Aller au contenu principal
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
samedi,18 avril , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Café de presse CICR
A la UneSécurité

Café de presse annuel : le CICR et la Croix-Rouge malienne réaffirment un partenariat solide au service des populations

by Cheickna Coulibaly 18 février 2026
written by Cheickna Coulibaly 4 minutes read

Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Mali a organisé, le 17 février 2026 à Bamako, son café de presse annuel. Cette rencontre a été l’occasion pour le CICR et la Croix-Rouge malienne (CR-M) de présenter conjointement le bilan 2025 et les perspectives pour 2026, tout en mettant en avant la qualité de leur collaboration sur le terrain.

Dans un souci de communication et de transparence, le Mouvement organise chaque année ces cafés de presse afin de rendre compte de l’impact de ses interventions humanitaires dans les différentes zones du pays. Une série de rencontres est prévue à Bamako, Mopti, Ségou, Gao et Tombouctou, tandis que dans des localités comme Kidal et Ménaka, où la présence des médias est plus limitée, des échanges spécifiques avec la société civile sont organisés pour maintenir un dialogue inclusif.

Bilan 2025 : assistance, résilience et protection

Lors de son intervention, Nicolas Lambert, chef de délégation du CICR au Mali, a indiqué que l’organisation avait atteint 100/100 de ses objectifs en 2025. « Malgré un contexte exigeant, nous avons pu mettre en œuvre toutes nos activités grâce à une coordination étroite avec nos partenaires, notamment la Croix-Rouge malienne », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que plus de 22 970 ménages, soit 137 820 personnes, ont bénéficié d’une assistance alimentaire, dont 10 130 ménages ont reçu également des articles ménagers essentiels. Dans le cadre de ses programmes de résilience, le CICR a soutenu 75 842 ménages, soit 455 052 personnes, à travers des activités agricoles et maraîchères. Dans le domaine vétérinaire, 1 825 403 animaux ont été vaccinés en collaboration avec les services vétérinaires régionaux et le ministère de l’Élevage.

Les actions de protection et de rétablissement des liens familiaux ont été également significatives. En 2025, le CICR et la Croix-Rouge malienne ont facilité plus de 22 000 appels téléphoniques, échangé 641 messages Croix-Rouge et permis la réunification de huit familles, tout en ouvrant 212 nouvelles demandes de recherche, dont 167 ont été résolues. Par ailleurs, 53 sessions de formation ont été organisées pour 819 militaires sur le droit des conflits armés, et 222 séances de sensibilisation ont touché 12 865 personnes, dont 6 000 porteurs d’armes.

Le rôle stratégique de la Croix-Rouge malienne

Pour sa part, Nouhoum Maïga a souligné que la Croix-Rouge malienne joue un rôle central en tant qu’auxiliaire des pouvoirs publics. « Notre mission humanitaire s’appuie sur la confiance et le soutien de l’État, ce qui nous permet de toucher les populations bénéficiaires et de renforcer l’efficacité de nos interventions », a-t-il expliqué.

Il a également insisté sur la collaboration avec le CICR et la Fédération internationale, rappelant que « c’est grâce à ce partenariat que nous pouvons déployer des actions coordonnées et atteindre les communautés les plus vulnérables, même dans les zones les plus isolées ». En 2025, cette complémentarité a permis de mobiliser plus de 10 200 volontaires et d’assister 1,2 million de personnes à travers le pays.

Les besoins humanitaires continueront d’augmenter en 2026, avec environ 5,1 millions de personnes estimées nécessitant un soutien. À ce sujet, Nouhoum Maïga a précisé :

« Cette augmentation confirme l’importance de notre partenariat avec le CICR et les autres membres du Mouvement, y compris la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que les Sociétés nationales sœurs, qui nous accompagnent aux côtés du soutien de l’État, pour répondre efficacement aux besoins croissants des populations vulnérables. »

Selon le Directeur général, cette collaboration se traduit dans tous les domaines d’intervention : assistance alimentaire, accès à l’eau, santé, sécurité alimentaire, rétablissement familial et programmes de résilience. « Le CICR et la Croix-Rouge malienne travaillent main dans la main, chaque action sur le terrain est le fruit de cette complémentarité », a-t-il ajouté.

Perspectives 2026 et séance de questions-réponses

Pour 2026, le CICR prévoit un budget de 33 milliards de francs CFA, en baisse d’environ 15 % par rapport à 2025, mais les priorités restent inchangées. L’organisation entend maintenir ses programmes d’assistance alimentaire, de santé, d’accès à l’eau, de sécurité alimentaire et de protection, tout en poursuivant le renforcement des capacités de la Croix-Rouge malienne.

La rencontre s’est conclue par une séance de questions-réponses qui a permis aux journalistes d’interroger les deux responsables sur l’impact des programmes et les perspectives à venir. Cette session a démontré l’ouverture et la transparence du Mouvement et a permis de souligner l’importance du partenariat CICR – CR-M pour atteindre efficacement les populations vulnérables dans toutes les régions du Mali.

Cheickna Coulibaly

18 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Cérémonie de décoration
A la UneÉducation

Cérémonie de décoration : 25 agents du secteur de l’éducation honorés par la Nation

by Cheickna Coulibaly 18 février 2026
written by Cheickna Coulibaly 2 minutes read

Le mardi 17 février 2026, le département de l’Éducation nationale a accueilli la cérémonie officielle de remise de distinctions honorifiques à 25 agents ayant marqué le secteur par leur engagement et leur dévouement. Parmi les récipiendaires, 10 ont été faits Chevaliers de l’Ordre national et 15 ont reçu la Médaille de l’Ordre national avec effigie Lion debout.

La remise des distinctions a été effectuée par le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, et le Grand Chancelier des Ordres nationaux du Mali, le Général de brigade Amadou Sagafourou Guéye, en présence des collaborateurs, parents et amis des récipiendaires.

Dans son allocution, le ministre Sy Savané a souligné : « Cette distinction constitue une marque de reconnaissance de l’État malien envers ces hommes et ces femmes qui se sont illustrés par leur engagement, leur loyauté et leur dévouement au service de l’école malienne. Je remercie sincèrement le Président de la Transition, Chef de l’État et Grand Maître des Ordres nationaux, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour avoir accepté de décerner ces distinctions aux agents méritants. »

Décoration
Le ministre de l’Education nationale en compagnie d’un récipiendaire, le 17 février 2026. MEN.

Le ministre a également salué la décision du chef de l’État de consacrer l’année 2026-2027 années de l’Éducation et de la Culture, et a rendu hommage aux bâtisseurs de l’école, les encourageant à faire de cette période « l’année de la victoire et de la réussite pour l’école malienne ».

Le porte-parole des récipiendaires, Saliou Almahady Touré, a exprimé sa gratitude : « Nous remercions les plus hautes autorités ainsi que le ministère de l’Éducation nationale pour cette distinction. Nous réaffirmons notre engagement à redoubler de rigueur et à demeurer des modèles pour nos collègues. »

Cette cérémonie illustre la volonté de l’État malien de reconnaître et valoriser le dévouement des agents du secteur éducatif, tout en encourageant l’excellence et le service au sein de l’école malienne.

Cheickna Coulibaly 

18 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
IAMGOLD
A la UneÉconomie

IAMGOLD portée par ses mines africaines dans un marché de l’or sous haute volatilité

by Sahel Tribune 18 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Porté par la flambée des cours du métal jaune, le groupe minier canadien IAMGOLD affiche des résultats financiers solides pour 2025. Mais derrière ces performances record, la dépendance à ses actifs africains — notamment la mine d’Essakane au Burkina Faso — rappelle combien la rentabilité du secteur aurifère reste étroitement liée aux équilibres géopolitiques et sécuritaires du Sahel.

Entre marges historiques, discipline financière et risques opérationnels persistants, IAMGOLD illustre les paradoxes d’une industrie aurifère portée par un cycle favorable mais exposée à des fragilités structurelles, où l’Afrique de l’Ouest demeure à la fois moteur de croissance et zone d’incertitude stratégique.

Des résultats portés par un cycle favorable de l’or

Dans un contexte de prix élevés du métal jaune, IAMGOLD affiche une amélioration notable de ses indicateurs financiers, portée par la hausse des revenus et une génération de trésorerie robuste. Comme l’ensemble du secteur, le groupe bénéficie d’un environnement de marché favorable où l’or continue de jouer son rôle de valeur refuge dans un climat international marqué par les incertitudes macroéconomiques et les tensions géopolitiques.

Cette conjoncture a permis au groupe de renforcer sa discipline financière, d’optimiser ses coûts opérationnels et de consolider sa structure de bilan. La performance traduit également une stratégie centrée sur l’efficacité opérationnelle et la priorisation des actifs les plus rentables.

Au-delà des chiffres, ces résultats illustrent la capacité des grands groupes aurifères à tirer parti d’un cycle haussier des matières premières, dans un contexte où l’or demeure un actif stratégique pour les investisseurs et les banques centrales.

L’Afrique de l’Ouest, moteur de croissance

La contribution des opérations africaines reste déterminante dans la performance globale du groupe. Ce qui confirme le rôle clé du continent dans la production mondiale d’or. Les actifs situés au Sahel constituent un pilier de la production et un levier essentiel de rentabilité.

Cette dépendance traduit le fait que l’Afrique de l’Ouest concentre certaines des ressources aurifères les plus compétitives au monde. Une réalité qui offre des coûts de production relativement attractifs et des réserves importantes.

Pour IAMGOLD, la région représente ainsi à la fois un moteur de croissance et un espace stratégique incontournable pour soutenir ses volumes et ses marges à moyen terme.

Mais cette exposition constitue également un facteur de vulnérabilité. Les opérations minières dans le Sahel évoluent dans un environnement marqué par des défis sécuritaires persistants, des transitions politiques et des attentes croissantes des États en matière de retombées économiques.

Dans ce contexte, la performance financière du groupe met en lumière l’équilibre délicat entre attractivité des ressources et instabilité régionale. La capacité à maintenir la continuité des opérations dépend autant de la gestion industrielle que de la lecture des dynamiques politiques locales.

La montée des discours sur la souveraineté des ressources naturelles en Afrique renforce également les enjeux autour du partage de la valeur, de la fiscalité minière et des partenariats avec les États.

L’or, un levier stratégique dans un monde incertain

Au-delà du cas d’IAMGOLD, ces résultats illustrent, de façon générale, le retour en force des matières premières comme instruments de puissance économique et de résilience financière. Dans un contexte de recomposition des équilibres internationaux, l’or s’impose plus que jamais comme un actif stratégique, au croisement des logiques de marché et des considérations géopolitiques.

Pour les groupes miniers, la capacité à naviguer entre performance économique, acceptabilité locale et gestion du risque politique devient un facteur déterminant de compétitivité.

IAMGOLD apparaît ainsi comme un cas d’école des paradoxes du secteur aurifère : des performances financières solides soutenues par un cycle favorable, mais une dépendance structurelle à des zones où les équilibres politiques et sécuritaires restent fragiles.

À moyen terme, la trajectoire du groupe dépendra autant de l’évolution des cours de l’or que de sa capacité à consolider ses opérations dans des environnements complexes, tout en répondant aux exigences croissantes de gouvernance et de partage de la valeur.

A.D

18 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Famille élargie
ActuTaabolow ani Tabiaw

« J’ai tout donné à ma famille, mais j’ai fini par partir » 

by Sahel Tribune 18 février 2026
written by Sahel Tribune 5 minutes read

Toute société humaine repose sur la cellule familiale. Celle-ci peut prendre la forme d’une famille restreinte, dite nucléaire, ou d’une famille élargie. Au Mali, ces deux modèles coexistent, même si la famille élargie demeure la forme la plus répandue. Longtemps considérée comme un socle de solidarité et de cohésion sociale, elle devient, pour certains, une source de désillusion. Bablé (nom d’emprunt) raconte son expérience.

La famille élargie, au Mali, regroupe sous une même autorité plusieurs générations : parents, enfants, grands-parents, oncles, tantes et cousins, vivant souvent ensemble ou à proximité. Elle repose sur la solidarité, le partage des ressources et un rôle central dans l’éducation. Plus qu’un simple lien de parenté, elle constitue un cadre de vie et de responsabilité collective. Mais sous l’effet de l’urbanisation, de la pression économique et de la précarité croissante, ce modèle traditionnel tend parfois à se « nucléariser », sans pour autant rompre totalement avec l’idéal de cohésion familiale. Si elle est une source de soutien, la famille élargie peut aussi devenir un poids économique et émotionnel. Bablé en sait quelque chose.

De petits boulots pour faire vivre la famille

Âgé de 61 ans, Bablé nous reçoit chez lui à Djicoroni-Para, dans la périphérie ouest de Bamako, sur la route de Guinée. Assis fièrement dans sa nouvelle cour, où déambulent moutons, chien, poulets et pintades, il entame son récit. « Pendant plus de vingt ans, j’ai été le chef d’une famille élargie installée à Sébénicoro, en Commune IV du district de Bamako. Une famille que m’a léguée mon défunt père », confie-t-il.

Aîné d’une fratrie élargie d’une vingtaine de personnes — frères, sœurs, cousins et cousines —, Bablé s’est retrouvé à la tête de la famille après le décès brutal de son père, ouvrier du bâtiment. Celui-ci laissait derrière lui deux épouses, plusieurs enfants en bas âge et une maison en état de délabrement avancé. « Je suis le seul enfant dont la mère n’était pas issue de la famille. Elle est décédée alors que j’étais encore nourrisson », précise-t-il.

Diplômé de l’EHEP (École des hautes études pratiques), aujourd’hui Institut universitaire de gestion (IUG), Bablé enchaîne alors les petits boulots — manœuvre journalier, vendeur ambulant, vidangeur de fosses septiques — pour subvenir aux besoins de toute la famille.

D’enseignant à promoteur d’école

Après ces emplois précaires, il décroche un poste d’enseignant dans une école primaire privée, pour un salaire mensuel de 30 000 francs CFA. « J’ai exercé ce métier pendant cinq ans, avant d’ouvrir mon propre établissement scolaire », raconte-t-il.

Au départ, l’école se résume à un simple hangar, installé sur un terrain mis gracieusement à sa disposition. Une vingtaine d’élèves y sont inscrits. Chaque année, un nouveau hangar est construit, jusqu’à atteindre la sixième année fondamentale. « Mais arrivé à ce niveau, le propriétaire du terrain a décidé de le récupérer pour y construire des logements », explique Bablé.

Contraint de déménager, il loue successivement plusieurs bâtiments pendant près de trois ans, avant de trouver un local stable. L’école poursuit sa croissance et devient, une dizaine d’années plus tard, une école fondamentale complète, allant jusqu’en neuvième année.

Amélioration des conditions de vie et désillusion familiale

Grâce aux revenus générés par l’école, Bablé améliore progressivement les conditions de vie de la famille : meilleure alimentation, accès à l’électricité et à l’eau potable, construction de nouvelles pièces dans la cour familiale, financement de projets pour certains frères — ateliers de soudure, de couture — et octroi de fonds de commerce à certaines sœurs. « J’étais heureux d’avoir pu changer le quotidien de la famille », se souvient-il.

Mais cette satisfaction laisse place à l’amertume. « Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que certains de mes jeunes frères s’étaient fait construire des maisons clé en main, sans jamais contribuer aux dépenses familiales », raconte-t-il, la voix brisée.

Il convoque alors une réunion familiale et demande à chacun de participer aux charges communes. En vain. Aucun frère ne donne suite à cette proposition. Progressivement, certains cessent même de prendre part aux repas familiaux. « C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’arrêter de prendre en charge l’ensemble des dépenses », affirme-t-il.

Toutefois, Bablé continue de subvenir aux besoins des deux épouses de son défunt père, auxquelles il fournit régulièrement de la nourriture. Parallèlement, il acquiert une parcelle à Djicoroni-Para, où il construit quelques pièces pour s’y installer avec son épouse et ses quatre enfants, dont l’aîné est aujourd’hui agent de police.

Choisir la famille nucléaire

Aujourd’hui, Bablé se dit apaisé, loin des pressions et des frustrations liées à la gestion d’une famille élargie. « Je suis plus serein », confie-t-il simplement.

Son témoignage met en lumière les dérives possibles de la famille élargie, lorsque la solidarité se transforme en dépendance et en ingratitude. Tandis que certains se battent pour faire vivre le groupe, d’autres en profitent pour bâtir leur avenir personnel, sans jamais contribuer à l’effort collectif. Une réalité sociale de plus en plus visible dans les villes maliennes, à mesure que les contraintes économiques redessinent les modèles familiaux traditionnels.

Noumoukai

18 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Idrissa Bakary Diarra
A la UneÉconomie

Protection sociale : une croissance des recettes de plus de 8 %

by Sahel Tribune 18 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Réuni en conseil d’administration, l’organisme public de sécurité sociale au Mali met en avant la solidité de ses finances en 2024, tout en appelant à poursuivre les réformes pour garantir sa soutenabilité.

L’Institut national de prévoyance sociale (INPS) revendique une santé financière robuste. Lors de sa 109ᵉ session tenue le 17 février 2026, son conseil d’administration a examiné les états financiers arrêtés au 31 décembre 2024 ainsi que le rapport d’activités de la direction générale. Les chiffres présentés font état d’un excédent de 12,68 milliards de FCFA, confirmant la résilience de l’institution dans un environnement économique pourtant marqué par plusieurs chocs.

Le président du conseil d’administration, Yacouba Katilé, a salué des performances obtenues « dans un contexte difficile ». Il a surtout évoqué la crise énergétique, la restructuration du secteur minier et le retrait de certains partenaires économiques. Malgré ces contraintes, les recettes de l’organisme ont progressé de 8,22 % par rapport à 2023.

Des résultats solides mais contrastés

Si l’excédent reste élevé, il accuse néanmoins un léger recul de 6 % par rapport au résultat de 2023, qui dépassait 13,48 milliards de FCFA. Dans le détail, le résultat technique a progressé de 14 %, signe d’une amélioration du fonctionnement interne des régimes. L’équilibre global repose en particulier sur les performances positives enregistrées dans les branches accidents du travail, prestations familiales et assurance volontaire.

Pour les responsables de l’INPS, ces indicateurs traduisent les effets d’une gouvernance renforcée et d’efforts de rationalisation engagés ces dernières années. Le président du conseil a d’ailleurs rendu hommage à l’engagement des administrateurs, de la direction et du personnel. Il a souligné que la consolidation institutionnelle constitue un levier essentiel pour maintenir la confiance des assurés.

Une gouvernance renouvelée

La session a également marqué l’entrée en fonction d’un nouveau bureau du conseil d’administration, consécutive à un renouvellement des nominations par décret présidentiel. Les membres reconduits ont été félicités, les nouveaux accueillis officiellement et les sortants remerciés pour leur contribution.

Pour la direction, cette recomposition doit permettre d’ouvrir une nouvelle phase axée sur la modernisation des services et l’amélioration de la qualité des prestations. « Face aux attentes croissantes des assurés et aux défis de soutenabilité financière, nous devons viser une gouvernance vertueuse », a insisté le PCA.

Enjeux de confiance et de pérennité

Au-delà des résultats comptables, l’enjeu central reste la capacité de l’institution à maintenir son équilibre à long terme dans un contexte socio-économique instable. Comme nombre de caisses de sécurité sociale en Afrique, l’INPS doit composer avec l’extension progressive de la couverture sociale, l’augmentation des bénéficiaires et les fluctuations économiques nationales.

Les discussions engagées lors de cette session doivent ainsi orienter les prochaines décisions stratégiques, avec l’objectif de consolider la dynamique actuelle tout en garantissant la pérennité du système. Pour ses dirigeants, les performances de 2024 constituent un signal encourageant, mais aussi un rappel que la solidité financière demeure un chantier permanent.

A.D

18 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Financement du terrorisme au Mali.
ActuÉconomie

L’Afrique accélère son projet de banque centrale et de monnaie communes

by Sahel Tribune 17 février 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

L’intégration financière du continent franchit une nouvelle étape. L’Union africaine accélère la mise en place d’institutions monétaires communes, malgré des obstacles économiques persistants.

Réunie en février pour sa 39ᵉ session, l’Union africaine a validé l’adhésion permanente du Nigeria au conseil d’administration de l’Institut monétaire africain (AMI). La structure appelée à préparer la création de la future Banque centrale africaine. Selon l’agence African Initiative, l’annonce a été faite par le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Olayemi Cardoso, qui a salué une « étape majeure » vers l’intégration financière continentale.

Selon lui, l’AMI doit servir d’organe transitoire avant l’installation de l’institution monétaire panafricaine, dont le siège est prévu à Abuja. Le responsable nigérian estime que cette décision « positionne le pays comme l’épicentre de l’union monétaire africaine en cours de formation », soulignant l’importance stratégique de cette implantation.

Une ambition ancienne, relancée par étapes

Le projet de monnaie unique africaine ne date pas d’hier. Il remonte au traité d’Abuja de 1991, qui fixait un calendrier progressif pour bâtir une communauté économique continentale. Depuis la création de l’UA en 2002, l’idée d’une devise commune – souvent surnommée « afro » – constitue l’ultime phase du processus d’intégration, censée remplacer les monnaies nationales et réduire les dépendances héritées de l’histoire coloniale.

Dans les années 2000, l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s’était imposé comme l’un des plus fervents promoteurs de cette ambition. Il défendait notamment un projet de dinar adossé à l’or pour renforcer la souveraineté financière du continent. Malgré cet activisme politique, l’initiative n’a jamais franchi le cap décisif.

Obstacles structurels

Plusieurs facteurs expliquent ces retards répétés. Les économies africaines présentent des niveaux de développement très disparates. Ce qui complique l’adoption de critères communs en matière d’inflation, de dette ou de déficit budgétaire — conditions indispensables à toute union monétaire. À cela s’ajoute l’absence, jusqu’ici, d’une institution centrale capable de coordonner les politiques monétaires à l’échelle continentale.

L’AMI est précisément conçu pour combler ce vide institutionnel en harmonisant les cadres réglementaires, en renforçant la coopération entre banques centrales nationales et en préparant les mécanismes techniques nécessaires à une monnaie unique.

Un pari politique autant qu’économique

Pour ses promoteurs, l’enjeu dépasse la seule question monétaire. Une banque centrale africaine et une devise commune pourraient renforcer les échanges intra-africains, stabiliser les marchés financiers régionaux et accroître l’autonomie stratégique du continent face aux fluctuations monétaires internationales.

Mais la réussite du projet dépendra largement de la volonté politique des États membres, appelés à concilier souveraineté nationale et intégration régionale. L’adhésion du Nigeria — première économie d’Afrique — au cœur du dispositif est perçue comme un signal fort. Reste à savoir si cette impulsion suffira à transformer un vieux rêve panafricain en réalité institutionnelle.

A.D

17 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Motos saisies à Bamako
A la UneSécurité

Coup de filet sur le pont : les motos stoppées net

by Sahel Tribune 17 février 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Les autorités maliennes ont saisi plus d’une centaine de motos ce mardi sur un grand axe de la capitale. Cette opération marque un tournant répressif après plusieurs mois de sensibilisation routière.

La lutte contre l’incivisme routier franchit un nouveau cap dans la capitale malienne. Mardi 17 février, le Groupement de la Sécurité Routière (GSR) a mené une opération d’envergure sur le troisième pont de la ville. Une opération qui a permis d’intercepter plus d’une centaine de motocyclistes circulant hors des couloirs autorisés. Les engins ont été immédiatement envoyés en fourrière. Les forces de l’ordre estiment que ces infractions mettaient en danger la fluidité du trafic et la sécurité collective.

De la pédagogie à la sanction

Selon les autorités, cette intervention marque la fin d’une phase de six mois consacrée à la sensibilisation des usagers. Désormais, place à la fermeté. Les motocyclistes ciblés circulaient sur des voies réservées aux voitures et aux poids lourds, en violation des règles de circulation. Pour les responsables du dispositif, l’objectif est non seulement de prévenir les accidents mais aussi de rétablir une circulation plus ordonnée sur les axes structurants de la ville.

Le chef du GSR, le commissaire divisionnaire Panama Dembélé, affirme au micro de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) que la majorité des accidents graves sur les ponts urbains est liée au non-respect des couloirs dédiés. « En imposant cette discipline, il ne s’agit pas seulement de sanctionner, mais de sauver des vies et de désengorger la capitale », a-t-il déclaré.

Une pression croissante sur la circulation urbaine

Comme de nombreuses métropoles ouest-africaines, Bamako connaît une explosion du nombre de deux-roues, devenus un mode de transport privilégié face aux embouteillages et au coût des véhicules. Cette densité accentue toutefois les risques d’accidents et complique la gestion du trafic, en particulier sur les infrastructures stratégiques.

Les autorités préviennent que les contrôles inopinés vont se multiplier sur les grands axes afin de faire respecter le code de la route. Un message de fermeté destiné à enrayer ce que les responsables sécuritaires qualifient d’« incivisme routier », dans un contexte où la sécurité des déplacements urbains devient un enjeu majeur de politique publique.

La rédaction 

17 février 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

15 000 hommes pour tenir le Sahel 
Mali : Mariam Bagayoko reçue au ministère de la Culture, entre mémoire artistique et...
Bamako réactive son Terminal 1 pour absorber l’afflux de passagers 

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close