Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
mercredi,10 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Maliwood/Malijaw
ActuSeko ni Donko

Le cinéma malien en reconstruction

by Chiencoro 9 avril 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Mali veut redonner un second souffle à son industrie cinématographique. Réunis le 8 avril 2026 autour du ministre de la Culture, les membres de la Commission Maayawood/Malijaw ont esquissé les contours d’un plan d’urgence pour relancer un secteur en quête de renouveau.

La salle de réunion du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a servi de cadre, mercredi 8 avril 2026, à une rencontre décisive consacrée à la relance du cinéma et de l’audiovisuel maliens. Présidée par le ministre Mamou Daffé, cette réunion a rassemblé les membres de la Commission Maayawood/Malijaw, une plateforme mise en place pour repenser l’avenir du 7e art au Mali.

Maayawood/Malijaw : une dynamique public-privé

Dans un contexte marqué par les mutations technologiques et la concurrence accrue des contenus étrangers, les autorités entendent repositionner le cinéma malien comme un levier de souveraineté culturelle, mais aussi comme un secteur économique porteur.

Créée dans une logique de partenariat public-privé, la Commission Maayawood/Malijaw a pour mission de proposer des solutions concrètes pour revitaliser la production audiovisuelle nationale. Elle regroupe des professionnels du secteur, des experts et des représentants de l’administration, appelés à mutualiser leurs compétences.

Au cœur des échanges : l’élaboration d’un plan d’urgence capable de répondre aux défis structurels du secteur, notamment le financement, la formation, la distribution et la modernisation des infrastructures.

Vers un plan d’urgence pour le 7e art

Au cours de la rencontre, le ministre Mamou Daffé a exhorté les acteurs à formuler des propositions ambitieuses et réalistes. Plusieurs pistes ont été évoquées, allant du renforcement des mécanismes de financement à la mise en place de politiques incitatives pour encourager la production locale.

L’objectif est de redynamiser une industrie qui a longtemps fait rayonner le Mali sur la scène africaine et internationale, mais qui peine aujourd’hui à retrouver son dynamisme d’antan. En saluant l’engagement des professionnels, le ministre a insisté sur la nécessité de fédérer les énergies pour faire émerger une véritable industrie cinématographique nationale. « La relance du cinéma malien passe par une synergie d’actions et une vision partagée », a-t-il souligné en substance.

Un pari sur l’avenir

Au-delà de la dimension culturelle, les autorités voient dans ce chantier un vecteur de création d’emplois, d’innovation et de valorisation des identités nationales.

Cette rencontre marque une étape importante dans la volonté des autorités maliennes de repositionner le cinéma au cœur des politiques publiques. Si les défis restent nombreux, la mobilisation des acteurs et l’impulsion politique pourraient ouvrir la voie à une nouvelle ère pour le cinéma malien.

Reste désormais à traduire ces ambitions en actions concrètes, pour faire de Maayawood bien plus qu’un projet : une réalité durable au service de la création et du rayonnement culturel du Mali.

Chiencoro Diarra 

9 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Camion-Citerne
ActuÉconomie

Carburant : l’État maintient la pression sur l’approvisionnement et le marché noir

by Sahel Tribune 9 avril 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Malgré un contexte logistique contraint, les autorités maliennes affichent leur détermination à garantir l’approvisionnement en carburant. Réuni en concertation avec les opérateurs du secteur, ce jeudi 9 avril 2026, le ministre de l’Industrie et du Commerce a salué les efforts déployés tout en annonçant un durcissement face aux dérives du marché noir.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé le 9 avril la 19ᵉ réunion de concertation avec les acteurs du secteur des hydrocarbures. Cette rencontre s’inscrit dans un dispositif de suivi rapproché visant à sécuriser l’approvisionnement national en produits pétroliers, dans un contexte marqué par des contraintes persistantes.

Au cours de la semaine du 30 mars au 5 avril, 640 citernes ont été réceptionnées, représentant un volume global de 29 millions de litres de carburant. Des chiffres qui traduisent, selon les autorités, les efforts soutenus des opérateurs pour maintenir une desserte régulière du territoire.

Des flux logistiques qui se poursuivent

Pour la semaine en cours, 522 citernes sont en cours de dispatching à travers le pays, confirmant la continuité des opérations logistiques malgré les difficultés rencontrées sur le terrain.

Le bilan mensuel fait également état d’un volume cumulé de 116 millions de litres importés en mars, illustrant l’ampleur des besoins et la mobilisation des acteurs du secteur. Si le ministre a salué le « sens de responsabilité » des opérateurs économiques, il a également dénoncé avec fermeté les pratiques illicites observées sur le marché.

Certains acteurs, a-t-il regretté, profitent des tensions d’approvisionnement pour alimenter des circuits parallèles, contribuant à la spéculation et à la désorganisation du marché.

Vers un renforcement des sanctions

Face à ces dérives, Moussa Alassane Diallo a instruit les services compétents de renforcer les contrôles et d’appliquer strictement la réglementation en vigueur. L’objectif affiché est de dissuader toute tentative de fraude et garantir la transparence dans la distribution des hydrocarbures.

Le ministre a appelé l’ensemble des parties prenantes à intensifier leur collaboration afin de préserver la stabilité du marché et protéger les consommateurs. Dans un contexte où l’énergie reste un enjeu stratégique, les autorités entendent maintenir la pression pour concilier continuité de l’approvisionnement et discipline du marché.

A.D

hydrocarbures, Mali, approvisionnement, carburant, marché noir, Moussa Alassane Diallo, importations, citernes, régulation, sanctions, énergie, consommation, 

9 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Halima, victime de mine
A la UneSécurité

Mali : Halima, une résilience à toute épreuve

by Sahel Tribune 9 avril 2026
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Lorsque les armes retentissent, certaines causent des ravages plus dévastateurs que d’autres. Parmi elles figurent les engins explosifs improvisés (EEI). Invisibles et insoupçonnés, ils frappent sans distinction, semant la mort, la désolation, de lourdes séquelles physiques et des traumatismes psychologiques.

Face à cette menace, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’efforce de limiter les souffrances qu’ils infligent. Malgré des efforts constants, les EEI demeurent une menace bien réelle, qui exige une prévention et une sensibilisation sans relâche.

En 2025, 405 civils ont été touchés par des engins explosifs, dont 229 personnes tuées et 176 blessées, selon les acteurs du Groupe de travail de lutte antimines humanitaire (GTLAMH). Derrière ces chiffres se cachent des vies bouleversées, des familles endeuillées et des personnes en quête de reconstruction, comme Halima*.

« J’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver. »

Halima*, une jeune femme de 18 ans, fait partie des nombreuses victimes de ces armes meurtrières. Elle venait tout juste d’obtenir son baccalauréat et rêvait de devenir avocate. Pour finaliser son inscription à l’université, elle avait besoin d’une copie de la pièce d’identité de ses parents. Cette formalité l’a poussée à entreprendre un voyage de Bamako vers une ville de la région de Sikasso, où réside sa famille. Au cours de ce trajet en bus, sa vie a brusquement basculé.

« Je me souviens qu’il était 15 heures lorsque l’accident s’est produit. J’étais assise à l’arrière du bus quand une explosion a retenti. Un instant plus tard, mon corps était écrasé contre le bitume brûlant. La douleur était insoutenable. Baignant dans mon sang, j’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver. »

À l’arrivée des secours, Halima a été transportée à l’hôpital régional de Sikasso dans un état critique. Le diagnostic médical était sans appel : elle avait perdu une grande quantité de sang et son rythme cardiaque avait dangereusement ralenti. Elle devait être opérée en urgence.

Après plusieurs heures d’intervention, Halima est sortie du bloc opératoire vivante, mais amputée des deux jambes.

« Au bloc, notre priorité est d’abord de sauver la vie du patient en utilisant les techniques de chirurgie de guerre. Ensuite seulement viennent les membres et leurs fonctions. Toute l’équipe était profondément peinée par la décision de l’amputer, mais c’était cela ou la perdre », se souvient le Dr Terna Traoré, chirurgien orthopédiste-traumatologue à l’hôpital de Sikasso.

Une nouvelle vie après l’épreuve

« Quand on m’a annoncé l’accident, je suis restée paralysée par la peur. J’ai eu si peur de perdre ma fille. Alors, je n’ai pu que prier et confier son sort à Dieu », raconte Maimouna*, la mère de Halima.
À des kilomètres du lieu du drame, Maimouna n’a pu rejoindre sa fille à l’hôpital que le lendemain. Même si ces retrouvailles n’avaient rien de celles qu’elle avait espérées, elle ne peut qu’être reconnaissante que Halima soit encore en vie.

« Au moment où je l’ai vue allongée dans ce lit, j’ai été submergée par l’émotion. Mais c’est Halima qui m’a réconfortée. Elle aurait pu mourir, mais elle est là, en vie. Halima est incroyablement forte et courageuse », confie Maimouna, le regard débordant d’émotion.

Après un mois de soins hospitaliers et d’accompagnement psychologique, Halima a été transférée à Bamako par le CICR, au Centre national d’appareillage orthopédique du Mali (CNAOM), pour la suite de sa prise en charge. Dans cette structure nationale soutenue par le CICR depuis 1996, elle a reçu des prothèses et a commencé des séances de rééducation.

« Dès son arrivée, Halima a fait preuve d’une détermination exceptionnelle à se relever et à avancer. Nous avons mis en place pour elle un programme sur mesure, avec un appareillage adapté, de la physiothérapie pour renforcer son corps, et un soutien psychologique pour l’aider à surmonter cette épreuve », explique Ana Rodrigues, responsable du programme de réadaptation physique du CICR.

Grâce à son courage et à l’accompagnement du CICR, Halima a bénéficié d’un suivi régulier. Ses prothèses sont ajustées au fil de ses progrès, et une attention particulière est portée à sa réintégration à l’école, dans sa famille et dans la société.

« Nous ne cherchions pas seulement à lui donner des prothèses, mais à lui permettre de retrouver son autonomie et de reprendre une vie aussi normale que possible », conclut Ana.

Aujourd’hui, malgré les traumatismes, Halima se remet peu à peu et réapprend à marcher grâce à ses prothèses. Elle gagne progressivement en autonomie et se prépare avec impatience à entamer des études de droit, financées par le CICR.

« Mes ambitions et ma détermination n’ont pas changé. Je vais retourner à l’école, obtenir mon diplôme et passer le concours pour devenir avocate », confie-t-elle.

Pour Halima, cet incident, loin d’être une fatalité, est devenu une expérience. Un coup du sort qui l’a rendue plus forte et plus déterminée. Elle reste positive et se tient prête à reprendre pleinement sa vie et à poursuivre ses rêves.

Que dit le droit international humanitaire (DIH) à propos des engins explosifs ?L’usage des engins explosifs n’est pas interdit en tant que tel par le DIH, mais leur utilisation est soumise au respect des principes régissant la conduite des hostilités, notamment la distinction, la précaution et la proportionnalité. Cela implique notamment de :prendre des mesures pour protéger la population civile contre les risques et les effets des engins explosifs, pendant les combats comme après leur cessation ; prendre en compte, dans l’évaluation de la proportionnalité d’une attaque, le risque que ces engins n’explosent pas au moment de l’impact, ainsi que les effets indirects de la contamination par les armes sur la vie et la santé des civils ; procéder à la localisation, au marquage, à la surveillance et à la dépollution des zones affectées, et veiller à ce que les civils soient dûment informés de l’emplacement de ces zones et des risques associés. Leur mode opératoire ainsi que leur emplacement ne doivent donc pas causer de dommages civils excessifs ni entraver l’accès aux services essentiels.Que fait le CICR pour prévenir les incidents dus aux engins explosifs et assister les victimes ?L’action du CICR s’inscrit dans la promotion du respect des règles de la guerre, la sensibilisation des communautés aux risques liés aux engins explosifs et le soutien aux victimes, à travers la prise en charge médicale d’urgence, l’accompagnement psychologique, la réadaptation physique et l’assistance économique permettant aux victimes les plus vulnérables de retrouver leur autonomie.En 2025, plus de 6 000 porteurs d’armes ont été sensibilisés aux principes du DIH, plus de 500 personnes ont été informées des risques liés aux engins explosifs, plus de 150 victimes des EEI ont bénéficié d’une prise en charge médicale, y compris de réadaptation physique.Dans le cadre de sa collaboration avec le ministère de la Santé, le CICR renforce les compétences des professionnels de santé travaillant dans les zones touchées par le conflit, notamment en chirurgie de guerre. En 2025, ces initiatives ont été considérablement renforcées, y compris dans des zones comme Sikasso, où le CICR n’est pas directement opérationnel.

*Halima est un prénom d’emprunt.

9 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Culture tombouctienne
A la UneSeko ni Donko

Mali : le gouvernement lance « Malidenya », un projet pour raviver les valeurs nationales

by Sahel Tribune 8 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Réuni en Conseil des ministres à Koulouba, ce mercredi 8 avril 2026, l’exécutif malien a été informé du lancement du projet « Malidenya », une initiative culturelle visant à renforcer l’identité nationale et à promouvoir les valeurs sociétales au cœur du processus de refondation.

Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la période 2026-2027 « année de l’éducation et de la culture ». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’« un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ». Mais aussi il s’agit d’engager « un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain », pour une « prospérité partagée ».

Identité visuelle et valeurs nationales au centre du projet

Dans la dynamique de cette valorisation culturelle, le Conseil des ministres, réuni le mercredi 8 avril 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, a pris acte de la mise en œuvre d’une inititative majeure : le projet « Malidenya ». Porté par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ce programme s’inscrit en effet, dans la dynamique de valorisation des fondements culturels maliens.

Selon les autorités, « Malidenya » ambitionne de structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques. Le projet prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali. Ce projet est « conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne », lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres. 

Au-delà de l’aspect visuel, l’initiative vise à raviver la fibre patriotique chez les citoyens, en encourageant une appropriation collective des repères culturels et historiques du pays.

Une offensive médiatique autour du « Maaya » et du « Dambé »

Le projet inclut également la conception d’un programme radio-télévisé consacré à la diffusion des valeurs sociétales maliennes. À travers cette plateforme, les autorités entendent promouvoir les principes du « Maaya » – qui renvoie aux valeurs humaines de solidarité et de vivre-ensemble – et du « Dambé », symbole de dignité et d’honneur. Cette approche médiatique traduit la volonté de toucher un large public, notamment les jeunes, dans un contexte marqué par des mutations sociales et culturelles profondes.

En toile de fond, « Malidenya » s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de la cohésion nationale. Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. « La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre. », stipule l’article 64 de la Charte.  

Le projet « Malidenya » est donc un instrument de mobilisation collective, visant à réaffirmer une identité commune et à renforcer le sentiment d’appartenance nationale, et par ricochet de restauration d’une paix durable.

A.D

8 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Idrissa Bakary Diarra, DG INPS en tournée de proximité
A la UnePolitique

Idrissa Bakary Diarra, DG de l’INPS : « Faire plus avec moins, telle est notre équation »

by Sahel Tribune 8 avril 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Après sa nomination à la tête de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Idrissa Bakary Diarra engage une tournée de terrain pour prendre la mesure des défis opérationnels. Entre difficultés techniques, contraintes budgétaires et enjeux de mobilisation interne, le nouveau directeur général affiche une méthode de proximité, d’écoute et de recherche de solutions concrètes.

Le Directeur général de l’INPS, Idrissa Bakary Diarra, a entamé, mercredi 8 avril 2026, une série de visites au sein des agences principales de Bamako. L’objectif d’aller au contact direct des agents et mieux appréhender les réalités quotidiennes du service public de la sécurité sociale.

Accompagné de ses proches collaborateurs, le patron de l’INPS — nommé fin 2025 — s’est successivement rendu à l’agence principale de la commune I, dirigée par Sory Ibrahim Diarra, puis à celle de la commune II, sous la responsabilité de Karim Diakité, précise l’institution sur sa page Facebook.

Après un accueil protocolaire, la délégation a visité les différentes divisions techniques, où les responsables ont exposé sans détour les contraintes liées aux ressources humaines, aux équipements et aux conditions de travail.

Des défis structurels persistants

Les échanges ont rapidement mis en lumière plusieurs difficultés majeures. À l’agence principale de la commune II, les agents ont notamment évoqué des pannes informatiques récurrentes, un manque d’espace face à des effectifs en hausse, ainsi que des difficultés dans le recouvrement des cotisations sociales auprès de certains employeurs.

Pour Karim Diakité, cette visite constitue « une véritable source de motivation » pour les équipes, confrontées à des contraintes opérationnelles croissantes.

Face à ces constats, Idrissa Bakary Diarra a souligné l’importance du rôle des agences dans le fonctionnement global de l’institution : « L’INPS, ce n’est pas seulement la Direction générale ; ce sont aussi les agences et les régions. Sans vous, nous ne sommes rien », a-t-il déclaré.

Réorganisation interne et reprise annoncée de l’assurance volontaire

Parmi les points saillants de cette tournée, le Directeur général a salué l’initiative de redéploiement interne observée dans certaines agences, notamment en commune II, où les agents du Service Assurance volontaire ont été affectés à d’autres tâches. Il a, à cette occasion, annoncé la levée prochaine de la suspension de ce service, une mesure attendue qui devrait intervenir « dans les prochaines semaines ».

Dans un contexte de contraintes financières, le DG a appelé à une gestion plus efficiente des ressources disponibles. « L’équation aujourd’hui, c’est : comment faire plus avec moins », a-t-il lancé, exhortant les agents à privilégier la rigueur, l’engagement et l’esprit d’équipe.

Rejetant toute logique de division interne, il a invité les agents à « rejoindre le camp de ceux qui travaillent avec dignité », tout en soulignant la nécessité de renforcer la cohésion au sein de l’institution.

Apaisement social et dialogue avec les partenaires

Souhaitant rassurer le personnel, Idrissa Bakary Diarra a affirmé qu’aucun licenciement n’était envisagé, ni de nouvelles vagues de recrutement à court terme. L’objectif, selon lui, est d’optimiser la gestion des effectifs existants et de garantir un accès équitable aux avantages sociaux.

Il a également indiqué que les syndicats seront associés aux réflexions en cours, dans une logique de dialogue social renforcé.

Prenant la parole, le conseiller technique Bouna Ayad a, de son côté, exhorté les agents à contribuer à l’amélioration de l’image de l’institution : « Faisons en sorte que l’on parle désormais de l’INPS en bien », a-t-il déclaré, insistant sur la responsabilité individuelle de chaque agent.

À travers cette tournée, le nouveau Directeur général entend imprimer un style de gouvernance axé sur l’écoute et la proximité. Une approche qui vise à restaurer la confiance interne et à améliorer la performance d’une institution clé du système de protection sociale malien.

Oumarou Diarra 

8 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ligue de football de Bamako
A la UneSport

Ligue de Football de Bamako : Issa Sidibé réélu, la crise électorale continue

by Ibrahim Kalifa Djitteye 8 avril 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 3 minutes read

La Ligue de football du District de Bamako vient de connaître une nouvelle élection, marquée par la reconduction d’Issa Sidibé à sa présidence. Avec 23 voix contre 9 pour son adversaire Abdallah Baby, le président sortant conserve son poste et affirme sa légitimité. Ce résultat, net sur le plan des chiffres, lui confère une autorité renforcée, mais ne suffit pas à apaiser les tensions qui entourent la gouvernance du football local.

Cette reprise du scrutin avait été imposée par la Commission d’appel, après l’annulation du vote précédent. L’objectif affiché était de corriger les irrégularités dénoncées et de rétablir la confiance des acteurs. Pourtant, les mêmes critiques refont surface. Les partisans d’Abdallah Baby estiment que les conditions d’équité n’ont pas été respectées, ce qui fragilise la portée démocratique de cette victoire et entretient un climat de contestation durable.

Une victoire nette mais contestée

La question du vote des clubs professionnels reste au centre des débats. Trois clubs favorables à Abdallah Baby ont été écartés, conformément à une décision de la Commission d’appel, tandis que sept autres, réputés proches d’Issa Sidibé, ont pu participer. Ce déséquilibre nourrit les soupçons d’un processus biaisé et relance le débat sur la neutralité des instances électorales, censées garantir une compétition ouverte et transparente.

La Commission électorale, déjà fragilisée, a vu sa crédibilité encore entamée par l’absence de deux de ses membres clés, dont son président. Cette absence, lourde de conséquences, alimente les doutes sur la rigueur juridique du processus. D’autant que ces magistrats avaient refusé de signer une précédente décision annulée par la Commission d’appel, accentuant la perception d’un organe divisé et incapable d’assurer une supervision impartiale.

Une Commission électorale fragilisée

Les contestations se sont également cristallisées autour du remplacement de délégués de clubs comme l’USFAS et l’AS Réal de Bamako. Cette pratique est jugée contraire aux règles établies, puisque la circulaire du 31 mars stipulait que les mandats déjà validés devaient rester en vigueur. Ce manquement renforce l’idée d’un processus électoral où les règles sont appliquées de manière sélective, au détriment de la transparence et de la confiance.

Dans ce climat tendu, la victoire d’Issa Sidibé, bien que nette sur le plan arithmétique, apparaît fragilisée par les contestations. Le président réélu a affirmé respecter les règles démocratiques, tout en estimant que les recours n’étaient pas nécessaires. Mais cette position peine à convaincre, car les irrégularités constatées donnent l’impression d’un scrutin verrouillé, où la transparence et l’équité sont reléguées au second plan.

Une légitimité fragilisée

La Ligue de Bamako se retrouve ainsi au cœur d’une crise prolongée. L’accumulation de manquements et de contestations laisse présager de nouveaux recours devant la Commission d’appel. Loin d’apaiser les tensions, cette élection pourrait prolonger une instabilité institutionnelle qui affaiblit la crédibilité du football local. Les acteurs, déjà divisés, risquent de voir leur confiance dans les instances s’éroder davantage.

Au-delà des résultats, c’est la gouvernance du football régional qui est en jeu. La répétition des irrégularités et l’absence de garanties solides posent la question de la capacité des institutions sportives à organiser des scrutins crédibles. Tant que cette confiance ne sera pas restaurée, chaque élection risque de devenir un terrain de contestation, prolongeant une crise qui fragilise durablement la cohésion du football malien.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

8 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Première session du comité interministériel de gestion des crises et catastrophes
A la UneSécurité

Bamako face aux inondations : un plan de prévention de plus de 4 milliards FCFA pour l’hivernage 2026

by Chiencoro 7 avril 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

À l’approche de l’hivernage 2026, le gouvernement malien enclenche une nouvelle phase de préparation face aux risques d’inondations. Réuni en comité interministériel, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a présenté un plan de prévention ambitieux, couplé à des mesures concrètes d’assainissement urbain dans le district de Bamako.

Réuni pour sa première session, le comité interministériel de gestion des crises et catastrophes a examiné deux documents stratégiques : le plan de prévention pour l’hivernage 2026 et une note relative à la libération des servitudes et des lits des marigots, ainsi qu’à la campagne de curage des collecteurs et caniveaux dans le district de Bamako.

Une stratégie articulée autour de quatre axes

Élaboré par le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), sous l’égide du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ce plan s’inscrit dans une dynamique nationale visant à réduire la vulnérabilité des populations face aux catastrophes naturelles, explique la primature.

Selon les explications fournies par le directeur du CECOGEC, la stratégie repose sur quatre axes complémentaires. Le premier concerne la coordination et la gouvernance, afin de garantir une action collective efficace entre les différents acteurs. Le deuxième axe met l’accent sur les mesures anticipatoires, notamment à travers des actions de sensibilisation des communautés locales. Le troisième porte sur la gestion des crises et l’assistance humanitaire, avec le pré-positionnement de kits d’urgence et l’aménagement de sites d’accueil. Enfin, le quatrième axe introduit une innovation majeure en ciblant la protection des écoles et la résilience du système éducatif face aux catastrophes.

Le budget prévisionnel du plan est estimé à 4,071 milliards de francs CFA, avec une dizaine d’objectifs opérationnels à atteindre.

Bamako : avancées et défis dans l’assainissement urbain

Parallèlement, une note présentée par le ministère en charge de l’Urbanisme fait le point sur les opérations de libération des servitudes et des lits des marigots. Sur les 11 marigots recensés dans le district de Bamako, cinq ont déjà été libérés, représentant un linéaire total de 40,6 kilomètres, soit un taux d’exécution de 55,54 %.

S’agissant de la campagne de curage prévue pour 2026, elle portera sur 241 kilomètres de caniveaux et 85 kilomètres de collecteurs, traduisant l’ampleur des travaux d’assainissement engagés pour limiter les risques d’inondation.

Un pilotage renforcé au sommet de l’État

Le Premier ministre a salué la qualité des documents soumis par les ministères concernés, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination rigoureuse. Il a annoncé que le comité de crise se réunira deux fois par mois en amont de l’hivernage, avant l’activation du CECOGEC en mode opérationnel.

À travers ce dispositif, les autorités maliennes entendent passer d’une logique de réaction à une approche proactive fondée sur l’anticipation et la résilience. Dans un contexte marqué par la récurrence des inondations, l’efficacité de ce plan sera déterminante pour la protection des populations et des infrastructures urbaines.

Chiencoro Diarra 

7 avril 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Genève : le Mali arrive à la CIPRES sans aucun arriéré de cotisation
Jeunesse rurale malienne : partir ou rester, le grand choix
Au Mali, les Danbe Kolosibaw gardiens d’une identité culturelle sous pression

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close