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Sommet des dirigeants États-Unis–Afrique
A la Une

EWASME : un nouveau chapitre pour l’autonomisation des femmes et l’agriculture en Afrique de l’Ouest

by Chiencoro 6 décembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Le 7 décembre 2023, l’Hôtel King Fahd Palace à Dakar sera le témoin d’un évènement historique, illuminant l’horizon de l’autonomisation des femmes et du développement agricole en Afrique de l’Ouest. Porté par le PNUD, la BID et le soutien financier de We-Fi, le programme EWASME s’annonce comme une initiative audacieuse, visant à transformer les filières rizicoles dans quatre pays clés : la Guinée, le Niger, le Sénégal et la Sierra Leone.

Dans le cœur vibrant de Dakar, une lueur d’espoir se dessine pour l’autonomisation des femmes et le renouveau des filières rizicoles en Afrique de l’Ouest. EWASME, un programme audacieux du PNUD, de la BID et de la Banque mondiale, promet de transformer les défis en opportunités, traçant ainsi un nouveau chemin vers un avenir prospère et égalitaire.

À la croisée des chemins de l’autonomisation et de l’agriculture

EWASME, un acronyme prometteur pour « Empowering west african women small & medium enterprises in rice value chains, » annonce un engagement concret envers la réduction de la pauvreté, le renforcement de la sécurité alimentaire et l’autonomisation des femmes. À une époque où l’agriculture demeure la colonne vertébrale de l’économie de ces nations, ce programme se présente comme un catalyseur de changement, visant à insuffler une nouvelle vie dans les filières rizicoles, souvent entravées par des défis multiples.

Dans ces régions, l’agriculture est le moyen de subsistance de nombreuses femmes vivant dans les zones rurales. Le riz, aliment de base et culture vitale, joue un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire. Cependant, la compétitivité du riz local est compromise, la majorité de la demande étant satisfaite par des importations asiatiques. Des obstacles tels que l’accès limité à la technologie, aux semences améliorées et aux marchés ont un impact disproportionné sur les femmes, creusant davantage les fossés économiques.

EWASME : un projet de cinq ans pour transformer des vies

L’annonce de ce programme, prévu sur une période de cinq ans (2022-2027), suscite l’espoir. EWASME cible non seulement l’amélioration des capacités post-production d’au moins 1000 PME et TPE dirigées par des femmes, mais vise également à renforcer leur rôle dans les chaînes de valeur du riz. Les activités prévues comprennent des formations, des sensibilisations communautaires, des actions de plaidoyer et des dialogues politiques pour surmonter les obstacles structurels.

La collaboration avec le Programme régional de la chaîne de valeur du riz de la BID et d’autres partenaires locaux est une caractéristique essentielle du projet. Les institutions financières, y compris les banques commerciales et les institutions de microfinance, joueront un rôle crucial en accordant des subventions aux entreprises. Les activités d’EWASME seront intégrées dans le tissu existant de projets liés à la filière riz dans les localités ciblées, visant à optimiser l’utilisation des ressources et à maximiser l’impact.

Un avenir prometteur pour les femmes entrepreneures

L’évènement de lancement marquera l’engagement de toutes les parties prenantes dans le projet, symboliquement passant à la phase de mise en œuvre. Les résultats attendus sont ambitieux : amélioration du statut économique des femmes dans l’agriculture et les entreprises rurales, accroissement de la compétitivité des filières rizicoles et réduction de la dépendance aux importations.

EWASME offre un nouveau chapitre d’espoir pour l’autonomisation des femmes et le développement agricole en Afrique de l’Ouest. Dans une région où les femmes jouent un rôle central dans l’agriculture, ce programme promet d’apporter des changements significatifs. En lançant cette initiative, l’Hôtel King Fahd Palace à Dakar sera le témoin d’un moment historique qui pourrait laisser une empreinte durable sur la prospérité de ces nations et la vie des femmes qui les animent.

Chiencoro Diarra 

6 décembre 2023 0 comments
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G5 Sahel
A la UneSécurité

Le G5 Sahel, une jeune organisation s’étouffe avant maturité

by Sahel Tribune 6 décembre 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La sous-région du Sahel, théâtre d’une guerre asymétrique et transfrontalière d’une gravité dramatique depuis plus d’une décennie, voit son avenir compromis avec le retrait successif des Républiques du Burkina Faso et du Niger du groupement sahélien (G5 Sahel) le 1er décembre 2023. Initié en janvier 2014 à Nouakchott par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, le G5 Sahel se trouve aujourd’hui confronté à des défis colossaux qui menacent de l’étouffer avant même sa maturité.

Le G5 Sahel, jeune organisation, avait pour mission de renforcer la sécurité et la stabilité, de protéger les populations civiles, et de promouvoir le développement économique et social. Un triptyque stratégique ambitieux qui s’est concrétisé à travers des initiatives telles que la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), le Programme de coopération transfrontalière (PCT), le Centre régional de formation de lutte contre le terrorisme (CRF-LT), et le Collège de Défense.

Deux pays pour relever les défis de la région 

Cependant, depuis l’annonce du retrait du Mali en mai 2022, rappelle un communiqué conjoint du Tchad et de la Mauritanie, la crise s’est intensifiée. La décision récente des Républiques du Burkina Faso et du Niger de se retirer de l’ensemble des instances du G5 Sahel, y compris la Force conjointe, soulève des inquiétudes quant à l’avenir de l’organisation. 

La République islamique de Mauritanie et la République du Tchad, dans un communiqué conjoint, ont respecté la décision souveraine de leurs homologues tout en exprimant leur attachement aux idéaux de l’intégration régionale africaine et aux objectifs du G5 Sahel.

Les gouvernements de la Mauritanie, assurant actuellement la présidence tournante du G5 Sahel, et du Tchad, membre de l’organisation, ont annoncé qu’ils mettraient en œuvre toutes les mesures nécessaires conformément aux dispositions de la Convention portant création du G5 Sahel, notamment son article 20, qui stipule:  » Le G5 Sahel peut être dissout à la demande d’au moins trois Etats membres. La conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement prononce la dissolution à la majorité des Etats membres et arrête les modalités de dévolution des biens de l’organisation« . Malgré ces retraits, les deux pays ont souligné leur intention de continuer à travailler avec les autres nations du Sahel pour relever les défis persistants de la région.

Maintenir la coopération régionale dans un contexte d’incertitude 

La situation actuelle soulève des questions cruciales quant à la capacité du G5 Sahel à faire face aux enjeux sécuritaires et de développement dans la région. Bien que les défis demeurent nombreux, la détermination affichée par la Mauritanie et le Tchad à maintenir une coopération régionale offre un signe d’espoir dans un contexte marqué par l’incertitude.

La Mauritanie et le Tchad ont exprimé leur gratitude envers les partenaires techniques et financiers pour leur soutien continu au G5 Sahel et à ses États membres. Alors que la situation demeure complexe, l’engagement envers la sécurité et le développement de la région reste au cœur des préoccupations des acteurs clés dans cette crise sahélienne en évolution constante.

Oumarou Fomba 

6 décembre 2023 0 comments
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Les produits de l'esprit humain
A la UneChroniques

Vers un futur hypertechnologique : la dialectique du maître et de l’esclave

by Fousseni TOGOLA 5 décembre 2023
written by Fousseni TOGOLA 2 minutes read

Dans la course effrénée vers la modernité, nos propres créations intellectuelles semblent se rebeller contre nous, les créateurs. L’esprit humain, forgeant le monde 3 de Karl Popper, a engendré des produits qui prennent aujourd’hui des allures de colosses sur le point de nous dominer.

Les avancées dans les technologies de l’information et de la communication ont certes allégé notre fardeau quotidien, mais ont-elles aussi cultivé une paresse intellectuelle croissante ? En utilisant toute son ingéniosité, l’humanité a créé des outils qui dépassent désormais ses propres capacités. Ces outils, autrefois créés pour servir l’homme, se sont érigés en maîtres, façonnant et dirigeant chaque aspect de notre existence.

La beauté du travail humain s’estompe

L’automatisation et l’intelligence artificielle, fruits de notre propre génie, ont créé une paradoxale dystopie intellectuelle. Au lieu de rapprocher les individus, ces créations semblent creuser un fossé, éloignant les uns des autres. Les mots d’Emmanuel Kant résonnent dans ce contexte, nous rappelant que l’émancipation de l’homme dépend de sa capacité à user de son entendement sans être dirigé par une autorité extérieure.

Les Lumières nous ont appelés à avoir le courage de nous servir de notre propre entendement, mais sommes-nous en train de nous perdre dans les labyrinthes de nos propres créations ? Les écrivains, les journalistes, les travailleurs dans tous les secteurs, voient la beauté du travail humain s’estomper, éclipsée par la prédominance des produits de notre esprit. La relation humaine au travail s’est muée en une interaction avec des écrans, des algorithmes, et des processus automatisés, reléguant parfois l’essence même de notre humanité au second plan.

Des architectes ou des marionnettes 

Comme un muscle qui s’atrophie sans exercice, notre esprit risque-t-il de perdre sa vigueur à force de dépendre de ses propres créations ? Si nos propres inventions continuent à échapper à notre contrôle, nous pourrions être témoins d’un avenir où les machines, plus performantes que leurs créateurs, prendront les rênes du monde. La dialectique hégélienne du Maître et de l’esclave pourrait bien se matérialiser lorsque nos créations deviendront nos maîtres.

Dans cette ère hyper-technologique, la prudence s’impose. Il est temps de réfléchir profondément à la manière dont nous intégrons nos créations dans notre quotidien. Sommes-nous les architectes de notre progrès ou les marionnettes de nos propres créations ? L’avenir s’annonce incertain, mais ce qui est certain, c’est que la relation complexe entre l’homme et ses créations nécessite une introspection profonde pour assurer un équilibre harmonieux entre progrès technologique et préservation de l’essence humaine.

F. Togola

5 décembre 2023 0 comments
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Poutine et Assimi Goita
A la UnePolitique

De Moscou à Bamako : les ambitions communes de Poutine et du Mali pour un avenir prometteur

by Sahel Tribune 5 décembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le 4 décembre dernier, dans un moment diplomatique significatif, le Président russe, Vladimir Poutine, a accepté les lettres de créance de 21 ambassadeurs étrangers nouvellement arrivés, dont celui du Mali en Fédération de Russie. Cette rencontre a été l’occasion pour le chef d’État russe de revenir sur les qualités des relations entre le Mali et la Russie, soulignant les perspectives encourageantes d’une coopération stratégique à long terme.

Dans les fastes du Kremlin, entre diplomatie et promesses d’entraide, l’histoire d’une alliance émergente s’écrit. Vladimir Poutine, acceptant les lettres de créance de l’ambassadeur malien, trace les contours d’une coopération fructueuse, où stratégie, sécurité et solidarité dessinent l’avenir des relations russo-maliennes.

Partenariat stratégique et contacts réguliers

Au cœur du Kremlin, Vladimir Poutine a salué l’attitude des dirigeants de la République du Mali, exprimant sa satisfaction quant à la volonté affichée de former un partenariat stratégique à long terme avec la Russie. Le président russe a souligné l’importance des contacts réguliers avec le président de la Transition au Mali, Assimi Goïta, marqués par des négociations fructueuses lors du sommet Russie-Afrique.

« Nous nous félicitons de l’attitude des dirigeants de la République du Mali à ancien un partenariat stratégique à long terme avec notre pays, » a déclaré Vladimir Poutine, mettant en lumière la coopération étroite entre les deux nations dans la lutte contre le terrorisme international et l’extrémisme religieux.

Les deux dirigeants ont réaffirmé l’importance de la coopération bilatérale dans la lutte contre le terrorisme, notamment dans la région sahélienne, en Afrique de l’Ouest. Un engagement fort en faveur de la paix et de la sécurité qui se matérialise par des actions concrètes.

Coopération antiterroriste et engagement Humanitaire

La Russie, a assuré Vladimir Poutine, continuera à fournir une aide et un soutien complets au peuple malien. Un exemple récent de cette assistance est l’envoi gratuit d’un important lot de céréales russes en République du Mali.

« Nous continuerons à coopérer dans le domaine humanitaire, » a affirmé le président russe, annonçant également une expansion des opportunités éducatives pour les citoyens maliens. Le nombre de places pour les étudiants maliens souhaitant poursuivre leurs études dans des établissements d’enseignement supérieur russes sera élargi, témoignant ainsi d’un engagement renforcé dans le domaine éducatif.

Cette rencontre au sommet a clairement démontré la volonté des deux nations de consolider leurs liens, que ce soit sur le plan sécuritaire, économique ou éducatif. Elle ouvre la voie à une collaboration encore plus étroite entre la Russie et le Mali, témoignant d’une vision commune pour un avenir de partenariat et de prospérité partagée.

Oumarou Fomba 

5 décembre 2023 0 comments
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VISITE DE TRAVAIL DU PRESIDENT NIGER AU MALI
A la Une

Dénouement fiscal : le Mali et le Niger rompent avec les conventions fiscales françaises

by Chiencoro 5 décembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans un communiqué conjoint, les gouvernements de Transition de la République du Mali et de la République du Niger ont annoncé aujourd’hui la dénonciation de deux conventions fiscales avec le gouvernement de la République française. Cette décision, prise dans un contexte de relations internationales tendues, vise à préserver les intérêts supérieurs des peuples maliens et nigériens, selon les déclarations des chefs d’État.

Dans la symphonie des nations, la résilience se joue parfois en rupture de partition. « Les traités, rappelle Machiavel, ne sont pas observés lorsque cela irait contre l’intérêt de ceux qui les ont signés. » Ainsi, le Mali et le Niger, chefs d’orchestre de leur destin, réarrangent les notes de leur avenir fiscal pour préserver l’harmonie des intérêts supérieurs de leurs peuples, défiant ainsi l’hostilité perçue et réaffirmant le pouvoir souverain de redéfinir leurs relations internationales.

Une dénonciation motivée par un préjudice financier

La première convention concernée est celle établie entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République du Mali, datant du 22 septembre 1972. Elle traitait des questions de double imposition et établissait des règles d’assistance réciproque en matière d’impôts sur le revenu, d’impôts sur les successions, de droits d’enregistrement et de droits de timbre.

Communiqué Conjoint N° 001 par lequel les Gouvernements de Transition de la République du Mali et de la République du Niger procèdent à la dénonciation de deux Conventions :

– la Convention entre le Gouvernement de la République Française et le Gouvernement de la République du… pic.twitter.com/b0qrt3PkjX

— Ministère des Affaires étrangères du Mali (@MaliMaeci) December 5, 2023

La seconde convention, entre la France et le Niger, visait à éliminer les doubles impositions et à établir des règles d’assistance mutuelle administrative en matière fiscale. Les deux gouvernements de transition ont justifié leur décision en soulignant le caractère déséquilibré de ces conventions, entraînant un préjudice financier considérable pour le Mali et le Niger.

Réaction face à l’attitude « hostile » de la France

Le communiqué met en avant l’objectif des traités bilatéraux qui est de renforcer la coopération internationale et les liens d’amitié entre les nations. Cependant, il souligne que l’attitude persistante jugée « hostile » de la France envers les deux États contrevient à cet objectif.

Les gouvernements de transition affirment avoir pris cette décision dans le respect des dispositions pertinentes de la Convention de Vienne sur le Droit des Traités de 1969. Ces dispositions incluent le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, la survenance d’une situation rendant l’exécution du traité impossible, et le changement fondamental de circonstances.

Fin des conventions dans un délai de trois mois

Conformément à cette dénonciation, le gouvernement de la Transition de la République du Mali et le gouvernement de la Transition de la République du Niger ont décidé de mettre fin aux Conventions dans un délai de trois mois. Cette mesure vise à préserver les intérêts économiques des deux nations, conforme à la vision de leur chef d’État.

Dans ce chapitre de l’histoire, le Mali et le Niger composent leur propre partition, réaffirmant ainsi leur capacité à redéfinir leur trajectoire économique indépendamment des pressions externes. La question qui subsiste désormais est de savoir comment ces décisions affecteront l’équilibre financier de ces nations et comment les relations diplomatiques évolueront dans cette nouvelle symphonie économique.

Chiencoro Diarra

5 décembre 2023 0 comments
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Des avions de combats
A la UneChroniques

[Chronique] Naviguer entre sécurité et économie au Mali

by Fousseni TOGOLA 5 décembre 2023
written by Fousseni TOGOLA 2 minutes read

Au cœur de Douentza, la balance délicate entre sécurité et économie a pris une nouvelle tournure avec l’interdiction de circulation des véhicules 4×4 en direction de Gao. Une mesure saluée pour ses intentions sécuritaires, mais qui a déclenché des ondes économiques inattendues. Sous la houlette de Sidy Haidara, le syndicat des transporteurs exprime son inquiétude face à une baisse significative du chiffre d’affaires depuis l’arrêt du transport des passagers vers Gao.

Entre impératifs sécuritaires et réalités économiques

La voix de la population locale se fait entendre, reconnaissante pour les mesures de sécurité mais appelant à rétablir la libre circulation. Un habitant anonyme souligne les répercussions inévitables sur la vie quotidienne de la population civile. Dans cette dichotomie, une conséquence inattendue émerge sur l’économie locale, avec une légère augmentation des prix de denrées de première nécessité à Douentza. Une nuance importante surgit, certains estimant que la mesure ne s’applique pas aux véhicules de transport de marchandises.

Depuis l’investiture du Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en juin 2021, la sécurité est devenue la priorité numéro un. Cette orientation se reflète dans des actions concrètes, telles que le renforcement des capacités des forces armées et la récupération de zones jadis considérées comme zones tampons. La reprise de Kidal en novembre 2023 marque un tournant dans la lutte contre les groupes armés terroristes.

L’approche de la Transition, dirigée par le colonel Goïta, souligne l’interconnexion cruciale entre sécurité et économie. Cette conviction se traduit par des actions visant à relancer les secteurs générateurs de revenus. La coopération avec la Russie vise aussi à améliorer la situation économique du pays. Dans les zones autrefois touchées par l’insécurité, des efforts considérables sont déployés pour relancer les activités génératrices de revenus, dissuadant ainsi les populations de succomber aux incitations financières des ennemis de la nation.

Le tableau reluisant de la situation sécuritaire 

La Dirpa offre un aperçu détaillé de la situation sécuritaire en décembre 2023, montrant la persévérance des Forces armées maliennes (FAMa) face aux groupes armés terroristes. Les théâtres Est, Centres et Sud présentent des développements notables, allant de la consolidation des acquis à Kidal à la repousse des attaques terroristes au Sud-Est. Cependant, le tableau contrasté au Centre souligne la complexité des défis auxquels sont confrontées les FAMa.

La région de Kidal, sous contrôle des Fama, est un symbole de la bravoure des forces maliennes malgré les défis persistants. Le retrait en cours de la Minusma, conformément à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, marque une étape significative dans le rétablissement de la souveraineté du Mali.

Ainsi se déploie le récit complexe du Mali, jonglant entre impératifs sécuritaires et réalités économiques. Une chronique où les décisions gouvernementales jouent un rôle crucial dans la recherche d’un équilibre essentiel pour l’avenir du pays.

F. Togola

5 décembre 2023 0 comments
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VISITE DE TRAVAIL DU PRESIDENT NIGER AU MALI
A la UneActu

Les cartes se redistribuent : le Niger rompt avec l’UE et accueille la Russie pour une nouvelle ère militaire

by Sahel Tribune 4 décembre 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans une percée stratégique, la Russie consolide son empreinte militaire en Afrique avec des accords d’armement d’une valeur de 5,2 milliards de dollars, marquant un tournant majeur dans les alliances régionales. Cependant, cette expansion s’accompagne de tensions diplomatiques alors que le Niger rompt un accord militaire avec l’Union européenne, témoignant des rivalités croissantes entre acteurs internationaux sur le continent africain.

Sur le théâtre géopolitique africain, un nouveau chapitre s’ouvre alors que la Russie, armée de contrats militaires colossaux d’une valeur de 5,2 milliards de dollars, trace son empreinte stratégique sur le continent. Dans ce jeu complexe d’alliances et de rivalités, le Niger devient le centre d’une intrigue diplomatique, rompant avec l’Union européenne pour accueillir la puissance russe, révélant ainsi les dynamiques en constante évolution de la politique mondiale en Afrique.

Une délégation russe au Niger 

Dans une série de négociations complexes, la Russie renforce sa présence militaire en Afrique avec un accord historique d’une valeur de 5,2 milliards de dollars conclu par le principal exportateur d’armements russe, Rosoboronexport, avec plusieurs pays du continent, rapporte Sputnik Afrique. Plus d’un tiers des exportations d’armes russes cette année sont destinées à l’Afrique, selon Alexandre Mikheïev, le PDG de la compagnie.

Le dimanche dernier, une délégation russe, conduite par le vice-ministre de la Défense russe, Iounous-bek Evkourov, a été reçue à Niamey par le ministre nigérien de la Défense, le général Salifou Mody. Cette rencontre stratégique a abouti à la signature d’un document d’entente entre Moscou et Niamey, consolidant leur coopération militaire.

Les médias locaux rapportent que cet accord, paraphé par le ministre nigérien de la Défense et le vice-ministre russe de la Défense, jettera les bases d’une collaboration militaire renforcée entre les deux nations. La délégation russe a également été reçue en audience par le président du CNSP et chef de l’État, Abdourahamane Tiani.

Ce partenariat stratégique entre la Russie et le Niger intervient après les visites du vice-ministre russe de la Défense au Mali et au Burkina Faso. En novembre dernier, le gouvernement russe avait exprimé son intention de signer des accords similaires avec d’autres pays africains tels que le Sénégal et Sao Tomé-et-Principe.

Rupture entre le Niger et l’UE

Cependant, ces développements ne se font pas sans heurts. Les autorités militaires nigériennes ont annoncé l’annulation d’un accord de coopération militaire entre le Niger et l’Union européenne (UE). La décision a été communiquée par le ministère nigérien des Affaires étrangères, mettant fin à l’accord relatif au statut de la mission PSDC de l’UE au Niger (EUCAP SAHEL NIGER).

Cette rupture s’inscrit dans le contexte des tensions croissantes entre le Niger et l’UE depuis le coup d’État du 26 juillet dernier contre le président Mohamed Bazoum. L’Union européenne refuse de reconnaître les autorités militaires nigériennes et continue de demander la libération du président déchu.

En septembre dernier, les autorités nigériennes avaient déjà abrogé une loi de 2015 criminalisant le trafic de migrants, adoptée dans le cadre d’un accord avec l’UE pour lutter contre l’immigration en provenance d’Afrique vers l’Europe via le Niger et certains pays du Maghreb.

Ainsi, l’évolution des alliances militaires en Afrique souligne les enjeux géopolitiques croissants sur le continent, alors que des puissances mondiales comme la Russie cherchent à étendre leur influence dans la région, souvent au détriment des relations établies avec d’autres acteurs internationaux.

Oumarou Fomba

4 décembre 2023 0 comments
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