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Niger
ActuÉconomie

Niger : à Tahoua, trois projets humanitaires pour renforcer résilience et protection des populations

by Chiencoro 20 février 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Parrainée par les autorités régionales, une initiative conjointe d’ONG internationales vise à améliorer l’accès aux soins, soutenir la jeunesse et protéger les moyens de subsistance dans l’ouest nigérien, sur fond d’enjeux sécuritaires et sociaux persistants.

Le 17 février, le gouverneur de la région de Tahoua, Souleymane Amadou Moussa, a présidé le lancement simultané de trois projets humanitaires destinés à renforcer la résilience des populations locales, selon des informations relayées par Agence nigérienne de presse. La cérémonie officielle s’est tenue à l’hôtel de ville régional, en présence d’acteurs institutionnels et de partenaires internationaux.

Des programmes multisectoriels ciblés

Les initiatives, qui seront déployées à la fois à Tahoua et dans la région voisine de Tillabéri, reposent sur une répartition thématique entre trois organisations. Médecins du Monde mènera un programme centré sur la santé reproductive et l’accès aux soins, tandis que Plan International Niger concentrera ses actions sur l’accompagnement des enfants et des adolescents. De son côté, Vétérinaires sans frontières déploiera un projet de protection humanitaire destiné aux communautés vulnérables du Sahel et de la région des Grands Lacs.

Ces programmes répondent à une double urgence : soutenir les populations fragilisées par l’insécurité et renforcer les mécanismes locaux de résilience face aux crises sanitaires, économiques et climatiques.

Partenariats internationaux et souveraineté nationale

Lors de son allocution, le gouverneur a salué l’appui de la Direction générale de l’Aide humanitaire de Belgique, partenaire financier de l’initiative. Selon lui, cette coopération illustre un modèle d’assistance « respectant et renforçant la souveraineté nationale », formule qui reflète la ligne politique actuelle des autorités nigériennes, à savoir accepter l’aide extérieure tout en affirmant la maîtrise nationale des programmes.

Ce lancement intervient quelques jours après une autre annonce symbolique pour la région. Début février, le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a inauguré à Tahoua une antenne de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, signe d’une volonté affichée de renforcer les infrastructures financières et administratives dans l’intérieur du pays.

Un test pour l’action humanitaire territoriale

Au-delà de leur dimension sociale, ces trois projets constituent un test pour la coordination entre autorités locales, partenaires internationaux et organisations non gouvernementales. Dans un pays confronté à des défis sécuritaires et humanitaires persistants, leur réussite pourrait servir de modèle d’intervention territoriale intégrée, associant santé, protection sociale et soutien économique.

Pour les autorités nigériennes, l’enjeu est de démontrer que des programmes ciblés, ancrés localement et pilotés en partenariat, peuvent produire des effets tangibles sur la stabilité sociale et la résilience des populations.

Chiencoro Diarra 

20 février 2026 0 comments
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Tiani et Tebboune
A la UneOpinion

Alliances africaines : la fin des blocs figés ? 

by Mikailou Cissé 20 février 2026
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Analyse signée par Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, ce décryptage met en lumière les ressorts politiques, stratégiques et symboliques du rapprochement entre Alger et Niamey, révélateur des recompositions géopolitiques en cours au Sahel.

La visite du président nigérien Abdourahamane Tiani à Alger auprès de son homologue Abdelmadjid Tebboune constitue un moment charnière dans la recomposition géopolitique sahélienne. Elle intervient dans un contexte marqué par l’affirmation de l’Alliance des États du Sahel et par la redéfinition progressive des équilibres d’alliance en Afrique de l’Ouest et au Maghreb.

La mise en scène discursive de la rencontre révèle une volonté explicite de normalisation. L’évocation par la partie algérienne de « la fin d’une période inhabituelle de froideur » opère un double geste politique. Elle reconnaît implicitement la crise née de l’incident du drone malien en 2025, tout en la requalifiant comme conjoncturelle. Le terme « inhabituelle » désamorce toute interprétation structurelle de la tension et réinscrit la relation dans une continuité historique présentée comme fraternelle. Cette rhétorique de l’apaisement permet à Alger de préserver son image tout en refermant une séquence diplomatique délicate.

Le socle souverainiste du rapprochement

Du côté nigérien, le rappel du refus algérien de soutenir une intervention militaire extérieure après le changement de régime à Niamey en 2023 inscrit le rapprochement dans le paradigme souverainiste qui fonde la doctrine politique de l’AES. La formule affirmant qu’« aucun Africain ne comprendrait que l’Algérie serve de base pour attaquer un État africain » condense une vision normative articulant non-ingérence, solidarité continentale et légitimité interne. Elle réactive une mémoire récente de pressions extérieures, consolidant ainsi une convergence de principes plutôt qu’un simple alignement circonstanciel.

Au-delà du registre symbolique, la visite repose sur des intérêts matériels structurants. La relance du projet de gazoduc transsaharien introduit une dimension géoéconomique majeure. En intégrant le Niger dans une architecture énergétique reliant l’Afrique subsaharienne à l’espace euro-méditerranéen, ce corridor confère à l’espace AES une profondeur stratégique nouvelle. Il ne s’agit pas seulement d’infrastructures, mais d’un repositionnement dans les flux énergétiques globaux, susceptible de renforcer les marges de manœuvre économiques et diplomatiques des États concernés. 

Parallèlement, la réactivation des mécanismes conjoints de lutte antiterroriste traduit la reconnaissance d’une interdépendance sécuritaire objective. Dans un Sahel traversé par des circulations armées et criminelles, la coopération relève d’un réalisme stratégique : la stabilité ne peut être strictement nationale.

L’AES à l’épreuve de sa maturité politique

C’est cependant au sein de la dynamique interne de l’AES que les effets les plus subtils apparaissent. Devenue confédération, l’Alliance repose sur une solidarité stratégique face aux pressions extérieures qui nient son existence en tant qu’entité politique sahélienne souveraine.

Le rapprochement avec Alger démontre que cette solidarité, née dans la contrainte diplomatique et militaire, dispose de ressources internes pour relancer les partenariats déjà existants sur de nouvelles bases respectant la souveraineté nationale, tout en permettant de renforcer les leviers de la souveraineté économique nationale et celle de la confédération face aux changements qu’impose la dynamique des relations internationales. 

Il affirme qu’une confédération peut articuler coordination collective et initiatives bilatérales, à condition que celles-ci s’inscrivent dans une cohérence d’ensemble. En ce sens, la démarche nigérienne consolide l’évolution de l’AES vers une structure souple, capable d’intégrer la diversification des partenariats sans se figer en bloc rigide.

Diversification des alliances et équilibre stratégique

Cette diversification modifie l’équilibre des influences extérieures. Elle élargit l’horizon relationnel de l’Alliance au-delà de ses partenaires récents et réduit le risque de dépendance exclusive. L’autonomie stratégique collective se nourrit précisément de cette pluralité maîtrisée. Toutefois, la tension constitutive de toute confédération demeure : comment préserver l’unité politique tout en respectant l’autonomie décisionnelle des États membres ? Si les bénéfices économiques et sécuritaires issus de ce rapprochement sont mutualisés dans un cadre concerté, l’AES en sortira renforcée, plus crédible et plus flexible. En revanche, une multiplication d’initiatives non coordonnées pourrait fragiliser la cohésion symbolique et nourrir des perceptions de désalignement interne.

Cette séquence diplomatique révèle ainsi l’entrée de l’espace sahélien dans une phase stratégique. L’enjeu n’est plus seulement de résister collectivement aux pressions extérieures, mais d’organiser la pluralité des trajectoires nationales sans altérer l’unité politique fondatrice. La solidité future de l’AES dépendra de sa capacité à transformer la diversification en levier d’intégration régionale plutôt qu’en facteur de dispersion.

Mikaïlou Cissé

20 février 2026 0 comments
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Fonds monétaire international (FMI)
A la UneÉconomie

Le FMI accorde 248 millions de dollars au Niger et au Burkina Faso

by Chiencoro 19 février 2026
written by Chiencoro 2 minutes read

Entre appui budgétaire et financement climatique, l’institution de Bretton Woods renforce son engagement dans deux économies sahéliennes confrontées à des défis sécuritaires, financiers et environnementaux.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé l’octroi d’un financement global de 248 millions de dollars en faveur du Niger et du Burkina Faso, destiné à consolider leur stabilité macroéconomique et à soutenir des réformes structurelles, notamment face aux risques climatiques. Cette enveloppe s’inscrit dans plusieurs programmes d’assistance combinant soutien budgétaire et mécanismes de résilience.

Priorité à la résilience climatique

Dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), environ 61 millions de dollars seront attribués au Niger et 33,2 millions au Burkina Faso. Ce dispositif vise à aider les États bénéficiaires à stabiliser leurs finances publiques tout en posant les bases d’une croissance durable. Pour Niamey, ce décaissement reste conditionné à l’approbation finale du conseil d’administration du FMI après validation de la revue du programme.

À ces montants s’ajoute un financement spécifique orienté vers la lutte contre les effets du changement climatique. Le Niger devrait recevoir 30 millions de dollars supplémentaires, tandis que 124 millions sont destinés au Burkina Faso au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ces ressources doivent permettre d’investir dans des projets visant à réduire la vulnérabilité environnementale, renforcer les infrastructures et améliorer l’adaptation des économies locales aux chocs climatiques. Les financements devraient s’étaler jusqu’en septembre 2027.

Ces appuis interviennent dans un contexte paradoxal. Malgré des contraintes sécuritaires et budgétaires persistantes, les perspectives économiques du Niger demeurent relativement robustes. Selon des données officielles relayées par l’agence nationale de presse, la croissance moyenne du pays a atteint environ 6,5 % sur la période 2023-2025, avec des projections avoisinant 7 % entre 2026 et 2029.

Un soutien stratégique dans un Sahel fragilisé

Cette dynamique s’inscrit dans la volonté affichée par le président Abdourahamane Tiani de renforcer la souveraineté économique nationale, notamment à travers une gestion autonome des ressources naturelles et une commercialisation directe de produits stratégiques comme l’uranium.

Pour le FMI, ces programmes constituent à la fois un instrument financier et un levier d’influence économique dans une région où les besoins d’investissement restent considérables. Le double volet — stabilité macroéconomique et résilience climatique — traduit l’évolution de l’approche de l’institution, désormais attentive aux risques environnementaux susceptibles de fragiliser les équilibres budgétaires.

Reste que l’efficacité de ces financements dépendra de la capacité des États bénéficiaires à mener les réformes promises et à orienter les fonds vers des projets structurants. Dans un Sahel en recomposition politique et économique, ces ressources pourraient jouer un rôle déterminant pour soutenir la croissance et renforcer la crédibilité financière des deux pays sur la scène internationale.

Chiencoro Diarra 

19 février 2026 0 comments
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Intelligence artificielle
ActuSahel Tech.

À New Delhi, un sommet mondial sous tension autour du pouvoir de l’IA

by Chiencoro 19 février 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Réunis dans la capitale indienne, du 16 au vendredi 20 février, dirigeants politiques et patrons de la tech débattent de la régulation d’une technologie jugée aussi prometteuse que dangereuse. Les appels à une gouvernance mondiale se multiplient face au risque de concentration du pouvoir numérique.

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a averti, ce 19 février 2026, les géants technologiques que l’avenir de l’intelligence artificielle « ne peut être laissé aux caprices de quelques milliardaires ». Son intervention, prononcée lors du sommet international consacré à l’IA, reflète l’inquiétude croissante des institutions face à l’essor fulgurant de cette technologie.

Les patrons de la tech eux-mêmes réclament des règles

Organisé dans l’imposant complexe du Bharat Mandapam, le rendez-vous rassemble chefs d’État, dirigeants d’entreprises et experts afin d’évaluer les opportunités économiques de l’IA tout en anticipant ses dérives potentielles. Les organisateurs présentent l’événement comme le premier grand sommet mondial du secteur organisé dans le « Sud global ».

Parmi les figures présentes figure Sam Altman, dirigeant de OpenAI. Celui-ci a reconnu l’urgence d’un encadrement international. Il estime que le développement de l’intelligence artificielle progresse à un rythme tel que l’absence de règles constituerait un risque majeur. Selon lui, la centralisation de cette technologie entre les mains d’un seul acteur — entreprise ou État — pourrait mener « à la ruine ».

Le patron américain a même évoqué la création d’une structure mondiale comparable à l’Agence internationale de l’énergie atomique pour coordonner les politiques liées à l’IA. Une telle institution permettrait, selon lui, d’éviter les dérives tout en garantissant un accès plus équitable aux innovations.

Le sommet, coprésidé par le premier ministre indien Narendra Modi et le président français Emmanuel Macron, illustre la dimension géopolitique croissante du débat. Derrière les discours sur l’innovation se joue en effet une compétition stratégique pour le contrôle des infrastructures, des données et des normes technologiques.

Un débat mondial sur l’avenir du travail et du pouvoir

La liste des participants confirme l’importance de l’enjeu : dirigeants politiques d’une quinzaine de pays, mais aussi figures majeures de la Silicon Valley, dont Sundar Pichai pour Google ou Dario Amodei pour Anthropic.

Au-delà des enjeux industriels, les discussions portent aussi sur les transformations sociales. Sam Altman a souligné que les innovations technologiques bouleversent toujours l’emploi mais finissent par créer de nouvelles activités. Les prochaines années, a-t-il prévenu, constitueront un test historique. Soit l’IA accroît les capacités individuelles, soit elle concentre davantage le pouvoir.

Cette édition s’inscrit dans une série de rencontres internationales amorcée notamment à Bletchley Park, lieu emblématique associé au mathématicien Alan Turing, puis à Paris en 2025. Mais jamais encore les inquiétudes n’avaient été exprimées avec autant de netteté par des responsables politiques et des industriels eux-mêmes.

L’intelligence artificielle apparaît désormais comme un enjeu comparable aux grandes questions stratégiques du XXᵉ siècle : énergie nucléaire, climat ou cybersécurité. Tous exigent des mécanismes de coordination internationale pour éviter les déséquilibres.

À New Delhi, s’il y a un aspect sur lequel il y a de l’unanimité, c’est bien le fait de considérer que la course à l’IA ne peut rester une compétition anarchique entre puissances et multinationales. Reste à savoir si les États accepteront de partager leur souveraineté technologique pour instaurer les règles communes que nombre d’intervenants jugent désormais indispensables.

Chiencoro Diarra 

19 février 2026 0 comments
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Mamou Daffé
ActuSeko ni Donko

Le renouveau artistique malien s’expose au Musée national

by Chiencoro 19 février 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Entre diplomatie culturelle, célébration patriotique et stratégie de relance du secteur artistique, les autorités maliennes multiplient les gestes pour faire de la culture un levier politique et identitaire.

Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a réceptionné le 18 février au Musée national du Mali plusieurs œuvres offertes au président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Les pièces, signées notamment par Ismaël Diabaté et par une artiste exposée lors du salon Ségou’Art, s’inscrivent dans une démarche mêlant reconnaissance artistique et message politique.

Oeuvres remises au président de la Transition
L’œuvre « AES » rend hommage aux dirigeants de la Confédération des États du Sahel, exposée au Musée national du Mali en février 2026. 𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓.

La culture comme instrument d’État

L’œuvre intitulée « AES » rend hommage aux dirigeants de la Confédération des États du Sahel — dont Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani — présentés comme les artisans d’une nouvelle ère fondée sur la souveraineté et l’union régionale. Une seconde création, « Sen-sanu-man », signée Mariam Ibrahim Maïga, célèbre quant à elle l’armée malienne et le sacrifice de ses soldats.

Oeuvres remises au PT
L’œuvre « Sen-sanu-man », signée Mariam Ibrahim Maïga, célèbre quant à elle l’armée malienne et le sacrifice de ses soldats, exposée au Musée national du Mali en février 2026. 𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓.

Au nom du chef de l’État, Mamou Daffé a salué un geste « hautement patriotique ». Il a souligné que ces donations participent à la valorisation du patrimoine contemporain national. La cérémonie s’inscrit dans une stratégie plus large visant à repositionner la culture au centre du projet politique. Les autorités ont en effet placé les années 2026-2027 sous le signe de « l’éducation et de la culture », dans la continuité d’une précédente « Année de la culture » destinée à redynamiser les industries créatives.

Dans cette logique, le ministre a appelé la direction du musée à intensifier ses efforts pour rendre l’institution plus attractive, à travers de nouveaux récits muséographiques et une programmation capable d’élargir le public. L’objectif est de transformer ce haut lieu patrimonial en vitrine du renouveau culturel malien.

Les artistes en quête de structuration

La veille de la cérémonie, le ministre avait reçu une délégation de la Fédération des Artistes du Mali, conduite par son président Adama Traoré. Les représentants du secteur sont venus présenter un plan d’action destiné à renforcer la place des créateurs dans le développement national. Ils plaidaient pour une meilleure structuration de la filière et un accompagnement institutionnel accru.

Le Ministre reçoit la FEDAMA
Le ministre de la Culture Mamou Daffé reçoit les membres de la Fédération des Artistes du Mali, conduite par son président Adama Traoré, en février 2026. 𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓.

Le ministre a salué cette initiative. Il a surtout promis un appui aux réformes et mis un accent particulier sur la nécessité de consolider les partenariats public-privé engagés ces dernières années. Pour les autorités, la professionnalisation du secteur artistique constitue un levier économique autant qu’un enjeu d’influence symbolique.

Dans un contexte politique marqué par la recomposition régionale et la quête de souveraineté, l’investissement dans la culture est un outil de légitimation interne et de projection internationale. Les dons d’œuvres au sommet de l’État, la mobilisation des artistes et la revitalisation des institutions patrimoniales visent à faire de la création artistique un vecteur d’unité nationale et d’affirmation identitaire.

Chiencoro Diarra 

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Ministre de la culture et PDG du Groupe Toguna
ActuSeko ni Donko

Toguna, un champion agro-industriel qui s’affirme aussi sur le terrain culturel

by Sahel Tribune 19 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le PDG du Groupe Toguna, Seydou Nantoumé, a offert un toguna symbolique au ministère de la Culture. Un geste qui illustre une stratégie d’influence où mécénat patrimonial et puissance industrielle se rejoignent.

Reçu le 17 février par le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, l’homme d’affaires Seydou Nantoumé n’est pas venu les mains vides. À l’occasion de cette audience officielle, il a annoncé la donation d’un toguna — édifice traditionnel symbolisant le dialogue et la sagesse — destiné au département de la Culture. Un geste salué comme un acte de patriotisme culturel par les autorités.

Un geste culturel à forte portée symbolique

Le ministre a proposé que l’ouvrage soit installé au Musée national du Mali, afin d’en faire un symbole visible du patrimoine vivant et un outil de transmission culturelle. L’initiative intervient dans un contexte où l’État, sous l’impulsion du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, cherche à faire de la culture un levier de cohésion nationale et d’attractivité.

Dans les sociétés dogon, le toguna est traditionnellement un espace de parole collective, de médiation et de décision. En offrir un à l’État revient à inscrire dans le paysage institutionnel une architecture chargée de valeurs : paix, hospitalité, écoute et consensus. Pour le ministre, ce don dépasse la simple dimension matérielle. Il participe à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine immatériel malien.

Seydou Nantoumé, collectionneur d’objets d’art et promoteur d’initiatives culturelles, a d’ailleurs profité de l’entretien pour évoquer son intérêt pour les musées et la conservation du patrimoine. Une orientation qui s’inscrit dans une tendance croissante parmi les grandes fortunes africaines : investir dans la culture pour renforcer leur ancrage national et leur image institutionnelle.

Toguna, un groupe industriel devenu acteur sociétal

Si ce geste attire l’attention, il s’inscrit dans une stratégie plus large. Fondé au Mali, le Groupe Toguna s’est imposé comme l’un des acteurs majeurs de l’agro-industrie ouest-africaine, notamment dans la production d’intrants agricoles, d’aliments pour bétail et de solutions destinées à améliorer les rendements agricoles. Son développement accompagne celui d’un secteur agricole crucial pour l’économie malienne, où la productivité reste un enjeu stratégique.

Au fil des années, l’entreprise a élargi ses activités, combinant croissance industrielle et initiatives sociales. Programmes de soutien aux producteurs, appui au monde rural et investissements communautaires participent à consolider son influence, faisant du groupe un acteur à la fois économique et sociétal.

Entre diplomatie culturelle et soft power économique

La donation du toguna illustre ainsi une forme de diplomatie intérieure. En associant son image à des symboles culturels forts, l’industriel renforce son capital de confiance auprès des institutions et du public. Ce positionnement correspond à une évolution notable du patronat africain, dont certains dirigeants cherchent désormais à conjuguer performance économique, responsabilité sociale et rayonnement culturel.

Pour Bamako, l’enjeu est non seulement d’encourager ces initiatives privées tout en les intégrant à une politique nationale de valorisation du patrimoine. Dans cette équation, les grands groupes locaux apparaissent de plus en plus comme des partenaires stratégiques du soft power culturel.

Le toguna offert par Seydou Nantoumé est bien plus qu’un monument symbolique. C’est un signe visible de l’alliance croissante entre puissance économique nationale et affirmation identitaire.

A.D

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Restauratrice de rue
A la UneÉconomie

Restauration de rue à Bamako : une journée chez Sokona, entre fourneaux et survie économique

by Sahel Tribune 19 février 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

La restauration de rue à Bamako est un pilier de l’économie informelle et de la vie quotidienne. Elle offre des plats locaux – tô, djouka, niébé – à des prix accessibles et joue un rôle central dans la sécurité alimentaire urbaine. Pour mieux comprendre cette activité essentielle, nous avons passé une journée chez Sokona, restauratrice de rue.

À Bamako, le travail de restauratrice de rue est une activité informelle intense, souvent exercée plus de dix heures par jour, six jours sur sept. C’est ce que Sokona nous confie lors de notre immersion à ses côtés. Vêtue d’une tenue traditionnelle, un mouchoir de tête soigneusement noué, elle est installée dans le premier arrondissement de la capitale, aux abords de la route récemment bitumée reliant le quartier de Doumanzana à celui de Nafadji. Souriante, mais toujours en mouvement, elle jongle entre la préparation des plats et l’accueil des clients.

Quatre heures pour préparer les plats

Tout en travaillant, Sokona accepte de se livrer à une causerie à bâtons rompus. « J’ai hérité de ce travail de ma mère, qui le faisait bien avant ma naissance », raconte-t-elle. Âgée d’une trentaine d’années, elle explique avoir très tôt assisté sa mère, lavant les ustensiles ou servant les clients.

« Après avoir échoué deux fois à l’examen du diplôme d’études fondamentales (DEF), et faute de moyens pour m’inscrire dans une école privée, j’ai dû abandonner les bancs. Ma mère m’a gardée auprès d’elle pour l’aider. C’est ce travail qui fait vivre notre famille », confie-t-elle.

Avec les années, l’expérience s’est accumulée. Peu à peu, sa mère s’est retirée, laissant la gestion de l’activité familiale à Sokona, désormais épaulée par ses sœurs cadettes qu’elle forme à son tour. Une transmission intergénérationnelle typique de ce secteur informel.

« À partir de 2 heures du matin, à la maison, nous commençons à préparer les plats les plus résistants, comme le niébé (haricot) et le djouka, un plat à base de fonio, d’arachide pilée et d’un peu de poudre de gombo », explique Sokona. Pour le niébé, elle utilise une marmite de 20 à 30 kilos, tandis que la préparation du djouka nécessite entre 15 et 20 kilos de fonio.

Pendant ce temps, ses sœurs cadettes se répartissent les tâches : certaines épluchent les oignons et préparent la sauce pimentée, d’autres s’occupent de la vaisselle – tasses, assiettes et cuillères. Après près de quatre heures de travail, les plats sont répartis dans différentes tasses. Un tricycle, communément appelé katakatani, est loué pour transporter la nourriture jusqu’au lieu de vente. Sokona réside à Nafadji, un quartier situé derrière Doumanzana, où se déroule la vente. Entre 5 h 30 et 6 h, elle est déjà sur place.

Dix heures pour les vendre

Arrivée sur les lieux, Sokona commence par nettoyer l’espace situé devant un magasin qu’elle loue depuis longtemps. L’endroit est sommaire : une grande table et un long banc pour les clients qui souhaitent manger sur place. Une fois le nettoyage terminé, les plats sont disposés, et deux grands fourneaux sont allumés pour frire la banane plantain et les morceaux de poisson, découpés à la maison et enrobés de farine de blé.

Peu après, le livreur de pain arrive avec une cinquantaine de baguettes. Dès 6 heures, les premiers clients se présentent. Certains mangent sur place, d’autres emportent leur commande. Entre taquineries, impatiences et discussions animées, Sokona passe la journée au service de sa clientèle.

Les prix restent volontairement accessibles : le niébé et le djouka sont vendus à partir de 100 francs CFA, le morceau de poisson à 200 francs CFA. Le pain qui accompagne le niébé coûte au minimum 40 francs CFA, tandis que la banane plantain frite est cédée à 25 francs CFA pour deux petits morceaux.

Sokona nous désigne quelques clients fidèles, présents depuis l’époque où sa mère tenait l’étal. Ceux-ci l’appellent affectueusement « ma fille » et bénéficient parfois de portions plus généreuses ou de prix aménagés. Aux alentours de 16 heures, l’animation retombe brusquement, comme si l’endroit n’avait jamais connu autant de passage. La journée s’achève alors par le rangement, le nettoyage et le retour à la maison, avant de recommencer le lendemain.

Malgré la pénibilité du métier, la restauration de rue répond à une forte demande de la population urbaine en repas abordables et constitue une source de revenu essentielle pour de nombreuses familles. Elle n’est toutefois pas sans défis, notamment en matière de propreté, d’assainissement et de respect des normes sanitaires, qui demeurent l’un des grands enjeux de ce secteur vital de l’économie informelle bamakoise.

Noumoukai

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