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Le siège de la Banque nationale de développement agricole du Mali.
Économie

Silence des caisses, colère des craies : Les enseignants maliens menacent de quitter la BNDA

by Bakary FOMBA 3 février 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Le silence des guichets de la Banque Nationale de développement agricole (BNDA) résonne de l’indignation des enseignants maliens. En proie à des retards persistants dans le paiement de leurs salaires, ces soldats de la craie expriment leur frustration et menacent de délaisser l’institution financière qui peine à honorer ses obligations envers eux.

À Bamako, les salles de classe ne sont pas les seules à résonner des murmures des élèves. Le mécontentement gronde également chez les enseignants qui, confrontés à des retards répétitifs dans le versement de leurs salaires par la Banque Nationale de développement agricole (BNDA), manifestent leur désarroi. Malgré des rappels officiels et des échéances claires, la situation persiste, mettant en lumière des tensions financières croissantes au sein de cette communauté éducative. Les enseignants de la commune I du district de Bamako, décidés à faire entendre leur voix, menacent de changer de domiciliation bancaire, faisant de cette crise un reflet des défis plus vastes du système éducatif malien.

Malgré la lettre nº 01627/MEF-SG du 19 mai 2011 du ministre de l’Économie et des Finances, établissant le délai de paiement des salaires des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales au 25 du mois, et la réaffirmation de cette règle le 24 février 2021 par l’actuel ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Colonel Abdoulaye Maïga, le problème persiste dans plusieurs localités du Mali, en particulier à Bamako. Face à cette situation préjudiciable aux soldats de la craie, des enseignants de la commune I du district de Bamako manifestent leur mécontentement et menacent de quitter la BNDA.

« Prêts à changer de domiciliation »

Le retard fréquent dans le traitement des salaires des enseignants à Bamako par la BNDA devient une préoccupation majeure. Cet enjeu peut avoir d’importantes répercussions sur la vie quotidienne des enseignants et de leurs familles. Les retards répétitifs dans le paiement des salaires peuvent également entraîner des difficultés financières et susciter un mécontentement légitime parmi les enseignants, d’autant plus qu’ils dépendent de ces revenus pour subvenir à leurs besoins fondamentaux.

La BNDA, en tant qu’institution responsable du versement des salaires, doit garantir un traitement rapide et efficace des transactions pour s’assurer que les enseignants reçoivent leurs rémunérations à temps. Les retards dans le traitement des salaires peuvent être perçus comme une source de stress financier et peuvent avoir un impact négatif sur le moral et la productivité des enseignants.

Dans une lettre datée du 29 janvier 2024, adressée au directeur général de la BNDA, le Collectif des enseignants de la Commune I manifeste son mécontentement face à ce « retard récurrent » dans le traitement de leurs salaires « depuis un certain temps ». Toutefois, le Collectif invite la BNDA à prendre sérieusement leur préoccupation en compte. Le document précise que « si ce retard persiste, nous sommes prêts à changer de domiciliation ».

Identifier les causes et enjeux plus larges

Il est essentiel que les autorités compétentes s’engagent à résoudre rapidement ce problème en identifiant les causes du retard et en prenant des mesures correctives pour éviter qu’il se reproduise à l’avenir. Les enseignants doivent également recevoir des informations claires sur les mesures prises pour résoudre ce problème. Cette situation souligne la nécessité d’améliorer la fiabilité et l’efficacité des processus de paiement des salaires ainsi que la gestion des ressources financières dans le secteur de l’éducation.

Il est indéniable que les enseignants jouent un rôle crucial dans la société, et leur rémunération doit être une priorité pour garantir un système éducatif fonctionnel et motivant. Par ailleurs, l’incapacité de la BNDA à traiter rapidement les salaires peut être interprétée comme le résultat de dysfonctionnements dans les processus administratifs, financiers ou informatiques, soulevant des préoccupations quant à l’efficacité et à la fiabilité des institutions impliquées dans la gestion des finances publiques et le versement des salaires.

Cette situation met également en lumière les défis plus larges auxquels le système éducatif malien est confronté, notamment en ce qui concerne le financement et la gestion des ressources humaines. Les enseignants, déjà confrontés à des conditions de travail souvent difficiles, peuvent voir dans ces retards une preuve supplémentaire du manque de considération pour leur profession.

Bakary Fomba

3 février 2024 0 comments
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Paulin Hountondji, philosophe africain.
A la Une

Paulin Hountondji (1942-2024) : La perte d’un titan de la pensée africaine

by Fousseni TOGOLA 3 février 2024
written by Fousseni TOGOLA 2 minutes read

Dans un ultime adieu au philosophe émérite Paulin Hountondji, le monde de la pensée pleure la perte d’un géant intellectuel. Sa disparition laisse un vide immense, rappelant le legs exceptionnel qu’il a laissé à la philosophie africaine et mondiale.

Le 2 février 2024 marque la fin d’une ère intellectuelle avec le décès du Professeur Paulin Hountondji à l’âge de 82 ans. Originaire de Porto-Novo (Bénin), ce philosophe émérite a marqué l’histoire de la pensée africaine en s’opposant vigoureusement à l’ethnophilosophie, laissant derrière lui un héritage intellectuel monumental. Sa vie, dédiée à la réflexion et à l’action, laisse un vide profond dans le paysage intellectuel africain.

Né en 1942 à Abidjan (Côte d’Ivoire), Hountondji a tracé son chemin académique à l’Université de Dakar et à la Sorbonne. Sa thèse de doctorat, « Sur la philosophie africaine : critique de l’ethnophilosophie », parue en 1976, a été une révolution intellectuelle, repensant la place de l’Afrique dans le paysage philosophique mondial.

Intellectuel de renom et homme engagé

Ardent défenseur de la décolonisation intellectuelle, Hountondji s’est opposé vigoureusement à l’ethnophilosophie, dénonçant une pensée essentialiste et stéréotypée sur l’Afrique. Il prônait une philosophie africaine enracinée dans les réalités du continent et ouverte aux influences universelles.

Son œuvre prolifique, incluant des ouvrages majeurs tels que « L’Afrique et la philosophie » (1980), « Le problème de la culture africaine » (1983) et « Démocratie et développement en Afrique » (1994), a marqué profondément la réflexion philosophique en Afrique et au-delà.

Hountondji ne fut pas seulement un intellectuel de renom, mais aussi un homme engagé dans son époque. Ministre de l’Éducation nationale et de la Culture au Bénin de 1990 à 1991, il a joué un rôle crucial dans la vie politique et sociale de son pays.

Sa disparition laisse un vide abyssal dans la communauté philosophique et dans l’ensemble du continent africain. Son héritage intellectuel continuera d’éclairer les esprits et de guider les générations futures vers une réflexion et une action porteuses de justice et d’humanité.

En hommage à ce grand homme, qui a consacré sa vie à la pensée et à l’action pour un monde meilleur, nous saluons sa mémoire et exprimons nos sincères condoléances à sa famille, à ses collègues et à tous ceux touchés par cette perte immense.

Que son âme repose en paix.

Fousseni Togola

3 février 2024 0 comments
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Judé Sogoba, professeur de philosophie s'exprime sur le retrait des pays de l'AES de la CEDEAO.
A la Une

Au-delà du retrait : L’équilibre délicat entre monnaie, sécurité et constitution dans la souveraineté nationale

by Sahel Tribune 2 février 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le retrait de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la CEDEAO annonce un tournant majeur vers une souveraineté effective. Le Professeur de philosophie, Judé Sogoba, dévoile les intrications complexes entre la monnaie, la sécurité, et la constitution, soulignant l’importance de l’équilibre pour garantir la stabilité et la légitimité des nations sur la scène internationale.

Le 1er février 2024 restera gravé dans l’histoire du Mali, marqué par une mobilisation exceptionnelle dans toutes les régions du pays. Répondant à l’appel du ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Fomba, les Maliens ont exprimé un soutien sans précédent à la décision historique des chefs d’État de se retirer de l’Alliance des États du Sahel (AES). Un élan citoyen qui témoigne de l’unité nationale face à ce tournant majeur. 

Dans une analyse percutante, Judé Sogoba explore les ramifications du retrait de l’Alliance des États du Sahel de la CEDEAO, mettant en lumière les enjeux cruciaux de la monnaie, de la sécurité, et de la constitution dans la quête d’une souveraineté authentique. Un plaidoyer éclairé pour comprendre la complexité des interactions entre ces trois piliers essentiels de la vie nationale.

Il est essentiel de souligner que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est fondamentalement influencée par le gouvernement français, représenté par des présidents néocolonialistes prétendument « démocratiquement élus » des pays membres. Ainsi, les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) — AES — sont appelés à poursuivre leur engagement jusqu’au bout, affirmant ainsi que « l’homme est maître de son destin ».

Le triangle de la souveraineté 

Ce combat idéologique doit être alimenté de manière efficace. Pour ce faire, il est impératif de comprendre que la monnaie, la sécurité et la constitution constituent les trois piliers de la souveraineté d’un pays. Une monnaie stable reflète la santé économique d’une nation, renforçant ainsi sa crédibilité à l’échelle internationale et favorisant la prospérité nationale.

La sécurité est également un élément fondamental de la souveraineté, englobant la protection des frontières, la défense contre les menaces internes et externes, garantissant ainsi la stabilité et l’intégrité territoriale d’un pays. La capacité d’un État à assurer la sécurité de ses citoyens renforce sa souveraineté et consolide sa position sur la scène internationale.

Quant à la constitution, elle établit le fondement juridique de l’organisation et du fonctionnement de l’État, définissant les principes fondamentaux, les droits et devoirs des citoyens, ainsi que les mécanismes de gouvernance. Une constitution bien élaborée contribue à la stabilité politique et sociale, renforçant ainsi la souveraineté en offrant un cadre institutionnel solide.

L’interaction complexe entre ces trois éléments souligne l’importance de l’équilibre pour garantir une souveraineté durable et équilibrée. La monnaie, la sécurité et la constitution interagissent de manière étroite, démontrant que leur harmonie est essentielle pour assurer la prospérité, la stabilité et la légitimité d’un État sur la scène internationale.

Judé Sogoba

2 février 2024 0 comments
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Assimi Goïta
A la UneÉconomie

Interview du président de la Transition après le lancement des travaux d’aménagement routier

by Sahel Tribune 1 février 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans un élan significatif en faveur du développement et de la modernisation, le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, a officiellement lancé les travaux d’aménagement routier à Kati. Saluant la mobilisation remarquable de la population et rendant grâce à Allah pour cette étape cruciale, le chef de l’État a souligné l’importance stratégique des projets, dont la réalisation en 2×2 voies vise à répondre aux objectifs de la Transition. Au-delà des inévitables désagréments temporaires, le président a appelé la population à accompagner activement ces travaux, assurant que leur finalité est d’assurer la fluidité des accès routiers et la sécurité des usagers, tout en ouvrant la voie à un potentiel de développement considérable pour les localités concernées. 

Lisons plutôt cette interview du chef de l’État accordée à la chaîne nationale (ORTM) après le lancement des travaux. 

Journaliste : Monsieur le Président, pouvez-vous nous partager vos impressions après le lancement des travaux d’aménagement routier à Kati ?

Président de la Transition : Avant tout, je tiens à saluer chaleureusement les autorités administratives, politiques et, surtout, la population pour leur mobilisation exceptionnelle et leur soutien constant à la Transition. Nous rendons grâce à Allah pour nous avoir permis de concrétiser ce jour le lancement des travaux d’aménagement, englobant la section Bamako-Koulouba-Kati, la route régionale RR9, la bretelle d’accès à l’hôpital du Point G, les voiries urbaines à Kati, et la section Pétro Bama -Samé-Kati, le tout en 2×2 voies. 

Journaliste : Comment ce projet s’aligne-t-il avec la vision et les objectifs de la Transition ?

Président de la Transition : Ce projet est totalement conforme à la vision de la Transition, qui vise à moderniser l’ensemble de nos villes et à doter celles-ci des infrastructures nécessaires pour répondre aux besoins de nos concitoyens. L’aménagement en 2×2 voies de ces axes routiers stratégiques est un pas significatif vers l’atteinte de ces objectifs.

Journaliste : Quels bénéfices attendez-vous de ces travaux d’aménagement pour la population malienne ?

Président de la Transition : Les travaux d’aménagement seront bénéfiques à plusieurs niveaux. Tout d’abord, ils amélioreront la fluidité des accès routiers, ce qui facilitera grandement les déplacements au sein de nos villes. Ensuite, la sécurité des usagers est une priorité, et ces projets contribueront à assurer des conditions de déplacement plus sûres. Enfin, le développement économique sera stimulé, avec des opportunités accrues dans le commerce et d’autres domaines, offrant ainsi un potentiel de croissance significatif pour nos localités.

Journaliste : Comment incitez-vous la population à participer et à soutenir ces travaux d’aménagement ?

Président de la Transition : Nous appelons la population à accompagner l’entreprise en charge de ces travaux. Leur soutien et leur compréhension sont cruciaux pour la réussite de ce projet d’envergure. Nous sommes convaincus que les agréments à venir surpasseront les éventuels désagréments pendant la période de travaux. C’est un investissement pour l’avenir de notre nation.

Journaliste : Un dernier mot, Monsieur le Président ?

Président de la Transition : Je tiens à exprimer ma profonde gratitude envers Madame la Ministre des Transports et ses collaborateurs, ainsi qu’à toute la population pour leur engagement et leur soutien. Ces projets sont le reflet de notre détermination à construire un Mali prospère et modernisé. Merci à tous.

Retranscrit par Sahel Tribune 

1 février 2024 0 comments
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Evaluation de l'avancement de l'opération de mise à jour du Fichier électoral par l'AIGE.
A la Une

Fichier électoral au Mali : L’AIGE renforce sa vigilance en vue des prochaines élections

by Sahel Tribune 1 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans un contexte électoral crucial, l’Autorité Indépendante de gestion des élections (AIGE) au Mali affirme son engagement en faveur de la transparence et de l’équité. La visite du vice-président, Ousmane Trqoré, à la Commission de réception et de dépouillement des documents de révisions annuelles des listes électorales de 2023 marque une étape déterminante dans la préparation des prochaines élections, mettant en lumière l’importance cruciale d’un Fichier électoral fiable.
Au cœur des préparatifs électoraux au Mali, l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) intensifie ses efforts pour garantir des élections transparentes et démocratiques. La récente visite du vice-président, accompagné d’une délégation du Collège de l’AIGE, à la Commission de réception et de dépouillement des documents de révisions annuelles des listes électorales de 2023 souligne l’engagement indéfectible envers la justesse et l’équité du processus électoral. La priorité actuelle : un Fichier électoral transparent, garant de la crédibilité du scrutin à venir.

Depuis le 22 janvier dernier, la commission, composée d’agents de l’AIGE et du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, travaille ardemment sur la révision des listes électorales. L’objectif est double : un dépouillement administratif pour vérifier la conformité des données des documents de révisions avec leur bordereau d’envoi, et un dépouillement technique qui implique l’examen des listes des opérations de radiations, des transferts, et des validations des électeurs nouveaux.

La voix des citoyens sera entendue

Au cours des échanges fructueux entre les membres du Collège de l’AIGE et ceux de la commission, plusieurs observations ont été faites, contribuant à la production d’un fichier électoral transparent et consensuel. Cette démarche souligne l’engagement de l’AIGE envers des élections justes et équitables, où chaque voix compte.

Par la suite, la délégation s’est rendue dans les locaux du département du Fichier électoral et de l’Informatique de l’AIGE, actuellement en cours de réfection à la Bibliothèque nationale. Là, ils ont évalué l’état d’avancement des travaux de rénovation, soulignant l’importance d’infrastructures fonctionnelles pour garantir le bon déroulement du processus électoral.

Cette initiative démontre clairement que, pour l’AIGE, la transparence du Fichier électoral est une priorité, assurant ainsi la crédibilité et la légitimité du processus électoral à venir au Mali. Les citoyens peuvent ainsi être assurés que leur voix sera entendue et que le processus démocratique sera préservé.

Oumarou Fomba

1 février 2024 0 comments
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Lancement des travaux routiers à Kati et à Bamako.
A la UneÉconomie

Lancement des travaux à Kati : Un projet routier majeur sous l’égide du président Goïta

by Chiencoro 1 février 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

En ce jeudi 1er février 2024, la ville de Kati s’est parée de ses plus beaux atours pour accueillir une cérémonie solennelle, marquant le lancement des travaux d’aménagement de la RR9 et des voies stratégiques. Sous le leadership du Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, cette initiative audacieuse promet de redessiner le visage de la région.

La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a exprimé sa gratitude envers les personnalités présentes, soulignant l’importance des valeurs qui guident les relations humaines au Mali. La cérémonie a été marquée par la présence distinguée du Président de la Transition et du Premier ministre, signe de leur engagement envers le développement du pays.

Répondre aux besoins actuels

Dans son discours, la ministre a rappelé l’héritage historique du peuple malien, habitué à lutter contre l’oppression. Elle a cité Sénèque l’Ancien, soulignant que la difficulté n’est pas un obstacle pour ceux qui osent agir. La cérémonie, s’inscrivant dans la lignée des actions entreprises sous le leadership du Président de la Transition, vise à répondre aux besoins spécifiques en matière d’infrastructures routières.

Le projet d’aménagement, d’une valeur d’environ 95 milliards de FCA, englobe la section Bamako-Koulouba-Kati, la route régionale RR9, la bretelle d’accès à l’hôpital du Point G, les voiries urbaines à Kati, et la section Pétro Bama-Samé-Kati. Un investissement entièrement pris en charge par le budget national, démontrant l’engagement du gouvernement envers le bien-être des citoyens.

La ministre a souligné l’importance stratégique de ces axes routiers, notant leur saturation actuelle et les défis qu’ils présentent en termes de circulation, de mobilité urbaine et de sécurité routière. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec des projections de trafic atteignant 43 000 véhicules par jour d’ici 2045.

A Kati, un nouveau chapitre s’ouvre

Les objectifs du projet sont multiples, allant de la modernisation des axes routiers à l’amélioration du confort et de la sécurité des usagers, en passant par la réduction des accidents et des coûts d’exploitation des véhicules. La vision à long terme est de contribuer à la construction d’un Mali uni, harmonieux et prospère.

La ministre a également souligné le rôle essentiel du ministère des Transports et des Infrastructures dans la concrétisation de ces projets, avec une mention spéciale à l’Entreprise COVEC-Mali qui sera chargée de l’exécution des travaux.

La cérémonie a été l’occasion de remercier les autorités locales, les légitimités traditionnelles, les invités et l’ensemble de la population pour leur soutien. La ministre a exprimé sa détermination à mériter la confiance placée en elle, affirmant son engagement à réaliser le projet routier et à répondre aux demandes sociales pressantes en matière d’infrastructures de transport et de désenclavement.

Ainsi, sous le ciel étoilé de Kati, un nouveau chapitre s’ouvre, promettant un avenir plus fluide, plus sûr et plus prospère pour cette ville et pour tout le Mali. La route vers le développement est pavée, et le peuple malien regarde avec optimisme vers l’horizon qui se dessine.

Chiencoro Diarra

1 février 2024 0 comments
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Lancement des travaux de bitumage de la route Banankoro-Dioro
A la UneÉconomie

Le Mali se lance dans une transformation routière majeure : Aménagements en 2×2 voies et réhabilitation prévus

by Sahel Tribune 31 janvier 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Mali s’apprête à inaugurer une nouvelle ère pour ses infrastructures routières avec le lancement des travaux d’envergure annoncés par le ministre des Transports et des Infrastructures. Un ambitieux projet qui vise à moderniser et à renforcer le réseau routier du pays, avec des impacts significatifs sur la sécurité des usagers, l’accès aux services médicaux, et la fluidité du trafic.

Dans le cadre de la Politique nationale des Transports, des Infrastructures de Transport, et du Désenclavement, le Mali entreprend une série de projets majeurs visant à transformer son paysage routier. Le lancement imminent des travaux d’aménagement en 2×2 voies de la section Bamako-Koulouba-Kati et d’autres initiatives connexes promet d’apporter des avantages tangibles, allant de l’amélioration de la sécurité routière à la réduction des temps de trajet, marquant ainsi une avancée significative pour le développement national.

Nouvelle ère pour les infrastructures routières

Dans un communiqué diffusé après la réunion du Conseil des ministres, ce mercredi 31 janvier 2024, le ministre des Transports et des Infrastructures a annoncé une avancée significative dans le développement des infrastructures routières au Mali. Le lancement des travaux d’aménagement en 2×2 voies de la section Bamako-Koulouba-Kati de la RR9 marque le début d’une série d’initiatives visant à renforcer le réseau routier du pays.

Les projets prévus comprennent également la réhabilitation de la bretelle d’accès à l’hôpital du Point G, l’aménagement de 7 km de voiries urbaines dans la ville de Kati, et l’aménagement en 2×2 voies de la section Petro Bama-Samé-Kati de la RN3.

Selon les autorités, la « mise en œuvre de ces travaux vise à améliorer significativement le confort et la sécurité des usagers ». En particulier, l’accès aux hôpitaux du Point G et de Kati sera facilité, contribuant ainsi à une meilleure prise en charge médicale. La fluidité du trafic sur les axes routiers concernés sera également assurée, avec l’objectif de réduire la durée de parcours entre la ville de Kati et le District de Bamako.

Outre les avantages en termes de temps de trajet, cette initiative vise à réduire les coûts de fonctionnement des véhicules et à prévenir les accidents de la circulation sur ces voies stratégiques.

La cérémonie solennelle de lancement des travaux est prévue le jeudi 1er février 2024 à Kati, sous la présidence du Président de la Transition, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour les infrastructures routières au Mali.

La rédaction 

31 janvier 2024 0 comments
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