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Phase finale du Dialogue inter-maliens
A la UnePolitique

Dialogue inter-Maliens : une dernière chance pour la paix et la réconciliation nationale ?

by Bakary FOMBA 10 mai 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Après plusieurs années de tensions sociopolitiques, le peuple malien a décidé de tourner la page et en écrire une nouvelle.

Depuis plusieurs décennies, le Mali est en proie à des conflits internes, à des divisions politiques et ethniques et à des tensions sociales qui ont profondément divisé la population. Face à cette situation, les différents acteurs sociaux, politiques et communautaires du pays ont tenté à plusieurs reprises d’organiser des dialogues visant à trouver des solutions aux problèmes qui minent la stabilité et la cohésion nationale. 

Cependant, la plupart de ces dialogues antérieurs ont échoué à instaurer un réel consensus et une réelle inclusivité, laissant de nombreux Maliens exclus et mécontents du processus. Mais les choses pourraient bien changer avec le dialogue en cours qui semble être plus inclusif que jamais.

Aboutir à des compromis durables

Il n’y a aucun doute que le dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, initié par le Colonel Assimi Goïta, et dirigé par l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, ait réussi à rassembler un large éventail d’acteurs de la société malienne, y compris des représentants des différentes factions politiques, des organisations de la société civile, des chefs religieux et traditionnels, des femmes et des jeunes. Ces acteurs ont été conviés à la table des négociations, offrant ainsi une plateforme pour une représentation diversifiée et une prise en compte des intérêts de tous les groupes sociaux.

De plus, ce dialogue a également pris en compte les revendications légitimes de certaines communautés marginalisées et minoritaires, en leur offrant une voix et une opportunité de participer activement à la recherche de solutions pour un Mali plus inclusif et pacifique.

Dans son discours, à l’occasion de l’ouverture de la phase nationale du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga met en avant le caractère inclusif de cette initiative. En insistant sur le fait que chaque voix et chaque opinion soient prises en considération dans le processus de construction d’un Mali uni et apaisé, M. Maïga laisse croire que ce dialogue pourrait aboutir à des compromis durables.

« Le Comité de Pilotage, tout au long du processus, a usé de tous les moyens mis à sa disposition, de tous les mécanismes et stratégies endogènes pour faire de cette initiative présidentielle un processus inclusif »,souligne Ousmane Issoufi Maïga.

Tout en contribuant significativement à renforcer la légitimité et la crédibilité de ce dialogue, cette approche inclusive est tout autant essentielle pour favoriser la participation de l’ensemble de la société malienne et de construire un consensus fort autour des défis auxquels le pays est confronté. En donnant la parole à chacun, en prenant en compte toutes les sensibilités et en favorisant un dialogue respectueux et constructif, ce processus pourrait contribuer à renforcer la cohésion nationale et à promouvoir la paix et la stabilité au Mali.

Une demande du Colonel Assimi Goïta

Cependant, il est à noter que cette inclusivité est une demande du Colonel Assimi Goïta, au Comité de Pilotage du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale.

Lors de la mise en place du Comité de Pilotage du dialogue, le Colonel Assimi Goïta, a clairement exprimé sa volonté d’assurer une inclusivité maximale dans ce processus de dialogue crucial pour l’avenir du Mali.

Par sa demande d’inclusivité, le Colonel Goïta a montré sa volonté de mettre en place un dialogue authentique, transparent et démocratique, basé sur le respect mutuel et la prise en compte de la diversité des opinions et des perspectives.

« Je l’avais demandé, le Comité de pilotage devait tout mettre en œuvre pour rendre le processus le plus inclusif possible », indiquait le Colonel Assimi Goïta dans son discours à l’occasion de la cérémonie de lancement de la phase nationale du dialogue inter-Maliens.

En demandant une approche inclusive du dialogue, le colonel Assimi Goïta envoie ainsi un signal fort de son engagement en faveur de la réconciliation nationale et de la promotion de la paix au Mali. Il montre tout de même sa volonté de mettre en œuvre des mesures concrètes pour surmonter les divisions et les tensions qui ont affligé le pays, et pour construire un avenir meilleur pour tous les Maliens.

De plus, à travers cet appel, le Chef de l’État reconnait que la résolution des conflits et des divisions internes au Mali nécessite l’implication de tous les acteurs concernés, qu’ils soient politiques, sociaux, communautaires ou armés. Il comprend que chaque voix compte dans la construction d’un Mali pacifié, stable et prospère.

Au regard de son caractère inclusif, transparent et participatif, le dialogue inter-Maliens, semble avoir les caractéristiques nécessaires pour réussir là où les précédents ont échoué. Il s’agit là, d’une dernière chance à ne pas rater, pour aller à la paix et la réconciliation nationale.

Bakary Fomba 

10 mai 2024 0 comments
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Rapport sur la migration mondiale 2024
A la UnePolitique

Rapport mondiale sur la migration 2024 : lutte contre la mésinformation et la politisation 

by Chiencoro 9 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Rapport mondial sur la migration 2024, publié par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le 7 mai 2024, se penche avec acuité sur les problèmes croissants de mésinformation et de politisation entourant les mouvements migratoires mondiaux. L’étude approfondie met en lumière comment ces deux facteurs façonnent non seulement les politiques publiques, mais influencent également les perceptions sociales à l’échelle internationale.

La mésinformation autour de la migration n’est pas un phénomène nouveau, mais sa prolifération dans l’ère numérique a amplifié ses effets déstabilisateurs, créant des divisions profondes au sein des sociétés. Le rapport de l’OIM indique que « la diffusion de fausses informations concernant les migrants et leurs impacts sur les sociétés d’accueil a engendré des vagues de xénophobie et de nationalisme exacerbé, influençant de manière significative les politiques migratoires à travers le monde. »

La vérité, première victime des politiques migratoires 

La politisation de la migration, selon l’étude, a transformé cette question humanitaire en un outil électoral puissant, manipulé par des partis et des leaders cherchant à gagner ou à consolider leur pouvoir. Cette approche stratégique a souvent abouti à des politiques qui « sacrifient l’efficacité et l’humanité au profit de gains politiques à court terme, » selon le rapport. En exploitant les peurs et les préjugés, certains politiciens ont réussi à créer un climat de méfiance et d’hostilité envers les migrants.

Rapport sur la migration dans le onde 2024
Couverture du Rapport mondiale sur la migration 2024. OIM.

La situation est particulièrement tendue dans des pays où les migrations sont de grandes ampleurs. « Les politiques migratoires deviennent des outils de campagnes électorales, où la vérité devient souvent la première victime, » explique le rapport. Cette instrumentalisation de la migration a mené à des politiques restrictives, souvent dénuées de fondements factuels ou scientifiques, et qui ne font qu’exacerber les défis de l’intégration et du respect des droits humains.

La migration, une partie de la solution aux défis mondiaux

Face à cette réalité, l’OIM appelle à une « approche dépolitisée et basée sur des données vérifiables pour aborder la migration ». L’organisation souligne l’importance d’une gouvernance mondiale renforcée, capable de gérer les mouvements de populations de manière plus équitable et efficace. « Il est crucial d’aborder la migration non pas comme un problème, mais comme une partie de la solution aux défis mondiaux que nous affrontons, notamment la démographie changeante et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, » précise le rapport.

Les réponses aux migrations doivent être multidimensionnelles, intégrant à la fois des politiques de développement, de sécurité et d’intégration sociale. « Tant que nous verrons la migration comme un danger plutôt qu’une opportunité, nous manquerons les bénéfices substantiels qu’elle peut apporter, » affirme un expert cité dans le rapport. 

Cependant, l’efficacité de toute politique migratoire est souvent sapée par la mésinformation, qui continue de façonner les attitudes et les comportements à l’égard des migrants. Le rapport propose donc que les efforts pour contrer la mésinformation soient amplifiés, notamment par l’éducation et la sensibilisation. « Il est fondamental de construire des narratifs basés sur la réalité des faits, et non sur des peurs infondées, » conseille le rapport.

Une migration juste, rationnelle et bénéfique 

Le document de l’OIM insiste sur le rôle que peuvent jouer les médias et les plateformes numériques dans la diffusion d’informations correctes sur la migration. La coopération internationale est également cruciale, car « aucun pays ne peut gérer seul les défis de la migration ». Les recommandations du rapport appellent à une plus grande collaboration entre les États, les organisations internationales, et les acteurs non gouvernementaux pour développer des stratégies de migration qui profitent à tous.

Le Rapport sur la migration mondiale 2024 offre une analyse précieuse et approfondie des défis actuels, proposant des pistes d’action pour les décideurs et la société civile. En mettant l’accent sur la nécessité de dépasser la mésinformation et la politisation, le rapport vise à promouvoir une approche de la migration qui soit juste, rationnelle et bénéfique pour toutes les parties impliquées.

Chiencoro Diarra 

9 mai 2024 0 comments
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Faim en Afrique de l'Ouest
Billet d'humeurÉconomie

La faim, ce fléau qui étreint l’Afrique de l’Ouest et Centrale

by Sahel Tribune 9 mai 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Chaque été, un spectre parcourt l’Afrique de l’Ouest et du Centre : celui de la faim. Selon les dernières données d’une enquête menée par l’ONU et diverses ONG, plus de 50 millions de personnes dans dix-sept pays de ces régions sont confrontées à une insécurité alimentaire alarmante. Et alors que la période de soudure approche, cette situation ne fait qu’empirer.

Quand le terme « soudure » désigne une crise alimentaire qui revient avec la régularité d’un mauvais rêve, vous savez que le système est rompu. Ce n’est plus seulement une question de mauvaise récolte ou de conditions météorologiques défavorables ; c’est la manifestation d’une crise structurelle qui frappe de plein fouet les plus vulnérables.

Les conflits détruisent les vies et les moyens de subsistance

Cette année, dans des pays comme le Nigeria, le Tchad et la Sierra Leone, jusqu’à 20 % de la population pourrait souffrir de faim extrême. Des régions entières, comme Ménaka au Mali, sont au bord d’une « faim catastrophique ». Ce terme, écho sinistre dans le vocabulaire humanitaire, traduit une réalité où des familles entières n’ont rien à se mettre sous la dent, et où les enfants se couchent le ventre vide, nuit après nuit.

Ce n’est pas faute de savoir ce qui alimente cette crise. Les conflits incessants qui sévissent dans ces régions, combinés aux effets exacerbés du changement climatique, ont créé un cocktail dévastateur qui détruit les moyens de subsistance et chasse les gens de leurs terres. Sadou Soumana, conseiller technique en sécurité alimentaire, résume bien la situation à l’antenne d’un média occidental : « Quand les conflits arrivent, ça détruit les vies, mais aussi, ça détruit les moyens de subsistance. » Ce constat, loin d’être une révélation, devrait sonner comme un appel au changement urgent et radical.

Le changement climatique, avec ses sècheresses prolongées et ses inondations capricieuses, ne fait qu’aggraver la situation. L’agriculture pluviale, pierre angulaire de la subsistance dans ces régions, ne peut tout simplement plus supporter le poids de ces bouleversements climatiques. Le déficit céréalier devient une réalité annuelle, et la pauvreté des sols un ennemi aussi redoutable que la sécheresse elle-même.

Financements en retard, et souvent trop peu ou trop tard

Et pourtant, face à cette urgence, le financement de la réponse humanitaire est à la traîne. Seuls 10 % du plan de réponse sont actuellement financés en Afrique centrale. C’est dérisoire, et cela témoigne d’un manque de volonté collective de s’attaquer à la racine du problème. Les financements tardent à arriver, et quand ils arrivent, c’est souvent trop peu, trop tard.

Il est temps de réveiller les consciences, de secouer les puissances mondiales et locales, et d’exiger un changement. La faim n’est pas une fatalité ; c’est le résultat de décisions politiques, de négligences et d’un système global qui privilégie trop souvent le profit au détriment des personnes. Si nous ne pouvons pas nourrir les gens, alors nous faillons à l’un des droits humains les plus fondamentaux. Les dirigeants africains et internationaux doivent prendre acte de cette crise et agir en conséquence. La dignité humaine en dépend.

Oumarou Fomba 

9 mai 2024 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Mali : l’heure de la véritable souveraineté a sonné

by Chiencoro 9 mai 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Mali, en pleine transition, affronte des défis colossaux qui mettent en évidence le long chemin vers la véritable indépendance. Les autorités, sous la direction du colonel Assimi Goïta, s’engagent dans une quête de souveraineté, rejetant les influences extérieures pour renforcer la justice et l’autodétermination nationale.

L’heure est grave, mais aussi propice à l’éveil pour le Mali, un pays secoué par des vagues incessantes de défis qui ne cessent de mettre à l’épreuve la résilience et l’endurance de ses habitants. Alors que beaucoup pourraient céder à la tentation de l’apitoiement, la réalité actuelle nous confronte à une évidence cruciale : le chemin vers la souveraineté et l’autodétermination est encore long et semé d’embûches.

Un cadeau d’émancipation

Avec des problèmes aussi divers que la fourniture intermittente d’électricité, une insécurité galopante, un taux de chômage des jeunes alarmant, et des crises financières et économiques exacerbées par les décisions courageuses des autorités de transition, il est clair que notre indépendance restait encore incomplète, négociée sous le joug d’influences étrangères. Ces décisions, bien que controversées, mettent en lumière une volonté ferme de marcher vers une véritable souveraineté, rejetant les partenariats jugés asservissants et limitatifs.

Ces mouvements audacieux devraient être un signal d’alarme pour nous tous. Ils nous rappellent douloureusement que notre existence en tant que nation libre et indépendante dépendait jusqu’ici trop souvent de l’approbation et du soutien extérieur, comme des sangsues à notre autonomie. Loin d’être un sujet de lamentation, cette prise de conscience devrait nous inciter à l’action et à la solidarité.

C’est dans ce contexte que les Maliens devraient non seulement remercier, mais aussi soutenir avec vigueur les autorités de la transition. Leur courage de briser les chaînes de dépendances anciennes est un cadeau d’émancipation. Cela devrait nous pousser, en tant que peuple, à prendre part activement à cette marche vers la souveraineté, à comprendre et à endosser les responsabilités qui viennent avec.

Le bonheur et l’indépendance ont toujours un prix

Les témoignages du passé récent, marqués par l’échec des interventions militaires étrangères telles que la Minusma et Barkhane, devraient nous convaincre de l’importance de prendre en main notre destin. L’histoire nous montre que l’interventionnisme, sous couvert d’assistance, cache souvent une quête égoïste de bénéfices unilatéraux.

La route est indéniablement semée d’obstacles, et les autorités maliennes en sont conscientes. Mais elles savent aussi que le véritable progrès d’une nation se forge dans la capacité de ses citoyens à surmonter les défis, à transformer les adversités en opportunités de croissance et de renforcement de l’autonomie nationale.

Le bonheur et l’indépendance ont toujours un prix, et pour le Mali, ce prix est celui de la persévérance, de la solidarité et de l’engagement de chaque Malien envers la patrie. Ainsi, chaque pas, même chancelant, vers notre émancipation est un pas vers le salut de notre pays, longtemps meurtri, mais jamais résigné.

Chiencoro Diarra 

9 mai 2024 0 comments
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Quinzaine de l'environnement
Climat et environnement

Mali : la détermination d’un gouvernement en guerre contre les atteintes environnementales

by Chiencoro 8 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans le splendide cadre du Palais de Koulouba, le mercredi 8 mai 2024, le gouvernement malien, sous la direction ferme du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, s’est penché sur des questions critiques lors de sa séance ordinaire. La réunion a mis en lumière les efforts concertés pour aborder les défis environnementaux qui minent le pays, démontrant une volonté politique forte de faire face aux agressions incessantes contre les écosystèmes maliens.

Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a pris la parole pour informer le Conseil de plusieurs initiatives importantes. Parmi celles-ci, la 25e édition de la Quinzaine de l’environnement se démarque comme une pierre angulaire des efforts de sensibilisation et d’action environnementale. Cet évènement, ancré dans la tradition depuis l’an 2000, sert de plateforme pour une vaste campagne de communication visant à instaurer un changement de comportement en faveur de la protection de l’environnement. 

Menace l’écosystème local à Kassela et à Faraba

La Quinzaine s’étend entre deux dates significatives : le 5 juin, Journée mondiale de l’Environnement, et le 17 juin, Journée internationale de lutte contre la désertification et la sècheresse. Pour l’édition 2024, les thèmes « la restauration des terres, la désertification et la résistance à la sècheresse » ainsi que « Unis pour les terres : Notre patrimoine, Notre avenir » ont été judicieusement choisis. Ces thèmes reflètent non seulement les défis spécifiques au Mali, mais aussi une volonté de rassembler les citoyens autour d’une cause commune qui est la conservation des terres.

Au-delà des campagnes de sensibilisation, le ministre a également reporté sur des actions concrètes menées sur le terrain pour contrer les agressions environnementales. Parmi les exemples cités, les missions de contrôle menées à Kassela et à Faraba ont révélé des activités hautement préoccupantes. À Kassela, l’exploitation intensive et illégale du bois, souvent transformé en charbon, pose un grave problème de déforestation, tandis qu’à Faraba, une exploitation semi-industrielle illégale de l’or menace l’écosystème local.

Collaboration étroite entre toutes les parties prenantes

Ces constats alarmants ont conduit à des interventions directes, incluant la saisie et la confiscation de produits frauduleux ainsi que de matériels et équipements utilisés dans ces exploitations illégales. Ces actions démontrent une prise de conscience et une réactivité de la part du gouvernement, bien que la route vers une gestion durable des ressources naturelles soit encore longue et semée d’embûches.

Si la Quinzaine de l’environnement et les actions de répression sont louables et nécessaires, elles rappellent la difficulté des défis environnementaux auxquels le Mali est confronté. L’engagement du gouvernement doit être soutenu par une volonté collective de préservation et une vigilance continue, pour garantir un avenir où le patrimoine naturel du Mali est non seulement préservé, mais valorisé. Cela nécessite un effort continu, une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes, et un engagement renouvelé de chaque Malien à protéger et à chérir leur environnement.

Chiencoro Diarra 

8 mai 2024 0 comments
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Centrale photovoltaïque
Économie

Le Mali s’engage dans l’ère du renouvelable : un pas vers l’autonomie énergétique

by Sahel Tribune 8 mai 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le mercredi 8 mai 2024, sous l’oeil attentif du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, le Conseil des Ministres s’est réuni au Palais de Koulouba. Au cours de cette rencontre une initiative capitale pour l’avenir énergétique du Mali a été discutée. Au cœur des délibérations, un projet salvateur : la construction de la centrale solaire photovoltaïque de Tiakadougou-Dialokoro dans le Cercle de Kati, Région de Koulikoro.

Cette rencontre a vu l’approbation de l’Avenant n°1 à la convention de concession avec la société AMEA POWER LLC, un pas déterminant vers la réalisation de ce projet solaire ambitieux prévu pour générer 100 mégawatts crêtes. La première phase de 50 MWc, qui concerne directement Tiakadougou, marque une avancée significative dans l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique du Mali.

Le projet, conçu pour être développé en Build, Own, Operate and Transfer (BOOT), témoigne d’une stratégie bien pensée pour renforcer la capacité de production d’électricité du réseau interconnecté malien. Cette initiative reflète une orientation stratégique vers des sources d’énergie plus durables, répondant non seulement aux besoins énergétiques immédiats mais aussi aux impératifs environnementaux mondiaux.

Cependant, le chemin vers la réalisation de cette vision n’a pas été sans embûches. Diverses contraintes ont empêché la levée de toutes les conditions suspensives nécessaires au démarrage des travaux. Le gouvernement et AMEA MALI SOLAR SA ont donc dû conclure cet avenant pour surmonter ces difficultés, prouvant leur engagement commun à faire avancer ce projet crucial.

Parmi les ajustements notables, l’avenant modifie plusieurs aspects clés de la convention originale. Il proroge la date prévisionnelle de prise d’effet et adapte la durée de la convention, offrant ainsi une marge de manœuvre supplémentaire pour la réalisation. De plus, il introduit une garantie partielle de risque et modifie le mode de vente de l’électricité de « Take or Pay » à « Take and Pay », ce qui allège potentiellement le fardeau financier sur le gouvernement. Le prix d’achat du kilowatt heure a également été revu à la baisse, une victoire pour l’accessibilité de l’électricité au Mali.

L’ajustement du lieu d’arbitrage, enfin, souligne une préférence pour des mécanismes de résolution des litiges plus favorables au contexte local, un élément non négligeable qui témoigne de la quête d’autonomie juridique du Mali dans la gestion de ses affaires énergétiques.

Dans le contexte actuel, où la sécurité énergétique est plus que jamais liée à la souveraineté nationale, cette centrale solaire représente plus qu’un projet d’infrastructure. Elle est le symbole d’une Mali tourné vers l’avenir, conscient des enjeux de son développement et prêt à prendre les rênes de son destin énergétique. Alors que le Mali continue de naviguer dans un paysage politique et économique complexe, la réussite de ce projet pourrait bien être un catalyseur pour d’autres initiatives audacieuses dans le secteur de l’énergie renouvelable.

La rédaction 

8 mai 2024 0 comments
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Bateau de pêche au Sénégal
Économie

Réforme maritime : le Sénégal publie la liste des navires de pêche autorisés

by Sahel Tribune 8 mai 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Sur les eaux sénégalaises, un vent de changement souffle avec la brise marine, portant avec lui des promesses de transparence et de souveraineté. Ce lundi 6 mai, dans un geste audacieux et très attendu, le ministère sénégalais des Pêches a publié une liste de 151 navires autorisés à pêcher dans les eaux nationales, marquant un tournant décisif dans la gestion des ressources halieutiques du pays. 

Au cœur de Dakar, où les marchés bruissent des discussions sur les dernières nouvelles, cette annonce a été accueillie avec un mélange d’espoir et de scepticisme. Pourquoi ? Parce que la pêche, cette artère vitale de l’économie sénégalaise, n’est pas seulement un métier, mais un héritage, nourrissant des familles entières et tissant le tissu social des communautés côtières. Et pourtant, cette industrie est depuis longtemps assiégée par la surexploitation et la concurrence écrasante des navires industriels, souvent étrangers, qui raflent les richesses sous-marines avec une efficacité redoutable.

Renforcer la surveillance

La liste publiée comprend 132 navires battant pavillon sénégalais et 19 navires étrangers, révélant un déséquilibre qui soulève des questions brûlantes. Derrière les chiffres se cache une réalité plus sombre : de nombreux navires enregistrés comme sénégalais sont soupçonnés d’être exploités par des étrangers, utilisant des prête-noms pour contourner les lois locales. Cette pratique, qui érode la souveraineté du Sénégal sur ses propres ressources, est un secret de Polichinelle dans les ports où les pirogues côtoient les géants des océans.

La nouvelle administration, sous la direction du président Bassirou Diomaye Faye, a promis de remettre de l’ordre, et cette publication est son premier test de feu. Elle répond à une demande de longue date des pêcheurs locaux et des défenseurs de l’environnement qui réclament plus de transparence et de contrôle. Aliou Ba, de Greenpeace Afrique, a salué cette initiative, tout en rappelant l’urgence d’aller plus loin, notamment en renforçant la surveillance pour éradiquer la pêche illégale qui saigne à blanc les mers sénégalaises.

Premier signe d’une marée montante de justice et de prospérité

Le vrai défi commence maintenant : il s’agit de prouver que ces licences ne sont pas qu’un bout de papier, mais le début d’une ère où le Sénégal reprend les rênes de son avenir maritime. Les autorités doivent montrer qu’elles peuvent et vont protéger les intérêts des milliers de pêcheurs qui lancent chaque jour leurs filets dans l’espérance d’une prise juste et suffisante pour nourrir leurs familles et faire vivre leurs communautés.

Les promesses sont là, palpables comme le sel dans l’air marin, mais les actions qui suivront détermineront si le Sénégal peut véritablement naviguer vers un futur où ses eaux ne seront plus pillées, mais gérées avec sagesse et respect. Pour l’instant, les pêcheurs de Kayar, de Joal, et d’autres ports à travers le pays, scrutent l’horizon, espérant que cette liste soit le premier signe d’une marée montante de justice et de prospérité pour tous.

Oumarou Fomba 

8 mai 2024 0 comments
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