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Bassirou Diomaye Faye, président de la République du Sénégal.
ActuPolitique

Sénégal : la loi durcissant la répression de l’homosexualité promulguée par Bassirou Diomaye Faye

by Chiencoro 31 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi renforçant les sanctions pénales contre l’homosexualité au Sénégal. Publié dans le Journal officiel mardi 31 mars 2026, le texte modifie l’article 319 du Code pénal et double les peines encourues pour les relations sexuelles entre personnes de même sexe.

Adoptée le 11 mars par l’Assemblée nationale du Sénégal à une écrasante majorité — 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions — la loi n’a fait l’objet d’aucun recours dans le délai constitutionnel. Sa promulgation par le chef de l’État était donc devenue une formalité.

Cette réforme figurait parmi les premières promesses électorales du parti au pouvoir, Pastef, qui avait fait du renforcement de la législation contre l’homosexualité un marqueur politique important durant la campagne présidentielle.

Des peines désormais doublées

Jusqu’ici, les « actes contre nature à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe » étaient punis d’une peine allant de un à cinq ans d’emprisonnement. Désormais, les personnes reconnues coupables encourent de cinq à dix ans de prison, assortis d’amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA (environ 15 200 euros).

La peine maximale est prévue lorsque l’acte implique un mineur. La principale innovation du texte réside toutefois dans l’élargissement du champ des sanctions. La loi vise désormais également toute personne ou organisation accusée de faire « l’apologie » de l’homosexualité, notion définie comme toute forme de représentation publique, de diffusion, de promotion ou de soutien — y compris financier — à ces pratiques.

Le gouvernement sénégalais affirme néanmoins avoir introduit un mécanisme de protection contre les accusations abusives. Les dénonciations calomnieuses pourront être sanctionnées par des peines allant de deux à trois ans de prison et des amendes comprises entre 200 000 et 500 000 francs CFA.

Un contexte de répression accrue

L’adoption de cette loi intervient dans un climat déjà marqué par une intensification des arrestations liées à l’homosexualité. Depuis février, plus d’une trentaine de personnes accusées d’« actes contre nature » ou de « transmission volontaire du VIH » ont été interpellées, parmi lesquelles plusieurs figures médiatiques.

Les arrestations se poursuivent presque quotidiennement selon la presse locale. Depuis le début de la semaine, des femmes accusées de « lesbianisme » ont également été arrêtées.

Dans ce contexte, plusieurs acteurs de la société civile dénoncent l’installation d’un climat de forte hostilité envers les minorités sexuelles. Ils pointent notamment une confusion persistante dans l’opinion publique entre homosexualité, pédocriminalité et infection par le VIH/SIDA.

Inquiétudes internationales

L’adoption du texte avait déjà suscité des réactions internationales dès son vote au Parlement. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait appelé le président sénégalais à ne pas promulguer la loi, estimant qu’elle constituait « une atteinte aux droits humains ».

Plusieurs organisations de défense des droits humains redoutent également des conséquences sanitaires importantes. Selon elles, la criminalisation accrue des minorités sexuelles pourrait dissuader certaines personnes de se faire dépister ou traiter contre le VIH, fragilisant ainsi les efforts de santé publique.

Malgré ces critiques, la réforme bénéficie au Sénégal d’un large soutien politique et social, reflété par le quasi-consensus observé lors du vote à l’Assemblée nationale.

La promulgation de la loi confirme ainsi la volonté des autorités sénégalaises de durcir l’arsenal pénal contre les pratiques homosexuelles, dans un pays où ces dernières étaient déjà criminalisées depuis plusieurs décennies.

Chiencoro Diarra 

31 mars 2026 0 comments
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Tiémoko Traoré, ministre malien de l’Énergie et de l’Eau
A la UneÉconomie

Mali : Tiémoko Traoré lance l’offensive de la “synergie d’actions” dans l’eau et l’énergie 

by Sahel Tribune 31 mars 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Face aux défis persistants d’accès à l’eau et à l’électricité, le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, mise sur une méthode de terrain : écouter, coordonner et réformer. À travers une tournée stratégique des principales structures du secteur, il entend imposer une « synergie d’actions » pour relancer la performance d’un pilier essentiel du développement.

En multipliant les visites de terrain au sein des principales structures de son département, le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, cherche à instaurer une nouvelle dynamique fondée sur l’écoute, la coordination et la performance. Une démarche qui intervient dans un contexte de défis persistants en matière d’accès aux services essentiels.

Les enjeux régionaux dans la gestion des ressources hydriques

Pendant près d’un mois, entre le 25 février et le 25 mars, le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, a sillonné les principales structures relevant de son département. Une initiative à la fois technique et symbolique, destinée à prendre le pouls d’un secteur crucial pour le développement du pays.

La tournée a débuté par les sociétés en charge de l’eau potable, notamment la SOMAGEP-SA et la SOMAPEP-SA, avant de se poursuivre dans plusieurs institutions techniques, dont le Laboratoire national des eaux et l’Autorité pour l’aménagement de Taoussa.

Le ministre s’est également rendu au sein des structures liées à la gestion du fleuve Sénégal, notamment la cellule nationale de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal. Ce qui illustre l’importance des enjeux régionaux dans la gestion des ressources hydriques.

Énergie : des services sous pression

Dans un second temps, la tournée s’est orientée vers les services du secteur énergétique. À Badalabougou, le ministre a rencontré les équipes de la Direction nationale de l’énergie, ainsi que celles de plusieurs agences spécialisées, dont l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale.

La visite de la direction générale de Énergie du Mali, principal opérateur public du secteur, a marqué l’ultime étape de ce périple. L’occasion d’aborder les défis structurels liés à la production, au transport et à la distribution de l’électricité dans un pays confronté à une demande croissante et à des contraintes financières importantes.

Une méthode fondée sur l’écoute

À chaque étape, la démarche s’est voulue participative. Trois niveaux d’intervention ont structuré les échanges : les responsables administratifs, les représentants du personnel et le ministre lui-même.

Les directeurs généraux et chefs de service ont dressé un état des lieux de leurs structures, mettant en avant les difficultés rencontrées — souvent d’ordre budgétaire — ainsi que les perspectives de développement. Les représentants du personnel, quant à eux, ont insisté sur les besoins en formation, en ressources humaines et en amélioration des conditions de travail.

Face à ces préoccupations, Tiémoko Traoré a privilégié une posture d’écoute, saluant l’engagement des agents tout en appelant à une mobilisation collective accrue.

Au cœur des discussions : l’accès à l’eau potable et à l’électricité, deux services essentiels dont la couverture reste inégale sur le territoire malien. Le ministre a mis un accent particulier sur la nécessité de renforcer la performance des structures existantes afin de garantir une desserte plus efficace et équitable. Cette exigence s’inscrit dans la feuille de route fixée par les autorités de transition, qui font de l’amélioration des services de base un axe prioritaire de leur action.

La « synergie d’actions », fil conducteur

Au-delà du diagnostic, cette tournée visait à impulser une nouvelle méthode de gouvernance. Le concept de « synergie d’actions », régulièrement martelé par le ministre, en constitue le socle.

L’objectif est de décloisonner les structures, renforcer la coordination entre les acteurs et mutualiser les ressources pour gagner en efficacité. Une approche qui repose sur la concertation permanente entre la tutelle et les services opérationnels.

« Les missions assignées ne peuvent être accomplies que par l’engagement collectif », a rappelé le ministre au fil des échanges, insistant sur la nécessité d’une action concertée à tous les niveaux.

Un secteur au cœur des enjeux de développement

Dans un pays confronté à des défis multiples — croissance démographique, urbanisation rapide, contraintes climatiques — les secteurs de l’eau et de l’énergie apparaissent comme des leviers stratégiques.

La tournée de Tiémoko Traoré intervient ainsi à un moment charnière, où l’amélioration de l’accès aux services de base conditionne non seulement le bien-être des populations, mais aussi les perspectives de développement économique.

Oumarou Fomba 

31 mars 2026 0 comments
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Le terrorisme dans le monde
Opinion

Une guerre sans fin : le terrorisme dans l’ordre mondial contemporain

by Mikailou Cissé 31 mars 2026
written by Mikailou Cissé 4 minutes read

Phénomène global et profondément politique, le terrorisme ne se limite pas à une violence désorganisée. Il s’impose comme un système structurant, façonnant les rapports de pouvoir, les imaginaires collectifs et les dynamiques sécuritaires contemporaines, du Sahel au Moyen-Orient.

Invisible mais omniprésent, le terrorisme s’impose comme une mécanique politique globale : un système qui fabrique la peur, restructure les États et redéfinit durablement les conditions de la liberté, du Sahel au Moyen-Orient.

Le Sahel, laboratoire d’une instabilité durable

Ce phénomène mondial peut être appréhendé comme un art politique aux dimensions multiples, fondé sur la production d’une illusion de peur permanente au cœur des sociétés modernes. Loin de relever d’une violence sporadique, il s’inscrit dans une logique stratégique visant à maintenir un état de tension durable.

Dans ce cadre, la paix cesse d’apparaître comme un équilibre naturel. Elle devient une construction fragile, instable, dépourvue d’ancrage durable dans un ordre véritablement pacifié.

Le cas du Sahel illustre avec acuité cette dynamique. Pendant et après la présence des forces étrangères occidentales, notamment sous l’influence des autorités politiques et militaires françaises au Mali, la région a connu une déstabilisation profonde.

Cette situation a contribué à fragiliser les institutions politiques et militaires, dans un espace déjà marqué par des mutations constantes. Il en résulte un cadre social désorganisé, dominé par le langage politique et médiatique du terrorisme, qui structure désormais les perceptions et les discours.

Un instrument de pouvoir et de guerre asymétrique

Inscrit dans le champ politique contemporain, le terrorisme agit comme un instrument de simulation de la conscience collective. Il installe un climat de peur durable et remplit, selon les acteurs qui s’en saisissent, des fonctions variées : conquête, contestation, gestion ou conservation du pouvoir.

Il s’inscrit dans une logique de guerre asymétrique, sans issue militaire décisive. En s’infiltrant dans les structures sociales et politiques, il tend à les fragiliser de l’intérieur. Ce phénomène s’auto-entretient, générant ses propres ressources économiques, matérielles et politiques.

Des contextes comme l’Afghanistan, la Mauritanie ou l’Algérie montrent comment la question sécuritaire devient un principe organisateur des systèmes politiques après des phases de conflictualité terroriste.

Un langage politique et médiatique

Au-delà de sa dimension opérationnelle, le terrorisme constitue un système de représentations. Il agit comme un langage politique dans les sphères médiatiques, militaires et institutionnelles.

Par ses récits, ses symboles et ses mises en scène, il produit du sens et influence durablement les perceptions collectives de la peur, de la violence et de la paix. Il devient ainsi une expression radicale du conflit social à l’échelle transnationale, révélant les tensions d’un ordre politique en crise.

Les dynamiques contemporaines autour du détroit au large de l’Iran illustrent cette recomposition permanente des rapports de force, où se mêlent enjeux géopolitiques et stratégies de puissance.

La peur comme mécanisme de domination

Le terrorisme prospère sur des ressorts psychologiques profonds : peur de l’incertitude, crainte de l’isolement, besoin de repères. Il alimente une quête de certitudes immédiates et renforce le besoin d’appartenance.

Dans ce contexte, les individus peuvent être amenés à privilégier une sécurité fondée sur la peur plutôt qu’une liberté assumée. Le terrorisme ne se contente pas de restreindre les libertés. Il en redéfinit les conditions d’exercice, altérant la capacité à construire une autonomie politique.

Une lutte qui entretient le phénomène

Paradoxalement, les stratégies de lutte contre le terrorisme peuvent contribuer à sa reproduction. En générant un climat de peur permanent, elles participent parfois à l’ancrage du phénomène dans les représentations sociales.

Les politiques menées notamment par les États-Unis et certains pays européens ont contribué à structurer le terrorisme comme catégorie centrale du discours politico-militaire contemporain. Mais dans des régions comme le Sahel ou le Moyen-Orient, ces interventions ont aussi favorisé sa persistance, voire son expansion.

Elles alimentent également une économie politique de la sécurité, dans laquelle l’industrie militaire et les dispositifs sécuritaires gagnent en légitimité et en influence.

Un mode de conflictualité contemporaine

Ainsi compris, le terrorisme dépasse largement la simple violence politique. Il constitue un mode structurant de la conflictualité contemporaine, un langage du pouvoir et une mise en scène élaborée de la violence.

Il transforme durablement les rapports de force, les imaginaires collectifs et les conditions d’exercice de la liberté politique. Plus qu’une anomalie, il apparaît comme un symptôme — et un instrument — des recompositions profondes de l’ordre mondial.

Mikaïlou Cissé 

31 mars 2026 0 comments
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Palais de la culture
ActuSeko ni Donko

Mali : 588 millions de FCFA pour réhabiliter le Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba en 2026

by Sahel Tribune 31 mars 2026
written by Sahel Tribune 2 minutes read

À Bamako, la 29e session du conseil d’administration du Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba met en lumière les ambitions des autorités maliennes de redynamiser une institution culturelle emblématique. Entre bilan mitigé et volonté de relance, le chantier de la revitalisation s’inscrit dans une stratégie plus large de refondation par la culture.

Réuni le 24 mars à Bamako, le conseil d’administration du Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba a placé sa 29e session ordinaire sous le signe de la revitalisation. Objectif affiché : redonner à cette institution centrale un rôle moteur dans la politique culturelle malienne, à l’heure où les autorités font de la culture un levier de refondation nationale.

Une institution au cœur de la stratégie de refondation

La réunion, présidée par Mahamadou Diarra, secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, représentant le ministre Mamou Daffé, s’inscrit dans une séquence politique marquée par la priorité accordée aux secteurs culturels et éducatifs.

Après une « Année de la culture » décrétée en 2025, les autorités de transition ont prolongé l’initiative en faisant de la période 2026-2027 une phase consacrée à l’éducation et à la culture. Une orientation impulsée sous l’autorité du chef de l’État, Assimi Goïta, qui place ces secteurs au cœur du projet de transformation du pays.

Dans ce contexte, le Palais de la Culture est appelé à redevenir un espace structurant : lieu de diffusion artistique, de transmission des savoirs et de valorisation du patrimoine. Mais aussi un outil de rayonnement culturel, dans un pays en quête de redéfinition de son identité et de ses priorités.

Des performances en demi-teinte

L’examen du bilan de l’exercice écoulé révèle toutefois des résultats contrastés. Le taux d’exécution budgétaire s’établit à 46 %, signe des difficultés persistantes auxquelles l’institution est confrontée.

Malgré ce contexte jugé « difficile », la direction a été saluée pour les efforts accomplis. Le conseil a néanmoins appelé à un sursaut, insistant sur la nécessité d’améliorer la gouvernance, l’efficacité des dépenses et la mobilisation des ressources.

Pour 2026, un budget prévisionnel de plus de 588 millions de francs CFA a été adopté. Il sera principalement consacré à la réhabilitation des infrastructures, souvent décrites comme vieillissantes, ainsi qu’au développement d’activités génératrices de revenus.

Vers un pôle d’excellence culturelle ?

L’enjeu est non seulement de moderniser les équipements mais aussi de renforcer l’autonomie financière de l’établissement.

Au-delà des chiffres, les administrateurs ont été invités à formuler des propositions concrètes pour repositionner le Palais de la Culture comme un véritable pôle d’excellence.

Visibilité, attractivité, innovation culturelle; autant de chantiers identifiés pour redynamiser une institution emblématique, longtemps considérée comme le cœur battant de la vie artistique à Bamako.

A.D

31 mars 2026 0 comments
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Le Ministre de la Culture reçoit le réalisateur Kalidou Sy
A la UneSeko ni Donko

Culture : Kalidou Sy reçu par le ministre Mamou Daffé avant la projection de Yambo Ouologuem, la blessure

by Chiencoro 31 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

Reçu en audience par le ministre malien de la Culture, le réalisateur sénégalais Kalidou Sy a présenté son documentaire consacré à Yambo Ouologuem, figure aussi majeure que controversée de la littérature africaine. Sa projection officielle à Bamako s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation mémorielle et de valorisation du patrimoine intellectuel national.

À Bamako, le destin littéraire de Yambo Ouologuem revient au cœur de l’agenda culturel. Le réalisateur sénégalais Kalidou Sy a été reçu en audience, le 30 mars, par le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, à la veille de la projection de son film documentaire Yambo Ouologuem : la blessure.

Accompagné de l’initiateur de la tournée nationale du film, Tiambel Guimbayara, le cinéaste est venu présenter au ministre les contours de cette œuvre consacrée à l’un des écrivains africains les plus marquants du XXᵉ siècle.

Une projection à forte portée symbolique

Prévue le 31 mars au Centre International de Conférences de Bamako, la projection officielle du documentaire doit se tenir sous la présidence du Premier ministre Abdoulaye Maïga.

Bien au-delà d’un simple événement culturel, cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités maliennes de revisiter l’héritage de Ouologuem. Auteur du roman Le Devoir de violence, publié en 1968 et couronné la même année par le prestigieux prix Renaudot, l’écrivain avait vu sa carrière brutalement freinée par des accusations de plagiat, qui l’avaient conduit à un long retrait de la scène littéraire.

C’est au cours du Conseil des ministres du mercredi 11 mars 2026 que le gouvernement a annoncé l’organisation prochaine de cette tournée nationale de projection de ce  film documentaire consacré à l’écrivain Yambo Ouologuem. Cette tournée qui a débuté le  26 mars dernier s’achevra ce 31 mars 2026 à Bamako, avec la projection prévue cet après-midi. 

Une œuvre pour rouvrir le débat

Avec Yambo Ouologuem : la blessure, Kalidou Sy propose une relecture critique du parcours singulier de l’écrivain, entre consécration internationale et marginalisation. Le documentaire ambitionne de replacer l’écrivain dans son contexte historique et intellectuel, tout en interrogeant les conditions de reconnaissance des auteurs africains sur la scène mondiale.

Lors de l’audience, les porteurs du projet ont exprimé leur gratitude aux autorités maliennes pour leur soutien. Il ont souligné l’importance de cette projection nationale dans le processus de redécouverte de l’œuvre de Ouologuem.

Une réappropriation culturelle assumée

Pour Mamou Daffé, cette initiative dépasse le cadre artistique. Elle participe d’un travail de mémoire et de réappropriation culturelle, dans un contexte où le Mali cherche à valoriser ses grandes figures intellectuelles.

Le ministre a salué l’engagement du réalisateur, tout en estimant que cette démarche contribue à « redorer l’image » d’un écrivain longtemps controversé. Il a également insisté sur la nécessité de proposer une lecture plus nuancée de son parcours.

Une figure au cœur des enjeux contemporains

Plus d’un demi-siècle après la publication du Devoir de violence, le cas Ouologuem continue de susciter débats et interrogations. À travers cette projection, Bamako entend non seulement rendre hommage à l’écrivain, mais aussi ouvrir un espace de réflexion sur la place de la littérature africaine, la mémoire et les mécanismes de reconnaissance culturelle.

Dans un contexte de redéfinition des politiques culturelles, cette initiative est le signal d’un État désireux de reprendre la main sur son récit intellectuel et de réhabiliter ses figures majeures, au-delà des controverses.

Ce chantier de la revalorisation des figures majeures du pays a été ouvert avec la redénomination de plusieurs voies publiques et espaces publics, qui portent désormais le nom des héros nationaux. 

Chiencoro Diarra 

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Exposition photo à Koulouba
ActuPolitique

L’AES brise le silence à l’ONU 

by Sahel Tribune 29 mars 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

À la tribune de l’Organisation des Nations unies, la Confédération des États du Sahel (AES) — à travers Saïdou Zongo, Ambassadeur, Représentant Permanent du Burkina Faso auprès des Nations Unies — a livré une déclaration offensive et sans détour à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite transatlantique. Portée au nom du Mali, du Niger et du Burkina Faso, elle appelle à « faire la lumière », à reconnaître les responsabilités historiques et à engager des réparations en faveur des peuples africains.

Réunis dans le cadre de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale, les représentants sahéliens ont d’abord rendu hommage aux « millions d’Africains déportés et réduits en esclavage dans des conditions inhumaines et dégradantes ». Il ont ensuite rappellé que cette commémoration ne saurait se limiter à un devoir de mémoire. « Il faut situer les responsabilités et agir pour la justice afin que de telles atrocités ne se répètent », ont-ils insisté.

Une dénonciation frontale des « silences » occidentaux

Dans une tonalité particulièrement critique, l’AES a dénoncé ce qu’elle qualifie de « silence » ou de « volonté d’étouffer la vérité » de certains États face à l’histoire de la traite transatlantique. Une posture jugée d’autant plus problématique que, selon la Confédération, ces mêmes puissances continuent d’imposer leur lecture des crises contemporaines.

Le texte va plus loin, établissant un parallèle entre les logiques historiques de domination et certaines dynamiques actuelles. « L’esclavage d’hier et le terrorisme qui sévit aujourd’hui au Sahel participent, à des degrés divers, d’un même système d’exploitation », affirme la déclaration de Saïdou Zongo, qui évoque un enchaînement entre enrichissement des puissances extérieures et appauvrissement du continent africain.

Souveraineté et rejet des ingérences

Dans ce contexte, les pays de l’AES dénoncent également les « tentatives d’ingérence » dans les affaires internes africaines. Sans citer explicitement d’États, la déclaration critique des initiatives parlementaires étrangères visant à influencer la politique intérieure de certains pays, notamment au Niger.

Pour les dirigeants sahéliens, ces démarches s’inscrivent dans une continuité « néocoloniale » qu’ils rejettent fermement, au nom de la souveraineté et de l’émancipation des peuples africains.

Soutien à une reconnaissance internationale de l’esclavage

Sur le plan diplomatique, la Confédération a salué l’initiative portée par l’Union africaine visant à faire reconnaître l’esclavage et la traite transatlantique comme « crime le plus grave contre l’humanité ». Elle a également exprimé sa gratitude au président du Ghana, John Dramani Mahama, pour avoir porté cette question à l’échelle internationale.

Au-delà de la reconnaissance symbolique, l’AES appelle explicitement à des mesures concrètes, notamment en matière de réparations, estimant que la restauration de la dignité des peuples africains passe par une justice historique assumée.

Une prise de parole dans un contexte géopolitique tendu

Cette déclaration intervient dans un climat international marqué par des tensions croissantes autour des questions de mémoire, de souveraineté et de redéfinition des partenariats entre l’Afrique et ses partenaires traditionnels.

En se positionnant sur ces enjeux, l’Alliance des États du Sahel confirme sa volonté de peser dans les débats globaux, en articulant mémoire historique, revendication de justice et affirmation politique.

Une ligne qui s’inscrit dans la stratégie plus large de ses États membres : rompre avec les dépendances héritées du passé et affirmer une souveraineté pleine, y compris dans la lecture de l’histoire.

Oumarou Fomba 

29 mars 2026 0 comments
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Biennale artistique et culturelle 2027 à Bougouni
A la UneSeko ni Donko

Mali : Tombouctou passe le relais à Bougouni pour la Biennale 2027

by Chiencoro 29 mars 2026
written by Chiencoro 3 minutes read

La ville de Bougouni accueillera la prochaine Biennale artistique et culturelle du Mali. À travers une cérémonie de passation de témoin riche en symboles, les autorités entendent faire de l’édition 2027 un moment de renaissance culturelle et de consolidation de l’unité nationale.

C’est un rituel chargé de sens dans le paysage culturel malien. Le 28 mars, la région de Bougouni a officiellement reçu le flambeau de la Biennale artistique et culturelle, succédant à Tombouctou, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de la Culture, Mamou Daffé.

Dans une atmosphère de mobilisation populaire, la passation s’est déroulée au stade Moussa Diakité, dit UTA, en présence des autorités administratives, coutumières et religieuses des deux régions. Le transfert symbolique du fanion et de la mascotte marque l’entrée officielle de Bougouni dans la phase active de préparation de l’édition 2027.

Une Biennale sous le signe de la « renaissance culturelle »

Placée sous le thème « Renaissance culturelle et unité nationale », la prochaine Biennale ambitionne de s’inscrire dans le contexte plus large de refondation porté par les autorités de transition. Pour Mamou Daffé, l’événement dépasse largement le cadre artistique. Il constitue « un instrument de mémoire, de transmission et d’affirmation identitaire ».

Citant le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, le ministre a rappelé que « la souveraineté culturelle protège l’âme de la Nation », insistant sur la nécessité d’une appropriation populaire de l’événement.

Une mobilisation régionale et nationale

En amont de la cérémonie, la délégation ministérielle a été accueillie avec ferveur à Ouéléssebougou puis à Bougouni, par le gouverneur de région, le général de brigade Ousmane Wélé, entouré des autorités locales et d’une population fortement mobilisée.

Le gouverneur de Tombouctou, Bakoun Kanté, a également pris part à cette séquence. Ce qui souligne la continuité entre les éditions et l’importance du relais entre territoires.

L’un des moments forts de la journée a été la pose de la première pierre de la mascotte officielle de la Biennale. Cette installation symbolique, appelée à devenir un repère visuel majeur, incarne l’ambition de faire de l’événement un vecteur de cohésion et de rayonnement culturel.

Un enjeu politique et identitaire

Au-delà de sa dimension festive, la Biennale artistique et culturelle est un outil stratégique dans un Mali confronté à des défis sécuritaires et politiques persistants. En mettant en avant la diversité des expressions culturelles, les autorités entendent renforcer le sentiment d’appartenance nationale.

« Une Biennale réussie n’est pas seulement organisée, elle est portée par son peuple », a insisté le ministre, appelant à une mobilisation de l’ensemble des acteurs, y compris la diaspora.

De son côté, le gouverneur de Bougouni a promis une édition « inclusive et porteuse de paix », mobilisant artistes, collectivités et partenaires autour d’un projet fédérateur.

Un rendez-vous culturel majeur en perspective

Créée pour valoriser les richesses artistiques du pays, la Biennale reste l’un des événements culturels les plus emblématiques du Mali. L’édition 2027, dont les préparatifs sont désormais lancés, s’annonce comme un test grandeur nature pour Bougouni, mais aussi comme une vitrine du « Mali Kura » que les autorités de transition entendent promouvoir. Elle intervient dans le contexte de la période — 2026-2027 — dédiée à « l’éducation et à la culture » par les autorités maliennes de la transition. 

Dans un contexte de recomposition nationale, la culture apparaît plus que jamais comme un levier de résilience et d’unité. La passation entre Tombouctou et Bougouni en offre une illustration concrète : celle d’un pays qui, malgré les fractures, continue de se raconter et de se rassembler à travers ses expressions artistiques.

Chiencoro Diarra 

29 mars 2026 0 comments
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