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Manifestation en Guinée
Actu

Guinée : La crise s’approfondit, la grève générale comme dernier recours

by Sahel Tribune 26 février 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Depuis l’avènement du Comité National de Redressement et de Développement (CNRD) au pouvoir en Guinée en septembre 2021, le pays est plongé dans une spirale de tensions et de controverses politiques. La déclaration récente des Forces Vives de Guinée (FVG) vient cristalliser les préoccupations croissantes concernant l’évolution du régime en place.

Les FVG, regroupant divers acteurs politiques et de la société civile, expriment leur profonde inquiétude face à ce qu’ils dénoncent comme une montée de l’autoritarisme sous le gouvernement du CNRD. Les exemples de répression des manifestations, de violences contre les civils, et de mesures restrictives sur les libertés fondamentales se multiplient, dessinant un tableau sombre de la situation politique et sociale du pays.

Grève générale

Cette déclaration survient à un moment crucial alors que le pays est secoué par une grève générale et illimitée déclenchée par les principales centrales syndicales. Cette grève, lancée le 26 février, vise à protester contre la hausse des prix des denrées de première nécessité et la censure des médias, mais elle incarne aussi un mécontentement généralisé face à la gouvernance autoritaire du CNRD.

La réaction du gouvernement face à cette grève générale constitue un test décisif pour la stabilité du régime. Malgré les appels au dialogue, les autorités semblent jusqu’à présent réticentes à engager des négociations significatives avec les syndicats, alimentant ainsi les tensions déjà vives au sein de la population.

Parallèlement, la demande de libération de Sékou Jamal Pendessa, emprisonné de manière arbitraire, soulève des questions fondamentales concernant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales en Guinée. Cette affaire, parmi d’autres, illustre la détérioration de la situation des droits humains sous le régime actuel.

Désir de changement

Dans les rues de Conakry, les manifestations et les barricades dressées par les jeunes témoignent de l’exaspération et du désir de changement qui animent une partie importante de la population guinéenne. Le pays semble être à un tournant critique de son histoire, où les aspirations démocratiques et les revendications sociales convergent dans un mouvement de contestation populaire sans précédent.

Face à cette conjoncture volatile, l’appel des Forces Vives de Guinée à former une coalition patriotique pour exiger un changement de gouvernance et la restauration des libertés publiques résonne comme un appel à l’action pour tous les Guinéens attachés aux valeurs démocratiques et aux droits de l’homme.

Alors que la grève générale se poursuit et que les tensions montent d’un cran, l’avenir de la Guinée semble suspendu à un fil. Dans ce contexte incertain, une chose est certaine : la lutte pour la démocratie et les libertés publiques en Guinée est loin d’être terminée, et le peuple guinéen reste déterminé à faire entendre sa voix jusqu’à ce que ses aspirations soient pleinement réalisées.

Oumarou Fomba

26 février 2024 0 comments
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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
ÉconomieExclusif

Retrait de la CEDEAO : Une onde de choc financière en Afrique de l’Ouest

by Sahel Tribune 26 février 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans le paysage politique et économique de l’Afrique de l’Ouest, la décision récente du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) lors de la session extraordinaire du 24 février 2024 à Abuja, Nigeria, a envoyé des ondes de choc à travers la région.

Dans le paysage politique et financier de l’Afrique de l’Ouest, le retrait soudain du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO agit comme un séisme, ébranlant non seulement les fondations politiques, mais aussi les piliers économiques de la région. Loin d’être simplement politique, ce retrait a des implications financières profondes qui touchent non seulement ces trois pays, mais également l’ensemble de la région de la CEDEAO, explique la CEDEAO dans son communiqué de session.

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger représentent 17,4% de la population de la CEDEAO

Selon l’organisation ouest africaine, du point de vue de la sécurité, ces pays bénéficiaient d’un soutien financier crucial pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Une enveloppe de 100 millions de dollars des États-Unis, mobilisée par l’UEMOA au titre du Plan d’action de la CEDEAO contre le terrorisme, était spécifiquement allouée à ces efforts. Le retrait pourrait affaiblir la coopération régionale en matière de sécurité, mettant en péril des initiatives telles que l’initiative d’Accra et les activités de la Force multinationale mixte, développe le communiqué.

Sur le plan économique, le Mali, le Burkina Faso et le Niger représentent ensemble 17,4% de la population de la CEDEAO et 10% de son PIB. Leur départ entraînera une réduction significative de la taille du marché de la CEDEAO, ce qui perturbera le commerce intracommunautaire et affectera divers secteurs, notamment l’agriculture, l’industrie et les ressources minérales, selon la CEDEAO.

De plus, ces pays bénéficiaient de plusieurs projets et programmes régionaux, financés par des institutions telles que la Banque mondiale, pour des montants considérables. La Réserve régionale de sécurité alimentaire, le Programme régional d’appui au pastoralisme au Sahel et d’autres initiatives sont désormais confrontés à l’incertitude quant à leur mise en œuvre et leur financement.

Les implications du retrait

Sur le plan financier, les implications sont également significatives. Les engagements des institutions financières régionales comme la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) dans ces pays représentent des montants considérables, avec des projets du secteur public et privé évalués à plus de 321 millions de dollars US.

Enfin, le retrait aura des répercussions institutionnelles majeures, entraînant la fermeture de plusieurs agences régionales et affectant la sécurité de l’emploi de centaines de membres du personnel de la CEDEAO, indique la CEDEAO.

Face à ces défis, il est impératif que les gouvernements et les institutions de la région travaillent ensemble pour atténuer les impacts négatifs potentiels et trouver des solutions durables pour assurer la stabilité politique et économique de l’Afrique de l’Ouest.

Oumarou Fomba

26 février 2024 0 comments
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L’Ambassadeur des États-Unis, Rachna Korhonen
Actu

Diplomatie : les États-Unis sur le fil du rasoir au Mali

by Sahel Tribune 25 février 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

L’activisme diplomatique des États-Unis au Mali soulève des questions fondamentales sur la souveraineté nationale et les bonnes pratiques diplomatiques, alors que l’ambassadrice américaine s’engage de plus en plus dans les affaires politiques internes du pays.

Dans les arcanes de la diplomatie malienne, une nouvelle tendance suscite des débats et des préoccupations croissantes : l’activisme politique des États-Unis. L’ambassadrice des États-Unis semble marcher désormais sur les traces de l’ancien ambassadeur français, Joël Meyer, expulsé du Mali en février 2022, suite à des remarques jugées provocatrices du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et surtout à cause de ses accointances avec les milieux politiques décidés à saboter le processus de la Transition. 

Réévaluer la présence et l’engagement américains dans la région

En effet, l’ambassadrice américaine semble avoir intensifié son implication dans les affaires intérieures du Mali. Cette ingérence suscite des interrogations quant au respect des bonnes pratiques diplomatiques et à l’impact sur la souveraineté nationale du Mali.

L’expulsion de Joël Meyer a marqué un tournant décisif dans les relations diplomatiques entre la France et le Mali, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle dynamique avec les États-Unis. Si ces derniers ont le droit légitime de défendre leurs intérêts au Mali, la question de l’ingérence dans les affaires politiques internes du pays est devenue un sujet sensible. Les autorités maliennes ont clairement établi des lignes rouges à ne pas franchir, affirmant la primauté de la souveraineté nationale et des choix stratégiques du Mali dans toute interaction diplomatique.

Le mercredi 21 février 2024, des experts américains, sous la direction de la présidente du Conseil National de Sécurité, ont eu des échanges avec le « Cadre des partis et Regroupements politiques » malien, présidé par le Dr Bocary Tréta, rapporte Nouvel Horizon dans son N°6820 du jeudi 22 février 2024. Cette réunion révèle l’intention des États-Unis de revoir leur politique étrangère dans la région du Sahel, en particulier au Mali. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et politiques majeurs, les États-Unis cherchent à réévaluer leur présence et leur engagement dans la région.

Il est important de noter que cette réunion ferait partie d’une série d’autres auxquelles l’ambassadrice pensait avoir participé discrètement. Elle a également rencontré l’ADEMA et abordé avec ce parti la présence des Russes au Mali et d’autres problèmes qui ne relèvent pas de son statut. Cependant, elle n’aurait pas anticipé la vigilance accrue des autorités maliennes de la transition, qui surveillent étroitement chaque démarche.

Nouvelle dynamique diplomatique

Cependant, au-delà des discussions officielles, l’activisme politique des États-Unis, à  l’initiatives inappropriée de son ambassadrice, soulève des préoccupations, voire des indignations quant à l’équilibre délicat entre l’influence étrangère et la souveraineté nationale. Il est essentiel que les États-Unis, tout en poursuivant leurs intérêts légitimes, respectent les normes diplomatiques internationales et travaillent en partenariat avec le gouvernement malien pour promouvoir la stabilité, la démocratie et le développement durable dans le respect des principes diplomatiques et des orientations de l’Etat hôte.

En fin de compte, une diplomatie responsable, basée sur le respect mutuel et la coopération, est indispensable pour garantir des relations harmonieuses entre les nations et assurer le bien-être des populations locales au Mali. La vigilance et le dialogue continus entre les parties concernées restent essentiels pour naviguer dans cette nouvelle dynamique diplomatique. L’hospitalité ne saurait être synonyme de laisser-aller. Que l’ambassadrice des États-Unis au Mali revoie donc sa copie par respect pour les autorités de la Transition et pour la stabilité du Mali.

Correspondance particulière 

25 février 2024 0 comments
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La CEDEAO a levée les sanctions contre le Niger à la suite du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
Économie

Au théâtre de la Cédéao : levée des sanctions, mais à ce prix pour les citoyens ?

by Chiencoro 25 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Ah, la politique régionale en Afrique de l’Ouest… Un spectacle théâtral où les acteurs se succèdent sur scène, mais où le scénario reste étrangement similaire. Au lendemain de l’annonce de la levée des sanctions économiques contre le Niger, voilà que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) décide de lever également les sanctions contre la Guinée et d’alléger celles pesant sur le Mali. Ah, quel suspens insoutenable !

C’est comme si nous assistions à une pièce de théâtre en plusieurs actes, où chaque scène se déroule avec son lot de rebondissements prévisibles. Des régimes militaires ici, des sanctions là, et finalement, un dénouement attendu où tout revient à la normale, du moins en apparence.

Pendant ce temps, les drapeaux des pays de la Cédéao flottent au vent, comme des symboles de l’unité régionale et de la solidarité… ou peut-être juste des accessoires de scène dans ce grand spectacle de la diplomatie ouest-africaine.

Mais au-delà du spectacle, il y a des millions de vies qui sont impactées par ces décisions politiques. Des citoyens ordinaires qui subissent les conséquences de jeux de pouvoir menés par ceux qui prétendent les représenter. On lève des sanctions ici, on en impose là-bas, mais est-ce que cela change réellement quelque chose pour ceux qui vivent au quotidien les affres de l’instabilité politique ?

Changer de script

Pourtant, au milieu de ce chaos orchestré, il y a des voix qui s’élèvent pour appeler au dialogue, à la réconciliation, à la préservation de la démocratie. Des voix souvent étouffées par le bruit des décisions politiques prises en haut lieu.

Alors que les dirigeants se réunissent dans leurs sommets luxueux pour discuter du sort de millions de personnes, il est temps de se demander : où est la véritable volonté politique de faire avancer les choses pour le bien-être des populations ? Où est la véritable solidarité régionale qui dépasse les intérêts politiques et économiques des élites au pouvoir ?

En attendant, nous regarderons encore et encore ce spectacle de la politique régionale en Afrique de l’Ouest, en espérant qu’un jour, les acteurs changeront de script pour offrir un véritable dénouement heureux à leurs citoyens.

Chiencoro Diarra

25 février 2024 0 comments
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Manifestation à Dakar
A la UneBillet d'humeur

Humeur : Agitation politique au Sénégal

by Chiencoro 25 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Ah, Dakar, ville de contrastes et de diversité, où les rues vibrantes racontent l’histoire d’un peuple en quête de démocratie et de changement. Mais ce samedi 24 février, c’est une atmosphère tendue qui a plané sur la banlieue, alors que les Forces Vives du Sénégal ont orchestré un rassemblement empreint de revendications politiques.

Imaginez-vous sur le terrain de football de HLM Grand Yoff, au cœur d’une foule compacte, où les slogans fusent et où les esprits s’échauffent. Les discours des leaders politiques et des représentants de la société civile résonnent comme autant de cris de ralliement pour une cause commune : des élections présidentielles, et vite !

Dethié Fall, candidat à la présidence, lance des appels passionnés à la démocratie, à la liberté de choix, à l’expression du peuple sénégalais. On applaudit, on s’enthousiasme, mais au fond, on sait que les rouages de la politique sont bien plus complexes qu’un discours enflammé sur une tribune.

Défendre nos idéaux démocratiques

Pendant ce temps, dans les coulisses du pouvoir, Macky Sall annonce des pourparlers, offrant une lueur d’espoir dans cette tempête politique. Mais voilà, l’opposition reste divisée, les désaccords persistent, et la route vers un compromis semble semée d’embûches.

Tierno Alassane Sall, ferme dans ses convictions, refuse toute concession, rejetant en bloc toute idée de dialogue avec le président. Une posture qui alimente les doutes et les incertitudes quant à l’issue de ces négociations.

Et tandis que les politiciens se livrent à leurs joutes verbales, le peuple sénégalais, lui, reste dans l’attente, oscillant entre espoir et scepticisme. Car au-delà des discours enflammés et des promesses politiques, c’est bien la vie quotidienne des citoyens qui est en jeu.

Alors que les jours passent et que les tensions persistent, une question demeure : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour défendre nos idéaux démocratiques ? Dans ce théâtre politique où chaque acteur joue sa partition, il est grand temps de se rappeler que le véritable enjeu, c’est l’avenir de notre nation, de notre peuple, de notre démocratie. Et cela, aucun discours enflammé ne pourra le changer.

Chiencoro Diarra

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La CEDEAO a levée les sanctions contre le Niger à la suite du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
A la Une

Les montagnes russes de la politique ouest-africaine : la Cédéao lève les sanctions contre le Niger

by Chiencoro 24 février 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Ah, la politique africaine ! Un mélange savoureux de coups d’État, de sanctions, de sommets extraordinaires et de rebondissements inattendus. Aujourd’hui, samedi 24 février 2024, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) nous offre un nouveau chapitre dans ce roman mouvementé en levant les sanctions économiques et financières qui pesaient sur le Niger depuis le coup d’État de l’été dernier.

Imaginez-vous, un sommet extraordinaire à Abuja, au Nigéria, où les chefs d’État et de gouvernement se réunissent pour discuter de l’avenir de la région. C’est un peu comme une série télévisée où chaque épisode apporte son lot de suspense et d’intrigue.

Rappelez-vous, en juillet 2023, le Niger se retrouvait sous le feu des projecteurs après le renversement du président Mohamed Bazoum par une junte militaire. La Cédéao, ne plaisantant pas avec la stabilité politique, avait sorti l’artillerie lourde : fermeture des frontières, gel des avoirs, interdictions de voyager… le tout pour faire comprendre aux nouveaux dirigeants qu’on ne joue pas avec les règles du jeu établies.

Le Niger respire un peu mieux aujourd’hui

Mais voilà, le temps passe et les alliances se font et se défont. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso claquent la porte de la Cédéao et décident de créer leur propre club, l’Alliance des États du Sahel (AES). C’est un peu comme si, lassés des règles strictes de la Cédéao, ils avaient décidé d’inventer leur propre système de jeu.

Et maintenant, la Cédéao décide de tourner la page en levant les sanctions contre le Niger. Une décision qui fait réfléchir. Est-ce un signe de faiblesse ? Ou bien une tentative de réconciliation dans un voisinage déjà bien instable ?

Quoi qu’il en soit, le Niger respire un peu mieux aujourd’hui. Mais attention, les défis politiques, sécuritaires et les questions de paix ne sont pas pour autant balayés d’un revers de main. Au contraire, ils seront au menu des discussions lors de ce sommet. Car dans ce coin du monde, l’avenir se dessine au gré des alliances, des rivalités et des rebondissements. Et franchement, on ne s’ennuie jamais !

Chiencoro Diarra

24 février 2024 0 comments
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Le siège de la Banque nationale de développement agricole du Mali.
A la UneÉconomie

La BNDA dans la tempête : Quand la notoriété devient un fardeau

by Sahel Tribune 24 février 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Au Mali, la Banque Nationale de développement agricole (BNDA), reconnu pour son excellence dans le secteur financier, se retrouve au cœur d’une polémique. Accusée par un collectif d’enseignants de la commune I à Bamako d’être responsable du retard de paiement de leurs salaires, la BNDA fait face à un défi majeur qui met à l’épreuve sa réputation.

La BNDA, institution bancaire de renom au Mali, est sous le feu des critiques. Un collectif d’enseignant dénonce des retards dans le paiement de leurs salaires et pointe du doigt la responsabilité de la banque. Une situation délicate qui met en lumière les défis auxquels sont confrontées les institutions financières réputées dans le pays.

Popularité légendaire

Il est indéniable que la BNDA jouit d’une popularité légendaire dans le secteur financier malien. Au fil des ans, l’institution a pu bâtir une solide réputation grâce à son engagement envers l’excellence dans ses services bancaires, son professionnalisme et sa gestion prudente des fonds et des ressources. Cette réputation de sérieux lui a permis de gagner la confiance du public, des entreprises et des organisations, renforçant ainsi sa position sur le marché. Cependant, cette popularité, cette réputation de sérieux et de fiabilité en tant qu’institution financière, semblent être transformées en un défi majeur auquel la BNDA fait face depuis quelques semaines.

Dans une lettre datée du 29 janvier 2024, adressée au Directeur général de la BNDA, le collectif des enseignants de la commune I du district de Bamako, affiliés à ladite institution, dénonçait le retard récurrent dans le traitement des salaires de ses membres. Décidés à faire entendre leur voix, ces enseignants menaçaient tout de même de changer de domiciliation bancaire.

Des retards explicables

En effet, le retard dans le traitement des salaires des enseignants peut être causé par divers facteurs tels que des problèmes de trésorerie au niveau de l’État, des erreurs administratives, des retards dans les transferts de fonds entre différentes institutions, ou des problèmes organisationnels au sein des établissements scolaires. En ce sens, il ne saurait être exclusivement de la responsabilité de la BNDA.

Il est donc important de ne pas nécessairement attribuer ce retard dans le paiement des salaires des enseignants à une seule et unique entité, mais de prendre en compte l’ensemble des facteurs pouvant influencer cette situation. Il s’agit de prendre en compte l’ensemble du processus de traitement des salaires, ainsi que les différentes parties impliquées, avant de pointer du doigt une entité en particulier.

Dans sa lettre, en réponse à celle du collectif des enseignants, la BNDA indique que ce « retard est imputable au délai d’encaissement des chèques qui accompagnent les états de salaire ». Selon les précisions de l’institution, « ce délai qui est de 72 heures ouvrées peut aller au-delà si le chèque revient impayé ».

Le nombre de chèques impayés

Le délai d’encaissement des chèques peut effectivement être une cause de retard dans le traitement des salaires. Par exemple, même si la BNDA reçoit les états de salaire accompagnés de chèques qui nécessitent un certain temps pour être encaissés, cela pourrait retarder la disponibilité des fonds nécessaires pour procéder aux paiements des salaires.

De plus, en raison de sa notoriété, la BNDA a un nombre de clients très élevé par rapport aux autres institutions financières du pays. Face à un volume important de chèques à encaisser, cela peut entrainer des retards dans le traitement des paiements. Surtout lorsque certains chèques peuvent être rejetés pour des raisons variées, notamment une provision insuffisante sur le compte de l’émetteur du chèque, une signature incorrecte, ou d’autres raisons similaires. Dans de tels cas, le processus d’encaissement peut prendre plus de temps, entrainant ainsi des retards dans le paiement des salaires, notamment lorsque le nombre de chèques impayés est important.

Travailler en collaboration pour identifier des solutions durables 

Au regard de tous ces aspects, la notoriété de la BNDA semble jouer contre elle. En tant qu’institution financière d’importance capitale, elle est souvent pointée du doigt lorsqu’il y a des problèmes dans le secteur financier ou des retards de paiement, comme c’est le cas dans le paiement des salaires des enseignants.

Par ailleurs, il est essentiel d’analyser de façon approfondie les causes de ce retard de paiement afin de trouver des solutions à long terme, tout en tenant compte de la complexité des processus impliqués. Plutôt que de blâmer une seule institution, il est peut-être plus constructif de travailler en collaboration pour identifier des solutions durables. Il est également important de noter que la BNDA reconnait l’impact de ces retards de paiement sur les enseignants et leur famille, et elle met tout en œuvre pour améliorer la situation et garantir un paiement rapide et ponctuel des salaires.

« La BNDA fournira ses meilleurs efforts pour raccourcir le délai de traitement : afin de vous donner satisfaction », peut-on lire dans sa lettre adressée au collectif des enseignants.

Bakary Fomba

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