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Faim en Afrique de l'Ouest
Billet d'humeurÉconomie

La faim, ce fléau qui étreint l’Afrique de l’Ouest et Centrale

by Sahel Tribune 9 mai 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Chaque été, un spectre parcourt l’Afrique de l’Ouest et du Centre : celui de la faim. Selon les dernières données d’une enquête menée par l’ONU et diverses ONG, plus de 50 millions de personnes dans dix-sept pays de ces régions sont confrontées à une insécurité alimentaire alarmante. Et alors que la période de soudure approche, cette situation ne fait qu’empirer.

Quand le terme « soudure » désigne une crise alimentaire qui revient avec la régularité d’un mauvais rêve, vous savez que le système est rompu. Ce n’est plus seulement une question de mauvaise récolte ou de conditions météorologiques défavorables ; c’est la manifestation d’une crise structurelle qui frappe de plein fouet les plus vulnérables.

Les conflits détruisent les vies et les moyens de subsistance

Cette année, dans des pays comme le Nigeria, le Tchad et la Sierra Leone, jusqu’à 20 % de la population pourrait souffrir de faim extrême. Des régions entières, comme Ménaka au Mali, sont au bord d’une « faim catastrophique ». Ce terme, écho sinistre dans le vocabulaire humanitaire, traduit une réalité où des familles entières n’ont rien à se mettre sous la dent, et où les enfants se couchent le ventre vide, nuit après nuit.

Ce n’est pas faute de savoir ce qui alimente cette crise. Les conflits incessants qui sévissent dans ces régions, combinés aux effets exacerbés du changement climatique, ont créé un cocktail dévastateur qui détruit les moyens de subsistance et chasse les gens de leurs terres. Sadou Soumana, conseiller technique en sécurité alimentaire, résume bien la situation à l’antenne d’un média occidental : « Quand les conflits arrivent, ça détruit les vies, mais aussi, ça détruit les moyens de subsistance. » Ce constat, loin d’être une révélation, devrait sonner comme un appel au changement urgent et radical.

Le changement climatique, avec ses sècheresses prolongées et ses inondations capricieuses, ne fait qu’aggraver la situation. L’agriculture pluviale, pierre angulaire de la subsistance dans ces régions, ne peut tout simplement plus supporter le poids de ces bouleversements climatiques. Le déficit céréalier devient une réalité annuelle, et la pauvreté des sols un ennemi aussi redoutable que la sécheresse elle-même.

Financements en retard, et souvent trop peu ou trop tard

Et pourtant, face à cette urgence, le financement de la réponse humanitaire est à la traîne. Seuls 10 % du plan de réponse sont actuellement financés en Afrique centrale. C’est dérisoire, et cela témoigne d’un manque de volonté collective de s’attaquer à la racine du problème. Les financements tardent à arriver, et quand ils arrivent, c’est souvent trop peu, trop tard.

Il est temps de réveiller les consciences, de secouer les puissances mondiales et locales, et d’exiger un changement. La faim n’est pas une fatalité ; c’est le résultat de décisions politiques, de négligences et d’un système global qui privilégie trop souvent le profit au détriment des personnes. Si nous ne pouvons pas nourrir les gens, alors nous faillons à l’un des droits humains les plus fondamentaux. Les dirigeants africains et internationaux doivent prendre acte de cette crise et agir en conséquence. La dignité humaine en dépend.

Oumarou Fomba 

9 mai 2024 0 comments
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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
A la UneEdito

Mali : l’heure de la véritable souveraineté a sonné

by Chiencoro 9 mai 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le Mali, en pleine transition, affronte des défis colossaux qui mettent en évidence le long chemin vers la véritable indépendance. Les autorités, sous la direction du colonel Assimi Goïta, s’engagent dans une quête de souveraineté, rejetant les influences extérieures pour renforcer la justice et l’autodétermination nationale.

L’heure est grave, mais aussi propice à l’éveil pour le Mali, un pays secoué par des vagues incessantes de défis qui ne cessent de mettre à l’épreuve la résilience et l’endurance de ses habitants. Alors que beaucoup pourraient céder à la tentation de l’apitoiement, la réalité actuelle nous confronte à une évidence cruciale : le chemin vers la souveraineté et l’autodétermination est encore long et semé d’embûches.

Un cadeau d’émancipation

Avec des problèmes aussi divers que la fourniture intermittente d’électricité, une insécurité galopante, un taux de chômage des jeunes alarmant, et des crises financières et économiques exacerbées par les décisions courageuses des autorités de transition, il est clair que notre indépendance restait encore incomplète, négociée sous le joug d’influences étrangères. Ces décisions, bien que controversées, mettent en lumière une volonté ferme de marcher vers une véritable souveraineté, rejetant les partenariats jugés asservissants et limitatifs.

Ces mouvements audacieux devraient être un signal d’alarme pour nous tous. Ils nous rappellent douloureusement que notre existence en tant que nation libre et indépendante dépendait jusqu’ici trop souvent de l’approbation et du soutien extérieur, comme des sangsues à notre autonomie. Loin d’être un sujet de lamentation, cette prise de conscience devrait nous inciter à l’action et à la solidarité.

C’est dans ce contexte que les Maliens devraient non seulement remercier, mais aussi soutenir avec vigueur les autorités de la transition. Leur courage de briser les chaînes de dépendances anciennes est un cadeau d’émancipation. Cela devrait nous pousser, en tant que peuple, à prendre part activement à cette marche vers la souveraineté, à comprendre et à endosser les responsabilités qui viennent avec.

Le bonheur et l’indépendance ont toujours un prix

Les témoignages du passé récent, marqués par l’échec des interventions militaires étrangères telles que la Minusma et Barkhane, devraient nous convaincre de l’importance de prendre en main notre destin. L’histoire nous montre que l’interventionnisme, sous couvert d’assistance, cache souvent une quête égoïste de bénéfices unilatéraux.

La route est indéniablement semée d’obstacles, et les autorités maliennes en sont conscientes. Mais elles savent aussi que le véritable progrès d’une nation se forge dans la capacité de ses citoyens à surmonter les défis, à transformer les adversités en opportunités de croissance et de renforcement de l’autonomie nationale.

Le bonheur et l’indépendance ont toujours un prix, et pour le Mali, ce prix est celui de la persévérance, de la solidarité et de l’engagement de chaque Malien envers la patrie. Ainsi, chaque pas, même chancelant, vers notre émancipation est un pas vers le salut de notre pays, longtemps meurtri, mais jamais résigné.

Chiencoro Diarra 

9 mai 2024 0 comments
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Quinzaine de l'environnement
Climat et environnement

Mali : la détermination d’un gouvernement en guerre contre les atteintes environnementales

by Chiencoro 8 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Dans le splendide cadre du Palais de Koulouba, le mercredi 8 mai 2024, le gouvernement malien, sous la direction ferme du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, s’est penché sur des questions critiques lors de sa séance ordinaire. La réunion a mis en lumière les efforts concertés pour aborder les défis environnementaux qui minent le pays, démontrant une volonté politique forte de faire face aux agressions incessantes contre les écosystèmes maliens.

Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a pris la parole pour informer le Conseil de plusieurs initiatives importantes. Parmi celles-ci, la 25e édition de la Quinzaine de l’environnement se démarque comme une pierre angulaire des efforts de sensibilisation et d’action environnementale. Cet évènement, ancré dans la tradition depuis l’an 2000, sert de plateforme pour une vaste campagne de communication visant à instaurer un changement de comportement en faveur de la protection de l’environnement. 

Menace l’écosystème local à Kassela et à Faraba

La Quinzaine s’étend entre deux dates significatives : le 5 juin, Journée mondiale de l’Environnement, et le 17 juin, Journée internationale de lutte contre la désertification et la sècheresse. Pour l’édition 2024, les thèmes « la restauration des terres, la désertification et la résistance à la sècheresse » ainsi que « Unis pour les terres : Notre patrimoine, Notre avenir » ont été judicieusement choisis. Ces thèmes reflètent non seulement les défis spécifiques au Mali, mais aussi une volonté de rassembler les citoyens autour d’une cause commune qui est la conservation des terres.

Au-delà des campagnes de sensibilisation, le ministre a également reporté sur des actions concrètes menées sur le terrain pour contrer les agressions environnementales. Parmi les exemples cités, les missions de contrôle menées à Kassela et à Faraba ont révélé des activités hautement préoccupantes. À Kassela, l’exploitation intensive et illégale du bois, souvent transformé en charbon, pose un grave problème de déforestation, tandis qu’à Faraba, une exploitation semi-industrielle illégale de l’or menace l’écosystème local.

Collaboration étroite entre toutes les parties prenantes

Ces constats alarmants ont conduit à des interventions directes, incluant la saisie et la confiscation de produits frauduleux ainsi que de matériels et équipements utilisés dans ces exploitations illégales. Ces actions démontrent une prise de conscience et une réactivité de la part du gouvernement, bien que la route vers une gestion durable des ressources naturelles soit encore longue et semée d’embûches.

Si la Quinzaine de l’environnement et les actions de répression sont louables et nécessaires, elles rappellent la difficulté des défis environnementaux auxquels le Mali est confronté. L’engagement du gouvernement doit être soutenu par une volonté collective de préservation et une vigilance continue, pour garantir un avenir où le patrimoine naturel du Mali est non seulement préservé, mais valorisé. Cela nécessite un effort continu, une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes, et un engagement renouvelé de chaque Malien à protéger et à chérir leur environnement.

Chiencoro Diarra 

8 mai 2024 0 comments
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Centrale photovoltaïque
Économie

Le Mali s’engage dans l’ère du renouvelable : un pas vers l’autonomie énergétique

by Sahel Tribune 8 mai 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le mercredi 8 mai 2024, sous l’oeil attentif du Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, le Conseil des Ministres s’est réuni au Palais de Koulouba. Au cours de cette rencontre une initiative capitale pour l’avenir énergétique du Mali a été discutée. Au cœur des délibérations, un projet salvateur : la construction de la centrale solaire photovoltaïque de Tiakadougou-Dialokoro dans le Cercle de Kati, Région de Koulikoro.

Cette rencontre a vu l’approbation de l’Avenant n°1 à la convention de concession avec la société AMEA POWER LLC, un pas déterminant vers la réalisation de ce projet solaire ambitieux prévu pour générer 100 mégawatts crêtes. La première phase de 50 MWc, qui concerne directement Tiakadougou, marque une avancée significative dans l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique du Mali.

Le projet, conçu pour être développé en Build, Own, Operate and Transfer (BOOT), témoigne d’une stratégie bien pensée pour renforcer la capacité de production d’électricité du réseau interconnecté malien. Cette initiative reflète une orientation stratégique vers des sources d’énergie plus durables, répondant non seulement aux besoins énergétiques immédiats mais aussi aux impératifs environnementaux mondiaux.

Cependant, le chemin vers la réalisation de cette vision n’a pas été sans embûches. Diverses contraintes ont empêché la levée de toutes les conditions suspensives nécessaires au démarrage des travaux. Le gouvernement et AMEA MALI SOLAR SA ont donc dû conclure cet avenant pour surmonter ces difficultés, prouvant leur engagement commun à faire avancer ce projet crucial.

Parmi les ajustements notables, l’avenant modifie plusieurs aspects clés de la convention originale. Il proroge la date prévisionnelle de prise d’effet et adapte la durée de la convention, offrant ainsi une marge de manœuvre supplémentaire pour la réalisation. De plus, il introduit une garantie partielle de risque et modifie le mode de vente de l’électricité de « Take or Pay » à « Take and Pay », ce qui allège potentiellement le fardeau financier sur le gouvernement. Le prix d’achat du kilowatt heure a également été revu à la baisse, une victoire pour l’accessibilité de l’électricité au Mali.

L’ajustement du lieu d’arbitrage, enfin, souligne une préférence pour des mécanismes de résolution des litiges plus favorables au contexte local, un élément non négligeable qui témoigne de la quête d’autonomie juridique du Mali dans la gestion de ses affaires énergétiques.

Dans le contexte actuel, où la sécurité énergétique est plus que jamais liée à la souveraineté nationale, cette centrale solaire représente plus qu’un projet d’infrastructure. Elle est le symbole d’une Mali tourné vers l’avenir, conscient des enjeux de son développement et prêt à prendre les rênes de son destin énergétique. Alors que le Mali continue de naviguer dans un paysage politique et économique complexe, la réussite de ce projet pourrait bien être un catalyseur pour d’autres initiatives audacieuses dans le secteur de l’énergie renouvelable.

La rédaction 

8 mai 2024 0 comments
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Bateau de pêche au Sénégal
Économie

Réforme maritime : le Sénégal publie la liste des navires de pêche autorisés

by Sahel Tribune 8 mai 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Sur les eaux sénégalaises, un vent de changement souffle avec la brise marine, portant avec lui des promesses de transparence et de souveraineté. Ce lundi 6 mai, dans un geste audacieux et très attendu, le ministère sénégalais des Pêches a publié une liste de 151 navires autorisés à pêcher dans les eaux nationales, marquant un tournant décisif dans la gestion des ressources halieutiques du pays. 

Au cœur de Dakar, où les marchés bruissent des discussions sur les dernières nouvelles, cette annonce a été accueillie avec un mélange d’espoir et de scepticisme. Pourquoi ? Parce que la pêche, cette artère vitale de l’économie sénégalaise, n’est pas seulement un métier, mais un héritage, nourrissant des familles entières et tissant le tissu social des communautés côtières. Et pourtant, cette industrie est depuis longtemps assiégée par la surexploitation et la concurrence écrasante des navires industriels, souvent étrangers, qui raflent les richesses sous-marines avec une efficacité redoutable.

Renforcer la surveillance

La liste publiée comprend 132 navires battant pavillon sénégalais et 19 navires étrangers, révélant un déséquilibre qui soulève des questions brûlantes. Derrière les chiffres se cache une réalité plus sombre : de nombreux navires enregistrés comme sénégalais sont soupçonnés d’être exploités par des étrangers, utilisant des prête-noms pour contourner les lois locales. Cette pratique, qui érode la souveraineté du Sénégal sur ses propres ressources, est un secret de Polichinelle dans les ports où les pirogues côtoient les géants des océans.

La nouvelle administration, sous la direction du président Bassirou Diomaye Faye, a promis de remettre de l’ordre, et cette publication est son premier test de feu. Elle répond à une demande de longue date des pêcheurs locaux et des défenseurs de l’environnement qui réclament plus de transparence et de contrôle. Aliou Ba, de Greenpeace Afrique, a salué cette initiative, tout en rappelant l’urgence d’aller plus loin, notamment en renforçant la surveillance pour éradiquer la pêche illégale qui saigne à blanc les mers sénégalaises.

Premier signe d’une marée montante de justice et de prospérité

Le vrai défi commence maintenant : il s’agit de prouver que ces licences ne sont pas qu’un bout de papier, mais le début d’une ère où le Sénégal reprend les rênes de son avenir maritime. Les autorités doivent montrer qu’elles peuvent et vont protéger les intérêts des milliers de pêcheurs qui lancent chaque jour leurs filets dans l’espérance d’une prise juste et suffisante pour nourrir leurs familles et faire vivre leurs communautés.

Les promesses sont là, palpables comme le sel dans l’air marin, mais les actions qui suivront détermineront si le Sénégal peut véritablement naviguer vers un futur où ses eaux ne seront plus pillées, mais gérées avec sagesse et respect. Pour l’instant, les pêcheurs de Kayar, de Joal, et d’autres ports à travers le pays, scrutent l’horizon, espérant que cette liste soit le premier signe d’une marée montante de justice et de prospérité pour tous.

Oumarou Fomba 

8 mai 2024 0 comments
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Dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation nationale
Politique

Éveil d’une nation : le Mali tente de guérir ses plaies au CICB

by Bakary FOMBA 8 mai 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

Le lundi 6 mai 2024, une atmosphère empreinte de solennité régnait au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), où s’est ouverte la phase finale du Dialogue Inter-Maliens. Sous la présidence du Colonel Assimi Goïta, cette réunion, prévue jusqu’au 10 mai, rassemble les représentants des différentes régions du Mali, de la diaspora et des institutions de la République dans le but de discuter des défis nationaux et rechercher des solutions consensuelles. Retour sur la cérémonie d’ouverture de cet évènement crucial pour la consolidation de la paix au Mali.

Jusqu’au 10 mai prochain, les acteurs maliens se réuniront pour réfléchir et discuter des recommandations faites lors des phases communale et régionale, dans le but de produire un rapport final qui guidera les actions futures pour la construction d’une paix durable au Mali.

Tourner la page des conflits passés

En effet, ce processus du Dialogue Inter-Maliens s’inscrit dans la suite logique de la dénonciation de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger par les autorités maliennes de la transition. Il vise notamment à offrir à tous les Maliens la possibilité de contribuer à la construction d’un avenir meilleur pour leur pays. Cette phase finale se présente ainsi comme une opportunité cruciale pour le Mali de tourner la page des conflits passés et de construire un avenir de paix et de prospérité pour tous.

Dans son discours d’ouverture, le Colonel Assimi Goïta a souligné l’importance de ce dialogue pour surmonter les divisions et construire un Mali unifié et prospère. Le président Goïta a également souligné l’importance de l’unité et de la solidarité entre tous les Maliens pour sortir de la crise et a appelé à une participation constructive et ouverte de tous les participants. « C’est l’esprit du Mali Kura qui devra nous guider tous, pour mener à bon port le grand bateau du Dialogue inter-malien », souligne-t-il.

Les participants, venus des quatre coins du Mali, ont exprimé leur engagement en faveur de la réconciliation et de l’unité nationale du Mali.

« Ce dialogue est une chance pour nous »

« Notre pays a connu des temps difficiles, mais ensemble, nous pouvons faire la différence. Nous devons nous écouter, nous respecter et travailler main dans la main pour bâtir un avenir meilleur pour tous les Maliens », déclare Mme Fatoumata Diarra, représentante de la région de Kayes. Pour la ressortissante de la 1re région administrative du Mali, « il est temps pour nous de mettre de côté nos différences et de nous concentrer sur ce qui nous unit en tant que Maliens ».

Amadou Traoré, membre de la diaspora malienne, affirme avec confiance que ce dialogue est une opportunité unique de faire entendre la voix de tous les Maliens, qu’ils se trouvent sur le territoire national ou à l’étranger. « Nous devons tous contribuer à la construction d’un Mali pacifique et démocratique. Ce dialogue est un premier pas vers ce but commun », a-t-il souligné.

Parmi les participants, Mme Aminata Traoré, originaire de Tombouctou, exprime également son optimisme quant à l’issue de ce dialogue. « Nous devons mettre fin aux divisions et travailler ensemble pour garantir un avenir meilleur à nos enfants. Ce dialogue est une chance pour nous tous de reconstruire notre pays ».

Un dialogue inclusif

Cependant, les discussions se poursuivront tout au long de la semaine dans un esprit de collaboration et de respect mutuel. La quête de la réconciliation nationale et de la consolidation de la paix demeure au cœur de ce dialogue, où chaque voix a son importance et chaque opinion est prise en considération, souligne dans son discours, Ousmane Issoufi Maïga, Président du Comité de Pilotage du Dialogue Inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale.

De même, au regard de l’atmosphère qui régnait à l’ouverture de cette phase du Dialogue Inter-Maliens, on peut se permettre d’affirmer que les interactions entre les participants seront constructives, et marqueront par des échanges francs et respectueux. C’est ainsi que tout au long de son discours, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga ne cesse de souligner que chaque voix est entendue, chaque opinion est prise en considération dans le but commun de bâtir un Mali uni et apaisé. Toute chose qui montre le caractère inclusif de ce Dialogue Inter-Maliens.

Au terme de ces deux premières journées de dialogue, l’espoir est palpable et la détermination de parvenir à une réconciliation nationale solide et durable est plus forte que jamais.

Bakary Fomba 

8 mai 2024 0 comments
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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
A la Une

Le Capitaine Ibrahim Traoré : « Notre mission, c’est d’abord éveiller l’Afrique »

by Chiencoro 8 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

À Ouagadougou, le 7 mai 2024, un évènement symbolique, mais chargé de profondeur a pris place dans les annales de la politique africaine. Le Capitaine Ibrahim Traoré, actuel Président de la Transition du Burkina Faso, a accueilli une délégation de l’Institut africain pour le Développement de la Diaspora (ADDI). Cette rencontre n’était pas juste une formalité diplomatique ; elle était un vibrant plaidoyer pour l’éveil des consciences africaines.

La mission confiée par Traoré à l’ADDI n’est pas des moindres. Il s’agit d’une quête pour l’émancipation, non seulement du Burkina Faso, mais de l’Afrique tout entière. « Notre mission, c’est d’abord éveiller l’Afrique », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’importance de comprendre et de valoriser ce que représente réellement l’Afrique aujourd’hui. Ce discours, loin d’être un simple appel à la solidarité, est une incitation à une prise de conscience collective, un appel à l’action pour les Africains de tous les horizons, y compris ceux de la diaspora.

« Nous sommes avec vous »

Le Président Traoré a exprimé sa vision d’une Afrique unie et forte, une vision qui passe inévitablement par la rupture des chaînes de l’oppression et par l’exploitation optimale des énormes potentialités du continent. C’est une invite à regarder au-delà des préjugés et des stéréotypes souvent associés au Burkina Faso et à ses voisins. À ses hôtes, il a déclaré : « Vous êtes bien arrivés, vous êtes allés à Bobo-Dioulasso, vivre avec nous notre culture, ce qui nous lie, nous Africains. Vous avez pu communier avec d’autres nationalités. C’est un message important que vous devez envoyer au reste du monde. »

L’enthousiasme et la conviction avec lesquels le Capitaine Traoré s’adresse à la diaspora sont révélateurs de sa foi en une Afrique capable de définir son propre destin. L’implication de figures comme Dr Arikana Chihombori Quao, présidente de l’ADDI, ne fait que renforcer cette dynamique. Dr Quao, avec son soutien affirmé à la Transition, illustre parfaitement l’engagement de la diaspora envers le Burkina Faso. Elle a écho à l’appel du président, affirmant : « Nous sommes avec vous. Nous sommes avec le peuple burkinabè. Vous avez rendu fiers plus de 300 millions de personnes de la diaspora africaine. »

Révolution des esprits, pour une renaissance réussie

Cette rencontre a donc été bien plus qu’une simple audience ; elle a été un catalyseur d’espoir et un renforcement de la conviction que l’Afrique peut se lever par elle-même et pour elle-même. Le message du Capitaine Traoré et de Dr Quao va au-delà des frontières du Burkina Faso, atteignant des Africains sur plusieurs continents, tous unis par une vision commune d’une Afrique éveillée et émancipée.

En substance, ce que le Capitaine Traoré propose, c’est une révolution des esprits, une renaissance africaine qui commence par un regard introspectif et une valorisation de ce que l’Afrique a de meilleur à offrir. C’est un projet ambitieux, certes, mais essentiel. Car si l’Afrique est effectivement à éveiller, c’est d’abord dans la conscience de chaque Africain que ce réveil doit s’opérer. Le Capitaine Traoré l’a bien compris et, avec la collaboration de l’ADDI, il s’attèle à poser les premières pierres de cet édifice.

Chiencoro Diarra 

8 mai 2024 0 comments
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