Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
samedi,13 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

A la UneChroniques

Le régne Mamadi Doumbouya: Un enfer sans tombe (Par Tierno Monénembo)

by Sahel Tribune 27 janvier 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Pas d’eau, pas d’électricité, pas d’essence, pas d’Internet ! Vivre sous le règne de Mamadi Doumbouya, c’est débarquer directement en enfer sans passer par la tombe. Aux dernières nouvelles, un millier de Guinéens aurait demandé et obtenu l’asile à Gaza où, comparée à la nôtre, la vie ferait plutôt penser à l’Eden. 

Et voilà que notre colosse de légionnaire que les professionnels de la démagogie ont surnommé « colonel bâtisseur » (pour avoir barbouillé la façade de la mosquée Fayçal ou pour avoir creusé les fossés de Bambéto ?) vient de se bombarder Général d’armée, sans  doute pour se féliciter d’avoir aggravé nos supplices. Pas Général de brigade, pas général de division, tout droit Général d’armée alors qu’en France, il n’a jamais dépassé le grade de caporal !

Le pouvoir kaki de nouveau à la mode

Aujourd’hui, Général comme le fut Lansana Conté ; demain maréchal comme le fut Mobutu ; après-demain, empereur comme le fut Bokassa ! Ne rigolez pas ! Nous sommes en Afrique : c’est en décimant leurs propres peuples que nos militaires montent en grade. Ils ne connaissent pas d’autres faits d’armes.

Et comme par un revers spectaculaire de l’Histoire, le pouvoir kaki est de nouveau à la mode,  notre dictateur n’a même plus besoin de cacher son jeu. Après avoir coupé Internet (pourquoi au juste : pour capturer l’évadé Pivi ou juste pour se faire plaisir ?), il musèle la presse et pourchasse les journalistes comme dans les battues, on court après le gibier. Le message est clair même pour ceux qui ne sont pas dans le secret des dieux : la Transition dont il se gargarise n’est qu’une farce. Il n’y aura pas d’élection. Pour paraphraser Danton, notre lieutenant-colonel ou plutôt notre général tout neuf est là par la volonté de ses troupes et il ne partira que par la force des baïonnettes.

Voyons les choses en face, Guinéens, Mamadi Doumbouya s’en fout de la Transition. Cet homme n’est pas arrivé au pouvoir, les mains vides, il n’est pas venu sans arrière-pensées. Il est porteur d’un vieux projet, d’un projet mûrement réfléchi : instaurer une sixième dictature  encore plus cynique et plus meurtrière que celle de son mentor, Sékou Touré. Le pire, c’est qu’il est en train de la réussir sous nos regards impuissants. Cette Transition qu’il a pilotée tout seul, il l’a complètement dévoyée et mise au service de ses ambitions personnelles.

L’avenir est sombre

Il n’existe plus un seul rouage de l’Etat qui ne soit sous son contrôle. Il a interdit le FNDC, maté les manifestations de rue, exilé Cellou Dalein Diallo, Sydia Touré et Alpha Condé. Il ne subsiste aujourd’hui en Guinée, aucune trace de contre-pouvoir. Maintenant qu’il dispose de tous les moyens de l’Etat, il peut commencer la répression sanglante qu’il a planifiée. L’avenir est sombre. Si nous ne l’arrêtons pas tout de suite, ce Général de pacotille risque de  nous infliger le pire régime de notre histoire.

Mais à quelque chose malheur est bon, ce  tyranneau de village  offre  aux patriotes de ce pays l’occasion rêvée de se ressaisir, de se rassembler autour d’un projet unique qui doit fédérer tous les autres : aboutir à des  élections rapides, régulières et transparentes tout en préservant l’unité nationale. Redevenons Guinéens ! Jouons le même air et ne touchons plus une autre corde que celle du patriotisme ! Levons-nous comme un seul homme ! Tuons la peur qui est en nous ! Battons-nous pour sauver ce pays avant que les bourreaux et les médiocrates ne l’achèvent. Ne le faisons pas pour nous, faisons-le pour nos descendants !

Tierno Monénembo


Source: Le Lynx

Le titre et les inter-titres sont de notre rédaction

27 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Photo de famille du président de la transition avec les récipiendaires, le 26 janvier 2024. .
A la Une

Remise de décoration au Mali : un hommage mérité aux artisans du changement

by Chiencoro 26 janvier 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le 26 janvier 2024 restera gravé dans l’histoire malienne, marqué par la cérémonie de remise de décoration présidée par le Colonel Assimi Goïta. Un moment solennel dédié à l’honneur et à la reconnaissance des citoyens qui se sont distingués dans leur engagement pour la nation.

Sous les dorures du palais, une vingtaine de Maliens ont été élevés au rang de « Chevalier« , « Officier« , « Commandeur« , et « Grand Officier de l’Ordre national« . Le Général de brigade Amadou Sagafourou Guéye a souligné la fibre patriotique du président de la transition et salué la vision des autorités pour une Mali souveraine.

La récompense des acteurs clés de la refondation

Les récipiendaires, sélectionnés pour leur dévouement, représentent désormais la fierté de tout un pays. Moussa Alassane Diallo, Porte-parole des bénéficiaires, souligne que la cérémonie va au-delà de la tradition républicaine, honorant ceux qui se sont distingués par leur professionnalisme, leur technicité, et leur acte patriotique.

Le discours du Grand chancelier met en lumière la contribution exceptionnelle des décorés à la refondation de l’État. Ces hommes, « modèles de dévouement et d’éthique », incarnent des valeurs cruciales pour le Mali, fondement des réformes en cours.

Le Grand Chancelier rappelle que le capital humain est le socle des réformes initiées par le Gouvernement de Transition dirigé par le Dr Choguel Kokalla Maïga. Il met en exergue l’importance des récipiendaires en tant que références dans leurs domaines, contribuant ainsi à la construction d’une nation souveraine.

La Vision inspirante du chef de l’État 

Les récipiendaires expriment leur gratitude envers le Président Goïta pour son dévouement à la cause malienne. Ils saluent sa vision, ses orientations stratégiques, et son ambition pour le Mali 2063. Le secteur privé, la défense et la sécurité, la gouvernance publique, l’éducation, la jeunesse, la culture, et la paix sont autant de domaines où le leadership du Président a laissé une empreinte indélébile.

La remise symbolique de la médaille devient un acte d’appréciation pour des décisions audacieuses, notamment la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et la priorisation du dialogue direct inter-malien. Les récipiendaires soulignent l’importance des principes non négociables tels que l’unité, la laïcité, et l’intégrité territoriale.

La reconnaissance s’étend à la générosité du grand maître des ordres nationaux envers les forces de défense et de sécurité et à la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), en septembre 2023. Les actions sociales en faveur des plus défavorisés renforcent la conviction que le président Goïta incarne un changement positif.

Le peuple malien célèbre le chef de l’État, le Colonel Assimi Goïta, « un homme honnête et dévoué ». Les décorations ne sont pas simplement des médailles, mais des symboles de l’engagement envers un Mali fort et souverain.

Chiencoro Diarra

26 janvier 2024 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Amadou Sy Savané, ministre de l'Education nationale, rappelle l'interdiction du châtiment corporel.
A la Une

Les cicatrices de l’éducation : Quand l’ombre du passé plane sur les bancs de l’école malienne

by Bakary FOMBA 26 janvier 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans les arcanes du système éducatif malien, une lettre circulaire datée du 24 janvier 2024 fait écho au cri de révolte des autorités éducatives contre une pratique tenace : le « châtiment corporel à l’école ». Un sujet brûlant qui, malgré son interdiction formelle, continue de hanter les couloirs de nombreux établissements d’enseignement, tant publics que privés.

Le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, tire la sonnette d’alarme dans une missive cinglante, rappelant l’interdiction catégorique des châtiments corporels à l’école, édictée par l’Article 26 de l’Arrêté n°10-0688 du 12 mars 2010, fixant le règlement intérieur des établissements de l’enseignement fondamental. Une interdiction qui, semble-t-il, peine à s’imposer dans la réalité des salles de classe, où certains enseignants continuent de recourir à des pratiques jugées dépassées et inhumaines.

Dans un entretien exclusif, le ministre souligne l’inadmissibilité de ces actes qualifiés d' »inqualifiables » et « attentatoires à l’intégrité physique des enfants« . Il fustige ces méthodes rétrogrades qui rappellent des périodes sombres de l’histoire éducative malienne, ayant jadis provoqué la fuite de nombreux enfants des bancs de l’école.

Des alternatives au châtiment corporel

Pourtant, les textes sont clairs, et l’appel du ministre est sans équivoque : stopper net ces pratiques barbares. En dépit de l’arsenal juridique, des élèves continuent d’être victimes de sévices corporels au sein même des écoles censées les protéger et les guider vers l’instruction, l’éducation, et le savoir.

Face à cette résistance persistante, le ministre propose une alternative. Pour gérer les problèmes d’indiscipline, de retard, d’absence, ou toute autre difficulté liée à l’action pédagogique, il encourage le recours aux dispositions de l’arrêté 10-0688/MEALN-SG du 12 mars 2010, décrivant « toutes les formes de sanction prévues à l’école« .

Cette lettre circulaire, signé par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Pr Issoufi Dicko, ne dénonce pas seulement une violation flagrante des droits des enfants, mais elle appelle à une refonte profonde des pratiques éducatives au Mali. Le ministre, en digne défenseur de l’éducation bienveillante, engage un combat pour un système éducatif respectueux, moderne, et en phase avec les aspirations d’une jeunesse qui mérite un avenir sans cicatrices physiques et morales. C’est un appel à l’adoption d’une pédagogie respectueuse des droits humains, loin des ombres du passé, vers un Mali éducatif plus lumineux.

Bakary Fomba

26 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
accord de paix au mali
A la UneChroniques

Rupture d’une trêve : Les neuf années de l’Accord, neuf années de désillusions.

by Sahel Tribune 25 janvier 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

En ce 25 décembre 2024, le Mali annonce avec une amertume palpable la fin officielle de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger. Un acte de décès signé neuf ans après sa naissance, marquant ainsi la conclusion d’une page de l’histoire malienne. Cet accord, qui avait suscité tant d’espoirs lors de sa conception, est aujourd’hui déclaré caduc. Un décès prévisible depuis la reprise en main de Kidal par l’armée malienne le 14 novembre 2023, dans le cadre du processus de retrait de la mission onusienne du pays.

La décision des autorités maliennes de la transition de mettre fin à cet accord n’est pas le fruit du hasard. Elle découle de l’attitude jugée défiante des groupes signataires, particulièrement depuis le déclenchement du processus de retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma). Les relations entre le Mali et l’Algérie, chef de file de la médiation, se sont également tendues ces derniers temps, ajoutant une dimension diplomatique à cette crise.

Accord d’Alger, neuf années d’efforts vains

La résiliation de l’Accord d’Alger sonne comme un échec retentissant, non seulement pour le Mali mais aussi pour la médiation internationale et sous-régionale. L’Algérie, qui a assumé un rôle central dans la médiation, se retrouve confrontée à un revers cuisant de ses efforts diplomatiques. Les tensions grandissantes entre les deux nations ne font qu’accentuer ce fiasco, mettant en lumière les limites de la diplomatie dans la résolution des conflits.

Neuf longues années de négociations et de tentatives infructueuses de mise en œuvre ont conduit à cette impasse. Malgré les espoirs initiaux, l’Accord pour la paix n’a pas réussi à apporter la stabilité et la quiétude tant attendues au Mali. Les racines du mal persistent, et la paix demeure une chimère lointaine pour un pays meurtri par l’instabilité politique et les conflits internes.

Le constat est amer : la médiation internationale et sous-régionale, engagée dans la quête d’une résolution pacifique, doit réévaluer ses approches et s’interroger sur les leçons à tirer de cet échec retentissant. La fin de l’Accord pour la paix au Mali laisse un vide qui appelle à une réflexion profonde sur les mécanismes de médiation et les moyens à mettre en place pour construire un avenir plus stable. L’histoire retiendra cette page sombre, espérant que les leçons tirées permettront de forger des solutions plus durables dans la recherche de la paix au Mali.

Oumarou Fomba

25 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
La modernisation des élections à travers des applications mobiles.
A la Une

Réinventer les élections au Mali avec des technologies innovantes

by Sahel Tribune 23 janvier 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À l’ère numérique, le paysage électoral malien connaît une transformation profonde grâce à l’adoption de technologies innovantes, réinventant ainsi le processus démocratique. Plongeons dans cette exploration fascinante des frontières technologiques redessinant les élections au Mali.

Au cœur des urnes maliennes, un changement discret s’opère, porté par le murmure doux des technologies modernes. Des systèmes de vote électronique aux applications mobiles révolutionnaires, le Mali danse délicatement entre tradition et innovation, redéfinissant son processus électoral au 21e siècle.

Vote électronique « Kala ta »

Dans cette effervescente démocratie malienne, les élections prennent un virage résolument technologique, dévoilant un paysage électoral en constante mutation. L’exploration des innovations technologiques, déployées pour moderniser et sécuriser le processus électoral, offre un éclairage crucial sur l’avenir des élections au Mali.

Désormais, les élections au Mali bénéficient d’un arsenal d’innovations technologiques conçues pour optimiser la transparence, la rapidité et la sécurité du processus électoral. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) se manifestent à plusieurs niveaux, avec des systèmes de vote électronique visant à simplifier le processus de vote et l’utilisation croissante de la biométrie pour garantir une identification précise des électeurs.

Face aux multiples difficultés du système de vote ancien, telles que le bourrage des urnes et le trucage des résultats, Aïcha Dembélé, étudiante en Master informatique à la Faculté des Sciences et Techniques (FST), a conçu en 2020 un système de vote électronique baptisé « Kala ta » (vote en bambara). L’objectif était de guider facilement les électeurs vers leurs centres ou bureaux de vote, de calculer rapidement et efficacement les voix, d’améliorer la confiance des citoyens dans le processus de vote et de réduire le budget alloué au processus électoral.

Des préoccupations légitimes

Les applications mobiles jouent également un rôle croissant en facilitant l’information des électeurs, la collecte des résultats et la communication en temps réel. Ces avancées visent à moderniser une démocratie en quête d’efficacité et de crédibilité, marquant une transition significative des méthodes traditionnelles vers des solutions technologiques avant-gardistes.

Les avantages de l’intégration technologique dans le processus électoral malien sont indéniables. La rapidité de traitement des résultats, la réduction des risques d’erreurs humaines et la facilitation de la participation citoyenne sont parmi les bénéfices mis en avant. L’utilisation de la biométrie renforce également la fiabilité des listes électorales, minimisant les risques de fraudes liées à l’identité.

Cependant, ces avancées ne sont pas sans susciter des préoccupations légitimes. La fracture numérique persistante dans certaines régions du Mali soulève des inquiétudes quant à l’égalité d’accès aux nouvelles technologies. Les questions de cybersécurité et de protection des données deviennent également des éléments clés dans un paysage électronique en pleine expansion.

Entre espoirs de modernisation et défis inhérents

Dans le contexte malien, l’adoption de ces nouvelles tendances technologiques s’inscrit dans une volonté de moderniser les institutions démocratiques tout en relevant les défis uniques du pays. Les élections au Mali, marquées par des enjeux sécuritaires et logistiques, voient dans la technologie un allié potentiel pour surmonter ces obstacles.

L’expérimentation de ces innovations reflète la maturité du Mali face aux exigences de la démocratie moderne. Néanmoins, il est impératif d’adresser les préoccupations légitimes et de veiller à ce que chaque citoyen, quel que soit son lieu de résidence, puisse participer équitablement au processus électoral.

Les nouvelles tendances technologiques dans le processus électoral au Mali ouvrent un chapitre passionnant de l’évolution démocratique du pays. Entre espoirs de modernisation et défis inhérents, le Mali navigue avec précaution dans ces eaux numériques, cherchant à forger une démocratie résiliente et inclusive, ancrée dans les valeurs technologiques du 21e siècle.

Oumarou Fomba 

23 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Repression préélectorale au Sénégal à quelques mois de l'élection présidentielle de février prochain.
A la UneBillet d'humeur

Répression au Sénégal : La comédie politique en lice pour les « Oscars de l’oppression »

by Sahel Tribune 22 janvier 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les échos vibrants du « spectacle » politique au Sénégal révèlent une pièce maîtresse : la répression préélectorale, un divertissement politique qui pourrait bien éclipser les Oscars. Les acteurs principaux, les autorités sénégalaises, offrent une prestation digne de Broadway, mettant en scène des arrestations massives et une liberté d’expression en pleine crise. Human Rights Watch, critique avisé, semble être le réalisateur de cette farce politique, questionnant la crédibilité des élections prochaines.

Dans cette fresque politique, le Sénégal s’aventure dans une tragi-comédie, mettant en scène des détentions massives et des répressions dignes des plus grands films d’espionnage. La répression préélectorale, un chef-d’œuvre contemporain, suscite des rires nerveux quant à la sincérité du processus démocratique. Dans un nouveau rapport publié le 22 janvier 2024, HRW explore ce théâtre politique absurde, où les protagonistes semblent rivaliser pour une nomination aux « Oscars de la répression. »

Des vagues d’arrestations et des inquiétudes croissantes

Bienvenue dans le premier acte, où les ficelles de la répression préélectorale s’entremêlent dans les affaires judiciaires impliquant Ousmane Sonko et les spéculations sur la possible troisième performance de Macky Sall. Depuis 2021, une série d’arrestations agite l’opposition, offrant une trame inattendue à ce thriller politique. Les critiques applaudissent la créativité des scénaristes, mettant en lumière des dynamiques politiques dignes d’un scénario de série B.

Acte deux : le décompte des nominations. Près de 1 000 membres de l’opposition arrêtés, un Premier ministre en guets star, des candidatures rejetées — une saga épique qui pourrait bien surpasser les franchises les plus célèbres. Les détentions prolongées, les accusations politiquement motivées et les rebondissements dignes d’un soap opera laissent le public perplexe. Les parieurs ajustent déjà leurs cotes pour le prix de la « Meilleure Répression. »

Faux-semblants démocratiques

Dans ce troisième acte, la liberté de la presse devient le terrain de jeu préféré des autorités. Arrestations arbitraires, menaces et suspensions médiatiques créent un suspense digne d’un thriller psychologique. Les journalistes en lice pour le « Meilleur Rôle en Danger, » jonglent avec l’autocensure, apportant une touche d’ironie à ce tableau absurde. La pièce se conclut avec des médias indépendants cherchant à éviter les critiques du gouvernement, dans l’espoir de remporter le titre tant convoité de « Meilleure Soumission. »

Alors que le rideau tombe sur ce « spectacle » politique, le Sénégal se retrouve plongé dans une tension dramatique. Les accusations de répression préélectorale, portées par Human Rights Watch, ajoutent une intrigue finale. La communauté internationale, dont l’Union européenne, applaudit silencieusement cette œuvre singulière, déployant une mission d’observation électorale comme ultime épisode. Le Sénégal, sur le devant de la scène, doit maintenant résoudre cette énigme politique : une enquête impartiale, la libération des acteurs involontaires et le retour à une démocratie moins théâtrale.

Le Sénégal, autrefois acclamé pour sa stabilité politique, a peut-être trouvé la formule gagnante pour une dramédie politique. L’issue de ce « spectacle » définira non seulement le destin politique du pays, mais pourrait également offrir un enseignement pour les aspirants réalisateurs de « faux-semblants démocratiques. »

Oumarou Fomba

22 janvier 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Mata, une productrice et transformatrice de riz.
A la UneÉconomie

Dans la région de Ségou: Aminata Sangho, productrice du riz

by Sahel Tribune 22 janvier 2024
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Kouyaté Aminata Sangho, surnommée Mata, vit dans la région de Ségou, précisément dans le cercle de Dioro, une localité située à 55 kilomètres de la ville de Ségou. Elle préside la Coopérative Djeka Baara, qu’elle a créée elle-même en 2017. Cette coopérative est composée de 51 personnes (41 femmes et 10 hommes). Madame Kouyaté Aminata possède un champ de riz de 10 hectares et un espace de transformation de riz en 16 variétés différentes.

Dans les rizières fertiles de Dioro, au cœur de la région de Ségou, émerge une figure emblématique de l’agriculture moderne : Aminata Sangho, affectueusement surnommée « Mata ». Femme visionnaire et productrice émérite, elle façonne l’avenir de la communauté avec sa coopérative Djeka Baara. Entre les rangées de riz doré, plongeons dans le parcours inspirant d’une entrepreneuse agricole déterminée à transformer sa passion pour la terre en une success story remarquable.

Elle s’est lancée dans les activités agricoles il y a une trentaine d’années à Dioro, une zone de forte production de riz et de pêche.

Séduite par la rentabilité de la terre et soucieuse de l’autonomisation des femmes et des jeunes de Dioro, « Mata », la femme exemple, crée la Coopérative Djeka Baara et s’emploie à former les membres et d’autres personnes.

À ce jour, elle travaille avec 41 femmes et 10 hommes, avec comme objectif de réduire la migration clandestine des jeunes et de contribuer, avec ses moyens, à l’autonomisation des femmes.

« Ma principale motivation est de considérer le riz comme une denrée alimentaire de survie. C’est une culture qui donne à un agriculteur l’espoir de pouvoir nourrir sa famille tout au long de la saison », s’exprime-t-elle.

Notre productrice du jour est l’une des paysannes autonomes de Dioro qui évolue dans le secteur de production et de transformation de riz en diverses gammes, dont le riz en couscous, le riz en Djouka, le riz en chipchi.

L’agriculture, clé du développement rural

Grâce à sa détermination et à son dévouement, elle possède aujourd’hui des hectares de champ de riz avec un fort revenu. Un revenu qui lui a permis de conforter sa situation économique et sociale.

« Sur le plan économique, la culture m’a beaucoup apporté. Cela, grâce à ma forte production de riz et à mes capacités de transformation du riz. Par exemple, avec la culture d’un hectare de riz, je dépense 215 000 francs CFA (deux-cent-quinze-mille francs CFA), après la récolte je peux gagner 35 sacs de riz dont un revenu de 500 000 francs CFA (cinq-cent-mille francs CFA) », confirme-t-elle.

Malgré les contraintes de la société sur une femme au foyer, Mata Sangho arrive à bien gérer son temps entre l’agriculture et le ménage. Elle est soutenue fortement par son mari dans ses activités tant agricoles que ménagères.

« En tant que femme au foyer au Mali, c’est un peu difficile de réconcilier le ménage et d’autres responsabilités. Mais, avec la volonté de participer à la promotion féminine et aux activités sociales, j’essaye de faire de mon mieux. Et surtout lorsqu’on emprunte la voie d’être une femme autonome ou encore émancipée », explique-t-elle. Plus loin, elle souligne que son mari lui apporte un soutien indéfectible : « Il m’aide dans les travaux ménagers. Pour la récolte, il est impliqué dans le choix de la semence en passant par la culture du riz jusqu’à la transformation. »

Le soutien de son époux 

Le niveau élevé de sa production lui a permis de participer à certaines foires locales et nationales malgré les difficultés rencontrées par les femmes dans ce secteur. « De nos jours, la plupart des projets incluant la production de riz sont très rares et aussi les projets liés à la chaîne de valeur impliquent généralement un grand nombre d’acteurs ayant des intérêts différents. Même le financement se fait rare. Malgré ces difficultés, beaucoup de personnes pensent que les femmes rurales n’ont pas de problèmes majeurs. »

Mamoutou Kouyaté, époux d’Aminata Sangho, n’est pas resté immobile pour faire croître l’activité de sa femme. Pour ce faire, il ne lésine pas sur les moyens. « Tout ce qui peut la soutenir, que cela soit une intervention verbale ou des démarches auprès des autorités, des responsables ou de tout projet capable de la soutenir, je le fais à la mesure de mes moyens », a-t-elle soutenu.

Aminata Sangho dite Mata confirme que beaucoup de femmes et jeunes de sa localité ont été réceptifs à ses messages de travailler la terre, car elle offre des opportunités et contribue surtout à l’épanouissement de la femme rurale, et du coup réduire le chômage des jeunes.

Elle ajoute qu’il a fallu convaincre certaines femmes et jeunes de se lancer dans l’agriculture à forte valeur.

« Des milliers de femmes et de groupements de femmes du Mali et d’ailleurs tels que la Mauritanie, le Sénégal ont été inspirés par mon travail et étonnés de voir une femme s’adonner à la culture des hectares de terre. »

Meilleures productrices et transformatrices de riz

Danzaly Coulibaly, Directeur régional de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Ségou, non moins expert en Égalité des genres, explique que les cultures de valeur étant un facteur de l’indépendance de la femme, si ces revenus s’améliorent, cela s’explique qu’elle a influencé positivement la dynamique de genre au sein de sa famille. Le travail d’une femme qui gagne, influence et renforce l’égalité des sexes puisqu’elle contribue autant que l’homme dans la famille.

« Avec les rôles qu’ont joués les femmes dans le foyer au sein de la société malienne, quand elle réussit, c’est sa famille qui en tire profit en première position. L’autonomisation de la femme permet son intégration dans les prises de décisions », a-t-il mis l’accent.

À Dioro, Aminata Sangho est considérée comme l’une des meilleures productrices et transformatrices de riz. Déjà, avec sa coopérative, elle bat le record d’une saison avec des milliers de tonnes chaque année.

Son souhait est d’avoir encore d’autres espaces pour la culture de riz et créer une usine de transformation.

Elle déclare : « Il est temps de remettre en question l’ancienne croyance selon laquelle les hommes prennent seuls les charges de la famille et que les femmes ne s’occupent que de la maison et des enfants. » Comme pour dire que la femme, à travers ses activités génératrices de revenu, est aussi soutien de famille, à côté de l’homme.

Fatoumata Z. Coulibaly

22 janvier 2024 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

CNSS Burkina Faso-INPS Mali : des accords pour renforcer la traçabilité des paiements et...
Genève : le Mali au lancement du Groupe d’amis de l’Économie sociale et solidaire...
Mariage au Mali : la fréquentation avant l’union réduit-elle vraiment les divorces ?

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close