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Elections locales au Sénégal
A la Une

Réflexions sur le report électoral au Sénégal : Quel avenir pour la démocratie ?

by Fousseni TOGOLA 8 février 2024
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Le report de l’élection présidentielle au Sénégal, initialement prévue pour le 25 février 2024, par le président en exercice Macky Sall, suscite des réflexions profondes en philosophie politique, car il touche à des questions essentielles concernant la nature du pouvoir, la légitimité du gouvernement et les fondements de la démocratie.

Dans un Sénégal en pleine effervescence politique, le report de l’élection présidentielle annoncé par le président Macky Sall bouscule les attentes et ravive les débats sur la démocratie et la gouvernance politique au Sénégal. Entre impératifs de stabilité et respect des principes démocratiques, cette décision soulève des interrogations cruciales quant à l’avenir du pays et à la légitimité de ses dirigeants.

Défendre l’intérêt véritable du peuple 

Cette décision du pouvoir en place met en lumière la tension entre l’autorité du gouvernement et la volonté démocratique du peuple. Selon la perspective du contrat social, développée notamment par des philosophes tels que John Locke, Jean-Jacques Rousseau et Thomas Hobbes, le gouvernement tire sa légitimité du consentement des gouvernés. Ainsi, tout retard ou changement dans le processus électoral soulève des questions sur la légitimité de l’autorité politique en place. Locke, par exemple, affirme que lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, celui-ci a le droit de se révolter. Cette idée souligne l’importance de respecter les engagements pris envers les citoyens dans le cadre des élections démocratiques.

Ce report met également en exergue les enjeux de la stabilité politique et de l’intérêt général. Selon la perspective de Thomas Hobbes, dans son ouvrage « Le Léviathan », la stabilité politique est essentielle pour éviter le chaos et maintenir l’ordre social. En effet, Macky Sall justifie son action par la nécessité de garantir la paix et la sécurité nationales, au-delà des impératifs démocratiques immédiats. Cependant, il est crucial de s’assurer que de telles décisions sont prises dans l’intérêt véritable du peuple et ne servent pas simplement les intérêts du gouvernement en place.

Défendre les principes démocratiques même dans les moments difficiles

Toutefois, cette décision de report soulève aussi des préoccupations éthiques concernant la manipulation du processus démocratique. Comme le souligne Hannah Arendt, philosophe politique, la démocratie repose sur la liberté d’expression et la participation citoyenne. Tout acte visant à restreindre ces libertés compromet la légitimité du régime en place et menace les fondements de la démocratie. Ainsi, il est essentiel de garantir que le report de l’élection ne soit pas utilisé comme un moyen de réprimer l’opposition ou de maintenir le pouvoir en place de manière autoritaire.

Pourtant, la décision du président en exercice met également en lumière les défis de la gouvernance démocratique dans un contexte de crise ou d’incertitude. Selon Michel Foucault, philosophe du pouvoir, les gouvernants ont tendance à exercer un contrôle accru sur la société dans les moments de crise, au nom de la sécurité et de la stabilité. Cependant, cette concentration de pouvoir risque de porter atteinte aux libertés individuelles et à la démocratie elle-même. Ainsi, il est crucial de rester vigilant et de défendre les principes démocratiques même dans les moments difficiles.

Le report de l’élection présidentielle au Sénégal soulève donc des questions complexes et multidimensionnelles en philosophie politique. Il met en balance la légitimité du pouvoir, la stabilité politique, les libertés individuelles et la gouvernance démocratique. Cette situation appelle à une réflexion approfondie sur les principes fondamentaux de la démocratie et de la gouvernance politique, ainsi que sur la manière de concilier les impératifs de stabilité avec les exigences de la démocratie et de la justice.

Fousseni Togola 

8 février 2024 0 comments
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Paulin Hountondji, philosophe africain.
Seko ni Donko

Paulin Hountondji, le penseur qui a défriché la réflexion sur la philosophie africaine

by Sahel Tribune 8 février 2024
written by Sahel Tribune 8 minutes read

Le philosophe béninois Paulin Hountondji, décédé le 2 février 2024 à l’âge de 82 ans, a eu le courage de s’élever contre la tentation à laquelle cédaient beaucoup de penseurs africains, à la suite du Révérend Père Tempels, de modifier la définition de la philosophie pour permettre aux africains de s’en attribuer une. Dans son livre La Philosophie Bantou, le Père Placide Tempels affirmait en effet découvrir une philosophie africaine. Beaucoup d’intellectuels africains de son époque le célébraient et saluaient son livre comme fondateur de la philosophie africaine.

Paradoxalement, Tempels fut intronisé par ces penseurs nationalistes comme “père de la philosophie africaine” alors même qu’il écrit noir sur blanc dans son livre que son objectif est de mieux comprendre les bantous afin d’accompagner le projet colonial et de mieux accomplir la prétendue mission civilisatrice de l’Europe.

C’est contre le consensus qui célébrait Tempels et se plaçait dévotement sous son ombre tutélaire que Paulin Hountondji a eu le courage de s’élever. Hountondji sera également, dans les années 9o un des pionniers de la recherche épistémologique sur les savoirs endogènes. Premier africain admis en philosophie à la prestigieuse École Normale Supérieure de la rue d’Ulm à Paris en 1963, il est l’un des philosophes les plus influents d’Afrique.

Paradoxalement, son courage lui a valu d’être traité, entre autres, de “blanc” par ses détracteurs qui voyaient en lui un élitiste désireux d’en référer aux normes européennes plutôt que d’accepter les spécificités philosophiques africaines.

Il est vrai que Hountondji a suivi un parcours d’élite. Il est né en 1942 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, dans une famille protestante et déjà cosmopolite. Admis à la prestigieuse École Normale Supérieure de la Rue d’Ulm, il y travaille avec des philosophes exceptionnels comme Derrida, Althusser et Canguilhem.

Après Normale Sup’, il soutient à Nanterre en 1970, une thèse de doctorat de troisième cycle sur le thème : “L’idée de science dans les prolégomènes et la 1ère recherche logique de Husserl”. Une thèse dirigée par nul autre que Paul Ricoeur, un des plus grands phénoménologues du 20e siècle. Avant et après sa thèse, Hountondji a enseigné la philosophie dans les universités de Besançon, de Kinshasa et de Lubumbashi avant de revenir au Bénin où il a non seulement enseigné à l’université d’Abomey Calavi mais également joué un rôle proéminent dans le processus de démocratisation du pays et occupé des postes ministériels. Il a été ministre de l’Education de 1990 à 1991, puis de ministre de la Culture et de la Communication de 1991 à 1993.

Une vie politique

Du fait des vicissitudes de sa vie politique et de ses engagements scientifiques, ce n’est que dans les années 1990 qu’il finit par soutenir, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, une thèse de doctorat d’État sur ces travaux sous la direction de Souleymane Bachir Diagne.

Dans le livre tiré de cette thèse d’État, Hountondji revient sur sa carrière et regrette qu’ayant toujours eu une passion pour la pensée du philosophe Edmund Husserl, il avait à peine travaillé sur cet auteur du fait qu’il avait été happé par la polémique sur la philosophie africaine.

Cette polémique débute lorsque, dans les années 1970, Hountondji publie une série d’articles dévastateurs, qui seront plus tard réunis sous forme de livre. Dans ces articles, Hountondji refuse une modification des standards destinée à permettre à tout prix de prouver l’existence d’une philosophie africaine. Quitte à étendre le sens de ce mot au point de le rendre méconnaissable.

Pour Hountondji, nous ne pouvons décréter que ce que nous classerions comme mythe, pensée collective et idiosyncrasie culturelle ailleurs devrait être classé comme philosophie en Afrique. Si vraiment nous voulons savoir s’il existe ou non une philosophie africaine, nous devons partir de la définition normale de la philosophie, à savoir une entreprise personnelle de réflexion sur la condition humaine.

Définition de la philosophie africaine

De fait, selon Hountondji, une philosophie ne saurait être ni collective, ni simplement orale, inconsciente encore moins. Il définit donc la philosophie africaine comme l’ensemble des textes produits par des Africains et qualifiés par leurs auteurs de philosophiques. Armé de cette définition, il intervient dans le débat sur l’existence et la nature de la philosophie africaine. Y a-t-il une philosophie africaine ? En quoi consiste-t-elle ?

À la suite de Tempels, beaucoup d’auteurs africains répondaient positivement à la première question. Pour exposer la nature de la philosophie africaine, ils se proposaient de mener l’enquête en partant des religions, des langues et des mythes africains afin de révéler les systèmes de pensée, les systèmes logiques et la métaphysique développés par les penseurs africains et collectivement préservés par les sociétés traditionnelles africaines.

Pour qualifier ce type de recherche, Hountondji crée le terme d’ethnophilosophie. Il affirme qu’il s’agit là non pas de recherches philosophiques mais de recherches ethnologiques à prétention philosophique. Hountondji estimait, quant à lui, que cette prétention était injustifiée. La philosophie étant une entreprise personnelle et non collective. Il s’en suivra une polémique amère où il se verra qualifié par ses détracteurs d’europhilosophe désireux, selon le philosophe ivoirien Niamkey Koffi, de préserver ses intérêts de classe en excluant du champ philosophique tout ce qui n’est pas adoubé par l’université occidentale.

Apport à la philosophie

Cette polémique masque un argument important de Hountondji et il faudra attendre que la poussière retombe pour que la portée de cet apport philosophique ne soit réellement comprise. En effet, dès le début, l’argument complet de Hountondji était que la philosophie étant une réflexion méthodique sur des savoirs constitués, pour créer une philosophie proprement africaine, il nous faut partir des savoirs africains parce que, selon lui, la théorie de la science est le noyau essentiel de la philosophie.

Dans les années 90, au sortir des polémiques sur l’existence ou non de la philosophie africaine, Hountondji se lance dans le défrichage de la réflexion sur les savoirs africains. Dans ce cadre, il développe le concept de savoir endogène qu’il oppose à la fois au savoir traditionnel et au savoir indigène. Est traditionnel un savoir qui est considéré comme appartenant au patrimoine ancien d’une société. Est indigène le savoir qui est considéré par les membres de la société comme construit à partir de leur savoir traditionnel, sans apport externe.

Est endogène le savoir construit par les membres de la société mais incorporant, de manière critique, des éléments extérieurs. C’est le type de connaissance vivante qui permet, selon Hountondji, la naissance de la philosophie.

L’enjeu pour Hountondji n’est pas de retourner dans le passé pour exhumer des savoirs ou des philosophies traditionnels mais de développer une tradition endogène de production de connaissance qui permette à l’Afrique de briser sa dépendance épistémique et d’être une pourvoyeuse théorie à portée universelle et non pas seulement un lieu de production de données brutes dont la théorisation se fait à l’extérieur du continent. C’est dans cette optique que Hountondji réunit dans les années 1990, d’abord à l’Université d’Abomey-Calavi puis au Centre Africain des Hautes Études de Porto Novo, une équipe pluridisciplinaire de philosophes et de scientifiques pour travailler sur les savoirs endogènes.

Réputation de polémiste

Le philosophe Bado Ndoye de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, qui a publié la première biographie intellectuelle de Paulin Hountondji en 2022 affirme que l’enjeu pour ce dernier est non pas de promouvoir une illusoire déconnexion épistémique africaine – une stricte séparation des savoirs africains avec les savoirs occidentaux – mais de démarginaliser les savoirs endogènes africains. Selon Ndoye, cette démarginalisation a une double signification :

restituer et restaurer la dignité théorique de ces savoirs en vue de les intégrer dans le mouvement de la science en train de se faire.

Hountondji a une réputation de polémiste. Lui-même reconnaît dans son autobiographie intellectuelle qu’il a pu donner autant de coups violents à ses aînés qu’il en a reçu de ses cadets. Et effectivement, sa plume est parfois féroce. Il faut cependant préciser que beaucoup de ceux qui l’ont rencontré gardent le souvenir d’un homme jovial et cordial.

Personnellement, ce qui m’a le plus frappé quand j’ai passé du temps avec lui, c’est sa capacité à écouter longuement et avec une totale concentration ses interlocuteurs puis à poser une ou deux questions qui portent sur un point nodal de l’argumentation.

C’est probablement cette singulière concentration et cette capacité à pointer automatiquement les faiblesses d’une thèse quelle qu’elle soit qui passent pour amour de la polémique alors qu’elles ne sont que recherche de la correction argumentative et scientifique.

Hountondji était actif dans de nombreux réseaux philosophiques, de l’Unesco, dont la revue Diogènes a publié ses premiers textes, à la Fédération internationale des sociétés de philosophie. Deux semaines avant son décès, Hountondji participait encore à un grand colloque à Toulouse sur la philosophie africaine. Malgré son âge, c’est un philosophe encore actif et vigoureux que la communauté philosophique mondiale vient de perdre. Gageons que les champs de recherche qu’il a ouverts seront explorés par des générations de philosophes.

Mouhamadou El Hady Ba, enseignant-chercheur, Université Cheikh Anta Diop de Dakar

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation
8 février 2024 0 comments
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Dévanture du ministère de la fonction publique
A la Une

Annulation du concours d’entrée dans la Fonction publique de l’État : une lueur d’espoir contre la fraude 

by Bakary FOMBA 8 février 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale le lundi 5 février 2024, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a annoncé l’annulation du concours d’entrée dans la Fonction publique de l’État, en raison de circonstances imprévues.

Un mois après la tenue du concours d’entrée dans la fonction publique de l’État au Mali (du 23 au 31 décembre 2023), exercice budgétaire 2023, le ministre en charge du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a annoncé son annulation à travers un communiqué diffusé à l’ORTM. Selon ce communiqué, l’annulation de ce récent concours serait liée au démantèlement d’un « réseau de fraude » dans le processus du recrutement de ce concours. S’agit-il d’un premier pas significatif vers un changement positif au Mali ?

« Découverte d’un vaste réseau de fraude »

Il n’échappe à personne que la transparence et l’équité dans le recrutement constituent des éléments essentiels pour assurer la confiance du peuple dans le gouvernement et dans l’administration publique.

En effet, les circonstances qui ont conduit à l’annulation de ce concours de recrutement n’ont pas été spécifiées dans l’annonce du ministre. Mais il pourrait s’agir de divers facteurs tels que des problèmes logistiques, des irrégularités dans le processus de recrutement, ou toute autre situation imprévue qui compromettrait l’intégrité du concours.

Dans son communiqué, le ministre a toutefois annoncé la « découverte d’un vaste réseau de fraude » dans le processus. Il a ainsi promis d’organiser un autre concours « crédible » dans un bref délai.

Un pas vers le Mali Kura

En effet, cette annulation du concours de recrutement dans la fonction publique de l’État pourrait causer des désagréments pour de nombreux candidats qui s’étaient préparés pour ces concours. Elle pourrait également soulever des questions sur la transparence et l’équité des processus de recrutement dans la Fonction publique malienne.

Par conséquent, elle peut être considérée comme un premier pas vers un Mali nouveau, caractérisé par la lutte contre la corruption et la promotion de la transparence. Cela montre que des actions sont entreprises pour rétablir l’intégrité et l’équité dans les processus de recrutement au sein de l’administration publique malienne.

En prenant des mesures concrètes pour identifier les responsables de cette fraude, renforcer les procédures de recrutement et restaurer la confiance des citoyens, le Mali peut s’engager sur la voie d’une administration publique plus juste et transparente. Cela peut également être perçu comme un signal fort envoyé à l’ensemble de la population, démontrant la volonté des autorités de la transition de lutter contre les pratiques corrompues et d’établir un système fondé sur des principes d’équité et d’intégrité.

Prendre des mesures pour enquêter

Cet incident a suscité de vives réactions au sein de la population malienne, qui réclame des mesures fortes pour lutter contre la corruption et assurer l’intégrité des concours de la Fonction publique.

Cependant, il est crucial que les autorités prennent des mesures pour enquêter sur ces allégations et pour garantir que les processus de recrutement soient menés de manière juste et conforme aux normes éthiques et légales. Il est également important que des mécanismes de surveillance et de responsabilisation soient mis en place pour prévenir de telles irrégularités à l’avenir, d’autant plus qu’il est dans l’intérêt de tous les citoyens maliens que la gouvernance publique soit transparente et intègre.

Pour cela, il est essentiel de renforcer la criminalisation de la fraude, en adoptant des lois et des règlementations qui criminalisent spécifiquement la fraude dans les recrutements. Il est également important de sensibiliser et de former les candidats sur les conséquences de la fraude sur leurs chances d’obtenir un emploi et sur l’intégrité du système de recrutement.

En mettant en place toutes ces mesures, le Mali pourra progressivement éliminer la fraude dans les recrutements et assurer l’intégrité et la transparence des processus de sélection dans la fonction publique de l’État et des Collectivités territoriales.

Bakary Fomba

8 février 2024 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

La lumière de la vérité perce les nuages de la fraude

by Bakary FOMBA 8 février 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Au Mali, l’annonce est retentissante et pourtant, elle laisse entrevoir une lueur d’espoir dans un ciel souvent obscurci par les nuages de la corruption. Qui l’eût cru ? Le concours direct de recrutement dans la fonction publique de l’année 2023 est purement et simplement annulé. Une décision qui fait date, et pour cause : la mise au jour d’un vaste réseau de fraude ébranle les fondations mêmes de notre système administratif.

Cette nouvelle, si inattendue soit-elle, résonne comme un écho des paroles du Président de la Transition, qui, depuis son avènement au pouvoir, prône la transparence et la rectitude dans les processus de recrutement. Un discours franc et déterminé qui s’inscrit dans la lignée des réformes engagées pour assainir nos institutions. Souvenons-nous de la session 2022 du concours de la fonction publique, marquée par l’admission de vendeurs de rue : un signe avant-coureur de ces temps nouveaux où le mérite prime sur les arrangements douteux.

Car il en va de l’intégrité de notre administration, pilier essentiel de notre démocratie naissante. La corruption et la fraude, tels des parasites insidieux, sapent les valeurs d’égalité et de transparence sur lesquelles repose notre société. Aujourd’hui, l’annulation de ce concours tristement entaché par des malversations dévoile la ferme détermination du gouvernement à préserver l’éthique et la probité au sein de nos institutions.

Certes, des milliers de candidats voient leurs espoirs temporairement déçus. Mais dans cette épreuve, se dessine aussi une opportunité de repartir sur des bases saines. Une nouvelle session du concours sera organisée, promet le ministère, avec des mesures de sécurité renforcées pour conjurer tout risque de fraude. C’est là un premier pas vers une administration publique plus transparente et vertueuse.

Le combat contre la corruption ne fait que commencer, et il s’annonce ardu. Mais à travers cette annulation, le gouvernement adresse un signal fort : celui de sa détermination à restaurer l’intégrité et la confiance dans nos institutions. Il revient désormais à chacun, acteurs de la vie publique ou simples citoyens, de soutenir cet élan et de contribuer à édifier un Mali où la justice et l’égalité seront des valeurs incontestées.

Bakary Fomba

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Les Éléphants en finale de la CAN 2023.
A la UneSport

La résurrection des Éléphants : La Côte d’Ivoire en finale de la CAN 2023 !

by Sahel Tribune 7 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans une épopée digne des contes les plus épiques, les Éléphants de la Côte d’Ivoire ont refait surface de manière spectaculaire, se hissant jusqu’à la finale tant convoitée de la Coupe d’Afrique des Nations 2023. Une renaissance qui a secoué les stades et embrasé les cœurs des fans à travers tout le pays.

Le public sportif ivoirien et par-delà a été le témoin de la lutte acharnée des Éléphants, qui ont arraché leur place en finale lors d’un match à couper le souffle contre les Léopards de la RDC, remportant la victoire par un maigre 1-0. Les supporters ivoiriens, véritables fervents de leur équipe, ont vibré au rythme de chaque passe, de chaque dribble, de chaque but.

Cette qualification pour la finale de la CAN 2023 représente un exploit historique pour la Côte d’Ivoire.Atteignant ce stade ultime de la compétition, les Éléphants sont prêts à tout donner pour décrocher ce titre continental. Leur adversaire ? Les redoutables Super Eagles du Nigeria, dans ce qui s’annonce comme une bataille épique le 11 février prochain.

Le parcours de la Côte d’Ivoire lors de cette CAN 2023 a été semé d’embûches, mais ils ont bravement surmonté chaque défi. En huitièmes de finale, ils ont dû puiser dans leurs ressources pour revenir d’un déficit d’un but contre le Sénégal, actuel tenant du titre, avant de l’emporter aux tirs au but dans un suspense haletant.

En quarts de finale, face au Mali, les Éléphants ont été mis à rude épreuve après l’expulsion d’un joueur clé, Odilon Kossounou. Mais leur détermination sans faille leur a permis d’égaliser en fin de match et de sceller la victoire dans les dernières minutes de la prolongation.

La qualification en finale a déclenché une véritable fièvre dans tout le pays. Des rues d’Abidjan jusqu’aux villes les plus reculées, les supporters célèbrent cet exploit avec une passion débordante, prêts à tout sacrifier pour voir leurs héros triompher.

Le 11 février, la Côte d’Ivoire aura l’opportunité de marquer l’histoire une fois de plus. Portés par l’enthousiasme de toute une nation, les Éléphants aspirent à soulever de nouveau le trophée continental. Le match contre le Nigeria s’annonce comme un affrontement mémorable, une finale où le destin de toute une nation sera scellé. Les Ivoiriens, déjà en ébullition, attendent avec impatience ce moment de gloire et de félicité.

Oumarou Fomba 

7 février 2024 0 comments
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Des festivaliers tout heureux au Festival sur le Niger.
A la Une

Ségou’Art — Festival sur le Niger : Un tremplin économique pour les femmes et les jeunes

by Sahel Tribune 7 février 2024
written by Sahel Tribune 7 minutes read

À Ségou, chaque année, se déploie un festival sur le Niger, qui a célébré ses 20 ans de richesse culturelle et artistique, du 31 janvier au 4 février. Cette initiative de la Fondation Festival sur le fleuve Niger, qui transcende les frontières géographiques pour réunir les âmes en quête de culture, d’artisanat et de créativité, constitue un tremplin économique pour les femmes et les jeunes. 

Dans le cœur vibrant de Ségou, tel un fleuve tumultueux nourrissant la terre aride, le festival sur le Niger émerge tel un phare culturel, illuminant les horizons de l’Afrique de l’Ouest de ses récits colorés, de ses rythmes envoûtants et de ses trésors cachés, offrant ainsi un havre d’inspiration où se mêlent les passions, les traditions et les espoirs des peuples venus des quatre coins du continent.

Promotion de l’économie locale

Ce grand rendez-vous culturel de l’Afrique de l’Ouest a un impact positif et particulier surtout sur la région de Ségou. Il a accueilli deux-cent-cinquante-mille (250 000) visiteurs et 400 artisans et créateurs locaux, nationaux et internationaux pour sa foire artisanale, en provenance d’une trentaine de pays d’Afrique et d’ailleurs.

Célébré sous le thème « jeunesse et tradition », le festival sur le Niger de Ségou contribue depuis sa création en 2005 à la promotion de l’économie locale de la région. C’est ainsi que les organisateurs ont initié une foire artisanale et agricole visant à créer un pont entre la culture et l’économie locale.

Avec deux-cent-cinquante-mille (250 000) festivaliers de différents horizons et quatre-cents (400) artisanats, ce festival joue un rôle crucial dans le développement de l’économie, de l’industrie et dans la promotion de l’image du Mali, précisément de Ségou. L’affluence des festivaliers stimule l’industrie touristique locale et crée des opportunités d’emplois temporaires pour beaucoup de femmes, notamment les jeunes. Même les petites entreprises (restaurants, hôtels, marchés, etc.) ressentent les retombées pendant ce séjour culturel.

Ségou art booste l’économie de la région sur deux plans majeurs : la promotion de la culture et l’agroalimentaire.

« Chaque jour, je peux gagner 100 000 francs CFA »

Le festival sur le Niger joue un rôle culturel et social dans la ville de Ségou. Il apporte à la population ségovienne et au public venu d’ailleurs des spectacles inédits et des opportunités à saisir. Surtout avec la foire artisanale et agricole. Une foire qui impacte positivement chaque année la vie de beaucoup de femmes en termes de source de revenu et d’épanouissement.

Ce moment culturel permet à beaucoup de personnes de relancer leurs activités. Comme le cas de cette vendeuse de pagnes traditionnels Bogolan. Du haut de sa quarantaine d’années, Aminatou Coulibaly nous explique que son commerce était aux arrêts, mais qu’avec le festival, elle a tenu à relancer son activité de confection et vente de bogolan. « Dès que j’ai entendu les échos de la tenue du festival de Ségou, j’ai emprunté de l’argent pour relancer mon commerce. Et aujourd’hui, il y a du marché, les revenus ont augmenté. Chaque jour, je peux gagner 100 000 francs CFA et souvent plus. Mes clients sont en majeure partie des étrangers. Avec eux, pas trop de discussions sur le prix ».

Vente de pagnes sur un stand au Festival sur le Niger.
Vente de pagnes sur un stand au Festival sur le Niger. Fatoumata Z Coulibaly/Sahel Tribune.

Un peu devant, nous avons rencontré Awa Diallo sous un hangar. Elle a quitté le Sénégal pour venir vendre ses articles de femme. À l’entame, elle confirme qu’il est difficile pour elle de dire tous les bienfaits de ce festival de Ségou surtout sur le plan économique. « Je suis venue vendre des pagnes wolofs. Je me frotte bien les mains. J’ai fait des connaissances avec des étrangers qui ont fait des commandes que je livrerai après le festival. Chaque année, je réserve mon stand, car, j’en tire profit et j’invite les femmes de Ségou et d’ailleurs à se lancer dans les activités du festival. »

« Même si les organisateurs peuvent le prolonger, cela m’arrangerait »

Pour les associations féminines œuvrant dans la transformation de nos produits locaux, elles se réjouissent de cette opportunité qu’offrent les organisateurs de cet évènement à la population de Ségou. Ce festival permet non seulement de valoriser les produits locaux, mais aussi de promouvoir leurs produits agroalimentaires par les arrivants d’autres horizons.

Vente de bogolan sous un un stand au Festival sur le Niger.
Vente de bogolan sous un un stand au Festival sur le Niger. Fatoumata Z Coulibaly/Sahel Tribune.

Enthousiasmée sur ses marchandises de sacs à main à base des peaux d’animaux et bogolan, Mariétou Diarra une originaire de la région de Ségou s’exprime : « Avec mes articles, les comptes sont bons. En plus, j’ai eu des nouveaux et bons clients, même après le festival, on peut garder le contact afin qu’ils passent leurs commandes. Le festival m’a fait gagner de l’argent en si peu de temps. Même si les organisateurs peuvent le prolonger, cela m’arrangerait. »

La foire artisanale et agricole du festival a un impact positif sur l’économie de la ville de Ségou. Car, à travers cette foire, affirment les organisateurs, « nous visons la promotion de l’économie locale. La foire a apporté beaucoup à la ville de Ségou, car il y a les exposants locaux qui vendent leurs produits. En plus de cela, il y a les marchands qui vendent autour du site de la foire ».

Vente de bijoux sous un un stand au Festival sur le Niger.
Vente de bijoux sous un un stand au Festival sur le Niger. Fatoumata Z Coulibaly/Sahel Tribune.

Une opportunité de développement

Étant une aubaine pour les artisans, il en est une opportunité d’emploi temporaire pour les jeunes qui gagnent leur part du gâteau. Le festival offre un espace de promotion pour les jeunes talents émergents dans le domaine des arts visuels et d’autres domaines. Comme le cas d’Ali Sacko, un jeune homme qui ne manque pas ce rendez-vous important de l’Afrique de l’Ouest. « Je viens chaque année avec des sacs faits en peau d’animaux et ça marche très bien ».

Pendant le festival, des jeunes filles maliennes ont présenté leur créativité d’art au grand public comme la slameuse Maïmouna Traoré dite Maï mot de la cité des Balanzans avec ses mots contre les maux afin de conscientiser la jeunesse malienne, Bibata Ibrahim Maïga, une danseuse et chorégraphe malienne qui ne manque pas l’occasion chaque année de présenter ses pièces de danse symbolique. Ce fut des opportunités pour ces jeunes dames d’être connues davantage sur le plan local, national et international.

Interviewés, les responsables de la jeunesse ségovienne estiment que c’est une grande opportunité de développement pour la ville de Ségou. Ils ajoutent que l’évènement donne de la visibilité à la région tant sur le plan culturel qu’économique.

Valorisation et promotion des produits de l’artisanat et agroalimentaire

L’un des impacts positifs est que ce festival met en lumière chaque année les créativités maliennes. L’événement pousse des bailleurs à investir dans la localité et à s’y intéresser davantage.

Au-delà d’une simple célébration de la culture malienne, cet évènement historique et identitaire de Ségou contribue à l’accroissement de l’économie industrielle et artisanale de la région et ouvre la voie à de nombreuses opportunités pour beaucoup de personnes de tisser des liens entre des communautés d’ici et d’ailleurs venues pour le festival.

Ségou’Art — Festival sur le Niger de Ségou n’est-il pas le seul festival de l’Afrique de l’Ouest qui accueille des milliers de visiteurs et aussi le seul festival qui contribue à l’accroissement de l’économie industrielle et artisanale de sa localité ?

Nous pouvons dire sans risque de se tromper que le festival sur le Niger est l’un des rares évènements qui fait la valorisation, la promotion des produits de l’artisanat et agroalimentaire du Mali et de l’Afrique au bénéfice des acteurs économiques et des populations de Ségou.

Fatoumata Z. Coulibaly, envoyée spéciale à Ségou

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Amadou Ba, Juriste en droit public, à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (UCAD) parle des problèmes de la démocratie sénégalaise.
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[ Tribune ] Le Labyrinthe de la démocratie : Réflexions sur les chemins brisés du Sénégal

by Sahel Tribune 7 février 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Dans le tumulte des évènements politiques, le Sénégal se retrouve à un carrefour critique de son histoire démocratique. Alors que le pays semblait avancer sur la voie de la transparence électorale, une décision controversée vient semer le doute et l’indignation parmi la population. À travers un examen méticuleux de cette situation inédite, Amadou Ba, Juriste en droit public, à l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (UCAD) nous plonge dans les méandres d’une démocratie sénégalaise en quête de son propre équilibre.

Tel un navire voguant sur les eaux agitées de la politique, le Sénégal a été le théâtre d’une série d’évènements déstabilisants, ébranlant les fondements mêmes de sa démocratie. Alors que les citoyens se préparaient à exercer leur droit de vote dans un climat d’espoir et d’anticipation, l’annonce soudaine d’un report électoral a jeté l’ombre de l’incertitude sur l’avenir politique du pays. Cette volte-face du pouvoir a déclenché une vague d’indignation légitime et soulève des questions cruciales quant à la stabilité institutionnelle et à la volonté populaire au sein de la nation ouest-africaine.

Une décision inédite dans l’histoire politique du pays

S’inscrivant dans le calendrier électoral, le Président de la République a pris, par le décret n° 2023-2283 du 29 novembre 2023, la décision de convoquer le corps électoral. Dans cette logique, le Sénégal a lancé un message fort, celui de promouvoir la compétition électorale sur la base d’un scrutin présidentiel inédit organisé sans la participation du président sortant (Macky Sall, conformément à sa promesse). Il s’agit d’une décision forte et très républicaine de la part du chef de l’État, qui a d’ailleurs été saluée par la communauté internationale. 

Malgré ces progrès remarquables de la démocratie sénégalaise, aujourd’hui, le peuple est confronté à une situation complexe et très regrettable en raison du revirement constaté depuis le 3 février 2024, avec l’annonce du discours du Président à la Nation. À la lecture du discours, le Président de la République évoque, par ces mots, sa qualité de Président garant du fonctionnement régulier des institutions et respectueux de la séparation des pouvoirs (…). Sur la base de ces motifs très légers, le Président de la République a signé le décret n° 2024-106 du 3 février, abrogeant le décret 2023-2283 du 29 novembre 2023 portant convocation du corps électoral. Cela justifie le report sine die de l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024. Historiquement, depuis 1963, aucune élection présidentielle n’a fait l’objet d’un report au Sénégal. Cette annulation est inédite dans l’histoire politique du pays.

Nouvelle configuration de l’assemblée

De ce fait, l’indignation du peuple sénégalais envers le Président de la République est justifiée et très légitime. Concrètement, l’expression de la volonté populaire est offusquée et le processus électoral est peu probable vu le contexte socio-politique instauré depuis cette annonce. Au-delà de cette confiscation, la démocratie sénégalaise pose problème dans la mesure où l’incarnation de la souveraineté nationale par le peuple sénégalais, comme le prévoit l’article 3 de la Constitution du 22 janvier 2001 modifiée, reste une fausse idée claire. Du point de vue juridique, rien ne justifie ce report de l’élection présidentielle, car l’élection constitue un moment crucial dans une démocratie. Sans respect du calendrier électoral, la démocratie perd tout son charme.

Ce « moins mauvais des systèmes » reste tout de même l’affaire des gentlemen et des grandes dames. Pour y parvenir, il faut un leadership affirmé et une bonne gestion, gage d’une démocratie crédible et participative. L’indignation est juste et légale si l’Assemblée nationale, dernier rempart de la représentation populaire, ne remplit plus sa fonction d’antan.

Le « Peuple sénégalais » n’est-il pas victime dans le jeu politique ? Objectivement trahi par la nouvelle configuration de cette assemblée où l’on remarque une opposition à double facette. Subjectivement orienté vers une fonction de cette Institution de la République difficilement localisable dans la mesure où les lois passent comme une lettre à la poste sans débat constructif et contradictoire.

Repenser et de réinventer l’État sénégalais

On s’indigne donc parce qu’on nous a changé notre République, pour reprendre Maurice Haurioux lorsqu’il s’indignait sur la crise du service public et le changement de l’appareil d’État. Pour lui, « on nous a changé notre État ». Aujourd’hui, le Sénégal vit dans cette même situation.

Nous sommes indignés par l’étouffement des valeurs démocratiques, un phénomène qui se manifeste de diverses manières. Tout d’abord, la réécriture de la souveraineté nationale prive le peuple de son pouvoir décisionnel fondamental. Les décisions de justice, censées garantir l’équité et le respect des lois, sont souvent appliquées de manière laborieuse, sapant ainsi la confiance en leur efficacité et en leur impartialité.

De plus, l’image de la démocratie sénégalaise est écornée par une série de défis institutionnels et sociétaux. La difficile application des principes du service public, tels que l’égalité, la neutralité et l’équité, dans l’administration renforce ce sentiment de désillusion chez les citoyens.

En outre, la séparation des pouvoirs, censée garantir l’équilibre et la limitation du pouvoir, semble être devenue une utopie dans le contexte constitutionnel sénégalais. Cette absence de contrôle et de contrepoids institutionnels alimente les inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie dans le pays.

Enfin, la quête d’identité de l’intégration régionale et la remise en question du statut de la Constitution comme norme suprême dans la hiérarchie des normes soulignent l’urgence de repenser et de réinventer l’État sénégalais. Ce besoin de transformation est nécessaire pour répondre aux exigences évolutives du monde contemporain et restaurer la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques.

Amadou Ba, Juriste en droit public, UCAD

Mail : amaba1996@gmail.com

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