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Magma Gabriel Konaté, parrain des activités culturelles du mois de mars 2026-2027
A la UneSeko ni Donko

Année de l’éducation et de la culture : Magma Gabriel Konaté, parrain du mois de mars appelle à la renaissance citoyenne

by Ibrahim Kalifa Djitteye 6 mars 2026
written by Ibrahim Kalifa Djitteye 4 minutes read

Le Mémorial Modibo Keita a abrité, ce vendredi 6 mars 2026, le premier « Faso Baro Kènè » de l’année. Ce débat citoyen et d’éducation aux valeurs sociétales a été animé par l’artiste comédien et membre du CNT, Magma Gabriel Konaté, parrain des activités culturelles du mois de mars 2026-2027, proclamée Année de l’Éducation et de la Culture par  le Général d’Armée Assimi Goïta. La rencontre a été présidée par le chef de cabinet Dr Salia Malé, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture,  de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé.  

Magma Gabriel Konaté et Salia Mallé
Magma Gabriel Konaté, parrain des activités culturelles du mois de mars 2026-2027, et Dr Salia Malé, chef de cabinet, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, le 6 mars 2026. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Placée sous le thème « Seko ni Donko : Mali Kura Jósen », cette première édition a mis en lumière la nécessité de bâtir un nouveau Mali à travers l’éducation aux valeurs sociétales. Les échanges ont rappelé que tout changement durable doit passer par une transformation individuelle et collective. Pour construire le Mali nouveau, il faut d’abord former le Malien nouveau, conscient de son identité et de ses responsabilités, capable de porter les valeurs de cohésion et de solidarité.  

Un thème qui appelle à la transformation

Le Faso Baro Kènè s’est affirmé comme un espace de débat citoyen et d’éducation aux valeurs sociétales, à l’histoire et aux traditions (Maaya) du Mali. Il favorise la gestion de la diversité, l’éveil de conscience, la compréhension mutuelle, la promotion de la paix et du vivre-ensemble. Il contribue également au réveil patriotique des territoires à travers l’éducation civique, morale et culturelle des jeunes et des adultes, en vue d’une transformation sociale durable.  

Lancement des activités de l'année
Assistance lors du premier « Faso Baro Kènè » de l’année de la Culture, le 6 mars 2026, au Mémorial Modibo Kéïta. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Dans son intervention, Magma Gabriel Konaté a insisté sur la nécessité de bâtir un Mali fondé sur ses propres repères culturels. Selon lui, tout le monde aspire au changement, mais peu acceptent de se transformer eux-mêmes, ce qui freine la cohésion sociale. Il a dénoncé la perte d’identité culturelle et les effets de la colonisation arabe et occidentale, qui ont profondément modifié les repères traditionnels des Maliens.  

Le parrain appelle à un retour aux valeurs

Le parrain a rappelé que le développement économique ne saurait être durable sans un socle culturel solide. Il a souligné l’importance de l’exemplarité familiale, où le père doit inspirer son fils et la mère sa fille. « Celui qui est riche de la culture des autres est pauvre de sa propre culture », a-t-il affirmé, invitant les Maliens à renouer avec leurs valeurs authentiques pour construire un avenir fondé sur leur propre identité.  

Les valeurs du Maaya et du Danbé ont été mises en avant comme piliers de cette refondation. L’intégrité, le respect du bien public, la parole donnée, le partage et l’humanisme à la malienne doivent redevenir les fondements de la société. Ces principes, selon Magma Gabriel Konaté, sont indispensables pour transformer durablement les comportements et renforcer la cohésion nationale.  

Au lancement des activités de l'année de l'éducation et de lma culture
Assistance lors du premier « Faso Baro Kènè » de l’année de la Culture, le 6 mars 2026, au Mémorial Modibo Kéïta. © Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune.

Un espace de sensibilisation pour la jeunesse

Le Faso Baro Kènè se veut également un outil de sensibilisation pour les jeunes générations. En leur inculquant les valeurs civiques et culturelles, il contribue à former des citoyens responsables, capables de défendre l’intérêt général. L’éducation aux valeurs sociétales devient ainsi un levier essentiel pour préparer les adultes de demain et consolider la paix sociale.  

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale portée par l’Année de l’Éducation et de la Culture 2026-2027. Elle traduit la volonté des autorités de placer la culture et l’éducation au cœur du développement. En soutenant de telles activités, le gouvernement affirme son engagement à accompagner les initiatives citoyennes qui renforcent la cohésion et l’unité nationale.  

Une tribune pour éveiller les consciences

Ce premier Faso Baro Kènè s’est distingué par la richesse des échanges et la profondeur des réflexions partagées. Les participants ont mis en avant l’importance de l’éducation civique et culturelle comme levier de transformation sociale. L’événement a permis de rappeler que la refondation nationale ne peut se réaliser sans une prise de conscience collective, fondée sur les valeurs du Maaya et du Danbé, piliers de la cohésion et du vivre-ensemble au Mali.  

Ainsi, le Faso Baro Kènè de mars 2026 s’est imposé comme une tribune citoyenne et culturelle, où la parole a servi de levier pour éveiller les consciences et rappeler l’importance des valeurs traditionnelles dans la refondation nationale. En plaçant la culture au cœur du développement, les organisateurs et les intervenants ont montré que le Mali nouveau ne pourra se construire qu’à travers un retour aux fondamentaux, portés par l’éducation et la responsabilité citoyenne.

Ibrahim Kalifa Djitteye 

6 mars 2026 0 comments
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Attaque terroriste au Bénin
ActuSécurité

Bénin : 15 soldats tués dans une attaque armée dans le nord du pays

by Sahel Tribune 6 mars 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Une attaque menée le 4 mars contre des positions militaires dans le nord du Bénin a fait 15 morts et quatre blessés parmi les forces armées. L’armée béninoise affirme avoir neutralisé quatre assaillants lors d’une opération aérienne menée après l’assaut.

Le nord du Bénin a de nouveau été frappé par une attaque armée contre les forces de sécurité. Selon des informations relayées par la radio béninoise Bip Radio, citant le porte-parole des forces armées, le colonel James Johnson, l’assaut a causé la mort de 15 soldats béninois et fait quatre blessés dans les rangs de l’armée.

L’attaque s’est produite le 4 mars dans le village de Kofonou, localité située dans une zone frontalière régulièrement exposée aux incursions de groupes armés. Les assaillants ont pris pour cible des positions des forces armées béninoises avant de tenter de se replier hors de la région.

Une région sous pression sécuritaire

Après l’attaque, les forces armées béninoises ont engagé une opération de poursuite. Selon les autorités militaires, un groupe d’assaillants a été intercepté par des aéronefs de l’armée alors qu’il tentait de quitter la zone.

La frappe aérienne menée lors de cette opération a permis de neutraliser quatre combattants, d’après les informations communiquées par le porte-parole de l’armée. Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur l’identité des assaillants ni sur leur appartenance éventuelle à un groupe armé.

Dans ce contexte sécuritaire tendu, le gouvernement béninois a annoncé en décembre dernier une mesure visant à accroître les capacités de défense du pays. Les autorités ont lancé le recrutement et la formation de 1 850 nouvelles recrues destinées à intégrer les forces armées entre 2025 et 2026.

Renforcement des effectifs militaires

Cette campagne de recrutement ne concerne pas uniquement les combattants. Le gouvernement a également sélectionné plusieurs spécialistes techniques appelés à renforcer les capacités logistiques et opérationnelles de l’armée. Parmi ces profils figurent des mécaniciens automobiles, des chauffeurs, des électriciens automobiles ainsi que des techniciens spécialisés dans la maintenance de générateurs et d’installations solaires.

Ces renforts doivent contribuer à moderniser les moyens des forces armées béninoises et à améliorer leur mobilité et leur autonomie énergétique dans les zones d’opération.

L’attaque de Kofonou rappelle la fragilité sécuritaire persistante dans le nord du Bénin. Si le pays est longtemps resté relativement épargné par les violences qui touchent plusieurs États du Sahel, la multiplication des incidents ces dernières années a conduit les autorités à adapter leur stratégie de défense.

Pour les responsables béninois, l’enjeu est désormais de contenir la progression des groupes armés vers le golfe de Guinée tout en renforçant la présence de l’État dans les régions frontalières.

A.D

6 mars 2026 0 comments
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Amadou Sy Savané, ministre de l'Education nationale, rappelle l'interdiction du châtiment corporel.
A la UneÉducation

« Année de l’éducation et de la culture » : le ministre Sy Savané souhaite « une année de dialogue responsable pour l’école malienne »

by Chiencoro 6 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Le ministre malien de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a rencontré le jeudi 5 mars les syndicats du secteur afin de préparer la mise en œuvre de l’« Année de l’Éducation et de la Culture » décrétée par les autorités de transition pour 2026-2027. L’objectif est de relancer le dialogue avec les enseignants et accélérer la refondation du système éducatif.

Le gouvernement malien veut placer l’école au cœur de son agenda politique. Ce jeudi 5 mars, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a rencontré à Bamako les représentants des principaux syndicats du secteur éducatif lors d’une séance d’information et d’échanges consacrée aux réformes en cours.

Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique lancée par les autorités de transition après la décision du président de la Transition, le général Assimi Goïta, de décréter la période 2026-2027 « Année de l’Éducation et de la Culture ».

Refonder l’école malienne

Devant les représentants syndicaux, le ministre a insisté sur la nécessité d’instaurer un climat de dialogue durable afin de relancer un système éducatif fragilisé par des années de crises, de grèves et de difficultés structurelles.

« Je souhaite que cette année soit une année de dialogue responsable pour l’école malienne. L’école est au cœur de l’avenir et les enseignants en sont les piliers », a déclaré Amadou Sy Savané.

Le ministre a également réaffirmé la volonté de son département de refonder le système éducatif malien en s’appuyant sur des principes qu’il juge essentiels : les valeurs nationales, la discipline, l’engagement et la responsabilité collective.

Dans ce cadre, il a appelé les enseignants à jouer pleinement leur rôle dans le redressement du pays. Il a surtout  évoqué une « responsabilité historique » du corps enseignant dans la reconstruction de l’école malienne.

Pour les autorités, l’initiative de l’Année de l’Éducation et de la Culture doit marquer une nouvelle étape dans les politiques publiques consacrées à l’éducation.

Infrastructures et modernisation du système

Selon le ministre, cette période de deux ans devra se traduire par des avancées concrètes, notamment dans la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires, mais aussi dans la modernisation du système éducatif.

« C’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer. Au sortir de ces deux années, nous devons pouvoir nous féliciter d’une grande réalisation », a-t-il affirmé devant les représentants syndicaux.

Les autorités entendent également améliorer les conditions d’enseignement et renforcer l’organisation du secteur afin de mieux répondre aux défis démographiques et sociaux auxquels le Mali est confronté.

Du côté des syndicats de l’éducation, l’initiative gouvernementale a été globalement saluée. Les représentants du secteur ont néanmoins rappelé plusieurs priorités jugées indispensables pour la réussite de cette ambition.

Ils ont notamment insisté sur l’opérationnalisation du Conseil supérieur de l’éducation, considéré comme un outil central de gouvernance du système éducatif.

Les syndicats ont également demandé la mise en œuvre effective des recommandations issues des États généraux de l’éducation. Ils estiment que ces conclusions constituent une feuille de route essentielle pour réformer durablement l’école malienne.

En décrétant l’« Année de l’Éducation et de la Culture », les autorités de transition affichent leur volonté de placer l’école au centre du projet national.

Chiencoro Diarra 

6 mars 2026 0 comments
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Pr. Tiemoko TRAORE, Ministre de l'Energie et de l'Eau
A la UneClimat et environnement

Souveraineté hydrique : 22 millions de Maliens bientôt couverts par la PNE 2026-2035

by Sahel Tribune 6 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Mali franchit un nouveau cap dans la gestion de ses ressources hydriques. Sous la direction du Ministère de l’Énergie et de l’Eau, le gouvernement de la République du Mali a adopté la Politique Nationale de l’Eau (PNE) 2026-2035, un plan stratégique ambitieux visant à assurer l’accès universel à l’eau potable et à renforcer la souveraineté hydrique du pays.

Avec plus de 22 millions d’habitants et un contexte sahélien fortement exposé aux changements climatiques, le Mali fait face à une pression croissante sur ses ressources en eau. La PNE 2026-2035 répond à cette urgence en plaçant l’accès à l’eau potable au sommet des priorités nationales, conformément à la Constitution du 22 juillet 2023 qui consacre l’eau comme un droit fondamental.

Cette politique traduit la volonté des autorités maliennes de garantir la justice sociale, la dignité humaine et la réduction des inégalités dans l’accès aux services essentiels, notamment pour les populations vulnérables.

Une vision ambitieuse pour 2035

La PNE fixe un objectif clair : d’ici 2035, toutes les ressources en eau du Mali seront connues, mobilisées et gérées durablement, afin de fournir à chaque citoyen un accès inclusif et équitable à l’eau potable. Le programme s’inscrit dans la stratégie nationale « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et vise à aligner le pays sur les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.

La mise en œuvre de la PNE repose sur quatre programmes majeurs :

1-Programme National d’Accès à l’Eau Potable (PNAEP) – axe prioritaire, concentrant 89,83 % des investissements.

2-Programme National des Aménagements Hydrauliques (PNAH) – pour sécuriser les infrastructures hydrauliques.

3-Programme National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PNGIRE) – pour une gestion durable selon les bassins et aquifères.

4-Programme National de Gouvernance du Secteur Eau et Assainissement (PNGSEA) – pour renforcer transparence, participation et redevabilité.

Un investissement stratégique de 3 051 milliards F.CFA

Le coût global de cette politique sur la période 2026-2035 est estimé à 3 051 499 235 005 F.CFA. Cet investissement mobilisera les ressources de l’État, des collectivités territoriales, des bénéficiaires et des partenaires techniques et financiers. Au-delà de l’accès à l’eau potable, ce projet est un levier pour la croissance économique, la sécurité alimentaire, la santé publique et la résilience climatique.

La PNE prévoit également la création d’une architecture institutionnelle renforcée : Conseil Supérieur de l’Eau auprès du Président de la République ; Renforcement des organes consultatifs nationaux et territoriaux ; Établissement progressif d’Agences de gestion de l’eau par bassin et aquifère ; Consolidation de la Police de l’Eau pour protéger les ressources et appliquer la législation.

Des outils stratégiques, tels que le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux et le Système National d’Information sur l’Eau, viendront soutenir la planification et le suivi.

Avec la PNE 2026-2035, le Mali affirme sa détermination à placer l’eau au cœur du développement durable et de la transformation économique nationale. Le Ministère de l’Énergie et de l’Eau appelle l’ensemble des acteurs publics et privés à se mobiliser pour garantir la réussite de ce chantier stratégique au service des générations présentes et futures.

A.Touré

6 mars 2026 0 comments
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Tensions au Moyen-Orient 
A la UneOpinion

Au Moyen-Orient, la guerre des puissances et l’échec de la reconnaissance de l’autre

by Mikailou Cissé 6 mars 2026
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Missiles hypersoniques, drones, blocus maritime et escalade militaire : le conflit qui s’intensifie au Moyen-Orient révèle moins une fatalité historique qu’une incapacité politique à reconnaître l’autre. Entre rivalités territoriales, industries de l’armement et héritages religieux, la région reste prisonnière d’une logique de domination qui éloigne chaque jour la perspective d’une paix durable.

Le 28 février, le soleil s’est levé sur un Moyen-Orient traversé par des colonnes de fumée et l’écho des bombardements. Dans plusieurs capitales régionales, les explosions ont marqué une nouvelle étape dans l’escalade militaire, tandis que les capitales européennes et certains États arabes observaient la situation avec inquiétude, mais sans véritable surprise.

Le spectacle d’une guerre technologique

Sous le regard impuissant des populations, les discours politiques évoquent déjà l’issue possible d’une confrontation dont personne ne semble attendre un apaisement rapide. Sur le terrain, la guerre prend désormais la forme d’un affrontement technologique d’une ampleur inédite : missiles hypersoniques, drones armés, bombardiers furtifs et systèmes de guidage de précision.

Ces armes ont provoqué des destructions massives d’infrastructures énergétiques et perturbé le trafic maritime international, tout en entraînant la fermeture de plusieurs espaces aériens. Les systèmes de défense, pourtant conçus pour répondre à ces menaces, révèlent leurs limites face à la puissance combinée de ces technologies.

À titre d’illustration, les États-Unis ont frappé un nombre important de cibles dès le début de cette phase du conflit avec l’Iran, un volume d’attaques supérieur à celui observé dans les premières vingt-quatre heures de certaines interventions majeures, comme l’invasion de l’Irak en 2003.

Une querelle territoriale devenue guerre de puissance

À l’origine, le conflit du Moyen-Orient relève avant tout d’une querelle territoriale. Mais lorsqu’il s’inscrit dans une logique de guerre impliquant grandes puissances, industries de l’armement et rivalités énergétiques, il se transforme en confrontation globale où l’objectif implicite devient la domination politique et stratégique.

Dans ce contexte, la négation de l’existence ou de la légitimité de l’adversaire devient un instrument de pouvoir. La guerre cesse d’être seulement une lutte pour un territoire : elle devient une compétition pour le contrôle de la décision politique et militaire dans la région.

Cette dynamique s’inscrit également dans un espace profondément marqué par les traditions abrahamiques. Judaïsme, christianisme et islam y trouvent leurs racines, mais ces héritages religieux sont aujourd’hui incarnés par des États qui cherchent à affirmer leur souveraineté sur la scène internationale.

Pour ce faire, ils se dotent d’outils de dissuasion militaire et s’appuient sur les ressources énergétiques stratégiques dont dépend une grande partie de l’économie mondiale.

Entre histoire religieuse et rivalités politiques

L’histoire rappelle pourtant que ces traditions religieuses ont aussi favorisé des formes d’échanges et de coexistence entre communautés. Elles ont produit des réflexions majeures sur l’organisation de la société et la vie collective.

Mais elles ont également été marquées par des affrontements visant à imposer une domination politique ou religieuse sur l’espace communautaire. Cette tension entre coexistence et exclusion traverse l’histoire du Moyen-Orient depuis des siècles.

La difficulté réside dans la reconnaissance de l’altérité. La cohabitation suppose d’accepter l’existence de l’autre comme une condition de sa propre identité. Or, les discours politiques contemporains mobilisent souvent ces héritages religieux dans une logique d’affirmation exclusive plutôt que dans une perspective de coexistence.

L’histoire montre pourtant que des périodes de coexistence pacifique ont existé dans la région. Ces moments rappellent que la conflictualité n’est pas une fatalité inscrite dans l’essence des cultures ou des religions, mais le produit de choix politiques et historiques.

Une escalade géopolitique aux conséquences mondiales

Le conflit actuel s’inscrit également dans une transformation plus large de l’ordre géopolitique. L’implication directe des États-Unis, les tensions avec l’Iran et les rivalités régionales redessinent les équilibres stratégiques du Moyen-Orient.

La mort du guide spirituel iranien Ali Khamenei a contribué à cristalliser certaines tensions, dans un pays où l’autorité religieuse et politique demeure étroitement liée. Dans le même temps, la menace d’un blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran fait peser un risque majeur sur le commerce mondial.

Ce passage maritime stratégique concentre une part essentielle du trafic pétrolier mondial. Toute perturbation de cette route commerciale entraîne immédiatement des conséquences économiques et politiques à l’échelle globale.

Dans ce contexte, plusieurs États arabes cherchent à renforcer leurs capacités de défense et leur influence régionale, souvent avec l’appui des États-Unis et de leurs alliés.

Quand la guerre devient un marché

La guerre contemporaine ne se limite plus aux affrontements entre États. Elle s’inscrit aussi dans un système économique où les industries de l’armement jouent un rôle déterminant.

Les opérations militaires baptisées « Lion rugissant » par Israël ou « Fureur épique » par les États-Unis illustrent l’intensité de cette escalade. Elles montrent également l’écart technologique qui caractérise les conflits modernes.

Dans ce contexte, la violence politique et militaire s’étend bien au-delà du champ de bataille. Les populations civiles deviennent les premières victimes de décisions prises loin d’elles, dans des cercles de pouvoir où les intérêts stratégiques et économiques se mêlent étroitement.

Les tentatives de médiation et les accords diplomatiques atténuent parfois les tensions, mais ils profitent souvent davantage aux acteurs économiques et aux investisseurs de la reconstruction qu’aux populations directement touchées par la guerre.

La paix passe par la reconnaissance de l’autre

Face à cette spirale de violence, une question demeure centrale : la paix durable peut-elle être construite sans reconnaissance mutuelle ?

La coexistence ne signifie pas l’effacement des différences, mais l’acceptation de leur légitimité. Dans un espace marqué par la diversité des identités religieuses, culturelles et nationales, la paix ne peut reposer sur la domination d’un peuple sur un autre.

Elle suppose des compromis politiques sincères et la reconnaissance du droit de chaque communauté à exister.

À défaut, la région restera enfermée dans une logique où la puissance militaire remplace le dialogue, et où chaque victoire prépare les conditions du conflit suivant.

Mikaïlou Cissé 

6 mars 2026 0 comments
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Le Président de la transition en compagnie des pupilles de la nation
ActuEn temps réel

Au Mali, 31 enfants mineurs, de chauffeurs et d’apprentis victimes d’attaques terroristes reconnus Pupilles de la Nation

by Sahel Tribune 4 mars 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le gouvernement malien a, ce mercredi 4 mars 2026, adopté un décret accordant le statut de Pupilles de la Nation à 31 enfants mineurs. Tous sont les fils ou filles de chauffeurs et d’apprentis tués lors d’attaques terroristes, dans le cadre de l’approvisionnement du pays en hydrocarbure.

Cette décision s’inscrit dans le cadre de la loi du 27 décembre 2016, qui institue les statuts de Pupilles de la Nation et de Pupilles de l’État afin d’assurer une protection spécifique aux enfants dont les parents ont été victimes dans des circonstances liées à la défense ou à la sécurité nationale. Le texte adopté mercredi concrétise l’application de ce dispositif à un nouveau groupe d’enfants frappés par la violence.

Les 31 mineurs bénéficieront d’une prise en charge intégrale ou partielle de plusieurs dépenses essentielles. Le décret prévoit notamment la couverture des frais de soins médicaux, ou du ticket modérateur lorsque nécessaire. Les frais de scolarité seront également pris en charge aux niveaux fondamental et secondaire.

Au-delà de l’école, le dispositif inclut la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle. Pour ceux qui accéderont à l’université, une bourse entière d’enseignement supérieur est prévue.

Dans un pays confronté depuis plus d’une décennie à des attaques terroristes, la reconnaissance du statut de Pupilles de la Nation revêt une portée à la fois sociale et symbolique. Elle marque la volonté de l’État d’assumer une responsabilité envers les enfants de victimes civiles, notamment issues de catégories socioprofessionnelles modestes comme les chauffeurs et leurs apprentis, régulièrement exposés sur les axes routiers ciblés par les groupes armés.

Cette décision intervient alors que les autorités de transition, au pouvoir depuis 2020, mettent en avant la souveraineté nationale et la lutte contre l’insécurité comme priorités. Si le nombre de bénéficiaires reste limité à 31 dans ce décret, il illustre la poursuite d’un mécanisme juridique destiné à amortir, au moins partiellement, le choc social des violences.

En décembre 2025, le Président de la Transition au Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, a décoré 74 acteurs du secteur pétrolier, dont des chauffeurs de citernes et leurs apprentis, en reconnaissance de leur engagement indéfectible dans le ravitaillement du pays en hydrocarbures malgré les menaces terroristes.

La rédaction

4 mars 2026 0 comments
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General-de-Brigade-Issa-Ousmane-Coulibaly-ministre-de-lAdministration-Territoriale-et-de-la-Decentralisation
A la UnePolitique

Au Mali, le gouvernement de transition renforce le contrôle des collectivités et des associations

by Sahel Tribune 4 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Face aux risques de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de dérives liées au manque de transparence, les autorités maliennes durcissent le cadre de contrôle des associations et fondations. Réuni le 4 mars 2026, le Conseil des ministres a adopté une série de textes visant à renforcer le suivi administratif et financier de ces organisations, accusées de ne pas toujours s’aligner sur les priorités nationales et la planification territoriale.

Le gouvernement malien a adopté, ce 4 mars 2026, une série de textes visant à restructurer le financement du développement local et à renforcer le contrôle des associations et fondations. Une réforme présentée comme un outil de rationalisation, mais qui s’inscrit aussi dans un contexte de reprise en main institutionnelle par les autorités de transition.

Sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, chef de l’État, l’exécutif a validé plusieurs projets d’ordonnances et de décrets relatifs à la création d’une Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), ainsi qu’à la modification du cadre juridique du Fonds national d’appui aux collectivités territoriales.

Une agence renforcée et recentralisée

Créée initialement par la loi du 7 juillet 2000, l’ANICT avait pour mission de gérer les subventions destinées aux investissements locaux et de garantir certains prêts contractés par les collectivités territoriales. Les nouveaux textes réaffirment ce rôle, tout en élargissant ses compétences.

L’agence sera désormais chargée non seulement de la gestion des financements alloués aux projets locaux, mais aussi d’apporter un appui technique au service central chargé du contrôle administratif des associations et des fondations en République du Mali.

Le gouvernement justifie cette réorganisation par les résultats d’évaluations de performance et d’un audit institutionnel des Agences de développement régional (ADR), créées en 2015 pour accompagner les collectivités dans la maîtrise d’ouvrage du développement local et régional. Ces audits ont mis en évidence une « faible performance » des ADR, conduisant à leur absorption par l’ANICT.

Un encadrement accru des associations et fondations

Au-delà de la restructuration administrative, la réforme introduit un durcissement du cadre de contrôle des organisations de la société civile. Les autorités invoquent les risques liés à la faiblesse du dispositif actuel : blanchiment de capitaux, financement du terrorisme, manque de transparence ou encore absence d’alignement avec les priorités nationales et la planification territoriale. « Par ailleurs, la faiblesse du dispositif de suivi des Associations et des Fondations engendre des risques tels que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, le non alignement avec les priorités nationales et la planification régionale et locale, ainsi que le manque de transparence et de responsabilité », a expliqué le gouvernement dans le communiqué final du conseil des ministres.  

Les textes adoptés définissent le champ du contrôle administratif, précisent les relations entre services de contrôle administratif et technique, et identifient les autorités compétentes en la matière. Ils imposent également aux associations et fondations de nouvelles conditionnalités dans leurs modes d’intervention, ainsi qu’une contribution financière obligatoire.

Un prélèvement sur leurs ressources est institué afin de financer des actions de développement. Cette disposition marque une évolution notable : les organisations devront désormais contribuer directement, par un mécanisme financier dédié, aux politiques publiques de développement.

Entre rationalisation et centralisation

Pour le gouvernement, ces mesures visent à renforcer la maîtrise d’ouvrage du développement local par les collectivités territoriales et à améliorer la cohérence des interventions sur le terrain. La concentration des missions au sein d’une agence unique est présentée comme un gage d’efficacité et de meilleure coordination.

Cette réforme intervient dans un contexte politique particulier. Depuis la prise de pouvoir des autorités de transition, Bamako multiplie les initiatives de réorganisation institutionnelle et de consolidation du contrôle de l’État sur les acteurs publics et privés.

La mise en œuvre concrète de ces nouveaux textes permettra de mesurer leur impact sur la gouvernance locale et sur les relations entre l’État, les collectivités et les organisations de la société civile dans un pays confronté à des défis sécuritaires et économiques majeurs.

A.D

4 mars 2026 0 comments
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