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Capitaine Ibrahim Traoré
Économie

Cap sur la croissance : les objectifs ambitieux du Burkina Faso

by Chiencoro 17 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé le jeudi 16 mai 2024, l’hebdomadaire Conseil des ministres. À travers les décisions prises, une lueur d’espoir s’allume pour le secteur agricole du Burkina Faso, notamment avec les prévisions optimistes pour la campagne cotonnière 2024-2025.

L’agriculture est souvent perçue comme le cœur battant de notre nation, et cette session du Conseil des ministres en est une preuve éclatante. Le ministre du Commerce, Serge Gnaniodem Poda, a présenté des chiffres qui montrent une amélioration significative de la production cotonnière pour la campagne 2023-2024, avec 383 144 tonnes récoltées. Plus impressionnant encore, les rendements à l’hectare pour le coton graine conventionnel ont augmenté de 25 %, atteignant 827 kilogrammes par hectare. Cette performance est non seulement une victoire pour les producteurs, mais aussi un indicateur du potentiel immense du secteur agricole burkinabè.

L’agriculture ne peut prospérer seule

Mais l’ambition ne s’arrête pas là. Pour la campagne 2024-2025, les prévisions de production s’élèvent à 595 000 tonnes de coton graine. Pour atteindre cet objectif ambitieux, le gouvernement, démontrant un engagement inébranlable envers les agriculteurs, a alloué une subvention de 10 milliards FCFA pour l’achat des intrants. Cette mesure est plus qu’un simple soutien financier ; elle représente une reconnaissance du travail acharné de nos producteurs et un investissement dans l’avenir économique du Burkina Faso.

L’optimisme est palpable. Chaque kilo de coton récolté est une preuve de la résilience et de la détermination des agriculteurs. Ils se lèvent avant l’aube, travaillent sous le soleil brûlant et défient les aléas climatiques pour nourrir leurs familles et faire prospérer le pays. Leurs efforts sont le socle sur lequel repose notre économie. 

Cependant, l’agriculture ne peut prospérer seule. Le développement urbain et la planification sont également cruciaux. Le Conseil des ministres a adopté un décret portant sur le Référentiel de programmation urbaine du Burkina Faso. Ce document est un guide précieux pour tous ceux qui œuvrent dans l’aménagement urbain, garantissant que les équipements socio-collectifs accompagnent adéquatement les nouvelles habitations. Un urbanisme bien pensé est essentiel pour créer des villes où les habitants peuvent vivre, travailler et prospérer.

Marche vers le progrès et le développement durable

L’avenir du Burkina Faso se dessine sous des auspices prometteurs. La campagne agricole 2024-2025, soutenue par des politiques courageuses et des investissements judicieux, symbolise une nation en marche vers la prospérité. Elle incarne l’espoir et la détermination d’un peuple qui refuse de céder au découragement. En soutenant les agriculteurs et en planifiant intelligemment les villes, les autorités de la Transitionconstruisent un Burkina Faso plus fort, plus résilient et plus prospère.

Le Burkina Faso avance, porté par la force de ses agriculteurs et la sagesse de ses dirigeants. La campagne cotonnière 2024-2025 sera, sans nul doute, une étape marquante dans cette marche vers le progrès et le développement durable.

Chiencoro Diarra 

17 mai 2024 0 comments
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Ousmane Sonko, Premier ministre, forme son premier gouvernement
Actu

Ousmane Sonko : « Nous ne lâcherons pas nos frères du Sahel »

by Sahel Tribune 17 mai 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans un monde où la souveraineté des nations est souvent bafouée par des ingérences extérieures, Ousmane Sonko, Premier ministre sénégalais, se dresse comme un défenseur inflexible de l’autonomie et de l’intégrité de son pays. Jeudi dernier, lors d’un discours poignant, Sonko a dénoncé avec vigueur la présence militaire française au Sénégal, une relique de l’époque coloniale qui continue de peser lourdement sur la souveraineté nationale.

Sonko, connu pour ses positions tranchées contre l’hégémonie politique et économique de l’ancienne puissance coloniale, a réitéré son respect pour le peuple français, mais a fermement critiqué « l’élite gouvernante actuelle« . Il a souligné que, bien que la coopération avec d’autres gouvernements, y compris celui de Macron, soit nécessaire, elle ne devrait jamais se faire au détriment de la souveraineté sénégalaise, qu’elle soit monétaire ou sécuritaire.

« Nous devons nous interroger sur les raisons pour lesquelles l’armée française bénéficie toujours de plusieurs bases militaires dans nos pays et sur l’impact de cette présence sur notre souveraineté nationale et notre autonomie stratégique », a-t-il déclaré. Cette réflexion critique sur les bases militaires françaises à Dakar résonne comme un appel à l’émancipation et à la réappropriation de l’avenir du Sénégal.

« Nous ne lâcherons pas nos frères du Sahel »

Sonko ne s’est pas arrêté là. Il a également fustigé les doubles standards de l’Occident et de ses alliés africains vis-à-vis des États du Sahel. Depuis les putschs au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les réactions internationales ont été sévères, parfois hypocrites. « Ceux qui aujourd’hui condamnent des régimes considérés comme militaires ou dictatoriaux sont pourtant enclins à aller dans d’autres pays qui ne sont pas démocratiques lorsque leur intérêt s’y trouve pour négocier du pétrole et du marché », a-t-il souligné avec justesse.

La position de Sonko est claire : les sanctions contre les autorités sahéliennes sont « inadmissibles« . Dans un geste de solidarité sans équivoque, il a affirmé : « Nous ne lâcherons pas nos frères du Sahel ». Cette déclaration réaffirme l’engagement du Sénégal aux côtés de ses voisins sahéliens, unis dans leur lutte pour une véritable indépendance et contre l’ingérence étrangère.

Le discours de Sonko est un cri de ralliement pour tous ceux qui croient en la capacité de l’Afrique à tracer son propre chemin, loin des influences néocoloniales. Le Sénégal, avec à sa tête un leader aussi visionnaire, montre la voie. C’est un appel à l’émancipation, à la solidarité et à la construction d’un avenir où les nations africaines peuvent enfin disposer d’elles-mêmes, en toute indépendance et avec une autonomie stratégique intacte.

Oumarou Fomba

17 mai 2024 0 comments
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Ousmane Sonko et Jean-Luc Mélenchon
Billet d'humeur

Sénégal debout : Sonko défie les puissances étrangères

by Chiencoro 17 mai 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Devant une foule en liesse, Ousmane Sonko, Premier ministre sénégalais, a pris la parole le 16 mai, en présence de Jean-Luc Mélenchon. Son discours, le plus long et le plus passionné depuis sa nomination, a résonné comme un puissant écho des aspirations du peuple sénégalais. À travers ses mots, c’est tout un pays qui s’est levé pour dénoncer les injustices et revendiquer sa souveraineté.

Dans l’hémicycle de l’université de Dakar, Sonko n’a pas mâché ses mots. Critiquant ouvertement l’attitude de l’Occident, de l’Europe et particulièrement de la France, il a rappelé les trois années de répression sous l’ancien président Macky Sall. Il a dénoncé le silence complice du gouvernement Macron face aux persécutions subies par son camp, affirmant avec force que cette complaisance a encouragé les violences et les arrestations massives.

« Le président Macron déclinait la nouvelle doctrine africaine de l’Élysée »

En tant que fervent défenseur du souverainisme et du panafricanisme social, Sonko a insisté sur la nécessité d’une coopération basée sur le respect mutuel. « Les relations léonines au détriment des Africains doivent cesser », a-t-il martelé, revendiquant une nouvelle ère de relations internationales où chaque nation pourrait faire valoir ses aspirations légitimes à la souveraineté.

Sonko a également critiqué la néocolonisation des relations entre l’Occident et l’Afrique. Selon lui, les belles promesses de non-ingérence et de soutien à la démocratie faites par Emmanuel Macron ne se sont pas concrétisées au Sénégal. « Nous y avons presque cru lorsque le président Macron déclinait la nouvelle doctrine africaine de l’Élysée », a-t-il dit, mais la réalité a vite dissipé ces espoirs.

Revenant sur ses engagements contre l’emprise française en Afrique, Sonko a réitéré que son opposition n’était pas dirigée contre le peuple français, mais contre l’élite gouvernante actuelle. Il a souligné la nécessité de revoir les accords de défense et de remettre en question la présence militaire française au Sénégal, tout en affirmant la volonté de son pays de disposer pleinement de lui-même.

« Les velléités extérieures de nous imposer des modes de vie »

Dans une critique acerbe des doubles standards occidentaux, Sonko a dénoncé l’hypocrisie des puissances étrangères qui condamnent certains régimes tout en soutenant d’autres lorsqu’ils servent leurs intérêts. Il a fustigé les sanctions contre les autorités de transition du Sahel, affirmant que le Sénégal ne lâcherait pas ses frères de cette région.

Abordant un sujet délicat, Sonko a prévenu les Occidentaux que leur activisme en faveur des minorités sexuelles pourrait engendrer des tensions. Au Sénégal, où l’homosexualité est largement réprimée, il a demandé le respect des spécificités culturelles locales. « Les velléités extérieures de nous imposer des modes de vie et de pensée contraires à nos valeurs risquent de constituer un nouveau casus belli », a-t-il averti.

Sonko a aussi dénoncé ce qu’il perçoit comme une stigmatisation de la religion musulmane par la France, rappelant que les Sénégalais devaient s’adapter aux lois françaises, tout en soulignant les différences culturelles profondes entre les deux pays.

Ce discours marque un tournant dans la politique sénégalaise et africaine. Sonko, en s’élevant contre les ingérences et en défendant une vision panafricaine, incarne les espoirs de nombreux Africains pour un avenir plus souverain et respectueux des identités locales. Le Sénégal, sous sa direction, semble prêt à écrire une nouvelle page de son histoire, une page où la voix de son peuple est entendue et respectée.

Chiencoro Diarrra

17 mai 2024 0 comments
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Dr Bréma Ely Dicko
A la UneOpinion

Dr Bréma Ely Dicko sur le DIM : « Le volume et la portée des recommandations sont considérables »

by Bakary FOMBA 17 mai 2024
written by Bakary FOMBA 8 minutes read

Le Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation, initié par le président de la transition, le 31 décembre 2023, s’est achevé avec la remise du rapport final le 13 mai 2024, marquant un tournant dans la quête de stabilité et d’unité au Mali. Dr Brema Ely Dicko, chercheur à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines (ULSH) de Bamako et participant au dialogue, nous détaille les objectifs et les aspirations profondes de ce dialogue crucial pour l’avenir du pays, révélant les espoirs et les défis d’une nation en reconstruction.

Sahel Kunafoni : Pouvez-vous nous expliquer les principaux objectifs du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation que vous avez récemment conclu ?

Brema Ely Dicko : L’objectif principal du Dialogue inter-Maliens était de contribuer à la restauration de la paix, à la cohésion sociale et à renforcer le vivre ensemble dans toutes les régions du Mali. Cette initiative visait à réunir toutes les parties maliennes pour discuter et trouver des solutions aux défis persistants auxquels notre pays est confronté, notamment les tensions intercommunautaires et la violence. Il s’agissait d’un effort pour bâtir des ponts entre différentes communautés et d’assurer que chaque voix malienne puisse contribuer à la trajectoire future du pays dans un esprit d’unité et de compréhension mutuelle.

Comment ces objectifs reflètent-ils les aspirations du peuple malien dans le contexte actuel ?

Les aspirations des Maliens sont principalement la lutte contre la corruption. Ils aspirent à un État qui garantit un accès aux services sociaux de base, à un État capable de lutter contre l’insécurité, le terrorisme, de résoudre les conflits intra-communautaires, et de combattre l’esclavage par ascendance, notamment dans la région de Kayes. Toutes ces préoccupations ont été discutées lors du dialogue. Chaque commune, basée sur cinq fiches thématiques, a abordé ses propres problèmes et formulé ses recommandations. Il en va de même pour les régions. Ainsi, les objectifs du dialogue coïncident avec les attentes des populations.

Quelles mesures ont été prises pour garantir un processus véritablement inclusif ?

La question de l’inclusivité ne signifie pas nécessairement que tous les intéressés vont s’asseoir à la même table. Nous avons pris diverses initiatives pour rendre le dialogue aussi inclusif que possible. 

Premièrement, dans l’organisation même du Comité de pilotage. En observant sa composition, vous trouvez des représentants des jeunes, des femmes, de certains partis politiques, et des associations culturelles comme Jina Dogon, Tabital Pulaku, Irganda, Soninké, Bomu, entre autres.

Il y a également des représentants des institutions, des ministères, des retraités, d’anciens ministres, de députés et de membres du CNT. Des universitaires, des associations de femmes, de jeunesse, et des représentants religieux, y compris de l’Église Catholique, de l’Église Protestante et du Haut Conseil Islamique, sont aussi inclus. Les personnes vivant avec un handicap étaient également représentées. Le comité était donc un groupe composite qui englobait les membres de tous les groupes ethniques du Mali, reflétant véritablement la diversité de la société malienne.

Le second aspect est que le Comité de pilotage a créé différentes plateformes permettant aux Maliens de poser des questions et de contribuer, où qu’ils soient. Par ailleurs, nous avons organisé des rencontres avec tous les représentants des corps professionnels au Mali, qu’il s’agisse de jeunes, de femmes, ou d’organisations syndicales. Des visites ont également été effectuées aux domiciles des anciens chefs d’État et des rencontres ont été organisées avec les anciens premiers ministres.

Même si certains leaders, actuellement sous mandat d’arrêt international, sont en fuite dans certains pays voisins, ils auraient pu participer en déléguant des personnes au niveau des communes et des régions, ou au moins en envoyant leurs contributions par internet.

D’autre part, nous avons également facilité la participation des déplacés internes, des réfugiés et des Maliens de l’étranger. De ce point de vue, la diversité ethnique, de profils et d’autres caractéristiques des participants venant de divers horizons est remarquable.

Quelle analyse faites-vous des recommandations principales qui ont émergé des débats, notamment celles concernant la prolongation de la transition et la candidature du colonel Goïta ?

Ce sont des participants qui ont demandé cela. Je ne leur ai pas demandé la motivation qui a fait qu’ils l’ont demandée. Je respecte leur point de vue. Il appartient aux six colonels d’accepter cette recommandation. Cela ne m’engage pas.

Comment ces recommandations vont-elles influencer le futur politique et social du Mali ?

À mon avis, le volume et la portée des recommandations sont considérables. Le document de synthèse seul contient au moins 300 recommandations. Elles touchent à plusieurs domaines cruciaux comme la gouvernance, la lutte contre la corruption, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, l’amélioration des relations entre administrateurs et administrés, le recrutement et la formation des forces armées, et l’amélioration de la collaboration entre les citoyens et les forces armées maliennes (FAMa). Elles abordent également la nécessité de créer un cadre unique de dialogue avec la diaspora malienne, de valoriser nos ressources naturelles, d’établir une raffinerie d’or et de promouvoir un développement durable.

Ces recommandations, si elles sont mises en œuvre efficacement, pourraient significativement revitaliser l’économie malienne, rapprocher les citoyens des administrateurs et assurer une gestion de l’État plus juste et efficace. En somme, elles pourraient contribuer à une amélioration tangible de l’atmosphère sociale au Mali, en réduisant les frustrations et en renforçant la cohésion nationale.

Quelles sont les stratégies envisagées pour lutter contre les milices d’autodéfense et renforcer les capacités des autorités locales dans la gestion des conflits ?

La problématique des milices d’autodéfense au Mali est abordée avec une résolution claire dans le cadre du Dialogue inter-Maliens. Une des recommandations principales est la dissolution de toutes les milices et groupes d’autodéfense présents sur le territoire. Cette mesure concerne aussi bien les divers acteurs et mouvements armés qui ont participé au processus de paix et qui sont intégrés dans des structures telles que la Plateforme signataire de l’accord de paix, que ceux regroupés au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad.

En outre, il pourrait être envisagé de présenter des projets de loi spécifiques au Conseil national de la transition. Ces projets de loi visent à formaliser les décisions prises et à assurer leur mise en œuvre effective. Le Conseil national de la transition examinera ces projets et procédera aux auditions nécessaires pour leur adoption. Ces mesures législatives seront essentielles pour renforcer les capacités des autorités locales dans la gestion des conflits et pour assurer une paix durable sur le territoire malien.

Quels mécanismes seront mis en place pour suivre la mise en œuvre des recommandations du Dialogue ?

Pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues du Dialogue inter-Maliens, aucun mécanisme spécifique n’est encore défini. Cela reste sous la responsabilité du Président de la transition, qui a initialement instauré un Comité de pilotage pour mener le dialogue sans interférence extérieure. Il pourrait demander en Conseil des ministres que chaque ministère concerné prenne en charge l’application des recommandations relevant de ses attributions. Cette approche assurerait que les différentes composantes du gouvernement travaillent de manière coordonnée pour concrétiser les objectifs du dialogue, alignées sur les besoins et les prérogatives spécifiques de chaque ministère.

Quelles sont les prochaines étapes pour le Mali à la suite de ce dialogue ?

Les prochaines étapes pour le Mali, suite à ce dialogue, pourrait débuter par une session du Conseil de ministres où pourrait être présentées les recommandations les plus significatives issues du dialogue. Suite à cette présentation, une discussion approfondie pourrait avoir lieu pour déterminer les actions spécifiques à entreprendre au sein de chaque ministère concerné. Cette démarche vise à assurer que chaque segment du gouvernement est impliqué et responsable de la mise en œuvre des mesures suggérées, en adéquation avec leur domaine d’expertise et de compétence.

Comment voyez-vous l’avenir du Mali dans le contexte des décisions prises lors de ce dialogue ?

L’avenir du Mali, dans le contexte des décisions prises lors du récent dialogue, est marqué par une série d’initiatives stratégiques qui pourraient redéfinir la trajectoire du pays vers la stabilité et la paix. Tout d’abord, l’instauration d’un dialogue doctrinal avec les groupes terroristes est prévue, nécessitant la formation d’un comité d’érudits pour en établir les fondements. Cet effort vise à ouvrir des canaux de communication avec des figures clés telles que Amadou Kouffa et Iyad Ag Ghaly.

Par ailleurs, il est essentiel de renforcer les liens avec tous les mouvements armés à travers des mesures de confiance et des négociations directes, en particulier avec les leaders de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Ces dialogues pourraient jouer un rôle crucial dans la diminution des tensions et la promotion de la cohésion nationale.

Enfin, la situation politique à Bamako pourrait également connaître une évolution significative par la levée de la suspension des activités des partis politiques et la revitalisation du calendrier électoral. Ces mesures, couplées à des concertations étendues entre les autorités de transition, la classe politique et la société civile, contribueront à apaiser le climat politique et à encourager une participation plus large dans le processus démocratique.

Ces étapes, si correctement mises en œuvre, devraient contribuer à un climat plus stable et pacifique au Mali, permettant au pays de surmonter les défis actuels et de progresser vers un avenir prometteur.

Propos recueillis et retranscrits par Bakary Fomba

17 mai 2024 0 comments
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Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
Politique

Burkina Faso : Assises nationales pour sceller l’avenir de la Transition

by Sahel Tribune 15 mai 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les 25 et 26 mai à Ouagadougou, le Burkina Faso tiendra des assises nationales pour décider de l’avenir de sa transition politique, prévue pour se terminer le 1er juillet 2024. Cette réunion critique rassemblera des représentants de la société civile, des partis politiques, et des forces de défense pour évaluer les mois écoulés et planifier les prochaines étapes du pays sous régime militaire.

Dans le labyrinthe politique du Burkina Faso, un rendez-vous crucial se profile à l’horizon : les assises nationales prévues pour les 25 et 26 mai 2024 à Ouagadougou. Ces assises ne sont pas de simples réunions, mais des moments de délibération intense sur l’avenir de la transition du pays, qui doit théoriquement s’achever le 1ᵉʳ juillet 2024. Cet évènement se situe à l’intersection de la crise politique persistante et des exigences de stabilité et de gouvernance.

Un Burkina Faso renouvelé et pacifié

La tenue de ces assises, annoncée par le ministre de l’Administration territoriale Émile Zerbo, marque une nouvelle étape dans la gestion d’une transition militaire née dans la douleur des coups d’État successifs de 2022. L’initiative fait écho aux espoirs et aux frustrations d’un peuple éprouvé par des années de violence exacerbée par la menace djihadiste, qui a coûté la vie à plus de 20 000 personnes et en a déplacé des millions.

Les précédentes assises nationales, qui avaient suivi le coup d’État du capitaine Ibrahim Traoré en octobre 2022, avaient abouti à la mise en place d’une charte définissant la structure et la durée de la transition. À l’époque, l’esprit de ces assises était de poser les jalons pour un Burkina Faso renouvelé et pacifié, bien que la réalité du terrain soit restée, hélas, marquée par une insécurité criante.

Le contexte dans lequel se tiendront ces nouvelles assises est lourd de défis. Le Burkina Faso, englué dans une crise sécuritaire sans précédent, fait face à une situation où les interventions militaires semblent avoir pris le pas sur les solutions politiques. La décision de privilégier la sécurité à l’organisation des élections prévues initialement pour l’été 2024 traduit une précarité de l’engagement démocratique, soulevant des questions sur la véritable volonté du régime de rendre le pouvoir aux civils.

Pas un cul-de-sac, mais un passage vers un avenir meilleur

La réunion des représentants de la société civile, des partis politiques et des Forces de défense et de sécurité (FDS) à la fin de ce mois doit être plus qu’une formalité. Elle se doit de cristalliser les aspirations à une paix durable, à une réconciliation sincère et à une refondation de l’État qui ne soit pas seulement un écho lointain des promesses passées. Ce forum doit envisager des solutions réalistes et inclusives, qui ne se contentent pas de prolonger indéfiniment une transition militaire, mais qui préparent véritablement le terrain pour un retour à un ordre constitutionnel respectueux des aspirations populaires.

Dans ce climat de méfiance persistante envers les autorités et d’incertitude quant à l’avenir, le Burkina Faso se trouve à un carrefour. Les décisions prises lors des prochaines assises pourraient soit consolider les bases d’un Burkina apaisé et démocratique, soit plonger le pays dans une instabilité encore plus profonde. Les Burkinabè, épuisés par les conflits et les crises politiques, méritent une transition qui ne soit pas un cul-de-sac, mais un passage vers un avenir meilleur. Leur histoire récente est suffisamment chargée de leçons pour ne pas répéter les mêmes erreurs.

Oumarou Fomba 

15 mai 2024 0 comments
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Ville de Dubai
Économie

« Dubai Unlocked » : révélations sur le patrimoine des élites africaines à Dubaï

by Sahel Tribune 15 mai 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Dans une révélation marquante, une enquête internationale de presse, baptisée « Dubai Unlocked », a mis en lumière l’ampleur des biens immobiliers détenus par des chefs d’États africains et leurs proches dans l’émirat de Dubaï. Les informations divulguées grâce à une fuite de données ont permis à divers médias, dont Le Monde en France, de dévoiler les détails de ces propriétés opulentes.

Au cœur de cette affaire, des figures de proue de plusieurs pays africains, y compris du Gabon, du Tchad et du Congo-Brazzaville, sont impliquées. Des millions d’euros auraient été investis dans des biens immobiliers luxueux, tels que des appartements de grand standing dans des gratte-ciel prestigieux et des villas somptueuses avec terrains de golf à Dubaï. L’origine de ces fonds est souvent jugée douteuse, et Dubaï est accusé de fermer les yeux sur ces investissements suspects, offrant un havre de paix plus sûr que l’Europe ou les États-Unis pour ces capitaux.

AU Gabon et au Congo Brazzaville

Parmi les cas notables figure Marie-Madeleine Mborantsuo, ancienne présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon. Proche de l’ex-président Omar Bongo, elle aurait dépensé six millions d’euros pour acquérir cinq appartements et deux villas à Dubaï en 2013. Son cas attire l’attention non seulement pour l’ampleur des investissements mais aussi parce qu’elle pourrait avoir à répondre de son enrichissement devant la justice française, suite à des enquêtes sur des faits de blanchiment de détournement de fonds publics.

Au Congo-Brazzaville, la belle-fille du président Denis Sassou Nguesso, Nathalie Boumba-Pembe, a été mentionnée pour l’achat d’une villa de 700 mètres carrés à Dubaï en 2018 pour trois millions et demi d’euros, alors que la justice américaine s’intéresse déjà à son patrimoine.

Dubaï, refuge pour les capitaux douteux

De plus, des personnalités politiques du Tchad sont également impliquées, bien que les données soient souvent parcellaires. Toutefois, des cas comme celui de Mahamat Hissein Bourma, beau-frère de l’ancien président Idriss Déby, sont spécifiés avec des achats de plusieurs appartements et une villa à Dubaï.

L’enquête soulève de sérieuses questions sur la légitimité de ces acquisitions et le rôle de Dubaï comme refuge pour les capitaux douteux. Elle met en lumière non seulement les pratiques d’investissement des élites africaines mais aussi les défis auxquels font face les institutions internationales dans leur lutte contre le blanchiment d’argent et la corruption.

Cette révélation majeure ne fait pas que jeter une ombre sur les individus impliqués ; elle met également en perspective les failles des systèmes réglementaires internationaux permettant de telles échappatoires. Elle incite à une réflexion plus profonde sur la nécessité de renforcer la gouvernance globale et la transparence financière pour lutter contre ces flux financiers illicites.

La rédaction

15 mai 2024 0 comments
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Capitaine Ibrahim Traoré au musée national
Seko ni Donko

Nouvelle Journée des coutumes et des traditions au Burkina Faso: une célébration de l’identité et de la souveraineté

by Sahel Tribune 15 mai 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition et Chef de l’État du Burkina Faso, a annoncé ce mercredi 15 mai 2024, via son compte sur la plateforme X, l’instauration officielle du 15 mai comme la « Journée des coutumes et des traditions » au Burkina Faso. Cette annonce coïncide avec le mois du Patrimoine burkinabè, marquant ainsi une période de réflexion et de célébration des racines culturelles du pays.

Durant sa visite au Musée national ce jour, le Président Traoré a souligné l’importance de cette nouvelle journée qui se veut être un symbole puissant pour le peuple burkinabè en quête de son identité propre, de paix et de souveraineté totale. « Cette journée nous offre l’occasion de mener une introspection profonde pour faire surgir de nos racines et de notre culture les valeurs de solidarité, de paix, de tolérance, de rigueur et de combativité, » a-t-il déclaré.

En outre, le Président a invité tous les Burkinabè et amis du Burkina Faso à intégrer dans leurs habitudes la visite des sites du patrimoine commun du pays. Il estime que c’est à travers la connaissance approfondie des origines, de l’histoire et de la richesse culturelle burkinabè que le pays pourra se fortifier face aux nombreux défis actuels.

Cette initiative est perçue comme une démarche pour renforcer la cohésion nationale et la fierté patriotique à un moment où le Burkina Faso navigue à travers des périodes de transitions politiques et de défis sécuritaires. Le choix de cette date et des activités liées à la Journée des coutumes et des traditions est stratégique pour renforcer les liens entre les citoyens et leur patrimoine culturel, souvent éclipsé par les urgences quotidiennes et les crises.

Cette nouvelle célébration est un rappel que, malgré la modernisation et les crises, les traditions et les coutumes ont un rôle crucial à jouer dans la fondation de l’avenir du pays. Le Burkina Faso, riche de ses diversités ethniques et culturelles, trouve ainsi un moment de réflexion annuelle pour se rappeler et valoriser ce qui forge son identité unique sur la scène internationale.

La rédaction

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