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Bassirou Diomaye Faye et le Président Goita
A la UnePolitique

Bassirou Diomaye Faye : « Le Sénégal n’est pas à l’étude de rejoindre un ensemble quel qu’il soit »

by Sahel Tribune 30 mai 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Jeudi 30 mai 2024. Une date à marquer d’une pierre blanche pour les relations diplomatiques entre le Sénégal et le Mali. Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, en visite à Bamako, a éclairci la position de son pays vis-à-vis de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une prise de parole empreinte de clarté et de pragmatisme, qui reflète une vision stratégique nuancée.

Le Sénégal n’envisage pas de rejoindre l’AES dans les jours à venir. « Le Sénégal n’est pas à l’étude de rejoindre un ensemble quel qu’il soit, » a déclaré Faye avec une fermeté teintée de diplomatie. En effet, alors que les tensions et les recompositions régionales se multiplient, la position sénégalaise se distingue par son appel à la réforme et à la réconciliation au sein de la CEDEAO. « Je ne désespère pas de voir la CEDEAO repartir sur des bases nouvelles qui nous évitent la situation que nous traversons aujourd’hui, » a-t-il ajouté, soulignant ainsi une volonté de voir cette organisation, pourtant critiquée et mise à mal par les événements récents, renaître et se réinventer.

Renforcer les structures existantes

Pourtant, cette prudence ne doit pas être interprétée comme une absence de solidarité ou de soutien à ses voisins sahéliens. Au contraire, la visite de Faye à Bamako a été marquée par des gestes symboliques et des paroles fortes visant à renforcer les liens historiques et culturels entre le Sénégal et le Mali. « Nous avons une frontière commune, une histoire commune avec la Fédération du Mali de laquelle le Sénégal est sorti. Nous avons la même devise “Un peuple, un but, une foi”, » a rappelé Faye, évoquant des racines partagées et une fraternité indéniable.

Le président sénégalais a également souligné l’importance de coopérer sur des enjeux cruciaux comme la sécurité et les échanges économiques. Dans un contexte régional marqué par l’instabilité et les menaces terroristes, cette coopération n’est pas seulement souhaitable, elle est indispensable. « Nous avons des enjeux à adresser ensemble, sur le plan sécuritaire, mais surtout une coopération sur le plan des échanges à renforcer, » a-t-il insisté. Les mots de Faye résonnent comme un appel à une solidarité active et pragmatique, loin des effets d’annonce et des promesses vides.

Il est vrai que l’AES, composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, se présente comme une alternative à la CEDEAO, perçue par certains comme étant sous l’influence de forces extérieures. Cependant, pour le Sénégal, l’urgence est ailleurs : renforcer les structures existantes, redynamiser les alliances traditionnelles et travailler à la réconciliation des positions au sein de la CEDEAO. Un choix qui peut sembler conservateur à première vue, mais qui est en réalité un pari sur le long terme, une croyance en la capacité des institutions régionales à se réformer de l’intérieur.

Diplomatie équilibrée et prudence stratégique

La solidarité entre le Sénégal et le Mali, exprimée par Bassirou Diomaye Faye, va au-delà des mots. Elle se traduit par un soutien concret et une présence aux côtés du peuple malien en cette période difficile. « Nous avons une solidarité, une fraternité à exprimer au peuple malien et aux leaders du gouvernement malien pour leur dire que nous sommes à leur côté, » a affirmé Faye. Ce message de soutien est un rappel que, malgré les divergences de stratégie, l’unité africaine reste un idéal partagé.

La visite de Bassirou Diomaye Faye à Bamako est un exemple éclatant de diplomatie équilibrée, où la prudence stratégique se conjugue avec une solidarité active. Le Sénégal, tout en refusant pour l’instant de rejoindre l’AES, s’engage à œuvrer pour une CEDEAO rénovée et efficace. Cette position, loin d’être un retrait, est un engagement à travailler de l’intérieur pour un avenir régional plus stable et plus prospère. Un pari sur la résilience des institutions et la force des liens historiques qui unissent les peuples de la région.

Oumarou Fomba

30 mai 2024 0 comments
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Visite de Bassirou Diomaye au Mali.
A la UneBillet d'humeur

Rencontre au Sommet : Bamako accueille Dakar pour une nouvelle ère de coopération

by Chiencoro 30 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le jeudi 30 mai 2024, Bamako a vibré d’une énergie particulière alors que le président malien de la transition, le Colonel Assimi Goïta, a accueilli son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, pour une visite d’amitié et de travail. La scène à l’aéroport international président Modibo Kéïta était empreinte de cordialité et de symbolisme, marquant le début d’une visite qui pourrait bien redessiner les contours de la coopération ouest-africaine.

Dès l’atterrissage, le rituel des salutations d’usage au pavillon présidentiel de l’aéroport a donné le ton. Les deux leaders, entourés de leurs délégations respectives, ont échangé regards et poignées de main, reflétant une camaraderie qui allait bien au-delà des simples relations diplomatiques. Ce premier contact a été suivi par un déplacement au palais de Koulouba, où un tête-à-tête crucial était prévu. On devine déjà les murmures et les apartés qui précèderont l’élargissement de la discussion aux autres membres des délégations.

Deux figures emblématiques de la nouvelle génération

La visite de 24 heures promet d’être dense. Plusieurs sujets de grande importance seront abordés, parmi lesquels l’état actuel de la coopération entre le Mali et le Sénégal. Les relations entre ces deux nations sont ancrées dans une longue histoire de voisinage et de solidarité, mais aussi parsemées de défis communs. Que ce soit la lutte contre le terrorisme, la gestion des flux migratoires, ou encore les initiatives économiques conjointes, les points de discussion ne manquent pas. Les deux dirigeants savent que leurs pays respectifs ont beaucoup à gagner en resserrant leurs liens.

Au-delà des discussions techniques et stratégiques, c’est aussi une occasion pour les deux chefs d’État de se connaître et de renforcer leur partenariat personnel. Assimi Goïta et Bassirou Diomaye Faye, tous deux figures emblématiques de la nouvelle génération de leaders africains, incarnent une vision panafricaine qui mise sur l’unité et la coopération pour surmonter les défis continentaux. Leur rencontre à Bamako est donc aussi un symbole fort pour leurs populations respectives, qui aspirent à une ère de paix et de prospérité.

Une lueur d’espoir dans un contexte d’incertitude

Après cette escale malienne, le président Faye poursuivra son périple au Burkina Faso pour rencontrer son homologue Ibrahim Traoré. Encore une fois, la dynamique régionale sera au cœur des échanges. L’Afrique de l’Ouest est à un tournant de son histoire, et ces rencontres bilatérales pourraient bien être le ferment d’une nouvelle politique de coopération régionale plus soudée et efficace.

Mais revenons à Bamako. Alors que les discussions se poursuivent dans les salons feutrés de Koulouba, la ville elle-même observe et espère. Les habitants savent que derrière ces poignées de main et ces discours officiels, ce sont leurs vies quotidiennes qui sont en jeu. Chaque accord signé, chaque initiative lancée, pourrait signifier des emplois créés, des écoles construites, des routes réparées. En ce sens, cette visite est bien plus qu’un simple événement diplomatique : c’est un moment de potentiel et de promesses pour l’avenir.

L’arrivée de Bassirou Diomaye Faye au Mali, accueillie par Assimi Goïta, est une lueur d’espoir dans un contexte souvent marqué par l’incertitude. C’est un rappel que même dans les moments les plus difficiles, la coopération et l’amitié peuvent ouvrir la voie à des solutions durables. Espérons que cette visite soit le prélude à une collaboration renforcée et bénéfique pour tous.

Chiencoro Diarra 

30 mai 2024 0 comments
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Rencontre Assimi Goita-Abdoulaye Diop
Économie

Rencontre Goïta-Diop : le Mali, un modèle de croissance en Afrique de l’Ouest

by Chiencoro 29 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Ce mercredi 29 mai 2024, en milieu d’après-midi, une audience de grande envergure s’est tenue entre le Président de la Transition malienne, le Colonel Assimi Goïta, et Abdoulaye Diop, Président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Accompagné du ministre de l’Économie et des Finances, Alhousséini Sanou, Goïta a discuté des défis économiques actuels et des perspectives de développement pour le Mali et l’ensemble de l’Union.

L’audience a permis à Abdoulaye Diop de réaffirmer la solidarité et le soutien de l’UEMOA envers le peuple malien, soulignant les difficultés communes que partagent les pays membres de l’Union. « Nous savons les défis auxquels le pays fait face, mais qui concernent également l’Union de façon plus générale », a-t-il déclaré. Cette rencontre visait donc à discuter des actions nécessaires pour surmonter ces défis et maintenir la stabilité économique.

Croissance et stabilisation

La situation économique actuelle du Mali, malgré les crises traversées, présente des signes de résilience impressionnants. Abdoulaye Diop a souligné que l’économie malienne affiche des taux de croissance supérieurs à 5 % depuis deux années consécutives, un exploit considérable dans le contexte des turbulences globales. En 2022, le Mali, comme beaucoup d’autres pays, a été frappé par une flambée inflationniste. Toutefois, l’inflation commence à être maîtrisée, et les agrégats économiques évoluent favorablement.

Le Président de la Commission de l’UEMOA a mis en lumière la performance économique du Mali, qui non seulement maintient des taux de croissance élevés mais parvient également à stabiliser ses déficits budgétaires. « Aujourd’hui, le Mali a plus de 5 % de taux de croissance, une inflation maîtrisée, et des déficits budgétaires qui se stabilisent », a-t-il précisé. Ces résultats témoignent de la résilience de l’économie malienne et des efforts continus des autorités pour consolider ces acquis.

Vision à long terme

L’audience a également porté sur la vision de l’UEMOA à l’horizon 2040, une perspective ambitieuse visant à renforcer la dynamique économique de l’Union. Le Président Goïta et ses homologues ont discuté des orientations à adopter pour intégrer cette vision dans les stratégies nationales et régionales. « Cette volonté de maintenir cette dynamique économique du pays et de continuer à travailler ensemble pour le bien de nos États et de nos populations » est une priorité, a affirmé Abdoulaye Diop.

Ce soutien de l’UEMOA est crucial pour le Mali, qui, malgré les chocs externes et internes, démontre une capacité remarquable à surmonter les obstacles. L’engagement des autorités maliennes à poursuivre les réformes économiques et à stabiliser le cadre macroéconomique est un signal positif pour l’avenir. Le dialogue ouvert entre le Président Goïta et les représentants de l’UEMOA illustre une coopération solide et une détermination commune à bâtir une économie résiliente et prospère.

Un message d’optimisme

Cette rencontre envoie un message fort : malgré les défis, le Mali reste sur une trajectoire ascendante. La résilience économique, la maîtrise de l’inflation et la stabilisation des déficits budgétaires sont des indicateurs positifs qui méritent d’être salués. L’engagement du Président Goïta et de ses équipes pour consolider ces acquis et travailler en étroite collaboration avec l’UEMOA est une démarche prometteuse.

L’audience entre Assimi Goïta et Abdoulaye Diop symbolise une étape importante pour l’économie malienne et régionale. Le Mali, sous la conduite de son Président de la Transition, montre une capacité impressionnante à naviguer à travers les tempêtes économiques. Cette résilience, combinée à une vision claire pour l’avenir, donne de l’espoir non seulement au peuple malien, mais aussi à l’ensemble de l’Union. L’engagement et la coopération continueront d’être les piliers sur lesquels reposera le succès économique de la région. 

La route est encore longue et semée d’embûches, mais avec une telle détermination et un soutien mutuel fort, les perspectives économiques pour le Mali et ses partenaires de l’UEMOA semblent prometteuses.

Chiencoro Diarra 

29 mai 2024 0 comments
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Bassirou Diomaye Faye au Mali
A la UnePolitique

Bassirou Diomaye Faye à Bamako : une visite chargée de symboles et d’espoirs

by Sahel Tribune 29 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Ce jeudi 30 mai 2024 marque une journée significative pour les relations entre le Sénégal et le Mali. Bassirou Diomaye Faye, le nouveau président du Sénégal, fait une escale à Bamako dans le cadre de sa tournée sous-régionale, visitant successivement la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Nigeria, et le Ghana. Ce déplacement témoigne d’une volonté affirmée de renforcer les liens de coopération et de solidarité entre ces nations.

La présence de Bassirou Diomaye Faye au Mali n’est pas une simple visite protocolaire. Elle symbolise une vision commune de l’avenir africain, enracinée dans le panafricanisme. Les autorités maliennes de la transition et le président sénégalais partagent une même ambition : celle d’une Afrique unie et souveraine, capable de résister aux influences extérieures et de s’autodéterminer.

Lors de la visite du député de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, avait clairement exprimé sa position sur les sanctions de la Cédéao qui frappent durement certains pays sahéliens. Pour lui, il est inconcevable que le Sénégal abandonne ses frères de l’Alliance des États du Sahel (AES), formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le 16 septembre 2023. Cette coalition a pris la décision salvatrice de se retirer de la Cédéao, qu’elle juge instrumentalisée par des forces extérieures.

Réformer sans détruire

Bassirou Diomaye Faye ne plaide pas pour la dissolution de la Cédéao mais pour sa refondation. Il appelle à une intégration plus forte et plus juste, en corrigeant les faiblesses et en adaptant les méthodes. « Je lance un appel à nos frères et sœurs africains pour qu’ensemble nous consolidions les acquis obtenus dans le processus de construction de l’intégration de la Cédéao, tout en corrigeant les faiblesses et en changeant certaines méthodes, stratégies et priorités politiques », déclarait-il lors de sa première apparition publique après sa victoire.

Cette démarche s’inscrit dans une volonté de stabilisation régionale. La tournée de Faye, incluant le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, la Guinée, la Guinée Bissau, le Cap Vert, la Mauritanie, et maintenant le Mali, et le Burkina Faso, vise à apaiser les tensions croissantes dans la région. Les conflits entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, ou entre le Mali et la Mauritanie, montrent à quel point une diplomatie proactive est nécessaire.

Monnaie et souveraineté économique

Un autre enjeu majeur de la visite de Bassirou Diomaye Faye est la question du FCFA. Le président sénégalais, aligné avec les pays de l’AES, envisage une réforme profonde de la politique monétaire. 

Le rejet du FCFA est devenu une revendication symbolique de la souveraineté africaine, résonnant fortement parmi les populations sahéliennes. Cette réforme est vue comme un pas vers une véritable indépendance économique et une intégration africaine renforcée.

Une coopération historique

La coopération entre le Mali et le Sénégal ne date pas d’hier. Liés par l’histoire, la géographie, et la culture, les deux pays entretiennent des relations commerciales et éducatives étroites. Les universités sénégalaises sont prisées par les cadres maliens pour leur formation, soulignant l’interdépendance et la confiance mutuelle entre les deux nations.

Cette visite d’amitié et de travail de Bassirou Diomaye Faye à Bamako est donc porteuse de nombreux espoirs. Elle se veut le symbole d’une solidarité renforcée et d’une volonté commune de surmonter les défis régionaux. Les entretiens entre le président sénégalais et son homologue malien de la transition seront cruciaux pour consolider cette alliance.

Cette visite s’inscrit dans une « dynamique de renforcement des liens historiques de bon voisinage, d’amitié fraternelle, de solidarité et de coopération multiforme »

Vers une nouvelle ère de coopération

En assurant que son pays restera « l’allié sûr et fiable » de tous les partenaires étrangers respectueux, Faye envoie un message fort à la communauté internationale. Il affirme la position du Sénégal comme un acteur clé dans la stabilisation de la région, prêt à coopérer avec les pays sahéliens pour une intégration et une indépendance renforcées.

Cette dynamique est une réponse directe aux attentes des populations sahéliennes, aspirant à plus d’autonomie et de solidarité. En visitant ses voisins et en s’engageant dans des discussions constructives, Bassirou Diomaye Faye montre que le panafricanisme n’est pas une utopie, mais une voie réaliste et nécessaire pour l’avenir de l’Afrique de l’Ouest.

Le Mali, en accueillant son visiteur sénégalais, ne voit pas seulement un président, mais un frère et un allié dans la quête commune d’un futur meilleur pour leurs peuples. Les discussions à venir seront déterminantes pour le chemin à emprunter ensemble, dans un esprit de coopération et de respect mutuel. 

Ainsi, l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à Bamako marque le début d’une nouvelle ère de collaboration entre le Mali et le Sénégal, une ère où les défis sont affrontés ensemble, dans l’unité et la solidarité.

Oumarou Fomba 

29 mai 2024 0 comments
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Lancement de la centrale solaire de Safo
A la UneÉconomie

Mali : une nouvelle centrale solaire pour briser la crise énergétique

by Chiencoro 28 mai 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

Face à une crise énergétique qui paralyse le pays, le Mali mise sur les énergies renouvelables pour retrouver son autonomie. Le lancement des travaux de la centrale solaire de Safo, le 28 mai 2024 par le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, d’une capacité de 100 mégawatts, témoigne de la détermination des autorités de la transition à résoudre ce problème crucial. Ce projet, réalisé en partenariat avec la Chine, illustre les efforts soutenus pour offrir un avenir énergétique durable aux Maliens.

Le Mali poursuit son engagement vers l’indépendance énergétique avec le lancement des travaux de la deuxième centrale solaire d’une capacité de 100 mégawatts-crête, implantée sur plus de 200 hectares à Safo. Cette initiative, pilotée par les autorités de la transition, marque un tournant crucial dans la lutte contre la pénurie d’énergie qui paralyse le pays.

Une vieille coopération qui ne cesse de se renforcer 

Lors de la cérémonie de lancement, Kiro Traoré, maire de la commune rurale de Safo, a exprimé sa gratitude envers le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. « Nous remercions le Président de la Transition pour cette belle initiative à l’endroit de notre commune. Nous ferons tout ce qui est à notre pouvoir pour la défense des intérêts de la Transition et du Mali », a-t-il déclaré. Traoré a souligné que ce projet, qui semblait autrefois utopique, est devenu une réalité grâce aux efforts du gouvernement, apportant espoir et opportunités aux habitants de Safo et de Dialacorodji, notamment en termes de création d’emplois pour les jeunes.

L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, Chen Zhihong, a salué cette initiative, la qualifiant de symbole fort de la coopération sino-malienne. « C’est avec un grand honneur que je participe ce matin à la cérémonie du lancement de la construction de la nouvelle centrale solaire ici à Safo », a-t-il déclaré. Il a également mis en avant l’importance de cette collaboration qui renforce les liens entre les deux pays et ouvre des perspectives de développement mutuel. « La coopération entre les deux parties dans le domaine de l’énergie solaire créera un exemple de coopération gagnant-gagnant et ouvrira de larges perspectives. »

Les relations sino-maliennes, ancrées dans plus de six décennies de coopération, ont déjà porté des fruits notables dans divers secteurs, allant de l’infrastructure à la santé. Des projets emblématiques comme le troisième Pont de Bamako, l’Hôpital du Mali et la Cité universitaire de Kabala témoignent de cette collaboration fructueuse.

Augmentation de la fourniture d’énergie

Mme Bintou Camara, ministre de l’Énergie et de l’Eau, a souligné que la construction de cette centrale solaire s’inscrit dans un vaste projet de développement énergétique, visant à transformer le système énergétique national en privilégiant les énergies renouvelables. « La construction de centrales solaires répond surtout à votre [Président de la Transition] vision qui consiste en la réussite de la transformation du système énergétique national », a-t-elle affirmé. Ce projet ambitieux comprend un champ solaire d’une puissance de 100 MWc, un système de stockage d’énergie solaire de 50 MW/50 MWh, ainsi que diverses infrastructures de soutien.

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a rappelé l’importance de ces initiatives pour le développement durable du Mali. « La nouvelle centrale de Safo, avec une capacité de 100 MW, va non seulement permettre la création d’emplois directs et indirects, mais surtout augmenter la fourniture d’énergie pour nos concitoyens », a-t-il déclaré. Il a également souligné la nécessité de continuer à innover dans le secteur énergétique, essentiel pour le développement endogène du pays.

Un contexte mondial de crise énergétique

La crise énergétique ne se limite pas au Mali. D’autres pays, notamment le Tchad, la Guinée, et le Niger, font également face à des défis similaires. Au Tchad, la crise énergétique a été exacerbée par des délestages prolongés, tandis qu’en Guinée, une explosion au principal dépôt pétrolier a provoqué des coupures d’électricité généralisées. Le Niger, malgré la reprise de son interconnexion avec le Nigeria, continue de subir des perturbations majeures dans la fourniture d’électricité.

Ces exemples montrent que la crise énergétique est un problème mondial, aggravé par les changements climatiques et la gestion parfois inefficace des ressources énergétiques. Cependant, le Mali se distingue par sa détermination à trouver des solutions durables.

Perspectives et espoir pour l’avenir

Le projet de la centrale solaire de Safo, tout comme celui de Sanankoroba, représente un pas significatif vers l’autonomie énergétique du Mali. Ces initiatives témoignent de la volonté des autorités maliennes de transformer la crise en opportunité, en mettant l’accent sur les énergies renouvelables.

La coopération internationale joue un rôle clé dans cette transition. Le soutien de partenaires comme la Chine et la Russie est crucial pour la réalisation de ces projets. « La Chine et le Mali se sont toujours soutenus mutuellement sur des questions d’intérêt mutuel majeur », a rappelé Chen Zhihong, soulignant l’importance de la confiance politique et de la coopération technique entre les deux nations.

Le Mali, sous la direction du Colonel Assimi Goïta, montre une volonté claire de surmonter la crise énergétique. Les initiatives en cours, soutenues par des partenariats internationaux solides, ouvrent la voie à un avenir plus lumineux et durable. La centrale solaire de Safo est plus qu’un simple projet énergétique ; elle est le symbole d’une nation résiliente, déterminée à éclairer son avenir.

Chiencoro Diarra 

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Ségou
Actu

Les Thiero de Ségou 2 : chronique d’une famille spirituelle et historique

by Sahel Tribune 28 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les Thiero de Ségou, descendants de Mamadou Yattabary, ont joué un rôle clé dans l’histoire religieuse et culturelle de la région depuis leur arrivée à Ségou-Sikoro en 1718. Leur influence continue de marquer la vie quotidienne de Ségou grâce à leur gestion des affaires fluviales et leur riche héritage spirituel.

La famille Thiero, reconnue pour sa spiritualité et sa noblesse, cohabite harmonieusement avec les Djiré depuis l’arrivée de Cheick Ousmane Djiré à Ségou. Descendant de Mamadou Yattabary, alias Souma Barrès Thiero, cette famille a une histoire riche et fascinante qui débute à Banamba et se poursuit à Ségou-Sikoro. Cette chronique vous plonge dans l’héritage de la famille Thiero, une lignée qui a laissé une empreinte indélébile sur l’histoire et la culture de Ségou.

L’origine du nom Thiero

Le nom Thiero trouve ses racines dans une aventure unique. Mamadou Yattabary, également connu sous le nom de Souma Barrès Thiero, a reçu le surnom « Thièrso » après avoir monté un cheval royal à Banamba. Ce cheval qu’on appellait «  Thièrso ». Une monture royal considérée par les habitants comme un « cheval des Djinns » sur lequel personne ne peut monter pour se promener. C’était un beau cheval avec une bouche, quatre pattes et front, tout blanc et le reste du corps était noir.   

Selon l’histoire racontée par l’un des descendants des Djiré et Thiero, le nom de famille Thiero signifie « Cheval Royal ». Ainsi, disparu le nom Yattabary au profit de Thiero. Cette dénomination royale n’était pas seulement un titre honorifique, mais un reflet de la noblesse et de l’importance de Mamadou Yattabary dans sa communauté. 

En 1718, Souma Barrès Thiero quitta Banamba pour s’installer à Dioni avant de rejoindre Ségou-Sikoro. Là, il se lia avec Cheick Ousmane Djiré, unissant leurs destins autour de la pratique de l’islam et de l’édification spirituelle de Ségou. Il convient de noter qu’avant, Souma Barrès avait quitté d’abord Dioni, pour aller vers Sékoro, en traversant le fleuve, où il a passé huit an (8 ans) auprès du roi Biton Mamary Coulibaly.

Le rôle des Thiero à Ségou

À son arrivée à Ségou-Sikoro, Souma Barrès Thiero fut nommé « Somono Kountigui » de Ségou par Cheick Ousmane Djiré, une désignation le plaçant à la tête des affaires relatives au fleuve Niger. Les Thiero, issus de l’ethnie soninké, conservèrent cette position stratégique, jouant un rôle crucial dans la gestion des ressources fluviales et des activités de pêche. 

Somono Kountigui de la famille Thiéro de Ségou
Le Somono Kountigui est issu de la famille Thiéro de Ségou. Fatoumata Coulibaly/ Sahel Tribune.

La famille Thiero n’était pas seulement reconnue pour ses responsabilités administratives, mais également pour son influence spirituelle. Leur chambre mystique, appelée « Thièso », abritait des objets sacrés et des manuscrits historiques, témoignant de leur riche patrimoine culturel et religieux.

La collaboration entre Djiré et Thiero

Les relations entre les Djiré et les Thiero furent marquées par un respect mutuel et une collaboration fructueuse. Cette coopération renforça l’influence religieuse et spirituelle des deux familles à Ségou. Ensemble, ils contribuèrent à la propagation de l’islam et au maintien des traditions spirituelles qui façonnèrent la vie quotidienne de Ségou. 

La synergie entre ces familles permit de créer un environnement harmonieux où la religion et la culture prospérèrent côte à côte.

La chambre mystique « Thièso » des Thiero est un lieu de grande importance, non seulement pour la famille, mais pour toute la communauté de Ségou. Elle contient des objets sacrés et des manuscrits historiques, symboles de l’héritage spirituel et culturel des Thiero. 

Ces artefacts, préservés avec soin, sont des témoignages tangibles de la richesse historique de Ségou. Ils illustrent non seulement l’engagement des Thiero envers la spiritualité, mais aussi leur rôle dans la préservation des traditions et des connaissances ancestrales.

L’influence continue des Thiero à Ségou

Aujourd’hui, la famille Thiero continue de jouer un rôle significatif à Ségou. Leur héritage, ancré dans l’histoire et la spiritualité, continue de se manifester à travers les pratiques religieuses et culturelles de la région. La collaboration entre les Djiré et les Thiero, fondée sur des siècles de respect mutuel et de coopération, demeure un modèle de coexistence harmonieuse et de dévouement à la communauté.

L’histoire des Thiero de Ségou est une saga de noblesse, de spiritualité et de collaboration. De Banamba à Ségou-Sikoro, la famille Thiero a su marquer de son empreinte l’histoire de la région. Leur rôle dans la gestion des affaires fluviales et leur influence spirituelle témoignent de leur importance continue dans la vie de Ségou.

L’héritage des Thiero, conservé à travers des objets sacrés et des manuscrits historiques, continue d’enrichir la culture et la spiritualité de la région. En collaboration avec les Djiré, ils ont façonné une tradition de respect et de coopération qui perdure encore aujourd’hui, illustrant l’importance de la préservation de l’histoire et des traditions pour les générations futures.

Fatoumata Z. Coulibaly, correspondante à Ségou 

28 mai 2024 0 comments
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Remise du 1er rapport annuel du CINSERE ANR
A la UnePolitique

Refondation nationale : le président de la transition fait le point

by Chiencoro 27 mai 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

En ce lundi ensoleillé du 27 mai 2024, une atmosphère solennelle régnait à Koulouba. Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a accueilli avec une grande dignité le deuxième rapport annuel du Comité de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (CINSERE-ANR). Cette cérémonie, empreinte d’une importance particulière, a marqué une étape significative dans le processus de refondation du Mali.

Comme l’aube éclaire progressivement la nuit, le rapport annuel du CINSERE-ANR dévoile les premières lueurs d’un Mali en renaissance. Sous la houlette du Colonel Assimi GOÏTA, la nation malienne s’éveille à une nouvelle ère, où chaque réalisation est une étoile ajoutée à la constellation de l’espoir et chaque défi un nuage à dissiper pour illuminer pleinement le ciel de la refondation.

Lors de cette cérémonie, Amadou Tiéoulé Diarra, Coordinateur général du CINSERE-ANR, a pris la parole. Avec une émotion palpable, il a rappelé les débuts de cette grande aventure de refondation nationale. « Sur votre initiative, des Assises nationales de la refondation ont été tenues avec la participation de toutes les couches de la société malienne en octobre et décembre 2021. » Ces assises ont jeté les bases d’un Mali nouveau, un Mali Kura.

Diarra a souligné l’importance de cette remise annuelle : « Pour la deuxième fois, la remise du Rapport annuel se tient aujourd’hui. L’évènement dont l’heureuse réalisation vous est due, mérite d’être souligné parce que les résultats des travaux d’interactions qui ont conduit à ce jour sont particulièrement réconfortants. »

Progrès et réalisations

Les résultats du rapport sont impressionnants. Sur les 55 recommandations prioritaires, « 20 recommandations ont été totalement réalisées et 33 sont en cours de réalisation au 31 décembre 2023. » Ces chiffres illustrent les efforts inlassables des équipes dévouées pour transformer le pays.

En outre, Diarra a précisé que sur 153 actions prioritaires complémentaires, « 10 ont été finalisées et 110 sont en cours d’exécution. » Concernant les recommandations non prioritaires, « sur un total de 309, 19 ont été mises en œuvre et 121 sont en cours de réalisation. » Ces avancées significatives montrent que le Mali avance, pas à pas, vers un avenir meilleur.

Dans un moment de profonde émotion, Diarra a rendu hommage à une collaboratrice dévouée, Docteur Mme Traoré Fadimata Bintou Touré. « Je voudrais Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’État vous demander la permission d’évoquer d’un mot notre collaboration fructueuse avec le Docteur Mme Traoré Fadimata Bintou Touré : arrachée prématurément à notre affection et de lui rendre ici et à l’occasion un hommage particulier pour sa rigueur dans le travail. » Cet hommage rappelle l’importance des contributions individuelles dans ce vaste projet collectif.

Défis à relever

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a pris la parole pour exprimer sa vision et son engagement envers le processus de refondation. « Les différents fora tenus depuis le début de la transition ont, après un diagnostic sans complaisance des maux qui minent notre Nation, posé les fondements du Mali Kura à travers des recommandations pertinentes. »

Il a également souligné le rôle crucial du CINSERE-ANR dans ce processus : « Pour le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations formulées par notre peuple, un organe ayant une indépendance totale a été créé. Il s’est vu attribuer la mission de mesurer et d’apprécier l’exécution desdites recommandations ainsi que les progrès réalisés sur la base d’informations pertinentes collectées et d’indicateurs de résultats. »

Malgré les progrès, Le coordinateur du CINSRE n’a pas manqué de rappeler les défis qui restent à relever. « Il reste encore deux recommandations prioritaires qui n’ont pas encore connu un début de mise en œuvre à savoir : la mise en place d’un juge des libertés et de la détention ; et la création d’une structure de suivi/évaluation de la performance des activités du Gouvernement. » Ces défis soulignent que le chemin de la refondation est parsemé d’obstacles, mais que la détermination et l’engagement peuvent les surmonter.

Le Président de la transition a ajouté que « les recommandations qu’il [le peuple malien] avait formulées au cours des différents fora constituent le fondement du Mali Kura. Ce Mali nouveau est celui que nous édifierons avec nos sueurs et les valeurs cardinales comme le patriotisme, la solidarité nationale et la cohésion sociale. »

Perspectives d’avenir

La cérémonie s’est conclue par un appel à la persévérance et à l’engagement collectif. Le chef de l’État a exhorté le gouvernement à continuer ses efforts avec la même ferveur et détermination. 

Ce lundi 27 mai 2024 restera gravé dans les mémoires comme un jour de bilan et d’espoir. Un jour où le Mali a réaffirmé son engagement envers un avenir meilleur, où chaque pas en avant est une victoire collective. Ce rapport du CINSERE-ANR n’est pas seulement un document, mais le reflet des aspirations et des efforts de tout un peuple. Ensemble, main dans la main, les Maliens construisent leur futur, avec détermination et résilience, pour un Mali plus fort et uni.

Le Président a conclu son discours en exhortant le gouvernement et le peuple malien à « persévérer dans la dynamique de mise en œuvre des recommandations des fora » et a rappelé que « c’est au prix des efforts constants de tous que nous atteindrons notre objectif global qui est d’apaiser le Mali, le rendre fort et prospère. »

Le Mali est à un tournant décisif de son histoire. Avec les efforts conjoints du gouvernement, du CINSERE-ANR, et de tous les citoyens, le rêve d’un Mali Kura — un Mali nouveau et refondé — devient chaque jour plus tangible. Les progrès réalisés et les défis encore à surmonter montrent la voie à suivre : celle de la persévérance, de l’engagement et de l’unité.

Chiencoro Diarra 

27 mai 2024 0 comments
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