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Scrutin présidentiel au Tchad
Politique

Scrutin historique au Tchad : qui après trois ans de transition ?

by Sahel Tribune 6 mai 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le 6 mai 2024, le Tchad a tenu ses élections présidentielles, marquant la fin d’une période de transition de trois ans suivant la mort de l’ancien président Idriss Déby. Plus de 8,2 millions d’électeurs tchadiens ont été appelés à voter pour choisir parmi dix candidats, y compris Mahamat Idriss Déby, le fils du défunt président et chef de la transition.

La journée du 6 mai 2024 marque une date historique pour le Tchad, où 8,2 millions de citoyens étaient aux urnes pour élire leur prochain président. Cette élection présidentielle vient couronner trois ans de transition politique suite à la disparition soudaine de l’ancien président Idriss Déby en 2021, avec son fils Mahamat Idriss Déby à la barre du gouvernement de transition. 

Redéfinir l’approche du gouvernement tchadien

Ce scrutin, qui voit dix candidats concourir pour la magistrature suprême, est non seulement significatif de par son timing, mais aussi par le contexte sécuritaire et politique qui l’entoure. Parmi les prétendants, Mahamat Idriss Déby, actuel chef de l’État par intérim, cherche à légitimer son pouvoir dans un cadre électoral formel après une période marquée par des tensions et des contestations.

Le vote, étendu sur toute la journée du lundi de 5 heures à 16 heures heure universelle (6 h-17 h heure locale), s’est déroulé malgré des incidents isolés et un déploiement sécuritaire massif. À Moundou, une tragédie a assombri le processus avec la mort d’un homme, soulignant les enjeux sécuritaires persistants dans le pays. Ce type d’incidents met en lumière la fragilité de la situation au Tchad et la pression sous laquelle se déroule ce vote.

La transition vers une nouvelle administration se veut un moment de consolidation démocratique après une période marquée par l’autoritarisme. Le scrutin de 2024 doit non seulement désigner un leader mais aussi redéfinir l’approche du gouvernement tchadien face aux défis internes et externes, avec une attente forte de la population pour des réformes significatives et une stabilisation du pays.

Un test majeur pour la maturité démocratique du Tchad

L’engouement observé dans les bureaux de vote, malgré les défis logistiques et les incidents, témoigne de l’aspiration des Tchadiens à un changement et à une plus grande stabilité. Les efforts du gouvernement de transition pour organiser ces élections dans un contexte compliqué sont à noter, bien que la surveillance de la communauté internationale et des organisations locales soit critique pour en assurer la crédibilité.

L’annonce des résultats provisoires, prévue pour le 21 mai, et celle des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel le 5 juin, sont attendues avec impatience. Si un second tour est nécessaire, il se tiendra le 22 juin 2024, prolongeant ainsi le suspense autour de l’avenir politique du pays.

Cette présidentielle tchadienne n’est pas juste un renouvèlement politique de routine, mais un test majeur pour la maturité démocratique du Tchad. Elle représente une tentative de rompre avec un passé de gouvernance contestée et de conflits, en cherchant à établir un gouvernement plus inclusif et représentatif. C’est une étape cruciale pour le Tchad, qui espère ouvrir un nouveau chapitre de son histoire politique marqué par la stabilité et la prospérité, tout en gérant les attentes élevées de ses citoyens désireux de voir des améliorations tangibles dans leur vie quotidienne.

Oumarou Fomba 

6 mai 2024 0 comments
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Remise de matériels agricoles
Économie

Révolution verte au Burkina Faso : le capitaine Traoré équipe les agriculteurs pour l’autosuffisance

by Sahel Tribune 6 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le 6 mai 2024 à Ouagadougou, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition du Burkina Faso, a remis des équipements et intrants agropastoraux aux producteurs locaux. Cet investissement massif, visant l’autosuffisance alimentaire, inclut 400 tracteurs, des tonnes d’engrais, et d’autres ressources essentielles pour revitaliser l’agriculture nationale.

Le Burkina Faso, un pays qui a longtemps lutté contre des défis politiques et économiques considérables, est aujourd’hui à la croisée des chemins, sous la direction énergique du Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré. Ce lundi matin, une nouvelle page de l’histoire agricole du pays a été tournée lorsque le Capitaine Traoré a officiellement remis une flotte impressionnante de matériel agricole aux producteurs burkinabè. Ce geste symbolique, mais puissant comprend la distribution de 400 tracteurs, 239 motoculteurs, et 710 motopompes, équipant ainsi les agriculteurs pour transformer radicalement et efficacement le paysage agricole national.

Renforcer la sécurité alimentaire et promouvoir l’autosuffisance

Mais ce n’est pas tout, car le soutien du gouvernement ne s’arrête pas à la mécanisation. Dans un effort tout aussi significatif pour stimuler la productivité, 714 motos ont été acquises au profit des agents agricoles, facilitant leur mobilité et leur capacité à soutenir et à conseiller les agriculteurs dans des régions plus vastes et plus diverses. De plus, un ensemble complet d’intrants, notamment 10 000 tonnes d’aliments pour poissons, 68 964 tonnes d’engrais, 10 000 litres de produits phytosanitaires, 18 000 tonnes de semences végétales, 2 300 tonnes de semences fourragères et 10 000 tonnes d’aliments concentrés a été fourni pour assurer que les agriculteurs disposent de tout le nécessaire pour une saison agricole réussie.

L’investissement de plus de soixante-dix-huit-milliards de FCFA (78 000 000 000 FCFA) dans ce matériel et ces intrants agropastoraux illustre clairement l’engagement du gouvernement de transition à soutenir activement l’agriculture, une industrie vitale pour l’économie du Burkina Faso. Cette initiative fait partie de l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 et de l’Initiative présidentielle pour la production agricole 2023-2024, qui visent toutes deux à renforcer la sécurité alimentaire et à promouvoir l’autosuffisance.

L’accès à des semences améliorées et de l’engrais à prix subventionné

Le Président Traoré, dans son allocution, a souligné l’importance de ces efforts, déclarant que les tracteurs seraient utilisés pour labourer gratuitement les terres pendant la saison des pluies imminente. « L’objectif, c’est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-il affirmé, projetant une vision d’un Burkina Faso plus autosuffisant et moins dépendant des importations alimentaires coûteuses ou de l’aide étrangère.

Le Capitaine Traoré a également appelé la jeunesse burkinabè à saisir cette opportunité en s’organisant en coopératives pour bénéficier pleinement du soutien du gouvernement. Ce soutien comprend l’accès à des semences améliorées et de l’engrais à prix subventionné, des ressources essentielles pour augmenter les rendements et améliorer la qualité des produits agricoles locaux.

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombie, a renchéri en affirmant que ces nouveaux équipements et intrants permettront d’accroître la production de manière substantielle. Cela, espère-t-il, mènera le pays vers l’autosuffisance alimentaire, une aspiration cruciale pour le développement durable du Burkina Faso.

Remodeler l’agriculture en une force motrice de croissance et de stabilité

L’initiative a également été saluée par des figures clés de la communauté agricole, telles que El hadj Oumarou Tamboura, représentant du président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), qui a reconnu les bénéfices potentiels de ce soutien gouvernemental pour améliorer les rendements agricoles à travers le pays.

Cette démarche du gouvernement de transition, menée avec détermination par le Capitaine Traoré, n’est pas seulement une réponse aux défis immédiats de la production alimentaire. Elle est aussi une réforme structurelle profonde qui vise à redéfinir le rôle de l’agriculture dans l’économie nationale et à assurer que chaque Burkinabè peut bénéficier des fruits de cette terre fertile. C’est une stratégie qui promet de remodeler l’agriculture en une force motrice de croissance et de stabilité, tout en renforçant l’indépendance et la résilience du pays face aux crises économiques et climatiques futures.

Le geste du Président Traoré marque un pas audacieux vers un avenir où le Burkina Faso pourrait non seulement nourrir sa population, mais aussi inspirer des politiques agricoles innovantes à travers l’Afrique et le monde. Avec cette initiative, le Burkina Faso prend fermement en main son destin agricole, lançant un appel à l’action pour une transformation nationale dirigée par ceux qui sont les plus investis dans son succès : les agriculteurs et les jeunes du pays.

Younouss 

6 mai 2024 0 comments
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Ouverture de la phase finale du Dialogue inter-maliens pour la paix
Politique

Neuf ans après Alger : le Mali réinvente sa quête de paix à Bamako

by Sahel Tribune 6 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

En mai 2024, Bamako devient le lieu d’une nouvelle ère de dialogue national avec l’ouverture de la phase finale du Dialogue Inter-Maliens au CICB, marquant un tournant historique neuf ans après l’Accord d’Alger de mai 2015. Cette initiative, dirigée par les autorités de transition du Mali, vise à redéfinir la paix et la réconciliation sur des bases purement maliennes, loin des influences extérieures qui ont marqué les tentatives précédentes.

Neuf ans après la signature de l’Accord d’Alger en mai 2015, une initiative visant à pacifier les tensions entre Bamako et les groupes armés du nord du Mali, le pays se retrouve à nouveau dans une phase cruciale de dialogue et de réconciliation. Le mois de mai semble être destiné à marquer les tournants historiques du Mali, puisque, en mai 2024, Bamako ouvre une nouvelle page avec l’ouverture de la phase finale du Dialogue Inter-Maliens au Centre International de Conférences de Bamako (CICB).

L’accord a échoué à atteindre ses objectifs

En 2015, l’Accord pour la paix, négocié à Alger, avait été signé dans l’espoir de mettre fin aux conflits persistants qui avaient commencé avec les rébellions touarègues de 2012, exacerbées par des aspirations à une meilleure intégration politique et économique des régions du nord. Malgré les bonnes intentions, cet accord n’a pas réussi à atteindre ses objectifs de façon durable, plongeant le Mali dans une instabilité continue. Les récentes déclarations des autorités de transition révèlent une rupture profonde avec cet accord, pointant du doigt les échecs de sa mise en œuvre et les manipulations externes qui ont souvent desservi les intérêts nationaux maliens.

La décision du gouvernement de transition de mettre fin à l’accord d’Alger, et de lancer un nouveau processus de dialogue national, traduit un désir de reprendre le contrôle sur les affaires internes et de s’affranchir des influences étrangères qui ont longtemps dicté la conduite des politiques maliennes. Le colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, lors d’un discours télévisé, a justifié cette rupture par la transformation de certains groupes signataires en acteurs terroristes et par des actes d’hostilité venant d’Algérie, soulignant une volonté de renouveler entièrement la démarche de paix.

Le DIM, reflet des besoins et des aspirations du peuple malien 

Ce nouvel élan, porté par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, met en avant une approche résolument malienne de la résolution de conflits. Dans son discours d’ouverture, il a dépeint un tableau sombre des années de crises exacerbées par des politiques inefficaces et des interventions étrangères malavisées. En revanche, l’optimisme se dessine à travers l’initiative de dialogue actuelle, envisagée comme un véritable reflet des besoins et des aspirations du peuple malien, loin des influences et des agendas extérieurs.

Cette phase finale du dialogue, qui coïncide avec l’anniversaire de l’Accord d’Alger, est perçue non seulement comme un acte de souveraineté, mais aussi comme une réaffirmation de l’identité et de l’indépendance du Mali. Elle promet de modeler les futures politiques de sécurité, de développement économique et de cohésion sociale sur des principes qui sont intrinsèquement maliens, et non plus dictés par des compromis internationaux souvent éloignés de la réalité du terrain.

Le processus mené par le Comité de pilotage cherche à incorporer toutes les voix maliennes, depuis les villes du nord comme Kidal, récemment reprises par l’armée malienne, jusqu’aux autres capitales régionales et aux communautés en diaspora. C’est une démarche qui ambitionne de rétablir non seulement la paix, mais aussi la confiance entre les Maliens et leurs dirigeants, en forgeant un consensus national sur les fondements de la gouvernance et du développement futur du pays.

Les intérêts maliens plutôt que les compromis internationaux

Alors que le Mali se lance dans ce nouveau chapitre de son histoire, le mois de mai reste symbolique, marquant à la fois la fin d’un ancien accord et le début d’un nouvel espoir. Ce Dialogue Inter-Maliens pourrait bien être le point de départ vers une paix durable et authentiquement malienne, une paix construite sur les ruines d’un accord passé, mais avec une vision clairement tournée vers l’avenir. 

Le Dialogue Inter-Maliens incarne une étape cruciale pour le Mali, non seulement en termes de réconciliation nationale, mais aussi de reconstruction politique et sociale. Il est mené avec une clarté de vision qui était peut-être absente lors des négociations précédentes, se concentrant fermement sur les intérêts maliens plutôt que sur les compromis internationaux.

Ce nouveau dialogue, enraciné dans les principes de souveraineté, de respect des choix stratégiques et de défense des intérêts du peuple, offre une plateforme pour que tous les Maliens participent activement à la refonte de leur pays. C’est un processus qui transcende les divisions politiques et ethniques et cherche à établir une base solide pour la future prospérité du Mali, faisant de ce mois de mai non seulement un anniversaire de l’ancien accord, mais aussi le commencement d’une nouvelle ère de véritable autonomie et de progrès pour le Mali.

Oumarou Fomba 

6 mai 2024 0 comments
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Phase finale du Dialogue inter-maliens
A la UnePolitique

Phase finale du dialogue de l’espoir et de la résilience

by Chiencoro 6 mai 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le 6 mai 2024 à Bamako, la phase finale du Dialogue Inter-Maliens a ouvert ses portes sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, au Centre International de Conférences. Cette réunion cruciale, prévue jusqu’au 10 mai, vise à consolider la paix et la réconciliation nationale à travers l’inclusion de divers groupes maliens, y compris la diaspora et les acteurs locaux.

Le Mali, à ce jour crucial du 6 mai 2024, se dresse à la croisée des chemins avec une résolution remarquable et une espérance renouvelée. Au Centre International de Conférences de Bamako, le rideau s’est levé sur la phase finale du Dialogue Inter-Maliens, initié par le président de la transition. Ce moment marque non seulement une étape significative dans la quête de la paix et de la réconciliation, mais témoigne également de la détermination des autorités de transition à conduire le pays vers un avenir prometteur.

Se laisser dicter son destin par des influences extérieures

Ce dialogue, par sa nature même et par l’engagement des participants, illustre la profondeur de l’engagement national pour résoudre les problèmes endémiques qui ont longtemps divisé le Mali. Les acteurs de tous horizons — gouvernementaux, sociaux, et de la diaspora — se sont réunis avec un objectif commun : forger un consensus durable qui mènera à la réconciliation et au renforcement du tissu social malien.

Le président Goïta, dans son discours poignant, a non seulement réaffirmé la nécessité d’une paix forgée par et pour les Maliens, mais a aussi souligné l’importance de l’indépendance dans la gestion des affaires du pays. La déclaration du président du Comité de pilotage, Ousmane Issoufi Maïga, « le possible est Malien et l’impossible n’est pas Malien », résonne comme un écho de la résilience et de l’autodétermination qui caractérisent aujourd’hui le Mali. 

Il est clair que sous la gouvernance du Chef de l’État, le Mali refuse de se laisser dicter son destin par des influences extérieures et cherche plutôt à s’appuyer sur ses propres valeurs et réalités. 

Valorisation de toutes les contributions

Le processus du Dialogue Inter-Maliens a été salué pour son inclusivité. Le Président du Comité de Pilotage a su diriger ce processus avec un mélange de sagesse et de pragmatisme, garantissant que chaque voix soit entendue, des plus rurales aux plus urbaines, englobant les universités, les institutions traditionnelles et les divers groupes sociaux et politiques. Cette méthodologie ascendante, du local au national, a permis de tisser ensemble un large éventail de perspectives, rendant le dialogue véritablement représentatif de l’ensemble du peuple malien.

L’accent mis sur la diversité d’opinions et la liberté d’expression a été particulièrement crucial. Le Comité de Pilotage a mis en place un cadre où toutes les contributions sont valorisées, sans censure ni préjudice, encourageant ainsi une discussion ouverte et honnête qui est fondamentale pour toute réconciliation véritable.

À travers les discours et les actions, les autorités de transition ont démontré une compréhension profonde des défis auxquels le pays est confronté, mais aussi un optimisme pragmatique quant à leur résolution. Il est manifeste que le leadership actuel du Mali a une vision claire pour un avenir pacifié et uni. Leur capacité à piloter ce processus complexe et à maintenir l’engagement des citoyens à travers le dialogue est une preuve de leur compétence et de leur engagement envers le Mali.

Un legs pour les générations futures

Ce qui se déroule à Bamako n’est pas juste une série de réunions ou de négociations. C’est la réaffirmation de l’unité malienne, une déclaration collective que malgré les années de conflits et les divisions, il y a une volonté irréductible de bâtir ensemble un Mali meilleur. Le Dialogue Inter-Malien, sous cette direction avisée, n’est pas seulement une promesse pour le présent, mais un legs pour les générations futures.

Ainsi, alors que le Mali continue de naviguer à travers ces moments décisifs, l’esprit de « Mali Kura », un Mali renouvelé et fort, doit être le phare qui guide le pays. Les efforts de ces jours ne sont que le début d’un chemin plus long vers la paix et la prospérité, un chemin que les Maliens, guidés par des leaders dévoués et perspicaces, sont prêts à emprunter ensemble.

Chiencoro Diarra 

6 mai 2024 0 comments
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raffinerie Dangoté
A la UneÉconomie

Révolution dans le raffinage africain : comment Dangote transforme le paysage pétrolier africain

by Chiencoro 5 mai 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le rapport « Pourquoi la raffinerie pétrolière d’Aliko Dangote peut réussir là où les autres raffineries africaines ont échoué », publié en avril 2024 par l’Agence Ecofin, annonce l’inauguration de la plus grande raffinerie de pétrole en Afrique à Lagos, avec une capacité quotidienne de 650 000 barils. Cette initiative d’Aliko Dangote vise à transformer le secteur énergétique et à réduire les importations de carburants sur le continent.

Dans l’effervescent univers industriel africain, la méga raffinerie d’Aliko Dangote à Lagos n’est pas simplement une infrastructure massive ; elle est un symbole de renouveau et d’espoir pour une industrie pétrolière africaine en quête de transformation. Alors que de nombreuses raffineries du continent luttent contre des technologies dépassées et des défis opérationnels incessants, Dangote propose une vision ambitieuse incarnée dans une installation qui pourrait bien redéfinir les contours de l’autonomie énergétique en Afrique.

Technologies de pointe pour une efficacité maximale

Pourquoi cette raffinerie suscite-t-elle tant d’enthousiasme ? Imaginez un géant industriel capable de traiter jusqu’à 650 000 barils par jour, non seulement en raison de sa taille impressionnante, mais aussi grâce à une approche stratégique qui dépasse les standards habituels. Dangote n’a pas simplement construit une raffinerie ; il a repensé le concept même de raffinage. En intégrant des technologies de pointe et une politique d’approvisionnement novatrice, cette raffinerie est prête à établir de nouvelles normes de rentabilité et d’efficience.

Couverture du rapport sur le lancement de l'industrie de Raffinerie Dangoté.
Rapport de l’Agence Ecofin : « Pourquoi la raffinerie pétrolière d’Aliko Dangote peut réussir là où les autres raffineries africaines ont échoué ».

Ce projet monumental ne se limite pas à optimiser le traitement du pétrole brut ; il incarne une approche globale qui tient compte des enjeux environnementaux et économiques actuels. Grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle, de la digitalisation complète, et de l’Internet des objets, Dangote transforme l’opérationnelle quotidienne en un modèle d’efficacité et de durabilité. Ces technologies ne sont pas de simples additions à l’infrastructure existante, elles en sont le cœur battant, promettant un fonctionnement d’une fluidité et d’une efficience qui redéfinissent ce que signifie raffiner en Afrique.

Impact sur le marché africain et mondial

L’impact de la raffinerie Dangote dépasse les frontières du Nigeria. En adoptant des technologies avant-gardistes et une stratégie d’approvisionnement intelligente, Dangote ne se contente pas de répondre aux besoins énergétiques du Nigeria ; il positionne l’Afrique sur le marché mondial comme un acteur central et autonome en matière de raffinage pétrolier. Cette démarche innovante contribue à une renaissance industrielle africaine où le continent ne se contente plus d’exporter des matières premières, mais les transforme, ajoutant valeur et compétitivité sur le marché global.

Les enjeux et les opportunités que la raffinerie Dangote représente sont immenses. En termes de capacité opérationnelle, elle est conçue pour être non seulement la plus grande, mais aussi la plus sophistiquée des raffineries en Afrique. Cela se traduit par une capacité à produire des volumes massifs de produits pétroliers finis, réduisant la dépendance du continent aux importations onéreuses qui grèvent les économies africaines. La raffinerie envisage également un avenir où l’Afrique peut s’affirmer comme un exportateur net de produits pétroliers, renversant ainsi les dynamiques économiques traditionnelles et favorisant une indépendance économique plus grande.

Défis et perspectives 

Par ailleurs, la stratégie de Dangote en matière de développement durable et de responsabilité sociale de l’entreprise est un autre aspect qui mérite d’être souligné. La raffinerie s’engage à minimiser son empreinte écologique tout en maximisant l’impact social positif. En intégrant des technologies propres et en respectant des normes environnementales strictes, elle vise à démontrer qu’il est possible de combiner croissance industrielle et durabilité.

Ce projet ambitieux ne va pas sans défis, notamment en termes de logistique, de coût et de gestion des ressources humaines. Néanmoins, les avantages potentiels pour le Nigeria, et plus largement pour l’Afrique, sont considérables. En créant des emplois, en générant des revenus fiscaux substantiels, et en stimulant le développement de compétences locales, la raffinerie Dangote peut jouer un rôle clé dans le développement socio-économique du continent.

La raffinerie d’Aliko Dangote ne représente pas uniquement un succès industriel ; elle incarne une vision audacieuse pour l’avenir de l’Afrique. Une vision où l’innovation et le développement durable vont de pair avec croissance économique et autonomie énergétique. Elle incite chaque Africain à envisager un avenir où le continent est non seulement un acteur majeur sur la scène énergétique mondiale, mais aussi un exemple de développement industriel responsable et innovant.

Chiencoro Diarra 

5 mai 2024 0 comments
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Dialogue inter-maliens
A la UnePolitique

De la discorde à l’accord : le Mali tisse son chemin vers la réconciliation

by Chiencoro 5 mai 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Mali est engagé dans un Dialogue Inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale, dont la phase nationale démarre demain, le 6 mai 2024. Cette initiative nationale du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, vise à restaurer la paix et à renforcer la cohésion sociale à travers un processus inclusif impliquant toutes les strates de la société malienne.

Le Dialogue Inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale, comme annoncé par le Président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, est plus qu’une initiative politique ; c’est un espoir tangible pour un avenir réconcilié au Mali. Cette entreprise monumentale, initiée dans son discours du 31 décembre 2023, a pris un rythme soutenu depuis son lancement, marquant l’engagement de la nation vers une paix durable et la cohésion sociale à un moment crucial de son histoire.

Garantir un dialogue ancré dans la réalité malienne

La phase nationale, qui va démarrer le 6 mai 2024 au Centre international de conférence de Bamako (CICB), est une promesse de changement, un train à grande vitesse vers la paix qui ne laisse personne derrière. C’est une occasion pour chaque Malien de contribuer à la construction d’un avenir où les conflits communautaires et intercommunautaires sont résolus non pas par la violence, mais par le dialogue et la compréhension mutuelle.

Le Comité de Pilotage, dirigé par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, incarne l’âme du processus inclusif voulu par le Président Goïta. Il comprend plus de cent personnes issues de divers horizons — politiques, confessionnels, de la diaspora, et représente toutes les générations et sexes, incluant les personnes vivant avec des handicaps. Leur rôle ? Coordonner un dialogue qui reflète toutes les facettes de la société malienne.

Depuis février, ce comité a travaillé d’arrache-pied pour préparer le terrain : organisation d’ateliers, nomination des membres, mise en place de phases communales, régionales, et même internationales avec la participation des ambassades et consulats. Chaque étape a été pensée pour garantir que le dialogue soit ancré dans la réalité malienne, prenant en compte les spécificités de chaque région et de chaque communauté.

Pourquoi ce processus est-il si crucial ?

La phase nationale, qui a démarré début mai, est l’apogée de ce processus. C’est là que se consolide tout le travail préparatoire, où se rencontrent toutes les idées, toutes les critiques, et toutes les suggestions recueillies lors des différentes phases. C’est là que les Maliens définissent ensemble les contours de leur coexistence future, dans un esprit de respect mutuel et de compréhension.

Cette démarche de dialogue national est un modèle de démocratie participative, montrant que même dans les moments les plus sombres, il est possible de trouver des solutions pacifiques aux problèmes les plus complexes. C’est un témoignage éloquent de la maturité politique et sociale du Mali, un pays qui, malgré les défis sécuritaires et politiques, cherche à trouver sa propre voie vers la paix et la stabilité.

Mais pourquoi ce processus est-il si crucial à ce moment précis ? Le Mali, comme beaucoup de pays, est à la croisée des chemins. Les conflits internes, exacerbés par des influences et des intérêts externes, ont créé des fissures profondes dans le tissu social et politique. Le Dialogue Inter-Maliens est une tentative de réparation, de retrouver une harmonie perdue et de se projeter vers un avenir où tous les citoyens peuvent se sentir sécurisés et valorisés.

L’urgence et la précision du tic-tac d’une montre

Ce dialogue est également un défi aux normes traditionnelles de la médiation internationale. Au lieu de dépendre entièrement des acteurs externes, les Maliens prennent les rênes de leur destin, avec le soutien de la communauté internationale certes, mais en gardant le contrôle du processus. C’est une affirmation de souveraineté et un exemple pour d’autres nations confrontées à des défis similaires.

Les résultats de ce dialogue pourraient redéfinir non seulement l’avenir du Mali mais aussi offrir un modèle pour la résolution des conflits ailleurs en Afrique et dans le monde. Cela montre que, même dans les situations les plus difficiles, le dialogue reste l’outil le plus puissant pour forger la paix et la réconciliation.

Le Dialogue Inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale est une lueur d’espoir pour tous ceux qui croient en la capacité de l’humanité à surmonter ses divisions par la parole et la compréhension mutuelle. C’est un appel à tous les Maliens, de Bamako à Tombouctou, de prendre part activement à ce processus historique, de s’engager pour la paix et pour un Mali uni et prospère. Le temps du changement est arrivé, et il sonne avec l’urgence et la précision du tic-tac d’une montre qui ne s’arrête jamais.

Chiencoro Diarra 

5 mai 2024 0 comments
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Membres-du-Conseil-des-sages-de-la-CEDEAO-à-la-réunion-de-Lagos
Billet d'humeur

Échecs et stratégies : les Sages de la Cédéao à la croisée des chemins géopolitiques

by Chiencoro 4 mai 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le Conseil des Sages de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), sous la direction de l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, s’est réuni à Abidjan du 29 au 30 avril 2024 pour discuter des défis de gouvernance, de paix et de sécurité dans la région. Cette rencontre intervient alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé de quitter l’organisation, soulevant des questions sur l’efficacité des médiations régionales.

Sur la scène géopolitique en Afrique de l’Ouest, les actions récentes des sages de la Cédéao, sous la présidence de Dr Goodluck Jonathan, ressemblent davantage à des tentatives désespérées de colmater des brèches plutôt qu’à des solutions pérennes pour les défis de gouvernance, de paix et de sécurité. Leurs récentes déclarations à Abidjan lors d’une retraite de deux jours, bien que teintées d’une noble intention de préserver l’unité régionale, semblent manquer de cette sagesse pratique émanant des figures historiques comme les sept Sages de la Grèce antique.

Les Sages en carton 

La sagesse, dans son essence la plus pure, ne consiste pas seulement à accumuler des connaissances ou à exceller dans la diplomatie préventive, mais plutôt à naviguer avec précaution dans les eaux troubles des intérêts géopolitiques tout en préservant les intérêts fondamentaux des peuples. Lorsque le Burkina Faso, le Mali et le Niger annoncent leur retrait de la Cédéao, cela devrait sonner comme un réveil cinglant pour ces sages, leur rappelant que leur rôle dépasse la simple médiation ; il inclut également la capacité d’anticiper et de répondre efficacement aux crises. 

En 2022, des sanctions jugées « injustes, inhumaines et illégitimes » ont été imposées contre le Mali, suivies par des mesures similaires contre le Burkina Faso et le Niger. Ces sanctions, loin de stabiliser la région, ont exacerbé les tensions. Lorsque l’organisation ouest-africaine a brandi la menace d’une intervention armée contre le Niger suite au coup d’État de juillet 2023, le Mali et le Burkina Faso ont réagi en assimilant cette possibilité à une déclaration de guerre. Ces moments de crise auraient dû être des occasions pour le Conseil des Sages d’intervenir et de modérer, de rappeler les parties à la raison et à la recherche de solutions pacifiques. Pourtant, leur silence ou leur alignement sur les décisions controversées soulève des questions sur leur pertinence et leur efficacité.

La résilience des peuples malien et burkinabé face à ces épreuves aurait dû être un signal d’alarme pour ces « Sages en carton », leur montrant la nécessité de revoir leurs méthodes et d’adopter une approche plus juste et plus humaine. Mais la réalité, souvent cruelle, nous rappelle que les titres honorifiques ne garantissent pas la sagesse et que les conseils prodigués ne sont pas toujours exempts de calculs politiques ou d’intérêts personnels.

Une « arène de conflits géostratégiques »

Le sage moderne, devrait-il être semblable à Solon, utilisant son intelligence pour légiférer avec prudence, ou devrait-il suivre l’exemple de Thalès, en plongeant dans les profondeurs de la philosophie pour chercher des réponses aux crises contemporaines ? L’appel à la réconciliation et à l’unité semble faible lorsqu’il est juxtaposé à la réalité des ingérences étrangères qui manipulent subtilement la dynamique régionale pour servir des intérêts stratégiques lointains.

La région est décrite comme une « arène de conflits géostratégiques » par le Conseil lui-même, révélant ainsi une prise de conscience de la vulnérabilité de ces États à des forces extérieures. Pourtant, leur réponse manque d’une stratégie claire pour contrer efficacement ou atténuer ces influences. Est-ce la marque d’un véritable sage, celui qui se contente de reconnaître les problèmes sans proposer de véritables solutions ? 

La véritable sagesse ne devrait-elle pas aussi consister à offrir des solutions tangibles et justes qui ne conduisent pas les nations à un isolement désespéré, mais plutôt à une indépendance constructive ? Comment les sages de la Cédéao peuvent-ils se regarder dans le miroir de l’histoire et voir autre chose que l’échec, si les nations qu’ils prétendent unir se sentent contraintes de quitter l’organisation ?

Des reliques d’une époque révolue

En vérité, le titre de « sage » au sein de la Cédéao devrait être un cri de ralliement pour une introspection profonde et une réévaluation de leurs méthodes et approches. Le sage d’aujourd’hui doit transcender la diplomatie conventionnelle et la réaction aux crises pour devenir un architecte de solutions durables qui respectent à la fois l’autonomie des États membres et leur intégrité collective.

La décision de ces trois pays de quitter l’organisation commune n’est pas seulement un acte de rébellion, mais un signal d’alarme pour que les sages redéfinissent leur rôle et réaffirment leur pertinence. À défaut, ils risquent de devenir des reliques d’une époque révolue, où les conseils pratiques et la modération guidée par la sagesse faisaient défaut quand ils étaient le plus nécessaires.

Chiencoro Diarra 

4 mai 2024 0 comments
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