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Un navire rempli de blé
ActuÉconomie

Commerce agricole mondial : la montée en puissance du blé russe en Afrique

by Sahel Tribune 24 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

La Russie accélère la réorientation de ses exportations céréalières vers l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est. Ce qui consolide à la fois ses débouchés commerciaux et son influence dans un contexte de recomposition des équilibres alimentaires mondiaux.

De l’Égypte au Kenya, les cargaisons de blé russe se multiplient. Cette situation illustre une stratégie économique qui dépasse le seul commerce agricole pour s’inscrire dans une diplomatie des denrées devenue centrale dans les rapports de force internationaux. 

L’Afrique, pilier de la stratégie commerciale russe

La réorientation des exportations agricoles russes vers l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est confirme une transformation durable des flux alimentaires mondiaux. Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes et de recomposition des chaînes d’approvisionnement, Moscou consolide sa position de puissance agricole en s’appuyant sur la demande croissante des pays du Sud.

Selon l’agence TASS, les producteurs russes ont intensifié leurs livraisons vers ces régions, mettant en avant des volumes importants et des standards de qualité conformes aux exigences des marchés importateurs. Cette orientation a été confirmée par Inna Zaïtchenko lors du forum « Céréales de Russie » organisé à Sirius.

Le continent africain apparaît comme un axe central de cette stratégie. Des pays comme l’Égypte, l’Algérie et la Libye figurent parmi les principaux importateurs, en raison de leur forte dépendance aux marchés internationaux pour couvrir leurs besoins en blé.

Cette dépendance structurelle renforce le rôle de la Russie comme fournisseur clé dans un contexte où la sécurité alimentaire devient un enjeu politique majeur pour de nombreux États africains confrontés à la volatilité des prix et aux chocs climatiques.

Une percée en Afrique subsaharienne

Au-delà de l’Afrique du Nord, Moscou cherche à étendre son influence vers l’Afrique subsaharienne. Les premières cargaisons expédiées vers le Cameroun et le Kenya via le port de Vysotsk illustrent cette dynamique d’expansion vers de nouveaux marchés à fort potentiel démographique.

Parallèlement, l’expédition de blé kazakh vers la Tunisie témoigne d’une coordination croissante entre producteurs de l’espace eurasiatique pour répondre à la demande africaine.

Au-delà des considérations commerciales, les exportations céréalières constituent un levier d’influence pour la Russie. En sécurisant l’approvisionnement de pays fortement dépendants des importations alimentaires, Moscou renforce ses relations économiques et politiques avec de nombreux États du Sud.

Cette « diplomatie du blé » s’inscrit dans une stratégie plus large visant à consolider des partenariats alternatifs aux circuits dominés par les puissances occidentales, tout en capitalisant sur l’image d’un fournisseur fiable dans un contexte d’incertitude sur les marchés mondiaux.

Une recomposition durable des flux alimentaires

La montée en puissance des exportations russes vers l’Afrique et le Moyen-Orient reflète plus largement la recomposition du commerce agricole mondial. Face à la croissance démographique et à l’urbanisation rapide, la demande alimentaire de ces régions devrait continuer d’augmenter. Ce qui renforce l’importance stratégique des grands exportateurs de céréales.

En consolidant ses positions sur ces marchés, la Russie confirme son rôle central dans l’équilibre alimentaire mondial et renforce son ancrage économique dans le Sud global, à un moment où les denrées agricoles deviennent un instrument majeur de puissance.

A.D

24 février 2026 0 comments
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Danbé ton
ActuSeko ni Donko

Le projet Jamana Koloshi Tonba porté par Danbé Ton soutenu par les autorités

by Sahel Tribune 24 février 2026
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Après avoir consacré 2025 à la culture, les autorités maliennes prolongent l’offensive culturelle en décrétant 2026-2027 « années de l’éducation et de la culture ». Entre initiatives citoyennes et volontarisme politique, Bamako assume le choix de la reconstruction par les savoirs et les valeurs.

Dans un pays souvent raconté à travers le prisme sécuritaire, le pari peut sembler à contre-courant. Pourtant, à Bamako, la reconstruction nationale passe aussi par la culture et l’éducation. Après avoir fait de 2025 « l’Année de la culture », les autorités maliennes ont décidé d’inscrire 2026-2027 sous le signe conjugué de l’éducation et de la transmission des valeurs, dans une démarche assumée de refondation sociale.

C’est dans ce contexte que le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a reçu le 20 février une délégation de l’Association Danbé Ton conduite par son président, Adama Coulibaly, accompagné de l’ancien ministre Mohamed S. Coulibaly.

Au cœur des échanges : l’initiative Jamana Koloshi Tonba, un programme centré sur l’éducation aux valeurs sociétales maliennes, dans un pays où la question du lien social est devenue un enjeu stratégique autant que culturel.

La culture comme levier de stabilité

En décrétant ces deux années dédiées à l’éducation et à la culture, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, inscrit son action dans une logique de reconquête symbolique. L’objectif est de replacer les référents culturels, les savoirs endogènes et la transmission intergénérationnelle au cœur du projet national.

Pour Mamou Daffé, l’initiative portée par Danbé Ton s’inscrit « en droite ligne avec la vision des plus hautes autorités », notamment à travers le programme Danbé Kolosibaw, un corps de médiateurs sociaux et de transmetteurs du patrimoine culturel immatériel réunissant autorités traditionnelles, légitimités locales et personnes ressources de toutes les régions du pays.

Derrière ces mots se manifeste la conviction que la cohésion nationale ne peut se décréter uniquement par des politiques publiques classiques. Elle doit aussi se nourrir d’un travail patient sur les valeurs, la mémoire et les repères collectifs.

Au Mali, la culture n’est pas seulement un patrimoine, elle est un outil politique au sens noble du terme. En encourageant la synergie entre initiatives citoyennes et action gouvernementale, les autorités cherchent à structurer un écosystème où artistes, leaders communautaires et institutions participent à une même dynamique de transmission.

Reconstruire par la transmission

Dans un contexte régional marqué par les recompositions géopolitiques et les crises de confiance, cette orientation est une manière de redonner du sens au projet national, en s’appuyant sur des référents culturels partagés.

L’audience accordée à la délégation de Danbé Ton illustre cette volonté d’ouvrir des espaces de dialogue entre l’État et les acteurs de la société civile. L’accent mis sur l’éducation aux valeurs sociétales traduit la lecture politique selon laquelle l’avenir du pays se joue aussi dans la capacité à transmettre un socle commun de repères culturels.

Au-delà des symboles, la démarche vise à inscrire la culture et l’éducation comme piliers durables de la stratégie nationale, dans une approche où le patrimoine immatériel devient un vecteur de résilience collective.

Dans un monde où les nations se livrent aussi une bataille des récits, le Mali choisit de répondre par la réaffirmation de son identité et de ses valeurs. Un pari sur le long terme, qui fait de la culture non plus un simple héritage, mais un projet d’avenir.

A.D

24 février 2026 0 comments
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Abdoulaye Konaté
A la UneSeko ni Donko

Le Mali à l’honneur : Abdoulaye Konaté distingué par le plus grand musée d’art africain

by Chiencoro 24 février 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

À Cape Town, l’artiste malien Abdoulaye Konaté a été couronné par le prestigieux Zeitz Museum of Contemporary Art Africa lors de son gala annuel 2026. Une consécration qui célèbre l’un des grands noms de l’art contemporain africain et confirme le rôle croissant de la diplomatie culturelle dans le rayonnement international du Mali.

Entre fils, mémoire et engagement, Abdoulaye Konaté tisse depuis des décennies une œuvre monumentale qui dépasse les frontières. Sa distinction au Zeitz MOCAA consacre un parcours artistique exceptionnel et rappelle la place centrale de la création africaine dans les grands récits culturels du monde.

Cette distinction consacre l’une des figures majeures de l’art contemporain africain, dont l’œuvre textile monumentale continue d’explorer les grandes questions politiques, sociales et spirituelles du monde contemporain.

Une reconnaissance majeure sur la scène artistique africaine

Organisé chaque année, le gala du Zeitz MOCAA constitue l’événement phare de collecte de fonds du musée et célèbre à la fois la philanthropie et l’excellence artistique sur le continent. Cette édition 2026 a réuni collectionneurs, mécènes, artistes et acteurs culturels autour du thème « African Futures ». Ce qui confirme la place centrale du musée dans la promotion de la création contemporaine africaine.

La distinction décernée à Abdoulaye Konaté salue une carrière exceptionnelle marquée par un langage visuel singulier, où les tissus, les couleurs et les formes deviennent des outils d’expression critique et poétique. Son travail, profondément enraciné dans les traditions ouest-africaines, aborde des enjeux universels tels que l’écologie, l’identité, les conflits ou encore la mémoire collective.

Considéré comme le plus grand musée au monde consacré exclusivement à l’art contemporain africain et à sa diaspora, le Zeitz MOCAA est installé dans un ancien silo à grains transformé par l’architecte britannique Thomas Heatherwick dans le quartier du Silo District, au V&A Waterfront.

Au fil des années, l’institution s’est imposée comme un espace majeur de dialogue culturel, mettant en lumière des artistes dont les pratiques redéfinissent le récit esthétique du continent à l’échelle internationale. La reconnaissance d’Abdoulaye Konaté s’inscrit ainsi dans la volonté du musée de valoriser des trajectoires artistiques qui ont profondément marqué le discours contemporain.

Un ambassadeur culturel du Mali

Parrain du mois d’avril 2025, consacré à l’Année de la culture au Mali, Abdoulaye Konaté est considéré comme l’un des principaux ambassadeurs culturels du pays. Sa consécration au Zeitz MOCAA intervient dans un contexte où les autorités maliennes mettent en avant la diplomatie culturelle comme levier de rayonnement international.

Sous le leadership du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, cette reconnaissance est perçue comme une contribution au repositionnement de l’image du Mali sur la scène mondiale, à travers ses artistes et créateurs.

Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a adressé ses félicitations à l’artiste. Il a surtout salué « une consécration qui honore la créativité malienne et confirme la vitalité culturelle du pays ».

Cette consécration arrive alors que les autorités maliennes de la transition ont décrété la période 2026-2027, « année de l’éducation et de la culture », en vue de promouvoir un nouveau type de citoyenneté mais aussi et surtout mettre l’accent sur le capital humain. Pour rappel, l’année 2026 avait déjà été consacrée à la culture. 

Ces initiatives dénotent de l’intérêt que portent les plus hautes autorités à la promotion artistique et culturelle comme pilier de la refondation. « Quand on ne sait où l’on va, qu’on sache d’où l’on vient. », affirmait Ahmadou Kourouma. Dans les périodes d’incertitude dans une nation, la mémoire collective sert de boussole. Le progrès ne peut être solide sans ancrage dans l’identité et l’expérience passée.

Il est donc importante de valoriser la transmission intergénérationnelle, de préserver le patrimoine culturel, et d’éviter l’errance stratégique en s’appuyant sur les leçons du passé. Les autorités maliennes ont bien compris ce rapport entre passé et présent. Elles ont vite compris que la culture détermine non seulement la trajectoire à suivre mais aussi et surtout nous plonge dans toute la richesse et la diversité de nos valeurs ataviques.

Entre glamour et engagement

Au-delà de la distinction individuelle, la soirée du Zeitz MOCAA a également été marquée par des performances artistiques, des ventes aux enchères caritatives et des projections multimédias destinées à soutenir les programmes éducatifs et les résidences d’artistes du musée.

Le gala confirme ainsi le rôle de Cape Town comme l’un des grands carrefours de la création africaine, où se croisent les regards sur l’avenir du continent et les nouvelles formes d’expression artistique.

Pour le Mali, la consécration d’Abdoulaye Konaté illustre la capacité de ses artistes à porter une voix singulière et influente sur la scène internationale — preuve que la culture demeure l’un des vecteurs les plus puissants de rayonnement et de dialogue entre les peuples.

Chiencoro Diarra 

24 février 2026 0 comments
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Wave au Mali
A la UneÉconomieEnquête

Mobile money au Mali : La Dgccc met fin à la confusion créée par WAVE

by Sidi Modibo Coulibaly 24 février 2026
written by Sidi Modibo Coulibaly 5 minutes read

Le transfert monétaire via le téléphone mobile (mobile money) devient de plus en plus une pratique courante au Mali. Dans le souci de mobiliser l’épargne nationale pour financer des projets d’ordre social, le gouvernement a décidé de retenir un pourcentage sur les transferts mobile money. Parmi les principaux opérateurs qui font le transfert monétaire, un ne s’est pas soumis à cette décision des autorités nationales. Et le gouvernement a décidé de le rappeler à l’ordre.

C’est à travers la décision N° 2026-0001/ MIC-DGCCC du 02 février 2026 que l’opérateur en question a été invité à respecter la mesure de retenue d’1 % sur les transferts monétaires mobiles. Il s’agit de Wave Mobile Money, le dernier des opérateurs arrivés dans le secteur au Mali.

Déséquilibre le marché face aux autres opérateurs

En effet, cet opérateur, contrairement aux deux concurrents, ne s’est pas conformé à la mesure. Par cette décision, la Direction Générale du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) reproche à Wave d’avoir absorbé la taxe d’État de 1 % au lieu de la répercuter. Une pratique jugée contraire à la concurrence loyale, entraînant une probable hausse des tarifs pour les utilisateurs.

En termes clairs, la DGCCC estime que le fait pour Wave d’absorber la taxe de 1 % sur les retraits (instaurée en février 2025) déséquilibre le marché face aux autres opérateurs. Pour préserver une concurrence équitable et assurer la stabilité du secteur financier, la DGCCC indique, dans sa décision, que Wave doit cesser de prendre cette taxe en charge, ce qui devrait provoquer une augmentation des frais de retrait pour les clients finaux.

Avec cette décision, les autorités nationales visent à rétablir l’ordre sur le marché du mobile money, où Wave s’est distingué par des tarifs agressifs, mais jugés anticoncurrentiels dans ce contexte précis.

La taxe d’État d’1 %

Le mercredi 05 février 2025, le conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance instituant une contribution spéciale de solidarité et une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services pour le financement des programmes de développement. Il s’agit, entre autres, d’un prélèvement spécifique sur la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques et les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money.

De façon explicite, désormais, sur chaque recharge, par exemple de 1000 francs CFA, le consommateur recevra 900 F sur son compte crédit, soit une retenue de 10 % qui va dans les caisses du Fonds. Concernant les transactions mobile money, le client paiera le double, soit 1 % pour l’opérateur et 1 % pour l’État. À titre d’illustration, les frais de retrait de 10 000 F CFA passent de 100 à 200 F CFA.

Le mobile money en pleine expansion au Mali

D’après Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes, il y a 14,5 millions de comptes mobile money au Mali en 2022. Il s’agit d’une croissance de 150 % par rapport aux 5,8 millions de comptes déclarés par les opérateurs en 2017.

Sur la période, le taux de pénétration de l’argent mobile est passé de 31 % à 66 %. L’AMRTP n’explique pas directement cette croissance de l’adoption de l’argent mobile au Mali ces dernières années. Si les plateformes Orange Money et Moov Money sont les plus dynamiques, l’entrée sur le marché de nouveaux acteurs comme Sama Money, Wave, Wizall Money entraîne une concurrence de plus en plus rude.

L’AMRTP reconnaît le mobile money comme un « véritable catalyseur » de l’inclusion financière et des paiements publics. En effet, l’argent mobile a contribué à hauteur de 30 % au taux d’inclusion financière du Mali, qui était de 54 % en 2022, selon les chiffres publiés par le régulateur. En tant que levier important pour le développement de l’économie numérique, le régulateur encourage toutes les initiatives en faveur du développement de ce service.

Wave avait eu maille à partir avec un concurrent au Sénégal

Pris de court par l’offre ultra concurrentielle que propose depuis mai 2020 cette start-up américaine spécialisée dans les transactions à bas coûts, Orange Sénégal a décidé début juin 2020 de lui bloquer la possibilité de distribuer du crédit téléphonique via son application mobile et par code USSD.

« Après plusieurs échanges avec l’opérateur téléphonique, un accord nous permettant de vendre du crédit directement ou par l’intermédiaire d’un grossiste agréé n’a toujours pas été conclu », a ainsi confirmé Wave dans un communiqué publié le 5 juin 2021, annonçant aussi que l’Autorité de régulation des télécoms et des postes (ARTP) a été saisie pour « qu’une décision équitable puisse être prise ». « Wave a dû demander de pouvoir avoir la même commission que le circuit normal de distribution d’Orange et ce dernier a refusé », analyse un bon connaisseur des télécoms sénégalaises.

Wave money s’impose de plus en plus en Afrique

L’origine de Wave Mobile Money remonte à 2018, avec un lancement initial au Sénégal. Contrairement aux services classiques d’Orange ou MTN, Wave n’est pas né d’un opérateur télécom, mais d’une initiative technologique américaine tournée vers l’Afrique.

L’entreprise a été fondée par deux entrepreneurs américains, Drew Durbin et Lincoln Quirk. Avant Wave, ils ont créé Sendwave, une application spécialisée dans les transferts d’argent internationaux vers l’Afrique. Wave Mobile Money est un service de paiement mobile très populaire en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Côte d’Ivoire) qui propose des frais très bas, notamment 1 % pour les transferts. Il permet de déposer, retirer, envoyer de l’argent et payer des factures sans frais de gestion, en utilisant une application ou des codes QR.

Bien que les fondateurs soient américains et l’entreprise enregistrée aux USA, son siège opérationnel est à Dakar, au Sénégal. Depuis 2018, elle s’est étendue à la Côte d’Ivoire (2019/2021), au Mali, au Burkina Faso, au Bénin, à la Gambie, à l’Ouganda et récemment au Cameroun.

À retenir qu’en septembre 2021, Wave est devenue la première « licorne » (entreprise valorisée à plus d’un milliard de dollars) d’Afrique francophone.

Sidi Modibo Coulibaly

24 février 2026 0 comments
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Ministre de l'Economie et des FInances
ActuÉconomie

Mali : 2,8 milliards FCFA d’achats publics prévus chaque année pour les produits « Made in Mali »

by Sidi Modibo Coulibaly 23 février 2026
written by Sidi Modibo Coulibaly 3 minutes read

Dans un contexte de forte dépendance aux importations, le Mali engage un virage stratégique en faveur du « consommer local ». À travers une circulaire du ministre de l’Économie et des Finances Alousséni Sanou, chaque département ministériel devra consacrer 100 millions de FCFA par an à l’achat de produits nationaux, soit près de 2,8 milliards FCFA injectés dans l’économie locale pour soutenir les entreprises et renforcer la souveraineté économique au sein de l’espace UEMOA.

Le Mali est le premier pays importateur de produits manufacturés dans l’espace UEMOA. Cette situation n’augure pas de lendemains favorables pour les producteurs locaux ni pour l’économie nationale. Pour inverser la tendance, le gouvernement multiplie les initiatives visant à valoriser la production locale. La dernière en date prévoit l’inscription de 100 millions de FCFA dans le budget annuel de chaque département ministériel pour l’achat de produits « Made in Mali ».

Produits locaux concernés

En effet, c’est à travers la lettre-circulaire n°0313/SG-MEF du 13 février 2026, adressée à l’ensemble des ministres, que l’information a été rendue publique. Dans ce document, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, demande aux membres du gouvernement de privilégier les produits locaux dans leurs commandes publiques.

Alousséni Sanou précise que chaque département ministériel devra consacrer 100 millions de FCFA à cet objectif. Cette lettre-circulaire s’inscrit dans le cadre de l’application du décret orientant la commande publique vers les petites et moyennes entreprises de droit malien et les productions nationales. Elle fait également suite aux conclusions de la réunion tenue le 11 février 2026 au ministère de l’Économie et des Finances.

Cette réunion a permis d’identifier les produits locaux concernés par la commande publique. Il s’agit notamment de l’équipement des cabinets ministériels en meubles fabriqués localement ainsi qu’en éléments décoratifs (rideaux, tableaux, etc.) ; de l’approvisionnement en produits alimentaires issus des productions nationales (thé, jus de fruits, boissons naturelles, etc.) ; de l’approvisionnement en produits sanitaires de fabrication nationale (savons solides, liquides et en poudre, détergents, papiers hygiéniques, etc.).

Des mesures pour renforcer la souveraineté économique

Parmi les fortes recommandations des Assises nationales de la Refondation figure le renforcement de la souveraineté économique par une valorisation accrue du secteur privé national. La promotion des produits « Made in Mali » devrait ainsi améliorer les revenus des producteurs et dynamiser l’économie nationale grâce à la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

En s’engageant à valoriser la production nationale, le gouvernement entend promouvoir le « consommer local » en donnant l’exemple. Avec une mobilisation annuelle de 100 millions FCFA par département ministériel — soit 28 départements — ce sont 2,8 milliards FCFA qui devraient être injectés dans la production nationale.

Il convient de rappeler que la valorisation des produits « Made in Mali » constitue une stratégie clé pour l’économie locale, articulée autour de la transformation sur place, de la labellisation de 51 produits phares et de la tenue du Mois du consommer local en octobre de chaque année. Cette démarche vise à renforcer la souveraineté économique et à créer des emplois.

La balle est désormais dans le camp des producteurs nationaux, appelés à être à la hauteur des attentes, afin que cette initiative puisse s’étendre à l’ensemble des institutions de la République.

SMC

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Rues animées de la ville africaine. Hub de transport.
A la UneÉconomie

Marchés, travail, consommation : pourquoi 2050 sera l’année charnière du Sud global

by Chiencoro 23 février 2026
written by Chiencoro 4 minutes read

Face à l’explosion démographique dans les pays en développement, la création massive d’emplois apparaît comme l’un des défis déterminants du XXIᵉ siècle; selon une analyse publiée initialement par Bloomberg et reprise par la banque mondiale. Entre opportunité économique mondiale et risque d’instabilité, experts et institutions alertent sur l’urgence d’investir dès aujourd’hui pour transformer cette transition en moteur de croissance durable.

Le monde avance sur deux registres simultanés. D’un côté, les chocs rapides — conflits, innovations technologiques, crises financières — captent l’attention médiatique et politique. De l’autre, des forces profondes, lentes mais irréversibles, façonnent l’avenir : évolution démographique, raréfaction des ressources, transformations économiques globales. Ces dynamiques de fond, moins visibles, déterminent pourtant les équilibres du XXIᵉ siècle.

Parmi elles, la poussée démographique dans les pays en développement constitue l’un des phénomènes les plus déterminants. Selon les estimations évoquées lors de rencontres économiques internationales, environ 1,2 milliard de jeunes atteindront l’âge de travailler dans ces États d’ici dix à quinze ans. Or les économies concernées ne devraient créer qu’environ 400 millions d’emplois sur la même période. Le déséquilibre est colossal.

Un défi économique… et sécuritaire

Le déficit d’emplois n’est pas seulement une question sociale ou de développement. Il s’impose désormais comme un enjeu stratégique global. Sans perspectives professionnelles, une jeunesse nombreuse peut alimenter migrations irrégulières, tensions sociales ou instabilité politique.

Lors du dernier Forum économique mondial à Davos, cet enjeu a pourtant été rapidement éclipsé par l’actualité immédiate. Un risque que certains experts jugent préoccupant, alors que d’autres rendez-vous internationaux majeurs — G7, G20 ou conférences de sécurité — devraient, selon eux, replacer la question de l’emploi au centre des priorités.

Face à ce défi, le Groupe de la Banque mondiale défend une stratégie structurée autour de trois axes. Le premier consiste à bâtir des infrastructures solides — énergie, transports, santé, éducation — sans lesquelles aucun tissu économique durable ne peut émerger. L’accent est particulièrement mis sur le capital humain.

À Bhubaneswar, en Inde, un centre de formation soutenu par des partenariats publics-privés forme chaque année près de 38 000 personnes dans des domaines techniques. La quasi-totalité des diplômés trouvent ensuite un emploi ou lancent leur activité, preuve que l’adéquation entre formation et marché du travail demeure déterminante.

Libérer l’initiative privée

Le second pilier repose sur la création d’un environnement favorable à l’entreprise. Des règles claires, une réglementation stable et une justice prévisible constituent les fondations indispensables pour attirer les investissements. Les emplois naissent d’abord de l’initiative entrepreneuriale, en particulier celle des micro-, petites et moyennes entreprises, principales pourvoyeuses de travail dans les économies émergentes.

Le troisième levier vise justement à aider ces entreprises à grandir. Instruments financiers, garanties contre les risques politiques, prises de participation. Ces outils permettent de canaliser les capitaux vers les acteurs locaux. Un exemple récent illustre cette approche.  Une garantie soutenant Banco do Brasil a mobilisé près de 700 millions de dollars de financements accessibles aux petites entreprises, notamment agricoles.

Les analyses convergent vers cinq domaines capables de générer massivement des postes : infrastructures et énergie, agroalimentaire, soins de santé primaires, tourisme et industrie manufacturière à valeur ajoutée. Ces secteurs présentent un potentiel d’absorption de main-d’œuvre élevé et contribuent simultanément à la croissance intérieure.

À l’horizon 2050, plus de 85 % de la population mondiale devrait vivre dans des pays en développement. Cette évolution représente la plus grande expansion de la main-d’œuvre jamais observée, mais aussi l’essor du plus vaste marché de consommateurs de l’histoire.

Un intérêt partagé entre Nord et Sud

Les bénéfices d’une telle dynamique ne concerneraient pas seulement les économies émergentes. Des marchés en croissance deviennent des partenaires commerciaux plus solides, renforcent les chaînes d’approvisionnement mondiales et réduisent les pressions migratoires. Les pays industrialisés ont donc, eux aussi, intérêt à soutenir la création d’emplois ailleurs.

Pour le secteur privé international, l’enjeu est colossal : une population jeune signifie une demande accrue en énergie, infrastructures, alimentation, santé ou logements. Le véritable obstacle n’est pas l’absence d’opportunités, mais le risque — réel ou perçu — associé à ces marchés. C’est précisément là que les institutions de développement jouent un rôle catalyseur.

L’alternative est d’investir maintenant pour transformer cette transition démographique en moteur de prospérité, ou attendre que ses effets négatifs se manifestent sous forme de crises successives. Les grandes mutations historiques ne surgissent pas toujours dans le fracas ; elles avancent souvent à bas bruit.

Ignorer ces forces lentes reviendrait à se focaliser sur l’étincelle tout en négligeant l’incendie qui couve. Comme le rappelait une analyse publiée initialement par Bloomberg, la question n’est plus de savoir si ces tendances façonneront l’avenir, mais si le monde choisira d’en faire une opportunité… ou une menace.

Chiencoro Diarra 

23 février 2026 0 comments
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Dinosaure
A la UneEnquête

Une découverte qui pourrait faire du Niger un futur pôle paléontologique africain

by Sahel Tribune 22 février 2026
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Dans le nord du Niger, une équipe internationale de chercheurs a identifié une nouvelle espèce de dinosaure géant vieux de 95 millions d’années. Cette découverte révèle un prédateur amphibie inédit et confirme le rôle central du Sahara dans la compréhension de l’histoire du vivant. Publiée dans la revue Science, cette découverte menée notamment par le paléontologue Paul Sereno de l’Université de Chicago pourrait renforcer l’ambition du pays de devenir un pôle scientifique majeur en Afrique.

Dans les profondeurs du Sahara nigérien, une équipe internationale de paléontologues dirigée par Paul Sereno a mis au jour une nouvelle espèce de dinosaure géant mangeur de poissons, baptisée Spinosaurus mirabilis. Publiée dans la prestigieuse revue Science, cette découverte — la première nouvelle espèce de spinosauridé identifiée depuis plus d’un siècle — éclaire d’un jour nouveau l’évolution de ces prédateurs et confirme l’importance scientifique du Niger dans la recherche paléontologique mondiale.

Une découverte née au cœur du Sahara

Tout commence en 2019, lorsque les chercheurs extraient d’un site isolé du désert un os massif en forme de crête. À l’époque, l’équipe ne mesure pas encore l’ampleur de la découverte.

Il faudra une nouvelle mission en 2022, la mise au jour d’autres fragments et la reconstitution numérique en 3D du crâne — réalisée grâce à un laboratoire alimenté par panneaux solaires en plein désert — pour confirmer qu’il s’agit d’une espèce inconnue.

« Cette découverte était si soudaine et étonnante, c’était vraiment émouvant », confie Paul Sereno, professeur à l’Université de Chicago, qui dirigeait une équipe d’une vingtaine de chercheurs.

Long d’environ douze mètres, Spinosaurus mirabilis était un redoutable prédateur piscivore. Son crâne présente des dents imbriquées formant un véritable piège pour capturer des poissons glissants — une adaptation que l’on retrouve chez d’autres grands prédateurs aquatiques fossiles.

Sa caractéristique la plus spectaculaire reste sa crête crânienne en forme de sabre, probablement recouverte de kératine colorée. Les chercheurs pensent qu’elle pouvait servir de signal visuel ou de marque de reconnaissance entre individus.

Selon Sereno, l’animal devait ressembler à un « héron de l’enfer », capable de se déplacer dans des eaux profondes tout en chassant dans des zones plus peu profondes.

Un Sahara autrefois verdoyant

Contrairement aux découvertes précédentes réalisées près d’anciens littoraux, ce nouveau site fossile se situe à plus de 1 000 kilomètres de toute côte marine. Les fossiles, retrouvés aux côtés de dinosaures à long cou dans des sédiments fluviaux, suggèrent un environnement forestier traversé de rivières.

Il y a 95 millions d’années, l’actuel désert du Sahara était donc une vaste plaine humide riche en biodiversité.

La découverte doit aussi beaucoup aux connaissances locales. L’équipe a été guidée dans le désert par un habitant touareg qui les a conduits vers un champ de fossiles après des heures de traversée dans les dunes.

Au total, Paul Sereno a extrait plus de 100 tonnes de fossiles au Sahara au cours de sa carrière, contribuant largement à faire du Niger un territoire majeur pour la compréhension de la préhistoire africaine.

Un héritage scientifique pour l’Afrique

De retour aux États-Unis, les fossiles ont été scannés et modélisés dans un laboratoire spécialisé avant d’être reconstruits avec l’aide de paléoartistes.

Des répliques du crâne et de la crête seront exposées au Chicago Children’s Museum afin de sensibiliser le public aux découvertes scientifiques.

Parallèlement, les chercheurs soulignent l’importance de valoriser ce patrimoine au Niger, notamment à travers des projets muséaux destinés à mettre en lumière l’histoire préhistorique du Sahara et ses anciennes cultures humaines.

Au-delà de la découverte spectaculaire, Spinosaurus mirabilis enrichit considérablement la compréhension de l’évolution des spinosauridés, l’un des groupes de dinosaures les plus fascinants.

Elle rappelle surtout que les déserts africains, loin d’être vides, conservent parmi les archives les plus précieuses de l’histoire de la vie sur Terre — et que le Niger demeure l’un des territoires clés pour les explorer.

Le Niger, futur pôle paléontologique ?

Le site de découverte est souvent qualifié de « cimetière de dinosaures » en raison de l’abondance exceptionnelle de fossiles qu’il recèle. Aucune nouvelle mission n’est prévue à court terme. Les scientifiques se consacrent désormais à l’étude détaillée des restes collectés, dont une partie devrait être présentée au public dans les prochaines années.

Les autorités du Niger ambitionnent en effet de valoriser ce patrimoine scientifique. Des projets de musées d’archéologie et de paléontologie sont à l’étude à Niamey et à Agadez, afin d’exposer ces découvertes et de renforcer l’attractivité culturelle et scientifique du pays.

Au-delà de la fascination qu’elle suscite, la découverte de Spinosaurus mirabilis rappelle que les déserts actuels abritent parfois les archives les plus riches de l’histoire de la vie sur Terre — et que nombre de leurs secrets restent encore enfouis sous le sable.

La rédaction 

22 février 2026 0 comments
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