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Mamadi Doumbouya
Politique

Mamadi Doumbouya : l’ambition sans frein d’un autocrate en uniforme

by Sahel Tribune 3 novembre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne, vient de s’élever au rang de général d’armée, une autopromotion marquée par des distinctions qu’il s’est lui-même octroyées. Cette décision, critiquée par beaucoup, soulève des comparaisons peu flatteuses et alimente les débats sur les dérives autoritaires et l’égocentrisme de certains dirigeants africains.

Le 66e anniversaire des forces armées guinéennes aurait dû être une célébration sobre et un hommage à ceux qui défendent le pays au péril de leur vie. Pourtant, Mamadi Doumbouya, président de la transition et chef du CNRD, a choisi d’en faire un théâtre grandiose à sa propre gloire. En s’auto-promouvant au grade de général d’armée par décret présidentiel, il ne fait pas seulement preuve d’un narcissisme militaire sans bornes, mais il s’arroge également un pouvoir sans contestation, glissant de plus en plus vers l’image des autocrates d’antan.

Doumbouya en quête de grandeur personnelle

Ce n’est pas la première fois que le leader guinéen, ancien colonel et acteur du coup d’État de septembre 2021, se sert de l’appareil militaire pour gonfler son ego. En janvier 2024, il s’était déjà attribué le grade de général de corps d’armée, sautant allègrement les échelons intermédiaires de général de brigade et de division. Aujourd’hui, à 43 ans, le voilà général d’armée, à la tête d’une cérémonie où, sans sourciller, il se décore lui-même de la Croix de guerre et se hisse à la dignité de Grand-croix dans l’ordre national du colatier, la plus haute distinction guinéenne. Une farce, diront certains, un simulacre de mérite, diront d’autres.

Les internautes guinéens ne se privent pas de souligner l’ironie mordante de ces promotions. Les comparaisons pleuvent, et elles ne sont guère flatteuses : Doumbouya est évoqué dans le même souffle que Mobutu Sese Seko, l’homme qui s’était bardé de médailles et d’uniformes resplendissants, et Jean-Bedel Bokassa, l’empereur autoproclamé de la République centrafricaine. Ces deux figures, tristement célèbres pour leur mégalomanie, semblent désormais être les modèles implicites d’un Doumbouya en quête de grandeur personnelle.

Doumbouya contraste avec l’exemple plus mesuré des colonels maliens

Pendant ce temps, la société civile guinéenne reste divisée. Certains trouvent des justifications à ces élévations militaires, parlant de nécessité pour affirmer l’autorité et garantir la stabilité du pays. D’autres, plus lucides, voient clair dans le jeu : un spectacle coûteux et grotesque qui détourne l’attention des véritables problèmes que la Guinée affronte. La pauvreté, le chômage, et une gouvernance en berne nécessiteraient des réformes concrètes et des actions décisives, pas des parades militaires de pacotille.

Cette dérive autocratique de Doumbouya contraste fortement avec l’exemple plus mesuré des colonels maliens de la transition, qui, en octobre 2024, ont été promus au grade de général. Là, il ne s’agissait pas d’une simple mascarade d’auto-congratulation, mais d’une reconnaissance collective, inscrite dans un contexte de transition complexe et de lutte pour la stabilité et la sécurité nationale. On peut certes critiquer l’opportunité ou la légitimité de ces promotions, mais elles n’ont pas atteint ce niveau d’auto-célébration ostentatoire.

Mamadi Doumboumya, le colosse aux pieds d’argile

Mamadi Doumbouya semble oublier que la légitimité d’un leader ne se mesure pas au nombre de médailles qu’il s’accorde, mais à la confiance de son peuple et à la solidité de ses actions pour l’avenir du pays. L’autopromotion sans vergogne envoie un message clair : celui d’un pouvoir centré sur lui-même, détaché des préoccupations de la population. Une telle conduite ne peut qu’aggraver le fossé entre le pouvoir et le peuple, un peuple qui observe avec amertume un président se hisser sur les marches de la gloire militaire pendant que la nation attend des solutions et non des titres en or et velours.

En se promouvant à répétition, Mamadi Doumbouya n’a pas seulement dévalué les grades militaires et les distinctions honorifiques ; il a montré que le pouvoir, pour lui, n’est qu’un tremplin pour satisfaire un désir personnel d’apparaître comme un géant, même si cela signifie devenir un colosse aux pieds d’argile. Le peuple guinéen mérite mieux qu’un dirigeant enivré par le prestige et la fanfare. L’histoire jugera sévèrement ceux qui oublient que la vraie grandeur réside dans le service désintéressé et non dans la quête effrénée de la gloire personnelle.

Oumarou Fomba 

3 novembre 2024 0 comments
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Sommet des chefs d'Etats de l'AES
Analyses

Mali, Niger, Burkina Faso : Les Lois sur l’homosexualité, un rempart contre le néocolonialisme culturel

by Sahel Tribune 3 novembre 2024
written by Sahel Tribune 6 minutes read

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3 novembre 2024 0 comments
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Choguel Kokalla Maiga et Général Malick DIaw
Politique

Distinctions honorifiques : honneurs et reconnaissance pour les bâtisseurs de la nation malienne

by Chiencoro 3 novembre 2024
written by Chiencoro 5 minutes read

Le 1er novembre 2024, les autorités maliennes ont dévoilé la liste des personnalités honorées par la République pour leur dévouement et leur contribution au Mali. Cet hommage souligne l’engagement de chacun pour construire un avenir de paix et de prospérité.

Le 1er novembre 2024, un souffle de fierté nationale a traversé le Mali. Les autorités maliennes ont rendu hommage à des personnalités d’exception, issues de divers horizons, mais unies par leur engagement pour le bien-être et l’avancement du pays. Ces distinctions, qui s’inscrivent dans une longue tradition de reconnaissance des contributions citoyennes, sont plus qu’un simple geste symbolique : elles incarnent l’esprit d’un Mali qui se reconstruit, porté par des femmes et des hommes dévoués à l’épanouissement de la nation.

Le Premier ministre et le Président du CNT

Parmi les figures honorées, le Dr Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre et Chef du gouvernement, incarne cette détermination sans faille à servir la patrie. Élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre national du Mali, Maïga est un acteur clé de la transition et un artisan de la paix et de la stabilité pour le pays. Auteur de plusieurs livres et président du M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques), initiateur des évènements de 2020 ayant conduit au renversement d’Ibrahim Boubacar Kéïta, le leadership et l’engagement de Choguel envers un Mali uni résonnent comme un exemple pour toutes les générations, rappelant que la gouvernance est avant tout une question de service et de sacrifice.

Aux côtés du Premier ministre, le Général de Corps d’Armée Malick Diaw, Président du Conseil National de Transition (CNT), récemment nommé Général, a également reçu cette prestigieuse distinction. Figure éminente de la défense et de la sécurité nationale, le Général Diaw a su mobiliser les forces vives du pays pour instaurer un climat de sécurité, condition sine qua non de tout développement. Sa nomination au rang de Grand Officier est un hommage à sa fidélité aux valeurs républicaines et à sa détermination à protéger chaque citoyen malien.

Le ministre de la Défense et le Médiateur de la République 

La défense de la nation est également incarnée par le Général de Corps d’Armée Sadio Camara, ministre de la Défense et des anciens Combattants, également nommé général récemment. Son rôle dans la sauvegarde de l’intégrité territoriale du Mali ne cesse d’inspirer respect et admiration. Depuis son arrivant à ce département ministériel, il a multiplié les initiateurs pour doter l’armée malienne en équipements sophistiqués ayant permis la montée en puissance de l’outil de défense du Mali. Cette montée en puissance a conduit à la reconquête territoriale. En reconnaissant le courage et la loyauté de Camara, les autorités maliennes rappellent l’importance des forces armées dans la construction d’un Mali pacifié et souverain.

Mais cette série de distinction ne se limite pas aux hauts responsables politiques et militaires. Elle souligne également la contribution des personnalités issues de secteurs variés, témoignant ainsi de la richesse et de la diversité de l’engagement citoyen au Mali. Par exemple, Madame Sanogo Aminata Mallé, Médiateur de la République, a été élevée au grade de Grand Officier de l’Ordre national. Son rôle est essentiel dans la consolidation de la cohésion sociale et la promotion de la justice, valeurs fondatrices d’un Mali harmonieux et respectueux des droits de tous.

Des artistes et des acteurs culturels

Dans le domaine de la justice et des droits humains, Monsieur Kalifa Sanogo, maire de Sikasso, a également été distingué. Connu pour son dévouement envers sa communauté, il est une source d’inspiration pour bien des citoyens maliens, incarnant la responsabilité locale et l’importance de la gouvernance de proximité. Cette reconnaissance montre que chaque contribution, qu’elle soit au niveau local ou national, est cruciale pour la prospérité du pays.

Au-delà des figures emblématiques de la politique et de la défense, d’autres personnalités, telles que des artistes et des acteurs culturels, ont été célébrées pour leur influence sur la scène culturelle nationale. Ainsi, Madame Nahawa Doumbia, chanteuse renommée, a été promue au rang de Commandeur de l’Ordre national, un titre honorifique qui reconnaît son talent et son rôle dans le rayonnement de la culture malienne. Sa musique, qui touche les cœurs et transcende les frontières, est une invitation à l’unité et à l’authenticité, des valeurs essentielles pour une identité nationale forte.

La reconnaissance d’un État envers ses citoyens les plus dévoués

L’artiste Mamadou Dembélé, lui aussi récompensé, symbolise l’esprit créatif et résilient du Mali. Sa distinction vient rappeler que l’art et la culture sont des vecteurs de paix et de cohésion, unifiant les esprits au-delà des différences.

En reconnaissant la diversité des contributions, les autorités maliennes réaffirment leur engagement pour un Mali uni et prospère. Ces distinctions honorifiques transcendent les titres et les fonctions ; elles rappellent à chaque citoyen que l’avenir de la nation repose sur un effort collectif, où chaque acte de dévouement mérite d’être salué. C’est un message puissant d’espoir et de résilience, qui résonne dans chaque région, chaque village, et chaque quartier du pays.

Alors que le Mali poursuit sa transition, ces honneurs décernés sont autant de promesses pour un avenir de paix et de progrès. Ils incarnent la reconnaissance d’un État envers ses citoyens les plus dévoués, rappelant que la grandeur d’une nation se construit jour après jour, par les efforts conjugués de ses enfants.

Il faut noter que cette liste des personnes distinguées est loin d’être exhaustive. Pour accéder à la liste complète, veuillez cliquez ici. 

Chiencoro Diarra 

3 novembre 2024 0 comments
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Les femmes récoltent des amandes de Karité
Économie

Mali : ce que l’on sait de la suspension des exportations de Karité, de soja, de sésame et d’arachides

by Sahel Tribune 2 novembre 2024
written by Sahel Tribune 5 minutes read

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2 novembre 2024 0 comments
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Moussa Mara, anciein Premier ministre
A la UnePolitique

Politique et Média : Mara, toujours présent là où on l’attend le moins

by Sahel Tribune 2 novembre 2024
written by Sahel Tribune 7 minutes read

À travers l’affaire du retrait de son véhicule de fonction, Moussa Mara rappelle sa maîtrise de la scène médiatique malienne, affirmant sa position tout en suscitant le débat. Dans un contexte politique tendu, cet incident mineur est devenu, entre ses mains, un puissant message de résilience et de transparence.

Dans cette récente affaire de retrait de véhicule impliquant Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali, nous assistons à une illustration saisissante de sa maîtrise de la communication et de sa capacité à mobiliser l’attention médiatique. Ce simple événement — l’invitation pressante pour Mara de restituer un véhicule officiel — a en effet suffi pour rappeler aux Maliens que Mara, contrairement à de nombreux acteurs politiques maliens, est toujours présent sur la scène politique. Il prouve ainsi que, même dans un contexte de transition où la voix de l’opposition semble étouffée, il existe des figures qui parviennent encore à faire entendre leur message et à captiver l’attention. 

Clarifier la situation

L’affaire a commencé comme une simple question administrative. Selon le Cabinet du Premier ministre, il s’agissait d’une « désinformation » des réseaux sociaux, cherchant à entacher l’image de Choguel Kokalla Maïga. Et pourtant, l’histoire ne s’est pas arrêtée là. Mara, avec une habileté digne d’un maître en relations publiques, a su exploiter cette situation pour remettre en lumière les tensions subtiles qui existent dans le paysage politique malien et soulever des questions cruciales sur la gestion des affaires publiques. En rappelant précisément les détails de ce retrait — de l’appel téléphonique reçu par son garde du corps à l’ordre formel émanant du cabinet de défense de la Primature — Mara a su donner de la matière à la discussion et attirer une fois de plus les projecteurs sur lui, rappelant au public malien et international qu’il n’a pas disparu, bien au contraire.

Mara a publié une déclaration bien calibrée, dans laquelle il expose sa version des faits de manière concise, mais percutante. Sa réponse aux autorités se présente comme un modèle de retenue diplomatique. Il n’accuse pas directement le Premier ministre, mais fait bien comprendre que l’ordre de restitution ne vient pas de nulle part. Ce détail renforce subtilement l’idée que des frictions existent au sommet, sans que Mara n’ait besoin de verser dans le sensationnalisme. Il va plus loin en invitant Maïga à « identifier l’origine réelle de cette instruction », lui laissant la charge de prouver sa propre version. Cette manœuvre habile de Mara, en laissant au Premier ministre la responsabilité de clarifier la situation, démontre à la fois une finesse politique et un talent certain pour le positionnement dans l’espace public.

Respectueux des institutions, mais ferme sur ses principes

Ce n’est pas la première fois que Mara réussit à garder la scène et à faire réagir les autorités maliennes par une communication bien orchestrée. L’ancien Premier ministre a prouvé qu’il savait parfaitement utiliser les médias pour diffuser ses messages, relayer ses préoccupations, et finalement, influer sur le discours public, même en dehors du Mali. Pendant que beaucoup d’autres figures politiques sont aujourd’hui presque invisibles, Mara continue d’occuper le devant de la scène, avec des apparitions fréquentes et des interventions qui, systématiquement, font écho dans les journaux et sur les réseaux sociaux. 

Là où d’autres responsables politiques semblent s’être résignés à attendre un retour à l’ordre démocratique pour s’exprimer, Mara adopte une attitude proactive. Il s’assure que son nom reste sur toutes les lèvres, que ce soit par des déclarations à l’étranger ou des prises de position sur des sujets nationaux. Dans cette affaire, ce qu’il a réussi à faire est tout sauf anodin. En ne refusant pas de restituer le véhicule, mais en signalant son désaccord avec la procédure et en relevant les « entorses aux procédures de comptabilité matières », il pose la question de la gestion des biens publics tout en démontrant sa propre conformité avec les règles administratives. Mara se montre ainsi comme un homme respectueux des institutions, mais ferme sur ses principes.

Transformer un simple fait administratif en débat national

L’importance de la communication de Mara dans cette affaire réside aussi dans le fait qu’il ne laisse rien au hasard. En relatant minutieusement la chronologie des événements et en expliquant sa décision de céder le véhicule, il empêche les autorités de pouvoir déformer les faits à leur convenance. Il renforce ainsi sa propre crédibilité tout en plaçant ses détracteurs dans une position inconfortable, obligés de se justifier et de répondre à ses remarques publiques. Ce choix de transparence permet à Mara de s’adresser non seulement aux autorités, mais aussi directement aux citoyens, aux électeurs potentiels, et à la communauté internationale. 

De plus, le contexte politique malien actuel, marqué par une transition militaire, rend difficile la libre expression de la majorité des acteurs politiques. Cependant, même dans un climat aussi contraint, Mara sait capter l’attention et susciter des discussions. On peut se demander si cette capacité de résilience médiatique ne dérange pas au plus haut sommet de l’État, d’où la série de mesures prises à son encontre. Cette démarche pourrait être interprétée comme une tentative d’intimidation, une manière de lui signifier que toute opinion divergente sera sanctionnée d’une manière ou d’une autre. Mais Mara ne se laisse pas facilement intimider, et cette affaire de véhicule en est la preuve. Il a su transformer un simple fait administratif en débat national sur la transparence et l’impartialité.

La persévérance dans le discours plus puissante

Au-delà de la question des biens de l’État, cette affaire illustre un point fondamental pour le Mali : celui de la liberté d’expression et de la capacité à critiquer les actions des gouvernants sans craindre des représailles déguisées. Dans un pays où les tensions sociales et politiques sont exacerbées, la figure de Mara incarne une voix indépendante, voire rebelle, qui refuse de se taire. En maintenant une présence médiatique constante, il prouve qu’un leader politique peut encore se faire entendre, même dans des moments où le climat politique est défavorable. Cette persistance à rester pertinent, à défendre ses idées et à engager le débat témoigne d’une conviction et d’une détermination que ses adversaires semblent sous-estimer.

Au fond, la maîtrise de la communication de Mara pourrait bien devenir un modèle pour d’autres figures politiques maliennes, voire africaines. Il montre qu’un responsable politique n’a pas besoin de poste officiel pour faire entendre sa voix et pour influencer le débat public. Par ses prises de position réfléchies et par sa capacité à utiliser les plateformes modernes de communication, il crée une dynamique autour de sa personne qui fait de lui une figure incontournable. Alors que de nombreux responsables semblent avoir renoncé à parler, Mara démontre que la persévérance dans le discours peut se révéler plus puissante que n’importe quel titre officiel.

La stratégie de communication de Moussa Mara

Cet épisode du retrait du véhicule symbolise en quelque sorte l’état des relations entre Mara et le gouvernement de transition. Un point de friction entre l’ancien et le nouveau pouvoir, où chacun tente de s’imposer, non seulement par des décisions politiques, mais aussi par la façon dont elles sont perçues publiquement. Dans cette affaire, Mara a su habilement faire valoir sa position en homme de dialogue et de principe, soucieux du bien commun, malgré les obstacles. Ce qui pouvait sembler au départ comme un affront de l’autorité a été retourné par Mara pour servir sa propre vision et son message, un message d’intégrité et de vigilance face aux abus.

La stratégie de communication de Moussa Mara est un modèle d’efficacité dans le contexte politique malien actuel. En restant à l’écoute des enjeux, en intervenant à bon escient, et en utilisant les ressources médiatiques avec intelligence, il maintient un équilibre qui lui permet de rester pertinent. Si cette affaire de véhicule a d’abord semblé anecdotique, elle s’est transformée, grâce à l’habileté de Mara, en un véritable cas d’école sur la manière dont un acteur politique peut se positionner dans une scène complexe et marquer des points, même face à un gouvernement aux moyens conséquents. En s’adressant directement aux Maliens et en mettant les autorités devant leurs propres contradictions, il renforce sa position et incarne une vision alternative de la gouvernance, basée sur la transparence et la réactivité.

Alassane Diarra 

2 novembre 2024 0 comments
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Oeuvres sociales
Économie

Au-delà des récoltes : pourquoi octobre est le mois du soutien aux plus vulnérables

by Fousseni TOGOLA 2 novembre 2024
written by Fousseni TOGOLA 7 minutes read

Instauré en 1995, le Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion en octobre répond au besoin de soutenir les Maliens face aux difficultés de fin de saison des récoltes et à l’épuisement des ressources de l’année. Ce rendez-vous annuel témoigne de l’engagement collectif pour venir en aide aux plus démunis dans un esprit d’entraide et de résilience nationale.

Le Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion au Mali, une initiative lancée en 1995 par le président de la République d’alors Alpha Oumar Konaré, est devenu en trois décennies un moment clé du calendrier social malien. Chaque année, le mois d’octobre prend des allures de campagne nationale de solidarité, rappelant aux citoyens maliens l’importance de l’entraide et du soutien mutuel. Instauré à une période où les réalités économiques et les défis climatiques sont particulièrement éprouvants pour la population, ce mois est un moment de mobilisation qui transcende les clivages politiques, économiques, et sociaux pour faire place à une solidarité authentique et nécessaire. Cette initiative, qui tire sa force de la résilience et de l’entraide sociale, incarne les valeurs d’humanisme et de fraternité dont le Mali a toujours été le défenseur.

Les raisons derrière l’institution de ce mois de la solidarité 

Les raisons ayant motivé le choix du mois d’octobre pour célébrer cette solidarité sont particulièrement bien fondées et restent d’actualité. Ce mois correspond en effet à une période de transition souvent difficile pour les ménages maliens. C’est la fin de la saison des pluies, et alors que les récoltes des champs ne sont pas encore prêtes, les stocks de la saison précédente s’épuisent. De nombreuses familles, notamment en milieu rural, se retrouvent à devoir rationner leurs dernières réserves en espérant que la récolte à venir soit généreuse. Cette période de soudure, comme on l’appelle, est marquée par des difficultés alimentaires pour les foyers les plus vulnérables, et la solidarité devient une nécessité pour assurer une aide aux plus démunis.

Sur le plan financier, le mois d’octobre est aussi celui de la fin d’année budgétaire. Les finances publiques sont souvent réduites à cette période, car les budgets alloués pour l’année en cours touchent à leur fin, tandis que les nouvelles allocations pour l’année suivante sont encore en discussion et n’ont pas été mises en application. Le contexte économique devient d’autant plus délicat que la conjoncture actuelle est elle-même marquée par des défis sans précédent, entre les conflits internes, l’insécurité qui s’étend à plusieurs régions, et une crise alimentaire accentuée par les inondations de ces derniers mois.

Une reconnaissance, un respect envers ces familles endeuillées

En 2024, le mois de la solidarité prend une résonance encore plus profonde. Les pluies diluviennes de la saison des pluies ont provoqué des inondations dans plusieurs régions, causant des pertes matérielles énormes pour les familles touchées. Des milliers de personnes ont perdu leurs habitations, leurs cultures, leurs moyens de subsistance. Elles se retrouvent aujourd’hui dans des refuges temporaires, des écoles transformées en abris, ou des camps de fortune faits de tentes. Leur quotidien est marqué par l’incertitude et la précarité, et l’aide humanitaire reste insuffisante face à l’ampleur de leurs besoins. Ces sinistrés, dont les moyens de survie ont été balayés par les eaux, vivent dans des conditions précaires et doivent souvent tout reconstruire à partir de rien. La solidarité nationale devient ici un pilier de survie, permettant d’apporter aux sinistrés un peu de réconfort, un espoir de renouveau.

Ce contexte d’urgence ne se limite pas aux conséquences des intempéries. Le Mali est en guerre, et cette réalité impose un lourd tribut à de nombreuses familles. Des milliers de personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers pour fuir les zones de conflit, cherchant refuge dans des camps de déplacés où la vie est marquée par l’incertitude. La solidarité prend ici tout son sens, car ces familles déplacées ont besoin de tout, du logement à l’alimentation, en passant par les soins médicaux et l’éducation pour leurs enfants. Le Mali fait également face à un nombre croissant de veuves et d’orphelins, les familles de soldats tombés au front pour défendre la nation. Ces familles, en deuil, sont souvent confrontées à des difficultés financières et ont besoin de l’appui de l’État pour continuer à vivre dignement. Le mois de la solidarité devient alors une occasion de manifester une reconnaissance envers ceux qui ont sacrifié leur vie pour le pays et leurs proches, rappelant à tous que la solidarité ne se limite pas à une simple assistance, mais qu’elle est une forme de reconnaissance, de respect envers ces familles endeuillées.

Garantir un filet social aux citoyens

En cette année 2024, le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a multiplié les initiatives pour venir en aide aux plus vulnérables. Sous son impulsion, des dons ont été distribués aux orphelins et aux veuves de militaires et de paramilitaires, des familles frappées par le sacrifice de leurs proches au service de la nation. À la veille de la rentrée scolaire, le président a également veillé à ce que les enfants issus de familles défavorisées ou de militaires défunts reçoivent des kits scolaires, contribuant ainsi à leur offrir une rentrée scolaire dans des conditions dignes. De plus, des équipements médicaux ont été remis à des structures sanitaires, un geste de solidarité qui vise à renforcer le système de santé national et à améliorer l’accès aux soins pour tous les citoyens maliens. Le président a également célébré la Journée nationale des Pupilles, le 31 octobre, une occasion pour mettre en lumière ces enfants orphelins qui, malgré la douleur de la perte, incarnent l’espoir et l’avenir de la nation.

Cette dynamique de solidarité, initiée par le chef de l’État, s’étend à d’autres institutions du pays. Le ministère de la Santé et du Développement social a lui aussi apporté son soutien, en mettant en œuvre des actions pour répondre aux besoins des plus démunis. D’autres départements ministériels et institutions ont pris part à cet élan de solidarité, démontrant ainsi que cet engagement est partagé à tous les niveaux de l’État. Cette mobilisation collective illustre un État résolu à garantir un filet social à ses citoyens, même dans un contexte de crise.

Rappel des valeurs d’humanisme et de fraternité 

Par ailleurs, le Mois de la solidarité ne serait pas complet sans l’apport des organisations non gouvernementales et des partenaires internationaux du Mali. Ces entités, qui œuvrent sans relâche pour apporter leur soutien aux populations vulnérables, jouent un rôle essentiel dans l’aide humanitaire. Des organisations telles que le Programme alimentaire mondial, Save the Children, la Croix-Rouge et bien d’autres contribuent activement à l’effort de solidarité, apportant des vivres, des abris, et un appui psychologique aux personnes en détresse. Leur engagement démontre que, malgré les défis, l’humanisme reste une valeur universelle et que la solidarité transcende les frontières.

Le Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion au Mali représente une démarche d’une profondeur remarquable, qui va au-delà de la simple charité. Il s’agit d’un engagement citoyen, d’un rappel des valeurs d’humanisme et de fraternité qui unissent les Maliens. Cette solidarité prend racine dans l’histoire du pays, dans les valeurs de partage et d’entraide qui ont toujours caractérisé la société malienne. En célébrant ce mois, le Mali se souvient que chaque citoyen a le droit à la dignité, au respect, et à un minimum de sécurité sociale, des valeurs qui renforcent le tissu social et qui donnent au pays la force de faire face aux épreuves.

Surmonter les épreuves et construire un avenir où chacun a sa place

Aujourd’hui plus que jamais, le Mois de la solidarité revêt une importance capitale. Il invite chaque Malien, chaque institution, chaque partenaire à s’engager pour le bien commun, à manifester une générosité sincère envers ceux qui en ont le plus besoin. Dans un monde où l’individualisme gagne du terrain, le Mali montre l’exemple d’un pays où la solidarité reste un pilier de la société, un rempart contre l’exclusion et la pauvreté.

Ainsi, au cours du mois d’octobre 2024, malgré les défis, le Mali s’est dressé comme une nation unie et résolue à prendre soin de chacun de ses enfants. La solidarité, loin d’être un simple slogan, est vécue au quotidien, portée par des actions concrètes et un engagement sincère. C’est cette solidarité, cette fraternité qui font du Mali une nation forte, capable de surmonter les épreuves et de construire un avenir où chacun a sa place.

F. Togola 

2 novembre 2024 0 comments
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Moussa Mara president Yelema
Éducation

[Tribune] Éducation malienne : comment la refonder sans financement ?

by Sahel Tribune 1 novembre 2024
written by Sahel Tribune 7 minutes read

L’école malienne traverse une crise profonde, mettant en péril l’avenir de toute une génération. Dans une analyse percutante, Moussa Mara expose les défis de la refondation de l’éducation sans financement adéquat et l’urgence de trouver des solutions concrètes.

L’école malienne est en panne. S’il y a une affirmation qui fait bien l’unanimité dans notre pays, c’est bien celle-là ! Les Maliens sont unanimes sur la dégringolade de l’école malienne et sur la qualité de plus en plus défaillante du niveau de ses produits. L’une des illustrations symboliques de cette déchéance est l’aveu de l’ancien chef d’État Alpha Oumar Konaré, au terme de son mandat, exprimant le regret de n’avoir pu redresser l’école, lui, pourtant enseignant de son État ! Nos compatriotes sont également certains que c’est clairement l’avenir du pays qui est ainsi hypothéqué. Tous estiment qu’il faut se réveiller et prendre à bras-le-corps ce défi, qui est le plus important pour notre pays, au moins aussi important que la sécurité !

Les grandes rencontres

C’est pour cela que plusieurs forums et assises, une multitude de rapports et quelques grands programmes majeurs ont servi de réponse par l’État au recul significatif de notre système éducatif pendant les dernières décennies. Le dernier acte emblématique en la matière porte sur les États généraux de l’éducation (EGE).

Dans la foulée des Assises nationales de la Refondation, il a été institué une commission d’organisation composée de personnalités expérimentées du secteur. Celle-ci a organisé des rencontres préparatoires, procédé à des auditions de personnalités, reçu et traité des dizaines de contributions. Elle a ensuite établi dix-huit (18) thématiques de discussions à soumettre au grand public réuni à travers vingt (20) rencontres régionales organisées à l’intérieur du pays et sept (7) à l’extérieur, ainsi que quatre (4) jours d’échanges sur les thématiques de la fonction enseignante (2 journées) et de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (2 journées). La commission d’organisation a effectué des visites de terrain avant la conduite de l’atelier national de synthèse tenu en début d’année 2024.

De grandes recommandations

Ce processus méticuleux a permis d’effectuer un diagnostic exhaustif du système éducatif malien et, surtout, d’esquisser des pistes de solutions à travers neuf (9) piliers de réformes proposés. Il y a d’abord les sept (7) piliers du changement que sont : la promotion des valeurs comme soubassement, la professionnalisation des formations à tous les niveaux de l’enseignement, l’éducation inclusive partout sur le territoire, la promotion des langues officielles, la construction des programmes basée sur les savoirs traditionnels ainsi que les sciences et technologies, la formation et la gestion des enseignants, et enfin la recherche scientifique comme fondement du développement.

Quant aux deux (2) derniers piliers, ils portent davantage sur le soutien et le support du dispositif à travers les institutions et le financement. Ils abordent ainsi le cadre institutionnel performant, la gestion axée sur le résultat, la démarche qualité, la primauté du public sur le privé, l’intégration des écoles coraniques, et le financement souverain du dispositif. Au niveau de ce dernier chapitre, il est évoqué de renforcer le financement national en provenance de l’État, des collectivités, de la diaspora et du secteur privé, mais on parle également du financement des Partenaires techniques et financiers. Ce qui paraît en décalage avec la souveraineté indiquée.

Des difficultés dans la mise en œuvre des recommandations

Les États généraux proposent ensuite un plan d’action prioritaire 2024 – 2026 pour prendre des mesures urgentes de redressement et de relance, assorti de budgets (65 milliards de FCFA pour 2024, 440 milliards de FCFA pour 2025 et 248 milliards de FCFA pour 2026), pour un montant total de 753 milliards de FCFA.

Quid de la mise en œuvre des conclusions de ce processus ? Nous savons tous que c’est cette étape qui est la plus importante, car c’est l’action, plus que les mots, qui permet de réformer.

Et, malheureusement, c’est souvent là où le bât blesse au Mali !

Pour l’année 2024, il est évident que ce qui a été proposé n’a pas pu être mis en œuvre, car au moment de la conclusion des EGE (février 2024), le budget de 2024 était déjà voté et en cours d’exécution ! Il n’y a pas eu de collectif budgétaire pour allouer des ressources à l’éducation, comme cela fut le cas pour la défense et la sécurité en 2024. Il est de ce fait certain que peu ou aucune de ces recommandations des États généraux de l’éducation n’a pu être mise en œuvre.

Le budget de l’éducation pour 2025

Et 2025 ? Notamment au moment où le budget de cet exercice est soumis au parlement de transition ?

À l’examen du budget de l’éducation pour 2025, ce sont environ 228 milliards FCFA qui sont prévus en dehors des salaires, soit moins de la moitié de ce qui est nécessaire selon les EGE. Autrement dit, même si l’ensemble des dépenses était engagé pour la réalisation des activités des États généraux, elles n’auraient couvert qu’un peu plus de la moitié de celles-ci ! Évidemment, on sait que cela est impossible, car ces dépenses représentent en réalité des engagements de l’État comme la construction de salles de classe, les achats de matériels pédagogiques, les frais de fonctionnement des établissements du primaire, du secondaire et du supérieur, les paiements de factures de consommation d’eau et d’électricité, le versement des bourses aux élèves et étudiants, les paiements de frais aux établissements privés, etc.

En conséquence, il restera très peu de moyens pour véritablement mettre en œuvre les recommandations des États généraux de l’éducation. En 2025 également, il y aura peu de chances de voir ces suggestions prises en compte. On peut craindre évidemment, de même, pour 2026.

Adapter les actions à mener en recourant à la priorisation et à la conduite

Finalement, on est en droit de se poser la question du pourquoi organiser ces rencontres quand on ne met pas en œuvre leurs recommandations ? Et surtout quand on sait qu’on ne dispose pas de moyens pour appliquer leurs conclusions.

La question des moyens et du financement est évidemment la clé. Il faut l’intégrer dans la formulation de nos politiques et la conduite de nos initiatives publiques. On ne peut pas et on ne doit pas s’engager dans des démarches de réformes sans savoir a priori les moyens disponibles pour les mettre en œuvre.

Nos plans et stratégies ne doivent plus multiplier les activités à mener sans aucune idée des disponibilités budgétaires. Il faut partir des ressources disponibles, aussi bien sur le plan national qu’au niveau de nos partenaires pour le secteur. Il conviendra ensuite d’adapter les actions à mener en recourant à la priorisation et à la conduite de ces réformes sur cette base.

Renforcer le dispositif de gestion, de promotion de transparence

L’étape suivante devra consister au renforcement du dispositif de gestion, à la promotion de la transparence et du suivi-évaluation à chaque étape. Nous devons préciser plus clairement les résultats visés, les impacts attendus et les indicateurs les plus pertinents, par région, cercle, commune et même par école, université ou autres types d’acteurs. La conduite du dispositif devra être assurée sans aucune complaisance. Cela évitera les faiblesses indiquées dans le rapport du Vérificateur général relatif à l’évaluation du PRODEC, notamment, par exemple, la non-fiabilité des données.

Le cadre de gouvernance de l’éducation doit être partagé avec le peuple et notamment les acteurs du secteur. Il devra ensuite être mis en œuvre avec des comptes rendus réguliers dans le cadre incontournable de la redevabilité.

Moussa MARA

1 novembre 2024 0 comments
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