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Elections locales au Sénégal
A la UnePolitique

Mali Kura : en route vers des élections libres et crédibles ?

by Sahel Tribune 19 juillet 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les vents de la démocratie semblent souffler à nouveau au Mali, alors que le pays s’apprête à dévoiler un nouveau calendrier électoral. Initialement prévue pour février 2024, l’élection présidentielle a été repoussée en janvier 2024 en raison de multiples anomalies. Ce report a soulevé de nombreuses questions et spéculations, mais il semblerait que le moment tant attendu approche à grands pas. 

Les 15 et 16 juillet 2024, après la levée de la suspension des activités des partis et associations politiques, l’Autorité indépendante de Gestion des Élections (AIGE) a pris l’initiative de convoquer des concertations avec les partis politiques et la société civile. Ces rencontres d’échange laissent entrevoir la promesse d’élections libres, transparentes et crédibles. Un signe d’espoir pour une nation en quête de stabilité et de progrès.

Le Mali est à un carrefour

Cependant, dans cette atmosphère d’attente, tous les regards se tournent vers une figure centrale : le Colonel Assimi Goïta, président de la transition. Sa candidature est ardemment sollicitée par une bonne partie du peuple malien, qui voit en lui un leader capable de mener le pays vers un avenir meilleur. Pourtant, le flou persiste. Assimi Goïta, malgré les appels à sa candidature, pourrait se heurter à des obstacles législatifs qu’il semble peu enclin à franchir.

L’ambiguïté de la situation laisse place à de nombreuses spéculations. Assimi Goïta, qui a jusqu’ici œuvré pour le bien-être du peuple malien, sera-t-il prêt à défier ces obstacles juridiques pour répondre à l’appel de son peuple ? Ou choisira-t-il de respecter les textes, laissant ainsi la porte ouverte à d’autres candidats potentiels ?

Les prochaines échéances électorales au Mali sont donc empreintes d’incertitudes. Les manœuvres politiques, les attentes du peuple, et les défis législatifs se mêlent dans une danse complexe et imprévisible. Une chose est certaine : le Mali se trouve à un carrefour décisif de son histoire, et le chemin qu’il choisira de prendre aura des répercussions profondes sur son avenir.

Goïta a su captiver une large frange de la population

Le monde entier observe attentivement, espérant que le Mali puisse surmonter ces défis et émerger plus fort, avec des institutions démocratiques renforcées et une vision claire pour l’avenir. Les prochains mois seront cruciaux, et chaque décision prise résonnera longtemps dans l’histoire du pays.

Mais pourquoi donc cette insistance à voir Assimi Goïta se porter candidat ? D’aucuns estiment que l’homme fort de Bamako, par ses actions, a su redonner confiance à une population longtemps désabusée par les précédentes administrations. En redressant l’armée, en luttant contre la corruption et en défendant la souveraineté nationale, Goïta a su captiver une large frange de la population. Cependant, cette popularité pourrait-elle suffire à balayer les obstacles législatifs qui se dressent devant lui ?

Légalement, il est crucial de respecter les textes qui régissent les élections. Une dérogation en faveur de Goïta pourrait être perçue comme une entorse à la démocratie et ternir l’image de la transition. Mais d’un autre côté, ignorer l’appel du peuple pourrait également avoir des conséquences désastreuses. Ce dilemme met en lumière la complexité des enjeux politiques au Mali, où la volonté populaire doit se conjuguer avec les impératifs législatifs.

Une campagne électorale équitable, des débats publics éclairés, et une surveillance rigoureuse

Au-delà des manœuvres politiques, c’est l’avenir de la démocratie malienne qui est en jeu. Une démocratie encore fragile, marquée par des coups d’État et des transitions tumultueuses. La publication du nouveau calendrier électoral sera une étape cruciale pour la consolidation de cette démocratie. Elle permettra de mesurer la capacité du Mali à organiser des élections libres et transparentes, à même de refléter la volonté du peuple.

En attendant, les acteurs politiques et la société civile doivent travailler ensemble pour garantir un processus électoral inclusif et apaisé. Les concertations initiées par l’AIGE sont un pas dans la bonne direction. Elles montrent une volonté de dialogue et de transparence, essentielle pour instaurer la confiance. Mais cette volonté doit se traduire par des actes concrets : une campagne électorale équitable, des débats publics éclairés, et une surveillance rigoureuse du processus électoral.

Le Mali est à la croisée des chemins. La publication d’un nouveau calendrier électoral est attendue avec impatience, mais elle ne sera que le début d’un long parcours vers la stabilité et la démocratie. Le Colonel Assimi Goïta, par ses décisions, pourrait bien être l’élément déterminant de cette transition. Sa candidature, ou son refus de se présenter, marquera un tournant décisif dans l’histoire politique du Mali. Le peuple malien, quant à lui, doit se préparer à jouer un rôle actif dans ce processus, car c’est de son engagement que dépendra l’avenir du pays.

Oumarou Fomba 

19 juillet 2024 0 comments
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Départ des soldats allemands du Niger
Sécurité

Berlin et Niamey : une rupture militaire définitive ?

by Bakary FOMBA 18 juillet 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et géostratégiques mondiales, Berlin annonce la fin de sa coopération militaire avec Niamey. 

Depuis plusieurs années, l’Allemagne avait noué des relations étroites avec le Niger en matière de coopération militaire, notamment à travers l’exploitation d’une base de transport aérien dans le pays. Cependant, cette collaboration semble désormais compromise, avec l’annonce de Berlin de mettre fin à ses activités militaires au Niger d’ici la fin du mois d’août prochain.

Plus d’immunité contre d’éventuelles poursuites judiciaires

Les raisons avancées par l’Allemagne pour justifier cette décision restent le manque de fiabilité de son partenaire nigérien. En effet, les autorités de Niamey n’ont pas donné leur accord pour la prolongation de la présence militaire allemande sur leur territoire, ce qui semble avoir conduit Berlin à prendre la décision radicale de retirer ses soldats.

Fin mai, l’Allemagne et le Niger avaient convenu d’un accord pour continuer à exploiter la base de Niamey jusqu’au 31 août 2024, mais les négociations pour prolonger ce bail ne semblent pas avoir abouti. Elles butaient notamment sur le fait que le personnel stationné ne pourrait plus bénéficier d’immunité contre d’éventuelles poursuites judiciaires.

La quarantaine de soldats allemands stationnés à Niamey va donc quitter ce pays sahélien qui a déjà exigé et obtenu le départ des soldats français fin 2023 et américains d’ici à septembre prochain. Cependant, cette situation soulève des questions importantes sur les relations entre l’Allemagne et le Niger, ainsi que sur la sécurité dans la région.

La fin définitive d’une collaboration militaire

Il n’échappe à personne que le Niger fait face à de multiples défis sécuritaires, notamment liés au terrorisme et à la criminalité transnationale. Le pays doit compter désormais sur ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023.

Il est nécessaire de se demander si cette décision de l’Allemagne est irréversible. Les relations entre les deux pays pourraient-elles être rétablies dans le futur, ou bien assistons-nous à la fin définitive d’une collaboration militaire qui semblait jusqu’ici solide ?

Par ailleurs, il est crucial de suivre de près l’évolution de cette situation et d’analyser les conséquences potentielles de ce retrait allemand pour le Niger et ses partenaires internationaux.

Bakary Fomba

18 juillet 2024 0 comments
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Masque Kômô
A la Une

Renaissance du Mali : restaurer le « dambé » par le rejet du « faden tô »

by Fousseni TOGOLA 18 juillet 2024
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Depuis leur arrivée aux affaires, les autorités de la transition prônent un retour aux valeurs ancestrales. Ce combat vise à éradiquer la corruption et la mendicité à outrance pour restaurer la dignité et l’intégrité du peuple malien.

Dans leur quête de plus de souveraineté pour le Mali, les autorités de la transition ont fait du retour aux valeurs ataviques du Mali et à la lutte contre la corruption un combat pour la refondation de l’État. Cette démarche est loin d’être anodine ; elle vise à redonner au Mali sa dignité, sa fierté et surtout son « dambé », longtemps bafoués par des pratiques de corruption et de mendicité qui ternissent l’image de ce pays aux riches traditions culturelles et historiques.

Une inversion des valeurs qui appelle à une urgente rectification

Renoncer au « faden tô », littéralement traduit comme « ce qui appartient à autrui », doit redevenir une caractéristique du Malien du Mali Kura (le Mali nouveau). Ce concept va au-delà de la simple interdiction de voler ; il englobe toutes les pratiques honteuses et dévalorisantes telles que le vol, la corruption, l’adultère, et autres vices qui rabaissent l’humain au rang de simple bête. En effet, le « horon », qui refusait le « faden tô », s’approprier ce qui ne lui appartient pas, était la quintessence de la dignité et de l’intégrité dans les sociétés traditionnelles maliennes.

Ce qui faisait la force de ces sociétés, voire du Manding, était effectivement la renonciation au « faden tô ». L’homme préférait la mort à la honte. Les valeurs telles que l’honneur ou le « dambé », la dignité et le respect de soi et des autres étaient sacrées. Les modernes semblent, malheureusement, préférer la honte à la mort. La Charte de Kurukan fuga, en son article 34 stipulait : « Il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession » 

La consommation du « faden tô », au lieu d’être objet de honte, est devenue plutôt symbole de « tièkisè ya » (littéralement « La caractéristique de la masculinité »). Ce qui était considéré comme un vice hier a gagné le rang de vertu aujourd’hui. Il s’agit d’une véritable inversion des valeurs qui appelle à une urgente rectification.

Il est impératif de revenir aux fondamentaux à travers une véritable éducation traditionnelle, comme entamé par les autorités de la transition. Une éducation aux valeurs cardinales du Malien, inculquée par les sociétés secrètes et les gardiens des traditions, afin que le Malien soit de nouveau « Kankelen tigi » (littéralement homme de parole), « dambé tigi ». Ce retour aux sources n’est pas seulement nostalgique ; c’est une nécessité pour restaurer ce qui fondait le « horon ya » (la noblesse), le fondement de la dignité humaine.

Éducation rigoureuse et formation aux valeurs morales

La restauration de ces fondamentaux pourrait éviter aux Maliens de s’adonner à des pratiques avilissantes qui démoralisent la société. L’éducation traditionnelle, les rites initiatiques et les conseils des anciens doivent reprendre leur place centrale dans la société. Les jeunes doivent être éduqués dans le respect des valeurs ancestrales qui prônent l’honneur, la dignité et le respect de soi et des autres.

Les autorités maliennes de la transition, en promouvant ce retour aux valeurs traditionnelles, montrent la voie à suivre pour reconstruire un Mali fort, digne et respecté. C’est un chemin ardu, semé d’embûches, mais c’est le seul moyen de redonner à ce pays sa grandeur d’antan. Les actes de corruption, de vol, d’adultère et autres vices doivent être combattus non seulement par des lois strictes, mais aussi par une éducation rigoureuse et une formation aux valeurs morales.

La corruption et la mendicité sont des fléaux qui gangrènent la société malienne. Elles réduisent l’humain à un être sans honneur ni dignité, un simple opportuniste prêt à tout pour obtenir des avantages matériels. Cette mentalité est diamétralement opposée aux valeurs du « horon », cet homme intègre et digne qui préférait la mort à la honte. Le Mali Kura doit se bâtir sur ces valeurs d’intégrité, de dignité et d’honneur pour aspirer à un avenir meilleur.

L’éducation traditionnelle, les rites initiatiques et les sociétés secrètes doivent être revitalisés pour inculquer ces valeurs aux jeunes générations. Ce retour aux sources est essentiel pour restaurer la dignité du Malien et construire une société plus juste et équitable. Le Mali a besoin de ses valeurs ancestrales pour se relever et affronter les défis de l’avenir avec courage et détermination.

Fousseni Togola 

18 juillet 2024 0 comments
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Coton
A la UneÉconomie

Pesticides toxiques et tentatives de manipulation : les vraies raisons du limogeage de Lassine et Nango Dembélé

by Sahel Tribune 17 juillet 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Les tentatives déloyales de deux hauts cadres maliens pour introduire des pesticides non validés ont été bloquées par le Président de la Transition. Cette intervention souligne l’engagement du chef de l’État à défendre les intérêts vitaux du peuple malien.

Tout est parti d’un problème de pesticides non validés. Bien que le processus de validation des produits n’eût pas été bouclé, les dispositions d’une loi relative à l’Agriculture avaient été interprétées afin de permettre l’utilisation, à titre exceptionnel, des pesticides en cours de validation pour sauver les récoltes de la campagne agricole de l’an dernier face à la progression fulgurante des jassides contre les récoltes. 

Entre-temps, le contexte s’était nettement amélioré pour la campagne qui s’annonce. Qu’à cela ne tienne, le ministre de l’Agriculture et le PDG de la CMDT, respectivement, Lassine Dembélé et Nango Dembélé, s’étaient entendus pour introduire les mêmes pesticides auxquels l’Etat n’avait eu recours qu’à titre exceptionnel. Ne comprenant pas qu’une exception ne saurait devenir la règle, l’ex-ministre de l’Agriculture s’était obstiné à faire passer un texte au Conseil des ministres pour autoriser l’utilisation desdits produits. 

Dans un premier temps, il l’a introduit auprès du Premier ministre qui l’a acheminé au Président de la Transition qui n’a pas manquer de rappeler le caractère exceptionnel de l’autorisation donnée la campagne dernière. En conséquence, le texte avait été rejeté, le temps d’avoir les conclusions des analyses de validation. Malgré ce rappel, voire cette mise en garde, le ministre Dembélé est revenu à la charge pour le même texte. 

Pourquoi donc cette obstination ? 

C’est là toute la problématique de l’insistance du ministre Dembélé. Curieusement, les produits non validés avaient déjà été acheminés dans les zones de production où des cadres de la CMDT avaient été instruits par le PDG Nango Dembélé pour donner des éléments de langage aux producteurs dans l’optique de l’arrivée d’une mission d’évaluation de la situation, envoyée par la Présidence de la République. Entre autres consignes données, les producteurs étaient sensés déclarer à la mission que lesdits pesticides étaient le reliquat de l’an passé et que leurs terres commençaient déjà à être infestées de jassides, ce qui était loin d’être une réalité perceptible sur le terrain. 

Dans des messages vocaux qui ont fuité, un directeur de production de la CMDT, se livrait à un conditionnement systématique des producteurs suivant trois cas de figure. D’abord, que les produits se trouvant dans leurs zones de production n’étaient pas nouvellement acheminés. Deuxièmement, que les pesticides en question n’étaient pas toxiques et n’avaient causé aucun désagrément sur la santé des utilisateurs. Enfin, que les jassides avaient commencé à ravager leurs champs. Point particulier de la consigne, la mission ne devait aucunement savoir que les anti-jassides étaient des nouveaux produits mis à leur disposition. 

Manifestement nous pouvons donc comprendre que de nouvelles commandes avaient été faites suite à des signatures de contrats sans l’accord de l’Etat. Chose qui a été prouver par les enquêtes des services des Douanes et d’autres structures qui ont formellement établi l’introduction de pesticides sur le territoire national à hauteur de cinq milliards de CFA. 

Faire échouer la mission d’évaluation envoyée par la Présidence

De ce qui précède, il est loisible de comprendre que l’ex-ministre de l’Agriculture et l’ex-PDG étaient dans un deal malsain tendant à flouer l’Etat pour faire profit. D’où l’insistance des deux hauts cadres à faire passer dans un premier temps les textes d’autorisation des produits non validés et, dans un deuxième temps leur dissémination dans les zones de production. Sachant que le texte soumis avait été bloqué par le Président de la Transition, une stratégie de manipulation des producteurs a été ainsi établie dans le but de dissimuler les réalités sur le terrain et faire échouer par la même occasion, la mission d’évaluation envoyée par la Présidence.

Plus que des mots, les principes qui guident l’action publique en République du Mali sont plus que jamais une réalité, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires du Mali et enfin, la défense des intérêts vitaux du peuple malien. 

Cette prompte intervention du Président de la Transition pour bloquer une telle pratique aussi déloyale que nocive, doit désormais sonner à l’intention de tous les cadres dans l’exercice de leurs fonctions, comme un sévère avertissement.  

Correspondance particulière 

17 juillet 2024 0 comments
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Armée malienne
Sécurité

L’armée malienne promet des enquêtes après une vidéo scandaleuse

by Sahel Tribune 17 juillet 2024
written by Sahel Tribune 1 minutes read

Une vidéo choquante montrant un soldat malien en plein acte de cannibalisme circule sur les réseaux sociaux, suscitant une vive indignation. L’armée malienne a rapidement condamné ces pratiques et promis des enquêtes approfondies pour confirmer l’authenticité de la vidéo et l’identification des coupables.

Hier, une vidéo insoutenable a émergé sur les réseaux sociaux, choquant profondément l’opinion publique malienne et au-delà. Dans cette vidéo, un homme en uniforme des Forces armées maliennes (FAMa) éventre un cadavre pour manger son foie. L’acte, d’une atrocité rare, soulève des questions inquiétantes sur le comportement de certains membres des forces militaires.

L’État-major général des armées a rapidement réagi en se démarquant de cette vidéo, affirmant que « ces pratiques sont contraires à l’éthique, aux valeurs, us et coutumes de notre armée ». Les services compétents sont mobilisés pour confirmer l’authenticité de la vidéo et identifier l’individu. Cette réaction rapide est cruciale pour tenter de restaurer la confiance du public dans les FAMa, une institution censée protéger et non terroriser.

Moussa Mara, ancien Premier ministre, a également condamné fermement ces images, les qualifiant d’« insoutenables et inacceptables ». Il a salué la réaction de l’État-Major et a insisté sur la nécessité d’enquêtes transparentes pour identifier et sanctionner les coupables. Mara a rappelé que « la guerre contre le terrorisme, aussi dure qu’elle soit, ne doit jamais justifier d’actions illégales de la part de l’État et de l’Armée ». Ses mots résonnent comme un appel à la raison et à la justice, soulignant l’importance de maintenir des standards élevés même dans les situations les plus difficiles.

La rédaction 

17 juillet 2024 0 comments
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Des batteries lithium
A la UneÉconomie

Lithium de Bougoula : vers une production de batteries et une industrialisation accélérée

by Sahel Tribune 17 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Dans un communiqué de presse publié le 11 juillet 2024, le ministère malien des Mines a annoncé l’adoption de plusieurs décrets significatifs dans le cadre de la mise en œuvre des réformes du secteur minier. Ces textes visent à renforcer la transparence, l’efficacité et la diversification de l’exploitation minière au Mali.

Dans un effort pour moderniser et diversifier son secteur minier, le Mali adopte des réformes majeures et signe des accords stratégiques, ouvrant la voie à une exploitation plus efficiente et responsable des ressources naturelles, avec un accent particulier sur le lithium.

Cadre législatif et règlementaire renforcé

Le gouvernement a adopté le décret n° 2024 — 0396/PT-RM du 09 juillet 2024, fixant les conditions et modalités d’application de la Loi n° 2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali. En complément, le Décret n° 2024 — 0397/PT-RM du 09 juillet 2024 précise les modalités d’application de la Loi n° 2023-041 du 29 août 2023 relative au Contenu local dans le secteur minier. Deux autres décrets, n° 2024 — 0398/PT-RM et n° 2024 — 0399/PT-RM, approuvent les Conventions d’établissement-type pour les phases de recherche et d’exploitation.

Le ministre des Mines, Amadou Keïta, s’est félicité de l’adoption de ces textes, affirmant qu’ils constituent une étape importante dans la réalisation des réformes du secteur minier. « Ces réformes visent à diversifier l’exploitation des ressources minières et à mettre en valeur des substances stratégiques telles que le lithium », a-t-il déclaré.

Accords stratégiques pour l’exploitation du Lithium

Le communiqué révèle que l’État du Mali a signé un protocole d’accord avec URANIUM ONE GROUP, filiale de ROSATOM, une entreprise russe spécialisée dans le secteur de l’énergie nucléaire. Cet accord prévoit l’accélération des travaux de recherche et de développement du permis de lithium de Bougoula, dans la région de Bougouni. Le ministre des Mines a expliqué que l’objectif est de transformer le concentré de lithium pour la production de batteries, contribuant ainsi à l’industrialisation du Mali.

Le gouvernement, lors de la session du Conseil des ministres du 10 juillet 2024, a également renouvelé le permis de recherche de lithium de Bougoula, en le cédant à la société MOKETI MINING SARL et URANIUM ONE GROUP.

Engagement pour une gouvernance translucide

Amadou Keita a salué la contribution de tous les acteurs du secteur minier au processus d’adoption des textes d’application. « Ces dispositions visent à accélérer la mise en œuvre des réformes et à lever la suspension relative à l’attribution des titres miniers », a-t-il précisé.

Ces réformes et accords marquent un tournant décisif pour le secteur minier malien. Ils reflètent la volonté du gouvernement de moderniser l’industrie minière, d’attirer des investissements étrangers et de renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des ressources naturelles. Le ministre des Mines a souligné que ces efforts contribueront significativement au développement économique du Mali et à l’amélioration des conditions de vie de sa population.

Oumarou Fomba 

17 juillet 2024 0 comments
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Interpol
Actu

Coup de filet mondial : le démantèlement des réseaux criminels ouest-africains

by Chiencoro 17 juillet 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

L’opération Jackal III, menée par INTERPOL, a démantelé de vastes réseaux criminels en Afrique de l’Ouest, saisissant des millions en actifs illégaux. Cette action, qui a conduit à 300 arrestations, met en lumière l’ampleur de la criminalité financière dans la région.

Parfois, la réalité dépasse la fiction. C’est ce que l’on pourrait penser en apprenant les résultats de l’opération Jackal III menée par INTERPOL, visant les groupes criminels d’Afrique de l’Ouest, notamment le tristement célèbre Black Axe. Cette opération mondiale, qui s’est déroulée du 10 avril au 3 juillet sur les cinq continents, a permis de démanteler des réseaux criminels dans 21 pays. Des arrestations par centaines, la saisie de cryptomonnaies et d’articles de luxe pour une valeur totale de 3 millions de dollars — voilà qui a de quoi faire réfléchir sur l’ampleur de la criminalité organisée.

Un véritable jeu du chat et de la souris

« Le volume de la fraude financière provenant d’Afrique de l’Ouest est alarmant et croissant », a déclaré Isaac Oginni, directeur du Centre de lutte contre la criminalité financière et la corruption (IFCACC) d’INTERPOL. Cette simple phrase résonne comme un signal d’alarme, mettant en lumière les défis sécuritaires auxquels l’Afrique de l’Ouest doit faire face. Mais au-delà des chiffres impressionnants, c’est la réalité des vies touchées par ces crimes qui nous interpelle.

L’Afrique de l’Ouest, souvent perçue comme une région en plein essor économique, est en proie à une lutte acharnée contre des réseaux criminels de plus en plus sophistiqués. Des familles ruinées, des personnes forcées de vendre leur maison ou de contracter des prêts massifs — ce sont là les conséquences dévastatrices de la fraude financière. 

Plus de 160 victimes de fraude ont été identifiées, certaines ayant perdu tout ce qu’elles avaient. Ces criminels, usant de mules d’argent et de comptes bancaires dispersés à travers le globe, s’adonnent à des activités de blanchiment d’argent d’une complexité insoupçonnée. C’est un véritable jeu du chat et de la souris entre les forces de l’ordre et ces malfaiteurs sophistiqués.

Les failles des systèmes financiers et les vulnérabilités des États

L’opération Jackal III, avec ses 300 arrestations et ses 720 comptes bancaires bloqués, est un succès incontestable pour INTERPOL et les forces de police internationales. Mais c’est en Afrique de l’Ouest que cette victoire revêt une importance cruciale. 

Les criminels opérant dans cette région exploitent non seulement les failles des systèmes financiers, mais aussi les vulnérabilités des États. « En suivant les traces d’argent illégales dans le monde entier, INTERPOL et la communauté policière mondiale veillent à ce que, peu importe où ces criminels tentent de se cacher, ils seront poursuivis sans relâche et traduits en justice », a affirmé Diego Verdun, chef du Bureau central national de l’Argentine.

Cependant, cette victoire est aussi un rappel brutal de la persistance et de l’ingéniosité de ces réseaux criminels. La Black Axe Confraternity, fondée dans les années 1970 au Nigeria, est devenue un des « cults » les plus puissants, avec des ramifications en Europe et au-delà. Leur implication dans la cyberfraude, la traite des êtres humains, le trafic de drogue et les crimes violents témoigne de leur capacité à s’adapter et à étendre leur influence maléfique.

Les dirigeants du crime organisé les plus dangereux d’Afrique de l’Ouest

Le combat est loin d’être terminé. Si les résultats de l’opération Jackal III sont encourageants, ils soulignent aussi l’importance cruciale de la collaboration internationale pour affaiblir ces vastes réseaux criminels. « En identifiant les suspects, en récupérant des fonds illicites et en mettant derrière les barreaux certains des dirigeants du crime organisé les plus dangereux d’Afrique de l’Ouest, nous sommes en mesure d’affaiblir leur influence et de réduire leur capacité à nuire aux communautés du monde entier », a conclu Isaac Oginni.

Ce n’est pas seulement une bataille contre des criminels que mène INTERPOL, mais une lutte pour la sécurité et la justice en Afrique de l’Ouest et dans le monde entier. 

Chiencoro Diarra 

17 juillet 2024 0 comments
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