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Image historique du sommet de la CEDEAO le 10 décembre 2023, réunissant les chefs d'État pour discuter de la situation critique au Niger.
A la Une

Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Abuja : Regards tournés vers l’avenir de la sous-région

by Sahel Tribune 19 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans la capitale nigériane d’Abuja, un vent de diplomatie souffle alors que les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se préparent à se réunir pour un sommet extraordinaire le samedi 24 février. Cette rencontre, d’une importance cruciale, sera dédiée à l’examen minutieux de la situation politique et sécuritaire de la sous-région, dans un contexte marqué par le retrait de trois membres éminents : le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont opté pour la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) en septembre dernier.

Au cœur des débats, le retrait annoncé de ces trois nations de la CEDEAO constituera le point focal du sommet d’Abuja. Les dirigeants des pays membres de l’organisation auront ainsi l’opportunité d’étudier un document officiel détaillant les avantages et les inconvénients de ce départ, mettant en lumière les implications profondes de cette décision sur la stabilité régionale et les dynamiques économiques.

Selon des sources proches de la présidence de la Commission de la CEDEAO, il est clair que personne ne célèbre la décision du Mali, du Niger et du Burkina Faso de quitter l’organisation. Au contraire, l’objectif principal du sommet est de tendre la main à ces nations, les incitant à rester au sein de la CEDEAO. Dans cette optique, des discussions approfondies seront menées, avec des concessions potentielles sur la table pour favoriser un réengagement constructif.

Lever des sanctions contre le Niger

Parmi les sujets brûlants qui seront abordés figurent également les sanctions imposées au Niger, un dossier sur lequel des chefs d’État influents, tels que le président togolais Faure Gnassingbé, plaident en faveur d’une levée. En parallèle, la crise politique secouant le Sénégal constituera également une préoccupation majeure, susceptible d’être examinée lors des échanges entre les dirigeants ouest-africains.

Dans un climat de préoccupation mais aussi d’optimisme quant à la capacité de la CEDEAO à naviguer à travers les défis actuels, le sommet extraordinaire d’Abuja s’annonce comme un moment décisif pour l’avenir de la sous-région. Les yeux sont rivés vers les dirigeants qui se réuniront autour de la table, dans l’espoir de voir émerger des solutions concertées et des mesures qui favoriseront la paix, la stabilité et la prospérité pour tous les peuples ouest-africains.

Oumarou Fomba

19 février 2024 0 comments
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Centrale électrique
A la UneBillet d'humeur

[Billet d’humeur] Crise énergétique au Mali : Halte aux critiques faciles !

by Sahel Tribune 18 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Ah, la belle aventure de la vie au Mali ! Soleil, chaleur, et… coupures d’électricité à gogo ! Oui, vous avez bien lu, mes chers lecteurs, le pays des sourires est actuellement en proie à une crise énergétique digne des plus grands films catastrophes hollywoodiens.

Imaginez-vous, tranquillement installés chez vous après une journée bien remplie, prêts à savourer un bon repas en famille, et là, pouf ! Plus de lumière. On se croirait presque dans une scène de film d’horreur, n’est-ce pas ?

Mais ce qui rend cette situation encore plus piquante, ce sont les critiques incessantes des expatriés qui ont élu domicile au Mali. Oui, vous avez bien lu, ces mêmes personnes qui profitent des infrastructures et des services offerts par le pays, mais qui n’hésitent pas à pointer du doigt les autorités maliennes dès que la moindre petite panne survient.

Et là, je dis stop ! Halte aux critiques faciles ! Car oui, mes chers compatriotes étrangers, le Mali n’est pas un paradis tout rose où tout fonctionne à la perfection. C’est un pays en développement, avec ses hauts et ses bas, ses défis et ses réussites.

Il est facile de blâmer les autorités pour chaque petit désagrément, mais que faites-vous pour contribuer à la solution ? Utilisez-vous votre intelligence et vos compétences pour proposer des idées constructives ? Ou préférez-vous simplement vous plaindre et jouer les Cassandre modernes ? Une évidence : si vous êtes au Mali pour travailler c’est qu’il y a mieux au Mali que dans votre pays d’origine. 

Certes, la crise de l’électricité n’est pas une situation idéale, loin de là. Mais au lieu de nous morfondre et de chercher des boucs émissaires, pourquoi ne pas nous serrer les coudes et travailler ensemble pour trouver des solutions durables ?

Alors, mes chers expatriés, au lieu de râler et de critiquer à tout va, pourquoi ne pas mettre la main à la pâte et contribuer positivement à l’avenir énergétique du Mali ? C’est en unissant nos forces et en faisant preuve de solidarité que nous parviendrons à surmonter cette épreuve et à bâtir un avenir meilleur pour tous.

En attendant, gardons le sourire et faisons preuve de patience. Après tout, comme on dit ici : le soleil se lève toujours après l’obscurité.

Oumarou Fomba

18 février 2024 0 comments
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Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'Union africaine lors de la cérémonie d'ouverture du 37e sommet de l'institution.
Économie

37e sommet de l’Union africaine : Entre défis continentaux et enjeux mondiaux

by Sahel Tribune 17 février 2024
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Le 37e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) s’est ouvert à Addis-Abeba, ce samedi 17 février 2024, dévoilant une toile complexe de défis continentaux et d’enjeux mondiaux.

Dans un discours inaugural, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a souligné les progrès de l’Afrique depuis la décolonisation tout en appelant à relever des défis tels que l’éducation, le changement climatique et la réforme financière mondiale.

L’économie bleue, un concept mis en avant par le Comorien Azali Assoumani, a été présentée comme un levier de développement crucial.

Sur le plan international, la situation au Moyen-Orient, en particulier la guerre à Gaza, a suscité des débats passionnés, tandis que le président brésilien Lula da Silva a plaidé en faveur d’un nouvel ordre mondial dans lequel l’Afrique jouerait un rôle central.

En outre, la Mauritanie a été confirmée à la présidence tournante de l’UA pour les douze prochains mois, avec l’Angola comme vice-présidence. Ce sommet promet d’être un moment décisif pour l’Afrique et ses relations mondiales.

La rédaction

17 février 2024 0 comments
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Repression préélectorale au Sénégal à quelques mois de l'élection présidentielle de février prochain.
Actu

Dakar, entre tensions et espoirs démocratiques

by Sahel Tribune 17 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans les rues de Dakar, l’espoir et la détermination se mêlent lors d’une marche historique, autorisée pour la première fois depuis le report controversé de l’élection présidentielle. Entre tensions politiques et aspirations démocratiques, le peuple sénégalais exprime son désir ardent de voir respecté le calendrier électoral et de garantir des élections libres et transparentes.

Tel un phénix renaissant de ses cendres, la démocratie sénégalaise se lève de nouveau, vibrant d’espoir et de détermination, lors d’une marche autorisée qui symbolise un nouvel élan vers des horizons électoraux plus clairs. Ce Samedi 17 février, des milliers d’opposants ont arpenté les artères de la capitale sénégalaise lors d’une marche historique, autorisée pour la première fois depuis l’annonce controversée du report de l’élection présidentielle par le président Macky Sall. Sous les slogans vibrants du collectif « Aar Sunu Election » (Protégeons notre élection) et les couleurs nationales du Sénégal, les manifestants exprimaient leur volonté de voir respecté le calendrier électoral et dénonçaient ce qu’ils qualifiaient de « coup d’Etat constitutionnel« .

Bien que les gendarmes aient quadrillé le secteur, l’absence de tenues antiémeutes a marqué une rupture avec les manifestations précédentes, souvent émaillées de violences. Cette fois, l’ambiance était à la retenue, reflétant une certaine accalmie depuis la décision du Conseil constitutionnel d’annuler le report de l’élection et d’exiger qu’elle se tienne « dans les meilleurs délais ».

L’enjeu est de taille

Parmi les voix émergentes de cette marche, Malick Gakou, candidat à la présidentielle, appelle à une mobilisation sans faille : « L’Etat du Sénégal n’a plus le droit à l’erreur », martèle-t-il, soulignant l’urgence d’organiser le scrutin dès le mois de mars pour assurer une transition pacifique le 2 avril, date de la fin du mandat présidentiel.

Ces dernières semaines, la tension politique avait atteint son paroxysme, avec des manifestations interdites et des affrontements ayant entraîné des décès. Dans ce contexte, l’appel de l’Union africaine à des élections libres et transparentes résonne comme un appel à la raison. Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l’UA, a exprimé sa préoccupation et encouragé le gouvernement sénégalais à œuvrer pour des élections inclusives.

Pour le Sénégal, pays réputé pour sa stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, l’enjeu est de taille. La crise déclenchée par le report soudain de l’élection présidentielle a mis en lumière les fragilités de la démocratie sénégalaise, mais aussi sa résilience. Alors que le président Macky Sall s’est engagé à respecter l’avis du Conseil constitutionnel et à organiser les élections dans les meilleurs délais, l’espoir d’un retour à la normale demeure, porté par la volonté du peuple sénégalais de défendre ses droits démocratiques avec vigueur et détermination.

Oumarou Fomba

17 février 2024 0 comments
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Marché des panneaux solaires et des électrogènes
A la UneÉconomie

Électricité intermittente, fortunes permanentes : le bonheur des vendeurs à Ségou

by Sahel Tribune 17 février 2024
written by Sahel Tribune 6 minutes read

Dans la région de Ségou, les coupures intempestives d’électricité stimulent le marché des groupes électrogènes, des panneaux solaires ainsi des power Banks est en plein essor. Les vendeurs de ces outils prisés en période de délestage se frottent les mains. Quant à la population, elle ne lésine pas sur les moyens pour avoir de l’électricité pendant les heures de coupures.

Dans les ruelles plongées dans l’obscurité de Ségou, là où les ampoules se sont éteintes et où les fils électriques semblent tisser des énigmes nocturnes, émerge une lueur d’espoir : celle des vendeurs de groupes électrogènes, qui telles des étoiles dans la nuit, offrent aux habitants un chemin vers la lumière dans les ténèbres du délestage. 

Les délestages électriques sont devenus monnaie courante de jour comme de nuit. En cette période, l’électricité est accessible aux personnes ayant les moyens de s’offrir des groupes électrogènes ou ayant certains moyens de bord. Ceux qui ne disposent pas de ces moyens se conforment à la règle de l’EDM S.A.

Un groupe électrogène à cent-cinquante-mille francs CFA

Rappelons qu’à la sortie du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Bintou Camara, sur l’ORTM au mois d’octobre 2023, elle s’est expliquée sur le sujet des coupures d’électricité intempestives dans le pays. Elle a expliqué que cela est le résultat d’une mauvaise gestion au niveau de la société, EDM S.A., qui dispose des centrales thermiques pour assurer la fourniture d’électricité. « Les générateurs de ces centrales doivent normalement fonctionner avec du fioul moins coûteux et plus économique. Mais les responsables de la société ont toujours fait fonctionner les générateurs avec du gasoil », a-t-elle fait savoir au peuple malien.

Sur le même problème, son prédécesseur, le ministre Lamine Seydou Traoré s’est vu contraint d’adresser sa lettre de démission pour des raisons de perturbations électriques en mai 2023.

Si ce problème préoccupe autant les administrateurs, cependant, force est de reconnaître qu’il affecte tous les secteurs d’activité de la ville de Ségou. Ce délestage électrique impacte négativement la population.

Les personnes ayant les moyens essaient de trouver un palliatif afin d’atténuer les effets du délestage. Ainsi, plusieurs chefs de famille descendent sur le marché afin de se procurer un groupe électrogène ou une lampe solaire dont le marché est bien fourni en ce moment. « Je suis perdu dans cette situation de coupure incessante que nous vivons depuis un certain temps dans la ville de Ségou. Dans notre quartier, nous pouvons passer des heures voire une journée sans électricité. Lassé de ce délestage chaque jour et nuit, j’ai décidé de payer pour la famille un groupe électrogène. Je viens d’en acheter un à cent-cinquante-mille francs CFA », nous fait savoir Soumana Coulibaly.

L’électricité devenue un luxe

Si ce dernier a pu s’acheter un groupe, Amadou Diarra, père de famille, ne dispose pas des ressources nécessaires pour s’offrir cet engin qui n’est pourtant plus un luxe au Mali. « Je n’ai jamais vu un tel délestage à Ségou, il y a des années de cela. Avec cette allure, je risque de voir ma maladie récidiver puisque je n’ai pas les moyens de m’offrir un groupe électrogène. », craint M. Diarra.

Assise devant une boutique, la tête baissée sur son téléphone, on peut entendre murmurer cette jeune fille, Assitan Coulibaly : « À quand la fin de ce calvaire ? Depuis hier, je n’ai pas réussi à me connecter pour vendre mes articles en ligne. Mon téléphone est aussi presque déchargé. Ah, EDM-Mali. Ayez pitié de nous, Maliens ». « Avec cette coupure, nous sommes presque privés de connexion. Et nous sommes obligés d’acheter des Power Banks pour nos téléphones. », ajouta-t-elle tout en indiquant que l’électricité est devenue un luxe dans ce pays.

Si cette crise dans la fourniture d’électricité écœure des citoyens, il faut noter qu’elle fait le bonheur des vendeurs de groupes électrogènes à Ségou. C’est comme on le dit, à quelque chose malheur est bon.

Des lampes solaires à cinquante-mille francs CFA

Assis dans sa boutique électronique avec un sourire aux lèvres, Monsieur Diaby, avec ses six employés hommes, se frotte bien les mains chaque jour pendant cette coupure de courant. « En ce moment, le marché des panneaux solaires et des groupes électrogènes va bon train. Le prix des groupes varie selon les marques et le volume. Pour les groupes chinois, c’est à partir de soixante-mille francs CFA. Il y a les groupes électrogènes de marque Rato, le gros à partir de cent-quatre-vingt-mille francs CFA, le moyen à cent-dix-mille francs CFA », a-t-il expliqué tout en précisant qu’il peut vendre en moyenne trois à cinq groupes électrogènes, de marques différentes, alors qu’avant c’était même difficile de vendre un seul groupe électrogène par jour.

Le marché est bien garni en groupes électrogènes et de panneaux solaires et certains clients ne lésinent pas sur les moyens de s’offrir ce luxe actuel.

« Avec ce délestage, je peux vendre un gros groupe à deux-cent-mille francs CFA. Pour les panneaux et les lampes solaires, il y a tous les prix. Avec les bonnes lampes solaires, c’est à partir de cinquante-mille francs CFA. Il y en a aussi à seize mille francs. Les panneaux sont accessibles à partir de trente-mille francs CFA », nous explique Adama Traoré, vendeur de pièces électroniques sur la route de l’an 2000 de Ségou.

La recherche des solutions temporaires fait le bonheur de certains

Dans la commune de Pélégana, rencontré devant sa boutique de téléphones et de quincaillerie, Moussa Sissoko déplore la situation que vit actuellement la population, compte tenu des moyens dont disposent les uns et les autres. Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas s’offrir des groupes ou des lampes. M. Sissoko se réjouit néanmoins de ses revenus quotidiens. « En tant que citoyen lambda, je regrette ce que nous subissons actuellement. Mais, en ce qui concerne mes marchandises électrogènes, avec ce délestage, mes revenus ont doublé voire tripler avec certains matériels comme les Power Banks, les lampes solaires. Avant, les clients ne les achetaient pas assez. Ils estimaient que c’était cher, mais maintenant, souvent, il y a même des ruptures de stock alors que les prix ont augmenté », a-t-il souligné.

Dans sa boutique, nous croisons Modibo Diallo, un vendeur de supermarchés qui vient d’acheter un nouveau groupe électrogène pour sa boutique et un panneau solaire pour sa famille. « Je suis venu acheter un groupe de 3 kVA à 220 000 francs CFA pour ma boutique afin de limiter les dégâts de la coupure d’électricité, et un panneau solaire à 50 000 francs CFA pour que les enfants puissent apprendre leurs leçons pendant la nuit », explique-t-il avec enthousiasme.

Alors que les habitants de Ségou luttent dans l’obscurité des coupures de courant, une lueur d’espoir se profile à l’horizon pour certains : celle des vendeurs de groupes électrogènes qui prospèrent dans cette période de crise énergétique. Pendant que certains s’efforcent de trouver des solutions temporaires à leurs besoins en électricité, d’autres profitent de cette situation pour faire prospérer leur commerce. Tandis que la ville reste plongée dans l’incertitude quant à une solution à long terme, une chose est sûre : pour certains, les ténèbres sont synonymes de lumière économique.

Fatoumata Z. Coulibaly

17 février 2024 0 comments
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Blerta Cela, directrice de la Facilité régionale de stabilisation du PNUD.
Actu

Stabilisation au Sahel : Entretien avec Blerta Cela, directrice de la Facilité régionale de stabilisation du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

by Sahel Tribune 17 février 2024
written by Sahel Tribune 11 minutes read

Dans un entretien exclusif avec Sahel Tribune, Blerta Cela, directrice de la Facilité régionale de stabilisation du PNUD, dévoile les coulisses d’un projet novateur. Lancé en 2019 dans le bassin du lac Tchad et étendu en 2021 à la région du Liptako Gourma, ce programme ambitieux s’attaque aux racines de l’instabilité. Soutenu par des partenaires internationaux et locaux, il vise à instaurer la paix, à réduire les risques de violence et à stimuler un développement durable dans des zones de conflit souvent négligées.

Tel un phare guidant les navires dans la nuit tumultueuse de l’océan, la Facilité régionale de stabilisation du PNUD brille d’espoir dans les ténèbres de l’instabilité au Sahel. Dirigée par Blerta Cela, cette initiative éclaire le chemin vers la paix et le développement dans le bassin du lac Tchad et la région du Liptako Gourma, offrant un phare d’espoir pour les populations naviguant à travers les flots agités de la violence et du conflit.

Sahel Tribune : Quelle est l’ampleur des défis climatiques et sécuritaires auxquels le Sahel est confronté selon vous ?

Blerta Cela : Les défis climatiques et sécuritaires auxquels le Sahel est confronté sont d’une ampleur considérable, entravant sa prospérité et sa paix. L’insécurité résultant de conflits armés, de l’instabilité politique, du terrorisme et de la criminalité organisée affaiblissent l’accès aux services de base et aux moyens de subsistance, ainsi que la capacité de protéger les droits humains des populations. Par ailleurs, les répercussions du climat sur les moyens de subsistance des populations principalement rurales dans le Sahel, associées à la croissance démographique, entraînent des tensions et amplifient les risques de conflits liés à l’accès aux ressources naturelles productives. 

Dans les pays du Sahel, une vaste région semi-aride entre le désert du Sahara au nord et les savanes tropicales au sud, les phénomènes météorologiques extrêmes se multiplient. Les inondations et les sécheresses induites par la hausse des températures, 1,5 fois plus rapide que la moyenne mondiale, perturbent les activités agricoles et d’élevage, menaçant ses millions d’habitants, en particulier les femmes et les filles qui en dépendent fortement. Selon un rapport de la Banque mondiale on estime que le changement climatique entraînera le déplacement interne d’environ 216 millions de personnes d’ici 2050. Par exemple, les fortes pluies de ces dernières années au Niger ont eu des conséquences désastreuses tant sur le plan humain que matériel dans les 8 régions du pays. En 2022, le Tchad a connu ses plus importantes précipitations des 30 dernières années, causant des dommages considérables sur plus de 465 000 hectares de terres agricoles.

Des femmes agriculteurs.
Des agriculteurs de Mokolo dans la région de l’Extrême-Nord au Cameroun reçoivent des formations sur le compostage, une technique de fertilisation agro-écologique. Facilité.

Quelles sont les dynamiques de conflit que l’on observe dans le Sahel ?

Les groupes armés prospèrent là où la présence de l’État est insuffisante, recrutant notamment des jeunes marginalisés des communautés rurales avec des incitations économiques et alimentaires en échange de leur loyauté. Comme les dernières données ACLED nous le montrent, 2023 a été une fois de plus marquée par des violences records dans le Sahel central, englobant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. 

En 2023, les violences contre les civils se sont poursuivies dans le nord-est et le nord-ouest du Nigeria, s’intensifiant au cours des derniers mois, causant plusieurs victimes et provoquant des déplacements forcés supplémentaires. En septembre 2023, plus de 363 000 Nigérians avaient fui le nord-ouest et le nord-est du pays pour se réfugier au Cameroun, au Tchad ou au Niger. 

L’ampleur des violences s’ajoutant aux catastrophes naturelles a poussé au déplacement plus de 5,6 millions de personnes dans le Sahel. Ces enfants, ces femmes et hommes sont dans l’obligation de fuir pour survivre et recommencer leur vie. Les communautés d’accueil font tout ce qu’elles peuvent, mais cette situation exerce une pression supplémentaire sur les ressources souvent rares et cause parfois des tensions comme au sud-est du Nigeria où les éleveurs nomades Fulani migrants et les agriculteurs Yoruba autochtones font face à des conflits, entraînant à leur tour des confrontations plus larges entre migrants et communautés d’accueil. 

Comment les communautés locales, et notamment les femmes, sont-elles impliquées dans les initiatives de stabilisation et de résilience dans la région ?

Dans nos programmes de stabilisation dans le Liptako Gourma et le Lac Tchad, l’expertise des communautés locales est cruciale. Au cœur des initiatives se trouvent les comités locaux de stabilisation, composés d’autorités locales, de représentants des groupes de jeunes et de femmes, de leaders traditionnels entre autres. Ces comités jouent un rôle essentiel tout au long des projets en garantissant que nos actions prennent en compte les préoccupations de toute la communauté, notamment lors de la sélection des communautés cibles, la mise en œuvre et le suivi des activités. 

Réunion d'un Comité de stabilisation.
Réunion d’un Comité local de Stabilisation au Mali. Facilité.

De plus, ils jouent un rôle essentiel dans la formulation de propositions pour relever les défis locaux, surveiller les installations communautaires et faciliter l’engagement des populations dans l’élaboration de plans d’action territoriaux. La participation des femmes est essentielle pour renforcer le leadership féminin, comme l’illustre l’expérience de Yagana Ibrahim à Banki, dans l’État du Borno au Nigeria. Avant de s’impliquer avec les autres femmes de sa communauté, cette mère de famille dit qu’elles se sentaient incapables de faire entendre leurs préoccupations. Mais maintenant, depuis qu’elles sont dans le comité de stabilisation, elles ont retrouvé confiance et se sentent plus à l’aise de signaler les problèmes rencontrés aux autorités locales.

Ces comités de stabilisation mettent en avant les questions concernant les femmes et les jeunes et veillent à trouver des solutions équitables répondant à leurs besoins. Au Tchad, deux comités locaux de stabilisation sont dirigés par des femmes, ce qui est très encourageant.

Pourriez-vous nous donner des exemples concrets d’initiatives soutenus par la Facilité régionale de Stabilisation dans le Sahel ?

Dans le Liptako Gourma et le bassin du Lac Tchad, la Facilité régionale de Stabilisation est le fruit d’une collaboration entre les gouvernements nationaux et locaux, les organisations communautaires, les groupes de femmes et de jeunes, ainsi que les institutions régionales telles que la Commission du bassin du Lac Tchad et l’Autorité du Liptako-Gourma, avec le soutien crucial de donateurs internationaux. Ces partenariats sont essentiels pour obtenir des résultats significatifs sur le terrain. 

Nos efforts se focalisent sur le rétablissement de la sécurité et de la justice, le renforcement des services sociaux essentiels, la création d’opportunités de moyens de subsistance durables, ainsi que le renforcement de la coopération transfrontalière, favorisant la paix et la cohésion sociale. À ce jour, la Facilité régionale de Stabilisation dans le Liptako Gourma et le bassin du Lac Tchad a touché plus de 1 660 000 personnes, dont 66% des femmes, dans 33 localités du bassin du lac Tchad et 28 localités du Liptako-Gourma qui étaient et sont toujours fortement affectées par des conflits violents. Nos initiatives visent à renforcer l’accès aux services essentiels et à fournir aux communautés touchées par les conflits les outils nécessaires pour garantir leurs moyens de subsistance immédiats, et sur le moyen terme, améliorer leurs conditions socio-économiques. 

En octobre 2022, grâce aux efforts du programme de la stabilisation, le village de Ngarannam dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigéria, ravagé par des conflits violents depuis 2015, a pu être complètement réhabilité et offrir des conditions de sécurité suffisantes pour accueillir plus de 5 000 habitants qui sont revenus volontairement. Cette réouverture a été rendue possible grâce à la mise en place d’infrastructures sociales et économiques, de mesures de sécurité et d’opportunités de moyens de subsistance soutenues par d’importants efforts nationaux, appuyés par la stabilisation. Chaque maison, place de marché et école a été construite avec la contribution de la communauté, garantissant la prise en compte de leurs besoins, notamment ceux spécifiques aux femmes et aux filles. 

Une école réhabilitée à Ngarannam
Une école réhabilitée à Ngarannam, au Nord Est du Nigeria. Facilité.

À travers les deux régions, nous avons formé plus de 5 000 membres des forces de sécurité, dont 500 femmes, aux droits de l’homme et à la prévention des violences basées sur le genre. La Facilité a réhabilité et reconstruit près de 300 infrastructures de services sociaux de base, tels que les centres de santé et les écoles, ainsi que 5 773 logements permanents pour permettre aux communautés de reconstruire leur vie en toute sérénité. Nos investissements dans les services et les infrastructures posent les bases d’un retour sûr, volontaire et digne pour les populations déplacées, avec plus de 435 000 personnes ayant pu regagner leur foyer depuis le début du programme.

En quoi les investissements dans les énergies renouvelables et l’accès à l’eau potable contribuent-ils à renforcer la sécurité des populations vulnérables, en particulier des femmes et des filles ?

Le Sahel est l’une des régions du monde les plus touchées par l’insécurité hydrique principalement en raison de l’accélération de l’évapotranspiration liée aux changements climatiques en cours. Les défis d’accès à l’eau sont l’un des facteurs les plus récurrents de conflits dans le Sahel, notamment en relation avec l’agriculture et le pastoralisme. Cependant, la région abrite l’un des plus grands aquifères du continent africain, offrant ainsi un potentiel hydrique considérable, en plus des opportunités déjà bien établies en matière d’énergie solaire.

L’accès à l’eau et à l’énergie renouvelable est l’un des piliers de développement des moyens de subsistance et de prévention des conflits que la Facilité de stabilisation s’est engagée à mettre en œuvre. Ces investissements ont un impact positif dans la région, se manifestant notamment par la construction et la réhabilitation des points d’eau ainsi que l’installation de lampadaires à énergie solaire.

Installation de lampadaires à énergie solaire au Niger
Installation de lampadaires à énergie solaire au Niger, région de Diffa. Facilité.

Ces initiatives renforcent la sécurité des populations vulnérables en réduisant les risques de maladies hydriques, en offrant des opportunités économiques par le biais de l’irrigation agricole et de l’élevage, et en améliorant la sécurité personnelle, particulièrement pour les femmes et les filles, en limitant les déplacements longs et dangereux pour chercher de l’eau.

Par exemple, au Burkina Faso, un bassin d’une capacité de 5 250 m3 a été construit à Seytenga pour répondre aux besoins en eau de la communauté. Parallèlement, 341 lampadaires solaires ont été installés dans 56 lieux publics à Seytenga, Falagountou, Bogandé et Gourcy, améliorant ainsi la sécurité et l’accessibilité dans ces zones. De plus, 15 puits ont été construits pour un usage communautaire et agropastoral, accompagnés de latrines publiques et familiales. Des travaux d’infrastructure comprenant la construction de 5 km de réseaux d’assainissement et de drainage des eaux pluviales ont également été réalisés. 

Installation de lampadaires à énergie solaire au Mali,
Installation de lampadaires à énergie solaire au Mali, région de Bandiagara. Facilité.

Quant au Mali, à Bandiagara, la Facilité a installé 698 lampadaires solaires couvrant 5 communes. L’objectif principal était d’éclairer des zones clés telles que les centres de santé, les logements sociaux et les routes principales pour renforcer la sécurité et l’accessibilité. De plus, 5 plateformes multifonctionnelles, alimentées par des panneaux solaires, ont été mises en place pour améliorer l’accès aux moyens de subsistance des populations dans différentes communes, favorisant ainsi le développement économique local.

Quelles sont les perspectives pour renforcer la résilience et promouvoir une paix durable dans le Sahel, en tenant compte des défis liés au changement climatique et à la sécurité ?

Une compréhension approfondie des enjeux du climat, de l’instabilité et des violences et de leurs interconnexions permettra de proposer des solutions plus intégrées et mieux adaptées. La stabilisation s’inscrit dans cette dynamique qui vise à aborder plusieurs dimensions du problème de l’instabilité au Sahel et à développer un ensemble de solutions pour répondre de manière efficace et durable aux défis rencontrés. Des solutions disparates ne suffisent plus à relever les défis d’un Sahel volatile, incertain et complexe.

Dans cette optique, la Facilité Régionale de Stabilisation vise à renforcer encore davantage l’adaptation au changement climatique, pour que les communautés puissent être mieux préparées et capables de faire face aux impacts négatifs du changement climatique. Cela nécessite le développement de stratégies adaptées pour atténuer les effets des sécheresses, des inondations et des vagues de chaleur, ainsi que pour s’adapter à ces nouvelles conditions environnementales et réduire les risques de tensions au sein des communautés.

Nous mettrons tout en œuvre pour maintenir une approche résolument inclusive, plaçant les communautés au cœur de notre action. Nous veillerons à ce que nos initiatives intègrent pleinement les besoins et perspectives des femmes et des jeunes, activement impliqués dans les programmes. Nous mettrons davantage l’accent sur une approche intégrée, car les défis climatiques et sécuritaires auxquels font face les communautés du Sahel sont multidimensionnels et transfrontaliers. 

Enfin, pour concrétiser nos ambitions et maximiser notre impact durable auprès des populations du Sahel, une collaboration étroite avec d’autres acteurs de l’action humanitaire, du développement et de la consolidation de la paix est indispensable.

Réalisée par Oumarou Fomba 

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Drapeaux des 54 pays du continet africain.
Actu

Sommet de l’Union africaine : Renouvellement du Conseil de paix et de sécurité

by Chiencoro 16 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba a récemment captivé l’attention du continent, marquant une nouvelle étape dans les efforts pour promouvoir la paix et la sécurité en Afrique. La désignation des nouveaux membres du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation lors de la deuxième journée de ce sommet a suscité un vif intérêt et a souligné l’importance cruciale de cette institution dans le paysage politique africain.

L’atmosphère lors du sommet était teintée d’anticipation et par moments, de confusion. L’annonce initiale du report du vote pour le renouvellement des membres du Conseil de paix et de sécurité a alimenté les spéculations tout au long de la journée du jeudi 15 février 2024. Les discussions dans les couloirs ont donné lieu à des conjectures sur les raisons de ce report et sur la possibilité que les nouveaux membres soient désignés ultérieurement lors de la conférence des chefs d’État et de gouvernement.

Finalement, le vote a eu lieu, mais tard dans la soirée, entraînant une certaine tension quant aux résultats attendus. Les dix nouveaux membres désignés représentent une diversité géographique, soulignant l’importance de la coopération régionale dans la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique.

Outre la désignation des membres du Conseil de paix et de sécurité, d’autres sujets importants ont été discutés lors du sommet, notamment la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale et les développements récents au sein de l’Union africaine.

Ce sommet illustre la complexité des défis auxquels l’Afrique est confrontée en matière de paix et de sécurité, mais aussi la détermination des dirigeants du continent à trouver des solutions concertées. Il souligne également l’importance cruciale du dialogue et de la coopération régionale pour faire progresser la stabilité et le bien-être des populations africaines.

Chiencoro Diarra

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