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AUDIENCE SOLENNELLE DE RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX
A la UneAnalyses

Le Président Assimi Goïta : « La traque des délinquants financiers va continuer […] » 

by Chiencoro 8 décembre 2023
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans son discours captivant lors de la Rentrée des cours et tribunaux 2023-2024 à la Cour suprême de Bamako, le 7 décembre dernier, le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a tracé les contours d’une vision audacieuse pour une justice robuste et sans compromis au Mali. Il a prononcé un discours, riche en engagements concrets, en actions proactives nécessaires pour remédier aux lacunes du système judiciaire en vue de lutter efficacement contre la « criminalité » sous toutes ses formes.

Dans les méandres de la justice malienne, le discours du Président de la Transition résonne comme un appel tonitruant à l’action, une déclaration de guerre contre l’impunité. Au cœur de la Cour suprême de Bamako, la vision déterminée du leader dévoile un Mali prêt à renforcer ses fondations juridiques, à combattre la criminalité sous toutes ses formes et à ériger une forteresse impénétrable contre l’injustice. Une déclaration d’intention ? Non, un manifeste pour une justice inébranlable et une nation qui refuse de se plier devant l’impunité.

Croisade contre les pratiques criminelles

L’appel direct à la justice pour trouver des réponses juridiques nationales adéquates, mettant ainsi fin à l’impunité « dont jouissent certains criminels », marque le point de départ d’une entreprise visant à renforcer la confiance du public envers le système judiciaire. C’est une invitation à la responsabilité et à l’action, soulignant l’importance cruciale de mettre fin à l’impunité qui persiste.

Le soutien affirmé du Président et du gouvernement dans la croisade contre le terrorisme, la délinquance financière, la cybercriminalité et la criminalité transnationale établit clairement les priorités nationales en matière de sécurité. Cette volonté affichée d’en finir avec ces pratiques peu catholiques souligne la nécessité de rester en première ligne pour affronter les menaces modernes qui mettent en péril la stabilité du pays.

L’insertion continue d’instruments juridiques internationaux dans l’arsenal juridique du pays, qu’il s’agisse de « traités sur la traite des êtres humains, la cybercriminalité, les abus de biens sociaux, le blanchiment de capitaux », démontre l’engagement indéfectible du président malien de la transition à aligner les lois nationales sur les normes internationales. Il s’agit d’une exhortation à rester en phase avec les évolutions mondiales et de collaborer activement avec la communauté internationale pour lutter contre la criminalité transfrontalière.

Renforcer l’arsenal juridique

La focalisation sur la lutte contre les pratiques néfastes dans les marchés publics, avec l’annonce du renforcement par le biais du projet de code pénal et de code de procédure pénale en cours d’examen, dépeint une détermination à instaurer la transparence et l’éthique dans la gestion des affaires publiques. Le chef de l’État exhorte donc à une gouvernance intègre pour garantir la confiance des citoyens dans les institutions publiques.

Le discours du Président de la Transition est bien plus qu’une simple déclaration d’intentions. C’est un appel à l’action immédiate pour éradiquer l’impunité, renforcer la justice et lutter contre une gamme de crimes. C’est un appel vibrant à la construction d’une société où la responsabilité, la transparence et la justice prévalent, créant ainsi les fondements d’un Mali plus sûr et plus juste. « La traque des délinquants financiers va continuer aussi bien au niveau du Pôle judiciaire spécialisé qu’au niveau du cabinet d’instruction de la Cour suprême », a-t-il assuré.  

Chiencoro Diarra

8 décembre 2023 0 comments
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A la UneActu

Le Mali brille sur la scène financière régionale avec un emprunt réussi de 20 milliards FCFA

by Sahel Tribune 7 décembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Mali a réalisé une performance remarquable sur le marché des titres publics de l’Union Monétaire ouest-africaine (UMOA) en levant avec succès un montant de 20,18 milliards FCFA lors d’une opération qui a suscité un vif intérêt parmi les investisseurs de la région.

Le Mali illumine la scène financière ouest-africaine en réalisant un coup de maître avec son emprunt de 20 milliards FCFA, attirant un raz-de-marée d’investisseurs régionaux. Un taux de couverture exceptionnel de 101,01 % et une souscription massive des acteurs locaux font de cette émission de titres publics un triomphe financier, propulsant le Mali au cœur de la confiance des marchés.

Stabilité financière et économique du pays

Cette opération, réalisée ce jour, a été marquée par une émission simultanée de deux Bons assimilables du Trésor (BAT) d’une maturité de 6 mois et 1 an, ainsi que d’une Obligation assimilable du Trésor (OAT) d’une maturité de 3 ans. La valeur nominale unitaire était fixée à 1 million FCFA pour les deux BAT et à 10 000 FCFA pour l’OAT.

Le Mali a attiré l’attention des investisseurs en affichant un taux de couverture remarquable de 101,01 %, témoignant d’une confiance solide dans la stabilité financière et économique du pays. L’opération a suscité un vif intérêt, avec un carnet d’ordres total de 20,20 milliards FCFA, dépassant ainsi le montant initial sollicité.

Les investisseurs maliens et béninois en tête 

Les investisseurs, provenant de divers pays de la région, ont répondu de manière significative à l’appel du Mali. Les offres retenues proviennent de cinq des huit États membres de l’Union, avec le Mali en tête avec 18,28 milliards FCFA, suivi du Bénin (1,33 milliard FCFA), du Burkina Faso (0,33 milliard FCFA), du Sénégal (0,21 milliard FCFA), et de la Côte d’Ivoire (0,01 milliard FCFA).

L’enthousiasme autour de cette émission a été alimenté en grande partie par la forte participation des investisseurs locaux, représentant une partie significative de 90,58 %. Cette souscription massive démontre la confiance des acteurs économiques maliens dans la solidité et la viabilité des investissements nationaux.

Cette réussite sur le marché des titres publics de l’UMOA souligne la crédibilité financière du Mali et renforce sa position en tant que destination attractive pour les investisseurs régionaux. Les fonds levés contribueront à stimuler la croissance économique et à renforcer la stabilité financière du pays.

Oumarou Fomba 

7 décembre 2023 0 comments
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Les députés expriment leur soutien unanime à la loi de finances 2024 avec des mains levées, arborant fièrement le drapeau du Mali en bandoulière.
A la Une

Cap sur la prospérité : l’adoption unanime du budget 2024 par le CNT

by Sahel Tribune 7 décembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans un moment historique au sein du Conseil National de Transition (CNT), la première partie du projet de loi portant loi de Finances pour l’exercice 2024 a été adoptée à l’unanimité lors de la séance plénière de ce jeudi 7 décembre 2023. Le ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni SANOU, à l’initiative de cette proposition, a pu compter sur le soutien unanime des membres présents du CNT.

Dans l’harmonie des voix, le Conseil National de Transition scelle l’avenir financier : un Budget 2024 unanime, une nation prospère en gestation.

À l’issue de l’adoption du texte, c’est M. Youba Bah, ministre de l’élevage et de la pêche, assurant l’intérim du ministre de l’Économie et des Finances, qui a pris la parole. Il a exprimé ses sincères remerciements envers les membres du CNT pour l’examen minutieux du projet de Budget d’État 2024. M. BAH a également assuré les membres du Conseil de l’engagement ferme du gouvernement à veiller à l’exécution correcte de ce budget, dans l’intérêt supérieur de la population.

La seconde partie de la Loi de Finances 2024 sera soumise au vote des parlementaires d’ici le 31 décembre 2024, conformément à la réglementation en vigueur. Cette étape cruciale déterminera le cadre financier global pour l’année à venir, impactant directement la vie quotidienne des citoyens.

Évolution des chiffres budgétaires

Les projections budgétaires pour l’exercice 2024 sont marquées par une augmentation notable des recettes, s’établissant à 2 387,872 milliards de FCFA. Comparativement à la loi de finances rectifiée 2023, cela représente une hausse significative de 83,396 milliards de FCFA, soit une augmentation de 3,62 %. Cette croissance est attribuée à l’augmentation des prévisions des recettes du budget général et des recettes des budgets annexes.

Du côté des dépenses budgétaires, mesurées en termes de Crédits de Paiement (CP), elles atteignent 3 070,740 milliards de FCFA. Cette somme représente une augmentation de 76,270 milliards de FCFA par rapport à la loi de Finances rectifiée 2023, soit une progression de 2,55 %. Cette évolution témoigne des ambitions du gouvernement en matière d’investissements et de projets pour le bien-être de la population.

L’adoption unanime de la première partie du Budget d’État 2024 par le CNT témoigne de l’unité et de la coopération au sein de l’organe de transition. Les défis financiers et les choix budgétaires qui se dessinent promettent une année 2024 cruciale pour le développement du pays. Les attentes sont désormais tournées vers la prochaine étape législative et la mise en œuvre efficace des mesures prévues dans ce budget, avec l’espoir que cela contribuera au bien-être général de la population.

La rédaction

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31 décembre 2022
A la Une

Mali : interdiction formelle des pétards et feux d’artifice pour des fêtes sécurisées

by Chiencoro 7 décembre 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

La tradition festive des fêtes de fin d’année prend un tournant inattendu cette année, alors que le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Colonel Major Daoud Aly Mohammedine, a annoncé, ce jeudi 7 décembre 2023, une interdiction catégorique de l’utilisation des pétards et autres feux d’artifice sur l’ensemble du territoire national.

Feux d’artifice éteints : Une interdiction nationale secoue les festivités de fin d’année ! Le Colonel Major Daoud Aly Mohammedine déclare la guerre aux pétards, mettant la sécurité en tête de liste pour des célébrations sans risques.

Un divertissement festif devenu un risque majeur 

Les pétards et feux d’artifice, synonymes de joie et de festivités, sont maintenant au centre d’une préoccupation majeure pour les autorités en raison des risques qu’ils représentent. Le Colonel major Daoud Aly Mohammedine souligne que malgré le caractère ludique de ces objets pyrotechniques, ils peuvent entraîner des conséquences graves, allant des incendies aux blessures, voire à des pertes en vies humaines.

« Leur utilisation imprudente peut mettre en péril la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens. Nous avons observé une augmentation inquiétante des incidents liés aux pétards et feux d’artifice ces dernières années, mettant en danger la vie des citoyens et causant d’importants dégâts matériels, » a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse.

Une mesure de sécurité préventive

Dans le cadre de cette mesure de sécurité préventive, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a formellement interdit l’utilisation de pétards et feux d’artifice à travers tout le pays. Les forces de sécurité seront mobilisées pour garantir le respect strict de cette directive, et des sanctions sévères seront imposées aux contrevenants.

« Nous prenons cette décision dans l’intérêt de la sécurité publique. Nous ne voulons pas gâcher les festivités, mais nous devons protéger nos concitoyens des risques inutiles. Nous comptons sur la compréhension et la coopération de la population pour assurer des fêtes de fin d’année sûres et sans incidents majeurs, » a ajouté le Colonel major Daoud Aly Mohammedine.

Appel à la collaboration citoyenne

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a également lancé un appel à l’esprit patriotique de la population, invitant chacun à contribuer à la sécurité collective en respectant scrupuleusement cette interdiction.

« La sécurité de tous est une responsabilité partagée. Nous faisons appel à la bonne compréhension de la population, à son esprit patriotique, pour que ces fêtes demeurent des moments de joie et de célébration, sans mettre en danger la vie de nos concitoyens, » a conclu le ministre.

En cette période festive, les regards resteront tournés vers les autorités, les forces de sécurité, et la population elle-même, alors que tous s’efforcent de concilier la tradition des célébrations avec la nécessité impérieuse de garantir la sécurité de chacun.

Chiencoro Diarra 

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AUDIENCE SOLENNELLE DE RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX-27
A la Une

Rentrée des cours et tribunaux 2023-2024 : plaidoyer pour une justice équitable et une citoyenneté responsable au Mali 

by Sahel Tribune 7 décembre 2023
written by Sahel Tribune 3 minutes read

En ce jeudi mémorable du 7 décembre 2023, la Cour suprême du Mali s’est parée de solennité pour accueillir la Rentrée des Cours et tribunaux, un évènement présidé par le Colonel Assimi Goïta, Président du Conseil supérieur de la magistrature. La thématique choisie, « Justice et citoyenneté dans le Mali nouveau », résonne comme un écho de changement et de refondation pour le peuple malien.

Le décor majestueux de Banankabougou-Bolé, en commune VI du District de Bamako, s’est animé au rythme d’un défilé de voitures diplomatiques et d’un cortège de Pick-up, témoignant de l’importance de l’évènement. Les hommes en robe noire et rouge, symboles de l’autorité judiciaire, convergent vers la Cour Suprême, où l’Hymne national résonne, marquant l’ouverture de cette journée dédiée à la justice et à la citoyenneté.

Cris pour un Mali nouveau

Le discours du président de la Cour suprême, Fatoma Téra, a tracé les contours d’une année 2023 marquée par les défis et les succès de la justice malienne. La prédominance des litiges fonciers a été soulignée, mettant en lumière les enjeux concrets auxquels la justice est confrontée. Aristote, Sant-Thomas d’Aquin, et John Rawls ont été convoqués pour rappeler l’idéal de valeur sociale que représente la justice.

Cette Rentrée des cours et tribunaux est « une occasion pour les acteurs de la Justice de rendre compte de leurs activités, de privilégier la réflexion sur les préoccupation de l’heure, de magnifier la justice en tant que pilier de toute nation et en filigrane de rentrer en communion avec le peuple au nom de qui elle est rendue», a expliqué le président de la Cour.

Le Procureur général de la Cour suprême a plaidé pour le renforcement des bases du Mali Kura, mettant en exergue la nécessité d’un changement de mentalité et de sanctions judiciaires pour combattre la corruption et l’enrichissement illicite. Un appel à l’éthique et à la responsabilité a été lancé, résonnant comme un cri pour un Mali nouveau débarrassé des entraves à son développement.

Faire de l’éthique un bréviaire 

La parole du Bâtonnier de l’Ordre des avocats a été teintée de reconnaissance pour le décaissement des fonds en faveur de la maison des avocats. Il a salué l’engagement des autorités maliennes envers la refondation, soulignant la nécessité de faire de l’éthique un guide pour les acteurs de la justice. La lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite a été mise en avant comme un impératif pour un développement durable et harmonieux.

Dans son allocution, le Président du Conseil supérieur de la magistrature a souligné que la justice et la citoyenneté étaient au cœur des préoccupations des autorités publiques. Il a rappelé les recommandations des Assises nationales de la Refondation et a souligné les progrès accomplis jusqu’à présent, mettant en avant des mesures concrètes telles que l’adoption de la nouvelle constitution et la création du pôle de lutte contre la cybercriminalité.

Cette journée mémorable s’est conclue par la signature du plumitif par le Président de la Transition, symbolisant l’engagement envers une justice équitable et la refondation du Mali. La photo de famille qui a suivi a immortalisé ce moment d’unité et d’engagement en faveur d’un Mali nouveau, où la justice et la citoyenneté sont les piliers d’une société équitable et responsable.

Oumarou Fomba 

7 décembre 2023 0 comments
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Le capitaine Ibrahim Traoré et le Colonel Assimi GOÏTA
A la UnePolitique

Mali et Burkina Faso : une tendance commune vers la redéfinition des langues officielles

by Chiencoro 7 décembre 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Burkina Faso s’apprête à réviser sa Constitution, avec des changements significatifs adoptés lors du Conseil des ministres présidé par le capitaine Ibrahim Traoré le mercredi dernier. Le projet de loi, qui doit encore passer par l’étape de l’Assemblée nationale, marque une évolution majeure en reléguant le français au statut de « langue de travail », tandis que les langues nationales sont érigées en langues officielles.

Le Burkina Faso écrit une nouvelle page de son histoire constitutionnelle en reléguant le français au statut de « langue de travail ». Dans un virage audacieux, la nation s’apprête à hisser les langues nationales au rang de langues officielles, marquant ainsi une révolution linguistique et institutionnelle. Une transition politique d’envergure, où le capitaine Ibrahim Traoré guide le pays vers l’affirmation de sa souveraineté et la consolidation de son identité culturelle. 

Le compte-rendu du Conseil des ministres souligne que cette révision s’inscrit dans le cadre de la mission de la transition visant à entreprendre des réformes politiques, administratives et institutionnelles pour renforcer la culture démocratique et consolider l’État de droit. Parmi les sept points clés de cette réforme, on note l’expansion des missions du Conseil constitutionnel, l’ajustement de la composition du Conseil supérieur de la magistrature, l’institution de mécanismes traditionnels de règlement des différends, la suppression de la Haute Cour de justice, et la constitutionnalisation de l’Agence nationale de renseignement (ANR).

Tournant significatif dans le paysage politique et linguistique

Cette évolution met le Burkina Faso en parallèle avec le Mali, qui a également adopté des changements constitutionnels similaires plus tôt cette année. En plus de ces ajustements, le projet de loi propose la création d’un Conseil national des communautés pour impliquer davantage les leaders religieux et coutumiers dans la résolution des conflits sociaux et la gestion des affaires publiques.

« L’écriture d’une nouvelle Constitution est une question de souveraineté politique, économique et culturelle. Nul ne peut s’épanouir réellement à partir des concepts d’autrui », a déclaré vendredi le premier ministre Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, faisant allusion à des textes calqués sur la Constitution française.

L’étape suivante pour le projet de loi consiste en son examen par l’Assemblée législative de Transition. Le processus de révision de la Constitution semble donc bien engagé, marquant un tournant significatif dans le paysage politique et linguistique du Burkina Faso.

Chiencoro Diarra 

7 décembre 2023 0 comments
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A la Une

Vers une industrie cotonnière plus performante : Kokofata s’apprête à accueillir une nouvelle usine

by Bakary FOMBA 6 décembre 2023
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire le mercredi 6 décembre 2023, sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition et chef de l’État. 

Lors de cette réunion, le ministre de l’Agriculture a fait une annonce d’une importance cruciale pour le secteur agricole malien : la pose de la première pierre de l’usine d’égrenage de Kokofata, un projet porté par la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), souligne-t-on dans le communiqué.

Les retombées de la construction de l’usine d’égrenage

Actuellement dotée d’une capacité d’égrenage de 640 000 tonnes pour une production de 690 000 tonnes de coton graine, la Compagnie malienne pour le développement des textiles prévoit de renforcer son dispositif en construisant une nouvelle usine à Kokofata. Cette décision stratégique s’inscrit dans une perspective d’optimisation de la production et de développement économique, explique le communiqué du Conseil des ministres.

La filiale Ouest de la compagnie, située à Kita, représente un maillon essentiel dans la chaîne de production de coton. Actuellement équipée d’une seule usine d’égrenage d’une capacité de 45 000 tonnes, elle produit 82 000 tonnes de coton graine. Pour accroître cette capacité, le choix s’est porté sur Kokofata, un secteur qui produit environ 50 000 tonnes de coton graine.

Les retombées de la construction de l’usine d’égrenage de Kokofata sont multiples et prometteuses. Tout d’abord, la capacité d’égrenage de la filiale Ouest à Kita sera doublée, passant ainsi de 45 000 tonnes à 90 000 tonnes de grain de coton. Cela non seulement renforcera la position de la compagnie sur le marché, mais contribuera également à répondre à la demande croissante en coton graine.

Dynamiser le secteur agricole et stimuler le développement économique

En termes d’emploi, le projet créera deux cent cinquante (250) emplois directs et mille (1000) emplois indirects, dynamisant ainsi l’économie locale et offrant des perspectives d’emploi aux habitants de Kokofata et de ses environs.

L’impact économique positif s’étendra également au coût de transport du coton graine et de la fibre. La proximité géographique de l’usine d’égrenage réduira considérablement les coûts logistiques, contribuant ainsi à une plus grande rentabilité pour la compagnie et à une compétitivité accrue sur le marché international, précise-t-on.

Sur le plan financier, le coût total de l’investissement s’élève à 22 milliards 411 millions 765 mille 717 FCFA. La Compagnie malienne pour le développement des textiles couvrira 8 milliards 411 millions 765 mille 717 FCFA sur fonds propres, tandis qu’un emprunt de 14 milliards de FCFA a été contracté auprès de la Banque de développement du Mali.

En posant la première pierre de l’usine d’égrenage de Kokofata, le gouvernement malien témoigne de sa volonté de dynamiser le secteur agricole et de stimuler le développement économique local, tout en renforçant la position du Mali sur la scène mondiale de la production de coton.

Bakary Fomba 

6 décembre 2023 0 comments
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