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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
A la Une

Le Capitaine Ibrahim Traoré : « Notre mission, c’est d’abord éveiller l’Afrique »

by Chiencoro 8 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

À Ouagadougou, le 7 mai 2024, un évènement symbolique, mais chargé de profondeur a pris place dans les annales de la politique africaine. Le Capitaine Ibrahim Traoré, actuel Président de la Transition du Burkina Faso, a accueilli une délégation de l’Institut africain pour le Développement de la Diaspora (ADDI). Cette rencontre n’était pas juste une formalité diplomatique ; elle était un vibrant plaidoyer pour l’éveil des consciences africaines.

La mission confiée par Traoré à l’ADDI n’est pas des moindres. Il s’agit d’une quête pour l’émancipation, non seulement du Burkina Faso, mais de l’Afrique tout entière. « Notre mission, c’est d’abord éveiller l’Afrique », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’importance de comprendre et de valoriser ce que représente réellement l’Afrique aujourd’hui. Ce discours, loin d’être un simple appel à la solidarité, est une incitation à une prise de conscience collective, un appel à l’action pour les Africains de tous les horizons, y compris ceux de la diaspora.

« Nous sommes avec vous »

Le Président Traoré a exprimé sa vision d’une Afrique unie et forte, une vision qui passe inévitablement par la rupture des chaînes de l’oppression et par l’exploitation optimale des énormes potentialités du continent. C’est une invite à regarder au-delà des préjugés et des stéréotypes souvent associés au Burkina Faso et à ses voisins. À ses hôtes, il a déclaré : « Vous êtes bien arrivés, vous êtes allés à Bobo-Dioulasso, vivre avec nous notre culture, ce qui nous lie, nous Africains. Vous avez pu communier avec d’autres nationalités. C’est un message important que vous devez envoyer au reste du monde. »

L’enthousiasme et la conviction avec lesquels le Capitaine Traoré s’adresse à la diaspora sont révélateurs de sa foi en une Afrique capable de définir son propre destin. L’implication de figures comme Dr Arikana Chihombori Quao, présidente de l’ADDI, ne fait que renforcer cette dynamique. Dr Quao, avec son soutien affirmé à la Transition, illustre parfaitement l’engagement de la diaspora envers le Burkina Faso. Elle a écho à l’appel du président, affirmant : « Nous sommes avec vous. Nous sommes avec le peuple burkinabè. Vous avez rendu fiers plus de 300 millions de personnes de la diaspora africaine. »

Révolution des esprits, pour une renaissance réussie

Cette rencontre a donc été bien plus qu’une simple audience ; elle a été un catalyseur d’espoir et un renforcement de la conviction que l’Afrique peut se lever par elle-même et pour elle-même. Le message du Capitaine Traoré et de Dr Quao va au-delà des frontières du Burkina Faso, atteignant des Africains sur plusieurs continents, tous unis par une vision commune d’une Afrique éveillée et émancipée.

En substance, ce que le Capitaine Traoré propose, c’est une révolution des esprits, une renaissance africaine qui commence par un regard introspectif et une valorisation de ce que l’Afrique a de meilleur à offrir. C’est un projet ambitieux, certes, mais essentiel. Car si l’Afrique est effectivement à éveiller, c’est d’abord dans la conscience de chaque Africain que ce réveil doit s’opérer. Le Capitaine Traoré l’a bien compris et, avec la collaboration de l’ADDI, il s’attèle à poser les premières pierres de cet édifice.

Chiencoro Diarra 

8 mai 2024 0 comments
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Seydou Kéita et Assimi Goita
A la UneÉconomie

Seydou Keita dévoile son complexe industriel, un nouveau souffle pour l’économie malienne

by Chiencoro 7 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le 7 mai 2025, Seydou Kéïta, ancien footballeur international, a annoncé la finalisation de son complexe industriel à Sanankoroba, Mali, en présence du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta. Ce projet, qui symbolise la transition de Kéïta de sportif à industriel, vise à stimuler l’économie locale en offrant des emplois et en diversifiant la production industrielle malienne.

Dans un monde où les trajectoires de carrière sont souvent linéaires et prédictibles, l’histoire de Seydou Kéïta, ancien footballeur international reconverti en industriel, apporte une bouffée d’air frais et d’inspiration. Ce mardi 7 mai 2024, Seydou Kéïta a partagé une étape décisive de sa remarquable transformation avec le Président de la Transition malienne, le Colonel Assimi Goïta, annonçant la finalisation de son complexe industriel à Sanankoroba.

Transformer et valoriser la production nationale

Quand on pense à Seydou Kéïta, on se souvient surtout de ses jours de gloire sur les terrains de football, dribblant adversaires et marquant des buts. Mais aujourd’hui, c’est une tout autre vision de Kéïta qui émerge, celle d’un entrepreneur engagé pour le développement de son pays. La reconversion de Kéïta du football à l’industrie n’est pas seulement louable, elle est symbolique. Elle raconte l’histoire d’un homme qui ne s’est pas contenté de ses lauriers sportifs, mais a choisi d’investir dans l’avenir économique de son pays, le Mali.

La rencontre avec le président Goïta n’est pas juste une formalité, mais un moment chargé de potentiel et d’espoir pour de nombreux Maliens. Le complexe industriel de Keita, débuté en 2021, incarne des années d’efforts et d’investissements significatifs. En présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Seydou Kéïta a non seulement exprimé sa gratitude pour le soutien des autorités, mais a aussi mis en lumière l’impact profond de son projet sur la communauté locale.

Le complexe n’est pas une simple usine ; c’est un conglomérat de six unités industrielles, incluant une usine de karité, une usine d’huile de coton, une unité d’huile de palme, une usine de savon, une usine de bidons et une autre d’aliment-volaille. Ce seul projet, représentant un investissement de 12 milliards de FCFA, est un témoignage éclatant de la volonté de l’ancien milieu de terrain de transformer et valoriser la production nationale, tout en créant des milliers d’emplois pour lutter contre le chômage. Seydou Kéïta, qui a procuré tant de joie à ses nombreux fans sur les grands stades du monde, ne cesse de nous surprendre avec son engagement continu pour le développement économique et social de son pays.

Construire un Mali économiquement stable et prospère

L’enthousiasme du président Goïta est contagieux. Il voit en Kéïta non seulement un ancien athlète, mais un pionnier, un exemple éclatant de ce que peut réaliser un citoyen dévoué. L’initiative de Kéïta renforce le message que soutenir les entrepreneurs locaux est essentiel pour construire un Mali économiquement stable et prospère. C’est une leçon sur l’importance de créer un environnement propice à l’investissement et à l’innovation locaux.

Ce que Seydou Kéïta a accompli avec son complexe industriel dépasse le simple cadre des affaires. C’est une source d’inspiration, montrant que la retraite sportive peut être le début d’une aventure tout aussi passionnante et impactante. Il brise le stéréotype du sportif uniquement concentré sur le jeu, nous rappelant que les compétences acquises sur le terrain-leadeurship, persévérance, travail d’équipe-sont transférables et précieuses dans tous les domaines de la vie.

Alors que Seydou Kéïta se prépare à ouvrir les portes de son complexe industriel, il ne fait pas que lancer des unités de production ; il allume une étincelle d’espoir pour de nombreux jeunes Maliens. Il démontre que la fin d’une carrière peut être le début d’une autre, tout aussi enrichissante et bénéfique pour la communauté. Seydou Kéïta, l’homme qui a porté les espoirs de millions sur le terrain vert, continue de marquer des buts, cette fois dans l’arène industrielle, pour un Mali meilleur.

Chiencoro Diarra

7 mai 2024 0 comments
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Le président Bassirou Diomaye Faye et son homologue ivoirien Alassane Ouattara
Politique

Quand le Sénégal rencontre la Côte d’Ivoire : plus qu’une simple poignée de main

by Sahel Tribune 7 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye était à Abidjan ce mardi 7 mai 2024, pour une rencontre significative avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara. Cette visite, décrite comme une mission de travail et d’amitié, a abordé des sujets cruciaux tels que la coopération régionale, les relations internationales et le développement économique entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

Lorsque le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye descend de l’avion ce mardi matin à Abidjan, c’est plus qu’un simple atterrissage. C’est le symbole d’une diplomatie africaine qui, malgré les tumultes et les crises, cherche encore et toujours à tisser des liens forts et durables. Sa rencontre avec le président ivoirien Alassane Ouattara, décrite comme une « visite de travail et d’amitié » par la présidence sénégalaise, est un rappel que les relations entre nations peuvent et doivent aller au-delà des simples transactions commerciales ou des alliances politiques opportunistes.

Un engagement envers l’Afrique de l’Ouest

Cette fois-ci, la rencontre revêt une dimension particulièrement intéressante. Le président ivoirien, au pouvoir depuis treize ans, a rencontré son jeune homologue sénégalais, un dynamique réformateur qui a promis une politique de rupture notable, y compris le retrait du franc CFA et une nouvelle approche plus équitable des relations internationales, en particulier avec la France, l’ancienne puissance coloniale. Cette vision audacieuse de Faye pourrait bien résonner avec les aspirations de nombreux Africains désireux de voir leur continent prendre un cap plus autonome et affirmé sur la scène mondiale.

Depuis son accession au pouvoir, Faye a déjà visité la Mauritanie, la Gambie et la Guinée-Bissau, affirmant ainsi son engagement envers l’Afrique de l’Ouest. Sa visite à Abidjan n’est pas seulement une continuation de cette politique régionale, mais un signal fort de sa volonté de renforcer les liens avec des nations partageant des perspectives similaires sur l’autonomie et le développement durable.

Dynamisme de la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal

Cette visite, loin d’être anodine, se déroule dans un contexte où l’Afrique, notre continent, cherche à asseoir une véritable indépendance diplomatique et à promouvoir des solutions africaines aux problèmes africains. Les présidents Faye et Ouattara ne se contentent pas de se rencontrer pour les formalités de rigueur ; ils discutent activement du dynamisme de la coopération entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal, évaluant l’impact de leur collaboration dans des domaines cruciaux qui affectent directement la vie de leurs citoyens.

Lorsqu’ils abordent la situation de la sous-région, c’est avec la conscience que les défis sécuritaires, économiques et sociaux débordent souvent les frontières nationales. Ils savent que leurs pays ne sont pas des îles isolées, mais des parties d’un tout interconnecté, où les actions de l’un influencent inévitablement le destin de l’autre. Ce type de dialogue montre une maturité politique qui manque souvent sur la scène internationale, où les grands discours sont fréquemment déconnectés des réalités du terrain.

Réflexion sur la nature des relations entre les États africains

Les deux leaders se félicitent de leur « convergence de vues », un euphémisme diplomatique pour dire qu’ils s’entendent non seulement sur les problèmes, mais aussi sur les solutions. Cette harmonie est précieuse, surtout dans un monde où les désaccords sont souvent plus médiatisés que les consensus. Que ce soit en termes de politique économique, de gestion des crises régionales ou de stratégies de développement durable, leur unité offre un exemple rassurant de ce que l’avenir pourrait réserver si d’autres leaders choisissaient de suivre cette voie.

Mais au-delà des accords politiques et économiques, cette visite est aussi un moment de réflexion sur la nature des relations entre les États africains. Elle illustre la nécessité pour les nations africaines de se soutenir mutuellement dans un monde globalisé où les équilibres de pouvoir sont constamment en mouvement. Les liens de travail et d’amitié, comme ceux entretenus par Faye et Ouattara, ne sont pas juste des agréments diplomatiques, mais des nécessités stratégiques pour le développement et la stabilité.

La visite de Bassirou Diomaye Faye à Abidjan n’est pas qu’un évènement politique de plus à noter dans les annales. C’est une démonstration que, malgré les défis, l’Afrique continue de chercher des voies de coopération, d’entente et de progrès partagé. C’est un moment de diplomatie active qui, espérons-le, inspirera d’autres à envisager la fraternité africaine non comme un idéal lointain, mais comme une réalité concrète et quotidienne.

Oumarou Fomba 

7 mai 2024 0 comments
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Le Bénin bloque le pétrole nigérien
A la UneÉconomie

Économie sous pression : le Bénin et le Niger à couteaux tirés sur le pétrole

by Sahel Tribune 7 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le 6 mai 2024, le Bénin a pris la décision de bloquer l’embarquement du pétrole nigérien à partir de la plateforme de Sèmè Kpodji, impactant directement l’économie nigérienne et les relations bilatérales. Cette mesure intervient dans un contexte de tensions accrues depuis le coup d’État du général Tchiani au Niger, en juillet 2023, exacerbant les frictions entre les deux pays voisins.

Dans un échiquier géopolitique où les coups semblent se jouer avec une froideur calculatrice, la récente décision du Bénin de bloquer l’embarquement du pétrole nigérien depuis la plateforme de Sèmè Kpodji est un coup salle qui soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Cette manœuvre, décidée en haute sphère et notifiée à l’ambassadeur de Chine au Bénin — une intrigue diplomatique à multiples niveaux —, intervient alors que le président chinois Xi Jinping est en visite à Paris, ajoutant une couche de complexité internationale à une affaire déjà dense.

Risque d’isolement pour le Bénin 

Il est fascinant, et pourtant si décourageant, de constater que malgré les ponts bâtis par l’économie et la culture, les nations peuvent parfois se retrouver à un tel point de rupture. Le Bénin et le Niger, deux nations sœurs partageant une histoire et des défis communs, se retrouvent à un carrefour critique, empêtrées dans une dispute qui risque de miner leurs économies respectives et de détériorer davantage leurs relations.

Depuis le coup d’État mené par le général Abdourahamane Tchiani, les tensions entre Cotonou et Niamey ont atteint un niveau sans précédent. Le Niger, craignant des infiltrations déstabilisatrices via sa frontière avec le Bénin, a choisi de garder ses frontières hermétiquement fermées, malgré la réouverture de celles du Bénin. Ce geste, perçu comme un signe de méfiance voire de défi, a clairement irrité les officiels béninois qui, sous la conduite du président Patrice Talon, cherchent désormais à exercer une pression économique pour forcer une révision de cette posture rigide.

Le Bénin, en bloquant les 90 000 barils de pétrole nigérien destinés à l’exportation quotidienne, ne fait pas que pincer économiquement son voisin. Il envoie un message fort, soulignant une frustration accumulée face à ce qu’il perçoit comme un manque de réciprocité dans les efforts de normalisation des relations. L’action de Cotonou est lourde de conséquences, non seulement pour le Niger, qui voit là une menace directe à ses aspirations de développement économique, mais aussi pour le Bénin lui-même, qui risque de se retrouver isolé sur la scène régionale et internationale.

Niamey et Cotonou doivent repenser leurs stratégies

Cette escalade intervient après des mois de tentatives de réconciliation, où le président Talon, ayant initialement adopté une posture rigide face aux militaires au pouvoir à Niamey, avait finalement opté pour une approche plus conciliante. L’ouverture des frontières béninoises en décembre, suite à la levée des sanctions économiques par la Cédéao, était un geste d’olivier que Niamey n’a pas su ou voulu saisir.

Et maintenant, alors que les premières gouttes de pétrole ont symboliquement jailli sur la plateforme à Sèmè Kpodji, un geste d’inauguration attendu se transforme en un non-événement, reflétant peut-être un désintérêt pour une pacification des tensions. Le non-respect de cette ouverture symbolique pourrait bien être le reflet de l’impasse plus large dans laquelle se trouvent ces deux nations.

Ce blocage, bien qu’économiquement justifiable du point de vue de Cotonou, trahit une profonde amertume et un manque de vision à long terme pour la région. En ces temps où l’interdépendance devrait inciter à la coopération plutôt qu’à la confrontation, il est tragique de constater que même les liens fraternels peuvent être mis à rude épreuve par des politiques de court-terme et des calculs géopolitiques étroits.

Les peuples du Bénin et du Niger méritent mieux que cette impasse qui, au lieu de forger un avenir commun prospère, sème les graines de dissensions potentiellement durables. Il est grand temps que Niamey et Cotonou repensent leurs stratégies, non pas en termes de ce qui peut être gagné ou perdu dans l’immédiat, mais pour le bien-être à long terme de leurs citoyens qui aspirent à une stabilité et à une prospérité partagées.

Oumarou Fomba 

7 mai 2024 0 comments
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Scrutin présidentiel au Tchad
Politique

Scrutin historique au Tchad : qui après trois ans de transition ?

by Sahel Tribune 6 mai 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le 6 mai 2024, le Tchad a tenu ses élections présidentielles, marquant la fin d’une période de transition de trois ans suivant la mort de l’ancien président Idriss Déby. Plus de 8,2 millions d’électeurs tchadiens ont été appelés à voter pour choisir parmi dix candidats, y compris Mahamat Idriss Déby, le fils du défunt président et chef de la transition.

La journée du 6 mai 2024 marque une date historique pour le Tchad, où 8,2 millions de citoyens étaient aux urnes pour élire leur prochain président. Cette élection présidentielle vient couronner trois ans de transition politique suite à la disparition soudaine de l’ancien président Idriss Déby en 2021, avec son fils Mahamat Idriss Déby à la barre du gouvernement de transition. 

Redéfinir l’approche du gouvernement tchadien

Ce scrutin, qui voit dix candidats concourir pour la magistrature suprême, est non seulement significatif de par son timing, mais aussi par le contexte sécuritaire et politique qui l’entoure. Parmi les prétendants, Mahamat Idriss Déby, actuel chef de l’État par intérim, cherche à légitimer son pouvoir dans un cadre électoral formel après une période marquée par des tensions et des contestations.

Le vote, étendu sur toute la journée du lundi de 5 heures à 16 heures heure universelle (6 h-17 h heure locale), s’est déroulé malgré des incidents isolés et un déploiement sécuritaire massif. À Moundou, une tragédie a assombri le processus avec la mort d’un homme, soulignant les enjeux sécuritaires persistants dans le pays. Ce type d’incidents met en lumière la fragilité de la situation au Tchad et la pression sous laquelle se déroule ce vote.

La transition vers une nouvelle administration se veut un moment de consolidation démocratique après une période marquée par l’autoritarisme. Le scrutin de 2024 doit non seulement désigner un leader mais aussi redéfinir l’approche du gouvernement tchadien face aux défis internes et externes, avec une attente forte de la population pour des réformes significatives et une stabilisation du pays.

Un test majeur pour la maturité démocratique du Tchad

L’engouement observé dans les bureaux de vote, malgré les défis logistiques et les incidents, témoigne de l’aspiration des Tchadiens à un changement et à une plus grande stabilité. Les efforts du gouvernement de transition pour organiser ces élections dans un contexte compliqué sont à noter, bien que la surveillance de la communauté internationale et des organisations locales soit critique pour en assurer la crédibilité.

L’annonce des résultats provisoires, prévue pour le 21 mai, et celle des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel le 5 juin, sont attendues avec impatience. Si un second tour est nécessaire, il se tiendra le 22 juin 2024, prolongeant ainsi le suspense autour de l’avenir politique du pays.

Cette présidentielle tchadienne n’est pas juste un renouvèlement politique de routine, mais un test majeur pour la maturité démocratique du Tchad. Elle représente une tentative de rompre avec un passé de gouvernance contestée et de conflits, en cherchant à établir un gouvernement plus inclusif et représentatif. C’est une étape cruciale pour le Tchad, qui espère ouvrir un nouveau chapitre de son histoire politique marqué par la stabilité et la prospérité, tout en gérant les attentes élevées de ses citoyens désireux de voir des améliorations tangibles dans leur vie quotidienne.

Oumarou Fomba 

6 mai 2024 0 comments
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Remise de matériels agricoles
Économie

Révolution verte au Burkina Faso : le capitaine Traoré équipe les agriculteurs pour l’autosuffisance

by Sahel Tribune 6 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Le 6 mai 2024 à Ouagadougou, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition du Burkina Faso, a remis des équipements et intrants agropastoraux aux producteurs locaux. Cet investissement massif, visant l’autosuffisance alimentaire, inclut 400 tracteurs, des tonnes d’engrais, et d’autres ressources essentielles pour revitaliser l’agriculture nationale.

Le Burkina Faso, un pays qui a longtemps lutté contre des défis politiques et économiques considérables, est aujourd’hui à la croisée des chemins, sous la direction énergique du Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré. Ce lundi matin, une nouvelle page de l’histoire agricole du pays a été tournée lorsque le Capitaine Traoré a officiellement remis une flotte impressionnante de matériel agricole aux producteurs burkinabè. Ce geste symbolique, mais puissant comprend la distribution de 400 tracteurs, 239 motoculteurs, et 710 motopompes, équipant ainsi les agriculteurs pour transformer radicalement et efficacement le paysage agricole national.

Renforcer la sécurité alimentaire et promouvoir l’autosuffisance

Mais ce n’est pas tout, car le soutien du gouvernement ne s’arrête pas à la mécanisation. Dans un effort tout aussi significatif pour stimuler la productivité, 714 motos ont été acquises au profit des agents agricoles, facilitant leur mobilité et leur capacité à soutenir et à conseiller les agriculteurs dans des régions plus vastes et plus diverses. De plus, un ensemble complet d’intrants, notamment 10 000 tonnes d’aliments pour poissons, 68 964 tonnes d’engrais, 10 000 litres de produits phytosanitaires, 18 000 tonnes de semences végétales, 2 300 tonnes de semences fourragères et 10 000 tonnes d’aliments concentrés a été fourni pour assurer que les agriculteurs disposent de tout le nécessaire pour une saison agricole réussie.

L’investissement de plus de soixante-dix-huit-milliards de FCFA (78 000 000 000 FCFA) dans ce matériel et ces intrants agropastoraux illustre clairement l’engagement du gouvernement de transition à soutenir activement l’agriculture, une industrie vitale pour l’économie du Burkina Faso. Cette initiative fait partie de l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 et de l’Initiative présidentielle pour la production agricole 2023-2024, qui visent toutes deux à renforcer la sécurité alimentaire et à promouvoir l’autosuffisance.

L’accès à des semences améliorées et de l’engrais à prix subventionné

Le Président Traoré, dans son allocution, a souligné l’importance de ces efforts, déclarant que les tracteurs seraient utilisés pour labourer gratuitement les terres pendant la saison des pluies imminente. « L’objectif, c’est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-il affirmé, projetant une vision d’un Burkina Faso plus autosuffisant et moins dépendant des importations alimentaires coûteuses ou de l’aide étrangère.

Le Capitaine Traoré a également appelé la jeunesse burkinabè à saisir cette opportunité en s’organisant en coopératives pour bénéficier pleinement du soutien du gouvernement. Ce soutien comprend l’accès à des semences améliorées et de l’engrais à prix subventionné, des ressources essentielles pour augmenter les rendements et améliorer la qualité des produits agricoles locaux.

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombie, a renchéri en affirmant que ces nouveaux équipements et intrants permettront d’accroître la production de manière substantielle. Cela, espère-t-il, mènera le pays vers l’autosuffisance alimentaire, une aspiration cruciale pour le développement durable du Burkina Faso.

Remodeler l’agriculture en une force motrice de croissance et de stabilité

L’initiative a également été saluée par des figures clés de la communauté agricole, telles que El hadj Oumarou Tamboura, représentant du président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), qui a reconnu les bénéfices potentiels de ce soutien gouvernemental pour améliorer les rendements agricoles à travers le pays.

Cette démarche du gouvernement de transition, menée avec détermination par le Capitaine Traoré, n’est pas seulement une réponse aux défis immédiats de la production alimentaire. Elle est aussi une réforme structurelle profonde qui vise à redéfinir le rôle de l’agriculture dans l’économie nationale et à assurer que chaque Burkinabè peut bénéficier des fruits de cette terre fertile. C’est une stratégie qui promet de remodeler l’agriculture en une force motrice de croissance et de stabilité, tout en renforçant l’indépendance et la résilience du pays face aux crises économiques et climatiques futures.

Le geste du Président Traoré marque un pas audacieux vers un avenir où le Burkina Faso pourrait non seulement nourrir sa population, mais aussi inspirer des politiques agricoles innovantes à travers l’Afrique et le monde. Avec cette initiative, le Burkina Faso prend fermement en main son destin agricole, lançant un appel à l’action pour une transformation nationale dirigée par ceux qui sont les plus investis dans son succès : les agriculteurs et les jeunes du pays.

Younouss 

6 mai 2024 0 comments
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Ouverture de la phase finale du Dialogue inter-maliens pour la paix
Politique

Neuf ans après Alger : le Mali réinvente sa quête de paix à Bamako

by Sahel Tribune 6 mai 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

En mai 2024, Bamako devient le lieu d’une nouvelle ère de dialogue national avec l’ouverture de la phase finale du Dialogue Inter-Maliens au CICB, marquant un tournant historique neuf ans après l’Accord d’Alger de mai 2015. Cette initiative, dirigée par les autorités de transition du Mali, vise à redéfinir la paix et la réconciliation sur des bases purement maliennes, loin des influences extérieures qui ont marqué les tentatives précédentes.

Neuf ans après la signature de l’Accord d’Alger en mai 2015, une initiative visant à pacifier les tensions entre Bamako et les groupes armés du nord du Mali, le pays se retrouve à nouveau dans une phase cruciale de dialogue et de réconciliation. Le mois de mai semble être destiné à marquer les tournants historiques du Mali, puisque, en mai 2024, Bamako ouvre une nouvelle page avec l’ouverture de la phase finale du Dialogue Inter-Maliens au Centre International de Conférences de Bamako (CICB).

L’accord a échoué à atteindre ses objectifs

En 2015, l’Accord pour la paix, négocié à Alger, avait été signé dans l’espoir de mettre fin aux conflits persistants qui avaient commencé avec les rébellions touarègues de 2012, exacerbées par des aspirations à une meilleure intégration politique et économique des régions du nord. Malgré les bonnes intentions, cet accord n’a pas réussi à atteindre ses objectifs de façon durable, plongeant le Mali dans une instabilité continue. Les récentes déclarations des autorités de transition révèlent une rupture profonde avec cet accord, pointant du doigt les échecs de sa mise en œuvre et les manipulations externes qui ont souvent desservi les intérêts nationaux maliens.

La décision du gouvernement de transition de mettre fin à l’accord d’Alger, et de lancer un nouveau processus de dialogue national, traduit un désir de reprendre le contrôle sur les affaires internes et de s’affranchir des influences étrangères qui ont longtemps dicté la conduite des politiques maliennes. Le colonel Abdoulaye Maïga, ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, lors d’un discours télévisé, a justifié cette rupture par la transformation de certains groupes signataires en acteurs terroristes et par des actes d’hostilité venant d’Algérie, soulignant une volonté de renouveler entièrement la démarche de paix.

Le DIM, reflet des besoins et des aspirations du peuple malien 

Ce nouvel élan, porté par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, met en avant une approche résolument malienne de la résolution de conflits. Dans son discours d’ouverture, il a dépeint un tableau sombre des années de crises exacerbées par des politiques inefficaces et des interventions étrangères malavisées. En revanche, l’optimisme se dessine à travers l’initiative de dialogue actuelle, envisagée comme un véritable reflet des besoins et des aspirations du peuple malien, loin des influences et des agendas extérieurs.

Cette phase finale du dialogue, qui coïncide avec l’anniversaire de l’Accord d’Alger, est perçue non seulement comme un acte de souveraineté, mais aussi comme une réaffirmation de l’identité et de l’indépendance du Mali. Elle promet de modeler les futures politiques de sécurité, de développement économique et de cohésion sociale sur des principes qui sont intrinsèquement maliens, et non plus dictés par des compromis internationaux souvent éloignés de la réalité du terrain.

Le processus mené par le Comité de pilotage cherche à incorporer toutes les voix maliennes, depuis les villes du nord comme Kidal, récemment reprises par l’armée malienne, jusqu’aux autres capitales régionales et aux communautés en diaspora. C’est une démarche qui ambitionne de rétablir non seulement la paix, mais aussi la confiance entre les Maliens et leurs dirigeants, en forgeant un consensus national sur les fondements de la gouvernance et du développement futur du pays.

Les intérêts maliens plutôt que les compromis internationaux

Alors que le Mali se lance dans ce nouveau chapitre de son histoire, le mois de mai reste symbolique, marquant à la fois la fin d’un ancien accord et le début d’un nouvel espoir. Ce Dialogue Inter-Maliens pourrait bien être le point de départ vers une paix durable et authentiquement malienne, une paix construite sur les ruines d’un accord passé, mais avec une vision clairement tournée vers l’avenir. 

Le Dialogue Inter-Maliens incarne une étape cruciale pour le Mali, non seulement en termes de réconciliation nationale, mais aussi de reconstruction politique et sociale. Il est mené avec une clarté de vision qui était peut-être absente lors des négociations précédentes, se concentrant fermement sur les intérêts maliens plutôt que sur les compromis internationaux.

Ce nouveau dialogue, enraciné dans les principes de souveraineté, de respect des choix stratégiques et de défense des intérêts du peuple, offre une plateforme pour que tous les Maliens participent activement à la refonte de leur pays. C’est un processus qui transcende les divisions politiques et ethniques et cherche à établir une base solide pour la future prospérité du Mali, faisant de ce mois de mai non seulement un anniversaire de l’ancien accord, mais aussi le commencement d’une nouvelle ère de véritable autonomie et de progrès pour le Mali.

Oumarou Fomba 

6 mai 2024 0 comments
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