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Une explosion dévastatrice à Conakry, Guinée, projette des flammes dans la nuit. Huit morts, de nombreux blessés, et des questions en suspens.
A la UneSécurité

Explosion en Guinée : une nuit de chaos et d’incertitudes

by Sahel Tribune 18 décembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La Guinée plonge dans l’incertitude après une explosion dévastatrice au dépôt d’hydrocarbures de Conakry, laissant huit morts et des blessés. 

La nuit du 17 au 18 décembre 2023 restera gravée dans la mémoire guinéenne. Une explosion titanesque secoue le dépôt d’hydrocarbures à Kaloum, engendrant un incendie massif. Alors que les autorités s’efforcent de contenir la catastrophe, la population est confrontée à des mesures d’urgence, plongeant le Grand Conakry dans un silence angoissant.

Nuit infernale : Guinée en état de choc

Dans l’obscurité, l’explosion cataclysmique dans le dépôt d’hydrocarbures de la Société guinéenne de Pétrole à Kaloum a transformé la nuit en chaos. Le gouvernement, bien que tardif dans sa communication, salue la mobilisation des Forces de défense et de sécurité. Des barrages militaires s’érigent, orchestrant un exode calme des habitants vers la banlieue. Les hôpitaux, débordés par les blessés, témoignent de la violence de l’explosion. Une enquête est annoncée, mais déjà, la colère gronde dans une population exigeant des mesures pour éviter de futurs drames.

Au lendemain de l’explosion, l’hôpital Donka devient le théâtre des séquelles de la tragédie. Des brûlures, des blessures par « blast, » l’onde de choc laisse une empreinte indélébile sur la santé des victimes. Des ambulances font la navette inlassablement, tandis que les familles attendent anxieusement des nouvelles. Certains réclament depuis des années le déplacement du dépôt d’hydrocarbures de la ville, soulignant la dangerosité de la situation actuelle.

L’Après-catastrophe : mesures d’urgence et interrogations

Au réveil, le Grand Conakry se confronte à un nouveau quotidien. Les travailleurs sont appelés à rester chez eux, les écoles ferment leurs portes, et seules les stations-services d’urgence subsistent. Les autorités annoncent une enquête imminente, mais les questions sur les causes et les responsabilités alimentent le mécontentement. La Guinée, secouée par cette explosion, cherche des réponses et réclame des mesures concrètes pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.

L’explosion en Guinée n’est pas seulement une crise ponctuelle, mais le résultat d’une série d’échecs systémiques. Les témoignages des habitants soulignent depuis des années les risques liés à la proximité du dépôt d’hydrocarbures. Le gouvernement doit transformer cette tragédie en un catalyseur du changement, déplaçant les installations dangereuses loin des zones peuplées. Les enquêtes devront être transparentes, et les responsabilités établies. Les Guinéens exigent plus que des paroles rassurantes ; ils appellent à des actions immédiates pour garantir la sécurité de tous.

Oumarou Fomba 

18 décembre 2023 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

Le Père Noël au Mali : une générosité à l’année longue

by Bakary FOMBA 18 décembre 2023
written by Bakary FOMBA 5 minutes read

Le Père Noël défie les limites temporelles au Mali, révélant une bienveillance constante envers les plus vulnérables.

Dans cette saga de compassion, le président de la transition malienne esquisse une nouvelle page en offrant une assistance précoce digne du Père Noël. Plutôt que d’attendre la nuit du 24 décembre, il choisit de répandre la générosité dès le 3 décembre, journée internationale des personnes en situation de handicap.

Un Père Noël bien avant la neige

C’est dans l’ombre des traditions, où la nécessité se voile souvent, que commence cette histoire de solidarité. Des kits alimentaires, emplis de provisions essentielles, sont distribués aux plus vulnérables. Les motos tricycles, symboles de mobilité et d’autonomie, sont offertes avec des casques, assurant la sécurité de ceux qui en bénéficient.

La date, choisie avec soin pour coïncider avec la journée dédiée aux personnes en situation de handicap, souligne l’engagement du président envers une cause souvent marginalisée. Avant même que les étoiles ne scintillent dans le ciel, une lueur d’espoir traverse le Mali. Ces gestes, déployés dans l’ombre, créent une anticipation palpable, évoquant la magie du Père Noël bien avant son apparition traditionnelle.

Au lieu d’attendre que la neige tombe ou que les cloches carillonnent, le président malien, dans son rôle de Père Noël précoce, redéfinit la temporalité de la générosité. Il sème les graines de l’espoir avant que les rues ne s’illuminent de guirlandes, faisant de chaque jour une opportunité de répandre la chaleur de la solidarité.

Craies et solidarité : une alliance inattendue

Dans cette symphonie de générosité, le président malien compose une mélodie surprenante en lieu et place des traditionnels rennes et traîneaux du Père Noël. Loin des sentiers battus, il choisit de soutenir l’Union malienne des aveugles d’une manière aussi inattendue qu’impactante : avec des craies.

Plus de 800 cartons de craies, issues de la production de l’Union malienne des aveugles, deviennent des émissaires de solidarité dans les académies de Bamako, Kati, et Koulikoro. Ces craies, bien plus qu’un simple outil éducatif, incarnent un geste de générosité inattendu, une réponse à des besoins souvent négligés.

Dans cet acte de soutien, le président révèle une compréhension profonde des réalités quotidiennes auxquelles font face les personnes aveugles. Les craies deviennent des vecteurs d’autonomie, des outils qui transcendent les barrières visuelles. L’acte généreux, loin d’être conventionnel, devient une manifestation tangible de l’empathie du président envers une communauté souvent dans l’ombre.

Cette alliance inattendue entre craies et solidarité résonne bien au-delà des murs des académies. Elle témoigne d’une volonté de créer des ponts là où il y a des fossés, de transformer des outils ordinaires en symboles de compréhension et d’inclusion. À travers cette action, le président malien s’affirme comme un Père Noël qui, au lieu de suivre les traditions éculées, trace des voies nouvelles vers une société plus équitable.

Engagement humanitaire pérenne

Bien au-delà des feux de la saison des fêtes, l’engagement du président envers les personnes vulnérables résonne comme une mélodie constante depuis son investiture en juin 2021. Alors que beaucoup considèrent l’assistance sociale comme une étoile filante durant la période de Noël, le président malien défie cette norme en transformant son rôle en un Père Noël pérenne.

Depuis la journée internationale des personnes en situation de handicap, le 3 décembre, jusqu’aux jours qui suivent la magie éphémère du 24 décembre, le président distribue des kits alimentaires et des motos tricycles, apportant un soutien précoce à ceux qui en ont le plus besoin. Cette assistance pré-Noël devient une étincelle d’espoir, une déclaration que la générosité ne devrait pas être limitée à une saison.

Les actions du président dépassent largement le cadre des cadeaux conventionnels. En choisissant d’apporter des craies et de soutenir l’Union malienne des aveugles, il façonne un modèle d’engagement humanitaire novateur. Plus de 800 cartons de craies illuminent les académies, symbolisant une solidarité qui va au-delà des festivités de Noël.

Cet engagement humanitaire ne se limite pas à quelques jours de festivités. Kits scolaires, denrées alimentaires, et autres aides de grande valeur continuent d’atteindre toutes les régions du pays. Le président devient ainsi un Père Noël qui œuvre sans relâche, mettant en lumière une approche soutenue et pérenne de l’assistance sociale.

À travers ces actions, le président malien révèle sa vision d’une générosité ancrée dans la durabilité, loin des clichés saisonniers. Son engagement humanitaire devient une étoile stable dans le firmament des initiatives sociales, rappelant à tous que l’esprit du Père Noël peut éclairer chaque jour de l’année.

Un Père Noël malien, éternel protecteur

Au Mali, le Père Noël ne se contente pas d’une brève apparition nocturne. Il s’incarne tout au long de l’année, déployant ses efforts avec détermination pour garantir que chaque Malien soit enveloppé dans la chaleur de la bienveillance. L’assistance sociale devient ainsi une symphonie permanente de générosité, transcendant le mythe éphémère du Père Noël.

Le président de la transition malienne, loin d’imiter simplement le personnage légendaire à la barbe blanche, insuffle une vie nouvelle à l’esprit de Noël. Son engagement humanitaire ne se limite pas à des périodes de festivités ; c’est une veille constante, une protection éternelle pour ceux qui en ont le plus besoin.

Alors que les lumières éclatent et que les cadeaux traditionnels sont déballés durant la saison de Noël, les actions du président brillent d’une lumière différente. Elles incarnent une promesse continue d’aider, de soutenir et de protéger, bien au-delà des limites temporelles associées au Père Noël conventionnel.

En mettant en œuvre des initiatives novatrices, de l’assistance précoce à la distribution inattendue de craies, le président malien construit un héritage humanitaire. Son Père Noël n’est pas confiné à une seule nuit magique ; il est un protecteur éternel, guidant le Mali vers un avenir où la bienveillance persiste tout au long de l’année.

Ainsi, au Mali, la présence du Père Noël ne se résume pas à une fête ponctuelle. Elle se tisse dans le tissu même de la société, faisant de chaque jour une célébration de la générosité et de l’inclusion. Ce Père Noël malien devient l’incarnation vivante de la conviction que l’esprit du don peut éclairer chaque moment de nos vies.

En suivant la tradition du Père Noël, le président malien devient le gardien des valeurs humaines, réchauffant les cœurs tout au long de l’année.

Bakary Fomba

18 décembre 2023 0 comments
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Une assemblée chaleureuse de femmes se réunit sous le ciel étoilé du Mali, célébrant une cérémonie de baptême. Des visages souriants expriment la générosité et la connexion communautaire, tandis que des éléments traditionnels et modernes se fondent harmonieusement dans le décor. Les jumeaux, symboles d'espoir, sont au centre de l'attention, emmaillotés dans des étoffes colorées. L'image capture la fusion délicate entre traditions millénaires et réalités contemporaines au cœur des cérémonies sociales au Mali.
Échos d'amourTaabolow ani Tabiaw

Cérémonies sociales au Mali : une odyssée d’étoiles et de remboursements

by Bakary FOMBA 17 décembre 2023
written by Bakary FOMBA 5 minutes read

Sous le ciel étoilé du Mali, l’arrivée de jumeaux devient une épopée entre traditions profondes et les réalités de la vie pendant la crise sociale. Dans ce récit fictif, plongée au cœur des cérémonies sociales au Mali. 

Dans les contrées maliennes, la maternité est une expérience transcendante, une danse entre les constellations et les cris des nouveau-nés. Alors que mes bras tiennent des jumeaux, la cérémonie de baptême apparaît comme une étoile lointaine, brillante et insaisissable. La césarienne a laissé des cicatrices, mais la résilience guide mes pas.

Convalescence, crise et cérémonies sociales au Mali

Sous le voile délicat de la convalescence post-césarienne, chaque battement de cœur murmure le doux refrain de la cérémonie de baptême des jumeaux. Les draps d’hôpital deviennent le théâtre où s’entremêlent la vulnérabilité de la convalescence et l’excitation anticipée de la célébration imminente. Les jumeaux, emmaillotés dans la chaleur des premiers instants, sont le lien tangible entre un passé de défis et un avenir de promesses.

Pourtant, la mélodie joyeuse de la naissance est accompagnée par une contrepointe sombre : les murmures persistants de la crise sociale. Chaque choix, chaque décision, résonne dans l’atmosphère chargée d’incertitude qui plane au-dessus du Mali. La cérémonie de baptême, initialement différée face aux vents contraires de la crise, devient la lueur d’espoir tant attendue dans la nuit obscure de l’incertitude.

La chambre d’hôpital devient le point de convergence entre la fragilité physique de la convalescence et la résilience spirituelle face à une réalité nationale complexe. Les infirmières deviennent des guides bienveillants, encourageant à la fois la guérison physique et le maintien des traditions ancestrales. Chaque instant de répit entre les soins médicaux devient une échappatoire vers les préparatifs mentaux de la cérémonie, un souffle d’air frais dans un monde souvent étouffant.

Le report initial de la célébration n’est pas simplement une décision logistique, mais une pause réfléchie dans le rythme frénétique de la vie quotidienne. C’est un choix mûri dans les feux de la crise, un ajournement qui transforme la cérémonie en un symbole de résistance et de persévérance. Les jumeaux, témoins silencieux de cette saga, incarnent l’espoir renouvelé et la continuité au milieu des tumultes sociaux.

Le Baptême, la tontine et la quête de remboursement 

Au fil de trois années de mariage, un rituel secret s’est tissé comme une toile silencieuse, capturant chaque acte de générosité dans les plis de mon petit cahier de notes. Les pages jaunies racontent l’histoire discrète de plus de 200 000 FCFA, une somme offerte aux cérémonies de baptême des autres. Les noms soigneusement inscrits dans les marges deviennent des témoins muets de cette générosité répétée, un investissement envers une communauté qui n’a jamais été choisie au hasard.

La cérémonie des jumeaux, attendue avec une impatience palpable, devient la scène où cette accumulation silencieuse de générosité atteint son paroxysme. Les regards échangés au cours de la célébration sont bien plus que des sourires festifs ; ce sont des rappels tacites des investissements passés. Les cadeaux, enveloppés dans des éclats de papier coloré, portent avec eux l’écho d’une tontine invisible, tissée par des années d’actes généreux.

La tontine, un réseau subtil de contributions et de rétributions, se dévoile dans chaque échange, chaque geste. Ce n’est pas simplement un ensemble de transactions financières, mais une toile complexe de confiance et de solidarité. Chacun donne avec la foi qu’un jour, lors de sa propre célébration, il recevra en retour. La cérémonie des jumeaux devient ainsi une réclamation tacite, une délicate danse où la tontine et la quête de remboursement s’entrelacent.

Les sourires chaleureux et les éclats de rire cachent parfois les calculs minutieux des dettes sociales. La quête de remboursement, bien que souvent non formulée, devient une part intégrante de la cérémonie. Chaque cadeau offert devient une avance sur la dette accumulée au fil des années, une transaction où l’argent est souvent moins important que le sentiment d’équité au sein de cette communauté interconnectée.

Cérémonies sociales au Mali: entre tradition et modernité 

À l’approche de la cérémonie, le paysage de traditions séculaires s’entremêle avec les contours modernes, créant une harmonie fragile entre l’héritage du passé et les réalités d’aujourd’hui. La célébration devient une symphonie où les battements des tambours anciens coexistent avec les échos des transactions modernes.

La générosité, traditionnellement ancrée dans les cérémonies maliennes, se métamorphose en un acte de foi profond. Chaque geste, chaque don, devient une offrande à l’essence même de la vie. Cependant, la nécessité impérieuse de rembourser des dettes introduit une note discordante dans cette mélodie ancestrale. Les cadeaux, autrefois symboles d’affection, se transforment en décomptes minutieux, révélant une réalité où même les moments de célébration deviennent des négociations délicates.

Au cœur de cette toile complexe, la déshumanisation se profile en filigrane. Les relations sociales, jadis tissées de liens intangibles, semblent se fragmenter sous le poids des obligations financières. Les sourires, bien que éclatants, cachent parfois les calculs silencieux des remboursements à venir. La société, dans sa quête d’équilibre entre tradition et modernité, semble emprunter un chemin où l’humanité se dilue parfois dans l’encre des transactions.

Tontine, célébrations et transactions dans les cérémonies sociales au Mali

Cette pratique, insidieusement répandue surtout parmi les femmes, tisse son empreinte dans le tissu même des cérémonies sociales au Mali. Des mariages aux visites aux malades, et même aux obsèques, la tontine insuffle une dimension nouvelle à chaque rassemblement. Dans ce monde où chaque geste semble avoir un coût, elle devient la trame invisible qui lie chaque célébration, transformant les moments de joie en transactions subtiles.

Lors des mariages, les chants festifs résonnent avec le murmure discret de la tontine, chaque cadeau nuptial devenant une pierre précieuse dans l’édifice des dettes et des rétributions. Aux visites aux malades, les tristesses apparentes sur les visages cachent parfois la complexité des échanges financiers qui se jouent en arrière-plan. Même aux obsèques, l’unité apparente des participants dissimule les échanges monétaires tacites, où le soutien émotionnel est souvent accompagné d’une note financière implicite.

Sous le firmament étoilé du Mali, la cérémonie de baptême se profile comme un rite initiatique, un passage où la tradition et la réalité s’entrelacent. La déshumanisation qui se dessine révèle une société en métamorphose, où les cérémonies sociales au Mali deviennent des constellations guidant les pas des nouveaux-nés et des parents, dans une quête commune de sens et d’équilibre.

Bakary Fomba 

17 décembre 2023 0 comments
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Mamadou Coulibaly, debout dans les rues de France avec son sac en main, vient de partager ses réflexions sur le projet de loi sur l'immigration.
AnalysesPolitique

[Tribune] Projet de loi sur l’immigration : regards sur le rejet du projet du ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin

by Sahel Tribune 16 décembre 2023
written by Sahel Tribune 7 minutes read

Le projet de loi sur l’immigration, initié par le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin, suscite des réactions mitigées. Cette analyse de notre compatriote malien Mamadou Coulibaly explore les implications, présente des expériences personnelles, et propose des solutions alternatives.

En septembre 2022, l’annonce du président Macron de présenter un projet de loi sur l’immigration, envisageant de répartir les immigrants entre les campagnes, m’a incité à réagir. J’ai immédiatement écrit une lettre (référence D018083) à la présidence, à la primature, au ministère de l’Intérieur et au ministère de la Fonction publique, exprimant mes préoccupations quant à l’impertinence de ce projet et proposant une alternative.

Enjeux et réactions face à la proposition controversée sur le projet de loi sur l’immigration

Environ deux semaines plus tard, les médias ont rapporté que ces deux ministères envisageaient de présenter un projet de loi sur la régularisation des « sans-papiers » travaillant dans des secteurs à haute tension. Peut-être était-ce une coïncidence, ou peut-être avaient-ils envisagé cette démarche bien avant cette date. 

Cependant, ce que je sais, c’est qu’en tentant d’illustrer l’absurdité de certaines lois, j’ai partagé une expérience personnelle et proposé une solution partiellement similaire à celle des ministres. Mes propositions évitaient les mesures disproportionnées et contreproductives, visant plutôt une approche globale et inclusive.

Dans une interview, Monsieur Darmanin a même utilisé le terme hypocrisie pour parler de ces lois que je trouve absurdes. Je cite deux exemples, dont une expérience personnelle. 

  • Beaucoup d’expatriés en formation ou à la recherche d’emploi stable travaillent durant l’année sans toucher le RSA. Pourtant, ils finissent par se retrouver en situation irrégulière faute de pouvoir présenter un justificatif de ressources accepté par la préfecture. Il vous faut 7 380 euros dans votre compte bancaire, un CDI ou bien un garant qui gagne un salaire élevé. Sans quoi, vous vous retrouverez en situation irrégulière. 

Il est prétendu que ces exigences sont mises en place pour garantir que vous ne recourez pas à des moyens illégaux pour subvenir à vos besoins. Cependant, lorsque vous vous retrouvez en situation irrégulière, personne ne se préoccupe de savoir comment vous parvenez à vous nourrir. J’ai personnellement traversé cette situation. 

Suspension des transactions bancaires des Immigrés 

Si j’avais passé toute l’année sans emploi ou en bénéficiant du RSA, cela aurait pu se comprendre. Cependant, je n’ai jamais touché le RSA, et même en l’absence d’un emploi stable, j’ai tout de même travaillé. Alors, pourquoi cette barrière excessive ?

  • L’année précédente, parmi les expatriés secourus et hébergés par la France après le refus de l’Italie, certains ont choisi de quitter le camp pour se rendre en Allemagne en raison d’opportunités d’emploi qui les attendaient là-bas. Il est important de souligner qu’aucun individu africain normalement constitué, doté de toutes ses facultés, ne mettrait sa vie en danger en traversant des conditions de maltraitance et le péril de la mer, simplement pour remplacer le peuple français ou se contenter d’une aide qui ne contribue pas à bâtir un avenir meilleur ni à prendre soin de ses proches, en reconnaissance des réalités socio-économiques de l’Afrique.

C’est pourquoi je leur ai suggéré que plutôt que de chercher à expulser les citoyens d’autres pays, il serait plus judicieux d’adopter une approche différente. Même si le gouvernement décide de suspendre les transactions bancaires des expatriés pour exercer une pression sur les États africains, comme le suggèrent Mme Le Pen et Monsieur Zemmour, les bénéficiaires pourraient réagir en tentant de contraindre ces mêmes États à suspendre les transactions bancaires des immigrés français en réciprocité. 

De plus, en misant sur les aides au développement comme moyen de pression, il est crucial de souligner l’inexistence de telles aides actuellement, comme indiqué par les autorités françaises, en particulier dans le contexte des relations avec des États tels que le Burkina Faso, le Mali et le Niger. En Afrique, la crédibilité de ces aides est sérieusement remise en question.

Comment l’Afrique peut-elle être le continent de l’avenir ? 

De surcroit, si le contrôle d’identité, même avec l’utilisation des empreintes digitales, ne produit aucun résultat concluant, il serait difficile pour Mme Le Pen ou Monsieur Zemmour d’expulser un expatrié affirmant venir des États-Unis d’Amérique. En revanche, de nombreux États africains organisent fréquemment des campagnes de sensibilisation pour dissuader les candidats à l’expatriation des dangers de la maltraitance en cours de route et des risques mortels en mer.

D’autre part, l’Afrique est souvent considérée comme le continent de l’avenir. Cependant, comment peut-elle réellement l’être si elle ne tire pas pleinement parti de sa jeunesse et de ses ressources naturelles, ses deux principaux atouts ? En plus des pertes humaines au désert et en mer, si un Africain travaille en France, il envoie une partie de son argent en Afrique après avoir payé tous les impôts et les dépenses. Pourtant, si cet individu travaillait en Afrique, son pays aurait pu bénéficier pleinement des fruits de son travail. Nos États sont bien conscients de cette réalité.

Concernant les expatriés eux-mêmes, un grand nombre d’entre nous viendront en envisageant de retourner travailler ou entreprendre dans nos pays d’origine. Cependant, même parmi ceux qui initialement envisagent de rester, certains changent d’avis après leur arrivée. 

projet de loi sur l’immigration: sortir de la logique du conflit au profit d’une approche inclusive

Plusieurs facteurs contribuent à ces changements, tels que le climat, les aspects sociaux difficiles, les défis pour trouver un emploi correspondant à nos projets professionnels, l’accès difficile à des secteurs d’activité, et la perspective d’une retraite tardive en raison des démarches académiques à suivre ici, associées aux délais pour obtenir un travail stable ou être régularisé. 

Si les États africains, les expatriés et l’État français ont un intérêt commun à trouver une solution, pourquoi ne pas abandonner la logique du conflit au profit d’une approche inclusive ? On pourrait même parler d’une approche concilialiste (même si ce terme n’existe pas aujourd’hui).

Établirait un partenariat renouvelé avec l’Afrique

L’État pourrait tirer profit de travailleurs régularisés via les impôts et autres contributions socio-économiques. En collaboration avec les États africains, l’État peut proposer un programme de quatre ans, non renouvelables, pour les expatriés s’engageant volontairement dans des entreprises partenaires. L’objectif est de faciliter leur retour en Afrique avec des économies et une formation acquise. L’État français économiserait au moins 50 % des salaires des expatriés engagés dans des banques partenaires, versant ces économies dans les comptes bancaires créés par les États africains. Ces États s’engageraient à accompagner leurs citoyens, tout en favorisant la création d’emplois au bénéfice des populations locales.

Pour éviter les dangers de la traversée maritime, l’État français, en collaboration avec d’autres pays européens, peut instaurer des quotas par pays africains, similaire à la méthode canadienne. Cette approche se distinguerait par l’intégration d’une formation socioculturelle préalable à l’arrivée en Europe et la planification d’un retour bien structuré. Ces quotas, associés à la création d’emplois au retour des expatriés, contribueraient significativement à réduire les arrivées non coordonnées.

Le coût de ce projet serait nul ! En réalité, l’État français bénéficierait des impôts sur les salaires des expatriés. Plus besoin de verser des sommes considérables à des intermédiaires ; une coordination efficace à l’arrivée réduirait les problèmes humanitaires et sociaux. La France établirait un partenariat renouvelé avec l’Afrique, suscitant une perception positive. Moins de dépendance aux aides sociales telles que le RSA serait constatée, offrant un bénéfice économique supplémentaire.

Mamadou Coulibaly 

16 décembre 2023 0 comments
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Les députés expriment leur soutien unanime à la loi de finances 2024 avec des mains levées, arborant fièrement le drapeau du Mali en bandoulière.
Actu

Éco Mali : un accord unanime sur la loi de finances 2024, un cap pour la croissance

by Chiencoro 14 décembre 2023
written by Chiencoro 2 minutes read

Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, annonce l’approbation totale de la loi de finances 2024 par le CNT, définissant une trajectoire budgétaire pour stimuler la croissance malienne.

Alors que la première partie obtenait le feu vert il y a une semaine, la seconde partie de la loi de finances 2024 est maintenant approuvée à l’unanimité par le Conseil national de transition (CNT). Alousséni Sanou dévoile les contours de cette feuille de route financière qui vise à propulser la croissance et optimiser les dépenses publiques au Mali.

Loi de finances 2024: alignement stratégique sur la refondation de l’État

L’approbation unanime de la loi de finances 2024 s’inscrit dans la vision du Cadre stratégique de la refondation de l’État (CSRE 2022-2031) et du Plan d’actions prioritaires du gouvernement de Transition (PAPGT 2022-2024). Un cap stratégique pour consolider les réussites du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2019-2023). L’objectif : harmoniser les priorités budgétaires avec les besoins de développement du pays, impulsant une dynamique nouvelle.

La loi de finances 2024 met l’accent sur la mobilisation des ressources et l’optimisation de la dépense publique. Avec des prévisions de recettes budgétaires atteignant 2 387,872 milliards de FCFA, une hausse de 3,62 % par rapport à la loi de finances rectifiée 2023, elle réaffirme l’engagement envers une gestion transparente et responsable. Du côté des dépenses, évaluées à 3 070,740 milliards de FCFA, une progression de 2,55 % est prévue pour assurer une utilisation judicieuse des fonds.

L’adoption sans réserve de la loi de finances 2024 dévoile un nouveau chapitre pour l’économie malienne. En fixant des objectifs en phase avec les impératifs de refondation et de croissance, le gouvernement démontre son engagement envers une gestion budgétaire conforme aux normes de transparence et de responsabilité. 

Les initiatives stratégiques en faveur de la mobilisation des ressources et de l’amélioration de l’efficacité des dépenses annoncent un horizon économique robuste pour le Mali. Les citoyens peuvent anticiper des retombées positives dans les secteurs clés, renforçant la confiance en la stabilité financière du pays.

Chiencoro Diarra  

14 décembre 2023 0 comments
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Image historique du sommet de la CEDEAO le 10 décembre 2023, réunissant les chefs d'État pour discuter de la situation critique au Niger.
ActuPolitique

Niger : la Cédéao dévoile les coulisses d’une participation contestée

by Bakary FOMBA 14 décembre 2023
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

La 64e session de la Cédéao dévoile un épisode intrigant, mettant en lumière la présence discutée de l’ancien gouvernement du Niger. Décryptage des événements, entre opacité et révélations.

Le récent sommet de la Cédéao a jeté le trouble en accueillant des membres du gouvernement de Bazoum, renversé il y a quelques mois. Un mystère qui soulève des interrogations sur la transparence et la neutralité de l’organisation régionale.

Droits de représentation et un coup d’État en pointillés

La Commission de la Cédéao sort de l’ombre pour expliquer les raisons derrière la participation controversée du Niger. Jusqu’à cette 64ème Session ordinaire du 10 décembre 2023, la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement considérait la situation au Niger comme une tentative de coup d’État, maintenant Mohamed Bazoum en tant que Président de la République du Niger, Chef de l’État, explique l’organisation dans un communiqué.

Comunicado da CEDEAO sobre a República do Níger pic.twitter.com/Ad6XxDXRE7

— Ecowas – Cedeao (@ecowas_cedeao) December 14, 2023
Communiqué de la CEDEAO sur le Niger

Dans cette perspective, le Niger n’était pas suspendu des organes de décision de la Cédéao. Les membres du gouvernement de Bazoum étaient autorisés à représenter le pays aux réunions statutaires de l’organisation, alimentant ainsi la confusion sur la scène internationale, precise la Cédéao.

Cependant, le Sommet du 10 décembre a officiellement reconnu le renversement effectif du gouvernement de Mohamed Bazoum par un coup d’État militaire. En conséquence, à partir de cette date, le Niger est suspendu de l’ensemble des organes de décision de la Cédéao, une mesure maintenue jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel dans le pays.

Un pas de danse diplomatique en attente au Niger

Ces éclaircissements ajoutent une nouvelle dimension à cette saga politique complexe, mais laissent encore des zones d’ombre.

La décision de la Cédéao de suspendre le Niger de ses instances décisionnelles à la suite du renversement de Bazoum soulève des questions cruciales. Quelles implications cela aura-t-il sur la diplomatie régionale et la stabilité politique du Niger ?

La Cédéao, souvent perçue comme un garant de la stabilité, se retrouve aujourd’hui au centre de débats houleux. Comment cette organisation régionale va-t-elle gérer les relations complexes avec ce pays sahélien dans un contexte politique en ébullition ?

La Cédéao se trouve à un carrefour diplomatique délicat, où les nuances de sa politique régionale sont scrutées de près. L’avenir pourrait redéfinir les rapports entre la Cédéao et le Niger, à la croisée des chemins politiques.

Bakary Fomba 

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Le CNSP communique son indignation à la nation via un discours télévisé, réaffirmant sa position face à la provocation de la CEDEAO. #Niger #CNSP #DiscoursTV
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L’indignation du CNSP et la complexité des enjeux nigériens

by Sahel Tribune 14 décembre 2023
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans ce contexte épineux, l’indignation du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) face à l’incident avec la Cédéao ouvre une porte sur la complexité inhérente aux enjeux nigériens. Observons, avec une humilité nécessaire, les différentes facettes de cette situation.

L’indignation du CNSP résonne comme un écho du désarroi des peuples face aux tumultes politiques. Le CNSP, en tant que reflet des aspirations du peuple nigérien, exprime avec vigueur son mécontentement devant une situation qu’il perçoit comme une intrusion inopportune.

La provocation comme symptôme de l’indignation du CNSP

Plongeons dans la toile complexe des relations internationales et des dynamiques politiques. L’ingérence de la Cédéao dans les affaires nigériennes révèle des interconnexions subtiles et des intérêts divergents. La simplicité des jugements cède le pas à la compréhension des fils entrelacés de cette trame politique.

Indignation face à la provocation de la #CEDEAO

Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), au nom du gouvernement et du peuple nigérien, exprime son indignation suite à la participation de membres de l'ancien gouvernement déchu au dernier sommet de la CEDEAO.… pic.twitter.com/yjQVgfKsws

— Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (@NIGER_CNSP) December 13, 2023

La « provocation de la Cédéao » n’est pas simplement une action isolée, mais plutôt un symptôme d’une réalité plus profonde. Il est nécessaire d’explorer les racines structurelles de cette situation, allant au-delà des apparences pour saisir les forces en jeu.

Vers une autonomie éclairée

Adoptons une vision systémique pour appréhender la dynamique entre la Cédéao et le CNSP. Ces entités ne sont pas des entités isolées, mais des éléments interdépendants d’un système plus vaste. Comprendre les relations complexes nécessite une pensée capable d’appréhender la totalité, comme dirait le sociologue français Edgar Morin.

Au cœur de cette crise, émerge la quête du peuple nigérien pour une autonomie éclairée. Le CNSP, en incarnant cette volonté, cherche à affirmer la souveraineté nationale tout en reconnaissant les nuances inhérentes à la réalité complexe des relations internationales.

Cette situation délicate invite à la réflexion. Naviguer à travers les méandres des relations politiques exige une pensée complexe et nuancée. Le chemin vers la résolution repose sur la compréhension approfondie des enjeux, transcendant les réactions immédiates pour embrasser une perspective plus holistique.

La rédaction 

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