Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
dimanche,14 juin , 2026
  • A propos
  • Notre équipe
  • Contactez-nous !
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel
Sahel Tribune
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Copyright 2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Expérience et inexpérience
A la UneBillet d'humeur

L’expérience ou l’art de ne pas se mentir à soi-même

by Fousseni TOGOLA 4 octobre 2024
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

L’expérience est la clé pour exceller dans nos pratiques, alors que l’inexpérience nous pousse à poser des vérités infondées. Sans humilité ni apprentissage, nous risquons de nous mentir à nous-mêmes en prétendant savoir ce que nous ignorons.

On dit souvent que « l’expérience fait l’art » et que « l’inexpérience marche à l’aventure ». C’est une vérité intemporelle qui semble pourtant, aujourd’hui, être de plus en plus ignorée. Dans un monde où l’on veut tout, tout de suite, où chacun pense avoir son mot à dire sur tout, il est de plus en plus difficile de distinguer ceux qui savent de ceux qui se contentent de brasser du vent. Et soyons honnêtes, combien d’entre nous s’aventurent dans des discussions complexes, des débats houleux, sans jamais s’être vraiment penchés sur le sujet ? 

L’expérience demande du temps

L’expérience, c’est ce qui nous permet de voir clair, de naviguer avec discernement, d’éviter les écueils. Sans elle, nous avançons à l’aveuglette, en postulant des vérités qui n’en sont pas, en construisant des châteaux de sable que nous croyons solides. Nous croyons savoir, mais en réalité, nous ne faisons que poser des hypothèses sans fondement. Le pire dans tout cela, c’est que nous en venons à croire nos propres mensonges, à nous glorifier d’une fausse connaissance. 

Combien de fois avons-nous vu des personnes, convaincues de détenir la vérité, s’enfermer dans leurs certitudes, oubliant que le savoir véritable ne s’improvise pas, mais se forge à travers l’épreuve et la pratique ? C’est cette incapacité à reconnaître notre inexpérience qui fait que nous nous perdons dans des débats stériles, sans jamais avancer. Pire encore, nous entraînons d’autres dans cette aventure trompeuse, persuadés que nous avons raison. Une aventure où l’on se ment à soi-même en prétendant savoir ce que l’on ne maîtrise pas du tout.

Mais pourquoi est-ce si difficile d’admettre que nous ne savons pas ? Pourquoi est-il si tentant de se poser en expert de tout et n’importe quoi ? Parce que, dans cette ère de l’instantané, il est plus facile d’afficher une façade de connaissance que de prendre le temps d’acquérir une véritable expertise. L’expérience, elle, demande du temps, de la patience, et surtout l’humilité de reconnaître que l’on ne sait pas tout.

Des aventuriers du dimanche

Or, ce qui fait la beauté de l’expérience, c’est justement son processus. Ce sont ces épreuves, ces échecs, ces tâtonnements qui nous permettent d’apprendre véritablement. Et c’est là toute la différence avec ceux qui se contentent de postuler sans jamais mettre les mains dans le cambouis. Eux ne font que tourner en rond, répéter les mêmes erreurs, incapables d’en tirer les leçons.

Il est donc urgent de remettre l’expérience au centre de nos pratiques. D’accepter que l’on ne sait pas tout, que l’on a encore beaucoup à apprendre, et que ce savoir ne viendra pas d’un coup de baguette magique, mais bien à force d’efforts, de persévérance, et surtout d’échecs. L’expérience, ce n’est pas simplement avoir des années derrière soi, c’est avoir appris de ses erreurs, avoir cherché, testé, et finalement compris.

Alors, que faire pour ne plus tomber dans ce piège de la fausse connaissance ? Premièrement, il nous faut réapprendre à écouter. Écouter ceux qui ont de l’expérience, ceux qui ont traversé des épreuves et en sont sortis grandis. Deuxièmement, il faut cultiver l’humilité. Reconnaître que nous ne savons pas tout et que, bien souvent, il vaut mieux se taire que de parler sans savoir. Enfin, il est essentiel de se donner le temps. Le temps d’apprendre, d’échouer, de se relever, et de se forger une véritable expertise.

Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons prétendre exceller dans nos pratiques. Sans cela, nous ne serons que des aventuriers du dimanche, posant des postulats à longueur de journée, entraînant avec nous ceux qui, comme nous, ne connaissent rien d’autre que l’art de se tromper.

Fousseni Togola 

4 octobre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
LE_BILLET_DHUMEUR
A la UneBillet d'humeur

La fausse sagesse : quand l’ignorance se prend pour savoir

by Fousseni TOGOLA 3 octobre 2024
written by Fousseni TOGOLA 4 minutes read

Dans un monde où chacun se pense sage et éclairé, la véritable sagesse réside souvent dans l’humilité de reconnaître son ignorance. Apprendre à se taire sur ce que l’on ne maîtrise pas devient un acte de courage et de réflexion.

Dans notre société moderne, il semble que chacun se croit doté d’une sorte de sagesse innée, comme si nous avions tous accès à une vérité universelle. Pourtant, il suffit de gratter un peu la surface pour s’apercevoir que derrière cette prétendue sagesse se cache souvent une profonde ignorance. Cette tendance à croire que l’on sait tout, ou que l’on a compris l’essentiel, devient un véritable fléau dans nos échanges quotidiens. La capacité à reconnaître ce que l’on ignore, qui est en réalité un premier pas vers la véritable sagesse, manque cruellement à beaucoup d’entre nous.

La peur d’avouer notre ignorance 

« Derrière les choses, il y a tout autre chose », dit-on. Une maxime qui rappelle que la réalité n’est jamais aussi simple qu’elle n’y paraît, et que les vérités que l’on croit posséder ne sont souvent qu’une partie de l’équation. Mais, combien sont prêts à admettre que certains sujets leur échappent ? Combien sont capables de dire « Je ne sais pas » ou encore « Ce n’est pas mon domaine de compétence » ? Très peu, malheureusement.

Nous vivons dans un monde où l’opinion de chacun semble pouvoir rivaliser avec le savoir, où une recherche rapide sur internet nous transforme en « experts » en un clin d’œil. Et c’est là que le bât blesse : nous confondons information et connaissance, et pire encore, nous croyons que l’accumulation d’informations équivaut à la sagesse. Or, la véritable sagesse, c’est aussi — et surtout — la capacité à reconnaître les limites de son savoir, à savoir quand se taire, à prendre du recul face à des sujets que l’on ne maîtrise pas.

Dans nos sociétés, la « fausse sagesse » est devenue une norme. Elle prend la forme de discussions enflammées sur des sujets complexes, des prises de position fermes sur des questions dont les détails échappent à la majorité. Les réseaux sociaux amplifient cette tendance. Chacun a quelque chose à dire, peu importe si cela est fondé ou non. Nous sommes tous devenus des spécialistes auto-proclamés, dotés de certitudes sur la santé, la politique, l’éducation, et même des domaines scientifiques complexes. Mais cette sagesse autoproclamée n’est souvent qu’un miroir reflétant notre peur d’avouer que nous ignorons beaucoup de choses.

Le chemin vers la véritable sagesse

Alors que faire face à cette prolifération de « fausses sagesses » ? La première chose serait de réapprendre l’humilité. Savoir admettre que nous n’avons pas toutes les réponses et que, parfois, l’abstention est une vertu. Rien n’est plus noble que de reconnaître ses propres limites, de dire « je ne sais pas » ou encore « je dois m’informer avant de donner mon avis ». C’est là que se trouve la véritable sagesse : dans la reconnaissance de l’étendue de notre ignorance.

Ensuite, il est crucial de retrouver le goût du silence. Ce n’est pas parce que nous avons une opinion que celle-ci mérite d’être exprimée à tout prix. Le monde n’a pas besoin de plus de bruit, il a besoin de plus de réflexion, de plus de nuances. Se taire, ce n’est pas un signe de faiblesse, c’est un signe de maturité. L’abstention face à ce que nous ne comprenons pas totalement est, en réalité, un acte de courage.

Nous devons également valoriser ceux qui prennent le temps de comprendre avant de parler. La sagesse, la vraie, ne se trouve pas dans la vitesse à laquelle on réagit à l’actualité ou à la capacité à trancher sur des sujets complexes sans nuances. Elle se trouve dans l’écoute, la réflexion et la capacité à s’entourer de personnes qui en savent plus que nous.

Ainsi, le chemin vers la véritable sagesse commence par la remise en question de cette « fausse sagesse » qui nous envahit. Reconnaître nos limites, s’abstenir de parler sur des sujets que l’on ne maîtrise pas, et admettre que derrière chaque chose il y a autre chose que nous ne comprenons peut-être pas encore. C’est seulement ainsi que nous pourrons réellement prétendre à cette sagesse tant recherchée, qui ne se nourrit pas de certitudes, mais d’humilité et de silence.

Fousseni Togola 

3 octobre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Bocar Harouna Diallo jeune chercheur en geographie rurale a lUniversite Cheikh Anta Diop
A la UnePolitique

Élections législatives 2024 : le Sénégal à l’aube d’un changement politique majeur

by Bocar Harouna Diallo 2 octobre 2024
written by Bocar Harouna Diallo 4 minutes read

Les élections législatives sénégalaises du 17 novembre 2024 s’annoncent cruciales dans un climat politique tendu, marqué par la dissolution de l’Assemblée nationale et des alliances inattendues. Entre enjeux de transparence électorale, représentation sociale et défis économiques, ces élections détermineront l’avenir politique et sécuritaire du pays.

À la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président Bassirou Diomaye Faye, le climat politique sénégalais est marqué par une tension palpable. Cette décision a provoqué de profonds désaccords entre le Président et l’ancienne majorité parlementaire, créant un environnement où les rivalités politiques sont exacerbées. Ainsi, les électeurs se retrouvent dans un paysage politique en pleine mutation, où chaque décision peut influer sur l’équilibre des rapports de force.

Les électeurs exigent des garanties solides

Un des aspects les plus remarquables de cette période est l’alliance inattendue entre le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et l’Alliance pour la République (APR). Cette alliance redessine les lignes de front politiques et pourrait avoir un impact majeur sur les résultats des élections. Ces deux partis cherchent à mobiliser un large électorat et à contrer l’opposition en unissant leurs forces, mais cette coalition soulève également des questions quant à la cohérence de leurs agendas respectifs. 

Les coalitions de partis politiques sont une longue tradition au Sénégal, initialement fondée sur des idéologies politiques depuis 1978. Cependant, les coalitions actuelles semblent davantage basées sur des intérêts particuliers et des règlements de compte. Cela entraîne des éclatements fréquents, comparables à un château de cartes qui s’effondre, ainsi que des tiraillements accompagnés de discours de diabolisation. L’histoire politique des coalitions reste un exemple parfait de ces dynamiques.

La transparence électorale est une question cruciale qui préoccupe de plus en plus de citoyens. La volonté des partis politiques de rejoindre l’Alliance pour la Transparence Électorale (ATEL) constitue un facteur déterminant pour garantir l’intégrité du processus électoral et restaurer la confiance du public dans les institutions. Les scandales passés liés à la fraude électorale continuent d’alimenter la méfiance, et les électeurs exigent des garanties solides pour assurer des élections libres et transparentes.

Création d’un rapport de force impitoyable

En outre, la question de la diversité de la représentation est au cœur des débats. Les jeunes, les femmes et les différentes composantes de la société sénégalaise doivent être entendus et représentés au sein de l’Assemblée nationale. À cet égard, la participation active de ces groupes est incontournable pour refléter la diversité et les aspirations de la population. Les partis devraient donc mettre en place des stratégies inclusives afin que tous les citoyens se sentent représentés et impliqués dans le jeu politique.

Les questions économiques et sociales demeurent également au premier plan des attentes des électeurs. Dans un contexte où le développement, l’emploi et la lutte contre la pauvreté sont des priorités majeures, les candidats ont le devoir de proposer des solutions concrètes et réalisables. Sur ces questions, qui auront un impact direct sur leur vie quotidienne et leur avenir, les électeurs attendent des engagements clairs.

Les candidats devront également s’acquitter d’une caution fixée à 15 millions de francs CFA, sans oublier les coûts logistiques et les ressources nécessaires pour mener une campagne électorale. Certains candidats seront confrontés à un manque de ressources financières, créant un rapport de force impitoyable qui jouera en faveur du gouvernement, disposant de moyens plus conséquents.

Promouvoir des politiques favorables à la paix

Enfin, la stabilité et la sécurité nationales sont des considérations cruciales. Compte tenu de l’instabilité croissante dans la région, la capacité des futurs députés à assurer la sécurité du pays et à promouvoir des politiques favorables à la paix sera scrutée de près. Les citoyens aspirent à des dirigeants capables de relever ces défis complexes, tout en préservant l’ordre public et en protégeant les intérêts de la nation.

Les élections législatives de novembre 2024 au Sénégal seront un moment décisif, tant pour le paysage politique que pour l’avenir de la nation. Les enjeux, allant de la transparence électorale à la représentation sociale en passant par les défis économiques, requièrent une attention particulière de la part des électeurs, qui aspirent à un avenir meilleur et plus équitable.

Bocar Harouna Diallo, Géographe, UQAC  

boxdiallo@hotmail.fr

2 octobre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Amadou Sy Savané, ministre de l'Education nationale, rappelle l'interdiction du châtiment corporel.
A la UneÉducation

Rentrée scolaire repoussée au Mali : un système éducatif en pleine tempête

by Bakary FOMBA 30 septembre 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

À quelques heures de l’ouverture des classes, les autorités éducatives ont annoncé le report de la rentrée au 4 novembre 2024. 

Au Mali, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, a annoncé ce lundi 30 septembre 2024 le report de la rentrée scolaire 2024-2025, initialement prévue pour le 1er octobre 2024, au lundi 4 novembre prochain. Cette décision, justifiée par une catastrophe naturelle, soulève plusieurs questions sur la gestion de l’éducation dans un contexte déjà fragile.

Surprise généralisée

Ce report intervient alors que le Mali fait face à des défis sans précédent. En effet, les récentes pluies diluviennes ont causé des inondations massives, détruisant des infrastructures scolaires et obligeant certaines salles de classe à accueillir des sinistrés. Plusieurs rapports indiquent que de nombreuses écoles maliennes ont été gravement endommagées ou complètement détruites, rendant impossible le démarrage des cours dans des conditions normales.

Par ailleurs, l’annonce du report, faite à seulement 12 heures de la date initiale, a surpris de nombreux acteurs du secteur éducatif qui étaient déjà prêts à accueillir les élèves. Ce manque de préavis soulève des préoccupations sur la communication et la planification au sein du ministère de l’Éducation nationale.

Réactions variées

Certains parents d’élèves expriment leur compréhension face aux circonstances exceptionnelles, estimant que ce délai permettra une meilleure préparation pour une rentrée réussie. « Ce report me permettra de mieux préparer la rentrée, d’autant plus que pour le moment, je n’ai pas assez de moyens pour acheter les fournitures de mes enfants », confie Sira Traoré, parent d’élève à Kalaban-Coro, quartier du sud-est du district de Bamako.

D’un autre côté, les enseignants et directeurs d’écoles se montrent frustrés par ce changement soudain, qui perturbe leurs préparatifs. « Je suis personnellement frustré par cette décision tardive, qui chamboule toutes nos actions prises en amont », déplore K. B., directeur d’école à Baco Djicoroni, lors d’une réunion préparatoire avec ses adjoints.

De plus, les syndicats d’enseignants avaient déjà exprimé leurs inquiétudes concernant les conditions d’enseignement dans un contexte marqué par l’insécurité croissante et les fermetures d’écoles.

Impact sur le calendrier scolaire global

Pour des observateurs avertis, ce report pourrait aggraver les défis existants, ajoutant une nouvelle couche d’incertitude à une année scolaire déjà compromise.

Ce report de la rentrée scolaire a des implications significatives pour l’éducation au Mali. Tout d’abord, il met en lumière les lacunes dans la préparation du ministère face aux catastrophes naturelles. Alors que les conditions météorologiques étaient prévisibles, le fait que le gouvernement n’ait pas anticipé cette situation soulève des questions sur sa capacité à gérer les crises. De plus, ce retard pourrait avoir un impact sur le calendrier scolaire global et la qualité de l’éducation fournie aux élèves. Les interruptions fréquentes dans le système éducatif affectent non seulement l’apprentissage, mais aussi le bien-être psychologique des enfants, déjà éprouvés par une situation sécuritaire précaire.

Un report symptomatique d’un système éducatif en crise

Cette situation met en évidence la nécessité d’une approche intégrée pour aborder les défis éducatifs au Mali. Cela inclut non seulement des mesures immédiates pour faire face aux catastrophes naturelles, mais aussi des stratégies à long terme pour renforcer la résilience du système éducatif.

Le report inattendu de la rentrée scolaire est symptomatique d’un système éducatif en crise, confronté à des défis multiples et complexes. La décision du ministre Savané, bien qu’elle soit justifiée par des circonstances exceptionnelles, souligne une gestion réactive plutôt que proactive. Pour assurer un avenir éducatif stable et efficace au Mali, il est impératif que les autorités prennent des mesures concrètes pour anticiper et gérer ces crises, tout en garantissant un environnement d’apprentissage sûr et accessible à tous les enfants.

Bakary Fomba

30 septembre 2024 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Bocar Harouna Diallo jeune chercheur en geographie rurale a lUniversite Cheikh Anta Diop
Économie

Sénégal : valoriser les ressources locales pour un développement autonome

by Bocar Harouna Diallo 27 septembre 2024
written by Bocar Harouna Diallo 4 minutes read

Face aux crises économiques et environnementales mondiales, le Sénégal peut s’appuyer sur le développement endogène pour renforcer son autonomie et sa résilience. En valorisant ses ressources locales et en misant sur l’esprit d’entreprise, le pays a l’opportunité de bâtir un avenir durable et prospère.

Dans un contexte mondial marqué par des crises économiques et environnementales, le développement endogène se présente comme une approche pertinente pour les pays en quête de résilience et d’autonomie. Le Sénégal, riche en ressources naturelles et humaines, pourrait tirer profit de cette stratégie pour bâtir un avenir plus durable et souverain.

Valorisation des ressources locales

Les ressources locales représentent un atout stratégique majeur pour le Sénégal. En les valorisant, le pays peut non seulement stimuler son développement économique, mais aussi renforcer son identité culturelle et sa cohésion sociale. La gestion durable de ces ressources est cruciale pour assurer un avenir prospère et résilient aux générations futures. Le développement endogène repose sur l’idée que les pays doivent capitaliser sur leurs propres atouts. Pour le Sénégal, cela signifie investir dans l’agriculture, l’artisanat, le tourisme, et d’autres secteurs clés. En soutenant les agriculteurs locaux avec des formations sur des pratiques durables et en facilitant l’accès aux marchés, le gouvernement peut améliorer la sécurité alimentaire et renforcer l’économie locale. 

De plus, la promotion des produits artisanaux permet de préserver le patrimoine culturel tout en générant des revenus. Le développement d’un tourisme respectueux de l’environnement et centré sur la culture locale peut également attirer des ressources tout en renforçant l’économie nationale.

Renforcement des capacités humaines

L’une des pierres angulaires du développement endogène est le renforcement des capacités humaines. Si le Sénégal adapte son système éducatif aux besoins du marché local tout en y intégrant des compétences entrepreneuriales, il pourra former une main-d’œuvre qualifiée, apte à répondre aux grands défis de demain.

La mise en place de programmes de formation continue pour adultes, centrés sur l’innovation et la gestion d’entreprise, favorisera l’émergence d’un entrepreneuriat local dynamique. Cette approche proactive, accompagnée de politiques efficaces, permettra de tirer pleinement parti de la dynamique démographique du Sénégal, transformant ainsi une population jeune en véritable levier de croissance.

Mise en place d’infrastructures durables

Le développement économique repose en grande partie sur des infrastructures adéquates. Pour soutenir la dynamique de croissance locale, le Sénégal peut investir dans des infrastructures durables, facilitant l’accès aux services essentiels et améliorant la connectivité, en particulier dans les zones rurales. La modernisation des routes rurales, par exemple, permettra de stimuler le secteur agricole en facilitant l’acheminement des produits vers les marchés.

En parallèle, le développement des sources d’énergie renouvelables sera crucial pour soutenir les activités économiques locales tout en luttant contre le changement climatique. Ces investissements contribueront à la transition socio-écologique du Sénégal, tout en soutenant sa stratégie de développement économique.

Stimulation de l’esprit d’entreprise

L’esprit d’entreprise est l’un des moteurs essentiels du développement économique. Pour encourager l’entrepreneuriat local, le gouvernement peut créer des pépinières d’entreprises et des clusters pour soutenir les jeunes pousses. L’octroi de microcrédits et de subventions réduira les barrières à l’entrée pour les nouveaux entrepreneurs, permettant ainsi de créer des emplois et de renforcer l’autonomie économique des communautés. Un entrepreneuriat local fort dynamisera non seulement l’économie nationale, mais assurera également une plus grande résilience face aux fluctuations économiques mondiales.

Approche systémique et intégration des acteurs

Pour que le développement endogène réussisse, il doit s’inscrire dans une approche systémique. Cela implique une collaboration étroite entre tous les acteurs du développement : gouvernement, ONG, secteur privé, et communautés locales. Une telle coopération permettra d’identifier les synergies et de maximiser l’impact des initiatives. Par ailleurs, des mécanismes de suivi et d’évaluation devront être mis en place pour ajuster les stratégies en fonction des résultats obtenus.

Vers un avenir résilient et durable

Le développement endogène représente une voie prometteuse pour le Sénégal, en lui offrant la possibilité de construire une économie plus résiliente et durable. En s’appuyant sur ses ressources locales, en renforçant ses capacités humaines et en soutenant l’esprit d’entreprise, le Sénégal peut progressivement s’orienter vers un modèle économique où l’autonomie et la durabilité sont au cœur des préoccupations. Le temps est venu pour le pays de faire ce choix stratégique, non seulement pour son propre développement, mais aussi pour le bien-être de ses citoyens.

Bocar Harouna Diallo, Géographe  

Développement régional et territorial, UQAC  

boxdiallo@hotmail.fr

27 septembre 2024 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Le Capitaine Ibrahim Traoré exhorte à un éveil de conscience en Afrique.
Sécurité

Burkina Faso : les défis d’un pays en proie à la violence et à la lutte pour le pouvoir

by Bakary FOMBA 27 septembre 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

De l’instabilité politique aux attaques terroristes et complots contre l’État, le Burkina Faso fait face à de nombreux défis qui affectent sérieusement sa sécurité nationale.

Depuis 2015, le pays des « Hommes intègres » traverse une période tumultueuse marquée par des coups d’État récents, une insurrection persistante et un récent complot contre les institutions. Face à ces multiples défis, le régime en place doit trouver des solutions pour restaurer la confiance et assurer la sécurité nationale.

Insécurité et mauvaise gouvernance

En 2022, le Burkina Faso a connu deux coups d’État, justifiés par l’insécurité et la mauvaise gouvernance. Malgré la promesse du régime actuel, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, à renforcer les capacités militaires, la situation sécuritaire semble de plus en plus précaire dans le pays où les attaques ciblent désormais principalement des civils.

Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2022, le régime du capitaine Ibrahim Traoré a fait l’objet de plusieurs tentatives de coup d’État perpétrées par des officiers burkinabè, en lien souvent avec des civils. La dernière en date est celle de ce mois de septembre. Le 23 septembre dernier, le ministre en charge de la Sécurité du Burkina Faso, Mahamadou Sana, annonçait un complot visant à déstabiliser le pays, impliquant des civils et des militaires burkinabè en Côte d’Ivoire et au Ghana, soutenu par des puissances étrangères. Ce énième complot a été révélé après des attaques violentes, dont le massacre de Barsalogho le 24 aout.

Pour le ministre Sana, ce complot visait notamment à renverser le régime en place, en instaurant le chaos afin de justifier une intervention extérieure ou un retour à un ordre civil. À ses dires, les conspirateurs auraient également recruté des groupes terroristes pour cibler des infrastructures stratégiques du pays comme : la présidence, l’aéroport de Ouagadougou ainsi que des bases militaires.

Combinaison de plusieurs facteurs

Cependant, ce récent complot peut être expliqué par la combinaison de plusieurs facteurs. Tout d’abord, il peut être dû à des tensions politiques et sociales à l’intérieur du pays, qui ont pu conduire à de précédentes tentatives de déstabilisation du gouvernement en place. De plus, la lutte pour le contrôle des ressources naturelles et des territoires entre différents groupes armés et factions politiques pourrait également jouer un rôle dans ce complot d’autant plus que certains groupes cherchent à s’emparer du pouvoir pour servir leurs propres intérêts, ce qui peut entrainer des actions subversives contre les institutions étatiques. De plus, la présence de groupes terroristes et extrémistes dans la région, tels que les groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, peut également jouer un rôle dans ce complot.

Pour des observateurs de la scène politique burkinabè, cette situation serait liée à un problème ethnique, d’autant plus qu’aucun membre de l’ethnie dont appartient l’actuel chef de l’État burkinabè n’avait encore gouverné ce pays ouest-africain.

Tout en mettant en lumière les fractures au sein des forces armées burkinabè, ce récent complot souligne les défis auxquels fait face le régime d’Ibrahim Traoré pour maintenir son autorité.

Restaurer la confiance

Au regard de la situation sociopolitique fragile du pays, il est impératif que les autorités actuelles adoptent des mesures efficaces pour restaurer la confiance parmi ses citoyens et garantir la sécurité nationale. La capacité à naviguer ces crises déterminera non seulement l’avenir immédiat du Burkina Faso, mais aussi son chemin vers une éventuelle réconciliation politique et sociale.

Le Capitaine Ibrahim Traoré est arrivé au pouvoir le 30 septembre 2022, suite à un coup d’État perpétré contre le Lieutenant-Colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, qui avait lui-même fait tomber Rock Marc Christian Kaboré, huit mois plutôt.

Bakary Fomba

27 septembre 2024 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Cavaliers
A la Une

Le Mali célèbre 64 ans d’indépendance sous le signe de la résistance

by Bakary FOMBA 27 septembre 2024
written by Bakary FOMBA 3 minutes read

Le 22 septembre 2024, le Mali a célébré son 64e anniversaire d’indépendance dans un contexte particulièrement difficile, marqué par des attaques terroristes récentes, notamment celle survenue à Bamako le 17 septembre dernier. Pourtant, ces événements tragiques n’ont pas empêché le peuple malien de faire preuve de détermination et de fierté nationale lors des festivités, illustrant ainsi une résilience collective face à l’insécurité ambiante.

Les célébrations du 22 septembre de cette année ont revêtu une importance symbolique accrue. Il n’échappe à personne que le Mali fait face à une crise sécuritaire depuis plus d’une décennie, due aux activités de groupes jihadistes comme le JNIM, qui a revendiqué plusieurs attaques, dont celle qui a ciblé l’école de la gendarmerie à Faladié, quartier de la Commune VI du district de Bamako. Malgré ces menaces, le Président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, a respecté la tradition en déposant des gerbes de fleurs au pied du monument de l’indépendance, rendant hommage aux soldats tombés pour la patrie. Ce geste fort témoigne d’un Mali qui refuse de plier face à la violence.

Les festivités

Après le traditionnel dépôt de gerbe de fleurs au monument de l’Indépendance et celui sur la stèle du mémorial militaire au 34ème régiment du Génie militaire de Bamako, le Président de la transition a présidé la cérémonie de prise d’armes sur le même lieu, au Camp de la Base aérienne de Bamako. S’en ait suivi une parade militaire, mettant en avant toutes les forces armées maliennes.

Cette année, la présence de nouvelles unités comme la cavalerie et les commandos parachutistes a surtout souligné la modernisation des forces armées maliennes. Les démonstrations aériennes ont captivé le public avec des manœuvres impressionnantes, envoyant un message clair : le Mali est déterminé à sécuriser son territoire et à affirmer sa souveraineté malgré les menaces extérieures.

Messages symboliques

Dans son discours prononcé la veille des célébrations, le Colonel Goïta a souligné l’importance cruciale de la lutte contre le terrorisme et a réaffirmé l’engagement du Mali à préserver sa souveraineté. Tout en rendant un hommage mérité aux pères fondateurs du Mali, le chef de l’État a appelé à l’unité autour des forces armées.

Ce discours symbolique visait surtout à galvaniser le soutien populaire face aux menaces terroristes et à renforcer le moral des troupes. Le Colonel Goïta a également insisté sur la nécessité d’un soutien collectif des populations dans cette lutte contre l’insécurité, encourageant un esprit d’union sacrée autour des forces de défense et de sécurité pour faire face aux défis actuels.

Réactions populaires et perspectives

Bien que les festivités aient été empreintes d’un sentiment de fierté nationale, une certaine ambivalence persiste parmi la population. De nombreux Maliens expriment une nostalgie pour les célébrations d’antan, plus festives et mobilisatrices. L’insécurité ambiante a conduit certains habitants à se sentir moins engagés dans ces commémorations.

Cependant, ce 64e anniversaire pourrait marquer un tournant vers une plus grande résilience collective. Les Maliens demeurent optimistes quant au fait que ces célébrations renforceront leur détermination à surmonter les défis actuels et à restaurer la paix dans leur pays.

Malgré un contexte difficile marqué par des violences récurrentes, le Mali a su célébrer son indépendance avec dignité et détermination. Les événements du 22 septembre 2024 illustrent non seulement une volonté politique forte, mais aussi un appel à l’unité nationale face aux défis sécuritaires persistants. Cette célébration représente ainsi une étape cruciale dans la quête continue du Mali pour sa souveraineté et sa sécurité.

Bakary Fomba

27 septembre 2024 0 comments
1 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts

A propos

Sahel Tribune est un site indépendant d’informations, d’analyses et d’enquêtes sur les actualités brûlantes du Sahel. Il a été initialement créé en 2020, au Mali, sous le nom Phileingora…

derniers articles

Coupe du Monde 2026 : Le Maroc lance l’Afrique avec un nul de prestige...
PNEV au Mali : comment le Programme national d’éducation aux valeurs incarne la souveraineté...
Afrique : la révolution électrique peut-elle sacrifier les mécaniciens du secteur informel ?

Contact

© 2025 Sahel Tribune. Tous droits réservés. Design by Sanawa Corporate

Facebook Twitter Youtube Linkedin Envelope
Sahel Tribune
Politique de confidentialité
Lors de l’utilisation de nos sites, des informations de navigation de votre terminal sont susceptibles d’être enregistrées dans des fichiers « Cookies ». Ces fichiers sont installés sur votre terminal en fonction de vos choix, modifiables à tout moment. Un cookie est un fichier enregistré sur le disque dur de votre terminal, permettant à l’émetteur d’identifier le terminal pendant sa durée de validation.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou la personne utilisant le service.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
Sahel Tribune
  • Actu
    • Exclusif
    • Sport
    • Santé
  • Politique
  • Sécurité
  • Économie
  • Seko ni Donko
  • Climat et environnement
  • Éducation
  • Chroniques
    • Billet d’humeur
    • Edito
  • Investigations
    • Analyses
    • Enquête
    • Opinion
  • Taabolow ani Tabiaw
  • Sahel Tech.
    • Les démystificateurs du Sahel

Shopping Cart

Close

Votre panier est vide.

Close