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La confirmation de la condamnation d'Ousmane Sonko pourrait remettre en cause sa candidature pour la présidentielle de février 2024.
Politique

Tension au Sénégal : annulation du débat budgétaire et menace de motion de censure

by Bakary FOMBA 1 juillet 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Au Sénégal, la situation politique est tendue suite au refus du Premier ministre Ousmane Sonko de se rendre à l’Assemblée nationale pour présenter sa déclaration de politique générale. Cette décision a entraîné l’annulation du débat d’orientation budgétaire qui devait se tenir samedi 29 juin 2024. L’opposition, majoritaire au Parlement, a vivement réagi et a brandi la menace d’une motion de censure contre le gouvernement en place.

Depuis plusieurs jours, la situation politique au Sénégal est marquée par une tension palpable entre le gouvernement et l’opposition, suite au refus du Premier ministre de se rendre à l’Assemblée nationale. La menace d’une motion de censure agitée par l’opposition laisse planer un climat d’incertitude sur l’avenir politique du pays.

Le Premier ministre a refusé de se rendre à l’Assemblée nationale, invoquant plusieurs raisons, notamment la modification du règlement intérieur du Parlement.

En effet, le règlement du Parlement sénégalais ne fait plus mention de cette déclaration depuis la suppression du poste de Premier ministre en 2019. Il n’a pas été mis à jour depuis le rétablissement de la fonction en 2021.

Un avenir politique décisif 

Au regard de la situation sociopolitique fragile du pays, cette situation semble avoir provoqué la colère des députés de l’opposition. Ces derniers estiment que le refus du Premier ministre de se présenter devant le Parlement est une violation de la Constitution et de la séparation des pouvoirs.

Face à cette situation de blocage, le bureau de l’Assemblée nationale a pris la décision d’annuler le débat d’orientation budgétaire prévu samedi dernier. Cette décision a suscité de vives réactions parmi les députés, qui voient dans cette annulation un manquement au devoir de transparence et de reddition des comptes de la part du gouvernement.

Dans ce climat de tension politique, l’opposition a clairement fait savoir qu’elle n’hésiterait pas à déposer une motion de censure contre le gouvernement si la situation ne s’améliorait pas. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour l’avenir politique du pays de la Teranga.

Bakary Fomba 

1 juillet 2024 0 comments
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Mohamed Ould Ghazouani
Politique

Ghazouani : second mandat confirmé malgré les contestations

by Sahel Tribune 1 juillet 2024
written by Sahel Tribune 2 minutes read

Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani a été réélu dès le premier tour avec 56,12 % des voix, selon les résultats provisoires de la Céni, ce lundi 1er juillet 2024. Alors que ses partisans célèbrent cette victoire, l’opposant Biram Dah Abeid, arrivé second avec 22,10 %, dénonce des fraudes électorales. La Mauritanie se retrouve ainsi à la croisée des chemins, entre stabilité politique et contestations croissantes.

En Mauritanie, le suspense était à son comble, mais la Commission nationale électorale indépendante (Céni) a finalement levé le voile : Mohamed Ould Ghazouani, président depuis 2019, rempile pour un second mandat avec une victoire éclatante dès le premier tour. Avec 56,12 % des voix, le chef de l’État sortant surpasse largement ses concurrents, notamment Biram Dah Abeid, qui se contente de 22,10 % des suffrages. Cette élection, qui semblait déjà jouée d’avance, a pourtant laissé un goût amer à certains, exacerbant les tensions et les accusations de fraude électorale.

Les résultats, que la Céni avait déjà discrètement affichés sur son site internet, confirment ce que beaucoup redoutaient : une large victoire pour Ghazouani. Pourtant, les sept candidats en lice avaient nourri l’espoir d’une course plus serrée. Biram Dah Abeid, éternel opposant, est une fois de plus relégué à la seconde place, malgré une légère progression par rapport à 2019. Avec un peu plus de 22 %, il reste loin derrière le président sortant. Sa réaction ne s’est pas fait attendre : lors d’une conférence de presse, il a dénoncé des fraudes et une manipulation de la Céni par le pouvoir en place.

Les défis économiques et sociaux

Hamadi Ould Sidi El Mokhtar, candidat du parti islamiste Tawassoul, se contente de la troisième place avec un peu moins de 13 % des voix. Quant aux autres prétendants, leurs scores sont anecdotiques, avec des pourcentages oscillants entre 1 % et 4 %. L’avocat El Id Mohameden, Mamadou Bocar Ba de l’AJDMR, le professeur Outouma Soumaré et Mohamed Lemine El Wavi n’ont guère pesé dans la balance.

Pour les partisans de Ghazouani, cette réélection est une preuve de la confiance renouvelée du peuple mauritanien en son président. Pour les autres, c’est un coup dur, un rappel que le chemin vers une véritable démocratie est encore semé d’embûches. Les résultats provisoires doivent encore passer l’épreuve du Conseil constitutionnel, où les éventuels recours seront examinés. Mais l’espoir de voir ces résultats renversés reste mince.

Dans un pays où les défis économiques et sociaux sont nombreux, la stabilité politique reste cruciale. Pourtant, la victoire de Ghazouani, loin de faire l’unanimité, risque de cristalliser davantage les tensions. Alors que les Mauritaniens se remettent de cette élection, une question demeure : jusqu’à quand les voix dissidentes continueront-elles de crier dans le désert ?

Oumarou Fomba 

1 juillet 2024 0 comments
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Une femme africaine transportant des paniers de tomates.
A la UneÉconomie

Transformation des produits locaux : une nouvelle vision pour l’économie malienne

by Chiencoro 1 juillet 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le samedi 22 juin 2024, le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a effectué une visite marquante à Sikasso, dans la 3e région administrative du Mali. Cette visite s’inscrit dans une série d’initiatives visant à dynamiser le développement socio-économique de la région et à renforcer la résilience nationale face aux défis actuels. 

Lors de son séjour, le président Goïta a procédé au lancement de plusieurs projets d’envergure. Parmi ces projets, les infrastructures routières et sportives ont été mises en avant, soulignant l’importance de moderniser les équipements publics pour améliorer la qualité de vie des habitants de Sikasso. 

Les nouvelles routes faciliteront le transport des marchandises et des personnes, réduisant ainsi les coûts logistiques et contribuant à l’essor économique local. Les infrastructures sportives, quant à elles, offriront aux jeunes des installations adéquates pour pratiquer des activités physiques, favorisant ainsi le développement du sport et des loisirs dans la région.

Pose de la première pierre de l’université de Sikasso

Un moment fort de la visite a été la pose de la première pierre de l’université de Sikasso. Ce projet ambitieux vise à doter la région d’une institution académique de haut niveau, capable de former les futures générations de leaders, scientifiques et professionnels. Cette université sera un centre de connaissance et d’innovation, attirant des étudiants de tout le pays et même de la sous-région. Aux dires du chef de l’État, « cette université est sans pareille au Mali voire dans la sous-région parce qu’elle regroupe tous les pôles universitaires ». Elle jouera un rôle crucial dans la réduction de l’exode des jeunes talents vers les grandes villes ou l’étranger, en leur offrant des opportunités d’éducation de qualité près de chez eux.

Dans un contexte où la sécurité alimentaire reste une préoccupation majeure, le lancement du Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition a été une initiative saluée. Le lancement de ce plan a lieu chaque année, durant la période de soudure. Il vise à renforcer la production agricole, améliorer les chaînes de distribution des denrées alimentaires et garantir un accès équitable à une alimentation nutritive pour toutes les couches de la population. Les autorités espèrent ainsi réduire les taux de malnutrition, particulièrement chez les enfants, et garantir la sécurité alimentaire à long terme.

Promouvoir la transformation des produits locaux

Au-delà de ces projets, le président Goïta a souligné une ambition majeure des autorités de la transition : la transformation des produits locaux. En mettant l’accent sur des produits phares comme le coton, ainsi que d’autres produits locaux, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de développer des industries locales capables de transformer les matières premières sur place. Cette stratégie vise à ajouter de la valeur aux produits agricoles, créer des emplois et stimuler l’économie nationale. 

Le coton, souvent exporté à l’état brut, pourrait ainsi être transformé en produits finis tels que des textiles, générant plus de revenus pour les agriculteurs et les industriels maliens. D’où le projet d’installation de deux usines de filature. De même, d’autres produits agricoles comme le karité, la mangue et les noix de cajou, pourraient bénéficier de cette politique de transformation locale, réduisant la dépendance aux importations et augmentant les exportations de produits finis.

Vers une industrialisation du Mali

La volonté de transformer les produits locaux s’inscrit dans une vision plus large d’industrialisation du Mali. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit de créer des zones industrielles, d’attirer des investissements et de former une main-d’œuvre qualifiée. L’industrialisation est perçue comme un levier essentiel pour le développement économique, capable de diversifier l’économie, réduire le chômage et augmenter les revenus nationaux.

La visite du président Goïta à Sikasso a été marquée par des annonces et des initiatives ambitieuses, témoignant de la détermination des autorités de la transition à transformer le Mali. En se concentrant sur l’amélioration des infrastructures, l’éducation, la sécurité alimentaire et l’industrialisation, le gouvernement s’engage sur une voie de développement durable et inclusif. Ces projets, s’ils sont menés à bien, pourraient véritablement changer le visage du Mali et offrir un avenir meilleur à ses citoyens.

Chiencoro Diarra 

1 juillet 2024 0 comments
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Manifestation anti-française
A la UnePolitique

Manifestations à Ouagadougou : l’appel à la délocalisation de l’ambassade

by Bakary FOMBA 29 juin 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Au Burkina Faso, des manifestants demandant la délocalisation de l’ambassade de France à Ouagadougou ont été dispersés par les forces républicaines.

Le vendredi 28 juin 2024, plusieurs centaines de manifestants ont répondu à l’appel de la Coordination nationale des Associations de la Veille Citoyenne (CNAVC), une organisation de la société civile burkinabè, pour un sit-in devant l’ambassade de France à Ouagadougou. Accusant l’ambassade d’être un lieu d’espionnage, ils réclament clairement sa délocalisation, actuellement située aux portes de la Présidence du Faso. Ces manifestants ont été rapidement dispersés par les éléments de la Compagnie Républicaine de Sécurité Burkinabè (CRS).

Tensions persistantes

Ces récents évènements survenus devant l’ambassade de France à Ouagadougou mettent une fois de plus en lumière les tensions persistantes entre les autorités françaises et une partie de la population burkinabè. Ils révèlent également les sensibilités politiques dans ce pays sahélien.

Cette protestation, organisée par la CNAVC, souligne les enjeux politiques et diplomatiques complexes auxquels le Burkina Faso est confronté. Les relations franco-burkinabè sont marquées par des périodes de tensions et de méfiance, reflétant des dynamiques postcoloniales et géopolitiques. La question de la présence de l’ambassade de France à Ouagadougou devient ainsi le symbole des rapports complexes entre les deux pays.

Dans ce contexte agité, il est crucial de comprendre les aspirations et les frustrations des Burkinabè qui réclament un changement dans les relations avec la France. La délocalisation de l’ambassade pourrait représenter un geste fort pour apaiser les tensions et renforcer le sentiment de souveraineté nationale.

Comprendre les aspirations du peuple

Cependant, il est essentiel que les autorités burkinabè et françaises prennent en considération les revendications légitimes des manifestants, tout en cherchant des solutions constructives pour désamorcer la situation. La diplomatie et le dialogue doivent primer pour éviter toute escalade de la violence et préserver la stabilité au pays des hommes intègres.

De plus, la question de la délocalisation de l’ambassade de France à Ouagadougou reste un sujet sensible qui mérite une réflexion approfondie de la part des acteurs concernés. La résolution pacifique de ce différend pourrait contribuer à renforcer la confiance entre les deux nations et favoriser une coopération mutuellement bénéfique.

Il reste à espérer que les autorités burkinabè et françaises sauront dialoguer de manière constructive pour trouver des solutions pacifiques et mutuellement bénéfiques. Car au-delà de cette manifestation, c’est l’avenir des relations entre ces deux pays qui est en jeu.

Bakary Fomba

29 juin 2024 0 comments
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Reportage BAC
A la Une

Fin des épreuves du Bac 2024 : espoirs et angoisses des élèves

by Cheickna Coulibaly 27 juin 2024
written by Cheickna Coulibaly 6 minutes read

L’examen du baccalauréat a officiellement débuté sur l’ensemble du territoire malien le 24 juin 2024. Au total, 239 979 candidats répartis entre 506 centres aspirent à poursuivre leurs études supérieures dans quelques mois. Dans la capitale malienne, nos équipes de reporters ont sillonné quelques centres d’examen des deux rives de Bamako pour en savoir davantage sur le déroulement de ces épreuves, notamment de la première journée.

Après les premières épreuves du baccalauréat, peu avant midi, presque les mêmes scènes se produisaient à la devanture de tous les centres d’examen visités par nos équipes. L’atmosphère était chargée de nervosité et de solidarité, chaque groupe s’encourageant et se soutenant dans l’attente des prochaines épreuves. Les visages affichaient une gamme d’expressions, de l’excitation à la préoccupation en passant par un léger soulagement d’avoir franchi cette première étape. Des cahiers et des feuilles de papier circulaient entre les mains. Les voix résonnaient doucement, mais avec une intensité palpable, exprimant des opinions variées sur la difficulté des questions et les stratégies utilisées pour y répondre.

Une première journée plutôt calme 

À l’ombre des arbres environnants du premier centre d’examen visité, le Lycée Bâ Aminata Diallo de l’Académie de la Rive gauche de Bamako, quelques candidats se retiraient pour un moment de réflexion individuelle avant de rejoindre leurs camarades pour partager leurs analyses. « L’épreuve qui vient de s’achever était un peu difficile pour moi », nous confie Issa Traoré, candidat du centre. Néanmoins, le jeune homme garde espoir pour tirer son épingle du jeu « avec courage et détermination » pour les prochaines épreuves.

À quelques mètres de là, A. Sow estime que la première épreuve de la journée était à sa portée. « Pour le moment, ça va. Nous n’avons pas encore rencontré de difficultés jusque-là », déclare-t-elle. Elle insiste sur l’importance de la confiance en soi pour réussir ces quatre jours d’examen. « On ne doit compter sur personne, Nous devons compter sur nous-mêmes », lance-t-elle.

« C’est un jour important pour nous tous. Nous avons travaillé dur toute l’année pour en arriver là, et maintenant c’est à nous de montrer ce que nous avons appris », déclare Aïssata Bemba, candidate du centre d’examen du Lycée Les Castors de l’Académie de la Rive droite du District de Bamako. Munie d’une brochure et de son stylo, Aïssata Bemba, sourire aux lèvres, explique que « cette première épreuve était abordable à souhait » et souhaite que « toutes les autres épreuves à venir soient encore plus faciles ». Le constat est le même pour Abdoulaye Tamboura, candidat du Groupe Scolaire de Torokorobougou de l’Académie de la Rive droite du District de Bamako, qui aborde l’examen avec beaucoup de confiance. « Je suis vraiment confiant, car j’ai très bien préparé cet examen. Mes camarades et moi avons mis en place un groupe d’exercice qui nous a permis d’exploiter tout ce que nous avons appris en classe », affirme-t-il.

Difficultés liées aux coupures d’électricité

En 2024, les candidats au bac au Mali rencontrent des difficultés dues aux coupures d’électricité. Ces interruptions posent un sérieux problème pour les élèves qui comptent sur les nuits pour étudier. L’accès limité à l’électricité compromet leur capacité à se préparer efficacement aux examens. Ces interruptions fréquentes ont perturbé leur routine d’étude et leur accès aux ressources nécessaires, telles que les manuels scolaires, les ordinateurs et les lampes pour étudier la nuit. Pour certains, cela a signifié des heures d’étude réduites, une concentration diminuée et une préparation moins efficace pour les examens. Malgré ces obstacles, beaucoup de ces candidats sont déterminés à réussir malgré les conditions difficiles, démontrant ainsi leur engagement envers leur éducation et leur avenir académique.

C’est ce que déplore la candidate A. Sow du Lycée Bâ Aminata Diallo de l’Académie de la Rive gauche. « Le moment opportun pour réviser et s’exercer, c’est la nuit. Malheureusement, avec les coupures d’électricité, on n’y arrive pas. Pendant la journée, les occupations ménagères et les bruits des enfants ne nous permettent pas de bien apprendre », regrette-t-elle.

Même point de vue pour Kassim Diarra, candidat en TLL du Centre d’examen du Lycée Massa Makan Diabaté de la Rive droite du District de Bamako. « Ça n’a pas été facile, mais j’ai décidé de ne pas me laisser décourager par les coupures d’électricité. Les soirs où l’électricité est présente dans notre quartier, je me concentre uniquement sur mes leçons et mes exercices. Sinon, je me débrouille à les faire à la descente de l’école pendant la journée. Je pense que cela m’a rendu encore plus déterminé, et j’espère que mes efforts porteront leurs fruits quand les résultats seront annoncés », espère-t-il d’un air confiant.

Aïcha Touré, candidate du même centre d’examen, malgré le bon déroulement de la première épreuve, a également été confrontée au même problème. Pour elle aussi, les coupures d’électricité ont compliqué l’apprentissage nocturne. « Avec les délestages, les préparatifs n’ont pas du tout été faciles, car les élèves apprennent de préférence la nuit. Malheureusement, il n’y a pas d’électricité, mais nous avons fait de notre mieux et nous avons appris à notre manière », souligne-t-elle.

Sérénité et transparence

Cette année, le gouvernement malien a émis des consignes pour l’examen du baccalauréat devant être rigoureusement respectées pour éviter tout cas de fraude dans les salles d’examen.

Au centre d’examen du Lycée Les Castors de l’Académie de la Rive droite du District de Bamako, le président du centre, M. Seydou Traoré, explique que les premières épreuves se sont déroulées dans la sérénité et la transparence totale. « Il n’y a pas eu d’incidents majeurs. Au moment de la distribution des copies et des sujets, tous les candidats étaient sur place, les surveillants étaient aussi tous au rendez-vous », assure-t-il avant de rappeler que dans son centre, les consignes ont été strictement respectées. « On a fait des affichages par rapport à ça. Après, on en a discuté avec les élèves pour qu’ils comprennent et qu’ils s’approprient ces conseils. Tous les candidats, heureusement, ont compris, et c’est pourquoi jusque-là on n’a pas eu de problème », a-t-il signifié. Il appelle les candidats à surmonter tous les défis pour espérer poursuivre des études supérieures dans de meilleures conditions.

Malgré les défis constants des coupures d’électricité tout au long de l’année, les premières épreuves de la première journée d’examen du baccalauréat malien semblent bien se passer pour la plupart des élèves. Leur résilience face à ces difficultés a été remarquable, montrant leur capacité à s’adapter et à se concentrer malgré les circonstances malheureuses. Alors que nous attendons avec impatience les résultats finaux, ces premières réussites soulignent non seulement leur détermination, mais aussi l’importance de l’éducation comme un moteur de changement, même dans des conditions difficiles.

Réalisé par Ibrahim Djitteye et Cheickna Coulibaly

27 juin 2024 0 comments
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Des avions de combats
A la UneSécurité

Lutte multi-fronts : le Mali contre le terrorisme armé, médiatique et économique

by Sahel Tribune 27 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le président de la Transition était en visite à Sikasso, dans la 3e région administrative du pays, le samedi 22 juin 2024. L’objectif de cette visite était salvateur : lancer des infrastructures routière et sportive, poser la première pierre de l’université de Sikasso et lancer le Plan national de réponse à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition. Mais au-delà de ces initiatives, le chef de l’État a profité de cette occasion pour attirer l’attention des Maliens sur les diverses formes de terrorisme auxquelles le Mali est confronté.

Comme un jardinier face à une forêt d’épines, le Mali se bat contre les formes insidieuses de terrorisme qui cherchent à étouffer son essor. Lors de sa visite à Sikasso, le Président de la Transition, Assimi Goïta, a décrit avec une clarté percutante les racines tentaculaires de ces menaces qui, comme des mauvaises herbes, s’immiscent dans chaque recoin de la nation. Les formes multiples de ce fléau — armée, médiatique, économique — sont autant de serpents venimeux que le pays doit affronter avec vigilance et résilience.

Les diverses formes de terrorisme au Mali 

Le président a d’abord évoqué le terrorisme avec violence armée, caractérisé par l’introduction de groupes armés terroristes dans diverses localités pour commettre des exactions, principalement contre les civils. Ces actions visent souvent à monter les populations les unes contre les autres, créant ainsi des conflits inter et intra-communautaires. Toutefois, grâce à la détermination des forces armées maliennes de défense et de sécurité, des améliorations notables ont été réalisées. 

Le chef de l’État a ensuite dénoncé le terrorisme médiatique. La diffusion de fausses images et de fausses informations sur le Mali a pour but de provoquer une révolte parmi la population. Cette forme de lutte est permanente et nécessite une vigilance constante des autorités pour contrer ces manipulations médiatiques qui cherchent à déstabiliser le pays.

Puis, il a mis en lumière le terrorisme économique. Le Mali a été confronté à plusieurs manifestations de ce phénomène : la surfacturation des marchandises au port de Guinée lors des sanctions « injustes, illégales et inhumaines » de la Cédéao, l’introduction de faux billets visant à détruire l’économie, et l’interdiction pour les partenaires commerciaux de déposer des fonds auprès de leurs banques partenaires maliennes, retardant ainsi le paiement des cotoncultivateurs. Ces actions cherchent à créer des difficultés économiques pour engendrer une crise susceptible de révolter la population.

Le Mali continue de se tenir debout face à ces défis

Malgré ces nombreuses formes de terrorisme, les autorités de la transition maliennes continuent à se battre avec détermination pour le bien-être de leur peuple. Leur engagement envers la protection et le développement du pays est inébranlable, et chaque effort est déployé pour assurer un avenir stable et prospère au Mali. 

Cette visite à Sikasso, bien que marquée par des initiatives de développement cruciales, a également servi de plateforme pour rappeler à tous que la lutte contre le terrorisme, sous toutes ses formes, est une priorité nationale. Le Mali, grâce à la résilience de ses autorités et de son peuple, continue de se tenir debout face à ces défis, déterminé à surmonter chaque obstacle sur le chemin de la paix et du progrès.

Younouss 

27 juin 2024 0 comments
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AUDIENCE SOLENNELLE DE RENTREE DES COURS ET TRIBUNAUX
Santé

Mali : à Sikasso, Assimi Goïta annonce des États généraux pour la santé

by Sahel Tribune 27 juin 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a annoncé, lors de sa visite à Sikasso, le samedi 22 juin 2024, la tenue prochaine des états généraux de la santé. Une annonce qui résonne comme une lueur d’espoir pour tous les Maliens. Dans un pays où l’accès aux soins est souvent synonyme de parcours du combattant, cette initiative est un pas vers la transformation du secteur de la santé.

Pourquoi les états généraux de la santé ? Parce qu’il est grand temps de poser un diagnostic sans complaisance sur les difficultés auxquelles ce secteur vital est confronté. Le président Goïta l’a bien rappelé : « C’est dans la discussion que jaillit la lumière. » En d’autres termes, il est urgent que les spécialistes de la santé, les décideurs et les citoyens se réunissent pour échanger, débattre et proposer des solutions concrètes.

Des solutions innovantes et adaptées aux réalités maliennes

Le Mali a besoin d’un système de santé qui inspire confiance. Trop souvent, nos compatriotes doivent se rendre à l’étranger pour des soins que notre pays devrait pouvoir offrir. Le projet de construction et d’équipement d’un complexe hospitalier de 4e référence à Bamako, avec pour objectif « zéro évacuation » extérieure, ainsi que la réouverture de l’usine malienne des produits pharmaceutiques (UMPP), sont une réponse ambitieuse à cette problématique. Mais pour que ce projet soit couronné de succès, il doit s’inscrire dans une démarche globale de refonte de notre système de santé.

Les états généraux de la santé permettront d’aborder les défis de manière holistique : infrastructures défaillantes, manque de personnel qualifié, accès limité aux médicaments, et bien sûr, la question cruciale du financement. Les discussions devront également porter sur la prévention et la sensibilisation, car une population bien informée est une population en meilleure santé.

Ce qui est particulièrement encourageant, c’est l’approche inclusive prônée par le président Goïta. Il ne s’agit pas seulement d’un exercice technocratique, mais d’un véritable dialogue national. Tous les acteurs concernés, du médecin rural au ministre, du patient à l’assureur, auront leur mot à dire. Et c’est cette diversité de voix qui permettra de trouver des solutions innovantes et adaptées aux réalités maliennes.

Se soigner au Mali, plus un luxe, mais un droit fondamental 

L’objectif final est clair : chaque Malien, riche ou pauvre, doit pouvoir se faire soigner dignement dans son propre pays. Les états généraux de la santé ne sont pas une fin en soi, mais le début d’un long processus de transformation. Ils marquent une volonté politique forte de placer le bien-être des citoyens au cœur des priorités.

Il est temps de transformer nos rêves de santé publique en réalité tangible. Il est temps de construire un Mali où l’on ne mourra plus faute de soins appropriés. En lançant les états généraux de la santé, le président de la Transition trace une voie courageuse et nécessaire vers un avenir plus sain et plus juste pour tous les Maliens.

Les défis sont nombreux, mais l’espoir est permis. Avec cette initiative, les autorités de la transition montrent qu’elles sont prêtes à écouter, à agir et à changer les choses en profondeur. Pour que demain, se soigner au Mali ne soit plus un luxe, mais un droit fondamental respecté et protégé.

Oumarou Fomba 

27 juin 2024 0 comments
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