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Interpol
Actu

Coup de filet mondial : le démantèlement des réseaux criminels ouest-africains

by Chiencoro 17 juillet 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

L’opération Jackal III, menée par INTERPOL, a démantelé de vastes réseaux criminels en Afrique de l’Ouest, saisissant des millions en actifs illégaux. Cette action, qui a conduit à 300 arrestations, met en lumière l’ampleur de la criminalité financière dans la région.

Parfois, la réalité dépasse la fiction. C’est ce que l’on pourrait penser en apprenant les résultats de l’opération Jackal III menée par INTERPOL, visant les groupes criminels d’Afrique de l’Ouest, notamment le tristement célèbre Black Axe. Cette opération mondiale, qui s’est déroulée du 10 avril au 3 juillet sur les cinq continents, a permis de démanteler des réseaux criminels dans 21 pays. Des arrestations par centaines, la saisie de cryptomonnaies et d’articles de luxe pour une valeur totale de 3 millions de dollars — voilà qui a de quoi faire réfléchir sur l’ampleur de la criminalité organisée.

Un véritable jeu du chat et de la souris

« Le volume de la fraude financière provenant d’Afrique de l’Ouest est alarmant et croissant », a déclaré Isaac Oginni, directeur du Centre de lutte contre la criminalité financière et la corruption (IFCACC) d’INTERPOL. Cette simple phrase résonne comme un signal d’alarme, mettant en lumière les défis sécuritaires auxquels l’Afrique de l’Ouest doit faire face. Mais au-delà des chiffres impressionnants, c’est la réalité des vies touchées par ces crimes qui nous interpelle.

L’Afrique de l’Ouest, souvent perçue comme une région en plein essor économique, est en proie à une lutte acharnée contre des réseaux criminels de plus en plus sophistiqués. Des familles ruinées, des personnes forcées de vendre leur maison ou de contracter des prêts massifs — ce sont là les conséquences dévastatrices de la fraude financière. 

Plus de 160 victimes de fraude ont été identifiées, certaines ayant perdu tout ce qu’elles avaient. Ces criminels, usant de mules d’argent et de comptes bancaires dispersés à travers le globe, s’adonnent à des activités de blanchiment d’argent d’une complexité insoupçonnée. C’est un véritable jeu du chat et de la souris entre les forces de l’ordre et ces malfaiteurs sophistiqués.

Les failles des systèmes financiers et les vulnérabilités des États

L’opération Jackal III, avec ses 300 arrestations et ses 720 comptes bancaires bloqués, est un succès incontestable pour INTERPOL et les forces de police internationales. Mais c’est en Afrique de l’Ouest que cette victoire revêt une importance cruciale. 

Les criminels opérant dans cette région exploitent non seulement les failles des systèmes financiers, mais aussi les vulnérabilités des États. « En suivant les traces d’argent illégales dans le monde entier, INTERPOL et la communauté policière mondiale veillent à ce que, peu importe où ces criminels tentent de se cacher, ils seront poursuivis sans relâche et traduits en justice », a affirmé Diego Verdun, chef du Bureau central national de l’Argentine.

Cependant, cette victoire est aussi un rappel brutal de la persistance et de l’ingéniosité de ces réseaux criminels. La Black Axe Confraternity, fondée dans les années 1970 au Nigeria, est devenue un des « cults » les plus puissants, avec des ramifications en Europe et au-delà. Leur implication dans la cyberfraude, la traite des êtres humains, le trafic de drogue et les crimes violents témoigne de leur capacité à s’adapter et à étendre leur influence maléfique.

Les dirigeants du crime organisé les plus dangereux d’Afrique de l’Ouest

Le combat est loin d’être terminé. Si les résultats de l’opération Jackal III sont encourageants, ils soulignent aussi l’importance cruciale de la collaboration internationale pour affaiblir ces vastes réseaux criminels. « En identifiant les suspects, en récupérant des fonds illicites et en mettant derrière les barreaux certains des dirigeants du crime organisé les plus dangereux d’Afrique de l’Ouest, nous sommes en mesure d’affaiblir leur influence et de réduire leur capacité à nuire aux communautés du monde entier », a conclu Isaac Oginni.

Ce n’est pas seulement une bataille contre des criminels que mène INTERPOL, mais une lutte pour la sécurité et la justice en Afrique de l’Ouest et dans le monde entier. 

Chiencoro Diarra 

17 juillet 2024 0 comments
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Me Moustapha Cissé, président de l'AIGE
A la UnePolitique

Élections au Mali : l’Aige, les partis politiques et la société civile main dans la main pour une démocratie exemplaire

by Cheickna Coulibaly 17 juillet 2024
written by Cheickna Coulibaly 3 minutes read

Les 15 et 16 juillet 2024, l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) a tenu des rencontres d’échange respectivement avec les partis politiques et la société civile malienne. Sous la direction de son président, Me Moustapha Cissé, ces réunions ont marqué des engagements forts et des annonces stratégiques pour garantir des élections exemplaires au Mali, posant les fondations d’une nouvelle dynamique de concertation électorale.

Dans un contexte politique apaisé suite à la levée de la suspension des activités politiques, décidée lors du Conseil des ministres du 10 juillet 2024, le président de l’organe unique de gestion des élections a salué la participation active des responsables des partis politiques, de la société civile et des médias. « Ce nouveau contexte politique crée les conditions favorables pour notre Cadre de concertation qui apparaît comme la matérialisation institutionnelle du dialogue nécessaire à des élections apaisées », a affirmé le président de l’AIGE dans son discours. Il a souligné l’importance de ce cadre pour instaurer une confiance mutuelle et durable.

Des outils pratiques pour une gestion efficace

Rencontre avec les partis politiques
L’AIGE rencontre les partis politiques, le 15 juillet 2024 à Bamako. Cheickna Coulibaly/ Sahel Tribune.

L’un des points saillants de ces rencontres a été l’accent mis sur le renforcement institutionnel de l’AIGE. La gestion des vacances au sein des coordinations est actuellement une priorité, avec des stratégies en place pour combler les postes vacants. « Nous nous assurons que chaque coordination soit pleinement opérationnelle pour garantir une gestion efficace du processus électoral », a indiqué le président.

L’amélioration des infrastructures de travail des départements techniques a également été un sujet majeur. Deux locaux annexes ont été rénovés et équipés de systèmes sécurisés pour reloger trois départements techniques clés, optimisant ainsi les conditions de travail pour une meilleure performance.

Pour soutenir la professionnalisation des coordinations, l’AIGE a développé, selon son premier responsable, des outils pratiques tels qu’un recueil d’actes-types et des guides de gestion des candidatures aux élections législatives et locales. Ces ressources sont conçues pour standardiser et améliorer les pratiques électorales, assurant ainsi une gestion plus rigoureuse et transparente.

Formation et sensibilisation : clés du succès

Bien qu’aucune date des prochaines élections n’ait été annoncée pour le moment, Me Moustapha Cissé assure que l’AIGE a pris les devants en déployant des efforts considérables en matière de formation, couvrant divers aspects essentiels tels que les principes de gestion des journées électorales, le cadre juridique des élections, et la dimension genre dans l’administration électorale. « Ces formations visent à renforcer les compétences des membres de l’AIGE et à les préparer aux défis des prochaines échéances électorales », explique-t-il.

Actualisation du fichier électoral

Rencontre avec la société civile
L’AIGE rencontre la société civile, le 16 juillet 2024 à Bamako. Cheickna Coulibaly/ Sahel Tribune.

Pour les responsables de l’AIGE, l’actualisation du fichier électoral est en cours, et les statistiques seront bientôt publiées. La prochaine étape consistera à configurer les bureaux de vote en collaboration avec les autorités locales et les partis politiques, assurant ainsi une représentation équitable et une transparence optimale.

Ces rencontres marquent un tournant décisif dans la préparation des prochaines élections au Mali. Le président de l’AIGE a réaffirmé la détermination de l’institution à remplir ses missions avec professionnalisme, en réponse aux « aspirations légitimes » du peuple malien. « Nous sommes plus que jamais engagés à garantir des élections transparentes, crédibles et apaisées », a-t-il conclu.

Ces réunions ont souligné l’importance de la concertation et de la coopération entre toutes les parties prenantes, jetant les bases d’un processus électoral plus inclusif et transparent. Avec une institution renforcée et des outils adaptés, l’AIGE se positionne comme un acteur clé dans la consolidation de la démocratie malienne, prêt à relever les défis des échéances électorales à venir. Une série de questions-réponses a mis fin aux échanges de concertation entre l’AIGE et les différents acteurs.

Cheickna Coulibaly

17 juillet 2024 0 comments
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Digitalisation de l'administration publique au Mali
Économie

Transformation digitale au Mali : les premières étapes dévoilées

by Chiencoro 16 juillet 2024
written by Chiencoro 2 minutes read

Le mardi 16 juillet 2024, le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire sous la présidence du Colonel Assimi Goïta. Une réunion qui marque un tournant décisif pour la modernisation de l’administration malienne.

Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration a annoncé avec une certaine solennité le « lancement du processus de la digitalisation des moyens de paiement et des services publics de l’État ». Une initiative ambitieuse qui doit débuter le 18 juillet 2024, ciblant d’abord le District de Bamako. Concrètement, cette première phase concernera la carte d’identité, les contraventions de police, l’état civil, ainsi que les impôts et les taxes.

Réduire les contacts directs entre les usagers et les fonctionnaires

La digitalisation de ces services publics ne relève pas d’une simple modernisation technique, mais représente une véritable « stratégie globale de modernisation de l’Administration pour la rendre plus performante et accessible ». En effet, l’idée est de transformer une administration souvent critiquée pour ses lenteurs et ses inefficacités en un modèle de réactivité et de transparence.

On peut imaginer les défis et résistances que ce projet pourrait rencontrer. Les habitudes sont tenaces et la bureaucratie a souvent montré une résilience à toute tentative de réforme. Pourtant, le lancement de cette digitalisation symbolise une promesse d’avenir. « La digitalisation des moyens de paiement s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation de l’Administration », a souligné le communiqué du Conseil des ministres, pointant du doigt une vision à long terme pour le Mali.

Ce saut technologique pourrait bien changer le quotidien des citoyens, leur épargnant des heures de file d’attente et des allers-retours incessants entre différents bureaux. Mais au-delà de l’amélioration du service, c’est également un outil puissant contre la corruption et les malversations. En rendant les transactions plus transparentes, en réduisant les contacts directs entre les usagers et les fonctionnaires, la digitalisation pourrait diminuer les tentations de pots-de-vin et d’autres pratiques douteuses.

Jouir des infrastructures de qualité

Comme toute médaille a son revers, il ne faut pas négliger les risques liés à la cybersécurité et à l’inclusion numérique. Il faudra garantir que chaque citoyen, quel que soit son niveau d’éducation ou sa zone de résidence, puisse accéder et utiliser ces nouveaux outils numériques.

Ce pas vers la digitalisation est une invitation à entrer dans une ère nouvelle, celle où le Mali pourrait s’affirmer comme un exemple de modernisation en Afrique de l’Ouest. « Nous sommes résolument engagés à bâtir un Mali uni, harmonieux et prospère, où chaque citoyen peut jouir des infrastructures de qualité », souligne généralement le président Assimi Goïta. Un défi de taille, mais avec des promesses tout aussi grandes pour l’avenir du pays.

Chiencoro Diarra 

16 juillet 2024 0 comments
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SIgnature de la Charte de la Transition
Économie

La présidence burkinabè se dote d’une cellule anticorruption 

by Sahel Tribune 16 juillet 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Les jours sont chauds et tumultueux à Ouagadougou, mais le Capitaine Ibrahim Traoré a décidé de braver les tempêtes en lançant une offensive contre un ennemi invisible, mais dévastateur : la corruption. Ce mardi 16 juillet 2024, la présidence du Faso a franchi une étape historique en adoptant un code d’éthique et de déontologie, et en instituant une cellule anticorruption au cœur de la Présidence elle-même.

Traoré, avec la rigueur militaire qu’on lui connaît, a bien compris que la lutte contre la corruption ne peut se faire qu’en commençant par la tête. Et quelle meilleure façon de montrer l’exemple que de purifier la maison présidentielle ? En recevant ces documents des mains du directeur de cabinet, Martha Céleste Anderson Dekomwin Médah, le Président a envoyé un message clair : la corruption ne sera plus tolérée, même dans les plus hauts lieux du pouvoir.

Un organe de vigilance et de rectitude

« Justice, égalité, lutte contre la corruption et promotion de la bonne gouvernance, » a rappelé M. Médah en énumérant les valeurs fondamentales de la Charte de la Transition. Ce ne sont pas de simples mots, mais des engagements gravés dans le marbre de cette nouvelle ère pour le Burkina Faso. Et pour que ces valeurs se transforment en réalité, la Présidence a mis en place des outils concrets : un code de conduite et un comité anticorruption. On pourrait dire que ce sont des petits pas, mais en réalité, ce sont des bonds de géant pour un pays qui aspire à la transparence et à la probité.

« Encourager tous les agents à promouvoir les bonnes actions et lutter efficacement contre la corruption, » telle est la noble ambition de cette initiative. Il ne s’agit plus de simples paroles en l’air. Chaque membre de la présidence est désormais appelé à devenir un modèle de civisme et d’intégrité, prouvant que le changement commence par soi-même.

La cellule anticorruption, placée sous la tutelle de la direction des ressources humaines, se veut un organe de vigilance et de rectitude. « Un comité chargé de traiter les dossiers dans un esprit d’écoute et de dialogue, » a précisé le directeur de cabinet. Mais attention, dialogue ne veut pas dire faiblesse. En cas de manquement, les fautifs seront rappelés à l’ordre selon les dispositions du code de procédure pénale. Les règles sont claires, et la main de la justice sera ferme.

Le Burkina, un phare de bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest

Et cette initiative ne doit pas rester une exception présidentielle. « À l’image de la présidence du Faso, tous les départements ministériels et les institutions doivent suivre l’exemple, » a exhorté M. Médah. C’est un appel à une révolution éthique qui doit traverser tous les échelons du gouvernement et de la société civile. Car pour que le Burkina Faso se redresse et avance, il faut éradiquer le cancer de la corruption qui ronge ses fondations.

Le Capitaine Traoré a levé le voile sur une nouvelle aube de gouvernance, où chaque action est guidée par la transparence et la responsabilité. Les Burkinabés peuvent maintenant espérer un avenir où leurs dirigeants se battent pour leurs intérêts avec une éthique irréprochable. Si la présidence du Faso peut montrer la voie, alors tout est possible.

La lutte contre la corruption est un long chemin parsemé d’embûches. Mais avec des leaders déterminés comme le Capitaine Traoré, le Burkina Faso a une chance de devenir un phare de bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest. Le peuple suit, les yeux pleins d’espoir, les pas de ceux qui ont le courage de mener cette bataille. Et qui sait ? Peut-être qu’un jour, ce sera un exemple que d’autres nations suivront.

Oumarou Fomba 

16 juillet 2024 0 comments
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Lancement des travaux d'aménagement routier
A la UneÉconomie

Route Bamako-Koulikoro : un projet de 33 milliards pour désenclaver la capitale

by Chiencoro 16 juillet 2024
written by Chiencoro 4 minutes read

Le mardi 16 juillet 2024, le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a officiellement lancé les travaux d’aménagement urbain de la route nationale N° 27 reliant Bamako à Koulikoro. Ce projet, d’une importance stratégique pour le développement économique et social du pays, marque un tournant significatif dans les infrastructures routières du Mali.

Sous un ciel nuageux et avec un enthousiasme palpable, le Colonel Assimi Goïta a donné le coup d’envoi des travaux d’aménagement de la route nationale N° 27. Le trafic moyen journalier sur le tronçon urbain de cette route était de 24 789 véhicules en 2023, avec une projection de 56 705 véhicules par jour en 2043. Comme l’a précisé Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, « le tronçon routier urbain de la route nationale n° 27, actuellement en deux sens aller-retour, n’est plus adapté à la densité du trafic actuel à cause de l’urbanisation galopante de la ville de Bamako et de ses environs. »

Une maquette de la voie aménagée.

L’élargissement de ce tronçon Bamako-Koulikoro à 2×2 voies sur 1,970 km et à 2×3 voies sur 7,450 km, avec bande d’arrêt d’urgence, piste cyclable et trottoirs, vise à relever les défis de la fluidité de la circulation, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière. De plus, trois ponts et quatre passerelles piétonnes seront construits, ainsi que des équipements de sécurité et d’éclairage public. « Ces aménagements viseront à améliorer la fluidité de la circulation et à garantir la sécurité des usagers », a ajouté Mme le ministre.

Mme Dembélé Madina Sissoko a insisté sur le caractère crucial de cette infrastructure pour le pays : « La route est un levier essentiel du développement économique, social et culturel du Mali, surtout en raison de sa continentalité et de la nécessité de désenclaver nos régions. » Elle a également évoqué la volonté du gouvernement de moderniser les infrastructures pour améliorer la qualité de vie des citoyens et stimuler l’économie locale.

Amélioration de la mobilité et de la sécurité routière

Ce projet, dont le coût total s’élève à 33,224 milliards de francs CFA, est financé à hauteur de 29,780 milliards de francs CFA par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), le reste étant supporté par l’État malien. « Ce financement reflète notre engagement à doter notre pays d’infrastructures modernes et efficaces », a déclaré Mme le ministre des Transports et des Infrastructures.

La réalisation de ce projet a été confiée au groupement d’entreprises COVEC-Mali/EGK, sous la surveillance des bureaux d’études GTAH, Lobou Conseil et ECI. Le ministre des Transports et des Infrastructures a insisté sur la nécessité de respecter les normes internationales et les délais impartis : « Le Malikura exige souverainement la réalisation des travaux routiers dans les délais impartis et dans les règles de l’art. »

Ce que ressemblera la route Bamako-Koulikoro une fois achevée.

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de projets visant à répondre aux besoins des citoyens en matière d’infrastructures. Mme Sissoko a rappelé les autres projets récents, tels que la route Banankoro-Dioro, l’échangeur du viaduc de Sikasso, le tronçon Sandaré-Kayes, ainsi que la section Bamako-Koulouba-Kati et la voirie urbaine de la ville de Kati. En juin 2024, le président de la transition avait inauguré plusieurs infrastructures à Sikasso et Kadiolo. « Chaque projet est une réponse directe aux attentes de nos concitoyens et une pierre de plus à l’édifice de notre nation. »

Un engagement pour l’avenir

Le lancement des travaux de la route nationale N° 27 témoigne de la détermination du gouvernement malien à moderniser le pays. « Nous sommes résolument engagés à bâtir un Mali uni, harmonieux et prospère, où chaque citoyen peut jouir des infrastructures de qualité », a conclu le ministre des Transports.

À la suite du premier coup de pelle marquant le top de départ pour les travaux d’aménagement routier, le Colonel Assimi Goïta a accordé une interview à la presse dans laquelle il a souligné l’importance de ce projet pour le développement des infrastructures routières du pays. Un projet qui « s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de la Politique nationale des Transports, d’Infrastructures et du Désenclavement. » La réalisation de ces travaux d’aménagement permettra non seulement d’assurer la fluidité du trafic et la relance économique des zones traversées, mais surtout de renforcer la sécurité des usagers.

 Le chef de l’État a exhorté le ministre des Transports au suivi et au respect du délai requis pour la réalisation de ces travaux, afin de minimiser les désagréments qui seront causés. 

Les travaux, qui dureront 36 mois, marquent le début d’une nouvelle ère pour les infrastructures maliennes, avec l’espoir d’un avenir plus connecté et prospère.

Chiencoro Diarra

16 juillet 2024 0 comments
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Patrice Talon et Capitaine Ibrahim Traoré
A la UnePolitique

Tensions régionales : le Bénin et le Burkina Faso à couteaux tirés

by Bakary FOMBA 16 juillet 2024
written by Bakary FOMBA 2 minutes read

Dans un contexte où les militaires sont au pouvoir dans plusieurs pays de la région, les tensions entre les États se multiplient. 

Depuis l’arrivée des militaires au pouvoir dans plusieurs pays voisins, les relations entre le Bénin et ses voisins du nord, en l’occurrence le Burkina Faso, ne cessent de se tendre jour après jour.

Un climat de méfiance et de suspicion

Les accusations récentes du président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, selon lesquelles le Bénin abriterait des bases militaires françaises visant à nuire au Burkina Faso, ont suscité une réponse cinglante de la part du secrétaire général et porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbedji. En mettant en lumière un climat de méfiance et de suspicion entre les deux pays, ces accusations du capitaine Traoré indiquent également la complexité des enjeux sécuritaires dans la région ouest-africaine.

En réaction à ces accusations, le secrétaire général et porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbedji, a déclaré qu’il s’agissait de désinformation visant à détourner l’attention des problèmes internes des pays voisins. Ce dernier souligne également que les attaques terroristes enregistrées par le Bénin provenaient en grande partie de groupes venant du Burkina Faso et du Niger, justifiant ainsi la mise en place de bases opérationnelles avancées dans les communes frontalières depuis 2022. De plus, le discours de Wilfried Léandre Houngbedji met en lumière les enjeux politiques qui sous-tendent les relations entre les deux pays.

Au regard de la réplique poignante du Bénin, il est clair que la situation est loin d’être apaisée.

Nécessité d’une coopération renforcée

Par ailleurs, les attaques terroristes perpétrées dans la région soulignent la nécessité d’une coopération renforcée entre les pays voisins pour faire face à la menace terroriste. Les gouvernements de la région doivent promouvoir le dialogue et la concertation afin de résoudre les différends et de renforcer la sécurité régionale.

Dans un contexte marqué par l’instabilité politique et les menaces terroristes, la coopération entre les pays voisins est essentielle pour assurer la stabilité et la paix dans la région.

Bakary Fomba

16 juillet 2024 0 comments
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Des faux-billets saisis étalés sur des tables.
A la UneÉconomie

Burkina Faso : un réseau criminel de faux-monnayeurs mis à nu par la gendarmerie

by Chiencoro 15 juillet 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Le 13 juillet 2024, l’ombre du faux-monnayage plane encore une fois sur le Sahel. La Cellule économique et financière de la section de recherches de la troisième légion de gendarmerie du Burkina Faso a frappé un grand coup en démantelant un réseau de présumés malfaiteurs spécialisés dans la fabrication et la circulation de fausse monnaie. Un véritable coup de filet qui révèle une réalité économique inquiétante.

Les faits sont saisissants. Deux personnes ont été arrêtées, mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. La saisie de cent-soixante-quatorze faux billets de banque de devises étrangères en coupures de cent, évalués à près de onze-millions de francs CFA, révèle l’ampleur de cette entreprise criminelle. Mais ce n’est pas tout. Une machine sophistiquée, utilisée pour reproduire des faux billets, ainsi que des milliers de coupons de papier, prêts à être transformés en billets, ont été découverts. Ces coupons devaient devenir une fois mis en circulation, une somme colossale de sept-milliards de francs CFA. Une somme qui fait tourner la tête et qui aurait pu causer des ravages économiques.

Du terrorisme économique

Lors de sa visite à Sikasso, dans la troisième région du Mali, en juin dernier, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a évoqué les différentes formes de terrorisme auxquelles les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), en particulier le Mali, sont confrontés. Il a notamment souligné les tentatives répétées d’introduction de faux billets par un pays étranger, visant à provoquer une crise économique au Mali. Après avoir échoué à déstabiliser le Mali, ce pays aurait tenté sa chance au Burkina Faso, où il vient également d’échouer.

Le réseau de criminel démantelé, le 13 juillet dernier, ne se contentait pas seulement de produire de la fausse monnaie. Il semble que ces individus étaient impliqués dans un large éventail d’activités criminelles. Parmi eux, un membre influent possédait illégalement un fusil Kalachnikov et un pistolet automatique. Des armes de guerre qui ajoutent une dimension encore plus sombre à cette affaire.

Appel à la vigilance 

La gendarmerie, en dévoilant ce réseau, met en lumière une problématique alarmante. Le faux-monnayage n’est pas un simple délit financier, c’est une véritable menace pour l’économie. Chaque faux billet en circulation affaiblit la monnaie, sape la confiance dans les transactions quotidiennes et nuit gravement à la stabilité économique.

Face à cette menace, la gendarmerie nationale appelle à la vigilance. Les entreprises et les services manipulant de l’argent sont encouragés à utiliser des détecteurs de faux billets. Une mesure de précaution essentielle pour lutter contre cette fraude insidieuse. 

Ce coup de filet nous rappelle une fois de plus que la vigilance est de mise et que les enjeux économiques sont colossaux. Derrière chaque billet se cache une histoire, et parfois, cette histoire est plus sombre qu’on ne pourrait l’imaginer. 

Chiencoro Diarra

15 juillet 2024 0 comments
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