Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
samedi,16 mai , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Appel des anciens présidents du Sénégal pour la paix.
Actu

Main dans la main pour la paix : L’appel uni des anciens présidents sénégalais

by Chiencoro 12 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Dans un geste rare d’unité et de solidarité, les anciens Présidents du Sénégal, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, se sont réunis pour adresser, le 12 février 2024, un appel poignant à la paix et à la réconciliation nationale, dans un contexte de troubles et de deuil.

Dans un contexte marqué par l’agitation et le deuil, une voix unie s’est élevée pour adresser un message d’unité et de réconciliation au peuple sénégalais. Dans une déclaration conjointe chargée d’émotion, les anciens Présidents de la République, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, se sont exprimés avec gravité et solennité, appelant à la préservation de la paix et de la stabilité dans leur pays bien-aimé.

Exhortation à un dialogue national inclusif

C’est dans un cadre sobre et empreint de respect que cette déclaration a été formulée. Les mots choisis avec soin résonnaient d’une profonde tristesse et d’un appel à l’unité nationale. « C’est avec beaucoup de tristesse que nous vivons les récents événements qui secouent notre cher Sénégal et qui viennent d’emporter trois de nos jeunes compatriotes« , ont-ils déclaré d’une voix commune.

Malgré les différences politiques qui les ont autrefois opposés, les deux anciens Présidents ont choisi ce moment de crise pour se tenir côte à côte, comme des pères unis dans l’adversité. Leur appel à la jeunesse sénégalaise, teinté de compréhension et de compassion, révélait une profonde empathie pour les défis auxquels sont confrontés les jeunes du pays.

Mais au-delà de l’appel à la retenue et à la non-violence, la déclaration conjointe des anciens présidents contenait un appel puissant à l’action. Ils ont exhorté toutes les parties prenantes à participer à un dialogue national inclusif et constructif, mettant ainsi en avant l’importance cruciale de la démocratie et de l’état de droit dans la vie politique du Sénégal.

Un appel à l’unité

Cette déclaration a également souligné l’importance de la transparence et de l’inclusivité dans le processus électoral, appelant à ce que l’élection présidentielle prévue pour décembre 2024 se déroule dans des conditions irréprochables. Elle a également encouragé le Président en exercice, Macky Sall, à concrétiser ses engagements en matière de respect de la Constitution et de transition pacifique du pouvoir.

Enfin, les anciens Présidents ont rappelé à tous les acteurs politiques et de la société civile leur responsabilité historique dans la préservation de la démocratie sénégalaise, appelant ainsi à un effort collectif pour construire un avenir meilleur pour tous les citoyens du pays.

Cette déclaration, empreinte de sagesse et de dignité, résonne comme un appel à l’unité et à la paix dans une période de tumulte et d’incertitude. Elle incarne l’esprit de solidarité et de réconciliation qui est indispensable pour surmonter les défis auxquels est confronté le Sénégal aujourd’hui.

Chiencoro Diarra

12 février 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Bola Tinubu, président de la CEDEAO
A la Une

Tinubu à Dakar : Report d’une rencontre cruciale dans un Sénégal en ébullition

by Sahel Tribune 12 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La visite très attendue du président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et président du Nigeria, Bola Tinubu, à Dakar, prévue pour le 12 février 2024, a été reportée sans qu’une nouvelle date ne soit fixée.

Dans l’atmosphère brûlante de la politique sénégalaise, l’annonce du report de la visite de Bola Tinubu à Dakar est telle une goutte d’eau dans un océan de tumulte, reflétant les vagues de tension et de désarroi qui agitent le pays en cette période cruciale.

Accusation de manipulation et d’ingérence politique

Cette annonce survient dans un contexte de crise politique et de tensions croissantes au Sénégal, exacerbées par le report de l’élection présidentielle du 25 février au 15 décembre. Le président Tinubu devait rencontrer son homologue sénégalais, Macky Sall, alors que le pays est plongé dans une période de troubles et de contestations.

La décision de reporter l’élection présidentielle a été accueillie avec colère par l’opposition et la société civile, qui accusent le gouvernement de manipulation et d’ingérence politique. Depuis l’annonce du report, des manifestations ont éclaté à travers le pays, faisant plusieurs morts et blessés.

La mission d’observation électorale de l’Union européenne a également exprimé son inquiétude quant à l’incertitude entourant le calendrier électoral. Elle craint que ce report ne compromette la crédibilité du processus démocratique au Sénégal, longtemps considéré comme un modèle de stabilité dans la région.

Complexité et sensibilité de la situation au Sénégal

La crise politique actuelle trouve ses racines dans l’invalidation de la candidature de Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, par le Conseil constitutionnel. Cette décision a été contestée par ses partisans et a alimenté les tensions politiques dans le pays.

Face à cette situation tendue, la communauté internationale a appelé au calme et à la retenue, exhortant le gouvernement sénégalais à organiser des élections libres et transparentes dans les meilleurs délais.

La visite de Bola Tinubu à Dakar aurait pu offrir une opportunité de médiation et de dialogue entre les différents acteurs politiques, mais son report témoigne de la complexité et de la sensibilité de la situation actuelle au Sénégal. L’avenir politique du pays reste incertain, avec des enjeux cruciaux pour la stabilité et la démocratie dans la région.

Oumarou Fomba

12 février 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Victoire des Elephants à la CAN 2023
A la UneSport

De la défaite à la victoire : La renaissance des Éléphants

by Sahel Tribune 11 février 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le feu de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, la Côte d’Ivoire a accompli un exploit magistral en surmontant le Nigeria pour conquérir le titre convoité. Ce triomphe, c’est bien plus qu’une simple victoire sur le terrain. C’est le récit captivant d’une équipe qui a puisé dans sa résilience et sa force intérieure pour s’élever des cendres de la défaite et embrasser la gloire.

Tel un éléphant majestueux dans les plaines africaines, la Côte d’Ivoire a tracé sa voie vers le succès avec une détermination inébranlable. Cette victoire retentissante résonne comme un cri de triomphe, un symbole éclatant de la puissance et de la détermination des Éléphants sur le terrain.

La campagne des Éléphants à la CAN 2023 a débuté avec un revers déconcertant contre la Guinée-Équatoriale. Cette défaite inaugurale a été un réveil brutal pour l’équipe ivoirienne, les contraignant à réévaluer leur approche et à puiser dans leurs réserves de détermination. Mais plutôt que de se laisser abattre, cette équipe a transformé cette défaite en une source de motivation, une étincelle qui allait allumer le feu de leur renaissance.

Fruit de la solidarité et l’unité

Le tournant décisif est survenu lors du match contre le Sénégal, où les Éléphants ont montré leur vrai potentiel. Dans un affrontement chargé d’émotion, ils ont non seulement remporté la victoire, mais ont également réaffirmé leur position parmi les prétendants sérieux au titre. Cette performance a servi de catalyseur, alimentant la confiance et ravivant l’esprit combatif de l’équipe.

La finale contre le Nigeria a été le point culminant de cette résurgence remarquable. Alors que les Super Eagles ont ouvert le score, les Éléphants ont refusé de s’avouer vaincus. Avec une détermination farouche, ils ont égalisé puis pris l’avantage, incarnant la quintessence du courage et de la persévérance. Chaque passe, chaque interception, chaque tir a été exécuté avec une précision chirurgicale, témoignant de la transformation de cette équipe en une force à craindre.

Cette victoire ne peut être attribuée à un seul joueur ou entraîneur. C’est le fruit d’un effort collectif, où chaque membre de l’équipe a apporté sa contribution, aussi modeste soit-elle, pour atteindre un objectif commun. La solidarité et l’unité qui ont prévalu au sein de l’équipe ont été les pierres angulaires de leur succès, leur permettant de surmonter les obstacles et de triompher contre toute attente.

Un héritage durable pour les futures générations

Au-delà du simple trophée, cette victoire représente une renaissance pour le football ivoirien. C’est un rappel puissant de la résilience et de la force intrinsèque qui réside dans le cœur de chaque joueur et de chaque supporter. C’est une source d’inspiration pour les générations futures, leur montrant qu’avec le travail acharné, la détermination et la foi, rien n’est impossible.

Les célébrations qui ont éclaté dans les rues d’Abidjan sont le témoignage vivant de l’impact profond de cette victoire sur toute une nation. Les supporters, vêtus de orange et vert, ont exprimé leur joie et leur fierté avec une intensité contagieuse. Pour la Côte d’Ivoire, cette Coupe d’Afrique des Nations 2023 marque le début d’un nouveau chapitre dans son histoire footballistique, un chapitre rempli de promesses et d’opportunités. Les Éléphants ont rugi vers la gloire, laissant derrière eux un héritage durable qui continuera à inspirer et à élever ceux qui suivent leurs traces.

Oumarou Fomba  

11 février 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Une manifestation réprimée à Dakar
A la UneEn temps réel

Dakar sous tension : Répression d’une manifestation contre le report électoral

by Sahel Tribune 9 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La tension monte à Dakar, ce vendredi 9 février 2024, alors que la répression d’une manifestation contre le report de l’élection présidentielle agite les rues de la capitale sénégalaise. Entre réactions internationales et appels à la paix, le pays se trouve à un tournant crucial pour son avenir démocratique.

Dakar est le théâtre de heurts et d’agitation après la dispersion violente d’une manifestation pacifique dénonçant le report de l’élection présidentielle. Tandis que les États-Unis et la CEDEAO appellent au respect de la Constitution et à des élections libres, le Sénégal est confronté à une période de tensions et d’incertitudes quant à la stabilité politique du pays.

Dans une adresse à la nation, le 3 février dernier, le président Macky Sall a annoncé le report de la présidentielle prévue pour le 25 février prochain. Une situation qui a réanimé les tensions dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, longtemps considéré comme un modèle de démocratie. 

Des voix se lèvent pour demander un retour à la normale 

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa vive préoccupation face à l’évolution de la situation au Sénégal. Elle met en garde contre toute action ou déclaration contraire à la Constitution du pays et exhorte la population et la classe politique à assumer leur responsabilité dans le maintien de la paix et de la stabilité.

La CEDEAO encourage instamment la classe politique sénégalaise à prendre rapidement les mesures nécessaires pour rétablir le calendrier électoral conformément à la Constitution. Dans cette période difficile pour le pays et la région, la Commission appelait toutes les parties à renoncer à la violence et à privilégier le dialogue pour préserver la paix et la stabilité. Elle demande également aux forces de l’ordre de faire preuve de retenue et de respecter les droits fondamentaux de tous les citoyens.

Les États-Unis ont exprimé leur soutien à la déclaration de la CEDEAO, appelant le Sénégal à rétablir le calendrier électoral conformément à sa Constitution. Un large éventail d’acteurs sénégalais de la politique et de la société civile partage également ce point de vue, et les efforts diplomatiques se poursuivent pour encourager des élections libres et équitables dans les meilleurs délais.

Cette situation témoigne des défis auxquels est confronté le Sénégal dans sa quête de démocratie et de stabilité, soulignant l’importance d’une résolution pacifique et conforme à la Constitution de la crise actuelle.

Oumarou Fomba 

9 février 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Ouverture de la Session extraordinaire de la Cédéao à Abuja le 7 février 2024.
En temps réel

Coup de tonnerre à Abuja : Le désengagement du Burkina, du Mali et du Niger de la Cédéao

by Bakary FOMBA 9 février 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) secoue les fondations de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Dans un contexte de tensions politiques et économiques, cette décision laisse la Cédéao à la recherche de solutions pour préserver son unité et sa fonctionnalité.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est confrontée à un défi majeur : comment faire face au retrait inattendu du Burkina Faso, du Mali et du Niger ? Cette décision, motivée par des différends politiques et économiques, met en lumière les complexités de la coopération régionale en Afrique de l’Ouest et soulève des questions cruciales quant à l’avenir de l’intégration régionale dans la sous-région.

Différents politiques et économiques

Le 28 janvier dernier, à travers un communiqué conjoint, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont exprimé leur désir de quitter la Cédéao en raison de différends politiques et économiques. Les trois pays ont notamment exprimé la perception d’un éloignement de la Cédéao des « idéaux panafricains de ses pères fondateurs », la perception de l’influence de puissances étrangères hostiles sur la Cédéao, un sentiment d’abandon par la Cédéao dans sa lutte contre le terrorisme, et l’imposition de sanctions « illégales, illégitimes, inhumaines et irresponsables » par la Cédéao.

En effet, suite à des coups d’État militaires opérés dans ces pays, la Cédéao a pris des décisions draconiennes, en réponse à ces putschs. Pourtant, ce retrait massif peut sérieusement fragiliser le fonctionnement même de l’institution d’autant plus que nul n’ignore l’importance de ces pays dans la stabilité et le développement de la région ouest-africaine.

« La poudre aux yeux ? »

Toutefois, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Cédéao ont exprimé leur préoccupation face à cette décision et ont appelé au dialogue pour résoudre les différends.

Au cours de ce sommet, la Commission a par ailleurs réitéré que les raisons avancées par les trois pays pour justifier leur retrait ne « constituent que de la poudre aux yeux, cachant la véritable raison qui est leur intention de ne pas remplir leurs obligations au titre du traité et du protocole ».

Pour la Commission, les leaders de ces trois pays n’ont « nullement l’intention de renoncer, dans un futur proche, au pouvoir politique » qu’ils ont pourtant obtenu par des « voies non constitutionnelles ». Aux yeux de l’organisation, la position de ces dirigeants pourrait être interprétée comme un « stratagème visant à détourner l’attention de l’instance de la Cédéao sur le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel ».

Accélérer « l’activation en cours de la force en attente »

Tout en exhortant les trois pays à « recourir au dialogue, à la négociation et à la médiation », en incluant la société civile, les chefs traditionnels et religieux, les personnalités éminentes et les femmes leaders, la Cédéao invite les États membres de l’AES à « respecter les dispositions du Traité révisé de 1993, en particulier l’article 91 ».

Le Conseil de sécurité de médiation et de sécurité a tout de même réitéré la nécessité urgente pour la Cédéao d’accélérer « l’activation en cours de la Force en Attente » dans son mode cinétique pour lutter contre le terrorisme dans la région.

Parallèlement à cette question, ce sommet extraordinaire a également abordé la situation sociopolitique au Sénégal. Des discussions ont eu lieu sur les récents troubles et manifestations au Sénégal, et les membres de la Cédéao ont exprimé leur soutien à des solutions pacifiques et à un dialogue national pour résoudre les problèmes.

Bakary Fomba

9 février 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Le Président de transition du Burkina Faso s'adresse à la nation dans un discours poignant, entouré de militaires en tenue, symboles de la sécurité , de la souveraineté nationale et de la détermination.
A la UneÉconomie

Monnaie commune du sahel : Un projet audacieux après le retrait de la CEDEAO

by Chiencoro 9 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Au cœur du Sahel, une décision audacieuse secoue l’équilibre régional. Le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO ne se résume pas à une simple divergence économique, mais annonce un profond bouleversement. Le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition burkinabè, révèle dans une interview exclusive les intentions sous-jacentes, laissant entrevoir un ambitieux projet de renaissance économique et politique.

Dans un entretien captivant accordé à Alain Foka la semaine dernière, le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition au Burkina Faso, a jeté un pavé dans la mare en annonçant le retrait de son pays, du Mali et du Niger de la CEDEAO. Cette décision, loin d’être anodine, pourrait ouvrir la voie à la création d’une monnaie commune et s’inscrirait dans une volonté plus vaste de rompre avec les chaînes héritées de la colonisation. Les motivations profondes et les implications régionales de cette démarche audacieuse suscitent interrogations et spéculations, plongeant le Sahel dans une période de changement radical aux contours encore flous.

Le président a affirmé que cette décision de quitter la CEDEAO ne doit pas être vue de manière isolée, mais plutôt comme un premier pas vers la remise en question de nombreuses structures héritées de la colonisation. L’annonce suscite des interrogations et des spéculations quant aux motifs profonds de cette démarche radicale.

Le Sahel, à l’aube d’une transformation majeure

« Notre sortie de la CEDEAO vous a surprise, et beaucoup de choses vont probablement vous surprendre encore, » a déclaré le Capitaine Ibrahim Traoré lors de l’entretien. « Laissez venir les choses. Il n’y a pas que la monnaie. Tout ce qui est en lien avec la colonisation et qui nous maintient dans l’esclavage, nous devons le briser. », déclare le président burkinabè de la transition. 

Les commentaires du président laissent entrevoir un projet d’envergure, dépassant largement le simple cadre monétaire. Les trois États du Sahel semblent résolus à remettre en question les vestiges du passé colonial et à forger leur propre destin.

Le retrait de la CEDEAO, qui regroupe actuellement quinze États membres, marque une rupture significative dans les dynamiques régionales. Les conséquences de cette décision pourraient être vastes, affectant les relations diplomatiques, les échanges commerciaux et les collaborations en matière de sécurité.

Les motivations profondes de ce choix radical restent toutefois voilées de mystère. Certains analystes suggèrent que la création d’une monnaie commune pourrait constituer un moyen de renforcer la souveraineté économique des trois nations, tandis que d’autres évoquent des préoccupations plus larges liées à la lutte contre les séquelles de la colonisation.

Les prochaines étapes de ce processus intrigant demeurent incertaines, mais une chose est sûre : le Sahel est à l’aube d’une transformation majeure, remettant en question les structures établies et ouvrant la voie à une nouvelle ère économique et politique. 

Chiencoro Diarra

9 février 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Les drapeaux des pays membres de la CEDEAO.
A la Une

Crise au sein de la Cédéao : L’heure des décisions à Abuja

by Sahel Tribune 8 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

La Cédéao se trouve à un tournant critique alors que sa session extraordinaire débute à Abuja. Les retraits du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi que la crise politique au Sénégal, sont au cœur des discussions. Dans ce contexte tendu, l’organisation doit prendre des décisions cruciales pour son avenir.

À Abuja, Nigeria, le 8 février 2024 s’est ouverte une session extraordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). L’agenda de cette réunion est marqué par le retrait inattendu du Burkina Faso, du Mali et du Niger, trois pays absents lors de cette assemblée. Néanmoins, les autres membres discutent des répercussions de ce retrait sur l’organisation sous-régionale, ainsi que des développements politiques au Sénégal suite au report des élections présidentielles. Voici les détails de cette journée capitale pour la Cédéao.

Le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, a introduit la session en déclarant que l’organisation se trouve à un carrefour critique. Il a souligné que l’unité de la Cédéao est actuellement mise à l’épreuve, ce qui pourrait potentiellement menacer sa survie. Touray a confirmé la réception des notifications officielles de retrait émanant du Burkina Faso, du Mali et du Niger, tout en critiquant les griefs exprimés par ces États, qu’il a jugés injustes, voire infondés, sur certains aspects.

Le chemin futur de l’organisation

Trois mémorandums seront présentés lors de cette session. Deux d’entre eux examineront les conséquences du retrait des trois pays sahéliens, l’un se concentrant sur l’impact local et l’autre sur l’impact pour les autres membres de la communauté. Le troisième mémorandum traitera de la crise politique et institutionnelle en cours au Sénégal, en lien avec le report des élections présidentielles et la prolongation du mandat du président Macky Sall par l’Assemblée nationale.

Malgré l’absence du Burkina Faso, du Mali et du Niger, la majorité des membres de la Cédéao, y compris le ministre des Affaires étrangères du Sénégal, Ismaïla Madior Fall, sont présents. Ce dernier a écouté avec stoïcisme les préoccupations exprimées par le président de la Commission de la Cédéao, ainsi que par les représentants de l’Union africaine et des Nations unies. Il est probable qu’Ismaïla Madior Fall aura l’occasion à Abuja de justifier et d’expliquer les évènements politiques en cours au Sénégal.

Cette session extraordinaire souligne les défis majeurs auxquels est confrontée la Cédéao, notamment le départ de certains membres et les tensions politiques dans la région. L’issue de ces discussions déterminera le chemin futur de l’organisation et son rôle dans la promotion de la stabilité et du développement en Afrique de l’Ouest.

Oumarou Fomba 

8 février 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Plastiques et pétrole : la crise géopolitique pourrait-elle accélérer la transition ?
[Tribune] L’homme est-il une intelligence artificielle ?
Aide publique au développement : vers la fin d’un modèle à bout de souffle ?

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close