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Moustapha Cissé, Président de l'AIGE.
A la UnePolitique

Au Mali, l’Autorité de gestion des élections présente le bilan de ses réformes et ses priorités pour 2026

by Chiencoro 6 février 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Lors de la cérémonie de présentation des vœux des institutions de la République et des autorités administratives indépendantes au président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, le 4 février 2026 au palais de Koulouba, la Porte parole des autorités administratives indépendantes a présenté un état des lieux de activités menées par l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en 2025 ainsi que ses priorités pour l’année en cours.

Fonctionnelle depuis deux ans, l’AIGE a consacré une large part de ses actions au renforcement des capacités de ses structures centrales et déconcentrées. Selon sa porte-parole, Mme Sanogo Aminata Mallé, des formations ont été organisées au profit du collège de l’institution, des coordinations régionales et des agents des départements techniques. Ces sessions ont porté sur « l’ensemble des thématiques électorales », notamment le cadre juridique et institutionnel, la logistique des scrutins, la sécurisation du processus électoral, la prise en compte du genre, ainsi que la centralisation des résultats.

Des outils techniques pour professionnaliser l’administration électorale

L’institution a également engagé une dynamique de concertation avec les partis politiques et la société civile, complétée par un voyage d’études auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burkina Faso, dans une logique de partage d’expériences régionales.

Sur le plan opérationnel, l’AIGE indique avoir élaboré trois guides pratiques destinés à professionnaliser ses coordinations locales. Ces documents portent sur la gestion des candidatures aux élections législatives et sénatoriales, la gestion des candidatures aux élections des conseillers des collectivités territoriales, ainsi que la centralisation des résultats des scrutins.

En parallèle, un travail spécifique a été mené sur la mise à jour du fichier électoral. L’AIGE a traité les résultats du Recensement administratif à vocation d’état civil (RALE) de 2023, ce qui a permis de produire le fichier électoral de 2024. Elle a également participé aux travaux de la commission paritaire MATD/AIGE et élaboré les documents supports du RALE 2024, intégrant la nouvelle réorganisation territoriale et administrative du pays.

Vers une harmonisation des coordinations en 2026

Pour l’année 2026, l’AIGE entend poursuivre l’harmonisation de ses coordinations avec la nouvelle carte administrative du Mali. Elle prévoit également de gérer les cas de vacance de postes liés aux décès ou aux mutations, dans le but de consolider l’administration électorale sur l’ensemble du territoire.

À travers ce bilan, l’AIGE cherche à afficher sa montée en puissance technique et son rôle clé dans la préparation des prochaines échéances électorales, dont le calendrier reste à préciser.

Chiencoro Diarra 

6 février 2026 0 comments
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Le général Assimi Goïta
A la UneÉducation

Au Mali, une année dédiée à l’éducation et à la culture pour reconstruire le capital humain

by Chiencoro 5 février 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

À l’issue de la présentation des vœux du gouvernement, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a officiellement décrété la période 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture ». C’est un tournant stratégique pour la refondation du système éducatif et la consolidation des valeurs nationales.

Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, vient d’annoncer, ce jeudi 5 février 2026, la proclamation de l’« Année de l’éducation et de la culture » pour la période 2026-2027.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’Année de la culture décrétée en 2025 et vise à établir un lien structurant entre éducation, citoyenneté et identité nationale, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de refonder durablement l’État malien.

Une priorité nationale pour réparer et reconstruire l’école

Cette nouvelle orientation doit permettre de « panser les plaies du système éducatif malien » tout en favorisant une meilleure appropriation des valeurs fondamentales par la jeunesse.

« Dans le prolongement de l’élan de l’année de la culture, et conformément à la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma ainsi qu’à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, je décrète la période 2026-2027 Année de l’éducation et de la culture », a déclaré Assimi Goïta devant l’ensemble des membres du gouvernement.

L’ambition affichée est de former « un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ».

Le Programme national d’éducation aux valeurs au cœur du dispositif

La mise en œuvre intégrale du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV 2023-2027) pourrait constituer l’ossature de cette politique. Doté d’un budget global de 5,74 milliards de francs CFA, ce programme vise à renforcer l’éducation civique, morale et patriotique du primaire à l’université.

Il prévoit notamment : la création d’espaces d’éveil citoyen dans les établissements scolaires, le soutien à l’autorité parentale, le renforcement des capacités des enseignants et des acteurs institutionnels, une meilleure intégration des valeurs culturelles dans les curricula.

Les ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en coordination avec le ministère de la Culture, sont désormais chargés de piloter cette réforme ambitieuse dans une dynamique de synergie gouvernementale.

La culture comme socle de la cohésion nationale

Le président de la transition a également insisté sur le rôle central de la culture dans la construction de la souveraineté et de l’unité nationale.

« La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté », a-t-il souligné, appelant à intensifier les actions de revitalisation culturelle dans l’ensemble des régions du pays.

Pour les autorités, il s’agit de faire de l’éducation et de la culture deux piliers complémentaires d’un même projet de société, capable de répondre aux défis sécuritaires, sociaux et identitaires auxquels le Mali est confronté.

Une mobilisation nationale attendue

Le général Assimi Goïta a enfin appelé à une mobilisation collective impliquant l’État, les collectivités territoriales, les familles, les communautés éducatives, le secteur privé et les partenaires au développement.

L’Année de l’éducation et de la culture se veut ainsi un cadre fédérateur pour engager un effort national en faveur du capital humain, présenté par le chef de l’État comme « la condition première de la prospérité partagée ».

À travers cette décision, les autorités maliennes entendent poser les bases d’une école rénovée et d’une société réconciliée avec ses valeurs, dans une perspective de stabilité et de développement à long terme.

Chiencoro Diarra 

5 février 2026 0 comments
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Inauguration Mine de lithium de Goulamina
A la UneÉconomie

Mali : Kodal Minerals encaisse ses premiers revenus et accélère la production de lithium à Bougouni

by Chiencoro 5 février 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

Le groupe minier britannique Kodal Minerals a annoncé avoir encaissé plus de 27 millions de dollars (plus de 15 milliards de FCFA) après la livraison de sa première cargaison de concentré de lithium issue du projet de Bougouni, dans le sud du Mali. Avec des exportations désormais régulières vers la Chine et une production appelée à monter en puissance en 2026, le pays confirme son entrée sur le marché mondial des métaux stratégiques de la transition énergétique.

Le producteur minier Kodal Minerals a franchi une étape majeure dans l’exploitation de son projet de lithium de Bougouni, dans le sud du Mali. La société britannique, cotée à la Bourse de Londres (AIM), a annoncé avoir reçu le paiement intégral de sa première cargaison de concentré de spodumène exportée vers la Chine, confirmant l’entrée effective du pays dans le cercle des producteurs de lithium destinés au marché mondial des batteries.

Des exportations désormais régulières

La première livraison, d’un volume de 28 735 tonnes métriques sèches, est arrivée début janvier au port de Hainan. Elle a généré un revenu total de 27,25 millions de dollars, soit plus de 15 milliards de FCFA, pour la filiale d’exploitation Les Mines de Lithium de Bougouni (LMLB), détenue à 49 % par Kodal Minerals. Le prix réalisé s’est établi à 989,50 dollars la tonne, soit l’équivalent de 1 148 dollars pour un concentré standardisé à 6 % de lithium (SC6).

Cette performance intervient dans un contexte de flambée des cours du spodumène. Selon Kodal, l’indice SC6 a progressé de 270 % depuis juillet 2025, dépassant récemment les 2 000 dollars la tonne sur certains marchés.

Après ce premier envoi, une seconde cargaison de 20 000 tonnes est actuellement en cours de chargement au port de San Pedro, en Côte d’Ivoire. Le paiement de 95 % de sa valeur est prévu dès le départ du navire, conformément à l’accord d’enlèvement signé avec le partenaire chinois Hainan Mining.

L’entreprise prévoit désormais des expéditions régulières comprises entre 15 000 et 20 000 tonnes par cargaison en 2026, avec une troisième livraison attendue en avril. Sur l’ensemble de l’année, Kodal table sur une production de 118 000 tonnes de concentré et des ventes pouvant atteindre 125 000 tonnes.

Une production en montée en puissance

Sur le site de Ngoualana, où se situe la mine à ciel ouvert, les opérations se poursuivent à un rythme soutenu. En janvier 2026, plus de 643 000 tonnes de matériaux ont été extraites, dont 86 691 tonnes de minerai de pegmatite affichant une teneur moyenne de 1,21 % en lithium.

L’usine de traitement par séparation en milieu dense (DMS) a fonctionné sans interruption durant tout le mois, transformant plus de 121 000 tonnes de minerai brut pour produire 9 141 tonnes de concentré de spodumène, avec une teneur moyenne de 5,26 % en Li₂O.

Selon Bernard Aylward, directeur général de Kodal Minerals, « le projet fonctionne désormais au rythme prévu par les études de développement », grâce aux améliorations techniques apportées aux installations de concassage et de traitement. L’objectif est désormais d’atteindre une production mensuelle stable de 10 000 tonnes de concentré.

Corrections après une surestimation initiale

La société a toutefois reconnu que les chiffres de production annoncés pour 2025 avaient été légèrement surestimés. Après un audit des stocks, la production annuelle réelle s’est établie à 41 916 tonnes, contre plus de 45 000 tonnes initialement communiquées.

Cette correction est due à des problèmes techniques liés au nettoyage des bandes transporteuses et à l’étalonnage des instruments de pesage. Des mesures correctives ont été mises en place, notamment l’installation d’un second pesomètre et l’abandon du nettoyage à l’eau au profit de brosses fixes, afin d’améliorer la fiabilité des données.

Kodal Minerals prépare déjà la phase suivante du projet. Une étude de faisabilité pour une usine de flottation de phase 2 sera lancée en 2026. Elle inclura des forages supplémentaires sur les prospects voisins de Boumou et Sogola-Baoulé, ainsi que des études géotechniques, métallurgiques et environnementales.

Cette extension vise à accroître les capacités de production et à sécuriser les futures autorisations minières.

Enjeux pour le Mali

Le projet de Bougouni s’inscrit dans la stratégie du Mali de diversifier son secteur minier, historiquement dominé par l’or, en misant sur les métaux critiques pour la transition énergétique. Le lithium est aujourd’hui un minerai stratégique pour l’industrie des batteries électriques et le stockage de l’énergie.

Dans un contexte de tensions sécuritaires et économiques, ces exportations constituent une source de devises significative pour le pays, même si les retombées locales et environnementales restent un enjeu central pour les autorités et les populations riveraines.

Aucun incident majeur de sécurité n’a été signalé en janvier sur le site, selon l’entreprise, qui affirme maintenir la priorité sur la gestion environnementale et sanitaire.

Avec ses premières recettes encaissées et des cargaisons désormais régulières, Kodal Minerals transforme Bougouni en l’un des projets miniers stratégiques les plus suivis d’Afrique de l’Ouest dans le secteur du lithium.

Chiencoro Diarra 

5 février 2026 0 comments
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Exode rural
ActuAnalyses

L’exode rural ou la fabrique d’une génération sans lieu

by Mikailou Cissé 5 février 2026
written by Mikailou Cissé 5 minutes read

Entre le village quitté et la ville qui n’accueille pas vraiment, une génération entière se trouve piégée dans un entre-deux social et existentiel. À partir des données sur l’exode rural au Mali et d’une réflexion philosophique sur le déclassement, Mikaïlou Cissé analyse les impasses humaines d’un modèle de développement qui produit de l’errance plutôt que de la dignité.

Dans le Sahel, comme dans de nombreuses régions d’Afrique confrontées à l’exode rural vers les grandes villes, une génération entière vit suspendue entre deux mondes : ni véritablement intégrée à la ville, ni pleinement réinsérée au village. Cette couche sociale a traversé toutes les péripéties politiques des jeunes États africains, nés des compromis entre ex-puissances coloniales et leaders aspirant à une indépendance souvent de façade. Elle incarne aujourd’hui les failles profondes d’un modèle de développement postcolonial à bout de souffle.

Quitter le village pour la ville, ou inversement, n’est plus un geste d’audace ni un pari sur l’avenir, mais un départ contraint, souvent désespéré, face à un quotidien qui s’appauvrit et ne nourrit plus comme autrefois. Pour cette couche sociale, rester équivaut à consentir à l’immobilité sociale, au sens propre du terme.

L’ampleur d’un exode structurel

Le rapport La croissance pro-pauvres au Mali de l’Agence française de développement (AFD), publié en 2007, souligne l’ampleur croissante de l’exode rural dans un contexte de fortes migrations internes et externes. Environ 200 000 personnes migrent chaque année. Faute d’estimations précises, les auteurs évaluent que si les tendances démographiques avaient été similaires en zones rurales et urbaines, près de 56 000 ruraux auraient quitté les campagnes pour les villes en 2001, un chiffre qui pourrait atteindre environ 150 000 par an en 2006.

Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large de déplacement des populations fuyant la désertification dans le Nord pour s’installer dans le Sud, contribuant à une urbanisation rapide, notamment autour de Bamako, dont la population est appelée à croître fortement.

Les conséquences sont multiples et préoccupantes. Le rapport met en évidence une dégradation accrue de l’environnement liée à la pression démographique sur les terres agricoles, ainsi que des tensions sociales entre populations autochtones et nouveaux arrivants, auxquelles s’ajoutent les conflits anciens entre éleveurs et agriculteurs. La densification rurale contraint les systèmes agricoles extensifs à atteindre leurs limites et oblige à une transformation des pratiques culturales. Si la demande urbaine peut, à terme, stimuler la productivité agricole autour des villes, cette transition reste fragile et profondément inégalitaire.

Le mirage urbain et la désillusion sociale

Portés par les promesses de travail et d’émancipation, ils prennent la route des grandes agglomérations. Mais le mirage urbain se dissipe vite. Sans diplômes reconnus, sans capital économique ni réseaux solides, ces migrants s’entassent dans l’économie informelle, sans protection. Ils s’installent dans les périphéries reléguées, exposées à une vie chère qui dévore leurs maigres revenus.

La ville ne les intègre pas ; elle les absorbe sans les reconnaître. Le village reste le village, mais l’être s’y sent désormais étranger dans sa propre peau. Les repères ne guident plus, et le quotidien perd tout sens concret.

Au-delà de la pauvreté matérielle, ces trajectoires relèvent d’un déclassement au sens bourdieusien : l’écart brutal entre des attentes socialement construites et une réalité qui les invalide. Le départ promettait l’ascension ; il produit l’humiliation. Il ouvrait un avenir ; il suspend le présent dans une attente sans issue.

Les enfants en pâtissent les premiers : certains manquent cruellement de cadre, tandis que d’autres, offerts par la nature sans être demandés, peinent à y être élevés. Les mères, vieilles et usées, sont les plus touchées. Contraintes de suivre les traces de ceux qui n’ont plus l’âge d’être des enfants, elles ploient sous la solitude, état d’être par excellence.

La double absence : ni du village, ni de la ville

Quitter le village, c’est rompre avec un monde. La terre, la parenté, la reconnaissance communautaire formaient un cadre d’existence et de dignité. En ville, ces repères se dissolvent. Comme un aimant, la ville attire ; comme le capitalisme, elle se débrouille pour se débarrasser de ceux qui perdent leur substance.

Le migrant n’a plus de terre, car il ne cultive plus ; il n’est pas citadin non plus, faute de propriété tangible. Il survit dans un entre-deux instable, sans statut clair ni appartenance affirmée.

De là naît une double absence : absent du village quitté, jamais pleinement présent dans la ville d’accueil. Physiquement là, ils demeurent socialement invisibles. Leur quotidien se déroule dans des non-lieux, où la ville devient un transit interminable, un séjour sans mémoire ni projet durable. Certains s’y épuisent lentement, d’autres y tombent malades, loin des solidarités familiales. Il arrive que des migrants disparaissent sans laisser de traces, errant de chantier en quartier, jusqu’à mourir comme des inconnus.

Le retour comme épreuve collective

Le retour, lorsqu’il s’impose, n’a rien de triomphal. Tardif, contraint, souvent silencieux, il expose l’échec dans sa nudité : sans économies, sans maison construite, parfois sans épouse ni enfants, et marqué par la maladie. D’autres peinent même à revenir, faute de moyens, jusqu’à ce que des parents inquiets se lancent à leur recherche.

Bien souvent, ce sont les familles restées au village qui assument le coût du retour : les soins, les charges matérielles et les blessures symboliques de la réintégration. Le retour devient un fardeau collectif, révélateur d’une solidarité familiale mise à rude épreuve par l’échec structurel.

Pourtant, réduire ces trajectoires à de simples échecs individuels serait une erreur. Les revenants portent un capital invisible : expériences urbaines, savoir-faire pratiques, endurance forgée dans l’adversité. Dans un Sahel en mutation, ils pourraient devenir des médiateurs entre ville et campagne, entre économie informelle et initiatives locales.

Mais ce potentiel reste largement inexploité. Le développement demeure cloisonné, sectorisé, laissant les individus et les familles absorber seuls les coûts humains des mutations économiques. Les politiques inclusives font défaut, et le cycle de l’errance se perpétue.

La figure du revenant révèle ainsi moins des échecs personnels que l’implosion d’un modèle désarticulé, incapable d’offrir des trajectoires viables à sa jeunesse. Tant que partir signifiera déracinement et revenir humiliation, l’errance produira de la survie plutôt que de la dignité. Il est temps d’investir dans ces « ni-ni », non comme des laissés-pour-compte, mais comme des ponts vivants entre des mondes que le développement a trop longtemps opposés.

Mikaïlou Cissé

5 février 2026 0 comments
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Fleuve Niger
ActuClimat et environnement

Et si le fleuve Niger disparaissait vraiment ?

by Chiencoro 5 février 2026
written by Chiencoro 5 minutes read

Le fleuve Niger est en train de disparaître sous nos yeux. Lentement, presque discrètement, comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel inéluctable. Pourtant, sa dégradation n’est ni une fatalité ni un caprice du climat seul. Elle est le résultat direct de nos choix, de nos renoncements et de notre incapacité collective à protéger ce qui rend encore la vie possible au Sahel.

Selon l’étude Cart’Eau menée par Join For Water et l’IPR/IFRA de Katibougou en 2020, l’état du fleuve Niger à la traversée de Bamako est fortement dégradé par les rejets urbains non traités. « Ce sont plus de six cent millions de litres de déchets liquides et solides qui sont déversés dans le Fleuve Niger à la traversée de Bamako », souligne ce rapport, qui identifie 94 collecteurs d’eaux pluviales et usées dans le Grand Bamako, dont 58 se déversent directement dans le fleuve, constituant autant de « hotspots » majeurs de pollution. Initialement conçus pour drainer les eaux de pluie, ces collecteurs sont aujourd’hui transformés en égouts à ciel ouvert recevant eaux domestiques, déchets solides et boues de vidange. 

Le 9ème fleuve le plus pollué au monde

L’étude estime le débit cumulé des eaux usées rejetées dans le fleuve Niger à 7,08 m³ par seconde, soit environ 611 548 m³ d’eaux polluées par jour. La commune IV est la plus contributrice, avec près de 249 596 m³/jour, en raison notamment du collecteur du Woyowayanko assimilable à une rivière d’eaux usées. À cette pollution liquide s’ajoute une gestion défaillante des déchets solides, avec seulement 13 sites de dépôts transitoires, souvent insalubres, et l’absence de véritable station de traitement des boues de vidange, entraînant des déversements anarchiques vers le fleuve. 

Ces chiffres confirment que le Niger est devenu, à Bamako, le principal réceptacle des déchets urbains, faisant peser de graves risques sur la santé publique, la biodiversité et la ressource en eau potable. Le Niger charrie désormais autant de plastiques que de poissons. Ailleurs, son lit est éventré par un dragage anarchique, ses berges rongées par l’urbanisation sauvage, ses eaux détournées, polluées, surexploitées. Le fleuve nourricier est devenu un exutoire, un dépotoir, parfois une simple ressource à piller. Et l’indifférence générale l’accompagne dans sa lente agonie.

Le rapport technique 2020 du Projet de Cartographie du réseau d’égout de Bamako et évaluation des déversements des eaux usées de la ville dans le Fleuve Niger « Cart’Eau » — réalisé avec le cofinancement de la Direction Générale du Développement (DGD), du Royaume de Belgique et de Join For Water (JFW) grâce l’appui de Fabrizio DE GEORGIO FERRARI TRECATE, Représentant résident de Join For Water au Mali et de toute son équipe — souligne que le « Fleuve Niger est le 9ème fleuve le plus pollué au monde en termes de déchets en matière plastique. »

Le climat n’explique pas tout

Certes, le réchauffement climatique accentue la fragilité du Niger. La hausse des températures, la variabilité accrue des pluies et l’allongement des périodes de sécheresse pèsent lourdement sur son débit. Mais se réfugier derrière le climat serait une fuite en avant. Car le fleuve ne meurt pas seulement de chaleur. Il meurt surtout de négligence humaine. 

Dans un rapport publié en 2018 par l’Agence du Bassin du fleuve Niger, avec le financement de l’ambassade des Pays-bas, Housseini Amion Guindo, alors ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, résumait les dangers auxquels le fleuve Niger est confronté à deux : « Le fleuve Niger est plus que jamais confronté à deux défis majeurs : le changement climatique et la croissance démographique ». Des défis qui sont tous sources de dégradation de la qualité des eaux et de diminution des ressources.

L’exemple du lac Faguibine, au nord de Tombouctou, est édifiant. Asséché depuis les années 1970, il a laissé derrière lui un désert de sable, des communautés ruinées et des écosystèmes anéantis. Ce drame écologique n’a suscité ni électrochoc durable ni changement structurel. Il est pourtant un avertissement pour l’humanité comme quoi l’eau peut disparaître, même là où elle semblait éternelle.

Quand le Sahara était vert

L’histoire environnementale du Mali rappelle la vérité dérangeante selon laquelle le désert n’a pas toujours été désert. Durant l’Holocène humide, le Sahara était parcouru de rivières, de lacs et de deltas intérieurs reliant les bassins du Niger, du Tchad et du Nil. Le nord du Mali accueillait des populations humaines nombreuses, vivant de la pêche, de la chasse et de l’élevage.

Les gravures rupestres, les outils de pêche et les anciens lits de fleuves encore suivis par les nomades en témoignent. Le Sahara s’est désertifié lorsque les équilibres climatiques se sont rompus. Aujourd’hui, ce sont nos modes de vie, nos politiques publiques déficientes et notre rapport prédateur à la nature qui accélèrent une nouvelle rupture.

La disparition progressive du fleuve Niger serait bien plus qu’une catastrophe écologique. Elle signifierait l’effondrement de systèmes agricoles entiers, l’aggravation des conflits pour l’accès à l’eau, l’accélération des migrations forcées et une insécurité alimentaire chronique. Le danger que court le fleuve Niger est une bombe environnementale aux conséquences politiques et sociales majeures.

Protéger le Niger, ce n’est pas défendre un paysage ou un symbole. C’est préserver un équilibre vital pour des millions de personnes. Cela suppose une gouvernance environnementale courageuse, une coopération régionale effective, une régulation stricte des activités extractives et urbaines, mais aussi une réappropriation citoyenne du fleuve.

La question n’est donc pas de savoir si le Niger peut disparaître, mais si nous accepterons d’en être les fossoyeurs silencieux. La responsabilité intergénérationnelle nous oblige : un fleuve ne nous appartient pas, il nous est confié. Et l’histoire jugera sévèrement ceux qui auront laissé mourir, sans réagir, l’une des dernières grandes artères de vie du Sahel.

Chiencoro Diarra

5 février 2026 0 comments
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Transformation du cacao
A la UneÉconomie

Produire la richesse mondiale en maintenant la pauvreté locale : jusqu’à quand ?

by Chiencoro 5 février 2026
written by Chiencoro 5 minutes read

Peut-on durablement fonder l’industrie agroalimentaire mondiale sur la pauvreté chronique de millions de producteurs africains ? Des filières stratégiques comme le cacao, le café ou le coton reposent encore sur un modèle économique qui transfère les risques vers les paysans tout en concentrant la valeur en aval. Cette tribune interroge la viabilité morale, économique et politique d’un système arrivé à ses limites et plaide pour une refonte du partage de la valeur au sein des chaînes agricoles mondiales.

« On a fait de nous des consommateurs et non des producteurs », déclarait le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, en janvier 2025, devant les forces vives de la nation. Il indiquait par la même occasion que cela devrait changer. On ne peut durablement construire une industrie mondiale solide sur la précarité structurelle de millions de paysans africains. Pourtant, c’est bien sur ce socle fragile que reposent encore des filières stratégiques comme le cacao, le café, le coton ou l’anacarde. Le système agro-industriel mondial dépend de cette vulnérabilité, tout en atteignant aujourd’hui ses propres limites économiques, sociales et écologiques.

Un paradoxe au cœur de la mondialisation agricole

Les petits exploitants agricoles constituent l’épine dorsale de l’agriculture en Afrique subsaharienne. Ils assurent l’essentiel de la production alimentaire locale et une part décisive des matières premières destinées aux marchés mondiaux. Pourtant, dans les grandes filières d’exportation, ces mêmes producteurs vivent souvent sous le seuil de revenu de subsistance. Le monde vit encore dans cette « aliénation économique » tant décriée par les marxistes. 

Ce paradoxe est au cœur de l’économie mondiale : la richesse se concentre en aval des chaînes de valeur – chez les traders, les industriels et les marques –, tandis que les paysans assument l’essentiel des risques climatiques, sanitaires et financiers. Autrement dit, la compétitivité des industries agroalimentaires mondiales repose sur un transfert systématique de vulnérabilité vers les producteurs africains.

La fabrication organisée de la précarité

Cette précarité n’est pas accidentelle. Elle est produite par des mécanismes bien identifiés. D’abord, des prix agricoles volatils et structurellement insuffisants pour couvrir les coûts de production. Ensuite, un accès limité au crédit, aux intrants et aux technologies, qui enferme les exploitations dans une faible productivité chronique. Enfin, des infrastructures défaillantes – routes, stockage, énergie, services publics – qui renforcent la dépendance aux intermédiaires et réduisent encore la part de valeur captée par les producteurs.

S’y ajoutent la faible représentation des paysans dans la gouvernance des filières, la dépendance à quelques cultures d’exportation et des cadres réglementaires qui entravent parfois la recherche de meilleurs débouchés. Dans certaines zones rurales productrices de matières premières, la pauvreté persiste alors même que ces filières alimentent des marchés internationaux très lucratifs.

Un modèle devenu intenable

Ce modèle est économiquement fragile. Une industrie fondée sur des producteurs sous-rémunérés s’expose à la baisse de qualité, au vieillissement des plantations et à des ruptures d’approvisionnement. Faute d’investissements agricoles, les filières deviennent plus vulnérables aux chocs climatiques et aux crises de marché.

Il est aussi socialement explosif. La persistance de la pauvreté rurale, les phénomènes de travail des enfants, les migrations contraintes et la colère sociale sapent la crédibilité d’industries qui se revendiquent responsables et durables.

Enfin, il est écologiquement destructeur. Pour compenser la faiblesse des revenus, les producteurs étendent les surfaces cultivées au détriment des forêts et des écosystèmes. La précarité devient ainsi un moteur indirect de la dégradation environnementale.

Ce qui se joue n’est donc pas seulement une question morale, mais une question de viabilité. Il s’agit d’un système qui fragilise ses propres bases humaines et naturelles finit par menacer la stabilité des marchés mondiaux.

Des alternatives existent, mais restent marginales

Pourtant, d’autres modèles sont possibles. Des organisations paysannes mieux structurées, des coopératives performantes, des filières de commerce équitable et certains partenariats privés inclusifs montrent qu’il est possible d’articuler compétitivité économique et sécurisation des revenus paysans.

Des prix minimums garantis, des contrats de long terme, une meilleure intégration logistique et financière permettent aux petits producteurs d’améliorer leurs revenus tout en restant des fournisseurs fiables pour l’industrie mondiale. Ces expériences prouvent que la durabilité ne se joue pas dans les discours ou les labels, mais dans la redistribution concrète de la valeur et des risques tout au long de la chaîne.

De la morale à la politique

Posée ainsi, la question – peut-on continuer ? – est d’abord éthique. Peut-on accepter qu’une prospérité industrielle repose sur la pauvreté chronique de millions de producteurs africains ? Mais elle est surtout politique : qui décide du partage de la valeur ? Qui assume les risques ? Qui gouverne les chaînes de valeur mondiales ?

Tant que l’Afrique restera cantonnée au rôle de fournisseur de matières premières peu transformées, avec des producteurs atomisés et peu organisés, la tentation sera grande de maintenir ce « modèle de la précarité ». Rompre avec cette logique suppose de renforcer la transformation locale, de soutenir les organisations paysannes, de réguler davantage les multinationales et d’inscrire dans le droit des obligations de prix et de contrats plus justes.

La véritable question n’est donc pas seulement de savoir si l’on peut continuer ainsi, mais si l’on est prêt à changer les rapports de force. Une industrie mondiale qui se prétend durable devra tôt ou tard cesser de s’appuyer sur la vulnérabilité des paysans africains et reconnaître leur place comme acteurs centraux de la sécurité alimentaire et des filières globales.

Sans cela, la crise actuelle n’est qu’un avant-goût de ruptures plus profondes à venir.

Chiencoro Diarra 

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Donald Trump, le poing en l'air après la tentative d'assasinat
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États-Unis : prison à perpétuité pour l’homme qui avait tenté d’assassiner Donald Trump

by Sahel Tribune 4 février 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Ryan Routh, 59 ans, a été condamné ce mercredi 4 février 2026, à la prison à perpétuité par un tribunal fédéral de Floride pour avoir tenté d’assassiner Donald Trump sur un terrain de golf en Floride le 15 septembre 2024, à deux mois de l’élection présidentielle américaine. Le jury l’avait reconnu coupable en septembre dernier de cinq chefs d’accusation, dont celui de tentative d’assassinat d’un candidat à la présidence des États-Unis.

La juge Aileen Cannon a prononcé la peine maximale prévue par la loi. « La peine raisonnable dans ce dossier est la prison à vie », a-t-elle déclaré, justifiant sa décision par la nécessité de protéger la population de « tout futur crime » que pourrait commettre l’accusé.

Tentative de se poignarder dans la salle d’audience

Selon l’accusation, Ryan Routh avait préparé son acte pendant plusieurs mois. Les procureurs ont décrit une entreprise méthodique et préméditée visant un candidat majeur à la présidentielle. « Il a démontré sa volonté de tuer quiconque se trouvait sur son chemin et n’a exprimé ni regret ni remords envers ses victimes », ont-ils souligné, cités par ABC News. Ils ont également insisté sur « un mépris total pour la vie humaine », rapporte Le Figaro.

À l’issue de son procès, Ryan Routh a provoqué un nouvel incident en tentant de se poignarder avec un stylo dans la salle d’audience. Il a été immédiatement maîtrisé par des agents de sécurité.

L’homme s’était défendu seul durant son procès et avait plaidé non coupable, affirmant qu’il n’avait jamais eu l’intention de blesser Donald Trump ni aucune autre personne. Il avait été interpellé le 15 septembre 2024 par les agents du Secret Service, chargés de la protection des personnalités politiques, après avoir été repéré armé à proximité du parcours de golf où se trouvait l’ancien président.

Donald Trump, le visage ensanglanté et le poing levé

Cette tentative d’assassinat s’inscrivait dans un climat de fortes tensions politiques durant la campagne présidentielle de 2024. Donald Trump avait déjà échappé à une autre attaque deux mois plus tôt, le 13 juillet, lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie. Un tireur, Thomas Matthew Crooks, âgé de 20 ans, avait ouvert le feu avant d’être abattu par le Secret Service.

Les images de Donald Trump, le visage ensanglanté et le poing levé, avaient fait le tour du monde et marqué durablement la campagne électorale. Ces événements avaient relancé le débat aux États-Unis sur la sécurité des candidats, la polarisation politique et la montée des violences liées au climat électoral.

Avec la condamnation de Ryan Routh, la justice américaine entend adresser un message de fermeté face aux menaces visant les responsables politiques, dans un contexte où les services de sécurité restent en alerte permanente à l’approche des grands rendez-vous électoraux.

La rédaction 

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