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Laurent Gbagbo 768x432 1
A la UneAnalyses

[ Analyse ] Le paradoxe européen : pourquoi Laurent Gbagbo est-il de retour ?

by Sahel Tribune 5 novembre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

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5 novembre 2024 0 comments
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Alassane Dramane Ouattara, président de la République ivoirienne, lors du 61ème anniversaire du pays
Analyses

La création de l’ANSSI : la Côte d’Ivoire est-elle prête pour la guerre numérique ?

by Chiencoro 5 novembre 2024
written by Chiencoro 3 minutes read

Face à la montée des cyberattaques et des campagnes de désinformation, la Côte d’Ivoire renforce sa défense numérique à l’approche de la présidentielle de 2025. La création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), décrétée par Alassane Ouattara, marque un tournant stratégique pour protéger le pays et garantir la résilience de ses infrastructures critiques.

Avec la présidentielle de 2025 qui se profile, la Côte d’Ivoire se prépare à affronter des défis de taille sur le front numérique. Face à l’intensification des cyberattaques et à la prolifération des campagnes de désinformation, le président Alassane Ouattara a signé, le 30 octobre, un décret pour la création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Cette décision, prise à l’issue d’un conseil des ministres, marque un tournant stratégique pour un pays fréquemment cité comme l’une des cibles privilégiées des cybercriminels sur le continent.

La réponse ivoirienne aux nouvelles menaces numériques

Dans un contexte où la numérisation progresse à grands pas, la vulnérabilité des États face aux cyberattaques devient un enjeu crucial. La Côte d’Ivoire, à travers l’ANSSI, entend se doter d’une structure robuste capable de coordonner la gestion des crises de cybersécurité et de protéger ses infrastructures critiques. Cette agence concentrera les fonctions jusqu’ici dispersées entre la Direction de l’information et des traces technologiques (DITT), le Centre de veille CI-Cert et la cellule de cybercriminalité de l’Agence de régulation des télécommunications (ARTCI).

L’annonce de la création de l’ANSSI intervient dans un climat de méfiance alimenté par les attaques numériques qui menacent de déstabiliser le pays. La désinformation, utilisée comme une arme pour semer la discorde et influencer l’opinion publique, a le potentiel de fragiliser la cohésion nationale, en particulier en période électorale. Abidjan, ville cosmopolite et centre névralgique de l’économie ouest-africaine, n’est pas étrangère à ces manœuvres de déstabilisation.

Pour que l’ANSSI puisse réellement faire la différence, elle devra non seulement réagir rapidement aux cyberincidents, mais aussi anticiper les menaces. En intégrant des experts en cybersécurité et en développant des technologies de pointe, la Côte d’Ivoire espère rejoindre le cercle des nations africaines comme le Mali, le Maroc et le Rwanda, qui ont pris des mesures similaires pour sécuriser leur espace numérique.

Le défi des alliances internationales et de la coopération régionale

L’une des clés du succès de l’ANSSI résidera dans sa capacité à collaborer avec d’autres agences et à forger des partenariats internationaux. Les cyberattaques, souvent transfrontalières, nécessitent une réponse coordonnée à l’échelle régionale et mondiale. La coopération avec des pays expérimentés dans la cybersécurité pourrait renforcer la capacité de la Côte d’Ivoire à identifier et contrer les menaces en amont.

Cependant, la mise en œuvre efficace de l’ANSSI ne sera pas sans défis. L’agence devra faire face à des questions logistiques, budgétaires et stratégiques pour être pleinement opérationnelle. La formation des experts locaux et le développement de collaborations efficaces seront déterminants pour transformer cette initiative en un réel succès.

Alors que la présidentielle de 2025 approche, la création de l’ANSSI marque un engagement fort de la part de la Côte d’Ivoire pour protéger son espace numérique. Mais l’efficacité de cette nouvelle entité sera scrutée de près : suffira-t-elle à contenir la marée des cybermenaces et des campagnes de désinformation ? Le pays est désormais armé pour relever ce défi, mais seule l’épreuve du feu révélera si l’ANSSI est à la hauteur de sa mission dans cette « guerre numérique » à laquelle l’Afrique est de plus en plus confrontée.

Chiencoro Diarra 

5 novembre 2024 0 comments
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Image: Un graphique réalisé pour illustrer les chroniques du Mardi.
A la UneChroniques

COP29 à Bakou : l’Afrique, entre tempête et quête d’un phare financier

by Fousseni TOGOLA 5 novembre 2024
written by Fousseni TOGOLA 3 minutes read

Alors que la COP29 approche, l’Afrique, comparée à une flotte prête à affronter la tempête, se prépare pour les négociations climatiques de Bakou. Sur ce champ de bataille où chaque promesse ressemble à un radeau et chaque engagement à une ancre, le continent aspire à voir les discours se traduire enfin en actes concrets, afin de naviguer vers un avenir plus serein.

À la veille de la COP29, l’Afrique se dresse telle une armée de tisserands, prête à recoudre le grand manteau déchiré de l’aide climatique. Bakou, scène mouvante où s’affrontent ambitions et promesses, s’apprête à accueillir les négociateurs du monde entier, dans une bataille où chaque mot est une flèche et chaque engagement un bouclier. L’ombre de la COP28, avec ses rêves étouffés par l’accord d’une « transition hors des énergies fossiles », plane encore sur les esprits. Pour l’Afrique, cette rencontre en Azerbaïdjan doit briser le cycle des espoirs déçus et poser la première pierre d’un pont vers un avenir durable.

Un océan de besoins, une goutte de financement

Depuis l’accord de Paris en 2015, la promesse des 100 milliards de dollars annuels a flotté comme un mirage au-dessus des terres assoiffées des pays en développement. Finalement, le montant, atteint seulement en 2022, est semblable à une goutte dans le désert face aux besoins qui montent comme une marée inexorable. « C’est un palier symbolique, mais qui reste insuffisant », souligne Faten Aggad. Une vague de demandes et d’appels à l’aide gronde, car 2 400 milliards de dollars par an seront nécessaires d’ici 2030 pour que ces nations puissent faire face aux tempêtes de demain.

L’Amcen, phare de la conscience africaine, a avancé un chiffre ambitieux : 1 300 milliards de dollars par an. De leur côté, les 46 pays les moins avancés ont levé un cri vers les cieux : près de 3 000 milliards d’ici 2030. Un chiffre vertigineux, certes, mais qui reflète l’urgence et la violence des fléaux climatiques : sécheresses qui craquellent les sols, océans qui engloutissent les rivages, pauvreté qui étend ses racines.

Le mur du financement : une falaise abrupte

Les négociations s’annoncent telles une mer agitée, où chaque vague est un rappel que l’Europe avance en terrain miné par ses propres divisions. Avec l’élection américaine imminente, le navire occidental tangue. La Chine et la Russie, deux géants aux regards perçants, attendent de saisir l’opportunité de peser dans la balance sans se mouiller les pieds. « Le mur du financement est colossal », constate Marc-Antoine Eyl-Mazzega. Les ressources des pays européens, déjà mises à rude épreuve, risquent de s’avérer aussi minces qu’un radeau de fortune.

Les grandes puissances occidentales, sentant le vent tourner, souhaitent élargir la liste des contributeurs et désignent du doigt les « nouveaux pollueurs » : la Chine, la Russie, les pétromonarchies du Golfe. Mais derrière cette stratégie se cache un jeu dangereux, celui de la dilution des responsabilités, où chacun espère que l’autre portera le fardeau.

Bakou : un champ de bataille aux alliances fragiles

La COP29 ne sera pas une réunion de courtoisie, mais un champ de bataille où alliances et trahisons se dessineront au gré des intérêts nationaux. Les discours, aussi ambitieux soient-ils, devront résister à l’épreuve de la réalité budgétaire. Pour l’Afrique, la question est vitale : le monde respectera-t-il enfin ses engagements ou continuera-t-il à laisser les nations vulnérables lutter contre les flots sans bouée de sauvetage ?

Au-delà des chiffres et des promesses, Bakou est un test de foi pour l’humanité. Saurons-nous écouter le chant des nations qui réclament l’aide pour ne pas sombrer ? Ou laisserons-nous les tempêtes du changement climatique broyer ceux qui n’ont jamais été à l’origine de ce chaos ?

F. Togola 

5 novembre 2024 0 comments
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Baltazar
A la UnePolitique

Les dessous de l’affaire Baltazar : un scandale aux répercussions politiques

by Sahel Tribune 4 novembre 2024
written by Sahel Tribune 4 minutes read

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Femmes handicapées en Afrique
A la UneEnquête

Les femmes handicapées : invisibles et puissantes, mais toujours ignorées

by Sahel Tribune 4 novembre 2024
written by Sahel Tribune 6 minutes read

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Une graphique réalisée pour illustrer les édito sur notre site.
Edito

La Casamance et le débat sur l’héritage colonial

by Bakary FOMBA 4 novembre 2024
written by Bakary FOMBA 4 minutes read

La publication d’un livre sur l’autonomie de la Casamance par une historienne française a suscité une vive réaction au Sénégal. Le Premier ministre Ousmane Sonko dénonce une tentative de déstabilisation et réclame l’accès aux archives coloniales françaises sur les violences passées.

La publication d’ouvrages académiques peut parfois se transformer en catalyseur de tensions politiques et sociétales. C’est précisément ce qui se joue actuellement au Sénégal autour du livre de l’historienne française Séverine Awenengo Dalberto, intitulé L’idée de la Casamance autonome – Possibles et dettes morales de la situation coloniale au Sénégal. Alors que la question de l’unité nationale reste un sujet délicat, l’apparition de ce livre a ravivé de vieilles plaies et relancé des débats complexes sur la souveraineté, la mémoire collective et l’influence persistante des anciennes puissances coloniales.

Un ouvrage controversé et les réactions qu’il suscite

Présenté comme un travail purement historique par son autrice, le livre a néanmoins provoqué une onde de choc politique au Sénégal. Lors d’un discours enflammé à Ziguinchor, le Premier ministre Ousmane Sonko a dénoncé ce qu’il perçoit comme un projet de déstabilisation orchestré. Il a ainsi décrété que le livre ne serait ni autorisé, ni commercialisé dans le pays, affirmant que « ce livre-là, personne n’en fera la promotion au Sénégal ». 

Pour comprendre la colère sénégalaise, il est essentiel de replacer le débat dans son contexte historique. La Casamance, une région au sud du Sénégal séparée du reste du pays par la Gambie, est le théâtre d’un conflit qui perdure depuis 1982. Marquée par la lutte du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) pour l’indépendance, cette région reste une zone sensible politiquement et historiquement.

Sonko a rappelé l’engagement de l’État sénégalais à maintenir la Casamance au sein d’un État unitaire. Mais au-delà de cette question d’intégrité territoriale, le Premier ministre a profité de l’occasion pour appeler la France à une introspection sur ses propres archives historiques. « Si la France veut donner des archives, elle n’a qu’à nous donner les archives de ses exécutions sommaires pendant la colonisation », a-t-il souligné, évoquant notamment le massacre de Thiaroye de 1944, une tragédie encore douloureuse pour la mémoire collective sénégalaise.

La France et ses responsabilités historiques

Ce débat sur l’accès aux archives et la représentation historique révèle des tensions plus profondes concernant l’héritage de la colonisation et le contrôle du récit national. Alors que des ouvrages comme celui de Dalberto se penchent sur des aspects historiques complexes et souvent négligés, leur interprétation peut rapidement être perçue comme une tentative de relecture inappropriée de l’histoire par une perspective extérieure. C’est ce que critique Sonko, qui voit dans cette publication une intrusion dans des affaires strictement sénégalaises.

Le discours de Sonko reflète également un appel à la responsabilité de la France en tant qu’ancienne puissance coloniale. Les archives liées aux violences coloniales, aux exécutions sommaires et aux travaux forcés demeurent des sujets peu explorés, mais qui pèsent lourd dans les relations franco-sénégalaises. Pour beaucoup, la divulgation complète de ces documents est une étape nécessaire pour la réconciliation et la reconnaissance des souffrances endurées pendant la période coloniale. L’invocation de l’incident de Thiaroye, où des tirailleurs sénégalais furent massacrés par l’armée française, symbolise cette demande de vérité et de justice.

Réactions et enjeux politiques internes

La condamnation par le Premier ministre sénégalais s’inscrit dans un contexte politique où le nationalisme et la protection de la souveraineté occupent une place centrale. L’approche ferme de Sonko s’est aussi accompagnée d’un message clair : le Sénégal, en tant qu’État souverain, refuse d’être réduit au rôle de spectateur passif des récits externes qui cherchent à définir son histoire.

De l’autre côté, les éditions Karthala, éditrices du livre, ont exprimé leur regret face à ce qu’elles considèrent comme une « instrumentalisation politique d’un ouvrage scientifique par des personnes qui n’ont manifestement pas pris connaissance de son contenu ». 

La Casamance : entre potentiel économique et défis politiques

Cette région du Sénégal reste une zone d’intérêt non seulement à cause de son histoire complexe, mais aussi en raison de son potentiel économique inexploité. La paix durable en Casamance est un objectif maintes fois évoqué, mais jamais pleinement réalisé, malgré plusieurs tentatives de dialogue entre le gouvernement et des factions du MFDC. Dans ce cadre, la parution d’un ouvrage traitant de l’autonomie régionale est perçue comme une pierre dans l’édifice fragile de la stabilité.

La notion même d’« autonomie » abordée par le livre relance un débat sur l’interprétation des termes et des intentions. Pour Ousmane Sonko, il ne s’agit pas d’une simple nuance sémantique, mais d’une ligne rouge à ne pas franchir : « On ne veut pas d’autonomie, ce n’est pas ça la question. Nous sommes un État unitaire du nord au sud, de l’est à l’ouest ». 

Si la liberté académique est essentielle pour le développement de la connaissance, elle ne doit pas être dissociée du respect des sensibilités nationales. La ligne de crête entre l’histoire, la mémoire et la politique est étroite, et le Sénégal, comme d’autres nations postcoloniales, continue de naviguer dans cet espace complexe où le passé et le présent se heurtent.

Bakary Fomba

4 novembre 2024 0 comments
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Une ecole fermee au centre du Mali
A la UneÉducation

Malgré les épreuves, le Mali fait sa rentrée scolaire

by Sahel Tribune 4 novembre 2024
written by Sahel Tribune 3 minutes read

Après un report initial dû à l’occupation d’écoles par des sinistrés et à la destruction de certains établissements par les pluies diluviennes, la rentrée des classes a enfin lieu ce lundi 4 novembre 2024 au Mali. Entre défis logistiques et espoir renouvelé, cette reprise symbolise la résilience d’un peuple qui place l’éducation au cœur de sa reconstruction.

Ce lundi 4 novembre 2024, les enfants du Mali reprennent le chemin de l’école, un mois après la date initialement prévue. Cette rentrée, reportée le 1er octobre en raison de défis majeurs tels que l’occupation des établissements scolaires par des familles sinistrées et la destruction de certaines écoles par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le pays cette année, se déroule dans un contexte où chaque sourire d’écolier, chaque cartable porté sur de frêles épaules, incarne une victoire. Malgré les obstacles, le Mali se relève, animant l’esprit de résilience qui habite son peuple depuis toujours.

Une rentrée sous un ciel d’incertitude

La scène de cette rentrée scolaire est marquée par un mélange d’excitation et de détermination. On voit des enfants, certains habillés de tenues impeccables, d’autres vêtus de modestes uniformes raccommodés, déambuler joyeusement vers leurs salles de classe. L’air est chargé d’un enthousiasme que même les plus dures réalités ne parviennent pas à effacer. Car, pour beaucoup, l’école est bien plus qu’un lieu d’apprentissage : c’est un refuge, un symbole de stabilité et une promesse d’avenir.

Cependant, derrière cette ambiance teintée d’espoir se cache une réalité plus sombre. Des écoles ont été transformées en abris pour les sinistrés, victimes de conflits internes et de catastrophes naturelles. Ces familles, relogées dans des endroits aménagés à cet effet, qui avaient trouvé refuge entre les murs des établissements scolaires, témoignent de la précarité et de l’urgence humanitaire auxquelles le pays doit faire face. Pour certains enseignants et élèves, cette rentrée se fera sous un ciel d’incertitude, dans des classes partiellement restaurées, parfois encore marquées par les stigmates de destructions.

Pour répondre à ces défis, des efforts considérables ont été déployés. « Des actions fortes ont été menées, assure Amadou Sy Savane, le ministre de l’Éducation nationale, je peux citer la libération des écoles occupées, le relogement des sinistrés des inondations qui occupaient des écoles, la mobilisation de ressources publiques pour mettre les écoles occupées en état d’accueillir les élèves. » Ces mesures, bien que cruciales, soulignent la complexité de la situation à laquelle le Mali est confronté, entre aide humanitaire urgente

Les enseignants, de véritables héros

Pour certains parents, cette rentrée est une épreuve. Entre l’incertitude économique et la recherche de fournitures scolaires coûteuses, le fardeau est lourd. Pourtant, l’envie de voir leurs enfants réussir est plus forte que tout. « Tant que l’école ouvre ses portes, il y a de l’espoir », confie un père, le regard empreint de fierté malgré les difficultés. Et il a raison. L’éducation représente la lumière dans l’obscurité, la clef qui peut ouvrir la voie à un avenir meilleur, loin des tumultes qui secouent le pays.

Cette rentrée est aussi un rappel du courage des enseignants, véritables héros du quotidien, qui malgré des salaires souvent modestes et des conditions de travail précaires, choisissent de revenir pour instruire et inspirer la jeunesse. Ils portent en eux la flamme de la persévérance, et chaque leçon qu’ils donnent, chaque sourire échangé, devient un acte de résistance.

Le 4 novembre 2024 marquera donc plus qu’une simple date sur le calendrier scolaire. Elle symbolisera la résilience d’un peuple qui, malgré les épreuves, choisit de croire en l’éducation comme pilier de la reconstruction. Les défis restent immenses et les routes parsemées d’embûches, mais l’espoir demeure, porté par ces milliers de pas d’enfants qui résonnent dans les cours de récréation, prouvant que le Mali ne cède pas face à l’adversité.

Oumarou Fomba 

4 novembre 2024 0 comments
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