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Réélection de Cyril Ramaphosa
A la UnePolitique

Afrique du Sud : l’ANC perd, mais gagne grâce à la DA

by Chiencoro 15 juin 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Cyril Ramaphosa a été réélu président de l’Afrique du Sud grâce à un accord de coalition de dernière minute avec l’Alliance démocratique. Cette alliance improbable marque un tournant historique pour le pays, bouleversant le paysage politique établi.

La politique sud-africaine, toujours pleine de surprises ! Cyril Ramaphosa vient de décrocher un deuxième mandat, mais cette fois-ci, ce n’était pas gagné d’avance. Un accord de coalition de dernière minute avec l’Alliance démocratique (DA) a permis au Congrès national africain (ANC) de sauver la mise. L’ANC, autrefois invincible, a dû tendre la main à son ancien rival pour continuer à régner. Le 14 juin, Ramaphosa a été réélu avec 283 voix contre seulement 44 pour Julius Malema. Un score qui pourrait laisser croire à une victoire écrasante, mais en réalité, il cache bien des secousses.

Gestion efficace et lutte acharnée contre la corruption

Les élections du 29 mai ont été un véritable séisme politique. L’ANC, qui s’était habitué à une confortable majorité, a chuté à 40 % des voix, contre 57 % en 2019. Un véritable camouflet ! Le parti a dû se résoudre à une coalition avec la DA, formant un « gouvernement d’union nationale ». Une union sacrée saluée par Ramaphosa comme l’avènement d’une « nouvelle ère ». Les belles paroles des politiciens !

Le paysage politique s’est radicalement transformé. Les petits partis populistes, tels que les Combattants pour la liberté économique (EFF) de Julius Malema et le parti de Jacob Zuma, n’ont pas été de la partie. Et tant mieux, diront certains ! Les marchés financiers ont poussé un soupir de soulagement, évitant ainsi des alliances qui auraient pu plonger le pays dans des réformes économiques hasardeuses.

Du côté de la DA, c’est le triomphe. John Steenhuisen, leur leader, n’a pas manqué de rappeler que son parti est passé de 1,7 % des voix en 1994 à être aujourd’hui une force de gouvernement nationale. Quelle ascension ! Leur discours promet une gestion efficace et une lutte acharnée contre la corruption. On attend de voir.

Coalition improbable pour une stabilité incertaine

Mais ne nous leurrons pas. L’Afrique du Sud reste confrontée à des défis titanesques : un taux de chômage record, une criminalité galopante, des infrastructures en ruine et une corruption endémique. Ramaphosa et son nouveau gouvernement devront se retrousser les manches. Le partenariat avec la DA impose une gestion partagée du pouvoir, où chaque décision nécessitera un consensus. Un mécanisme de résolution des conflits est même prévu, signe que tout ne sera pas de tout repos.

Et n’oublions pas la nouvelle opposition qui se profile avec le parti de Jacob Zuma, maintenant la troisième force politique du pays. Ce dernier a boycotté la première session de l’Assemblée, dénonçant des fraudes électorales sans preuves. L’ombre de Zuma plane encore sur le paysage politique, promettant de ne pas rendre la tâche facile à Ramaphosa.

Alors, une coalition improbable pour une stabilité incertaine. Le futur de l’Afrique du Sud est à un tournant. L’espoir d’un renouveau démocratique est là, mais le chemin sera semé d’embûches. Pour l’instant, Cyril Ramaphosa tient les rênes. Mais pour combien de temps ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, l’Afrique du Sud est suspendue à un souffle, entre espoir et scepticisme.

Chiencoro Diarra 

15 juin 2024 0 comments
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Mohamed Bazoum
Politique

Le Niger juge son ancien président

by Sahel Tribune 14 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Niger, la justice a frappé un grand coup en levant l’immunité de Mohamed Bazoum, l’ancien président désormais accusé de « crime de trahison » et détenu dans des conditions dignes d’un scénario de film d’espionnage. Depuis le coup d’État de juillet 2023, Bazoum, accompagné de son épouse Hadiza, mène une vie spartiate dans la résidence présidentielle de Niamey, surveillé de près et coupé du monde extérieur. 

La Cour d’État du Niger, une juridiction fraîchement créée par le régime militaire en novembre 2023, a décidé ce vendredi 14 juin d’ouvrir la voie à un possible procès pour l’ex-président renversé. À l’issue de cette audience très attendue, l’avocat Ould Salem Mohamed a déclaré « prendre acte de la décision » tout en annonçant que le collectif des avocats de M. Bazoum allait bientôt s’exprimer publiquement. 

Des accusations lourdes et nombreuses

Les accusations contre Bazoum sont lourdes et nombreuses : complot d’attentat à la sécurité et à l’autorité de l’État, crime de trahison, apologie et financement du terrorisme. Rien que ça ! Il lui est notamment reproché d’avoir osé appeler le président français Emmanuel Macron et le secrétaire d’État américain Antony Blinken pour leur demander une intervention armée afin de le réinstaller au pouvoir. Quel culot ! 

Cette audience de vendredi avait déjà été reportée à deux reprises, car les avocats de Bazoum dénonçaient des entraves au droit de la défense. En décembre, la Cour de justice de la Cédéao avait ordonné sa libération, une demande restée lettre morte. Le Niger, manifestant son mécontentement, a quitté l’organisation ouest-africaine en janvier, après avoir subi et finalement vu lever les sanctions imposées par cette dernière le 24 février.

Au milieu de ce tumulte judiciaire, une question persiste : à quoi peut bien ressembler le quotidien de Bazoum dans son confinement présidentiel ? Imaginez un peu, des repas frugaux, des matelas durs, et sans doute de longues heures à ressasser ses conversations avec Macron et Blinken, ces appels désespérés devenus l’épicentre de ses ennuis actuels. 

Quant au régime militaire, il continue de mener la danse, orchestrant les coups de théâtre avec une maestria qui ferait pâlir les meilleurs scénaristes. Pour les Nigériens, ce feuilleton politico-judiciaire est devenu un sujet de conversations passionnées, entre incrédulité et fascination. 

Un feuilleton loin d’être terminé

Il faut dire que, dans cette saga, chaque acte est plus surprenant que le précédent. Les observateurs internationaux regardent avec un mélange d’étonnement et de consternation. L’histoire de Mohamed Bazoum pourrait bien devenir le symbole de la complexité et des paradoxes de la politique africaine contemporaine.

En attendant, Bazoum attend son sort, enfermé dans sa résidence transformée en prison dorée. Ses avocats préparent leur défense, espérant que la justice finira par leur donner raison. Mais dans ce pays où les retournements de situation sont monnaie courante, rien n’est jamais certain.

Ce qui est sûr, c’est que le Niger, une fois de plus, nous prouve que la réalité dépasse souvent la fiction. La chute de Bazoum, entre accusations graves et conditions de détention dignes d’un roman d’espionnage, est un rappel brutal des aléas du pouvoir et de la précarité des positions les plus élevées. Qui sait ce que la prochaine audience nous réserve ? En tout cas, une chose est certaine : le feuilleton est loin d’être terminé.

Oumarou Fomba

14 juin 2024 0 comments
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Les trois chefs d'Etat de l'Alliance des États du Sahel. Ils signent la Charte du Liptako-Gourma instituant l'AES.
A la UneSécurité

Alliance des États du sahel : coopération renouvelée

by Sahel Tribune 14 juin 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Abdoulaye Mar Dieye, coordonnateur spécial des Nations Unies pour le développement au Sahel, a réaffirmé mardi 11 juin 2024 la présence de l’ONU au Niger lors d’une séance de travail à Niamey avec le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine. Cette mission s’inscrit dans les efforts de l’ONU pour renforcer la coopération avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et répondre aux aspirations des populations locales.

Ce mardi 11 juin 2024, la capitale nigérienne a été le théâtre d’une scène digne d’un film de suspense géopolitique. Imaginez la scène : Abdoulaye Mar Dieye, le coordonnateur spécial des Nations Unies pour le développement au Sahel, débarque avec toute une escouade d’agences, de fonds et de programmes de l’ONU, sous l’instruction directe du secrétaire général Antonio Guterres. Et tout cela, rien que pour réaffirmer la présence de l’ONU au Niger et prêter une oreille attentive aux aspirations du peuple nigérien. Si ce n’est pas du dévouement, je ne sais pas ce que c’est !

Brainstorming intercontinental

Dès sa sortie de la séance de travail avec le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, Mar Dieye ne mâche pas ses mots : « Ce qui se passe ici au Niger, c’est une réinvention de notre futur. » Eh bien, quelle déclaration ! Alors que certains y voient une crise, Mar Dieye y voit une page de l’histoire en train de s’écrire, une véritable réappropriation de la dignité et du devenir. Une belle leçon d’optimisme, n’est-ce pas ?

Cette mission s’inscrit dans une série de rencontres avec les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour redéfinir la coopération en fonction des aspirations réelles de ces nations. On peut dire que l’ONU ne fait pas les choses à moitié. Mais ce n’est pas tout ! Pendant que Niamey vibrait au rythme des discussions sur le développement et la dignité, Genève accueillait une autre scène tout aussi captivante.

Imaginez un instant, les ministres en charge du travail de l’AES, réunis à Genève en marge de la 112e Conférence internationale du travail. Une salle remplie de délégations des gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger, toutes prêtes à partager leurs expériences et à discuter des axes stratégiques pour le développement de leurs secteurs d’activité. Un véritable brainstorming intercontinental !

« L’engagement fort et puissant des Nations Unies d’être à côté du Niger »

Les discussions ont mis en lumière l’importance cruciale de la collaboration entre ces trois pays pour affronter les défis communs. Protection sociale, formation professionnelle, création d’emplois, tout y passe. Chaque ministre a présenté les plans stratégiques de son gouvernement, avec une conviction palpable : l’union fait la force. Après tout, dans une région où les défis ne manquent pas, travailler ensemble est une nécessité plus qu’une option.

Ce n’est pas tout. Les ministres ont quitté la séance avec un sentiment de satisfaction et une volonté renouvelée de collaborer étroitement. Maximiser les opportunités de développement pour leurs citoyens est devenu leur mantra. Et on ne peut que les applaudir pour cet engagement sincère.

Mais revenons à Abdoulaye Mar Dieye et à ses déclarations pleines d’enthousiasme. « Nous sommes ici pour réaffirmer notre présence auprès des autorités, être à l’écoute du peuple nigérien », a-t-il souligné. Et de réitérer « l’engagement fort et puissant des Nations Unies d’être à côté du Niger ». On dirait bien que l’ONU a décidé de jouer les gardiens bienveillants du Sahel. 

Le Sahel, au centre de l’attention internationale

Cette volonté de l’ONU de redéfinir sa coopération avec l’AES est une preuve de plus que les Nations Unies prennent au sérieux les aspirations des pays du Sahel. Les défis sont nombreux, les obstacles ne manquent pas, mais l’engagement est là. Et avec des leaders déterminés comme Mar Dieye, on peut espérer que ces efforts porteront leurs fruits.

En somme, ce 11 juin 2024, entre Niamey et Genève, le Sahel a été au centre de l’attention internationale. Des discussions profondes, des engagements renouvelés et une volonté commune de transformer les défis en opportunités. L’ONU, à travers ses missions et ses rencontres, montre qu’elle est prête à soutenir ces pays dans leur quête de dignité et de développement durable.

Et nous, spectateurs de ce théâtre géopolitique, ne pouvons qu’espérer que ces belles promesses se traduiront en actions concrètes. Car après tout, comme le dit si bien Mar Dieye, c’est une réinvention de notre futur qui se joue ici. Et quel meilleur endroit pour le faire que le cœur battant du Sahel ?

Oumarou Fomba 

14 juin 2024 0 comments
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Elimination des Aigles du Mali en quart de finale à la CAN Côte d'Ivoire.
Sport

Football malien : le grand déballage

by Sahel Tribune 13 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les péripéties au sein de la sélection nationale malienne de football continuent de faire des vagues. Entre déclarations controversées et décisions drastiques, la FEMAFOOT se retrouve au cœur de la tempête médiatique.

Ah, le football ! Ce sport qui nous rassemble, qui nous passionne et qui nous fait vibrer au rythme des exploits de nos Aigles. Mais aujourd’hui, parlons d’un autre match, celui qui se joue en dehors des terrains, entre les joueurs et les instances dirigeantes. Et oui, même nos vaillants footballeurs ne sont pas à l’abri des péripéties administratives et des maladresses de communication.

Peut-on vraiment blâmer Hamari Traoré ?

Le 11 juin dernier, le capitaine des Aigles, Hamari Traoré, a fait une déclaration tonitruante sur les réseaux sociaux. Quelques heures avant un match crucial contre Madagascar, il a lâché : « Encore une nouvelle situation chaotique pour notre sélection malienne. Nos joueurs ont dû subir un véritable périple pour arriver à Johannesburg seulement quelques heures avant un match capital. Nous avons de fortes ambitions pour la Coupe du Monde, mais ces conditions ne nous mettent pas, nous les joueurs, ainsi que le staff, dans les meilleures dispositions pour jouer des matchs aussi cruciaux pour notre nation. Nos dirigeants doivent prendre leurs responsabilités, nous écouter et comprendre l’enjeu capital de la préparation de ces matchs, ô combien important pour notre peuple. Nous sommes des joueurs de football mais nous sommes avant tout des humains. »

Une déclaration qui, comme on pouvait s’y attendre, n’a pas laissé de marbre le Comité exécutif de la Fédération malienne de Football (FEMAFOOT). Le 13 juin 2024, le Comité a publié un communiqué rappelant à tous le « devoir de réserve » inhérent au port du maillot national. En gros, messieurs les joueurs, taisez-vous et jouez. 

Mais soyons honnêtes, peut-on vraiment blâmer Hamari Traoré ? Il a parlé avec le cœur, exprimant le ras-le-bol des joueurs face à une organisation pour le moins… désordonnée. Après tout, courir après un ballon est déjà assez difficile sans avoir à courir après un avion. 

Les joueurs ne sont pas des pions qu’on déplace

Et comme si cela ne suffisait pas, le même jour, la FEMAFOOT annonce, dans un autre communiqué, la fin de la collaboration avec l’entraîneur de l’Équipe nationale séniore, Eric Sekou Chelle. Une décision « unanime » prise lors d’une session extraordinaire. On remercie poliment l’entraîneur pour ses efforts, et on passe à autre chose. Voilà, c’est réglé, suivant !

Cette situation n’est pas sans rappeler ces matchs où tout semble aller de travers : les passes ne passent pas, les tirs ne tirent pas, et les supporters crient leur frustration. Mais ici, ce ne sont pas des ballons qui manquent la cible, ce sont des décisions qui manquent de bon sens et de communication.

Hamari Traoré et ses coéquipiers ont besoin de sentir que leurs efforts et sacrifices sont reconnus et soutenus, non seulement par les supporters, mais aussi par les dirigeants. La transparence et l’écoute sont essentielles, surtout lorsqu’on ambitionne de briller sur la scène internationale. Les joueurs ne sont pas des pions qu’on déplace à volonté, ce sont des athlètes qui, pour donner le meilleur d’eux-mêmes, ont besoin d’un minimum de respect et de considération.

Éviter les prochains cartons rouges administratifs

Alors oui, Hamari a peut-être enfreint le sacro-saint devoir de réserve, mais il a aussi mis le doigt sur une réalité que beaucoup préfèrent ignorer. Le football, ce n’est pas seulement 90 minutes sur le terrain, c’est aussi tout ce qui se passe en coulisses. Et quand les coulisses sont mal gérées, c’est tout le spectacle qui en pâtit.

Finalement, ce nouvel épisode de la saga FEMAFOOT nous rappelle que, comme dans toute équipe, la cohésion et la communication sont primordiales. Espérons que cette petite tempête sur les réseaux sociaux incitera les dirigeants à revoir leur stratégie et à mieux écouter leurs joueurs. Parce qu’après tout, c’est ensemble, en équipe, que l’on gagne des matchs. Et avec un peu de chance, on pourrait même éviter les prochains cartons rouges administratifs.

Younouss 

13 juin 2024 0 comments
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Campagne présidentielle 2024
Économie

Présidentielle 2024 : six contre Ghazouani

by Chiencoro 13 juin 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

La campagne électorale pour l’élection présidentielle du 29 juin prochain commence officiellement ce jeudi à minuit. Six candidats, dont le président sortant Mohamed Ould Ghazouani, se disputent la présidence, avec pour enjeu majeur des élections transparentes et apaisées.

Les élections, ce grand théâtre où chaque candidat espère décrocher le rôle principal. En Mauritanie, la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 29 juin prochain a officiellement démarré à minuit dans la nuit de jeudi à vendredi. Imaginez le scénario : six candidats se dressant fièrement pour affronter l’actuel président Mohamed Ould Ghazouani, dont le parti a fait un raz-de-marée lors des dernières législatives, municipales et régionales de mai 2023. Avec 107 sièges raflés sur 176 au Parlement, ils ont de quoi pavoiser, même si ces élections ont été vivement contestées par plusieurs partis. 

Des visages connus aux moins connus

L’objectif de la commission électorale ? Rien de moins qu’organiser des élections transparentes dans un climat apaisé. Un défi de taille, mais pas impossible, disent-ils. Dans les rues vibrantes de la capitale et les QG des candidats, les soutiens s’affairent, prêts à lancer meetings et rassemblements dès ce jeudi soir. La frénésie électorale est palpable, et chacun espère marquer des points.

Parmi les prétendants au trône, deux visages familiers : Biram Dah Abeid, l’opposant et militant des droits humains, arrivé deuxième en 2019, et Mohamed Lemine Elwavi, un haut fonctionnaire au Trésor mauritanien. Les nouveaux visages ? Hamadi Ould Sid’ El Moctar du parti islamiste Tawassoul, l’avocat et député El Id Mohameden, le professeur et neurochirurgien Outouma Soumaré, et Mamadou Bocar de l’AJD/MR. Tous ont des doléances bien senties à l’adresse de la commission électorale, exigeant, entre autres, des lecteurs d’identification biométrique pour vérifier l’identité des électeurs le jour J.

La commission électorale, faisant preuve de pragmatisme, a avancé des contraintes de temps et d’argent pour la vérification numérique, mais assure que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir la transparence. Les résultats, promet-elle, seront publiés immédiatement sur son site en ligne. Une révision totale de la liste électorale a déjà permis d’enregistrer plus de 159 000 nouveaux inscrits.

Dix engagements pour renforcer la liberté de la presse

Et pendant que les candidats affûtent leurs arguments, Reporters sans frontières (RSF) rappelle la Mauritanie à ses devoirs. En se hissant à la 33e place du Classement mondial de la liberté de la presse 2024, le pays fait bonne figure en Afrique, mais la route est encore longue. RSF invite les candidats à prendre dix engagements pour renforcer la liberté de la presse et la sécurité des journalistes. Une liberté qui, bien que précieuse, reste fragile face aux pressions et harcèlements, surtout lorsqu’il s’agit de sujets sensibles comme les inégalités sociales ou l’esclavage.

Antoine Bernard, directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF, ne mâche pas ses mots : « La liberté de la presse en Mauritanie n’est pas un acquis, et la situation en matière de droit à l’information reste très instable. » Il appelle à des réformes concrètes pour la professionnalisation du secteur et la protection des journalistes. 

Alors, que nous réserve cette campagne électorale ? Entre promesses de transparence, appels à la liberté de la presse, et ferveur électorale, le spectacle est garanti. Mais derrière les slogans et les discours enflammés, c’est l’avenir de la démocratie mauritanienne qui est en jeu. Espérons que, dans ce grand théâtre électoral, la vérité et la justice trouveront aussi leur place sur la scène.

Chiencoro Diarra 

13 juin 2024 0 comments
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Bassirou Diomaye dévoile son programme politique lors de sa première adresse à la nation.
Économie

Diomaye Faye célèbre le premier baril sénégalais

by Chiencoro 13 juin 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé, le mercredi 12 juin 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, au Palais de la République. Et quelle réunion ! Le Président a entamé sa communication par une annonce retentissante : le Sénégal est désormais un pays producteur de pétrole, grâce à la première extraction du champ de Sangomar, effectuée le 11 juin 2024. 

Le pétrole, cette manne tant convoitée qui promet monts et merveilles, ou du moins, c’est ce qu’on espère. C’est un moment historique, a déclaré le chef de l’État, soulignant que cette avancée marque un pas important dans la quête de souveraineté énergétique du Sénégal. Les félicitations ont fusé, à destination du gouvernement, du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, du groupe PETROSEN, et du partenaire Woodside Energy. Tous ont contribué à cette réalisation, entamée en 2020. On applaudit, on se congratule, et on se promet monts et merveilles.

Transformer l’économie sénégalaise 

Mais attention, a averti le Président, il faut veiller à une exploitation optimale et transparente des ressources pétrolières et gazières, au profit de l’économie nationale et des générations futures. Ah, la transparence ! Ce mot magique qui revient toujours dans les discours officiels, mais qui, dans la réalité, semble parfois s’évaporer comme la rosée au soleil.

Le chef de l’État a également annoncé une session prochaine du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du Gaz (COS-PETROGAZ), dont la composition sera révisée. Objectif : actualiser la stratégie nationale de développement et d’exploitation des ressources pétrolières et gazières. Une nouvelle stratégie, vraiment ? Espérons qu’elle soit plus qu’un simple jeu de chaises musicales.

Le Sénégal entre donc dans le cercle des producteurs de pétrole, avec une production estimée à environ 100 000 barils par jour. Comparé aux géants africains comme le Nigeria, c’est une goutte d’eau dans un baril de pétrole. Mais ne boudons pas notre plaisir ! Comme le souligne Benjamin Augé, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI), dans une interview accordée au journal Le Monde, cette entrée pourrait permettre au nouveau pouvoir de Bassirou Diomaye Faye d’avoir plus de marges de manœuvre pour transformer l’économie. Ah, ces marges de manœuvre ! On les attend comme le messie.

Ne laissons pas cette nouvelle richesse nous emporter

Le Président avait promis de renégocier les accords pétroliers et gaziers signés sous la présidence de Macky Sall. Une promesse de campagne qui, comme beaucoup d’autres, risque de se heurter à la dure réalité des contrats passés avec des sociétés privées, protégés par des règles internationales. Renégocier ? Facile à dire, moins à faire. Les renégociations de contrats sont complexes et peuvent conduire à des arbitrages internationaux que les États n’ont aucune certitude de gagner. Bon courage, Président !

Les contrats signés avec des sociétés comme Woodside Energy et British Petroleum étaient favorables au secteur privé, car il fallait attirer des investisseurs. Maintenant que le Sénégal est entré dans le club des producteurs, il pourra négocier des contrats futurs plus favorables. Enfin, espérons-le !

Aujourd’hui, il est possible de revoir les coûts, notamment ceux du champ gazier de GTA, dont certains ne sont pas justifiés, selon des audits menés par les gouvernements mauritanien et sénégalais. Revoir les coûts ? Voilà une tâche ardue qui pourrait donner lieu à de belles joutes verbales et comptables.

En attendant, réjouissons-nous de cette première extraction de pétrole. C’est un signe de progrès, une promesse d’avenir, un espoir pour l’économie sénégalaise. Mais gardons les pieds sur terre. Le pétrole, c’est bien, mais une gestion transparente et équitable, c’est mieux. Car, comme le dit le proverbe, « Qui sème le vent récolte la tempête ». Ne laissons pas cette nouvelle richesse nous emporter dans une tempête de corruption et de mauvaise gestion. Au travail, et bonne chance, Monsieur le Président !

Chiencoro Diarra 

13 juin 2024 0 comments
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Le général Abdourahamane Tiani
Sécurité

Silence ou cellule : nouveau décret au Niger

by Sahel Tribune 13 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Au Niger, les autorités de la transition ont rétabli les peines de prison pour diffamation et injures sur Internet. Cette décision, signée le 7 juin 2024 par le général Abdourahamane Tiani, suscite une vive polémique au sein de la société civile, dénoncée comme une grave atteinte à la liberté d’expression et de la presse.

Les autorités de la transition au Niger frappent encore ! Voilà qu’ils ont rétabli les peines de prison pour diffamation et injures sur Internet, une décision qui fait grincer bien des dents. Le 7 juin 2024, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a signé une ordonnance qui envoie directement derrière les barreaux toute personne coupable de ces délits. Une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement les attend, comme s’ils étaient des criminels endurcis. 

La loi Bazoum

Évidemment, cette mesure n’a pas été bien accueillie par la société civile nigérienne. Partout, sur les réseaux sociaux et dans certains médias, journalistes, juristes, et activistes crient à l’atteinte à la liberté d’expression et de la presse. Ils parlent de « régression législative », de « recul grave », et voient même cette ordonnance comme « un instrument de répression ». Eh bien, il faut dire que l’histoire récente ne les rassure pas beaucoup.

Le général Abdourahamane Tiani, président du CNSP qui avait renversé le président élu Mohamed Bazoum le 26 juillet 2023, a signé cette ordonnance. Pourtant, ce n’est que le 12 juin que le ministère de la Justice a décidé de rendre cette décision publique. Une manière peut-être de tester la réaction du public avant de sortir la nouvelle bombe ?

Le garde des Sceaux, Alio Daouda, a justifié cette décision en invoquant « la prolifération sur les réseaux sociaux de propos diffamatoires, injurieux, et de diffusions de données de nature à troubler l’ordre public ». On croirait entendre un vieux disque rayé. La faute, dit-il, à la loi adoptée sous Mohamed Bazoum, qui avait supprimé les peines de prison pour ces délits et les avait remplacées par de fortes amendes. Ah, cette fameuse loi Bazoum, toujours là pour justifier les nouvelles mesures draconiennes !

« Taisez-vous, ou c’est la prison. »

Et si l’on creuse un peu, il devient clair que cette mesure est un moyen pratique pour museler toute voix dissidente. Après tout, quoi de mieux pour maintenir l’ordre que de faire taire ceux qui ont l’audace de critiquer ? Avec une définition floue du trouble à l’ordre public, les autorités peuvent emprisonner pratiquement n’importe qui. Le message est clair : « Taisez-vous, ou c’est la prison. »

Les autorités de la transition ont trouvé une manière efficace de décourager les critiques. Au lieu de répondre aux inquiétudes de la population et de travailler à améliorer la situation, elles préfèrent instaurer une atmosphère de peur. C’est tellement plus simple, non ?

Voilà où nous en sommes. Une nouvelle page se tourne au Niger, une page où les mots peuvent coûter la liberté. Les autorités de la transition jouent leur carte la plus forte pour maintenir le contrôle. Et pendant ce temps, les citoyens regardent, parlent en chuchotant, et espèrent que cette période sombre passera, comme toutes les autres avant elle. Mais en attendant, il faut faire attention à ce que l’on dit. Car dans le Niger d’aujourd’hui, les murs ont des oreilles, et les geôles sont prêtes à se remplir.

Oumarou Fomba 

13 juin 2024 0 comments
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