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Incinération de drogue
A la UneÉconomie

Incinération de stupéfiants : une victoire symbolique dans une guerre sans fin

by Chiencoro 27 juin 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

La Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée le 26 juin, a pris, comme à l’accoutumée, une tournure particulièrement marquante cette année au Mali. La direction de l’Office central des stupéfiants (OCS) a procédé à l’incinération d’une impressionnante quantité de produits stupéfiants, estimée à plus d’une soixantaine de tonnes. Cet acte symbolique a quelque chose de cathartique, comme si les flammes pouvaient, ne serait-ce qu’un instant, purifier notre société des maux profonds que sont la drogue et ses dérivés.

Imaginez la scène : des flammes gigantesques léchant le ciel, réduisant en cendres des tonnes de cocaïne, cannabis, crack, héroïne, et autres substances illicites. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 10 kilogrammes de cocaïne, plus de 15 tonnes de cannabis, des milliers de doses de crack et d’héroïne, des dizaines de milliers de comprimés de Tramadol et autres amphétamines, et une montagne de tabac, pipes et accessoires de chicha. La valeur marchande de ces produits saisis au cours de l’année écoulée est estimée à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA, une somme vertigineuse qui révèle l’ampleur du trafic et de la consommation de drogues dans notre pays.

Efforts constants, vigilance accrue et prise de conscience collective

L’incinération de ces stupéfiants n’est pas seulement une action de destruction, c’est une déclaration de guerre. Une guerre contre les trafiquants, contre les addictions, contre les réseaux illégaux qui gangrènent notre société. C’est aussi un hommage aux forces de l’ordre et aux services de lutte contre la drogue, dont les efforts conjugués ont permis ces saisies massives. Leur engagement et leur détermination sont à saluer, car chaque gramme de drogue détruit est un pas de plus vers un Mali plus sûr et plus sain.

Cependant, il serait naïf de croire que ces actions ponctuelles peuvent à elles seules éradiquer le fléau de la drogue. Derrière chaque dose incinérée, il y a des vies brisées, des familles détruites, des jeunes perdus dans le tourbillon de l’addiction. La lutte contre la drogue est une bataille de longue haleine qui nécessite des efforts constants, une vigilance de tous les instants, et surtout, une prise de conscience collective.

L’OCS a fait un travail remarquable, mais la société civile, les éducateurs, les parents et les jeunes eux-mêmes doivent aussi s’engager dans cette lutte. Il faut sensibiliser, éduquer, prévenir. Il faut offrir des alternatives, des perspectives, des espoirs. Il faut que chacun prenne sa part de responsabilité dans ce combat.

Un Mali sans drogues

En incinérant ces tonnes de drogues, nous avons peut-être gagné une bataille, mais la guerre est loin d’être terminée. Chaque dose détruite est une victoire, certes, mais elle doit aussi nous rappeler que le chemin est encore long. La véritable victoire viendra quand nous aurons réussi à faire reculer de manière significative la consommation et le trafic de drogues, quand nos jeunes choisiront la vie plutôt que l’illusion destructrice des stupéfiants.

Alors, en cette Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, saluons les actions de l’OCS et de tous ceux qui œuvrent pour un Mali sans drogues. Mais rappelons-nous aussi que le vrai défi est de créer un avenir où la tentation de ces substances n’existe plus, où chaque citoyen peut vivre dignement et librement, sans avoir recours à ces échappatoires toxiques. Pour cela, il faudra plus que des incinérations spectaculaires. Il faudra une volonté collective, une action concertée et un engagement sans faille.

Chiencoro Diarra 

27 juin 2024 0 comments
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Mort en détention du colonel Sadiba Koulibaly
Billet d'humeur

Colonel Koulibaly : du tribunal à la tombe

by Sahel Tribune 26 juin 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

En Guinée, les évènements tragiques du samedi 22 juin 2024 ont mis en lumière les sombres réalités d’un pouvoir militaire autoritaire. Le colonel Sadiba Koulibaly, ancien chef d’état-major général des armées, est mort en détention dans des circonstances troubles. 

Condamné à cinq ans de prison pour « désertion et détention illégale d’armes » seulement une dizaine de jours avant son décès, Koulibaly était l’une des figures les plus connues des militaires du CNRD. Sa mort, officiellement attribuée à un arrêt cardiaque, suscite de vives contestations.

Trois jours se sont écoulés avant que le parquet du tribunal militaire de Conakry n’annonce la mort du colonel. Le rapport d’autopsie pointe du doigt un possible psycho-traumatisme et un stress prolongé, mais les zones d’ombre persistent. Me Lancinet Diabaté, l’un des avocats de Koulibaly, rejette la version officielle, affirmant que son client était en bonne santé avant son incarcération. Cette détention dans un lieu tenu secret, loin des prisons officielles, ajoute à l’opacité de l’affaire.

Les circonstances entourant la mort de Koulibaly sont autant de signes d’une gestion brutale du pouvoir. Le communiqué du parquet militaire indique une mort à l’hôpital Ignace Deen, mais le retard de deux jours dans la signature du certificat de décès alimente les suspicions. Cette situation reflète la tension palpable au sein d’une Guinée où les promesses de transition démocratique semblent de plus en plus illusoires.

Réflexion urgente sur l’état des droits humains en Guinée

Le colonel Sadiba Koulibaly, rétrogradé récemment et condamné pour des accusations controversées, était considéré comme le numéro 2 des autorités au pouvoir, après le coup d’État de 2021. Son décès en détention survient dans un contexte où l’opposition critique sévèrement le régime du président Mamadi Doumbouya. Les autorités de transition, sous pression internationale, avaient promis de rendre le pouvoir aux civils d’ici fin 2024, mais ce transfert semble désormais repoussé à une date indéterminée.

La mort de Koulibaly, qui a été arrêté pour avoir, selon l’accusation, abandonné son poste sans autorisation et possédé des armes illégales, est un symptôme inquiétant d’un système où la répression règne. Devenu chargé d’affaires à l’ambassade guinéenne à Cuba, il était revenu en Guinée pour réclamer des salaires impayés, un geste qui lui a valu une arrestation brutale. 

Dans cette atmosphère de crispation intense, la mort de Koulibaly résonne comme un cri d’alarme. Elle rappelle que dans les méandres du pouvoir guinéen, l’opposition, la transparence et les droits fondamentaux sont souvent les premières victimes. Cette situation critique appelle à une réflexion urgente sur l’état des droits humains en Guinée et sur l’urgence de réformes profondes pour instaurer une véritable démocratie.

Oumarou Fomba 

26 juin 2024 0 comments
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Des manifestants dans les rues au Kenya
A la Une

Kenya : la rébellion qui a fait changer les choses

by Chiencoro 26 juin 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

C’est une réalité indéniable : les manifestants ont pris l’ascendant sur les autorités au pouvoir au Kenya (pays d’Afrique de l’Est). En retirant le projet de budget controversé après des jours de protestations violentes, le président William Ruto a cédé à la pression populaire, démontrant ainsi la puissance de la voix collective.

Le 26 juin 2024, Ruto annonce officiellement le retrait du projet de loi de finances 2024-2025. Un geste qui, bien que salué par certains, arrive après une journée de manifestations qui a couté la vie à au moins 23 personnes. Cette décision n’a pas apaisé tous les esprits, mais elle marque un tournant important : la reconnaissance par le pouvoir en place que les revendications populaires ne peuvent être ignorées.

Les manifestations, déclenchées par l’annonce de hausses de taxes, ont rapidement dégénéré en scènes de violence meurtrière. Des jeunes, principalement de la génération Z, se sont massivement mobilisés pour exprimer leur ras-le-bol face à des mesures fiscales jugées injustes. Le slogan « Occupy Parliament » (occuper le parlement) a résonné dans les rues de Nairobi et d’autres villes du pays, symbolisant une volonté farouche de tenir tête aux décisions gouvernementales.

Face à cette mobilisation sans précédent, les autorités ont déployé des forces de sécurité et même l’armée pour tenter de contenir les manifestants. Mais la répression brutale n’a fait qu’amplifier la détermination de la rue. Des bâtiments saccagés, des affrontements violents, des tirs à balles réelles : le chaos a révélé la profondeur du mécontentement populaire.

Des décisions politiques prises en consultation avec ceux qu’elles affectent le plus

Hanifa Adan, figure emblématique du mouvement de contestation, a qualifié l’annonce du retrait du projet de loi de « coup de com ». Elle n’a pas tort. Si le président Ruto espérait calmer les esprits avec cette décision, il a sous-estimé la colère et la douleur des familles des victimes. Les Kényans réclament des réponses, des actions concrètes et une véritable prise en compte de leurs préoccupations.

Les États-Unis et les Nations unies ont appelé à la retenue et à des enquêtes sur l’usage de la force par la police. Des appels à la justice qui résonnent dans le cœur des manifestants, rappelant que chaque vie perdue mérite d’être honorée par la vérité et la justice.

Le retrait du projet de loi n’est pas une fin en soi. C’est une étape dans un long combat pour la justice sociale et l’équité économique. Les manifestants ont montré que leur voix compte, qu’ils peuvent influencer les décisions politiques. Cette victoire, bien que marquée par la tragédie, est une leçon de résilience et de détermination. Le peuple kényan a parlé, et il est temps que les autorités écoutent vraiment, au-delà des annonces symboliques, pour bâtir un avenir où les décisions politiques sont prises en consultation avec ceux qu’elles affectent le plus.

Chiencoro Diarra 

26 juin 2024 0 comments
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Condamnation d'Abdoul Aziz al-Hassan
Sécurité

Un jugement historique pour un chef de la police islamique à Tombouctou

by Sahel Tribune 26 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La justice internationale a frappé un grand coup ce mercredi 26 juin. La Cour pénale internationale (CPI) a condamné Abdoul Aziz al-Hassan, chef de la police islamique jihadiste, pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la ville de Tombouctou en 2012 et 2013. Durant cette période sombre, la ville était sous le joug des groupes terroristes AQMI et Ansar Dine, et al-Hassan y faisait régner la terreur.

Abdoul Aziz al-Hassan, zélé commissaire de la police islamique, appliquait sans pitié les sentences du tribunal islamique. Les témoignages sont accablants : des flagellations publiques, des fouettements, et des détentions arbitraires de femmes dans un distributeur de billets transformé en prison. Al-Hassan a été reconnu coupable de persécution religieuse, de mutilations et de torture. Cependant, il a été acquitté des accusations de viols, d’esclavage sexuel et de mariages forcés. Les juges ont estimé que ces actes, bien que horribles, relevaient de crimes de droit commun et non de crimes contre l’humanité.

Mandat d’arrêt contre Iyad Ag-Ghali

Le procès a mis en lumière les souffrances endurées par les habitants de Tombouctou sous le règne de terreur des jihadistes. Les femmes et les filles ont été les principales victimes, subissant persécutions et violences sexuelles. Les habitants vivent encore dans la peur, hantés par les souvenirs des amputations, des tortures, et des flagellations.

La condamnation d’Al-Hassan par la CPI est une victoire pour la justice, mais elle soulève également des questions sur les lacunes du système judiciaire. Pourquoi, malgré les preuves accablantes, certains crimes ont-ils été requalifiés ? Cette décision pourrait-elle affaiblir la portée des condamnations pour crimes contre l’humanité ?

La condamnation d’Al-Hassan s’inscrit dans une série de jugements contre les responsables des atrocités commises à Tombouctou. En 2016, Ahmad Al-Faqi Al-Mahdi avait été condamné à neuf ans de prison pour la destruction des sanctuaires de la ville. Et récemment, un mandat d’arrêt a été émis contre Iyad Ag-Ghali, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), pour des crimes similaires.

La condamnation d’Al-Hassan n’est qu’un début

Ces jugements envoient un message fort : l’impunité n’est pas une option pour les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Cependant, il reste beaucoup à faire pour rétablir la justice et la sécurité dans des régions encore sous la menace jihadiste.

La condamnation d’Abdoul Aziz al-Hassan rappelle la cruauté des années de terreur à Tombouctou. Mais au-delà de la sentence, c’est la résilience des victimes et des survivants qui doit être saluée. Leur courage à témoigner et à revivre ces horreurs pour que justice soit rendue est une lueur d’espoir dans l’obscurité.

Il est crucial que la communauté internationale continue de soutenir les efforts de la CPI et de veiller à ce que les auteurs de tels crimes soient traduits en justice. Il faut également travailler à la reconstruction et à la réconciliation des communautés touchées par ces violences. La justice doit être rendue, mais elle doit aussi être accompagnée de mesures pour réparer les traumatismes et reconstruire un tissu social durable.

La condamnation d’Al-Hassan est une étape importante, mais ce n’est qu’un début. La route vers la paix et la justice est longue, mais chaque pas compte. Que ce jugement soit un rappel que la quête de justice est une bataille continue, nécessaire pour honorer les victimes et construire un avenir meilleur pour les générations futures.

Oumarou Fomba

26 juin 2024 0 comments
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Suspension des activités d'orpaillage au Mali : une mesure pour réguler et sécuriser les sites et prévenir de nouvelles tragédies.
A la UneÉconomie

Les mines d’orpaillage suspendues : un choix nécessaire mais douloureux

by Sahel Tribune 26 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le 25 juin 2024, le ministre des Mines, Amadou Kéïta, a annoncé la suspension des activités d’orpaillage sur toute l’étendue de la République du Mali, conformément à l’Arrêté Interministériel n°1907/MM-MATD-MSPC-MEADD du 1er juillet 2015. 

Cette mesure, en vigueur du 15 juin au 30 septembre 2024, s’inscrit dans un effort de régulation et de sécurisation des sites d’orpaillage, souvent sources de tragédies insupportables.

Vivre dignement et offrir un avenir meilleur 

Mais derrière cette décision nécessaire se cache une réalité bien plus sombre et complexe. Plus de 20 orpailleurs ont trouvé la mort récemment, et plusieurs autres sont portés disparus suite à l’effondrement d’un site d’orpaillage à Kalako, dans le cercle de Yanfolila, région de Bougouni. Ce drame, survenu le 8 juin, n’est malheureusement pas un cas isolé. En janvier dernier, un autre effondrement à Kobadani avait déjà coûté la vie à 70 personnes. Ces chiffres terrifiants révèlent la fragilité extrême des conditions de travail dans les mines artisanales d’or du Mali.

Ces jeunes, parfois à peine sortis de l’adolescence, se lancent tête baissée dans ces gouffres d’insécurité, armés uniquement de leur détermination et de leur espoir. Pourquoi prennent-ils de tels risques ? Parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. Dans un pays où la pauvreté et le chômage sévissent, l’orpaillage artisanal est souvent la seule solution pour subvenir aux besoins de leurs familles. Les autorités locales, les organisations de la presse et les exploitants des localités concernées sont donc exhortés à respecter strictement cette suspension. Mais comment réagiront-ils face à cette interdiction, sachant que pour beaucoup, c’est une question de survie ?

Chaque drame dans ces mines artisanales est une claque à notre humanité, un rappel brutal de l’injustice sociale qui gangrène notre société. Ce ne sont pas seulement des vies que nous perdons à chaque effondrement, ce sont des rêves, des espoirs, des futurs qui s’éteignent sous des tonnes de terre. Les orpailleurs ne cherchent pas seulement de l’or, ils cherchent à vivre dignement, à offrir un avenir meilleur à leurs proches.

Sacrifier ses enfants sur l’autel de la survie

Les autorités maliennes peinent à trouver des solutions durables pour réguler et sécuriser ces sites. Les investissements étrangers dans les mines industrielles ne profitent pas aux sites artisanaux, où les conditions de travail frisent souvent l’esclavage moderne. Faranida, Kalako, Kobadani… ces noms résonnent comme des cris de détresse, des appels à une prise de conscience urgente.

Il est impératif que nous, en tant que société, prenions au sérieux ces tragédies récurrentes. Les autorités doivent mettre en place des mesures de protection et de soutien aux orpailleurs artisanaux, transformer cette quête désespérée en une activité sécurisée et respectueuse des droits humains. La vie de ces jeunes vaut bien plus que quelques grammes d’or.

Cette suspension des activités d’orpaillage, bien que nécessaire, doit être accompagnée de mesures concrètes et efficaces pour offrir des alternatives viables à ces jeunes. Nous devons transformer cette période de suspension en un temps de réflexion et d’action, pour qu’à la reprise des activités, nous soyons mieux préparés à protéger nos orpailleurs. Le Mali ne peut plus se permettre de sacrifier ses enfants sur l’autel de la survie.

Oumarou Fomba

26 juin 2024 0 comments
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Visite du Président Goïta à Ouagadougou
A la UnePolitique

Goïta à Ouagadougou : les grands points abordés au cours des discussions  

by Chiencoro 25 juin 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Sous une fine pluie matinale, le Boeing présidentiel transportant le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition du Mali, s’est envolé pour Ouagadougou ce mardi 25 juin 2024. Cette visite d’amitié et de travail, tant attendue, marque un moment crucial dans le renforcement des relations bilatérales entre le Mali et le Burkina Faso, deux nations soudées par des défis communs et une histoire entrelacée.

À son arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou, aux environs de 10 h, le Président Goïta a été accueilli avec les honneurs par son homologue burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré. Les deux chefs d’État, visiblement à l’aise et en phase, ont échangé des salutations chaleureuses avant de se diriger vers le palais présidentiel pour une série de discussions cruciales. C’est là que les choses sérieuses ont commencé.

Une coopération bilatérale qui se renforce

Dans une atmosphère empreinte de fraternité et de convivialité, les deux leaders ont abordé une gamme de sujets cruciaux pour leurs nations respectives. Le Président Goïta a exprimé sa gratitude envers le peuple burkinabè et son homologue pour l’accueil chaleureux. Il a souligné l’importance des liens de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays, affirmant que « le Burkina et le Mali sont non seulement liés par la géographie et la culture, mais surtout par les défis. »

Les discussions entre les deux leaders ont principalement porté sur la sécurité, le développement économique et les défis communs auxquels les deux pays sont confrontés. La situation sécuritaire au Mali a été un point central de ces discussions. Le Président Goïta a insisté sur le fait que la situation est sous contrôle, avec les Forces armées maliennes (FAMA) déployées sur tout le territoire national. Il a expliqué que des efforts significatifs ont été faits pour rétablir l’administration dans les zones auparavant instables et pour reprendre les services sociaux de base. « La peur a changé de camp aujourd’hui au Mali », a-t-il déclaré avec assurance.

L’un des points saillants de cette visite est la coopération en matière de sécurité. Le président malien a souligné que la coopération avec le Burkina Faso s’est grandement améliorée depuis l’arrivée au pouvoir du Capitaine Traoré. Les deux pays mènent désormais des formations conjointes, partagent des renseignements et mutualisent leurs moyens pour lutter contre le terrorisme. « Aujourd’hui, le Burkina est autorisé à mener des opérations sur le territoire malien et vice versa », a précisé Goïta, soulignant l’importance de cette dynamique de collaboration.

Les grands progrès réalisés 

Le contexte régional et international de cette visite est également significatif. Les discussions ont probablement abordé la tournée du ministre russe des Affaires étrangères en Afrique, la tension entre le Bénin et le Niger, et la prochaine tenue du sommet des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette alliance, créée en septembre 2023, vise à établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

La décision de retrait de la Cédéao par ces trois pays en janvier 2024 a renforcé leur détermination à prendre en main leur destin et à s’orienter vers des partenaires stratégiques sincères tels que la Russie, la Chine et la Türkiye. Cette orientation a permis aux pays de l’AES de mieux s’équiper et de mener des opérations efficaces contre les groupes armés terroristes.

Par ailleurs, le président Goïta a mis en avant les progrès réalisés au Mali, non sans fierté. Il a rappelé que les FAMA ont réussi à reprendre l’initiative sur le terrain, menant des opérations offensives et neutralisant de nombreux leaders terroristes. Il a également souligné l’importance du retour de l’administration et des services sociaux de base dans les zones libérées, ainsi que le succès des récentes élections référendaires sécurisées par les forces maliennes.

Surmonter les défis communs et bâtir un avenir plus sûr

La visite du Président Goïta au Burkina Faso vient donc renforcer les liens d’amitié et de coopération entre les deux nations. Elle illustre une volonté commune de sécuriser leurs territoires, de promouvoir le développement économique et de répondre aux aspirations de leurs populations. Comme l’a souligné le Président Goïta, « il n’y a pas de sécurité sans développement, et il n’y aura pas de développement sans sécurité. » Cette visite marque ainsi un pas important vers un avenir plus prometteur pour le Mali et le Burkina Faso.

Il est essentiel de noter que cette coopération ne se limite pas à des discussions formelles. Elle se manifeste également par des actions concrètes sur le terrain, telles que la formation conjointe des forces armées et le partage de renseignements. Le droit de poursuite, désormais acquis entre les deux pays, permet aux forces armées de mener des opérations transfrontalières avec une efficacité accrue. Cette synergie opérationnelle est un modèle de coopération qui pourrait inspirer d’autres pays de la région.

La visite du Président Goïta à Ouagadougou est plus qu’un simple évènement diplomatique. Elle symbolise l’engagement des deux nations à travailler ensemble pour surmonter les défis communs et bâtir un avenir plus sûr et plus prospère pour leurs peuples. Dans un contexte de tensions régionales et internationales, cette visite rappelle l’importance de la solidarité et de la coopération entre les pays africains pour assurer la paix et le développement durable.

Chiencoro Diarra 

25 juin 2024 0 comments
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Visite du président de la transition
A la UnePolitique

Assimi Goïta au Burkina : renforcement des liens stratégiques

by Sahel Tribune 25 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, s’est rendu au Burkina Faso ce mardi 25 juin 2024 pour une visite d’amitié et de travail. Cette rencontre avec son homologue, le Capitaine Ibrahim Traoré, marque un renforcement significatif des relations bilatérales et de la coopération entre le Mali et le Burkina Faso, dans un contexte de pressions régionales et internationales croissantes.

C’est sous une fine pluie matinale, vers 9 heures, que le Boeing du président de la transition, le Colonel Assimi Goïta, s’est envolé en direction de Ouagadougou, marquant le début d’une visite d’amitié et de travail. Cette visite, en apparence diplomatique, revêt une importance capitale dans le contexte actuel du Sahel. 

Les nouvelles dynamiques au sein de l’AES

Le Mali et le Burkina Faso, deux pays liés par des relations vieilles de plusieurs décennies, géographiques et socioculturelles, cherchent à renforcer davantage leurs liens. En ce mardi 25 juin 2024, Assimi Goïta et Ibrahim Traoré se rencontrent pour discuter de la coopération économique, sécuritaire et diplomatique, dans un contexte marqué par de nombreuses pressions internes et externes. Les deux chefs d’État, soudés par des objectifs communs, veulent démontrer que l’unité et la solidarité sont leurs meilleures armes contre les défis qui se dressent devant eux.

Les circonstances actuelles ajoutent une couche de gravité et de détermination à cette visite. Au Burkina Faso, les attaques terroristes persistent et les campagnes de désinformation se multiplient. Sur le plan régional, la tournée du ministre russe des Affaires étrangères en Afrique et la tension croissante entre le Niger et le Bénin ne font qu’ajouter à l’instabilité ambiante. Pourtant, malgré ces défis, les autorités de transition des deux pays montrent une volonté inébranlable de s’unir et de se renforcer mutuellement.

Les récentes dynamiques enclenchées dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023, et la décision de retrait de la Cédéao, montrent bien la détermination de ces pays à tracer leur propre voie. La Charte du Liptako-Gourma, stipulant un devoir d’assistance mutuelle en cas d’agression, symbolise cette solidarité. Le renforcement des capacités militaires, soutenu par des partenaires tels que la Russie, la Chine et la Türkiye, témoigne de leur engagement à sécuriser leur région.

L’union fait la force

Les relations de coopération entre le Mali et le Burkina Faso ne se limitent pas à la défense. Elles englobent des projets intégrateurs au bénéfice des populations frontalières, comme la construction d’écoles et de centres de santé. La qualité des relations entre les deux pays se reflète aussi dans la gestion conjointe des défis sécuritaires, avec une coopération exemplaire entre les services de renseignements pour lutter contre le terrorisme et le crime transfrontalier.

Cette visite de 24 heures est donc bien plus qu’une simple formalité diplomatique. Elle symbolise une alliance stratégique et fraternelle face à des menaces communes. Assimi Goïta, par sa présence, réaffirme son soutien indéfectible à son homologue burkinabè et au peuple du Burkina Faso. 

La rencontre avec la communauté malienne établie au Burkina Faso est également au programme, soulignant l’importance de l’unité non seulement entre les dirigeants, mais aussi entre les peuples. C’est dans cette unité et cette solidarité que résident les espoirs de paix et de stabilité pour le Sahel.

Cette visite montre que les dirigeants de la transition ne se contentent pas de réagir aux crises, mais cherchent activement à construire un avenir plus stable et prospère pour leurs pays. Face à une région en proie à l’incertitude, Assimi Goïta et Ibrahim Traoré posent les jalons d’une coopération renforcée, d’une sécurité accrue et d’un développement partagé, prouvant ainsi que l’union fait la force.

Oumarou Fomba 

25 juin 2024 0 comments
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