs nationaux, appelés à être à la hauteur des attentes, afin que cette initiative puisse s’étendre à l’ensemble des institutions de la République.

SMC

23 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Rues animées de la ville africaine. Hub de transport.
A la UneÉconomie

Marchés, travail, consommation : pourquoi 2050 sera l’année charnière du Sud global

by Chiencoro 23 février 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

Face à l’explosion démographique dans les pays en développement, la création massive d’emplois apparaît comme l’un des défis déterminants du XXIᵉ siècle; selon une analyse publiée initialement par Bloomberg et reprise par la banque mondiale. Entre opportunité économique mondiale et risque d’instabilité, experts et institutions alertent sur l’urgence d’investir dès aujourd’hui pour transformer cette transition en moteur de croissance durable.

Le monde avance sur deux registres simultanés. D’un côté, les chocs rapides — conflits, innovations technologiques, crises financières — captent l’attention médiatique et politique. De l’autre, des forces profondes, lentes mais irréversibles, façonnent l’avenir : évolution démographique, raréfaction des ressources, transformations économiques globales. Ces dynamiques de fond, moins visibles, déterminent pourtant les équilibres du XXIᵉ siècle.

Parmi elles, la poussée démographique dans les pays en développement constitue l’un des phénomènes les plus déterminants. Selon les estimations évoquées lors de rencontres économiques internationales, environ 1,2 milliard de jeunes atteindront l’âge de travailler dans ces États d’ici dix à quinze ans. Or les économies concernées ne devraient créer qu’environ 400 millions d’emplois sur la même période. Le déséquilibre est colossal.

Un défi économique… et sécuritaire

Le déficit d’emplois n’est pas seulement une question sociale ou de développement. Il s’impose désormais comme un enjeu stratégique global. Sans perspectives professionnelles, une jeunesse nombreuse peut alimenter migrations irrégulières, tensions sociales ou instabilité politique.

Lors du dernier Forum économique mondial à Davos, cet enjeu a pourtant été rapidement éclipsé par l’actualité immédiate. Un risque que certains experts jugent préoccupant, alors que d’autres rendez-vous internationaux majeurs — G7, G20 ou conférences de sécurité — devraient, selon eux, replacer la question de l’emploi au centre des priorités.

Face à ce défi, le Groupe de la Banque mondiale défend une stratégie structurée autour de trois axes. Le premier consiste à bâtir des infrastructures solides — énergie, transports, santé, éducation — sans lesquelles aucun tissu économique durable ne peut émerger. L’accent est particulièrement mis sur le capital humain.

À Bhubaneswar, en Inde, un centre de formation soutenu par des partenariats publics-privés forme chaque année près de 38 000 personnes dans des domaines techniques. La quasi-totalité des diplômés trouvent ensuite un emploi ou lancent leur activité, preuve que l’adéquation entre formation et marché du travail demeure déterminante.

Libérer l’initiative privée

Le second pilier repose sur la création d’un environnement favorable à l’entreprise. Des règles claires, une réglementation stable et une justice prévisible constituent les fondations indispensables pour attirer les investissements. Les emplois naissent d’abord de l’initiative entrepreneuriale, en particulier celle des micro-, petites et moyennes entreprises, principales pourvoyeuses de travail dans les économies émergentes.

Le troisième levier vise justement à aider ces entreprises à grandir. Instruments financiers, garanties contre les risques politiques, prises de participation. Ces outils permettent de canaliser les capitaux vers les acteurs locaux. Un exemple récent illustre cette approche.  Une garantie soutenant Banco do Brasil a mobilisé près de 700 millions de dollars de financements accessibles aux petites entreprises, notamment agricoles.

Les analyses convergent vers cinq domaines capables de générer massivement des postes : infrastructures et énergie, agroalimentaire, soins de santé primaires, tourisme et industrie manufacturière à valeur ajoutée. Ces secteurs présentent un potentiel d’absorption de main-d’œuvre élevé et contribuent simultanément à la croissance intérieure.

À l’horizon 2050, plus de 85 % de la population mondiale devrait vivre dans des pays en développement. Cette évolution représente la plus grande expansion de la main-d’œuvre jamais observée, mais aussi l’essor du plus vaste marché de consommateurs de l’histoire.

Un intérêt partagé entre Nord et Sud

Les bénéfices d’une telle dynamique ne concerneraient pas seulement les économies émergentes. Des marchés en croissance deviennent des partenaires commerciaux plus solides, renforcent les chaînes d’approvisionnement mondiales et réduisent les pressions migratoires. Les pays industrialisés ont donc, eux aussi, intérêt à soutenir la création d’emplois ailleurs.

Pour le secteur privé international, l’enjeu est colossal : une population jeune signifie une demande accrue en énergie, infrastructures, alimentation, santé ou logements. Le véritable obstacle n’est pas l’absence d’opportunités, mais le risque — réel ou perçu — associé à ces marchés. C’est précisément là que les institutions de développement jouent un rôle catalyseur.

L’alternative est d’investir maintenant pour transformer cette transition démographique en moteur de prospérité, ou attendre que ses effets négatifs se manifestent sous forme de crises successives. Les grandes mutations historiques ne surgissent pas toujours dans le fracas ; elles avancent souvent à bas bruit.

Ignorer ces forces lentes reviendrait à se focaliser sur l’étincelle tout en négligeant l’incendie qui couve. Comme le rappelait une analyse publiée initialement par Bloomberg, la question n’est plus de savoir si ces tendances façonneront l’avenir, mais si le monde choisira d’en faire une opportunité… ou une menace.

Chiencoro Diarra 

23 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Dinosaure
A la UneEnquête

Une découverte qui pourrait faire du Niger un futur pôle paléontologique africain

by Sahel Tribune 22 février 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans le nord du Niger, une équipe internationale de chercheurs a identifié une nouvelle espèce de dinosaure géant vieux de 95 millions d’années. Cette découverte révèle un prédateur amphibie inédit et confirme le rôle central du Sahara dans la compréhension de l’histoire du vivant. Publiée dans la revue Science, cette découverte menée notamment par le paléontologue Paul Sereno de l’Université de Chicago pourrait renforcer l’ambition du pays de devenir un pôle scientifique majeur en Afrique.

Dans les profondeurs du Sahara nigérien, une équipe internationale de paléontologues dirigée par Paul Sereno a mis au jour une nouvelle espèce de dinosaure géant mangeur de poissons, baptisée Spinosaurus mirabilis. Publiée dans la prestigieuse revue Science, cette découverte — la première nouvelle espèce de spinosauridé identifiée depuis plus d’un siècle — éclaire d’un jour nouveau l’évolution de ces prédateurs et confirme l’importance scientifique du Niger dans la recherche paléontologique mondiale.

Une découverte née au cœur du Sahara

Tout commence en 2019, lorsque les chercheurs extraient d’un site isolé du désert un os massif en forme de crête. À l’époque, l’équipe ne mesure pas encore l’ampleur de la découverte.

Il faudra une nouvelle mission en 2022, la mise au jour d’autres fragments et la reconstitution numérique en 3D du crâne — réalisée grâce à un laboratoire alimenté par panneaux solaires en plein désert — pour confirmer qu’il s’agit d’une espèce inconnue.

« Cette découverte était si soudaine et étonnante, c’était vraiment émouvant », confie Paul Sereno, professeur à l’Université de Chicago, qui dirigeait une équipe d’une vingtaine de chercheurs.

Long d’environ douze mètres, Spinosaurus mirabilis était un redoutable prédateur piscivore. Son crâne présente des dents imbriquées formant un véritable piège pour capturer des poissons glissants — une adaptation que l’on retrouve chez d’autres grands prédateurs aquatiques fossiles.

Sa caractéristique la plus spectaculaire reste sa crête crânienne en forme de sabre, probablement recouverte de kératine colorée. Les chercheurs pensent qu’elle pouvait servir de signal visuel ou de marque de reconnaissance entre individus.

Selon Sereno, l’animal devait ressembler à un « héron de l’enfer », capable de se déplacer dans des eaux profondes tout en chassant dans des zones plus peu profondes.

Un Sahara autrefois verdoyant

Contrairement aux découvertes précédentes réalisées près d’anciens littoraux, ce nouveau site fossile se situe à plus de 1 000 kilomètres de toute côte marine. Les fossiles, retrouvés aux côtés de dinosaures à long cou dans des sédiments fluviaux, suggèrent un environnement forestier traversé de rivières.

Il y a 95 millions d’années, l’actuel désert du Sahara était donc une vaste plaine humide riche en biodiversité.

La découverte doit aussi beaucoup aux connaissances locales. L’équipe a été guidée dans le désert par un habitant touareg qui les a conduits vers un champ de fossiles après des heures de traversée dans les dunes.

Au total, Paul Sereno a extrait plus de 100 tonnes de fossiles au Sahara au cours de sa carrière, contribuant largement à faire du Niger un territoire majeur pour la compréhension de la préhistoire africaine.

Un héritage scientifique pour l’Afrique

De retour aux États-Unis, les fossiles ont été scannés et modélisés dans un laboratoire spécialisé avant d’être reconstruits avec l’aide de paléoartistes.

Des répliques du crâne et de la crête seront exposées au Chicago Children’s Museum afin de sensibiliser le public aux découvertes scientifiques.

Parallèlement, les chercheurs soulignent l’importance de valoriser ce patrimoine au Niger, notamment à travers des projets muséaux destinés à mettre en lumière l’histoire préhistorique du Sahara et ses anciennes cultures humaines.

Au-delà de la découverte spectaculaire, Spinosaurus mirabilis enrichit considérablement la compréhension de l’évolution des spinosauridés, l’un des groupes de dinosaures les plus fascinants.

Elle rappelle surtout que les déserts africains, loin d’être vides, conservent parmi les archives les plus précieuses de l’histoire de la vie sur Terre — et que le Niger demeure l’un des territoires clés pour les explorer.

Le Niger, futur pôle paléontologique ?

Le site de découverte est souvent qualifié de « cimetière de dinosaures » en raison de l’abondance exceptionnelle de fossiles qu’il recèle. Aucune nouvelle mission n’est prévue à court terme. Les scientifiques se consacrent désormais à l’étude détaillée des restes collectés, dont une partie devrait être présentée au public dans les prochaines années.

Les autorités du Niger ambitionnent en effet de valoriser ce patrimoine scientifique. Des projets de musées d’archéologie et de paléontologie sont à l’étude à Niamey et à Agadez, afin d’exposer ces découvertes et de renforcer l’attractivité culturelle et scientifique du pays.

Au-delà de la fascination qu’elle suscite, la découverte de Spinosaurus mirabilis rappelle que les déserts actuels abritent parfois les archives les plus riches de l’histoire de la vie sur Terre — et que nombre de leurs secrets restent encore enfouis sous le sable.

La rédaction 

22 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
FMI
ActuÉconomie

Endettement africain : qui sont les principaux débiteurs du continent auprès du FMI ?

by Chiencoro 22 février 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

L’encours mondial des crédits accordés par le Fonds monétaire international a légèrement reculé début 2026, reflet de remboursements ponctuels plus élevés que les nouveaux décaissements. Derrière cette variation technique se dessinent toutefois des disparités profondes entre États fortement endettés et pays encore dépendants des financements d’urgence.

Le montant total des crédits en cours accordés par le Fonds monétaire international (FMI) aux États membres a légèrement reculé entre le 31 janvier et le 20 février 2026, passant d’environ 119,69 milliards à 119,55 milliards de droits de tirage spéciaux (DTS), selon les dernières données publiées par l’institution. Une baisse marginale qui masque des situations nationales très contrastées et confirme la dépendance persistante de nombreux pays à l’aide financière internationale.

Sur la période observée, les remboursements totaux — près de 173 millions de DTS — ont dépassé les nouveaux décaissements, limités à un peu plus de 35 millions. Ce solde explique la contraction globale de l’encours. Mais cette évolution reste modeste à l’échelle du portefeuille du FMI et ne traduit pas un désendettement généralisé.

Certains pays ont poursuivi leurs remboursements, à l’image de l’Égypte, dont l’encours a diminué après un versement de plus de 119 millions de DTS, ou du Madagascar, qui a réduit sa dette de plus de 21 millions. D’autres, comme l’Albanie ou la Bosnie-Herzégovine, ont également allégé leur exposition grâce à des remboursements partiels.

Les grands débiteurs inchangés

À l’inverse, certains États ont vu leur endettement augmenter en raison de nouveaux versements. C’est notamment le cas du Cap-Vert et des Comores, bénéficiaires de financements additionnels.

Ces montants, bien que limités comparés à l’encours global, illustrent la poursuite du rôle de prêteur de dernier ressort du FMI auprès d’économies fragiles ou confrontées à des tensions budgétaires, climatiques ou sécuritaires.

Les principaux bénéficiaires de crédits restent toutefois les mêmes. L’Argentine demeure de loin le plus gros débiteur avec près de 41,8 milliards de DTS, suivie par l’Ukraine (plus de 10 milliards) et le Pakistan (plus de 7,3 milliards). Aucun de ces pays n’a enregistré de mouvement sur la période, signe que leurs programmes restent en phase d’exécution sans remboursements immédiats.

L’Afrique fortement représentée

Le continent africain figure parmi les régions les plus présentes dans le portefeuille du FMI. Des pays comme la Côte d’Ivoire, le Kenya ou le Ghana comptent chacun plusieurs milliards de DTS d’encours. D’autres affichent des montants plus modestes mais toujours significatifs au regard de la taille de leurs économies.

Le FMI précise que ces données font l’objet de révisions régulières et peuvent évoluer en fonction de transactions en cours de confirmation. Elles constituent néanmoins un baromètre clé de la dépendance financière mondiale et du recours persistant aux mécanismes multilatéraux de stabilisation.

Dans un contexte international marqué par la hausse des taux, les crises climatiques et les tensions géopolitiques, la trajectoire future de ces encours dépendra autant de la capacité des États à rembourser que de la volonté du Fonds de continuer à soutenir les économies vulnérables.

Chiencoro Diarra 

22 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Des avions de combats
A la UneActuSécurité

Sécurité : l’armée malienne intensifie ses frappes dans le centre et le nord

by Sahel Tribune 22 février 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Les Forces armées maliennes ont mené plusieurs frappes aériennes coordonnées dans différentes régions du pays les 20 et 21 février 2026. Dans une  annonce, l’Etat-major affirme la neutralisation de dizaines de combattants armés et la destruction de leur logistique, dans un contexte de pression militaire accrue contre les groupes armés terroristes.

Selon des communiqués officiels diffusés les 21 et 22 février, l’état-major des Forces armées maliennes affirme avoir mené une série d’opérations aériennes coordonnées dans plusieurs régions du pays, ayant abouti à la neutralisation de nombreux combattants armés et à la destruction de leur logistique. Ces annonces interviennent dans un contexte de pression militaire accrue sur les groupes terroristes opérant sur le territoire malien.

Des frappes coordonnées dans plusieurs régions

D’après l’armée, une mission de reconnaissance menée le 20 février dans le secteur de Yanfollila, dans la région de Bougouni, a permis d’identifier un groupe armé repéré près d’un cours d’eau entre Diarala et Gourouko. Des frappes ciblées ont alors été déclenchées, entraînant, selon le bilan provisoire communiqué, la neutralisation d’environ cinquante combattants et la destruction complète de leur matériel.

Le même jour, d’autres opérations aériennes ont été conduites au sud de Sounga-Marka, dans la région de Ségou. L’armée affirme y avoir localisé un groupe armé dissimulé sous un arbre avec plusieurs motos, avant de procéder à deux frappes successives. Le bilan évoque « au moins une dizaine de terroristes neutralisés » ainsi que la destruction de leur logistique.

Le 21 février, de nouvelles actions ont été signalées dans le secteur 2 de la région de Kidal, où une cible armée a été traitée avec succès au nord-est de la zone. Dans la même journée, une autre frappe menée au sud d’Attara a visé un groupe d’au moins cinq individus circulant en véhicule pick-up, détruit lors de l’opération.

Stratégie de pression

Parallèlement, au nord-est de Diafarabé, dans la région de Mopti, deux frappes successives ont permis de neutraliser huit combattants et de détruire un véhicule après qu’un premier bombardement eut ciblé un groupe retranché sous un arbre.

Dans ses déclarations, l’état-major met l’accent sur la vigilance permanente de ses unités et assure que les opérations de recherche et de neutralisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire.

Ces annonces illustrent la stratégie actuelle de l’armée malienne consistant à multiplier les frappes de précision, notamment aériennes, pour perturber les capacités logistiques et la mobilité des groupes armés, particulièrement actifs dans les régions du centre et du nord.

A.D

22 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Marche pacifique à Dakar
A la UneActuÉducation

Sénégal : la mort d’un étudiant à l’UCAD ravive le débat sur les violences policières

by Sahel Tribune 21 février 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le décès d’Abdoulaye Ba, 21 ans, survenu lors d’affrontements entre forces de l’ordre et étudiants à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, continue de susciter indignation, controverses et mobilisation citoyenne, tandis que l’enquête judiciaire tente d’établir les circonstances exactes du drame.

Le 9 février, des heurts éclatent sur les campus social et pédagogique de l’université dakaroise dans un climat de tension lié notamment aux conditions d’études et aux revendications sur les bourses. Gaz lacrymogènes, incendies de locaux et interventions policières marquent cette journée agitée.

Les premières conclusions médico-légales

Gravement blessé dans ce contexte, Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine, décède dans la soirée dans une structure médicale universitaire. Très vite, sa mort devient un symbole national des crispations entre pouvoir public et mouvement étudiant au Sénégal.

Le parquet de Dakar a confié les investigations à la police judiciaire afin d’établir les circonstances exactes du décès et d’identifier d’éventuelles responsabilités. Le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, affirme que l’enquête s’appuie sur témoignages, vidéosurveillance, auditions des forces de sécurité et autopsie.

Selon les premières conclusions médico-légales, l’étudiant serait mort des suites d’une chute du quatrième étage du pavillon F alors qu’un incendie s’était déclaré à proximité, selon les précisions des médias locaux. Le rapport évoque des traumatismes multiples et une hémorragie interne, sans confirmer à ce stade l’hypothèse d’un passage à tabac.

Sanctions administratives et colère étudiante

Cette explication peine toutefois à convaincre une partie de l’opinion, des organisations de défense des droits humains et de nombreux étudiants. Plusieurs témoins affirment que l’intervention des forces de l’ordre a été particulièrement musclée. Certains évoquent des charges, des tirs de gaz lacrymogène et des violences physiques.

Pour ces voix critiques, même si la chute est confirmée, la responsabilité de l’État pourrait être engagée en raison du contexte d’intervention, de la gestion de l’évacuation et des conditions de sécurité dans les bâtiments universitaires.

Face à l’émotion suscitée, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de plusieurs cadres de la police impliqués dans l’opération. Une décision jugée insuffisante par certains représentants étudiants.

« Les relever de leurs fonctions ne suffit pas. Sinon cela se reproduira », estime Mouhamed Fadel Adje, secrétaire général de la Fédération des élèves étudiants du département de Dakar, qui dénonce un sentiment d’impunité au sein des forces de l’ordre.

La société civile s’organise

Le 20 février, une dizaine d’organisations se sont réunies au siège de Amnesty International Sénégal pour lancer un collectif contre les bavures policières. Leur objectif : obtenir la vérité sur la mort d’Abdoulaye Ba et pousser à une réforme des pratiques de maintien de l’ordre.

Parmi les propositions figure la possibilité pour les citoyens de filmer les interventions policières afin de faciliter les signalements d’abus. Pour Momar Assane Diouf, membre fondateur du collectif, la priorité reste la formation : « Il faut revoir les techniques d’intervention et garantir la dignité des citoyens, même lorsqu’ils sont en tort. »

Une marche pacifique a lieu ce samedi 21 février à Dakar pour porter ces revendications.

Un débat ancien relancé

L’affaire remet en lumière une question récurrente au Sénégal. Il s’agit de la présence des forces de sécurité sur les campus universitaires. Depuis des décennies, les crises étudiantes liées aux bourses, aux conditions de vie ou à la gouvernance universitaire dégénèrent régulièrement en affrontements.

Pour de nombreux observateurs, la mort d’Abdoulaye Ba dépasse le cadre d’un fait divers. Elle pose la question plus large de l’encadrement de la contestation, de la doctrine de maintien de l’ordre et du dialogue entre autorités et jeunesse universitaire.

Décrit par ses proches comme un étudiant sérieux et discret, Abdoulaye Ba est devenu malgré lui une figure de mobilisation. Veillées, hommages et collectes de soutien à sa famille se multiplient dans plusieurs villes du pays.

Au-delà de l’émotion, un mot d’ordre domine : vérité et justice. Car pour beaucoup d’étudiants et d’acteurs de la société civile, l’enjeu est désormais double — faire toute la lumière sur ce décès et empêcher que de tels drames ne se reproduisent dans les universités sénégalaises.

Noumoukai

21 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Données personnelles
A la UneActuSahel Tech.

Données personnelles : l’alerte du régulateur malien

by Sahel Tribune 21 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans un contexte de numérisation accélérée de l’administration et de l’économie, l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) du Mali affirme avoir franchi une étape importante en 2025, marquée par une intensification des contrôles, des sanctions et des actions de sensibilisation. C’est ce qui ressort de son rapport annuel couvrant la période janvier-décembre 2025.

Selon le mot du président de l’institution, l’année écoulée a été caractérisée par « une dynamique sans précédent », confirmant la place de l’Autorité parmi les acteurs majeurs du numérique au Mali, notamment grâce à la célébration de son dixième anniversaire qui a renforcé sa visibilité nationale et internationale.

Créée pour réguler la collecte et le traitement des données personnelles, l’APDP a poursuivi en 2025 ses missions de contrôle, d’accompagnement et de régulation auprès des administrations, entreprises et organisations. Elle a notamment examiné des demandes d’avis sur plusieurs projets de textes réglementaires et mené des missions de vérification de conformité.

Contrôles, sanctions et régulation accrue

L’un des faits marquants du rapport concerne l’intensification des mesures coercitives. En 2025, l’Autorité a prononcé environ mille mises en demeure pour défaut de formalités déclaratives et infligé des amendes totalisant 22 millions de francs CFA à certains responsables de traitement ne respectant pas la législation.

Plus précisément, 989 responsables ont été formellement mis en demeure, tandis que plusieurs entreprises ont été sanctionnées financièrement, certaines amendes atteignant jusqu’à 7 millions de francs CFA.

Les contrôles ont visé de nombreux secteurs — mines, télécommunications, commerce, santé ou transport — et concerné des dizaines d’organisations publiques et privées. Toute chose qui démontre la volonté de l’Autorité d’étendre sa surveillance à l’ensemble du tissu économique.

L’année 2025 a également été marquée par une hausse des signalements. L’APDP a enregistré 51 plaintes pour atteinte aux données personnelles, dont 28 traitées et 23 encore en cours d’instruction à la fin de l’exercice.

Quatre affaires ont été transmises au parquet spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité. Cela traduit le rôle croissant de l’Autorité dans la chaîne judiciaire liée aux infractions numériques.

Sensibiliser pour prévenir

Au-delà de la répression, l’APDP mise sur la pédagogie. Elle a organisé de nombreuses sessions de formation, notamment à destination des jeunes, des notaires, des stadiers ou encore des forces de sécurité, afin de diffuser les bonnes pratiques en matière de protection de la vie privée.

Une journée de formation consacrée aux officiers de police judiciaire a par exemple réuni plus de 400 participants autour du cadre juridique et des infractions liées aux données personnelles.

Dans le secteur de la santé, l’Autorité a rappelé les obligations des établissements publics et privés : information des usagers, respect des principes de sécurité et limitation des usages des données collectées.

Pour rapprocher ses services des citoyens, l’APDP a ouvert des antennes régionales à Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti. Ces structures doivent servir de relais de proximité pour l’information, la réception des plaintes et l’accompagnement des usagers.

Parallèlement, une opération menée pendant deux mois au grand marché de Bamako a permis d’accompagner les commerçants dans leurs formalités déclaratives et de mobiliser plus de 81 millions de francs CFA de recettes pour l’État.

Coopération et enjeux internationaux

L’Autorité a participé à plusieurs rencontres régionales et internationales sur la cybersécurité et la gouvernance des données, tout en plaidant pour la ratification par le Mali de la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.

Elle s’est également impliquée dans des forums sur les risques cybernétiques et les défis éthiques liés à l’intelligence artificielle. Cela souligne la dimension stratégique de la régulation numérique.

Malgré ces avancées, le rapport souligne des contraintes persistantes, notamment les difficultés d’accès physique au siège pour les responsables de traitement éloignés, problème que les antennes régionales doivent atténuer.

L’institution insiste enfin sur la nécessité de renforcer la formation des acteurs publics et privés, d’actualiser certains textes juridiques et de développer une culture nationale de protection des données.

A.D

21 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Mali : Bamako et Koulikoro interdisent les camions-bennes la nuit après les attaques terroristes
Afrique de l’Ouest : la Russie déploie une offensive bancaire stratégique depuis Kazan
Kidal : l’Africa Corps dénonce des viols et des manipulations par des séparatistes 

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close