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Diplômés sans emploi
A la UneÉconomie

Mali : pourquoi de nombreux jeunes diplômés se tournent vers l’économie informelle

by Sahel Tribune 11 mars 2026
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Chaque année au Mali, des milliers de jeunes diplômés quittent les universités avec l’espoir d’intégrer le marché du travail. Mais faute d’opportunités suffisantes, beaucoup se retrouvent contraints d’emprunter les chemins de l’économie informelle pour survivre. Distributeur de mobile money ou vendeuse de friperie, ils tentent de se construire un avenir tout en attendant l’emploi décent auquel leurs diplômes les destinent.

Depuis des décennies, la question de l’emploi, surtout celui des jeunes diplômés maliens, reste très préoccupante. Plusieurs solutions ont été envisagées par les autorités successives, mais les résultats demeurent limités. Chaque année, des milliers de jeunes diplômés arrivent sur le marché du travail déjà saturé.

Aujourd’hui, l’État multiplie les efforts pour offrir des débouchés à cette jeunesse, notamment à travers les recrutements dans la fonction publique ainsi que dans les forces armées et de sécurité. Malgré tout, le problème persiste. Pour éviter le chômage et l’oisiveté, de nombreux diplômés se tournent vers des activités précaires en attendant de trouver mieux.

Regards croisés sur deux parcours : l’un est devenu distributeur de mobile money, l’autre vendeuse de friperie.

Du droit privé au mobile money

Installé devant son kiosque, une table devant lui sur laquelle sont posés trois téléphones, M.C. raconte son parcours. Autour de lui, la rue est bruyante et animée. Nous sommes à Boulkassoumbougou, dans le premier arrondissement du district de Bamako.

« Depuis une dizaine d’années, je suis installé ici, dans cette rue qui traverse le cœur du quartier où je suis né et j’ai grandi », confie ce diplômé en droit privé de l’Université de Bamako.

Comme beaucoup de jeunes diplômés, M.C. avait d’autres ambitions. Il rêvait d’intégrer la magistrature. Mais après s’être présenté à deux concours de recrutement de magistrats sans succès, il a dû revoir ses plans.

« C’est ainsi qu’un oncle m’a conseillé de me lancer dans le transfert d’argent via le téléphone mobile », explique-t-il.

Pour devenir distributeur mobile money, il a dû déposer un dossier auprès d’un opérateur téléphonique. Celui-ci comprenait notamment une demande formelle, une pièce d’identité, un certificat de résidence et le respect de plusieurs critères fixés par l’opérateur.

« Après l’approbation de mon dossier, je suis devenu distributeur mobile money », raconte-t-il.

Son travail consiste à gérer un point de vente physique – kiosque ou boutique – pour effectuer des dépôts, des retraits et l’enregistrement de nouveaux clients. Au fil des années, M.C. est devenu une figure bien connue de la rue.

Il travaille de 9 heures à 21 heures. Autour de son kiosque, un « grin » s’est formé : un groupe de jeunes qui se retrouvent régulièrement pour discuter et partager le thé afin de faire passer le temps.

Une rémunération modeste

En matière de revenus, M.C. explique que tout dépend du contrat signé avec l’opérateur.

« Les commissions proviennent principalement d’un partage des frais de retrait et de dépôt avec l’opérateur », précise-t-il.

La principale source de revenus provient des retraits d’argent, appelés « cash-out ». Lors de ces opérations, le client paie des frais – souvent autour de 1 % – dont une partie, généralement entre 0,6 % et 0,7 %, revient à l’agent.

Les dépôts, eux, sont souvent gratuits pour le client. Ils sont néanmoins rémunérés par l’opérateur, mais à un taux généralement inférieur à celui des retraits.

Les taux exacts restent confidentiels et fixés par contrat. Résultat : la rémunération reste modeste.

« C’est pourquoi j’ai ajouté la vente de cartes de recharge et les abonnements téléphoniques pour pouvoir m’en sortir », explique M.C., la voix légèrement fatiguée, son petit sac en bandoulière posé contre lui.

Malgré tout, le jeune juriste ne cache pas qu’il considère cette activité comme provisoire. « Je fais ce travail en attendant d’avoir un emploi décent », affirme-t-il.

Une diplômée en ressources humaines devenue vendeuse de friperie

À quelques kilomètres de là, dans le quartier de Magnambougou Diandjiguila, dans le sixième arrondissement de Bamako, H.F. nous accueille sous un hangar installé devant le domicile familial.

Vêtue d’un jean bien ajusté et d’un short, cette jeune diplômée en gestion des ressources humaines semble heureuse de raconter son parcours. « J’ai commencé ce travail de vendeuse de friperie en 2022, trois ans après l’obtention de ma licence en GRH à l’Institut universitaire de gestion », explique-t-elle.

Avant cela, elle a multiplié les stages dans différentes structures. « Le seul stage rémunéré que j’ai obtenu était celui de l’APEJ », précise-t-elle, en référence à l’Agence pour l’emploi des jeunes, qui offre des stages de première expérience professionnelle.

Mais face à la difficulté de trouver un emploi stable correspondant à son profil, elle a décidé de se lancer dans le commerce.

Une activité lancée avec 60 000 FCFA

L’idée lui est venue de sa mère. « Ma maman vend des condiments au marché du quartier depuis plus de trente ans », raconte-t-elle. « Elle m’a conseillé d’essayer la vente de friperie plutôt que de rester sans rien faire. »

Avec un peu d’économies et l’aide de sa mère, H.F. a acheté sa première balle de friperie pour 60 000 francs CFA.

À l’ouverture, elle y découvre une grande variété d’articles : vêtements, chaussures, sacs, ceintures, casquettes ou encore jouets. « Nous avons tout trié et classé par catégories », explique-t-elle.

Les articles sont ensuite étalés sur une grande bâche en plastique devant la maison familiale.

Les prix restent accessibles : 500 francs CFA pour les tee-shirts; 750 francs pour les chemises; 1 000 francs pour les pantalons ou les jupes; 1 250 francs pour les pull-overs; 2 000 francs pour les vestes et les robes. « En deux mois, j’avais presque récupéré les 60 000 francs CFA investis dans la balle », raconte-t-elle avec satisfaction. Encouragée par ce premier succès, elle décide d’aller plus loin.

Une activité qui permet de survivre

H.F. fait construire un petit hangar devant la maison familiale, équipé d’une grande table et de cintres pour exposer les vêtements. « Après cela, j’ai commandé une balle de 200 000 francs CFA », explique-t-elle.

Aujourd’hui, elle est devenue une vendeuse de friperie bien connue dans son quartier. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins essentiels. Mais, comme M.C., elle continue d’espérer une autre opportunité. « Je cherche toujours à rejoindre une structure pour exercer ce que j’ai appris à l’université », confie-t-elle.

Elle s’est d’ailleurs présentée, sans succès, à un concours de recrutement de gestionnaires des ressources humaines dans la fonction publique. Comme dans de nombreux secteurs informels, la concurrence s’intensifie. « La mévente s’est installée parce que le nombre de vendeurs et de vendeuses ne cesse d’augmenter », observe-t-elle.

Une situation qui reflète la réalité de nombreux jeunes diplômés maliens, contraints de se réinventer dans l’économie informelle en attendant de trouver un emploi correspondant à leurs qualifications.

Noumoukai

11 mars 2026 0 comments
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Inauguration du palais des pionniers
A la UneÉducation

Au Mali, un « Palais des pionniers » pour encadrer et mobiliser la jeunesse

by Chiencoro 10 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Les autorités de transition ont inauguré le 10 mars un vaste complexe dédié à la formation civique et à l’encadrement des jeunes. Un projet présenté comme un symbole de la politique de construction citoyenne portée par le gouvernement.

Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a décrété la période 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture », en vue de former « un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ». Le Mali mise sur sa jeunesse pour préparer l’avenir. Depuis son arrivée au pouvoir, le chef de l’Etat n’a jamais caché cet engagement pour la jeunesse : « Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué », avait-il déclaré en 2021. 

Ce Mardi 10 mars, le premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, a inauguré à Bamako le Palais des Pionniers, un complexe éducatif et événementiel destiné à la formation civique et à l’encadrement des jeunes.

La cérémonie s’est déroulée dans le quartier de Magnambougou, en Commune VI de la capitale, en présence notamment de Yacouba Katilé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel.

Pour les autorités, ce projet s’inscrit dans la vision portée par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui considère la jeunesse comme « la plus grande richesse du Mali » et un levier essentiel pour bâtir « un Mali souverain et prospère ».

Un complexe dédié à l’éducation civique

Construit sur une superficie d’environ trois hectares, le Palais des Pionniers se veut un espace polyvalent consacré à l’éducation, à la formation et aux activités culturelles et sportives des jeunes.

L’infrastructure comprend plusieurs équipements : salles de conférences, de spectacles et de réunions, espaces informatiques, résidence et centre d’accueil.

Le complexe dispose également d’importantes installations sportives, dont une salle de gymnastique, des terrains de football, de basketball et de handball, ainsi qu’une piscine semi-olympique.

Selon les autorités, l’ensemble a été conçu pour accueillir des activités éducatives, culturelles et citoyennes destinées à renforcer l’engagement des jeunes dans la vie nationale.

Plusieurs espaces du site portent le nom de personnalités maliennes reconnues pour leurs engagements civiques, sociaux ou sportifs.

Pour le gouvernement, cette initiative s’inscrit aussi dans la continuité de l’histoire politique du pays. Le mouvement des pionniers avait été lancé dans les années 1960 sous la présidence de Modibo Keïta, avec l’objectif d’encadrer et de former la jeunesse dans l’esprit du civisme et du patriotisme.

En inaugurant ce nouveau complexe, les autorités entendent raviver cet héritage et l’adapter aux réalités contemporaines.

Un « temple de l’instruction civique »

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a présenté le Palais des Pionniers comme « un temple de l’instruction et du civisme ».

Selon lui, l’infrastructure doit devenir un outil institutionnel durable pour structurer et professionnaliser les initiatives portées par la jeunesse malienne.

Le projet découle notamment des recommandations formulées lors des États généraux de la jeunesse, qui avaient appelé à renforcer les dispositifs d’encadrement et de formation des jeunes.

Dans son intervention, le premier ministre Abdoulaye Maïga a insisté sur la responsabilité des jeunes dans la réussite de ce projet.

« Le gouvernement a posé le cadre », a-t-il déclaré, appelant la jeunesse à faire vivre et rayonner ce nouvel espace à travers des activités éducatives, culturelles et sportives. Il a également invité les jeunes à participer activement à l’entretien et à la préservation du site afin d’en garantir la pérennité.

Pour les autorités de transition, ce nouveau Palais des Pionniers se veut ainsi un symbole de la politique de construction citoyenne et de mobilisation de la jeunesse dans le Mali en reconstruction.

Chiencoro Diarra

10 mars 2026 0 comments
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Editions des thèses maliennes
ActuSeko ni Donko

Mali : quand les thèses sortent enfin des bibliothèques

by Chiencoro 10 mars 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

À Bamako, une initiative éditoriale veut sortir la recherche malienne des bibliothèques universitaires. Une centaine de thèses de chercheurs ont été publiées sous forme d’ouvrages afin de rendre le savoir scientifique plus accessible au grand public.

Au Mali, la recherche universitaire tente de sortir de l’ombre. Lundi 9 mars, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a reçu à Bamako le directeur des Éditions EDIS, Samba Niaré, accompagné d’un collectif d’auteurs et du directeur de la Bibliothèque nationale du Mali.

Au cœur de la rencontre, la présentation d’une collection d’environ cent thèses de chercheurs maliens désormais publiées sous forme de livres. Une initiative qui vise à rendre plus accessibles des travaux académiques souvent confinés aux rayonnages universitaires.

Sortir les thèses des bibliothèques

Au Mali comme dans de nombreux pays africains, les travaux universitaires restent rarement accessibles au grand public. Les thèses, pourtant riches en analyses sur l’histoire, la société ou l’économie du pays, circulent peu en dehors des milieux académiques.

En transformant ces recherches en ouvrages édités et diffusés, les Éditions EDIS souhaitent vulgariser la production scientifique malienne et permettre à un public plus large – étudiants, enseignants ou simples lecteurs – d’y accéder.

Pour les promoteurs du projet, l’objectif de démocratiser l’accès au savoir et valoriser la production intellectuelle nationale.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental « Maliden Kura 2025-2027 », qui met notamment l’accent sur la promotion du livre, de la lecture et des langues nationales.

À travers ce programme, les autorités maliennes affichent leur volonté de renforcer l’industrie du livre et de soutenir la diffusion des connaissances produites dans le pays.

La maison d’édition EDIS espère ainsi obtenir un appui institutionnel, non seulement du ministère de la Culture, mais aussi de celui de l’Enseignement supérieur. L’objectif serait de mettre en place une politique d’édition à grande échelle des thèses universitaires maliennes.

Soutien annoncé du ministère

À l’issue de la rencontre, le ministre Mamou Daffé a salué l’initiative et assuré les promoteurs du projet du soutien de son département.

Selon lui, la valorisation de la production intellectuelle nationale constitue un enjeu majeur pour le développement culturel du pays. L’accompagnement de telles initiatives pourrait également contribuer à dynamiser le secteur du livre au Mali, encore fragile malgré une production littéraire active.

En transformant les travaux universitaires en ouvrages accessibles, les promoteurs du projet espèrent ouvrir une nouvelle voie pour la diffusion du savoir scientifique malien – et, à terme, renforcer la place de la recherche dans le débat public.

Chiencoro Diarra 

10 mars 2026 0 comments
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Conseil d'administration du bureau malien des droits d'auteur
ActuSeko ni Donko

Au Mali, le Bureau du droit d’auteur adopte un budget de plus d’un milliard de FCFA pour 2026

by Sahel Tribune 10 mars 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Bureau malien du droit d’auteur (BUMDA) a tenu le 6 mars sa 49ᵉ session ordinaire de conseil d’administration. Réunis dans les locaux de l’institution, les administrateurs ont examiné le programme d’activités ainsi que le projet de budget pour l’exercice 2026, fixé à un peu plus d’un milliard de francs CFA.

La séance s’est déroulée sous la présidence de Sirimaha Habibatou Diawara, conseillère technique représentant le ministre malien de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, président du conseil d’administration de l’établissement.

Le budget prévisionnel pour 2026 a été arrêté à 1 009 701 464 francs CFA, équilibré en recettes et en dépenses. Il affiche une légère hausse de 0,47 % par rapport à l’exercice précédent. Selon les responsables de l’institution, cette enveloppe doit permettre de financer les activités liées à la gestion et à la protection des droits d’auteur et des droits voisins au Mali, ainsi que les actions de soutien au secteur culturel.

Outre l’examen du budget, les administrateurs ont évalué le niveau de mise en œuvre des recommandations adoptées lors de la 48ᵉ session ordinaire du conseil d’administration. Ce suivi vise à mesurer les progrès réalisés dans la gestion de l’organisme et dans l’application des décisions prises lors des sessions antérieures.

Un enjeu central pour le secteur culturel

Les participants ont également étudié le schéma de répartition des droits voisins, ainsi que les états de répartition correspondants. Ces mécanismes déterminent la manière dont les revenus collectés auprès des utilisateurs d’œuvres – diffuseurs, organisateurs d’événements ou plateformes – sont redistribués aux artistes, interprètes et producteurs concernés.

Créé pour défendre et gérer les intérêts des créateurs, le Bureau malien du droit d’auteur joue un rôle clé dans l’écosystème culturel du pays. L’organisme est chargé de percevoir et de redistribuer les droits liés à l’exploitation des œuvres musicales, audiovisuelles ou littéraires.

Dans un contexte marqué par la transformation numérique et l’essor des nouveaux modes de diffusion culturelle, la question de la collecte et de la répartition des droits demeure un enjeu central pour les artistes maliens.

Les décisions issues de cette 49ᵉ session devraient ainsi orienter l’action du BUMDA pour l’année 2026, notamment en matière de gestion financière, de protection des œuvres et de redistribution des revenus aux ayants droit.

La rédaction 

10 mars 2026 0 comments
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Oiseau migrateur
A la UneClimat et environnement

Biodiversité : la chute vertigineuse des espèces migratrices

by Fousseni TOGOLA 7 mars 2026
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Un rapport publié avant la conférence mondiale de la Convention sur les espèces migratrices, prévue en ce mois de mars au Brésil, révèle une dégradation continue de l’état de conservation de nombreuses espèces animales. Près de la moitié d’entre elles voient leurs populations décliner sous l’effet des activités humaines.

Deux ans après un premier état des lieux mondial, la situation des espèces migratrices continue de se détériorer. Dans un rapport publié le 5 mars 2026, la Convention des Nations unies sur la conservation des espèces migratrices (CMS) alerte sur un déclin préoccupant de nombreuses populations animales à l’échelle de la planète. Le document doit être examiné lors de la 15e Conférence des parties de la CMS, organisée du 23 au 29 mars à Campo Grande, au Brésil.

Selon les données actualisées, 49 % des espèces inscrites dans les annexes de la Convention connaissent désormais une tendance à la baisse, contre 44 % dans le rapport précédent. Parallèlement, 24 % d’entre elles sont aujourd’hui considérées comme menacées d’extinction, une légère hausse par rapport aux 22 % recensés précédemment.

Ces chiffres traduisent une réalité inquiétante. Malgré certaines initiatives de conservation, la biodiversité migratrice mondiale continue de s’éroder.

Des populations en recul dans de nombreuses régions

Les chercheurs constatent que de nombreuses espèces autrefois considérées comme stables voient désormais leurs populations diminuer. Les révisions de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont ainsi conduit à reclasser plusieurs dizaines d’espèces dans des catégories de menace plus élevées.

Parmi les exemples les plus frappants figurent les oiseaux migrateurs. Les études récentes montrent des déclins marqués chez les oiseaux de rivage, notamment sur les grandes routes migratoires reliant l’Arctique à l’Amérique du Sud. Entre 1980 et 2019, 18 des 28 espèces étudiées ont connu une diminution notable de leurs effectifs.

Des tendances similaires sont observées sur d’autres axes migratoires majeurs, notamment entre l’Asie de l’Est et l’Australasie ou encore le long de l’Atlantique Est.

Les activités humaines au cœur des menaces

Le rapport met en cause plusieurs facteurs largement liés aux activités humaines. Les scientifiques identifient en premier lieu la perte et la fragmentation des habitats, dues notamment à l’urbanisation, à l’agriculture intensive et aux infrastructures.

À cela s’ajoutent d’autres pressions : la surexploitation des espèces, la pollution, l’introduction d’espèces invasives et les effets croissants du changement climatique. Ces menaces se combinent souvent tout au long des routes migratoires, ce qui rend la survie des espèces encore plus fragile.

Les poissons migrateurs d’eau douce, les mammifères marins ou encore les grands oiseaux planeurs figurent parmi les groupes particulièrement exposés.

Des efforts de conservation encore insuffisants

Malgré ce tableau préoccupant, le rapport souligne également quelques progrès. Certaines espèces ont bénéficié d’actions de conservation ciblées, qui ont permis une amélioration de leur statut. C’est le cas notamment de quelques oiseaux et mammifères dont les populations se stabilisent ou augmentent grâce à des programmes de protection et de restauration d’habitats.

Mais ces succès restent limités face à l’ampleur des menaces globales. Les experts appellent à renforcer la coopération internationale, indispensable pour protéger des espèces qui traversent souvent plusieurs continents et juridictions au cours de leur migration.

Restaurer les habitats et protéger les routes migratoires

Pour les scientifiques de la CMS, la priorité consiste désormais à préserver les corridors écologiques qui permettent aux animaux de se déplacer entre leurs zones de reproduction, d’alimentation et d’hivernage. Cela implique notamment de restaurer les habitats dégradés, protéger les sites clés et mieux cartographier les routes migratoires.

Les auteurs insistent également sur la nécessité d’accélérer les politiques de réduction de la pollution, de lutte contre le changement climatique et de régulation de l’exploitation des espèces sauvages.

À l’approche de la conférence internationale au Brésil, ce nouveau rapport rappelle une évidence scientifique devenue urgence politique : la survie de nombreuses espèces migratrices dépend désormais de décisions rapides et coordonnées à l’échelle mondiale.

F. Togola 

7 mars 2026 0 comments
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Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal
ActuÉconomie

Finances publiques : Dakar promet 55 milliards de FCFA d’économies en supprimant 19 agences

by Chiencoro 7 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Confronté à un déficit budgétaire proche de 14 % du PIB et à une dette publique élevée, le gouvernement sénégalais a décidé de supprimer 19 agences publiques et parapubliques. Une réforme présentée comme un levier de rationalisation de l’État et d’économies budgétaires, mais dont l’impact réel – 55 milliards de FCFA sur trois ans – reste modeste au regard des défis financiers du pays.

Le gouvernement sénégalais poursuit son chantier de rationalisation de l’appareil d’État. Réuni le 4 mars 2026, le Conseil des ministres a annoncé la suppression prochaine de 19 agences publiques et parapubliques, une mesure destinée à réduire les dépenses publiques et à assainir les finances du pays, confronté à un déficit budgétaire élevé et à une dette publique importante.

Selon le communiqué officiel, cette réforme doit permettre à l’État d’économiser 55 milliards de francs CFA sur les trois prochaines années. Une somme qui représente environ 83,8 millions d’euros, dans un contexte où le Sénégal fait face à un déficit budgétaire proche de 14 % de son produit intérieur brut (PIB) et à une dette du secteur public et parapublic estimée provisoirement à 132 % du PIB à la fin de 2024.

Une promesse de campagne du Pastef

La suppression de ces structures s’inscrit dans l’une des promesses phares du parti au pouvoir, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), qui avait fait de la réduction du train de vie de l’État un axe majeur de sa campagne.

Près de deux ans après l’arrivée au pouvoir du parti dirigé par Ousmane Sonko, le Premier ministre a confirmé la volonté du gouvernement de rationaliser les dépenses publiques et de simplifier l’architecture administrative.

D’après le groupe de travail chargé d’examiner les structures publiques, les 19 agences visées exerçaient des missions jugées redondantes ou trop proches, ce qui justifie leur suppression. Leur fonctionnement mobilisait environ 28 milliards de francs CFA par an, soit près de 42,7 millions d’euros, selon les estimations officielles.

Le sort des agents en question

La question du devenir des agents concernés reste toutefois sensible. Les 19 agences emploient au total 982 personnes, dont le futur statut suscite déjà des interrogations.

Lors du Conseil des ministres du 4 mars, Ousmane Sonko a assuré qu’un comité spécifique sera chargé d’organiser leur redéploiement dans l’administration publique. Le gouvernement insiste sur le fait qu’il n’est pas question de licenciements, mais plutôt d’une réaffectation des personnels.

En parallèle, dix autres agences publiques devraient voir leur cadre d’intervention redéfini, dans le cadre du même processus de rationalisation administrative.

Une économie modeste face au défi budgétaire

L’objectif affiché d’économiser 55 milliards de francs CFA sur trois ans correspond au cap fixé par le Premier ministre lors de la présentation, en août 2025, de son plan de redressement économique.

Mais cette somme reste relativement limitée au regard de l’ampleur du défi budgétaire auquel le Sénégal est confronté. Le déficit public du pays est en effet estimé à environ 1 245 milliards de francs CFA, soit près de 1,9 milliard d’euros.

Dans les milieux économiques, certains observateurs restent prudents quant à la mise en œuvre effective de la réforme. D’autant que la liste des agences concernées n’a pas encore été rendue publique, alimentant les incertitudes autour de l’ampleur réelle de la réforme.

Par ailleurs, certains analystes soulignent une contradiction apparente : les effectifs de la fonction publique ont continué d’augmenter depuis l’arrivée au pouvoir du Pastef en 2024. Selon des données de la Direction de la prévision et des études économiques, plus de 8 000 fonctionnaires ont été recrutés en un an.

Entre volonté d’assainissement budgétaire et réalités administratives, la réforme annoncée par le gouvernement sénégalais sera donc observée de près par les partenaires économiques et financiers du pays.

Chiencoro Diarra 

7 mars 2026 0 comments
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BCEAO
A la UneÉconomie

Mali : la BCEAO salue une croissance « au-dessus de 6 % » malgré un contexte difficile

by Chiencoro 7 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Reçu par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a salué les performances économiques du Mali. Malgré un environnement régional et international tendu, l’institution monétaire évoque une croissance soutenue, une inflation maîtrisée et des indicateurs économiques jugés bien orientés.

En visite à Bamako, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a été reçu le vendredi 6 mars 2026 par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, au palais de Koulouba. L’audience s’est tenue en présence du ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.

Au cours de la rencontre, le gouverneur de la BCEAO a salué les performances de l’économie malienne, qu’il juge encourageantes malgré un contexte économique et sécuritaire complexe.

Un point sur la situation économique régionale

« La croissance est soutenue. Elle est forte, au-dessus de 6 %. Le taux d’inflation est pratiquement maîtrisé. C’est une inflation qui tourne autour de 2 %. Les comptes extérieurs sont bien orientés également. Les indicateurs sont vraiment bien orientés », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces résultats traduisent les efforts fournis par les autorités maliennes pour maintenir la stabilité macroéconomique dans un environnement régional et international marqué par de nombreuses incertitudes.

La rencontre a également permis d’échanger sur l’évolution de la conjoncture économique dans l’ensemble de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Jean-Claude Kassi Brou a indiqué avoir présenté au chef de l’État malien un état des lieux de la situation économique, monétaire et financière dans la région.

« Nous avons échangé sur l’évolution de l’économie régionale, la situation économique, monétaire et financière au niveau de la région », a-t-il expliqué.

La BCEAO, qui supervise la politique monétaire des huit pays de l’Union, a profité de cette audience pour saluer les efforts de stabilisation et de gestion économique engagés par Bamako.

Vers une modernisation de l’agence de Mopti

Au-delà des questions macroéconomiques, les discussions ont également porté sur l’état d’avancement du projet de construction de l’agence auxiliaire de la BCEAO à Mopti. Ce projet s’inscrit dans un programme plus large de renforcement du réseau de la Banque centrale dans les régions de l’Union.

Jean-Claude Kassi Brou a rappelé qu’en début d’année 2025, une nouvelle agence de la BCEAO avait été inaugurée à Kayes. « Cette agence est aujourd’hui totalement opérationnelle et fonctionne avec grande satisfaction », a-t-il indiqué, rappelant qu’il avait alors été question d’étendre ce programme de construction d’agences auxiliaires dans d’autres régions.

Un levier pour le développement des services financiers

Selon le gouverneur de la BCEAO, la présence d’une agence auxiliaire contribue directement au développement du système financier local. « Une agence auxiliaire facilite le développement des services financiers, facilite le travail des banques commerciales et des établissements financiers, ainsi que des institutions de microfinance qui travaillent à travers les banques commerciales », a-t-il expliqué.

Dans cette perspective, Mopti devrait bientôt bénéficier d’une infrastructure modernisée. L’agence y existe déjà depuis de nombreuses années, mais le projet vise désormais à la rénover et à la mettre aux standards actuels.c« Nous avons engagé un processus et nous pensons que les choses vont pouvoir démarrer très rapidement pour permettre à Mopti d’avoir une agence auxiliaire moderne, aux normes, qui intègre les dernières innovations en matière de sécurité, d’énergie et d’approvisionnement en eau », a précisé Jean-Claude Kassi Brou.

Pour permettre la réalisation du projet, l’État malien a mis à disposition de la BCEAO un terrain d’environ trois hectares à Mopti. Ce site doit accueillir les nouvelles infrastructures de la Banque centrale, qui s’inscrivent dans une stratégie de modernisation et de renforcement de la présence institutionnelle dans les régions.

Pour la BCEAO, ce déploiement territorial vise à améliorer l’efficacité du système financier, faciliter l’accès aux services bancaires et accompagner le développement économique local.

Chiencoro Diarra 

7 mars 2026 0 comments
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